Vive la ripoublique ?

 

Une République en EUROPE ? L' EGALITE EN QUESTION

 

 

 

........... « Vive la ripoublique » ! : Voilà le slogan railleur et grinçant des plus virulents détracteurs du système politique en vigueur. Notre République est-elle vraiment corrompue ? Cette boutade accusatrice peut-elle trouver justification ?

          Cette attaque me plonge dans une colère noire ! Vous aussi n’est-ce pas ? Comment peut-on porter un jugement si terrible ainsi que si négatif sur notre classe politique ? Nous sommes plus d’un à nous offusquer devant ce type de discours - Cependant, la critique faisant échos et l’honnêteté intellectuelle imposant d’observer les arguments contradictoires, il me semblait incontournable de rechercher ce qu’il peut y avoir de pertinent dans cette critique … Je vous propose donc un examen de la question en prenant pour point de départ les données médiatiques, statistiques, probablement orientées, ainsi que certaines informations issues de l’opposition . Dans un premier temps faudrait-il définir l’angle sous lequel nous étudirons la question dans le présent article : Dans un système démocratique, la probité des élus semble principalement liée au respect du processus démocratique, à l’application du principe de séparation des pouvoirs ainsi qu’à la place ou égards réservés aux partis de l’opposition comme à la presse. Une fois acquis ces volets principaux, l’électorat devra se prononcer au quotidien sur les détails de cette pratique liée aux conflits d’intérêts ( ... Notamment les affaires de corruption dont on nous fait écho dans la presse ) mais surtout à propos de l’application égalitaire des droits économiques & politiques . En pratique, le schéma sociétaire peut être jugée sur des éléments tels que l’évolution du niveau de viel’égalité des chances, la répartition des richesses ainsi que sur la conformité du langage politique avec cette réalité tangible, ... celle représentée par les institutions ou les conditions de vie matérielle - Les chiffres parlent alors beaucoup mieux que la plupart des discours politiques - 

Etudiée sous cette angle, considérant la philosophie véhiculée par le propos politique et la situation économique en Europe, la question en suspens se présente à mon sens sous le double aspect suivant : Cherchons les paradoxes tenant à ces questions -

1 - ).......... N'y a t-il plus "d’argent" en Europe ? ......

2 - ) sommes nous inéxorablement condamnés à tomber dans la pauvreté en raison d'une inertie matérielle de l'économie ou s'agit-il seulement d'un bouleversement du rapport de force entre les composantes sociales ? ............

Il est partout question de crise financière ou d’austérité, de récession, de chômage et de baisse du pouvoir d’achat : L’Europe vit-elle une période économique difficile ? Sommes nous entrés, comme le prétendent les politiques, dans une phase de régression durable ? … ou s’agit-il, au travers de cet argument dérivatif de la crise, comme je le pense et souhaitant vous faire partager cet avis, d’un leurre politique visant à justifier un bouleversement progressif du rapport de force entre les composantes sociales ?

 

Je commencerai mon approche en vous fournissant quelques statistiques économiques ( ...extraits d’articles tiers ) :

  • Le taux de croissance annuel moyen Européen s’élève à 1,67% entre 1870 et 2000 ( … alors que le leader Américain n’affiche guère mieux avec 1,81% ) . Il y à bien eu durant cette période création de richesse financière, manufacturière et prospérité relative - Ce taux de croissance permet de maintenir un rythme suffisant pour un doublement du niveau de vie tous les 38 ans – En 2008, le taux de croissance Français est équivalent de celui des États-unis avec un taux de 0,4%, certes inférieur à celui des pays de l’ancien bloc de l’Est ( Roumanie: 7,1 – Pologne : 5% - Bulgarie: 6% ) En effet, ces pays bénéficient - provisoirement- d’un effet d’appel en raison de l’écart des coût de production – L’ouverture mondiale des marchés s’apparente donc à une aubaine pour les industriels et les investisseurs, mais pas tant pour les classes moyennes …... Quelques crises économiques et politiques sont effectivement venues entacher cette prosppérité mais l’Europe jouit globalement d’une période prospère dont on peut constater les effets par un confort matériel accompagné d’un double facteur de l’allongement de l’espérence de vie et d’une courbe démographique en progression (.... certes soutenue par l’immigration ) - Lesdites crises ne se concoivent concrétement que par rapport à des facteurs comptables, statistiques ou systémiques mais ne remettent pas vraiment en cause le niveau de vie -

  • La France abrite de plus en plus de riches. C’est ce que révèle l’Insee dans une étude publiée récemment intitulée "Les revenus et le patrimoine des ménages". Si les indicateurs classiques d’inégalités de niveau de vie restent globalement stables (les 10 % de ménages les plus aisés gagnent un peu plus de trois fois ce que perçoivent les 10 % les plus pauvres), le nombre de foyers très riches a fortement augmenté entre 2004 et 2007. Ceux qui gagnent plus de 500.000 euros par an ont littéralement explosé, de 70 %, en trois ans, passant de 6.500 personnes à 11.000 ! Un chiffre qui intervient en pleine polémique sur le bouclier fiscal. Autre chiffre étonnant qui peut vous éclairer sur la réalité de la société Française : 200 familles se partagent 80% de la richesse nationale, tandis que le reste de la population se dispute les miettes des 20% restant - Dire que l’on peut lire "égalité" sur le fronton des écoles, des batiments ou administrations publiques - J’y croyais -Bah ! Ne soyez pas trop désappointé, le smic va bientôt augmenter et ....,... bref !

  • Si les revenus du patrimoine ont explosé, ceux du travail ont connu une évolution plus classique. Ils n’ont progressé "que" de 11 % en trois ans et les revenus moyens des 90 % de Français les moins dotés, encore moins vite, de 9 %. Du coup, le niveau de vie annuel moyen en métropole s’est établi en 2007 à 21.080 euros, soit environ 1.760 euros (1,6 % de plus qu’en 2006). En 2007, les salariés les mieux rémunérés du privé, souvent dirigeants ou financiers, sont payés sept fois plus que la moyenne des salariés à temps complet et ont bénéficié de hausses de salaires "substantielles" de 2002 à 2007, bien supérieures à l’ensemble des salariés.

  • Enfin, à l’autre bout du spectre, le taux de pauvreté connaît "une relative stabilité après une longue baisse", a expliqué Jean-Louis Lhéritier, un expert de l’Insee, lors d’une conférence de presse. En 2007, le seuil de pauvreté correspond à un niveau de vie de 908 euros par mois et concerne 13,4 % de la population, soit 8 millions de personnes ... en France. Les familles mono parentales, les personnes vivant dans un ménage immigré et les chômeurs restent particulièrement exposés au risque de pauvreté monétaire. "Plus de 30 % des personnes vivant au sein d’une famille mono parentale sont ainsi confrontées à la pauvreté", note l’Insee. Le risque d’être pauvre est 4,7 fois plus élevé si on est au chômage. Les ménages d’immigrés sont particulièrement fragiles. Plus d’un tiers des personnes qui en sont issues vivent sous le seuil de pauvreté. Il y a bien un décalage entre le discours politique rassurant et la réalité matérielle concernant la situation des ménages : Tandis que notre président déclare dans un débat public de grande audience qu’un revenu de 4000 euros mensuel est assez faible ou moyen .... 50 % des Français doivent seulement se contenter de 1580 euros net ! Selon certaines sources, 80 % gagnent moins de 2000 euros net mensuel !! . Il y a quelque chose qui m’échappe puisque de l'aveu même d'un ancien président, il serait difficile de vivre dignement en dessous d'un seuil situé alentour de 4000 Euros par foyer - Il semblerait en fait que les bas salaires soient masqués et extraits des portions les plus regardées dans les sondages en situant le taux horaire légérement au dessus du seuil fatidique du SMIC -

     

  • Examinons maintenant le sentiment de probité ressenti par les citoyens à l’égard de leurs institutions : Voici les pays les mieux et les moins bien notés au classement international 2009 du degré de perception de corruption, établi par l’organisation non gouvernementale Transparency International, publié à Berlin. La Suisse occupe la 5e place des pays les mieux notés. La France se situe en 24 ème position; pas de quoi pavoiser pour le pays des droits de l’homme : L’indice, établi à partir de sondages réalisés auprès d’hommes d’affaires et de spécialistes, va de 10 pour un pays considéré comme "propre" à zéro pour un pays perçu comme gangrené par la corruption. : 1. Nouvelle- Zélande (9,4 points) 2. Danemark 3. Singapour =3. Suède 5. Suisse 6. Finlande=6. Pays-Bas 8. Australie =8. Canada =8. Islande 11. Norvège 12. Hong-Kong =12. Luxembourg14. Allemagne=14. Irlande -.24 ème position pour la France (6,9 pts) -162. Angola =162. Congo , etc …. Ce sentiment de corruption n’est probablement pas usurpé ! Il n’est qu’à observer le climat relatif à la confusion des genres ou les conflits d’intérêts qui gangrènent notre classe politique. Nos professionnelles de la politique sont malheureusement nombreux à être impliqués dans des projets de lois ( & orientations politiques ) où ils possèdent des intérêts financiers directs liés aux domaines en débat - Un seul exemple carctéristique : Celui du dossier des retraites - Saviez-vous que pendant que l’on se querelle au parlement sur le sujet d’une réforme avec une régression assurée des droits des tavailleurs, certains membres travaillant au gouvernement sont directement impliqués dans le domaine d'affaire à naître en ce domaine ? En effet, la précarité engendré par cette réforme obligera  ( pardon ... incitera : ... C’est un peu pareil ! Non ??... ) les travailleurs à souscrire massivement en direction de PER ou PERCO ( plan d’épargne retraite ) - Je vous le donne dans le mille en vous annonçant que, selon plusieurs sources "internet" - A confirmer par vos sources -, les principales figures politiques travailant à cette réforme, au sommet de l’Etat et sous législature dominée par la droite, se sont engagés ( pardon ... font ouvrir par des collatéraux ) voilà quelques temps et démarrent des activités en ce début d’année prochaine - 2012 - qui pourront exploiter en primauté ce petit "filon d’or" - Confusion des genres regrettable qui peut mettre un doute sur les motivations secondaires de cette réforme !? Nombre de grandes orientations souffrent  hélas de ce vice d’intention ( orientation énergétique, choix pharmaceutique en matière de plan anti-pandémique, achat de matériels militaires ou équipement,  etc ... à vérifier ! ) - ... Vive la république !

