Marseille capitale culturelle 2012

 

                Marseille capitale culturelle 2012

 

                                   Me voilà consacré quasiment comme une vedette dans un article de la Provence du début du mois de Novembre 2011 ( Vendredi 2 novembre 2011 page 11 en haut à droite ) !  Ma participation par hasard à un "jeu-concours : "Le peuple de Marseille" sur le centre commercial "Grand littoral" invitant les habitants à décliner leur amour pour la ville me vaut d'être primé et récompensé par une séance photo et interview dont le reportage sera diffusé sur LCM. Un peu de modestie ! Il s'agissait simplement d'une opération culturelle et pour les citoyens de donner leur avis concernant l'image qu'il se font de la cité, les atouts ainsi que les choses qui méritent changement au sein de la cité phocéenne . Sur ce dernier point, croyez moi, ... j'ai des choses à dire ! J'y consacre d'ailleurs aujourd'hui un article complet dont je vous laisse juge -

Anodin ce concours ? Pas vraiment ! L"année 2012 se présente comme un tournant majeur de notre vie citoyenne. En effet, trois événements importants sont en préparation pour se disputer la vedette :

- La réalisation du MUCEM ( musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerrannée ) au J4 ( sur le port )-

- L'ouverture d'une année placée sous l'égide du débat culturel dont Marseille serait, dit-on, le noyau géographique méditerranéen -

- L 'attente d'un scrutin que l'on qualifie de majeur dans la vie politique Française : L'élection Présidentielle -

Ces éléments me laissent imaginer que cette année ne sera pas tout à fait comme les autres. Il faut battre le fer tandis qu'il est encore chaud et proposer la direction vers laquelle nous voulons voir ces débats s'orienter ! Je compte sur vous pour clamer haut et fort avec moi les idées de progrés qui me valent cette place sur le net ( ...uniquement si vous les partagez ! ). Mon idée se compose de cinq volets complémentaires :

1- Marseille culture : C'est en 1982 que le ministre de la culture Jack Lang institutionnalise la fête de la musique dont la date est fixée au premier jour du printemps . Cette manifestation culturelle de rue imprime un vrai dynamisme dans les quartiers où trop souvent les gens ne sortent plus par peur de l'inconnu où par manque d'activité planifiée . Cette fête insuffle une véritable dimension populaire pratique à l'exercice de cette discipline . Elle éclaire les vocations et redonne le contact avec le tissu associatif qui doit, de l'avis de tout le monde, rester maître de l'organisation de cette journée. Il serait peut être intéressant d'étendre cette pratique de rue à d'autres matières culturelles qui ne demandent qu' à s'exprimer de la sorte .

Je propose que sur le même principe, le premier jour d'été, soit ouvert un jour de libre exercice populaire dans le domaine de la danse et des disciplines d'expression corporelle . Que le même droit soit accordé au premier jour d'automne concernant l'art sculptural et la peinture. Pour finir, que ce même droit soit accordé le premier jour d'hiver concernant les disciplines théâtrales . Le calendrier saisonnier serait alors associé à un véritable battement de coeur culturel institutionnel dans une ville animée par le désir de vie. Les jeunes gens y trouveront l'occasion supplémentaire de faire la fête . L'idée ne posséde que des avantages sauf pour la municipalité d'assurer les services adéquats pour un bon déroulement.

2 Culture démocratique - Marseille fer de lance du débat démocratique -..... Parallélement j'aimerai que soit ouvert en cette occasion d'année culturelle un vaste débat contradictoire national sur l'avenir de la démocratie en Europe. Nous pouvons à Marseille donner l'exemple en prenant le point de départ de cette réflexion majeure. Fier de notre passé et faisant le bilan en bien, comme en mal de notre démocratie issue de la cinquième République, nous devons établir les grandes lignes de ce que doit être l'avenir de la démocratie dans le cadre d'une économie de long terme.

