Marseille capitale culturelle 2013

 

Marseille capitale culturelle 2012-2013

......................... et demain ?................

 

Calanque à Marseille.

                                   Ne soyons plus modeste - Me voilà consacré quasiment comme une vedette dans un article de la Provence du début du mois de Novembre 2011 ( Vendredi 2 novembre 2011 page 11 en haut à droite ) !  Ma participation par hasard à un "jeu-concours : "Le peuple de Marseille" sur le centre commercial "Grand littoral" invitant les habitants à décliner leur amour pour la ville me vaut d'être primé et récompensé par une séance photo et interview dont le reportage sera diffusé sur LCM. Un peu de modestie ! Il s'agissait simplement d'une opération culturelle et pour les citoyens de donner leur avis concernant l'image qu'il se font de la cité, les atouts ainsi que les choses qui méritent changement au sein de la cité phocéenne . Sur ce dernier point, croyez moi, ... j'ai des choses à dire ! J'y consacre d'ailleurs aujourd'hui un article complet dont je vous laisse juge -

Anodin ce concours ? Pas vraiment ! Les"années 2012 et 2013 se présentent comme un tournant majeur de notre vie citoyenne. En effet, trois événements importants sont en préparation pour se disputer la vedette :

- La réalisation du MUCEM ( musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerrannée ) au J4 ( sur le port )... et la cloture de grands travaux structurels et urbains censés redonner un nouvel élan à la ville-

- L'ouverture d'une année placée sous l'égide du débat culturel dont Marseille serait, dit-on, le noyau géographique méditerranéen -

- L 'attente d'un scrutin que l'on qualifie de majeur dans la vie politique Française : L'élection Présidentielle -

Ces éléments me laissent imaginer que cette année ne sera pas tout à fait comme les autres. Il faut battre le fer tandis qu'il est encore chaud et proposer la direction vers laquelle nous voulons voir ces débats s'orienter ! Je compte sur vous pour clamer haut et fort avec moi les idées de progrés qui me valent cette place sur le net ( ...uniquement si vous les partagez ! ). Mon idée se compose de cinq volets complémentaires :

Notre-Dame de la Garde surnommée « la Bonne Mère » est une basilique, la gardienne des marins et des pêcheurs

1- Marseille culture : C'est en 1982 que le ministre de la culture Jack Lang institutionnalise la fête de la musique dont la date est fixée au premier jour du printemps . Cette manifestation culturelle de rue imprime un vrai dynamisme dans les quartiers où trop souvent les gens ne sortent plus par peur de l'inconnu où par manque d'activité planifiée . Cette fête insuffle une véritable dimension populaire pratique à l'exercice de cette discipline . Elle éclaire les vocations et redonne le contact avec le tissu associatif qui doit, de l'avis de tout le monde, rester maître de l'organisation de cette journée. Il serait peut être intéressant d'étendre cette pratique de rue à d'autres matières culturelles qui ne demandent qu' à s'exprimer de la sorte .

Je propose que sur le même principe, le premier jour d'été, soit ouvert un jour de libre exercice populaire dans le domaine de la danse et des disciplines d'expression corporelle . Que le même droit soit accordé au premier jour d'automne concernant l'art sculptural et la peinture. Pour finir, que ce même droit soit accordé le premier jour d'hiver concernant les disciplines théâtrales et oratoires . Le calendrier saisonnier serait alors associé à un véritable battement de coeur culturel institutionnel dans une ville animée par le désir de vie. Les jeunes gens y trouveront l'occasion supplémentaire de faire la fête . L'idée ne posséde que des avantages sauf pour la municipalité d'assurer les services adéquats pour un bon déroulement.

La culture, c'est aussi le débat démocratique et la possibilité pour les citoyens de venir s'informer et débattre des grands sujets de société : Apprendre ce qu'est la démocratie et quelles en sont les composantes humaines et idéologiques. Je déplore qu'une grande ville comme Marseille, qui n'est pas un cas isolé, ne possède aucun grand centre de conférence institutionnel (.... je parle bien d'un lieu institutionnel : Un espace multiple répertorié, doté de plusieurs amphithéâtres - aménagé et prévu à cette fonction unique du débat et de l'apprentissage des citoyens aux grandes orientations et courants idéologiques ) où les associations pourraient initier et organiser le débat démocratique . Alors à quand ce genre de réalisation Mr Le Maire ? 

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Le fort Saint-Jean doit son nom à la commanderie des Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem.

