Langue universelle - HUMA

-                                                 "L'HUMA" - Langue universelle -

.....................Elément culturel commun d'une alternative de civilisation -

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.Défense et création au niveau mondial, au sein des "CCU", d'une langue novatrice permettant l'entrée dans une nouvelle ére de civilisation .....

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. Extrait M-D-P  - ( manuel du pouvoir et du citoyen ) - infra 40 -

En attendant, l' iconoclaste, l'incorrigible trublion que j' incarne aujourd' hui souhaite vous entretenir du sujet, un peu comme s' il était miraculeusement arrivé à l' ordre du jour sur les bureaux de l' assemblée générale des nations unis ...

-Extrait-

(...,... ) 40 -.... "L' HUMA" .... Le vœux  ( utopique ? ) d' une véritable "culture-langage" universelle - Une recherche nécessaire -

Ce nouveau vecteur de préhension de la réalité pourrait être, dans un premier aspect, un compromis sur ce qui se fait de mieux au sein de chaque culture, construit et établit d' un commun accord entre les peuples par les élites intellectuelles avec l' assentiment préalable des populations mondiales . Ce ne peut donc être un langage existant . L' Anglais comme langue internationale ne me semble pas, pour ces raisons d' impartialité, mais pas seulement, le choix le plus pertinent, ... étant donné la connotation impérialiste et colonialiste reprochée par une partie conséquente de la communauté des pays du tiers monde .

D' ailleurs, l'internationalisation de la langue Anglo-saxonne n' est probablement que le reflet de la suprématie du système économique libérale qui en est le corollaire et porte-drapeau, mais certainement pas plus . En outre, la société britannique est confrontée aux mêmes problèmatiques de transition pour établir le véritable "internationalisme" dont nous écrivons les premières pages, à tort, dans un langage et une idéologie principalement économique ou lucrative .

Un langage international unique représente -t-il une évolution majeure ou doit-on considérer que la seule solution viable consisterait simplement dans la tolérance et l' acceptation de la différence ?

Je ne suis pas partisan de cette dernière conception bien qu'elle constitue malgré tout un moindre mal à défaut d' une élaboration plus satisfaisante :

En réalité, nous ne pouvons nous satisfaire de la profusion linguistique, bien que les faits tendent à prouver que la pratique déforme inéluctablement les langages "officiels" ou majoritaire en argot puis en un concept autonome suivant le niveau de développement psychique du groupe considéré, pour strictement s' adapter aux besoins de communication . Pourtant des solutions existent probablement pour maintenir une certaine cohésion au sein du langage : La psychanalyse démontre qu' il existe des représentations inconscientes récurrentes au travers de la symbolique des rêves . C' est certainement sur le fondement de cette corrélation entre le signifiant et l' objet signifié que le nouveau langage pourrait s' appuyer, mais sans certitude, pour limiter les dérives argotiques sur le noyau de cet ensemble conceptuel .

Il est de la même façon plus ou moins démontré que le langage définit la frontière du groupe et une appartenance subjective qui signe un mobile supplémentaire de différenciation, en plus de celle inhérente à la constitution physique, une source d' incompréhension et donc un prétexte superfétatoire d' affrontement, surtout en période de "crise" où de "panne" dans les mécanismes évolutifs de la pensée - ( ... quel qu' en soit l' origine : religion, censure par le pouvoir, maladie, disette, régression économique,

etc ...) . Il sera par ailleurs prochainement entrepris, du moins je l' espère, des recherches et probablement démontré que les langages induisent, favorisent ( en fonction de leur intonation, rythmes, du champ lexical, de la logique grammaticale, syntaxe, etc...) certains schémas psychiques et comportementaux en faisant incessamment ressurgir les composantes inconscientes cristallisées au moment de leur création ... ( vocabulaire, intonation, construction et enchainement des idées, répertoire conceptuel limité par les tabous et

interdits culturels, etc... ) . Ils représentent en d' autres termes, à mon sens, un instrument de rappel permanent d' un passé et des tendances mentales synthétisées, initiées au moment de leurs conceptions . Celles élaborées en des temps difficiles ou obscurs pourraient donc inclure des éléments inconscients de cette frustration ou colère; ce qui ne représente pas une situation idéale pour le développement des générations futurs ! Autrement dit, cette diversification linguistique, bien qu' inévitable dans les faits, comporte un sérieux danger . La civilisation, en l' occurrence la nôtre, peut donner un coup de pouce pour parer et limiter certains de ces égarements ! ... En conclusion, ni l' anglais, ni aucune autre langue actuellement en vigueur, trop ancienne, ne peut satisfaire aux impératifs de notre défis de réconciliation ! ...

Nous voilà bien embarrassés ... - A moins qu'une nouvelle base commune, au sein de laquelle serait intégrées les nouvelles tendances et acquisitions scientifiques progressistes, ne vienne redonner une bouffée d' oxygène au psyché humain ."L' Huma"serait, je l' espère, un judicieux compromis entre ces différents impératifs, prenant point de départ sur le meilleur de nos cultures . Encore qu'il faille pondérer la part de cette matière première pour laisser toute sa place au nouvel édifice conceptuel et à condition encore que ces ersatz soient prélevés de manière égalitaire dans chaque "écriture" : Les apports respectifs puisés dans nos vieux modèles, pour ne pas susciter la jalousie, devront peser à hauteur de leur représentation et importance dans le paysage linguistique .

Il est par ailleurs regrettable qu'en cette matière de tentative linguistique, .... nous n' en sommes plus à notre coup d' essai infructueux ! ...

- Le "VOLAPÜK", première langue artificielle à vocation universelle à connaitre un réel succès fut créé en 1879 par le prêtre Allemand johan martin Schleyer, ... comme "L' ESPERANTO" - Langue internationale conventionnelle créée en 1887 par le Polonais Zamenhof, ont fait échec dans cette voie . J' entrevois plusieurs explications : D' une part, à l' image de toutes les créations humaines, ces innovations furent dés leur création l' objet de nombreux schismes et restèrent des phénomènes marginaux – Mais il y a plus grave : On ne fait pas du neuf avec du vieux en simplifiant quelques notions archaïques de nos procédés syntaxiques et grammaticaux ! Chaque projet linguistique historique obtenant succés était le fruit d' un projet complet de civilisation, conquérant et novateur ! Pire encore, ces concepts isolés et infructueux naquirent de l' initiative d' un nombre restreint de personnes issues d' une seule et même nation ... Pas de peuple ni d' histoire et encore moins de culture, ou d' institutions qui pourraient servir d' une part à les enseigner largement, d' autre part de faire partager des bases politiques progressistes communes … . De tels projes globaux représentent une menace pour les pouvoirs centraux qui préférent les nier plutôt que de voir triompher la solidarité citoyenne. Comment peut-on entreprendre un projet à vocation planétaire sur le fondement de recherches unilatérales ? Telles étaient donc les lacunes de ces projets méritants .