3 Culture bien être et détente -  Il est une chose qui caractérise le mode de vie et la mentalité des Marseillais : C'est l'effervescence et l'état d'excitation de notre population . Il suffit d'un rien et tout s'enflamme pour finir en bagarre. J'exagère probablement puisqu'il se dit d'un autre côté que "Marseille à un coeur gros comme le monde" - Les deux tendances se côtoient certainement en chacun de nous pour définir le contraste régissant le comportement marseillais. Marseille peut effectivement se définir par l'harmonie des contrastes. Cette dissonance s'affiche en chaque chose du paysage de notre littoral; tant dans la composition de son rivage côtier qui met en opposition un ensemble de collines asséchées et l'élément liquide à quelques encablures que dans un climat sec et chaud l'été faisant place parfois au rigueur de la neige en basse saison et pour finir dans le caléidoscope culturel d'une population où se cotoie les cinq continents . Etre marseillais, c'est se vouloir au carrefour du monde ! Certes, le Marseillais est parfois un peu tendu ! Cela est dù au stress et ce fleau sociétaire de la vie urbaine moderne doit être combattu avec des moyens simples et efficaces. En ce domaine, les asiatiques sont des exemples dont nous ferions bien d'observer et reproduire le modèle jusque dans la structure de l'entreprise puisque ces derniers proposent à leur employers des salons de massage et détente au sein des moyens de production. Sur ce modèle, nous devons proposer aux citoyens un ensemble de structure de détente mais nous savons tous que le principal foyer de tension demeure au sein de l'exercice professionel. Le domaine relationnel s'y exerce encore souvent de manière assez violente. Cela ne peut s'arranger si nous continuons dans la direction prise par les pouvoirs publics en ce début de millénaire. Les lois régissant l'exercice du travail comme les principes moraux de bienséance s'appliquent avec de plus en plus de difficiculté dans un contexte de pénurie et de crise économique . Place est faite dans la cité phocéenne aux patrons voyous qui n'ont plus de limite tant les organes de protection et de contrôle ont été progressivement mis "hors d'usage" ou en sommeil avec dans ce cas une complicité passive des autorités ( Il s'agit d'une question !? ). La loi existe toujours mais ni les ouvriers ( par crainte de représaille & de chômage ), ni les syndicats ( qui préférent se concentrer sur une revendication plus globale afin de sauvegarder les grands bastions du droit du travail ) et encore moins l'état ( en constante régression des moyens pour raison budgétaire ) ne peuvent ( veulent ) plus les faire appliquer . Où allons nous ? A l'aube de mes quarante ans, j'ai eu l'occasion d'oeuvrer dans le domaine de la sécurité, la vente et du transport de marchandises ou de personnes . Partout, à chaque contrat, j'ai eu l'effroi de constater de graves entorses à l'encontre du droit du travail . On quitte alors la société contrevenante dans l'espoir de trouver mieux mais ce n'est souvent que pour tomber sur des cas plus graves ou désespérants . Mon cercle relationnel ( famille, amis, travail ) confirme cette tendance quasi général du secteur privé . Mon pére par exemple, jadis fonctionnaire de police aujourd'hui retraité de la RTM, me racontait il y a peu le malaise des policiers chargés de faire respecter la loi sur la durée de conduite des chauffeurs routiers alors que leurs propres personnels dépassaient largement et réguliérement ces temps de conduite. j'ai acquis la certitide qu'il nous faut faire un état des lieux du réalisme et de l'applicabilité des lois du travail dans le contexte actuel, non pas pour arriver à une régression mais en vue de sensibiliser l'opinion sur l'incohérence de notre système juridique dont les fictions ne permettent plus d'assurer la paix sociale . Il y a en ce domaine une source incontestable de stress pour les citoyens qui se sentent bafoués et nourrissent un désir de revanche qui se retrouve dans la rue s'exprimant à la moindre occasion - En clair : Les gens savent et ruminent le fait qu'on se fout quelque part de leur gueule !! Il faut accroitre les moyens (personnels & juridique) de contrôle et d'action de l'inspection du travail ainsi que probablement d'étendre les moyens d'actions du syndicat afin de mettre en recul la délinquance impunie des patrons voyous .

................. Pourquoi par exemple ne pas créer un numéro d'appel gratuit où les citoyens pourrait exprimer ces violences professionnelles ou violations manifestes de la loi de manière anonyme ( ... anonyme ne voulant pas forcément dire de ne pas laisser son identité mais seulement de garantir la non divulgation de la source d'information ) et de permettre par recoupement, en cas de multiplicité, le déclenchement d'une procédure liant syndicats et divers organismes statistiques & de contrôle ou de conciliation ?