     

  • Par ailleurs, il me semble déterminant de clore ce bref exposé statistique en vous communiquant un chiffre aussi phénoménal que paradoxal, bien que scandaleux au yeux des petits citoyens majoritaires que nous sommes, relatif à la richesse cachée ( avec la complicité au moins passive des politiques de tous les partis politiques et de toutes les nations ) dans les 65 Paradis fiscaux du monde entier ( une dizaine à nos frontières, ... en Europe s’il vous plait ! L'ensemble de ces Etats se trouvant aux abords, aux alentours des grandes démocraties ...comme pour en guetter ou attendre l'argent frais sorti des frontières ) : Le pays serait au bord de la faillite, il n'y à plus d'argent ! ? Dit-on - Voilà la richesse dissimulée dans ces paradis fiscaux, qui sont des micros Etats, pseudo indépendants situés à nos frontières : .......................... 10 000 milliards d’euros avec une croissance régulière de cette masse capitalistique de 10 % par an !!! Pour comparaison, ce chiffre extraordinaire doit être mis en parallèle avec les 254,3 malheureux milliards d’euros annuel de recettes fiscales nettes de l’état Français ( 2010) – L’argent défiscalisé sous les yeux de tous par des citoyens venant de tous les horizons et y compris de chez nous représente donc environ 39 fois le budget d’une grande nation Européenne comme la France ! Attention .... ne confondez pas comme on voudrait nous le faire croire pour occulter l'un derrière l'autre " niche fiscale" avec "paradis fiscal" car nous parlons bien ici d'un micro Etat soutenu par le dispositif bancaire international. Il n'y a plus d'argent en Europe disions-nous ? Cet argent défiscalisé par les grandes nations Européennes existe pourtant bel et bien - Pour en savoir plus, je vous renvoie sur un sîte "sympa" parmi tant d'autre,.... dont voici les coordonnées  http://www.alternatives-economiques.fr/les-paradis-fiscaux,-piliers-du-capitalisme-_fr_art_321_24148.html - Titre de l'article : Les paradis fiscaux, piliers du capitalisme - A savoir par ailleurs qu’en France, la recette nationale privilégie la fiscalisation sur les revenus ( 23,14% du revenu national ) contre seulement 6,79% concernant l’impôt sur la plupart des sociétés - Résultat : Les travailleurs paient donc proportionnellement plus d’impôt que les sociétés ! On me répondra que ces dernières contribuent massivement au paiement des charges sociales et de la TVA !?: Faux ! …. puisqu’ elles sont en réalité seulement collectrices d’impôts et contributions payées par les consommateurs (… Par cascade ou ricochet : nous autres consommateurs, pauvres bougres ) -

  • Bref ! Il ne manque en réalité pas d’argent en Europe ni ailleurs... et encore moins chez nous contrairement aux rumeurs véhiculées dans le monde économique ou politique - Il s’agit plutôt de savoir où est l’argent et comment s'effectue le partage des richesses entre les citoyens ! ?... De savoir comment la richesse est partagée entre les agents économiques internes à la nation ou, concernant la scène internationale, comment se répartit la puissance entre les différents acteurs - Nous tonchons bien alors le problème de la réalité matérielle comparée entre les citoyens d'une société ouverte à des fins intéréssées ... problème cher à nos politiques et à nos compatriotes qui sont loin de tout savoir sur la question.

                                    ..............................................

    Cette dernière statistique me semble la plus intéressante et il est temps de conclure ce chapitre d’illustration. Il y aurait tant à dire sur la base de ce chiffre révélateur exprimant la richesse dormante et échappant au système bancaire classique - Nous pourrions imaginer, fous ou rêveurs que nous sommes, ce que permettrait de réaliser une ponction infinitésimale ( ... par une organisation internationale d’équilibration ou par les services fiscaux nationaux ) de cette fortune dantesque épargnée par les grosses fortunes d’ici et d’ailleurs : Il serait probablement concevable de résorber les déficits de tous les organismes collectifs Européens, sociaux, étatiques ou autres, ainsi que de juguler la misère des classes laborieuses ! Cela sous-entendrait, pour ce dernier point, de reconsidérer le partage des richesses, ( Oups !... Le vilain mot que voilà ! «vade retro»,... sors de ce corps esprit «Marxiste» qui est en moi ! ) mais cela ne semble pas à l’ordre du jour, puisque le bilan de ces premières statistiques fait plutôt apparaître en réalité un déplacement progressif et probablement recherché dans l’équilibre des forces sociales . Nous sommes entrés depuis une vingtaine d'années dans une phase historique ( dite  de "mondialisation" ) où les différentes forces de la nation, matérialisées par les couches et catégories sociales, sous l'aubaine d'un changement des paramètres légaux et contextuel liés aux échanges commerciaux, tentent de rogner les parts ou acquis de leurs voisins, partenaires sociaux et concurrents

    Je vous renvoie directement sur cette question au « Manuel du pouvoir» afin de considérer la part de stratégie que peut comporter le sujet - A voir de tels résultats, qui ne sont que provisoires car on nous promet des temps plus difficiles encore, on peut légitimement se poser la question des motivations se cachant derrière la mondialisation de l’économie ( Ne rêvez pas, il ne s’agit probablement pas d’un projet politique citoyen !... En effet s’il était question d’une sincère et quelconque mondialisation politique, nos élus auraient évoqué le sujet d’un lien institutionnel citoyen de nature à faire contrepoids face aux autres forces : Le mandat représentatif ? Totalement sous contrôle ou paralysé par le biais de la hiérarchie des normes ainsi que celle des organigrammes ministériels, la rigueur des budgets et la division des tâches ) de même que la probité des dirigeants soutenant cette politique ? Améliorer les conditions de vie des citoyens ou renverser l’équilibre des forces sociales construit au fil de ces deux derniers siècles par la cohésion des travailleurs ... en mettant de fait, sauvagement et en l'absence d'harmonisation, en concurrence les salariés de tous horizons ( absence de règles protectrices sur cette problématique ) ? – Certes, ne nous emballons pas ! L’objectif mondialiste n’est pas forcément critiquable si l’on considère qu’il est impossible de créer une bulle de confort en laissant les voisins sur le bord de la route - Les écarts de développement sont des boomerangs qui renvoient dangereusement leurs résultats néfastes sous la forme de conflit de civilisation. nombre de civilisations ont péri pour avoir négligé cette problématique et il ne s'agit pas de renouveler cette tragédie  - Mais si l’idée s’avére bonne sur le principe, encore faudrait-il s’assurer des modalités ainsi que du contexte menant à ce résultat prometteur. Il s’avère de manière incontestable que l’orientation politique d’actualité souffre de plusieurs lacunes dont je m’efforce de faire étalage sur mes modestes pages - Des signes indubitables font état d'une stratégie ponctuelle : On constate, non sans surprise, une précision juridique déroutante accordée à certains domaines techniques ou commerciaux stratégiques tandis qu'une dangereuse impasse, certainement volontaire, concernant d’autres secteurs législatifs jugés moins importants au mépris des conséquences dévastatrices qu’entrainent ces carences concernant la vie quotidienne des citoyens -  Etonnant ? ... s'agit-il d'orientations ainsi que de lacunes délibérément choisies ? Je le pense car il ne peut en être autrement - On ne peut soigner autant certains aspects sans avoir connaissance des lacunes et de leurs conséquences sur les sujets voisins - Il y a soit trahison, soit mensonge : Si nos dirigeants politiques avaient jadis fait ce choix d'une régulation automatique par les régles et mécanismes du marché mondial, beaucoup nous ont menti depuis des décennies lors des campagnes électorales en masquant ou minorant une partie des motivations, implications et conséquences sur le long terme de ces orientations et bafouèrent ainsi la régle d'or de la sincérité du dialogue politique... tandis que la plupart des médias seraient dans ce cas aussi coupables d'un mutisme passif volontaire.