Mieux encore, le concept linguistiquedont il est question de faire la prospection devra avoir l' ambition de concrétiser les caractères d' une modification conceptuelle du langage oral et écrit ouvrant l'accès à une nouvelle forme de civilisation en facilitant la résolution des non-sens, confusion engendrée par la polyvalence sémantique ... insuffisances, carences et contradictions conceptuelles, directement imputables et inhérentes à nos vieux "vecteurs de préhension" .

Bien sur, il faudrait que ce programme global jouisse d' une véritable source de motivation suscitant sa diffusion au niveau mondial et procéder par diverses techniques complémentaires visant à son intégration; procédés dont il resterait à déterminer la chronologie comme l' importance respective :

- 1- Premièrement, il serait possible d' agir par inclusion progressive de ses concepts dans les systémes linguistiques en vigueur jusqu'à progressivement rapprocher les langages en les dotant de plus en plus de points communs,... -2- soit en l' introduisant par la voie scolaire en tant que langue parallèle, à l' instar de l' anglais à l' heure actuelle, ... -3- ou pour finir il serait possible de concevoir un "mode conceptuel parallèle", comme le fait le langage mathématique, qui compléterait nos modes de perception en survenant dans certaines hypothèses spécifiques ou le langage manque cruellement de clarté relativement à des nuances abstraites impalpables .

Le concept de réalité ( l' attachement des peuples aux cultures ) ramènera cependant inévitablement notre idéal comme un concurrent des langues locales, mais qu' importe, l' entreprise mérite à plus d' un titre d' être approfondie et poursuivie .

Je n' en détient évidemment pas le secret dans l' immédiat ! Bien que je détienne dans mon escarcelle quelques idées sur une refonte des "alphabets" . Nous pouvons pertinemment formuler quelques pistes de recherche.... Mais pas plus que "des pistes", car l' initiative et le travail d' ensemble doit être le fruit d' une coopération politique, d' une entente internationale et surtout d' une prise de conscience populaire mondiale; ... et si cela ne se faisait pas, c' est bien parce que tous y aurions mis de la mauvaise foi, et il ne serait pas juste d' en faire l' accusation qu' aux seuls pouvoirs politiques pour masquer nos propres responsabilités - Je vous exposerai ces pistes de maniére plus détaillée lors d' une prochaine réflexion afin de ne pas déborder outre mesure du sujet qui nous préoccupe, bien que nous l' effleurerons et l' avons effleuré probablement à de multiples reprises au cours de cette lecture .

Cette vision utopique d' une culture- langage "unique" n' est cependant pas conforme au modèle actuel d' évolution et de développement du genre animal - dont l' humanité n' est, qu' on le veuille ou non, qu' une composante ! Qu' un groupe s' écarte et se développe de manière isolée sur quelques générations, comme le prévoit les mécanismes naturels, incontournables, d' évolution des espèces ( émancipation d' une partie du groupe en phase de surpopulation ), et le bel édifice s' effondrerait par ricochet au bout de quelques décennies ! ... Les obstacles ne manqueront donc pas -

Cette prospection devra donc s' entourer du renfort de nombreuses disciplines modernes afin de réunir les éléments conceptuels de cette innovation - Sciences pour lesquelles personne n' était en mesure jusqu'ici de définir précisément un horizon palpable ou un but concret : Sciences psychanalytiques, philologiques, philosophiques, linguistiques et sémiotiques . Comprenez le sens de mon intuition : Je ne vois pas de hasard au fait que ces originales spécialités littéraires aient pour la plupart vu "le jour" récemment pour étudier le contenu de nos modélisations, précisément au moment où nos aberrations sont les plus observables : Pour mettre en exergue à la fois les impasses idéo-conceptuelles, comme le niveau de saturation des registres d' expressions de l'intelligence auquel nous sommes actuellement confrontés .

Elles sont donc à mes yeux les outils de prospection "inconscients" (?) d' une voie qu' il restait à définir - Elles ne peuvent avoir de sens si ce n' est celui inavoué de mettre l' accent sur la nécessité de revoir l' ensemble de ces outils conceptuels comme de proposer les nouveaux outils permettant de les corriger !? .... Un autre problème semble cependant s' ajouter à ce défi d' harmonisation :

Il s' agira d' une préoccupation d' ordre métaphysique pour définir l' orientation et le niveau à donner à ce nouveau moule conceptuel, car si certains semblent "en retard", d' autres sont probablement trop précoces, .... allés trop loin par rapport au potentiel du contexte d' ensemble ... ( "psychique, matériel et conceptuel") !

"L' équilibre" ( régle naturelle et immanente ) entre les tendances serait-elle une fois encore la solution au probléme ? C' est probablement sur ce point précis que la discipline des "Flux psychiques" pourrait trouver une de ses applications afin de définir un stade critique précédent les périodes de "régression"; niveau qu' il serait convenable de ne pas franchir... ou de le faire autrement ! Je vous conseille, sur cet ordre d' idée, la lecture du "principe de peter" (par L.-J peter & R. hull - livre de poche ) - ou il est fait référence ( page 169 à 174 ) aux dangers pour la race humaine d' atteindre son "niveau d' incompétence vitale" qui peut être considéré comme une singulière et originale traduction de notre problématique .

Outre les obstacles que nous venons d' aborder concernant la dérive et l' évolution des langages, il est fort probable que naissent de multiples résistances, notre utopique projet semble effectivement entaché par des difficultés de fait : Comme projet politique, le concept se heurtera à la résistance des forces centralisatrices, certes avec de moins en moins de force à mesure que la société d' information fera s' effondrer les dernières barrières idéologiques liées aux contraintes de la hiérarchie sociale . Mais encore, pour les mêmes raisons, l' entente internationale nécessaire à cet aboutissement sera-t-elle définissable, étant donnée le mode conflictuel de ces relations ?