La décélération du mode de vie, l'abolition du stress se fera encore en éloignant la circulation du centre ville . Je sais que ce projet est à l'étude, voire en cours de réalisation mais les autorités peinent à accélérer un mouvement inéluctable ... La rue doit revenir aux piétons - Le prochain volet en fait le souhait -

4 - Marseille structure - Le stationnement ainsi que la circulation à Marseille s'avèrent être deux préoccupations gravissimes des Marseillais. Pas un jour ne passe sans qu'il y ait de graves incidents ou accidents dans la ville en raison précisément de ce réseau séculaire inadaptés aux impératifs du nouveau millénaire. Le résultat est affligeant y compris et surtout en cas de nécessité - Les services de secours peinent à grand renfort de sirènes hurlantes pour se frayer un passage entre les véhicules agglutinés en accordéon sur des routes toujours trop étroites. La ville sature toujours malgré divers travaux qui ne permettent pas de rétablir la fluidité du réseau routier . Nous devons demander la réalisation de travaux sur le réseau de transport collectif ( Metro & tramway ) afin d'étendre la desserte à l'ensemble de la cité par une véritable boucle autour de la ville et la traversant à l'abri du réseau classique saturé...( forme en "8" du réseau)  . Rigolez ! Ce n'est pas le cas puisque on peut constater un réseau dense de surface paralysé au moindre aléas tandis que la périphérie souffre toujours de vastes zones inoccupées par les moyens de circulation rapides que sont le métro et le tramways. Plus grave... ces moyens de transport sont inadaptés pour les personnes un tant soit peu chargées. Ils ne sont efficaces que pour la promenade ou certains trajets "travail-maison". Le lien avec les autres moyens de transport que sont le bateau et l'avion quasi inexistant alors que Marseille dispose de la spécificité de pouvoir tout lier en quelques points stratégiques ! La gare st Charles constitue l'exemple de perfection du lien entre les moyens de transport à généraliser vers les quais de la joliette et l'Aeroport marseille provence . Nos élus sont ils aveugles ? Tout cela est donc insuffisant et c'est pourquoi les citoyens préférent encore la voiture polluante personnelle puisque rien de décisif n'a été fait depuis trente ans ! Il s'agit surtout d'en demander la quasi - gratuité comme il se fait notamment dans la ville d'Aubagne, non loin de là dans la banlieue . Impossible ? La répartition budgétaire est un problème de choix qui se fait par le système des vases communiquants .

5 - Marseillais en colère - En tout cas moi je le suis !!  Parce que la deuxième ville de France mérite mieux qu'un réseau de transport et de desserte de second ordre, la pauvreté des animations culturelles et des solutions ou bricolages politiques à l'emporte pièce . La ville dispose d'un potentiel énorme qui est inexploité !

Il n'y a rien d'impossible si les citoyens affichent une volonté sereine et unie. Surtout que ce n'est pas du manque d'argent que nous souffrons mais d'une mauvaise utilisation menant au gaspillage, parfois de manière fort étrange ressemblant à la malversation ! Les cours des comptes ( nationale ou régionale ) dénoncent réguliérement un arsenal administratif ( nombre de personnels, structure matérielle & administrative ) pléthorique dont le rapport "nombre /efficacité / utilité" laisse souvent à désirer. J'ai par exemple en mémoire un étonnant reportage télévisuel dénoncant le scandale ( non spécifique à notre région ) de la multiplication aberrante des postes de direction de commission (gestion ou contrôle de volets spécifiques tenant aux services publics ) servant en réalité à compléter le salaire de certains élus locaux. C'est une réalité ! Certains élus complétent leur salaire en se faisant octroyer divers titres et fonctions administratives qui ne correspondent à aucune matériallité ( plus de 1000 euros/ mois par titre svp ... en plus de l'indemnité conventionnelle ). Notre argent passe en partie dans la trappe de ce réseau de copinage ! En quelle proportion ? Impossible à dire puisqu'il faudrait rendre public le listing complet des organismes, des personnels et des fonctions. Personne ne le fera - Pendant ce temps, vous marchez dans la merde ! ... Revenons à notre sujet - Outre ces dérives inquantifiables mais dont on connait l'existence, les transport en commun sont en déficit parce qu'il ne sont pas efficaces et subjectivement trop cher pour une grande partie de nos concitoyens. En présence d'un système efficace, ponctuel et financièrement accessible, le problème ne se posera plus . Le problème du transport des personnes doit être abordé avec plus de lucidité . Les tunnels routiers en construction au centre ville seront payants : Il ne constituent pas la solution finale ni encore moins la panacée à l'engorgement urbain. Il faut par ailleurs mettre un terme au problème de stationnement en cente ville en demandant la continuité du service public 24h/24h de certains transports collectifs ( metro- tram ) et correlativement que des parkings géants, gratuits et surveillés y soient associés aux quatre coins de la ville . Il n'y a pas d'autres solutions : Les citoyens de passage où travaillant au centre sans y habiter doivent laisser les véhicules à l'extérieur ... sur la périphérie. L'intérieur étant réservé ( gratuitement ) aux riverains et aux livraisons; la circulation se faisant uniquement par voie piétonne. Il est aberrant et scandaleux de demander comme il se fait aujourd'hui aux riverains de s'acquitter d'une cotisation fiscale pour stationner leur véhicule en bas de chez eux... dans la rue ! Nous en sommes pourtant là - Nous devons dénoncer cette dérive fiscale de la société de droit.