  • Par ailleurs, on crie à qui veut l’entendre, médias complices ou orientés à l’appui, qu’il n’y a plus d’argent, que les caisses sont vides ( pardon, ...ils parlent des nôtres, car en fait le jeux des vases communiquant produit l’effet que les leurs sont bien garnies,...chut ! Je n’ai rien dit )... de savoir si le boulanger doit partir avant en RETRAITE ou après le mineur ?... par rapport à l’éboueur qui finit honteusement son travail avant l’heure ! Tous des fainéants ? Quel débat "trompe l’oeil" ! Je pose alors une question bien plus pertinente : Quel est le salaire ou le montant de la pension de retraite des cadres supérieurs, ministres, PDG et actionnaires majoritaires des plus grosses sociétés capitalistes de la nation ? Combien de milliards ces messieurs auront-ils mis "de côté" ? dans quel paradis fiscal se cache cet argent et avec quel réseau de complicité celui-ci à-t-il pu être ainsi épargné ? Je vous propose ici de faire un détour par une question de troublante actualité dans l’esprit notre intelligentia : ... A quoi sert-il de mettre cette population de pauvres à la retraite à soixante ans et d’en faire des boulets à la charge de la société ? ... C’est bien dans cette affirmation caricaturale que peut se résumer le débat ! ? - Deux questions se posent alors : Le vieillissement des populations ainsi que la question du financement  des régimes par répartition - L'allongement de la durée de vie ( comme argument d'allongement des cotisations pour les travailleurs ) en raison des progrés médicaux n'est qu'une question relative, opportuniste et passagère : Pour idée Il y a 2000 à 2500 ans AV/JC les populations vivaient plus longtemps qu'on le croit . Thalés 80 ans, Pythagore 90 ans, Platon 77ans, Socrate 71 ans . Il n'existait ni hopital, ni pharmacie, ni vaccin, ni suivi médical . Par ailleurs, il existait une proportion significative de personne de plus de soixante-dix ans au 18° Siècle !! On nous ment quelque part en avançant l'hypothèse d'un allongement de la durée de vie ! La seconde question vient partiellement de trouver réponse mais nous n’allons pas tarder à compléter ces pistes -  Que peut-on penser concernant la première - Cette affirmation de deséquilibre reste valable si l’on néglige l’état physique des personnes âgées battant ces records. C’est surtout sans compter la proportion en réalité infime des records de vieillesse dont on fait la publicité tapageuse bien que jamais innocente . C’est essentiellement oublier l’assistance parfois dégradante ou l’obstination thérapeutique dont fait l’objet cette mission assignée de survie dans la majorité des cas : Le corps médical s’efforce de maintienir en vie des personnes grabataires qui n’ont plus la force et qui n’ont plus d’activité ni souvent de volonté par elle-même - On constate alors, y compris en cette matière, que le secteur gériatrique s’avère être une activité lucrative en pleine expansion : A quoi s’intéresse t-on ? Au bien être et au devenir des personnes âgées ou à l’ouverture d’un secteur d’activité ? L’avenir le dira ... mais l’aspect financier sera toujours un frein pour leur prodiguer le traitement qu’ils méritent - Il faut cesser de concentrer les regards ou de culpabiliser les personnes âgées, surtout que ce phénomène de deséquilibre demeure provisoire dans le temps et lié au babyboom d’aprés guerre décuplant les effectifs d'une tranche d'âge de population - qu’en sera t-il après ? Reviendra-t-on en arrière sur ces réformes regressives ?  Le problème du vieillissement de la population est à la retraite ce que la peine de mort est à la délinquance criminelle : Un faux problème visant à occulter le vrai débat - C’est d’ailleurs une tradition de la classe politique d’avoir recours à cette méthodologie substitutive - Je vous replace donc immédiatement les paramètres de fond relatifs à l’ensemble de ces questions qui sont en réalité politiques et spirituelles :          

  • Le mode de "création-répartition" des richesses, ... les perspectives spirituelles du modéle sociétaire ainsi que les modes d’accés et d’évolution de ce  schéma A ce titre, la réponse ainsi que le débat soulevé par la classe politique s’avère bien être une chimère qui ne doit tromper personne - Les propositions en ce domaine spirituel sont en réalité assez dérisoires : Posséder toujours plus dans un défis productif insensé, cumuler des biens matériels en écrasant les obstacles ou les autres si nécessaire et au mépris de l’écosystème - Le projet de vie occidental ne fait plus rêver personne si ce n’est d’aiguiser l’appé !@#$%^&* des frustrés ou profiteurs du système, ce qui à pour effet d’auto-entretenir la compétition assurant le succés de cette logique pernicieuse - Ce confort matériel superfétatoire est à l’origine de tous les maux que nous devons aujourd’hui dépasser avant d’accéder à la civilisation relais -  Sachez messieurs les politiques que les citoyens ne veulent pas d'un espoir chimérique de vivre vieux mais rêvent plutôt de vivre correctement, dignement, pleinement dés aujourd'hui et profiter de leur jeunesse avant de penser à leurs vieux jours !     

  •                                                                                                                                                                                                                                                                             Je note un dernier argument de poids allant à l’encontre d’un "papy-boom" . Il me suffirait d’avançer l’hypothèse selon laquelle ces courbes démographiques sont probablement arrivées au sommet de leur rendement démagogique au profit d’une classe politique sans imagination : La pollution de l’air et celle non moins importante qui s’accompagne de dégradation génétique des denrées alimentaires,... la fragilisation, voire l’affaiblissement de notre système immunitaire ainsi que génétique en raison du confinement relatif que confére le cocon de notre mode de vie urbain,... le stress mais encore le risque de pandémie viral engendré par la surpopulation auquel il faut ajouter la recrudescence des cancers provoqués par l’invasion de produits chimiques nocifs dans notre quotidien vont bientôt inverser ce phénomène et j’aimerai qu’une étude sérieuse mette en évidence, en temps voulu, les décés prématurés massifs en hausse dans la tranche d’âge 55 à 65 ans concernant les métiers manuels ou à faibles revenus …. . Je le constate à titre personnel dans mon entourage famillial et professionnel - Ces exploits de longévité ne constituent pas la majorité des cas comme en atteste le volume de population dans cette tranche d'âge sur la pyramide des âges où se creuse une courbe caractéristique en forme d'as de "pique" - Le vieillissement des populations me semble donc être un argument fallacieux et d’ores et déjà contesté par une partie de la classe politique, tant sur sa réalité à long terme que sur ses implications supposées ou sur les orientations en matière de retraite - Le sentiment relatif de vieillissement de la population à plus vraissemblablement pour fondement le fait que les couples ne ressentent pas ou plus l’appui ( financier ni structurel ) de la société pour les aider à procréer et que le taux de fécondité des femmes s’est longtemps maintenu en dessous du seuil de renouvellement des générations : ... moins de jeunes et donc relativement plus de personnes âgées - 

  • L’allongement des durées de cotisations ne fait que la démonstration d’un choix politique, ou plus précisément économique, visant à ne pas allourdir le coût de la main d’oeuvre en vue de l'ouverture mondiale des marchés et surtout d’éviter de ponctionner le capital, moteur présumé de cette société mondialiste en construction - Ce choix n’est pas le notre mais celui unilatéral d’une classe sociale qui posséde les moyens de se faire entendre plus fort que Nous ! Vos conditions de vie en retraite semble être la dernière des préoccupations de la classe politique puisque l’âge moyen en bonne santé s’évalue en France à 63 ou 64 ans alors que la plupart des cotisants devront travailler jusqu’à ...67  ans !   .............Y a comme un problème !...  A l’issu de votre parcours professionnel incomplet, lorsque les pouvoirs publics constateront in fine dans quelques decennies cette contradiction ( en réalité prévisible ), vous n’aurez donc d’autre choix que de renoncer à votre pension complète : Votre retraite sera amputée ... diminuée - CQFD - Nous sommes toujours dans le cadre d’une érosion des revenus du travail - Soyons clair : Ce débat ne posséde hélas pas de solution dans le contexte ni avec les paramètres actuels - Seul un débat sociétaire global, dépassant le cadre national, permettra de dégager une alternative réaliste à cette débacle annoncée - Le chemin à prendre passe par une reconsidération d’ensemble de tous les éléments en cause - Le collectif citoyen doit permettre de mettre en oeuvre cette réflexion sur le schéma fonctionnel de notre société mais l’inertie de l’actualité me fait penser que cette étape de rattrapage est hélas d’ores et déjà obsolète . Nous devons imaginer le collectif pour une raison bien plus basique qui consistera à servir de maillon de récupération pour la société civile et de lien planétaire entre les communautés afin d’imprimer une nouvelle direction à ce qui aura été détruit par la cupidité et l’égocentrisme de notre humanité - L'histoire se répéte inlassablement : Le récit de ces siècles passés et les excès de notre civilisation, marquée par une mondialisation économique outrancière et l'omnipotence financière des banques me rappelle deux passages révélateurs de la bible - Celui de la tour de Babel ( .... Peu après le Déluge, alors qu'ils parlent tous la même langue, les hommes atteignent une plaine dans le pays de Shinéar et s'y installent tous. Là, ils entreprennent par eux-mêmes de bâtir une ville et une tour dont le sommet touche le ciel, pour se faire un nom. Dieu les voit, et estime que s'ils y arrivent, rien ne leur sera inaccessible. Alors il brouille leur langue afin qu'ils ne se comprennent plus, et les disperse sur toute la surface de la terre. La construction cesse. La ville est alors nommée Babel (terme proche du mot hébreu traduit par « oeufs brouillés») - Notre civilisation, en visant un principe mondialiste cupide et intéréssé par l'argent tombe dans le même travers qui se traduit par la même sanction de régression. La seconde référence biblique consiste dans le passage de la "multiplication des pains" que l'on peut mettre en parallèle de la rumeur sur la crise économique actuelle - Dites-vous le bien : L'Europe n'a jamais été aussi riche, en bien et en capitaux, et de crise, il n'existe que celle du partage et pas celle de l'économie .... .  ....  ( extrait wipikedia : )

    La multiplication des pains est un miracle réalisé par Jésus de Nazareth selon les textes des évangiles :

    • Matthieu chapitre 14, versets 14 à 21, puis à nouveau 15, 32-38 ;
    • Marc 6, 34-44, puis à nouveau Marc 8, 1-9 ;
    • Luc 9, 12-17 ;
    • Jean 6, 5-14.

    Ce passage intervient après la décapitation de Jean-baptiste sur ordre d'Hérode Antipas pour répondre au désir de sa fille Salomé, et de guérisons de malades. Il préfigure la cène, dernier repas de Jésus avec ses disciples, établissant le rite de l'eucharistie dans lequel le pain est réputé incarner le corps de Jésus, donné en sacrifice sur la croix pour sauver les hommes.