J' en viens ici, parallèlement à ces difficultés politiques, à mesurer l' handicap majeur de nos tendances psychologiques profondes . Avez-vous remarqué que les enfants, qui sont d' excellents sujets d' investigation parce qu'il expriment leurs penchants sans retenue ni arrière pensée, aiment à se créer des codes secrets pour partager des informations en cercle fermé de quelques individus ... . Cela nous indique que les relations sociales sont le siège d' une ambiguïté qui engendrera inévitablement des sous-ensembles culturels . Que ce soit entre éléments d' un même groupe ou entre des groupes qui se côtoient, il se créé la nécessité de se comprendre mais jamais dans la plénitude qu' impose notre projet linguistique ! Ne vous déplaise, mais les petits secrets et l' exclusivité sont des constantes du comportement humain -

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........................................ Alors, sommes-nous en train de rêver ?.........................................................

Rien n' empêche de poursuivre nos efforts avant d' atteindre le point de non retour ( somme fatidique des contradictions ) engendrant la ( re-)chute cyclique des civilisations - Il est de notre devoir de refuser la fatalité ainsi que de chercher les solutions - La réussite se situe certainement dans la méthode ainsi que dans la chronologie, le reste relève de la volonté ... de notre volonté ! ?

Il y a urgence de parvenir à une telle coopération culturelle car les mêmes causes entraînent, la plupart du temps, les mêmes effets . Le compte-à-rebours pour de nouveaux drames semble enclenché;

l' actualité en fait foi à l' aube de ce 21° siècle - (... choc des cultures, confusion des idéaux et querelles internes des populations pour occuper les fonctions de direction ) . Je constate en effet, probablement comme vous, que les systèmes conceptuels en vigueur ne permettent plus de sortir des impasses générées lors de leur élaboration : Les exemples les plus probants se situent en matière économique & politique où se confrontent les principes idéologiques et leurs concrétisations matérielles, souvent contradictoires : Délocalisation des entreprises ( coûts prohibitifs en Europe ), fuite des capitaux en conséquence du poids des prélèvements obligatoires, système social en contradiction avec la conception libre-échangiste de l' économie, surenchères budgétaires des états en réponse aux attentes des populations, explosion des faits de corruption et des discours démagogiques en conséquence de la sclérose politique, etc ...; ... faites vos jeux, rien ne va plus ! ... Tout n' est peut-être pas négatif, mais les problèmes vont croissants ! ...... ( Fin extrait ...,... )

............. NB - Un langage universel n'a pas pour but de supplanter les autres ou de les remplacer : Cela serait inutile, impossible et dérisoire - Ce ne doit pas être le but ni l'objet de cette acquisition. Il s'agit plutôt de créer un édifice culturel commun, construit de concert entre les nations, aprés une réflexion spécifique au sein des CCU et capable, par les innovations conceptuelles qu' il intégre de permettre un saut de civilisation en incluant notamment les dernières acquisitions scientifiques. Science ne doit pas signifier un refus de la sphère cultuelle que peut contenir notre parcours religieux évoluant vers le monothèisme... et sachant encore que celui-ci n'est qune étape sur le chemin de l'absolu. L'idée personnelle que je m'en fais recoupe plusieurs aspects de la connaissance au point que chaque idéogramme de son "alphabet" doit s'intégrer au sein d'un calendrier universel monothéiste ( 1/13 environ sur 365 jours ) comme élément conceptuel signifiant d'une force et d'un concept qui sera transmis par voie scolaire. Ce calendrier doit encore permettre de transmettre par sa lecture quotidienne, attaché au concept linguistique, un aperçu mondial des pratiques et des fondements conceptuels monothéistes

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…................... Vous imaginez bien que je ne suis pas seul à défendre cette thèse de la limite conceptuelle du vocable et, pour ma part, de la nécessité d'entamer une recherche pour parfaire l'édifice du langage: Les plus illutres d'entre nous discutèrent du sujet - Extrait du livre «humain, trop humain» de nietzsche- N 11 –Le libre arbitre et l'isolement des faits -

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<<..... Notre perception courante, imprécise, prend un groupe de phénomènes pour une unité et l'appelle un fait; entre celui-ci et un autre fait, elle ajoute par l'imagination un espace vide, elle isole chacun des faits. En réalité agir et connaître ne sont pas des suites de faits et d'intervalles vides, mais un flux constant. Or la croyance du libre arbitre est précisément inconciliable avec la représentation d'un écoulement constant, unique, indivis, indivisible: Elle suppose que tout acte distinct est isolé et indivisible; elle est un atomise en matière de vouloir et de connaissance. De même que nous comprenons les caractères de façon imprécise, de même faisons-nous des faits; nous parlons de caractères identiques, de faits identiques: Il n'existe rien de tel. Cependant nous ne louons et ne blâmons qu'en vertu de ce faux postulat qu'il y a des faits identiques, qu'il existe un ordre hiérarchisé de genres de faits auquel correspondrait un ordre hiérarchisé de valeur; donc, nous n'isolons pas seulement les faits uns à uns, mais aussi à leur tour les groupes de faits prétendument identiques ( actions bonnes mauvaises, compatissantes, envieuses, etc)- commettant dans les deux cas une erreur.

- Le mot et le concept sont la raison visible qui fait que nous croyons à cet isolement de groupes d'action: ils ne nous servent pas seulement à désigner les choses, c'est la vérité de celles-ci que nous figurons à l'origine saisir par eux. Maintenant encore, les mots et les concepts nous induisent continuellement à penser les choses plus simplement qu'elles ne sont, séparées l'une de l'autre, indivisibles, chacune étant en soi et pour soi. Il y a cachée dans la langue une mythologie philosophique qui perce et reperce à tout moment, si prudent que l'on puisse être par ailleurs.