2 Culture démocratique - Marseille fer de lance du débat démocratique -.....

Parallélement à ce premier point, comme beaucoup de Marseillais, j'aimerai que soit ouvert en cette occasion des années culturelles un vaste débat contradictoire national sur l'avenir de la démocratie en Europe. La démocratie ne s'arrête pas en cours d'élaboration. La cinquième République ne fait pas l'unanimité et dans tous les cas, elle ne peut se contenter de ses résultats approximatifs. Il reste tant à faire pour que les institutions soient hors de tous les soupçons des citoyens. Nous pouvons à Marseille donner l'exemple en prenant le point de départ de cette réflexion majeure. Ce débat National doit être collectif, paratgé et faire place à tous les courants d'opinion. Fier de notre passé et faisant le bilan en bien, comme en mal de notre démocratie issue de la cinquième République, nous devons établir les grandes lignes de ce que doit être l'avenir de la démocratie dans le cadre d'une économie de long terme. Ce grand débat rejoint le paragraphe précédent sur les lieux de conférence contradictoires où se dérouleront ces débats.

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Calanque à Marseille.

3 Culture bien être et détente -  Il est une chose qui caractérise le mode de vie et la mentalité des Marseillais : C'est l'effervescence et l'état d'excitation de notre population . Venez y passer un jour et vous découvrirez ! Il suffit d'un rien et tout s'enflamme pour finir en bagarre. J'exagère probablement puisqu'il se dit d'un autre côté que "Marseille à un coeur gros comme le monde" - Les deux tendances se côtoient certainement en chacun de nous pour définir le contraste régissant le comportement marseillais. Marseille peut effectivement se définir par l'harmonie des contrastes. Cette dissonance s'affiche en chaque chose du paysage de notre littoral; tant dans la composition de son rivage côtier qui met en opposition un ensemble de collines !@#$%^&*échées et l'élément liquide à quelques encablures que dans un climat sec et chaud l'été faisant place parfois au rigueur de la neige en basse saison et pour finir dans le caléidoscope culturel d'une population où se cotoie les cinq continents . Etre marseillais, c'est se vouloir et se définir comme étant au "carrefour du monde" ! Certes, le Marseillais est parfois un peu tendu ! Coléreux même - Cela est dù au stress et ce fleau sociétaire de la vie urbaine moderne doit être combattu avec des moyens simples et efficaces.

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.................    En ce domaine, les asiatiques sont des exemples dont nous ferions bien d'observer et reproduire le modèle jusque dans la structure de l'entreprise puisque ces derniers proposent à leur employers des salons de massage et détente au sein des moyens de production. Sur ce modèle, nous devons proposer aux citoyens un ensemble de structure de détente mais nous savons tous que le principal foyer de tension demeure au sein de l'exercice professionel. Le domaine relationnel s'y exerce encore souvent de manière assez violente. Cela ne peut s'arranger si nous continuons dans la direction prise par les pouvoirs publics en ce début de millénaire. Les lois régissant l'exercice du travail comme les principes moraux de bienséance s'appliquent avec de plus en plus de difficiculté dans un contexte de pénurie et de crise économique . Place belle est faite dans la cité phocéenne aux patrons voyous qui n'ont plus de limite tant les organes de protection et de contrôle du droit ont été progressivement mis "hors d'usage" ou en sommeil ( merçi mr sarkozy ) avec dans ce cas une complicité passive de certaines autorités ( Il s'agit d'une question !? ). La loi existe toujours mais ni les ouvriers ( par crainte de représaille & de chômage ), ni les syndicats ( qui préférent se concentrer sur une revendication plus globale afin, croient-ils, de sauvegarder les grands bastions du droit du travail ) et encore moins l'état ( en constante régression des moyens pour raison budgétaire ) ne peuvent ( veulent ) plus les faire appliquer . Où allons nous ? A l'aube de mes quarante ans, j'ai eu l'occasion d'oeuvrer dans le domaine de la sécurité, la vente et du transport de marchandises ou de personnes . Partout, à chaque contrat, j'ai eu l'effroi de constater de graves entorses à l'encontre du droit du travail . On quitte alors la société contrevenante dans l'espoir de trouver mieux mais ce n'est souvent que pour tomber sur des cas plus graves ou désespérants . Mon cercle relationnel ( famille, amis, travail ) confirme cette tendance quasi général du secteur privé . Mon pére par exemple, jadis fonctionnaire de police aujourd'hui retraité de la RTM, me racontait il y a peu le malaise des policiers chargés de faire respecter la loi sur la durée de conduite des chauffeurs routiers alors que leurs propres personnels dépassaient largement et réguliérement ces temps de conduite. J'ai acquis la certitide qu'il nous faut faire un état des lieux concernant le réalisme et l'applicabilité des lois du travail dans le contexte actuel, non pas pour arriver à une régression mais en vue de sensibiliser l'opinion sur l'incohérence de notre système juridique dont les fictions ne permettent plus d'assurer la paix sociale . Il y a en ce domaine une source incontestable et répétée de stress pour les citoyens qui se sentent bafoués et nourrissent un désir sournois de revanche qui se retrouve dans la rue, s'exprimant à la moindre occasion - En clair : Les gens savent et ruminent le fait qu'on se fout quelque part de leur gueule !! A l'image de nos routes Marseillaises, saturées en permanence, où quelques travaux de façade et l'aménagement de quelques rond-point tentent de nous faire oublier la nécessité première de revoir le schéma d'ensemble de circulation dans la ville. Il faut certes en ce domaine du droit du travail accroitre les moyens (personnels & juridique) de contrôle et d'action de l'inspection du travail défaillante ainsi que probablement étendre les moyens d'actions du syndicat afin de mettre en recul la délinquance impunie des patrons voyous . Il faudrait pour cela revoir beaucoup de choses et ce n'est pas la direction choisie par nos élus qui préférent jongler avec cet équilibre des forces. La responsabilité vient aussi de la passivité des citoyens qui préférent jouer la carte de la mauvaise complicité  : Delation et compétition indécente sont alors les armes pour évincer les collègues - Voilà encore une explication de ce climat -