    ...... « Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. Le soir étant venu, les disciples s'approchèrent de lui, et dirent : Ce lieu est désert, et l'heure est déjà avancée; renvoie la foule, afin qu'elle aille dans les villages, pour s'acheter des vivres. Jésus leur répondit : Ils n'ont pas besoin de s'en aller ; donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Nous n'avons ici que cinq pains et deux poissons. Et il dit : Apportez-les-moi. Il fit asseoir la foule sur l'herbe, prit les cinq pains et les deux poissons, et, levant les yeux vers le ciel, il rendit grâces. Puis, il rompit les pains et les donna aux disciples, qui les distribuèrent à la foule. Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta douze paniers pleins des morceaux qui restaient. Ceux qui avaient mangé étaient environ cinq mille hommes, sans les femmes et les enfants. » ....  - Interprétation du texte -

    Pour le docteur de l'église Jean chrysostome, Jésus lors de ce miracle se pose bel et bien comme le Créateur du Ciel et de la Terre. Il incite également par ce geste à prier avant tout repas, et il veut montrer l'importance du partage. Des théologiens plus modernes diraient que la multiplication des pains est le symbole de la Parole donnée par le Christ, parole qui a nourrit les peuples pour des siècles.

     

    Pour Saint Ephrem, Jésus donne généreusement sans compter lors de ce miracle. Il donne tellement qu'il en reste douze corbeilles. Le saint compare également Jésus à Moïse, Moïse qui avait nourrit le peuple libéré de l'esclavage avec la manne tombée du ciel .

    Pour Benoit XVI, dans l'Angélus du 31 juillet 2011, ce geste messianique est symbole de partage fraternel, mais aussi symbole du chemin que devront suivre les apôtres à savoir transmettre la Bonne Nouvelle . Dans l'Angélus du 29 juillet 2012, Benoit XVI met en exergue le fait que cette multiplication est le début de l'Eucharistie qui se perpétue jusqu'à aujourd'hui .............. - fin extrait - .... Le symbole est pour moi clair au regard de notre problématique des paradis fiscaux : celle du partage - Les citoyens crééent une collectivité en sacrifiant une partie de leur richesse et en affectant des biens pour le besoin commun mais chacun veut se mettre à l'abri des tracas futurs, croit-on, en épargnant à des fins égoïstes une fraction de richesse qui, avec le temps, devient déraisonnée. Posséder devient plus important que l'utilité du bien créé. L'argent n'est plus un moyen mais une fin en soi. Finalement, le partage se déséquilibre et la collectivité souffre de son bien être en créant de la misère, souvent dans ce cas au pied même de l'opulence. Ce schéma correspond précisément à notre situation. Jésus, dans cet épisode, est celui qui sait rappeler à tous les paramètres fondateurs de l'épargne et incite chacun à sortir les biens épargnés pour nourrir la collectivité. L'Europe du XXI siécle revit ce triste épisode . Ceux qui possèdent ne veulent pas partager le pain qui appartient à tous et né de l'effort commun .... 

  • Revenons au problème majeur des paradis fiscaux puisqu’il est question de chercher de l’argent - Est-il besoin de le dire à propos de la place occupée par ces ilôts financiers ? Contrairement à ce que l’on fait croire aux masses, RIEN n’est possible dans ou aux abords d’un espace territorial sans l’aval explicite du maître en ce royaume – Il n’est qu’à observer les épisodes de la guerre froide pour se rendre compte que la moindre parcelle de terre, ilôt ou principauté, des coins les plus reculés de la planisphère à son importance pour destabiliser les positions adverses et qu’une stratégie ne peut comporter aucune faille- Aucun des deux protagonistes principaux de cette guerre feutrée entre USA et l'URSS n’a jamais manqué la moindre occasion de meurtrir son advesaire en le privant de territoires laissés à l’abandon ou tombés sous la menace séditieuse. Aucune parcelle de territoire n'a d'exitence hasardeuse - Je vous renvoie ici au "manuel du pouvoir" dans la notion " Empêcher la création d’un bloc monolithique" - Hypocritement accusés ou critiqués par les uns et les autres,.... la présence de ces principautés ou institutions financières n’en est pas moins le fait d’une volonté dirigée - Quelle est-elle ?

  • Les micro-états ont bien une raison d’être spécifique institutionnelle calculée, délibérée : Protéger le système capitaliste de ses aberrations en étant sa soupape de sécurité financièreLes états de droit alentours ne peuvent intégrer dans leur système juridique et moral les illogismes du système financier tel qu’il se pratique dans la réalité . Les institutions bancaires des  paradis fiscaux sont là pour créer un espace isolé, hors droit commun, à l’abri des regards indiscrets, permettant de les digérer -   Dormez tranquille , ...ces messieurs s’occupent de tout !                      

  •  Ces Etats sont dits " indépendants" !  On ne peut pas les toucher ni les remettre en question sans faire entorse au droit international....?? Juridiquement peut-être ! mais ce droit à vontairement mis sur pied dans le but précité ... organiquement autonome ? Probablement en apparence, mais certainement pas dans l’absolu car on pourrait plutôt affirmer sans grand risque d’erreur que ces personnes morales sont en réalité "soutenues" par de grandes puissances limitrophes et bienveillantes qui tirent profit de leur voisin dans les termes précités - Pendant que vous achetez quelques cigarettes et alcools hors taxe en imaginant faire l’affaire du siècle, des business-men y font circuler sur un marché parallèle les sommes conséquentes issues de détournement de fond ou d’un mauvais partage des richesses : Vous gagnez quelques euros, d’autres profitent de millions... et votre liberté semble étroitement condionnée par la leur en même temps qu’elle lui sert habilement de paravent  –   Les modestes ont droit à une fouille méthodique lorsqu'ils se déplacent où sortent d'un lieu contenant des richesses ... mais rarement les puissants lorsqu'ils opérent transaction à distance. Le système tombe dans un tel niveau d'absurdité et de dysfonctionnement, voire de corruption, que les citoyens s'imaginent les fraudes s'opérant selon des méthodes rocambolesques et spectaculaires de l'ancien temps ( déplacement de valise ou remise d'argent en dessous de table ) alors que la plupart des manoeuvres se font aujourd'hui selon des moyens et transactions légalisées. ( Filiales - société écrans, compte bancaire secret - cf le  site ... http://www.leparisien.fr/une/exclusif-comment-j-ai-ouvert-un-compte-secret-au-luxembourg-02-04-2009-463442.php, transactions à distance par sociétés ou personnes interposées, ... etc... )                                                           

  • Le phénomène, que dis-je l’existence du paradis fiscal, en tant que personne morale du droit international opposable aux Etats tiers représente le ... seul vrai  scandale  institutionnel, politique et financier  de dimension planétaire de ce siècle dernier, bien au delà des infractions personnelles de quelques politiques ou business-men indélicats - Cet élément institutionnel signe en effet la trace d'un élément institutionnel complétement atypique du droit international en ce qu'il permet la réalisation et la concrétisation d'aberrations ou illégalités financières et fiscales contredite dans les Etats limitrophes qui en sont en réalité, plus ou moins, les pères fondateurs ou les souteneurs de ces institutions ... par personne interposée.  C'est en tout cas mon avis de citoyen aprés information et je vous laisse procéder votre investigation pour vous faire votre avis- Cette consécration par le droit est une aberration juridique sans fondement puisque ces organismes n'ont pas d'existence propre en dehors du soutien par ces puissances limitrophes co-créatrices. Les démocraties qui organisent, tolèrent et laissent perdurer ces aberrations à leurs frontières sont coupables d'hypocrisie. Ces espaces sont la faille d’un système qui ne peut plus cacher ses faiblesses à l’heure d’internet - Il s’y passe de telles absurdités qu’aucun droit national ou international ne peut plus justifier. Le scandale d’actualité relatif aux milliards de dollars versés par les multinationales pétrolières et honteusement détournés par  l'intermédiaire de ces banques d'exception au profit des juntes militaires Birmanes en fait bonne illustration - Les scandales sont légions au regard de l'actualité politique. J’ en passe et certainement des meilleurs si l’on considère la probabilité de leur intermédiaire dans les affaires de mafia, de corruption lors des tractations ou passations de marchés publics en tous pays du monde ! ... Veuillez ne considérer ici que le potentiel théorique de cette institution ...car je ne tiens pas à me faire ennemi avec le monde de la finance ( si ce n’est déjà fait ! ??) : Voilà un formidable outil de travail pour les truands ou indélicats de tous bords puisqu’il suffirait de bénéficier d’un compte anonyme, chose facile pour qui possède des millions, d’une complicité au sein de l’établissement pour se faire transfèrer en secret des sommes illégales en échange de divers services. Ces organismes garantissent la transparence et la coopération avec les autorités judiciaires ou administratives ? Mais qui peut garantir l’effectivité de tels principes, qui ne représentent finalement que des engagements moraux, dans de telles conditions d’exercice matériel ? Personne : Il s’agit d’une garantie de principe sur laquelle tout le monde s’accorde pour assurer la continuité d’un système sans lequel personne ne sait travailler ... Tout le monde y gagne ... sauf les citoyens lambdas !