La croyance à la liberté du vouloir, c'est à dire des faits identiques et des faits isolés, a dans la langue son évagéliste et son défenseur persévérants. …. >>

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. Voici encore un extrait d'une page spécifique de mon site - Ces morceaux choisis permettent de ressentir quelques éléments de construction ou quelques concepts que doit inclure le nouveau concept linguistique -

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Extrait de la page... "sept prophécits" - Mis en commun de bout de texte pour y trouver une inspiration relative au sujet d'un langage commun à l'humanité dit "HUMA"- 

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L'univers tout entier, chaque chose en ce monde ne peut être à notre échelle humaine que d'origine matérielle tandis que la définition des vocables tenant à ces sujets devra être remaniée aussi bien sur les liens que sur la localisation de ses manifestations transitoires. Chaque chose de ce monde peut être traduite et s'analyser dans son essence sous la forme d'une composition vibratoire mais encore plus simplement se traduire puis comprendre à l'oreille profane sous forme d'un code manuscrit imitant plus ou moins fidèlement ces pulsations. Nos écrits, chants, musiques contes et toutes formes artistiques, lorsque ces manifestations exprimées en éléments généraux émergent spontanément du subconscient, ne sont alors que diverses transpositions figurées, plus ou moins subjectives, parcellaires et parasitées lors du passage vers la conscience, des composantes de cette source d'information primordiale
Notre instinct, guidé par l'écho de ce filament génétique contenant ladite fraction du message, mène invariablement et inlassablement nos actes, créations ainsi que l'essentiel des  manifestations de nos civilisations vers la recomposition intellectuelle symbolique du contenu de cette onde primordiale déchirée afin de nous mener vers le chemin remédiant à ces lacunes

L'informatique moderne née du troisième millénaire après J- C, outil d'excellence sorti de l'esprit des créateurs, reproduisant au plus près les mécanismes et la lettre de cette source d'information immanente, devant bientôt et provisoirement servir un mode d'acquisition «cérébro-informatique» engendrant l'élévation de nos engeances. Pour finir, cette conquête servira un mode combiné de transmutation «vibrato-énergétique» des compositions animales. Ce langage artificiel binaire, archaïque et servant d'abord les intérêts égoïstes des créateurs, parviendra à maturité pour servir ce dessein final lorsque le logiciel, copiant le savoir-faire du vivant et à l'image de la matière cérébrale, sera capable d'auto «réplication-évolution» de son contenu au même moment clés de l'apparition pour cette bio-technologie d'une capacité à intéragir et contrôler l'activation neuronale par les ondes vibratoires
«L'huma», et les avancées qui en seront la conséquence dans l'uniformisation du savoir permettront de voir au delà des frontières disciplinaires. Le bouleversement aura lieu dans tous les domaines de la vie, y compris dans les plus inattendus. Un jour prochain, les logiciels permettront de décrypter et comparer le génome avec les grandes oeuvres classiques musicales et quelle sera la surprise en réalisant que des morceaux sont la traduction de séquence complète du génome et que certains autres préparent l'oeuvre qui nous incombe de la compléter pour rétablir l'harmonie dans l'équation d'univers.
L'univers est manifestement un code ondulatoire imparfait dont nous avons peut-être la tâche de magnifier le destin en nous approchant dans un premier temps de sa source par une création linguistique ( permettant un sursaut de civilisation ) puis en traduisant finalement ce code en instrument génétique modifiant l'ordonnancement de l'univers.
Nous sommes encore à un niveau où nous les interprétons de manière "anthropomorphique" ou liées au domaine "cultuel" : Sans être faux, cela est incomplet et décrit trop étroitement au travers de disciplines encore cloisonnées entre elles : Nous devons connecter la métaphysique avec la science. Les phénomènes paranormaux doivent être liés à l'essence du phénomène vivant dans son ensemble et reliés à la cosmologie de manière concomitante à un langage mathématique au sein de l'équation d'univers dont la psyché humaine n'est qu'un vecteur d'expression et surtout ... la "clef" - L'univers est manifestement un code ondulatoire imparfait dont nous avons peut-être la tâche de magnifier le destin en nous approchant dans un premier temps de sa source par une création linguistique ( permettant un sursaut de civilisation ) puis en traduisant finalement ce code en instrument génétique modifiant l'ordonnancement de l'univers.

Il est notamment un lien invisible entre deux points les plus éloignés de l'univers fait d'un seule force, d'un seul élément reproduit à l'infini comme il est un lien entre deux dimensions fractales de l'univers – Le battement d'aile d'un papillon porte conséquence non seulement sur le climat aux antipodes mais aussi sur la vie d'une étoile à l'autre bout de l'univers. Ce lien passe par une trame matérielle invisible, omniprésente, interactive aussi bien que permanente dont les effets, agissant instantanément de proche en proche quelles que soient les distances sur l'ensemble des composants adjacents, sont notamment connus sous le nom trompeur et réducteur d'attraction gravitationnelle.  .......

Là se trouve le secret permettant de refonder puis d'unifier ta théorie.
      ..... Ainsi lorsque tu comprendras le parallèle entre ta substance, le message binaire issu des finalités technologiques intégrant ta création et la force qui tient les astres à leur place dans le ciel, ta civilisation touchera les sommets et tu seras enfin prêt pour servir le dessein du père

Ce langage oral, plus tard écrit puis finalement numérique et virtuel constitue l'irrémédiable différence entre l'homme et l'animal; spécificité nous conférant le droit de prétendre à la plus haute destinée par les secrets qu'il recèle. Cette faculté nous permit depuis des temps immémoriaux d'enserrer progressivement l'univers sous l'étreinte de la psyché. Là se trouve notre vocation spirituelle, issue de celle génétique sous l'emprise et le frein malheureux des tendances parasitaires à l'origine de notre corruptible enveloppe charnelle. 

       La perfection de cette étreinte par une civilisation donnée dépend intrinsèquement des institutions politiques et de transmission du savoir qui l'anime, permettant de satisfaire au mieux et en harmonie les échanges avec autrui et parallèlement avec sa biosphère, mais par ailleurs des capacités du langage à dépeindre la teneur ainsi que les variables tenant au monde réel.