Sachez par ailleurs que le dispositif du stationnement payant constitue ( en dehors du concept de taxe fiscale de dissuasion, concept qui est lui même une abérration à lui seul sans le renfort une politique adaptée ...sauf à être une mesure provisoire, ... ce qui n'est pas le cas ! ) une abérration supplémentaire de notre droit ( souligné par nombreux professionnel des instances juridictionnelles ) qui marque le passage vers une société sans fondement moral des normes juridiques. Il s'agit seulement en réalité de trouver des éléments à ponctionner afin de remplir les caisses déficitaires des collectivités. Ce système met en place une taxation indirecte supplémentaire ( un impôt caché !) qui ne fait pas honneur à nos élus. Ces derniers ne souhaitant probablement pas voir les citoyens prendre conscience du taux réel de prélévement record atteint dans l'hexagone en complexifiant à outrance un système fiscal qui n'a rien à envier à l'ancien régime :  214 impôts et taxes diverses  frappant les contribuables dans les moindres recoins de leur action citoyenne . Fou ! Mon voisin commercant m'annoncait il y a peu s'acquitter d'une taxe spécifique supplémentaire parce qu'il disposait d'une enseigne extérieure - Son altesse souhaite-t- elle autre chose ? La multiplication des statuts fiscaux permettent de surcroit de créer, ou loger en catimini, des dispositifs dérogatoires pour "les amis" ( niches fiscales .... Hum... voilà qui peu expliquer beaucoup de choses ! ? ) . Nous travaillons ( ...nous les français moyens ) la moitié de l'année pour sa majesté ! Vous n'encaissez réellement votre argent qu'à partir du premier Juillet de chaque année, le reste revenant dans les caisses de l'Etat ou des collectivités, encore que cette estimation ne prend certainement pas en compte le paiement de la totalité des 214 taxes - Le stationnement payant est une arme supplémentaire dans cet arsenal de dissuasion fiscal masqué - Ce dispositif absurde atteste encore du fait que les dogmes politiques ainsi que ceux économiques de notre système démocratique sont en bout de course, tiraillés par les générations successives de politiques et menacent d'arriver prochainement au seuil fatidique du paroxysme contradictoire. Les logiques se ramifient, se superposent où se contredisent au point de faire perdre son sens à l'ensemble de la théorie. Nous arrivons au sommet de la prarabole et amorçons la descente aux enfers ! Avec le cortége de malheur que cette situation de non sens et d'incompréhension fait peser -

Il faut exiger la simplification et regroupement de notre système fiscal en quelques volets généraux avant d'entamer une vaste réflexion nationale sur l'ensemble des sujets menant au paradoxe . Cette contradiction s'immisce dans tous les domaines sans issue possible : Concernant le stationnement, il suffirait en apparence simplement de creuser quelques vastes parkings publics gratuits sous le centre ville ! Il en va pourtant de l'avenir du confort de vie dans notre cité phocéenne mais les élus répliqueront facilement qu'il n'y a plus d'argent et que des parkings privés existent déjà - Il y a donc bien un problème de définition de la logique du système dans son ensemble . Nous retombons conséquemment sur le problème plus général soulevé par notre institution du "collectif citoyen" qui doit fournir le point de départ d'un dialogue et de reflexion sur la matrice psychique dont le secret de fonctionnement renferme les réponses à l'ensemble de nos questions.

 ............... En attendant, le résultat immédiat de cette aberration est là : Ce dispositif fiscal est la conséquence d'un seul phénomène : Le  manque d'imagination comme l'absence de décision pertinentes prises en temps utile par les politiques au regard de l'évolution de la société et par conséquent le défaut de création de structures urbaines adaptées . Ils sont coupables !!

........... Mais c'est nous qui en payons le prix ! Il faut que cela change !  - Clamons tous ensemble notre mécontentement ainsi que notre avis sur la question par une lettre adressée en ces termes à Mr le Maire - Je plaisante !. ....   Quoi que ! ?...

                

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