  • Des reportages télévisuels récents et à revoir suggérent par ailleurs plus scandaleusement que le système financier "légal" soit en partie parasité par l'infiltration de capitaux douteux provenant de ces ilôts disposant de statuts exceptionnels,.... tandis que des traders ou banquiers indélicats courtisent des "fonds", honnêtes ou pas, pour trouver des liquidités indisponibles autrement. Info ou intox ? Le système financier international le permet et c'est déjà de trop - Le seul profit qui y est en revanche offert aux petits citoyens salariés est sans commune mesure avec la réalité de leur capacité d’évasion financière - Vous y achetez quelques babioles ou produits détaxés ... Les profiteurs y blanchissent des millions d'Euros ! Les paradis bancaires ou fiscaux existent certes depuis toujours et présentent certains avantages dans un monde en construction ( début du capitalisme ) où les entités politiques balbutiantes s’entrechoquent et se déchirent sous le règne de la force et de la concurrence mais deviennent une porte de sortie scandaleuse dés lors que la société politique parvient à un degré de maturation comme d’intrication à l’image de ce que représente l’Europe du 21° siècle. Il en est certes de même plus généralement concernant notre système financier ou notre économie capitaliste sclérosée par des mécanismes qui peinent à fonctionner dans un espace marchand réalisée. Ce n’est pas par hasard que je formule le souhait, par l’intermédiaire du "collectif", de relancer la réflexion citoyenne sur l’ensemble des vecteurs institutionnels de notre civilisation- Alors les systèmes économiques et financiers s’emballent ou se bloquent et il n’est plus qu’une solution de fraude ou de contournement de la loi, au détriment des masses, pour réaliser les marges nécessaires au bon fonctionnement des entreprises lorsque celles-ci arrivent au plafond de rendement entre sa capacité interne et en combinaison avec les implications politiques ( pour les grosses sociétés ). La triste réalité devient une évidence pour qui sait ouvrir les yeux : Les institutions bancaires et financières s’affichent aujourd’hui clairement comme les seuls vrais Maîtres et dirigeants du monde, au dessus des pouvoirs politiques des démocraties qui les hébergent ! La crise économique d'actualité en fait la preuve sur le dossier Grecque ainsi que concernant la fermeté de leur position face aux équipes de gouvernement. Certes, on peut prétendre un faux argument de la part des gouvernements pour justifier une rigueur budgétaire mais le poids de la dette dans le budget des nations nous remet sur la piste d'une triste réalité : Le premier budget de la nation réside bien dans le remboursement des intérêts de la dette . La richesse cumulée des banques, la faculté qu’elles possédent de créer un réseau d’information et de stratégie avec le politique ou la finance, leur capacité de prêt et de financement de l’ensemble des activités humaines leur confère une place de prédilection sans aucun contre-pouvoir équivalent ... bien au delà de toute réalité impuissante véhiculée par le politique ou le concept philosophique; principes intellectuels dénués de vecteurs matériels tangibles ( en tant que prinipe directeur ou moteur de la société ) que tentent de faire vivre de manière moribonde nos hommes politiques dont le prix des mandats et les perspecives de carrière interdisent de faire des vagues - Détient le pouvoir celui qui créé et contrôle le vecteur du monde matériel,... interface de toutes les réalités physiques : l’argent, ...ainsi donc... La Banque !

  • La République politique ne peut lutter contre cette réalité matérielle et y demeure soumise parce que soumise au financement de l'ensemble de ces actes. Surtout depuis que des lois scélérates, sous le régne du Président Pompidou, sont venues en France, mais en réalité partout à l’identique dans nos sociétés libérales, imposer aux organismes publics de se financer, pardon s’endetter, auprés de banques privées . La liberté ou les droits internationaux peuvent-ils encore justifier ces paradis fiscaus & bancaires, ... ces micro-Etats ? Nous traversons un siècle de rationalisation partagé entre la normalisation politique internationale et la considération des équilibres marchands réglés à l’échelle planétaire : Ces espaces favorisent la création de deséquilibre entre les économies et les zones de droit - Ils ne sont plus souhaitables et s’affichent comme les ersatz d’une époque révolue ! ... mais la logique du système bancaire ainsi que celle de l’appareil économique doivent être modifiés pour permettre l’éradication de ces zones de "non droit". Les puissants doivent aussi se conformer aux régles d’austérité et de contrôles imposées par les nations aux individus lambdas - Vous ne pouvez contourner le droit, les régles bancaires ou celles relatives aux impôts ... eux non plus ne doivent pouvoir s’y soustraire - Ce n’est pas le cas en 2011!..................................    

  •  
  • On nous promet de réduire la fuite des capitaux ? Probablement pas de les faire disparaître mais juste de limiter apparemment l’accès à ses organismes bancaires internationaux (…Restriction qui laissera ce privilège aux plus grosses fortunes disposant d’un soutien politique ... mais le système dans son ensemble restera identique ... sous cette forme ou une autre dérivée .... s’accompagnant de mesures dilatoires où l’on prétendra réduire certaines "niches fiscales" ... ce qui n’a évidemment rien à voir ! -) : "Non ! non, rien à changer" prétend la chanson populaire - Je m’emporte  ! Le système bancaire ne doit pas être le centre de notre réprimande : Il ne s’agit pas de fustiger untel ou tel autre en le désignant comme reponsable exclusif d’un état de fait - Nous tomberions dans la caricature. Nous sommes bien dans le vif du sujet lorsque j’évoque dans "le manuel du pouvoir" la notion de stratégie complexe de sujetion ( article spécifique dans le menu ) - Nous sommes face à un concours de paramètres concordants dont la réunion informelle créé une stratégie de contrôle. D’ailleurs, on s’aperçoit trés vite en pratique qu’une partie de cette collusion demeure verbale et ne se retrouve nulle part,... ni dans le texte, ni dans les institutions,... ce qui la rend insaisissable et permet à ses bénéficaires de la défendre contre toutes les attaques officielles sur le terrain juridique : Vous pourrez à l’occasion connaître quelques-uns de ses effets dans les médias sous le nom de "délit d’initié" , "système piston", système par "cooptation", "société secrète", tractations sous-terraines, mécanismes institutionnels parallèles,....... . La loi n’y peut rien, la république non plus ! Alors en débat trompe l'oeil, on nous parle de faire la chasse aux... "niches fiscales", ce qui n'est pas du tout pareil !! ... Tandis que perdure non loin de là le noyau de la problématique des micros états et des paradis fiscaux dont personne n'évoque le débat ni ne propose un dialogue international. Les citoyens peuvent seulement apprendre à s’en défendre par l'information comme par la mise en oeuvre d'une structure parallèle d’action-information dont je vous tais désormais le nom - 

  • Il me semble donc pertinent de déduire à la vue des éléments de cet exposé qu’il existe bel et bien un décalage difficilement explicable ni justifiable entre les discours et  les actions de la classe politique partout en Europe . Ni le discours politique conventionnel ni la théorie classique ne peuvent expliquer la totalité des mécanismes concrets qui se pratiquent, tant dans ses millieux financiers que dans le milieux des affaires politiques comme en atteste notammant les affaires récentes de financement des campagnes électorales, par le jeu des commissions ou rétro-commissions portant sur la passation des marchés publics internationaux.  Quelles sont les implications immédiates tenant à ces constats ? Il est impossible de généraliser mais il est bien un problème que personne ne veut aborder sérieusement autrement que par quelques placébos . Le discours critique n’est certes pas facile car il s’agit de prendre position sans ajouter à la crise par un extrémisme allant au delà de la volonté des électeurs, de faire avançer le débat sans aggraver la situation par un blocage des positions ... mais il ne faudrait pas que la prudence se transforme en immobilisme ni que la médiation ne deviennent corruption - La première chose consiste à voir et comprendre. Le débat est à ce jour encore sclérosé puisque la logique et l'inertie politique matérielle obligent les acteurs de cette scène à demeurer dans la continuité, faute surtout de volonté des citoyens et de mécanismes pour aller dans une autre direction : Nous avons tous une part de responsabilité. Un indice doit nous éclairer - Partout et en tout domaine depuis le début de la civilisation se répand une loi morale souvent relayée par un dispositif pénale répressif afin de corriger les penchants déraisonnables de l’être humain. Comment pouvons nous encore tolérer qu'Il n’y ait qu’en matière financière ou économique que puisse s’épandre les travers maléfiques de notre personnalité, sous prétexte que ces penchants soient le moteur de la santé matérielle de notre société ? L’argument ne tient plus à l'heure de la rencontre des populations mondiales - C’est précisément au titre de la surveillance des élus qu’intervient notre institution du collectif citoyen - Les élections ne suffisent plus à maintenir ce contre-poids car le mal fait et matérialisé par une loi inique ou le détournement de fonds publics s’avère souvent irrémédiable - Il faut aller plus loin car la pauvreté et l'iniquité sont encore trés présente sur le territoire Européen - Les systèmes démocratiques disposent d'une existence théorique incontestables mais il peut s'agir éventuellement d'un détournement ou d'une confiscation de ses rouages par des groupuscules intéréssés . Face à ce constat de défaillance peut être observée une démobilisation, un abandon moral des citoyens privés de moyens d'expression pour matérialiser efficacement cette volonté de résistance et de changement.

  • La vraie question, à notre petite échelle citoyenne, consiste donc plutôt à savoir où est l’argent et qui en gagne le plus pour financer proportionnellement, en fonction des capacités de chacun, les besoins collectifs ! Je crains alors qu’il faille chercher coupable ailleurs que chez ces pauvres malheureux, fonctionnaires ou privés des classes laborieuses qui peinent toute leur vie, avec des salaires équivalent au SMIC, pour transmettre quelque chose à leurs enfants ! Je refuse aussi cette concentration des regards sur le statut des politiques, comme s’ils étaient les détenteurs du pouvoir absolu – Au contraire ! Il faudrait renforcer leur rôle afin de leur permettre de s’opposer aux forces économiques, de les contrôler ...évidemment sous le contrôle d’une autre force citoyenne régulatrice de l’ensemble dont je vous ai déjà parlé ( le CC) ! Ces mesures ne sont hélas pas à l’ordre du jour - Les magistrats politiques de l’état ne sont à mon sens qu’un élément d’une stratégie convergente, souvent des pions, au service de puissances financières qu’ils servent corps et âme – Ne dit-on pas que derrière chaque politique se cache souvent un lobby financier ( qui le «sponsorise» ) ? Ils sont certes les paravents d’un système à réviser, mais ils portent néanmoins, en tant que décisionnaire apparent, une responsabilité certaine à l’égard de cette situation délétère. Vous allez maitenant m’accuser de fustiger gratuitement les méchants capitalistes ? Cette réponse serait malheureusement trop simpliste puique semble être un fait le retour systèmatique de son mécanisme face au phénomène non moins naturel et incontournable de la "concurrence-compétition" entre les groupes humains ou sociaux - Il s’agit donc moins d’abattre quelque classe sociale que de vous faire admettre la nécessité d’un interface citoyen novateur capable d’interagir constructivement entre les forces actives de la société  :  LE COLLECTIF CITOYEN -