      Telle doit être la première étape menant vers la réussite du destin lié à cette intelligence. Cette conquête est toujours en cours d'élaboration et cet élan d'être aujourd'hui en danger à l'aube de ce troisième millénaire puisque échappant aux contrôle des masses ainsi qu'au mouvement évolutif d'adaptation de l'intelligence aux acquis du savoir. Ce mécanisme d'adaptation tu mettras en oeuvre contre le courant conservateur des pouvoirs régressifs corrompus jouissant de l'ignorance des peuples. Plus rien ne viendra alors pervertir la force combinée des peuples vers la sagesse, au travers du meilleur de chacun, tiré de notre inconscient collectif. 
      De la structuration de ce langage lors de sa création dépend l'avenir, la durée et la prospérité d'une civilisation donnée. Ce code ainsi que le volume des croyances qui y sont rattachées cristallisent instantanément la hauteur de la vague induite par un courant de civilisation. De cette connaissance partagée naîtra une volonté future affirmée de remédier à l'inertie régressive du destin.
      Ainsi, fils d'Adam et Eve, Tu trouveras la plénitude dans l'accomplissement de ce destin lorsque ton verbe et le phrasé de ton langage seront capable d'intégrer au sein des concepts fondamentaux le lien entre ce qu'est la chose en soi et  l'ensemble des représentations ou variantes symboliques chronologiques dans l'esprit de l'homme – Les mêmes concepts établiront par ailleurs l'histoire et  les clés d'évolution du concept en intégrant les paramètres extérieurs directs influant la chose, ainsi qu'il fut imparfaitement tenté puis oublié à l'aube des temps bibliques partout sur la planisphère. Tu ne commettras point l'erreur de tes prédécesseurs privés de l'apport des sciences et ne te fieras point aux apparences car la chose n'est qu'à la croisée des trajectoires de l'information dont l'observateur peut s'enquérir ou percevoir les effets au travers de ses sens sur un instant donné.

       Cet alphabet novateur universel, après concertation et travail acharné semé d'embûche deviendra une acquisition mondiale partagée dont les caractères issus d'une "réflexion" combinée de tous les peuples se déclineront pour former les concepts. Cette écriture n'aura point besoin de valeurs arithmétiques car dans l'absolu, l'éternel voulut que dans l'esprit du sage, rien ne sert de compter : Chaque chose de cette dimension matérielle n'est que proportion ou partage de nécessité entre différentes forces; le devenir de l'objet devant être considéré comme un transfert ou déplacement de données vers un environnement dont les premiers éléments sont inclus dans le concept lui même.

................. Fin extrait ...............................

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.................... Voici encore divers articles tiers qui font état d'une expérimentation en ce doaine, même si je considère personnellement que la constuction de ce modèle linguistique que je nomme "l'huma" doit être l'oeuvre d'une activité collective mondiale organisée au sein des CCU, et non pas le fruit d'une minorité scientifiue isolée. 

....................... http://www.courrierinternational.com/article/2009/03/11/la-creation-d-un-langage-universel

Canada. La création d'un langage universel

 

Transportons-nous en février 2025. Devant son ordinateur portable, un jeune Québécois – appelons-le Maxime Clairemont – bavarde avec son ami russe Dimitri Ivanovich. “Il fait très beau à Montréal, cinq degrés et toujours pas de neige cette année.” En direct, son texte s’accompagne d’un court film en dessins animés en 3D que Dimitri comprend immédiatement. “A Moscou, c’est pareil”, signifie l’animation que notre protagoniste imaginaire reçoit en retour à Montréal : on voit la place Rouge baignée de soleil, parcourue de passants habillés légèrement. De la science-fiction ? Si peu. C’est le rêve qui enflamme le professeur de philosophie Lionel Audant, son fils, l’homme d’affaires Pascal Audant, les ingénieurs Benoît Ozell et Michel Gagnon, ainsi que le linguiste Nathan Ménard. Ensemble, ils veulent créer une interface graphique grâce à laquelle un Chinois et un Allemand, ou un Français et un Russe, pourraient échanger chacun dans sa propre langue et se comprendre en temps réel. L’université Nankai, à Tianjin, en Chine, participera également au projet. Ce dernier bénéficie pour l’heure d’un budget de 1,5 million de dollars canadiens [environ 900 000 euros], provenant notamment de l’organisme à but non lucratif Prompt Québec – qui organise, entre autres, des partenariats de recherche industriels-universitaires – ainsi que de certains fonds de recherche publics comme le Conseil de recherche en science et génie.

Les ingénieurs qui travaillent sur ce projet prévoient que, d’ici un an, une “grammaire” informatique transformant automatiquement des histoires simples en animations fournira les premières bases. Deux ans de plus seront nécessaires pour créer un prototype capable d’animer automatiquement des textes élémentaires, comme des contes pour enfants. Dans quatre ans, n’importe quel récit composé à partir d’une base de mots prédéterminée pourrait prendre vie à l’écran. Ensuite ? Tout devient possible, estime Lionel Audant. A son sens, le cinéma aussi s’intéressera à cet outil.

Dans cette recherche d’un langage universel, “nous allons rapidement nous heurter à l’abstraction”, déclare Pascal Audant. “Et c’est en ce sens que la langue chinoise a une longueur d’avance, car tout y est métaphorique”, poursuit le jeune homme d’affaires. Il explique que “la bonté” se dit et s’écrit en chinois : “la façon dont une mère agit avec son enfant”. Voilà quelque chose de plus facile et de plus concret à animer que le concept de bonté même. Il concède qu’une animation montrant une mère avec son enfant n’évoquerait pas nécessairement la “bonté” dans le cerveau des Occidentaux – “mais cela éveillerait un sentiment semblable”. Leur langage animé va nécessiter un apprentissage, mais il estime que “près de 1 milliard de personnes le comprendront sans difficulté”. Ainsi, nul besoin de comprendre les idéogrammes pour s’initier à ce nouveau langage : il faudra plutôt se familiariser avec la philosophie se trouvant derrière ce système qui arrive à représenter de manière concrète les concepts les plus abstraits, comme la bonté ou l’amour.

Nathan Ménard, professeur retraité en linguistique de l’université de Montréal, a éprouvé “une curiosité mêlée de scepticisme” lorsque les Audant l’ont sollicité. “Je percevais cela comme une innovation technologique de plus, voire un nouveau gadget”, avoue-t-il. Mais, à présent qu’il a constaté “le point de départ résolument conceptuel, ainsi que les produits de qualité déjà développés”, cette aventure lui semble aujourd’hui réaliste.