    Les gouvernements de l’ensemble des pays Européens parlent de déficit, de nécessité de trouver de nouvelles recettes, d’allongement des durées de cotisation pour les retraites, … Nos administrateurs sont-ils au courant de l’état de fait décrit sous vos yeux ou concernant cette masse d’actif échappant au système bancaire conventionnel ? Ils en savent bien plus encore par l'intermédiaire des services d'enquêtes, de statistiques ou de renseignements ! Les solutions proposées ne sont que des placebos hypocrites ou quelques billevesées pour arrondir les angles ou aveugler les masses, à l’image de ces complexes sportifs gigantesques dédiés au football ou autre sports exutoires, payés par les contribuables, qui s’apparentent désormais aux arènes antiques permettant d'occuper l'esprit des populations et leur faire oublier les véritables enjeux concernant la direction de la cité : Jamais ne sont proposés de vrais débats ou traitements visant à changer le processus fonctionnel politique ou concernant les marchés, nationaux ou internationaux . De faux débats sur la sexualité des uns ou des autres sont là pour occuper l'esprit comme la scène médiatique et institutionnels en attendant des jours meilleurs lorsque s'ouvrira pour notre économie gargantuesque un nouvel espace territorial vers l'Est à dévorer;...condition sine qua non de sa survie ! Nos élus n’ont pas pour mission de révolutionner l’entendement ou la société mais juste d’assurer la continuité d’un système qui leur assure le confort de vie que nous connaissons – Soyons clair : Le capitalisme n’est pas à détruire, il est en effet synonyme d’efficacité et le seul à satisfaire les besoins matériels en répondant aux défis de la compétition, mais à reconsidérer en sortant certains paramètres qui le corrompent et en y ajoutant certains autres afin d’y inclure une dimension  citoyenne et spirituelle ... car si nous sommes bien entrés dans l’ère de la mondialisation, celle proposée nous mènera dans les abysses à l’image des scénarios d’antan : Ni plus ... ni moins vers le conflit entre états princiers rivaux ou les guerres civiles nourries par la haine car la philosophie qui est le corollaire de cette entente fallacieuse doit insidieusement dans le même temps, pour maintenir sous le joug l’ensemble des acteurs subalternes, mettre en œuvre des éléments culturels et institutionnels de concurrence ou de clivage qui mèneront tôt ou tard à la perte – Ce scénarios semble d’ailleurs se préciser partout avec quelques signes sociaux annonciateurs : Absence d’intégration et repli culturel, création de ghettos ethniques, morcellement territorial anarchique, inflation de fait, écart de richesse entre membre de la communauté, mécanisme de décision ou de recrutement sous terrain, pression financière exercée sur les ménages comme système de contrainte, mécanisme délibéré de marchés sous-terrains ou économie parallèle avec une multiplication des mafias, prolifération législative et répression, incapacité des institutions à gérer ou appréhender les phénomènes sociaux …, .... . Ces phénomènes vous semblent-ils étrangers ou vous laissent-ils une sensation de vécu ?

    Un mécanisme classique de prélèvement sur la fortune met-il en péril l’économie ? Oui ! ... car les paramètres de libre circulation des capitaux, des biens et des hommes, corollaire de l’efficacité du système libéral, obligent l’ensemble des institutions ainsi que les acteurs du marchés à une surenchère absurde sans limite ... c'est pourquoi la démarche oblige à mener une "réflexion-action" en de multiples domaines sous l'impulsion d'organsimes citoyens : Trouvez-vous logique à titre d’exemple que les trois quart, voire plus de la production manufacturière se trouve en Asie malgré des coûts de transports démentiels d’un point de vue écologique, matériel et financier ? ...Uniquement parce que la main d’œuvre s’y trouve moins cher ? la main d'oeuvre doit-elle être pour l'éternité le seul facteur influent dans l'esprit des entrepreneurs dans l'économie capitaliste ? La délocalisation industrielle trouve son fondement Uniquement dans le dessein de contourner les frais marchands engendrés par les acquis sociaux Européens ? La compétition doit se faire sur un autre terrain que celui des acquis du confort de notre civilisation ?!! Compétition marchande menée dans le dessein secret et indirecte de voir notre entente ouvrière, ( pardon... citoyenne), s’effondrer et obliger les travailleurs à revoir leur prétentions à la baisse... le jour où nous n’aurons plus de travail ici bas ? Vous pensez en profiter en achetant moins cher quelques articles de consommation venus d'Asie au péril de la vie d'enfants exploités ? Attendez dans quelques années lorsque votre patron vous obligera à travailler comme eux, car il n'aura alors plus le choix, pour un salaire miséreux sous peine de faillite ou de partir en Asie !!! Savez-vous que le salaire moyen européen se plafonnera à 750 E d’ici quelques décennies . Croyez-vous que l’explosion des loyers et de l’immobilier sont un hasard , Non ! Il s’agit d’une sorte d’inflation de fait allant dans le sens de ce phénomène d’érosion des revenus - Plan concerté ? Cela n’est pas le plus important car les faits sont convergents - Peu importe les affirmations rassurantes des experts partisans ... sachant que cette actualité ne sera qu’un début car la logique du système engendre l’équilibration des coùts entre les différentes zones en contact ? Vous étiez mondialiste ? Attention quel en est son contenu dans les perspectives actuelles du système ! N’est-il pas aberrant pour finir que la logique de production économique, retranchée dans son paroxysme, passe d’une logique de subsistance ( produire selon nos besoins) à une logique de consommation pure uniquement pour satisfaire un besoin comptable de rotation de l’économie ? La logique capitaliste ne peut que s’emballer si elle ne s’entoure pas d’un garde-fou citoyen -

    Face à ce contexte juridique et matériel d'ensemble, il n’existe malheureusement pas de lien ni d’institution internationale mettant les citoyens en position de s’informer, s’opposer et encore moins de résister, au niveau planétaire, à l’entente et à l’organisation mondiale du capital ou de l'Industrie organisée en réseau de connivence : L’entité sociale la plus organisée l’emporte en devançant son concurrent désarmé par un arsenal «politico-médiatico-juridique» ( ... Le procédé : diviser les populations en clan, classe sociale ou ethnie pour mieux régner , précariser, mettre les citoyens sous pression administrative, financière et juridique, couper de l’information les citoyens en les noyant d'informations inutiles et subtilement les empêcher ou dissuader de s’unir sous la forme d’institution de communication ou de dialogue, parallèlement en contraignant ou occupant les populations par dérivatifs - cf le" manuel du pouvoir" ) - D’où l’utilité stratégique multiple du collectif citoyen dont je défends la cause. Il ne faut pas non plus prétendre à une panacée- Les mêmes mécanismes de diversion peuvent être employés contre cette institution si les citoyens ne respectent pas sa dynamique et ses mécanismes de protection - Il faur le souligner, les obstacles fonctionnels du système économique pour aboutir à un changement en partant de la situation actuelle ne sont ni théoriques ni pratiques. Sur le fond de la question, la concurrence des marchés ou l’intervention du paramètre «main d’œuvre» ne constituent pas des entraves théoriques insurmontables . Il suffirait pour cette dernière, par exemple, de l’exclure du domaine comptable en la considérant comme un simple coefficient... mais ce mécanisme oblige à bouleverser l’équilibre des forces sociales ainsi que le système bancaire, ce dont les maîtres du jeu ne veulent entendre parler … à moins de progressivement changer les mentalités et les règles du jeu en passant par un procédé institutionnel intervenant dans le cadre du «collectif citoyen» : On en revient toujours au même nœud gordien. Il serait enfantin d’espérer une solution miracle, mais la seule chose qui me semble certaine consiste à avancer l'hypothèse selon laquelle il n’y aura pas de réponse isolée, sectorielle aux problèmes de l’humanité - Nous devons imaginer un vecteur global qui laissera son empreinte en chaque chose : Cet apport doit être un mécanisme qui réconcilie les disciplines des sciences humaines, l’économie, la technologie avec la quête du salut spirituel inscrite en chacun de nous -

    ..............................................     Je finirai cet article en vous demandant un peu de recul et en vous invitant à l’information avant de prendre position. Cela semble logique - Mon approche reste volontairement critique et partiale en fonction de ma catégorie sociale - Peut-être l’information statistique que j’avance ci-dessus est-elle biaisée, exagérée ou falsifiée ? A vous de le vérifier mais il n’y à guère plus personne pour mettre en doute l’existence des paradis fiscaux ni le jeux sordides des multinationales ou le problème majeur du potentiel de corruption de l’argent "roi", encore moins l’effet pervers de la concurrence entre les travailleurs ou les travers d’une partie de notre classe politique ou pour finir l’unanimité trompeuse des cadres de la nation qui cautionnent ce bouleversement libéral outrancier de société prenant les allures d’un retour au XIX° siècle !

                               Nous n’imaginons jamais assez la force d’une véritable cohésion citoyenne, il n’existe pas de fatalité – Informez-vous, réflechissez à vos intérêts citoyens … et agissez ! Ma question finale s'adresse directement à vous et sera la suivante : Quelle serait l'avenir du débat démocratique ou du dialogue politique d'une société mondiale citoyenne menée par l'institution du collectif citoyen ?

.........................................

........................................

.
 S'il fallait encore des preuves, voilà quelques articles et reportages historiques concernant les liens entre les pouvors politiques et la MAFIA -  Biensur qu'il s'agit d'exemples puisés à l'étranger,... car pas de cela chez nous,... surtout à Marseille où probité fait règle - 

.....................

....................

......................................... http://www.ladocumentationfrancaise.fr/pages-europe/d000489-italie.-l-emprise-de-la-mafia-sur-le-monde-politique-par-fabrice-rizzoli/article

....................

Mis à jour le 12/12/2010

 

Italie. L’emprise de la mafia sur le monde politique

Fabrice Rizzoli*

Exerçant une « souveraineté » sur un territoire donné, les mafias (Cosa Nostra en Sicile, la ‘Ndrangheta en Calabre, la Camorra en Campanie et la Sacra Corona Unita dans les Pouilles) règnent en Italie au travers d’un système fondé sur la violence [Rizzoli, 2010]. Dotées d’un code culturel solidement enraciné mais souple, elles bénéficient d’un relatif consensus dans la population grâce à un réseau de complicités vaste et ramifié, véritable corps social criminel qualifié de « bourgeoisie mafieuse » [Santino, 1997] où les relations avec le monde politique jouent un rôle majeur. Historiquement, les mafias peuvent être considérées comme un instrument de gouvernance de l’État italien. Tant qu’elles ont participé à la lutte contre l’influence communiste dans le cadre de la stratégie américaine du containment (endiguement), les mafias ont bénéficié d’une large impunité [Rizzoli, 2009]. Avec la fin de la guerre froide, les relations « politico-mafieuses » sont entrées dans une ère nouvelle. Acculée par la justice, la mafia sicilienne, pour sa part, a dû opter pour une stratégie terroriste afin de trouver de nouveaux ancrages politiques.

Longtemps, le rapport entre la mafia et les milieux politiques fut absent du débat public, faute de preuve et d’enquête. Une première brèche fut ouverte en 1975 par le tribunal de Turin lors du jugement d’une affaire de diffamation. Dans un de ses ouvrages, l’écrivain progressiste sicilien, par ailleurs député, Michele Pantaleone, retraçant la carrière de Giovanni Gioia, plusieurs fois ministre mais aussi secrétaire durant 25 ans de la section démocrate-chrétienne de Palerme, mit en évidence les accointances mafieuses de ce haut responsable [Pantaleone, 1966]. Sommé par le tribunal de justifier ses allégations, M. Pantaleone excipa d’un document classé confidentiel par la commission parlementaire d’enquête antimafia à laquelle il avait participé. Le rapport émanait du colonel Dalla Chiesa qui confirma, à l’audience, qu’il en était bien l’auteur. Les magistrats acquittèrent l’écrivain M. Pantaleone et renoncèrent à poursuivre sa maison d’édition : pour la première fois, un tribunal de la République italienne reconnaissait qu’un de ces ministres était « mafieux » [Dalla Chiesa, 1984]. Près de vingt ans plus tard, le 15 octobre 2004, la Cour de cassation acquitta l’ex-président du Conseil des ministres, Giulio Andreotti, poursuivi pour association mafieuse, après avoir reconnu que cet homme politique, le plus puissant de la première République (1948-1992), avait été, avant 1980, complice de Cosa Nostra. Les faits étant prescrits, cet autre haut responsable, titulaire de la fonction de président du Conseil à trois reprises(1) a échappé à la justice mais cet épisode n’en a pas moins donné une preuve de collusion historique à ceux qui étudient le phénomène mafieux.

Ces deux exemples illustrent les liens entre la sphère politique et celle de la mafia. Car, si la seconde s’ingère dans les affaires du pouvoir, à l’inverse, le monde politique peut aussi se comporter comme la mafia. On parle alors de « production mafieuse de la politique » [Santino, 1994].

L’influence de la mafia sur le pouvoir

La mafia influence la vie politique en recourant à la violence (érigée en système) et en pesant sur les scrutins électoraux. Ne reconnaissant pas le monopole de la violence légitime de l’État, le clan refuse de s’en remettre à la justice pour résoudre ses conflits internes et défend son propre système de valeurs. Loin d’obéir à une quelconque pulsion, les mafieux utilisent la violence comme une ressource et un mode de communication envers leurs affiliés et les citoyens. Le recours à celle-ci permet à un nombre somme toute restreint (estimé à 24 000) de « soldats » de contrôler de manière panoptique la population [Foucault, 1975]. Possédant, outre leurs propres normes, un pouvoir de coercition et un appareil administratif parallèle, les mafieux sont en mesure d’imposer leur loi ; ce système de « violence programmée » [Chinnici, 1989] tisse les mailles d’une occupation « invisible », adossée aux territoires des différentes familles mafieuses [Claval, 1978]. Via cette domination, la société mafieuse devient partiellement institutionnalisée et influe largement sur les activités des collectivités territoriales. Plus l’échelle géographique est petite, plus le pouvoir mafieux est puissant. Ainsi, depuis 1991, l’État a dissous 172 conseils municipaux infiltrés par les mafias.

L’ingérence des organisations mafieuses dans les compétitions électorales est avérée comme le démontrent à l’envi les « aveux » des collaborateurs de justice, encore appelés, mais à tort, « repentis ». L’offre de « coopération » peut émaner des deux parties. Ainsi, à l’approche des élections, les familles mafieuses proposent à certains candidats de financer leur campagne ou un appui électoral moyennant l’obtention de marchés faisant l’objet d’appels d’offre.

En 1994, le collaborateur de justice, Salvatore Annacondia, expliquait au président de la commission parlementaire antimafia qu’il pouvait ainsi contrôler jusqu’à 60 000 voix dans les Pouilles : « [...] Dans ce collège électoral, sur dix personnes qui votaient, on en trouvait neuf qui avaient respecté la consigne. On avait vite fait d’identifier celui qui ne l’avait pas appliquée. Et le président de demander « et était-il puni ? », S. Annacondia de répondre : « Eh ! Quelle question ! »(2).

L’impact des consignes de vote données par la mafia a fait l’objet d’une étude de cas. Lors des élections législatives du 14 juin 1987, celle-ci enjoignit aux électeurs traditionnels de la Démocratie chrétienne de donner leur voix au Parti socialiste italien (PSI) et au Parti radical. Ces deux formations proposaient en effet un programme qui renforçait substantiellement les droits de la défense au risque d’amoindrir à l’excès le pouvoir du juge. Dans les quartiers de Palerme à forte densité mafieuse, le nombre de voix obtenues par le PSI atteignit les 10 % contre une moyenne précédemment de 6,6 % à l’échelle de la municipalité. Dans l’arrondissement de Ciaculli, fief du clan Greco, son score passa de 5,6 % à 23,47 %, un résultat bien supérieur à celui obtenu par cette formation au niveau national. Les résultats d’aucune autre consultation n’ayant été étudiés depuis lors, on en est désormais réduit aux spéculations. Mais aux élections législatives de 2001, le centre droit a remporté la totalité des collèges électoraux en Sicile et nombreux ont été les politiciens appartenant à cette coalition à avoir ensuite été condamnés pour complicité avec la mafia (voir infra). Parallèlement à cette ingérence de la mafia au sein du pouvoir, des élus et des responsables politiques, à leur tour, participent au fait mafieux.

Politique et pratiques mafieuses

Le monde politique contribue parfois à perpétuer le phénomène mafieux en garantissant à ses auteurs une certaine impunité. Toutefois, à l’inverse de ce qui s’est observé durant les années de la guerre froide (1948-1992), celle-ci est devenue toute relative sur le plan judiciaire, comme en témoigne l’emprisonnement d’un grand nombre de mafieux. Pour autant, à Palerme, 80 % des entreprises et des commerces payent encore le pizzo (l’impôt mafieux). En ne luttant pas efficacement contre la pratique du racket, les pouvoirs publics légitiment de facto, et bien malgré eux, cette source de revenu pour les mafias.

Chaque année, l’EURISPES (Institut européen des études politiques, économiques et sociales des statistiques) propose un état géoéconomique des mafias italiennes. En 2008, elles ont engrangé 130 milliards d’euros, ce qui représente 10 % de la richesse produite en Italie. La principale source d’accumulation illégale de capital est le trafic de stupéfiants (59 milliards d’euros). Les « écomafias » [Muti, 2005] dont les activités criminelles dans les secteurs du bâtiment et de la gestion des déchets, l’archéo- et la zoomafia portent gravement atteinte à l’environnement, rapportent 16 milliards d’euros, les armes et autres trafics, 5,8 milliards. Le racket, avec un chiffre d’affaires annuel de 9 milliards d’euros, et l’usure avec 145 milliards procurent aux différentes mafias quelque 250 millions d’euros par jour !

Certains responsables politiques courageux payent de leur vie leur détermination à dénoncer ces forfaits ; en 2008 et en 2009, deux maires et un conseiller municipal ont été assassinés pour avoir résisté à la Camorra napolitaine. Mais le meurtre le plus significatif fut, en octobre 2005, celui du vice-président de l'Assemblée régionale de Calabre, Francesco Fortugno, tué pour avoir tenté de mettre fin à des arrangements politico-mafieux dans le secteur de la santé.