L’ingénieur Michel Gagnon, de l’Ecole polytechnique de Montréal, explique pour sa part qu’il a accepté de prêter son expertise scientifique aux Audant parce que le “projet était complètement fou”. Mais, ajoute-t-il, “à la différence d’un vrai projet de fous, nous avons une méthodologie scientifique”.
Quant à son collègue Benoît Ozell, expert en intelligence artificielle, il s’occupera de l’aspect graphique du processus informatique, qui “interprétera” les phrases pour les transformer en images animées.

Celui qui a déjà traduit une phrase dans Google sait que, mot à mot, le résultat est souvent ridicule. Michel Gagnon explique qu’il “faudra créer un outil qui décode les phrases, le bon sens et les inférences qu’elles contiennent”, dit l’ingénieur. Pour automatiser le tout, il devra par exemple créer un code signifiant “voler”, qui s’appliquera autant à un colibri qu’à un avion ou à un cerf-volant.

Repères
Principe universel dans la musique
David Rothenberg, ornithologue amateur, musicien de jazz et philosophe à l’Institut technologique du New Jersey, a réussi à établir un dialogue avec des cétacés dans les eaux d’Hawaii, rapportait en février dernier El Mundo. Pour Rothenberg, écrivait le quotidien madrilène, il existe un principe universel dans la musique, un rythme que nous avons en commun avec tous les êtres vivants sur terre. “Je ne peux pas l’affirmer, a-t-il déclaré au quotidien, mais il s’agit peut-être d’un processus évolutif des principes universels de la communication. C’est quelque chose que je ressens, moi, quand je joue de la musique.”( ...,...)

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..........................................  http://www.slate.fr/story/105273/chercheurs-langage-universel

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Des chercheurs affirment avoir trouvé un «langage universel»

Repéré par Vincent Manilève — , mis à jour le 07.08.2015 à 10 h 22

 

Le MIT prétend avoir trouvé une structure linguistique liant toutes les autres en elles.

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Tour de Babel | Pieter Bruegel the Elder via Wikimedia (domaine public)

Selon différentes estimations, le nombre de langues parlées dans le monde se situerait entre 3.000 et 7.000, les unes ressemblant rarement aux autres. À tel point que l’on se pose des questions sur l'existence de caractéristiques qui pourraient les relier entre elles. Malgré cette variété, certains spécialistes fantasment encore sur l’existence d’une «langue universelle», qui permettrait à tout le monde de communiquer entre eux, quelle que soit leur origine.

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Introduction

La Bible nous raconte, à propos de l’origine des langues, un mythe : c’est le mythe bien connu de la tour de Babel. Dieu, pour punir les hommes qui n’arrêtent pas de se disputer entre eux, décida de diviser la langue qui, à l’origine, est la même pour tous, en de multiples langues. A partir de l’origine idéale, celle d’une langue universelle, qui est aussi, on le voit, l’idéal d’une humanité une et unie, on en est venu à une pluralité, semble-t-il irréductible, des langues. Chaque nation a dorénavant sa propre langue.

Mais la langue universelle n’a-t-elle jamais eu d’existence ailleurs que dans le récit biblique? Et peut-elle jamais être réalisée?

I- Langue et culture

 

A- Langue et langage (Saussure)

D’abord, on doit bien distinguer, afin de ne pas opérer de confusion néfaste au traitement de notre sujet, la "langue" et le "langage". En effet, comme nous le dit bien Saussure, le langage n’est que la faculté propre à tout homme en tant qu’homme, de pouvoir parler, et de faire usage de la langue.

La langue, quant à elle, est définie comme "un ensemble de conventions nécessaires adoptées par le corps social pour permettre l’usage de la faculté du langage chez les individus". Dans cette définition, deux éléments sont importants : en effet, nous pouvons remarquer que, contrairement au langage, ce qui fait la différence spécifique de la langue, c’est qu’elle est conventionnelle, et aussi, sociale. La langue est un système d’expression et de communication, propre à un groupe humain déterminé.

Par là, on devine déjà que ce qui caractérise la langue sera quelque chose de culturel. Ce sont les membres d’une communauté donnée qui attribuent à un signifiant (image vocale ou acoustique) un signifié (image mentale ou concept). Ainsi, si un anglais, pour référer à ma "soeur", utilise le signifiant "sister", en français, ce sera "soeur".

Ce qui définit donc la langue, c’est, au-delà de sa conventionnalité, et donc, de son caractère arbitraire, ainsi que son caractère culturel et social, sa particularité. Alors que le langage est une capacité propre à tout homme en tant qu’homme, et à toute société, aussi primitive soit-elle (tout le monde parle), la langue, si évidemment elle est aussi, en ce sens, présente partout, est plutôt à penser comme une différenciation, ou une particularisation, de la faculté universelle qu’est le langage.

 

B- Le caractère conventionnel et culturel de la langue est un obstacle à l’existence langue universelle (la critique du cratylisme et de l’idéal d’une langue naturelle, première expression de la langue universelle)

Il semble donc que la définition même du terme de "langue", nous invite à affirmer que la langue universelle s’avère être :

1) non seulement inexistante en fait, mais encore,

2) littéralement impossible à réaliser.

En effet,

1) Il est évident que la langue universelle n’a aucune existence de fait. Il semble que de tous temps les hommes ont existé en communautés séparées, et qu’ils n’ont pas utilisé les mêmes termes pour désigner les mêmes choses.

2) Mais surtout, le caractère culturel de la langue est ce qui semble faire obstacle à la réalisation d’un tel projet.

En effet, si la langue est liée à une culture particulière, il semble bien qu’il soit impossible qu’il puisse exister une même langue pour tous, au sens où elle serait alors commune à tout homme. Peut-on ou pourra-t-on jamais, parler un jour la même langue? -Il semble plutôt qu’il y ait des frontières à jamais infranchissables dans ce domaine.

Ainsi, la thèse de Saussure signifie que la langue n’est nullement une relation simple entre signifiant et signifié. Ou même, qu’elle n’est nullement assimilable à la relation naturelle entre le mot et la chose, contrairement à ce que soutenait Cratyle, dans le dialogue du même nom de PLATON. Ainsi, en 383a, Cratyle affirme-t-il que le nom n’est rien d’autre que la propriété naturelle de la chose. Ainsi, selon Cratyle, qui soutient une théorie naturaliste du langage, "il existe une dénomination naturelle pour chacun des êtres", "un nom n’est pas l’appellation que certains donnent à l’objet après accord, en le désignant par une parcelle de leur langage, mais, il existe naturellement, et pour les Grecs et pour les Barbares, une juste façon de dénommer qui est la même pour tous".

Si cette thèse est vraie, alors, la langue universelle est tout à fait réalisable. C’est ce que nous montre bien la dernière phrase de ce texte. C’est bien l’idéal d’une langue universelle, la même pour tous les hommes, au-delà des particularités culturelles, qui est ici reproduit. Cratyle ne dit pas, certes, que cette langue universelle, qui est ici synonyme de langue naturelle, existe effectivement. D’ailleurs, il apparaît que des choses, ou des êtres, sont mal nommés : on leur a donné des noms qui n’étaient pas conformes à leur nature, et ils sont faux. Ainsi Cratyle dit-il à Hermogène, tenant de la théorie conventionnaliste du langage, en 384a, que " Hermogène " n’est pas son vrai nom : en effet, le nom signifie "de la race d’Hermès", dieu du gain ; or, Hermogène a des ennuis d’argent.

Ce que veut dire Cratyle, c’est que la langue universelle est tout à fait possible : il suffit de modeler les noms sur les propriétés réelles et naturelles des choses. Alors, en effet, nous aurions un moyen d’entente facile : il suffirait de désigner chaque chose par le mot qui lui appartient en propre. En ce sens, on ne voit pas ce qui pourrait bien faire obstacle à la réalisation d’une langue universelle :

a) elle ne serait plus liée aux décisions propres particulières à chaque société ou culture, et ne serait donc pas emprunte de tout le sous-bassement propre à chaque culture;

b) et surtout, il serait possible que tout homme en tant qu’homme la pratique en toute objectivité : nous dirions alors les mêmes choses avec les mêmes mots.

 

C- Difficulté du cratylisme : la langue n’est pas naturelle (Saussure)

Mais on voit que si, chez Cratyle, la langue universelle est réalisable, en tant que langue naturelle, et retour à ce qu’il peut y avoir avant toute intervention des conventions humaines, c’est à la condition que la langue se réduise à la relation simple mot/chose. En ce sens, effectivement, il est tout à fait possible qu’il puisse y avoir une langue universelle, puisque parler la même langue se réduit à employer les mêmes mots, pour désigner les mêmes objets.

Or, revenons à la définition saussurienne de la langue : il y avait l’idée d’une correspondance (instituée par l’homme en société) entre un signifié et un signifiant. Nous allons voir que tout n’est pas aussi simple que ce que croyait Cratyle!

En effet, dans son Cours de linguistique générale, Saussure dit bien que le signifiant est l’empreinte psychique d’un son, et le signifié, est l’idée à laquelle renvoie cette image. Ie, le signifié, ce à quoi réfère le signifiant, n’est pas la "chose", mais le "concept". (De même, le signifiant n’est pas le mot). Le signe linguistique est donc, non le rapport d’un nom et d’une chose, mais le rapport interne entre deux éléments psychiques.

Si bien que le rêve cratyliste d’une langue naturelle semble s’envoler, puisque :

a) la langue n’est pas une nomenclature

b) et surtout, elle implique un découpage linguistique et/ou conceptuel de la réalité.

Ainsi devient-il irréalisable d’avoir une langue naturelle (puisque le rapport entre signifié et signifiant est complètement immotivé et arbitraire) ; et complètement utopiste de croire pouvoir avoir une même langue pour tous. La langue ne consiste pas seulement à parler : ie, ce qui suffit à dire que nous parlons français ou anglais, n’est nullement l’emploi de mots comme "soeur" ou "sister", mais c’est que nous découpons, et classons, la réalité tout autrement les uns des autres. Et aussi, que les mots sont irrémédiablement, de par leur origine sociale, chargés d’un sens qui n’est parfois pas assimilable par d’autres.

Par exemple :

1) dire le mot "vache" en France et en Inde : nous avons beau parler hindou, quand nous utilisons le mot hindou qui correspond à notre mot pour désigner ce que nous croyons être la même chose, nous ne parlons pas de la même chose ou plutôt, du même concept. Pour un hindou, c’est en effet quelque chose de sacré, etc. Or, cela, la "chose" ne nous le dit pas. Il ne se passe donc pas la même chose en nous que chez l’hindou, quand nous prononçons le même mot -même si la chose est la même.

2) Cf. aussi l’exemple de Levi Strauss, au début de la Pensée sauvage : chez les chinook, on dit "la méchanceté de l’homme tue la pauvreté de l’enfant". On ne peut pas dire que cette phrase chinook correspond à la phrase française "le méchant homme tue le pauvre enfant".

En effet la phrase chinook est liée à la façon qu’ont les indigènes de voir le monde. Le découpage linguistique du réel, différent du nôtre, est irréductible, car il est lié au sous-bassement culturel propre à cette tribu (qui, en l’occurence, multiplie les espèces, alors que nous, nous séparons individus, genres, espèces). On ne peut donc pas par définition traduire authentiquement une langue différente de la nôtre, puisqu’on ne peut sortir de notre schème conceptuel.

Et, si on ne peut sortir de notre schème culturel, de notre culture, aors, on voit mal comment la langue universelle pourrait bien être réalisable. Il semble que l’obstacle majeur à la langue universelle soit donc, tout simplement, la différence et particularité des cultures. La langue est profondément culturelle et sociale, et, comme nous le disions au début, particulière par définition. On ne peut sortir de cette particularité.

S’il n’existe pas de langue universelle, c’est donc parce qu’il n’existe pas une nature humaine unique ; mais cette dernière est toujours particularisée.

 

II- La langue universelle ne serait-elle pas plutôt à entendre comme l’ensemble des propriétés communes à toute langue? (Chomsky)

Mais peut-être après tout avons-nous vu ci-dessus pris l’expression de langue universelle au pied de la lettre, ou, en un sens trop fort.

En effet, peut-être avons-nous été trop naïfs devant cette expression de "langue universelle". Nous avons dit qu’elle signifiait une même langue pour tous les hommes -et la question était alors de savoir si les hommes sont capables d’avoir une même langue. A cela, nous avons répondu par la négative, et nous avons dit que toute langue est particulière par définition (au sens de particulière à chaque peuple). En effet, si nous voulons alors dire que la langue universelle soit réalisable, il faudrait que nous soyions tous d’une même culture, ce qui est, de facto, irréalisable -quand bien même nous le voudrions...