A contrario, en 2010, le président de la région Sicile, Salvatore Cuffaro et le sénateur Marcello Dell’Utri (bras droit de Silvio Berlusconi et fondateur du parti Forza Italia) ont été condamnés en appel pour complicité avec une association mafieuse. Et il n’est pas rare que des membres ou proches de l’exécutif se livrent à des déclarations complaisantes à l’égard de la mafia. La plus emblématique revient à l’ex-ministre des Infrastructures et des Transports, Pietro Lunardi qui, au journal télévisé de Canale 5, le 22 août 2001, reconnaissait : « Mafia et Camorra ont toujours existé et existeront toujours : malheureusement, elles sont là et nous devrons vivre avec cette réalité ; (...) ces problèmes de Camorra, par pitié, chacun les résoudra comme il le voudra »(3). Prononcées au lendemain de la victoire électorale de la coalition de centre droit (13 mai 2001), ces paroles dans la bouche du responsable en charge de tous les appels d’offre publics, sont pour le moins ambiguës. Récemment, ce fut au tour de la secrétaire d’État à l’Application du programme gouvernemental de l’équipe au pouvoir, Daniela Santanchè, de déclarer : « Il faut limiter les écoutes judiciaires car les mafieux, eux aussi, ont droit à une vie privée »(4). Ces propos s’accompagnent aussi de certaines décisions politiques qui n’aident pas à lutter contre le phénomène mafieux. Par exemple, le 31 janvier 2002, le gouvernement refusait d’accorder à l’association Libera l’autorisation d’enseigner dans les écoles ce que doit être la légalité au regard de la réalité du phénomène mafieux(5). Les nombreux conflits d’intérêts sont également une bonne illustration de comportements incompatibles avec la lutte antimafia. Il est fréquent que les avocats, par ailleurs députés du centre droit, assurent la défense de mafieux(6). Face à eux, les juges qui poursuivent les politiciens complices se voient accuser de « faire de la politique », de « se livrer à une guerre civile »(7) ou encore d’être « au service des communistes »(8). Alors que 2 000 homicides mafieux ont été commis au cours des années 1990, dans le même temps(9), le gouvernement supprime les escortes policières de certains juges dans un pays où… 24 magistrats ont été assassinés entre 1971 et 1992.

Les différents gouvernements dirigés par S. Berlusconi sont à l’initiative de plusieurs dispositions législatives et réglementaires peu compatibles avec la lutte antimafia. Durant son mandat, on dénombre trois lois d’amnistie permettant le rapatriement de capitaux illégalement placés à l’étranger (2001, 2003 et 2009) ; plusieurs régularisations de constructions sans permis favorisant les « écomafias » ; la diminution du délai de prescription pour le délit de bilan frauduleux ramené de quinze ans à sept pour les sociétés cotées en bourse et à quatre pour les autres entreprises (loi n° 366 votée par le Parlement le 3 octobre 2001) ; la non-ratification du traité avec la Suisse visant à améliorer la coopération en matière de lutte contre la criminalité (loi n° 367 du 5 octobre 2001) ; la promulgation de lois complexifiant la collecte de preuves par les magistrats instructeurs ; les refus de voter l’extension du mandat d’arrêt européen aux délits de corruption, de fraude et de blanchiment(10) ; l’interdiction de publier le contenu des écoutes téléphoniques dans les médias (dite loi bâillon) en juin 2010. Cette liste est pour le moins éloquente si on ajoute le fait, par exemple, qu’au plan régional, en 2002, le vice-président de l’Assemblée régionale et délégué à l’Aménagement du territoire en Sicile, Bartolo Pellegrino, participa à une réunion avec le chef de la famille mafieuse de Monreale. Le responsable politique alla jusqu’à prodiguer des conseils juridiques pour permettre à son interlocuteur de récupérer des biens saisis par la justice.

Au mois d’octobre 2008, la presse révéla qu’un « repenti » mentionnait, pour la première fois, le nom du magnat de la presse italienne, Silvio Berlusconi, qui, selon lui, aurait été l’interlocuteur des mafieux lorsque ces derniers organisèrent plusieurs attentats à la bombe en 1993. Ceux-ci cessèrent lorsque le Cavalierearriva au pouvoir en 1994. Dès cette année-là, la quatrième commission parlementaire antimafia qui siégea de 1992 à 1994 publia un rapport sur les relations entre mafia et politique(11) faisant état de liens étroits entre l’entourage du candidat à la fonction de président du Conseil et les mafieux. Ce document démontre comment le terrorisme mafieux alimenta la crise du système politique italien (1992-1994) qui aboutira à l’instauration de la seconde République. Si, en recourant à la violence, la mafia est, après tout, dans son rôle, on peut par contre s’interroger sur les motivations des politiciens complices. En effet, si la mafia ne peut exister sans la connivence des politiques, par contre, la politique sans la mafia est possible.

La lutte antimafia

L’Italie est souvent considérée comme un laboratoire pour la science politique, car bien que les mafias italiennes soient des associations criminelles secrètes, les sources à disposition des chercheurs sont légion. Or, transparence et lutte antimafia font de l’Italie un cas d’école en Europe. La transparence découle du fait que la magistrature dans ce pays est indépendante dans la mesure où elle est régie par le principe constitutionnel de l’obligation de l’action pénale (le procureur, saisi d’une plainte, est tenu de diligenter une enquête, quel que soit le cas) et par le fait que les carrières du personnel de l’ordre judiciaire comme la gestion des dossiers dépendent du Conseil supérieur de la magistrature, un principe voulu par les députés de l’Assemblée constituante de 1946-1948(12).

Concernant la lutte antimafia, elle remonte à 1962, date à laquelle est réunie la première commission parlementaire antimafia dont le rapport, bien que timide, ouvrit la voie aux parlementaires(13). Au terme de bien des années de pratiques, un précieux dispositif législatif a pu être élaboré nonobstant la violence mafieuse qui s’est abattu sur les élites dirigeantes de la République italienne. En 1982, le chef de la mafia sicilienne responsable de l’assassinat du député et secrétaire régional du Parti communiste italien en Pio La Torre et du général et préfet de Palerme Carlo Alberto Dalla Chiesa commet une erreur stratégique de taille. Le 3 septembre 1982, les députés promulguent une loi sur le délit d’association mafieuse [Rizzoli, 2010], la saisie et la confiscation des biens mafieux (n° 646) et instituent un haut commissariat à la lutte antimafia. Au début des années 1990, dans un contexte géopolitique marqué par la fin du monde bipolaire, les parlementaires introduisent des dispositions strictes dans divers domaines : le régime carcéral est durci (article 41 du code de procédure pénale, lois n° 203 du 12 juillet 1991 et n° 185 du 7 août 1992) aux fins de couper autant que faire se peut (puisqu’il convient aussi de respecter les droits de l’homme) le mafieux de son territoire et d’affaiblir ainsi son pouvoir ; les appels d’offre sont soumis à un contrôle renforcé (loi du 13 mai 1991, n° 152) ; la dissolution d’une assemblée élue au motif qu’elle est infiltrée par des mafias est rendue plus aisée (loi du 22 juillet 1991, n° 221) ; le recours aux collaborateurs de justice dénommés « repentis » est instauré (loi du 15 mars 1991, n° 197). Ce dernier dispositif législatif, crucial pour la lutte antimafia, permet d’obtenir des informations de l’intérieur sur ces organisations criminelles et redonne à l’état de droit toute la place qui doit être la sienne. Aujourd’hui, grâce à cette loi, au moins 3 000 mafieux sont ainsi sortis du monde du crime. Prenant conscience de l’ampleur de la menace, la mafia sicilienne a alors décidé de recourir au stade ultime de la violence programmée, le terrorisme, perpétrant de 1992 à 1993 quelque six attentats meurtriers. (...,...,... )

........................................................................................

....................................

.................. https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/030405277048-un-etat-mafia-dans-lue-2096994.php
....................................

.....................................................................................

..................https://humanite.fr/la-mafia-et-letat-une-histoire-italienne-639206

La mafia et l’Etat, une histoire italienne

LAURENT ETRE

DIMANCHE, 23 JUILLET, 2017

HUMANITE.FR

photo : © Memento

France 3 diffuse lundi  soir à 23 h le passionnant documentaire "Italie et mafia, un pacte sanglant", consacré aux collusions politico-mafieuses, qui ont donné lieu à un grand procès, en 2013, en Italie. 

« Si l’État voulait vraiment combattre la mafia, il devrait se suicider. » C’est sur cette éloquente citation de l’écrivain et politique italien Leonardo Sciascia que s’achève le présent documentaire. On y découvre, ou redécouvre, l’histoire d’une collusion remontant à la fin de la Seconde Guerre mondiale, et dont le procès s’est tenu en 2013. L’implication des Américains dans la mise en place de ce système est bien pointée. Dans la foulée du débarquement en Sicile, en juillet 1943, ceux-ci entrent en rapport avec « Cosa nostra », qui, de facto, contrôle le territoire et s’avère donc le seul allié crédible pour mater les troupes mussoliniennes. En 1948, lors des premières élections nationales italiennes depuis l’armistice, ils n’hésitent pas à soutenir la Démocratie chrétienne, parti intimement lié aux mafieux, afin d’endiguer le puissant Parti communiste italien. « Jusqu’à la fin des années 1970, la Démocratie chrétienne et son aréopage politico-mafieux règnent sur l’Italie », est-il souligné. Le documentaire se penche notamment sur le rôle charnière d’un certain Vito Ciancimino, qui fut adjoint au maire de Palerme, en charge de l’attribution des marchés publics. 

C’est en 1979, avec la nomination de Giovanni Falcone au tribunal de Palerme, que le système rencontre les premières résistances… Un bras de fer s’engage. Celui que l’on considère encore aujourd’hui comme le « premier magistrat anti-mafia du monde » s’emploie notamment à remonter les filières de blanchiment d’argent de « Cosa nostra », qui le conduisent jusque sur la côte Est des Etats-Unis. En février 1986 s’ouvre un premier grand procès. Le 23 mai 1992, la voiture du juge explose sur une autoroute de Palerme. Moins de deux mois après, son collègue Paolo Borsellino trouve à son tour la mort dans des conditions à peu près similaires. Deux assassinats qui découlent manifestement d’un « pacte sanglant » entre un certain pouvoir politique et la mafia… C’est là, du moins, tout le propos de ce film édifiant, nourri de nombreux témoignages. (....,...,...)

..........................
...........................

........................... Reportage- Mafia et République -

..........................http://television.telerama.fr/tele/documentaire/mafia-et-republique,24215070,episodes.php

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire
 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site