Mais pourquoi ne pas prendre l’expression de "langue universelle" comme signifiant ce qui est commun à toute langue? En ce sens, la question devient celle de savoir s’il existe des points communs entre les langues existantes, ie, une structure identique. Elle serait alors, en ce sens, la structure de l’esprit humain. Ce projet de découvrir la langue universelle, cette structure linguistique d’où seraient dérivées toutes les langues particulières, correspond-il à une réalité, ou est-il une illusion?

A - Le projet chomskyen d’une grammaire universelle

Il appartient à Chomsky d’avoir entrepris un tel projet : il estime, dans son oeuvre Le langage et la pensée, avoir découvert ce qu’il appelle des "universaux linguistiques", ie, des structures communes à toutes les langues et inhérentes à l’esprit humain. Du moins, si nous disons qu’il les a "découverts", il serait plus approprié de dire que selon lui, cette hypothèse est nécessaire pour comprendre l’apprentissage du langage chez l’enfant.

Prenons un des exemples de Chomsky lui-même : selon lui, le principe selon lequel les règles d’une grammaire particulière dépendent de la structure des phrases, est un principe qui fait partie de ce qu’il appelle la "grammaire universelle innée", ie, l’ensemble des principes vrais dans toutes les langues naturelles.

Comment en arrive-t-il à cette affirmation? En disant qu’on en a besoin pour expliquer le fait que les enfants sont capables d’apprendre une langue qui a une grammaire complexe en un laps de temps relativement court, et en se basant sur des données limitées. On ne peut en rendre compte par l’hypothèse des essais et erreurs, donc, il ne reste plus, selon Chomsky, que son hypothèse : tout se passe comme si nous étions prédisposés à apprendre une grammaire qui comporte ce genre de règles, et comme si cette connaissance était par conséquent déjà inscrite dans la structure de la faculté du langage.

Chomsky soutient donc la thèse selon laquelle il existe une grammaire universelle innée, qui serait le domaine de compétences spécifique à notre espèce, ou encore, notre capacité cognitive propre.

On voit donc ici que la langue universelle est, pour Chomsky, l’hypothèse la plus explicative de l’apprentissage de la langue. Elle en rend compte : c’est donc qu’elle doit exister. Il existe bien des points communs à toute langue, et même, une structure universelle de la langue (non, précisons-le, du langage), et donc, de l’esprit humain lui-même. Ceci est tout à fait contraire à la thèse que nous avons tout à l’heure défendue, puisque, en effet, nous avons dit que ce qui faisait irrémédiablement obstacle à la réalité de la langue universelle, c’était que l’homme est avant tout un être culturel, et qu’il ne pouvait par conséquent, jamais avoir la même structure conceptuelle (= penser les choses de la même façon). Ici, nous avons, avec Chomsky, la possibilité de la réalisation d’une langue universelle. En effet, nous avons l’idée de base structurelle ou grammaticale, qui serait une et la même pour tous.

 

B- Difficultés de ce projet

La thèse chomskyenne est donc bien séduisante. Mais, de nouveau, qu’est-ce qui nous garantit de son bien-fondé? Qu’est-ce qui nous assure que la langue universelle au sens chomskyen, n’est pas un mythe, ie, une illusion?

En effet,

a) d’abord, la thèse chomskyenne n’est qu’une hypothèse explicative, et a priori en quelque sorte : qu’est-ce qui nous permet par conséquent, de pouvoir être assurés de sa vérité, ie, de l’existence effective de sa grammaire universelle innée, ou d’un noyau commun à toutes les langues (qui nous laisse ainsi l’espoir de réaliser une véritable langue universelle)?

Si il est vrai qu’on constate de nombreux points communs entre les langues, en effet, comme par exemple : des phrases, des verbes, etc., qu’est-ce qui nous assure que ce n’est pas dû à d’autres causes possibles?

b) Pourquoi pas le hasard? Par exemple, le fait qu’il y a eu des échanges culturels ; ou encore,

c) pourquoi les langues ne dériveraient-elles pas historiquement d’une langue commune unique? (évidemment, ici, on postule alors que l’existence originaire d’une langue universelle n’a pas été qu’un mythe).

Ou d) pourquoi pas en rendre compte par une sélection naturelle?

De plus, ne pourrait-on pas objecter à Chomsky que rien ne nous assure qu’il ne tombe pas, dans ses recherches, sous le coup de l’illusion propre à tout observateur situé par définition dans une culture déterminée?

En effet, si notre thèse selon laquelle nous ne pouvons jamais sortir de notre propre schème conceptuel est vraie, alors, rien ne peut jamais nous permettre de vérifier le bien-fondé d’une telle thèse. Peut-être projette-t-il encore sur les autres langues, des caractéristiques propres à la sienne, ce qui l’empêche de comprendre les différences des autres langues. Peut-être même participe-t-il d’une entreprise radicalement occidentale, ou rationaliste, qui veut tout réduire à l’identique.

Enfin, son hypothèse étant a priori, nous n’avons de toute façon aucun moyen de la vérifier.

 

Conclusion

Le projet de réaliser une langue universelle nous a paru impossible en raison du fait que la langue est un découpage conceptuel de la réalité, ce qui fait que toute entente réelle est à jamais impossible. Mais il nous semble possible, toutefois, qu’il existe une langue universelle au sens d’une structure universelle de toutes les langues. Certes, nous venons de le voir, ce n’est qu’une possibilité parmi d’autres seulement, et qui pourra donc toujours avoir ses détracteurs. Mais, nous pouvons dès lors au moins émettre la possibilité que la langue universelle n’est pas un mythe. Si Chomsky a raison, en effet, alors, elle n’est pas un mythe, et l’obstacle culturel n’en est plus vraiment un. Toutefois, le seul véritable projet de langue universelle qui semble pouvoir aboutir, ou du moins être parfaitement concevable, est celui qui existe au sein des langues artificielles, puisque chaque signe employé est univoque et n’est que formel, et, de plus, elle existe de fait (...,... ) - Fin extrait -

. ( ...,... suite sur le site, ... ) -

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