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Ajoutez à cela le système "piston Généralisé "( basé sur le relationnel - comment vous expliquer ce phénomène ? Si vous convoitez un domaine d'activité peu lucratif ou à petit niveau de revenu, les places sont disponibles et se répartissent de manière égalitaire selon des critères peu ou prou objectifs, ... en revanche si vous convoitez un niveau au dessus ( 3000 euros ), il devient impératif, pour y arriver dans des délais raisonnables où sans encombres, d'être "recommandé", coopté, soutenu par un protecteur ou un quelconque système bienveillant ) ou "Mafia" ( s'appuyant sur la force armée des gangs, système s'opposant au diktat des clans établis par la nomenklatura bureaucratique ou économique : Aucun des deux systèmes ne peuvent convenir aux citoyens lambdas qui n'aspirent qu'à une vie paisible. Surtout que la rumeur prétend que ces mafias peuvent occasionnellement servir et recouper la sphère institutionnelle dans un dessein de "pouvoir" ... mais c'est une rumeur ! L'éventualité théorique demeure au moins concevable et c'est pourquoi nous devons prendre garde contre ces dérives ) ... se généraisant dans nos régions, qui laisse bon nombre de marseillais jugés peu ou pas assez coopératifs sur le côté,...ou encore la banalisation ici-bas d'un système de surveillance et d'autorité se jouant entre tolérance et répression ( tolérance et "passe droit" pour les complices et répression feutrée pour les contradicteurs ) suivant le dégré de proximité relationnel .... et vous comprendrez aisément les raisons d'un tel climat de haine qui se confond souvent avec un retranchement ethnique. Car le but, dans un tel climat délétère, sera de constituer un bloc solide face à un voisin qualifié d'ennemi potentiel par une interprétation partisane : Il s'agit de replacer le débat de la lutte des classes sur la lutte instinctive des races : Tout est bon pour sauver le système. Je vous rassure, c'est pareil partout ! Mais la République ... ce n'est pas celà !!  Attention ! Il s'agit d'un jugement personnel - Je ne suis qu'un simple citoyen, je peux me tromper -

La question serait alors de se demander comment et pourquoi nous sommes arrivés dans les travers de cette situation absurde mettant, ici et ailleurs, les citoyens à bout de nerf ?

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..................... Je pense que nos politiques peinent à mettre en oeuvre les éléments nécessaires à l'éclosion de la société de demain. Nous sommes dirigés par de mauvais chef qui pensent plus à leur carrière ou à l'avenir de leur groupuscule qu' à l'intérêt général sur une vision de long terme. La situation que nous vivons, n'est pas le fruit du hasard. Cette dégradation des conditions de vie, par ricochet, se répercute in fine sur le mode de vie et la mentalité des citoyens. Un vrai chef est quelqu'un qui pense à autrui avant lui même et cette abnégation n'est plus dans l'air du temps. La politique rime aujourd'hui comme depuis fort longtemps avec le court terme et la lutte groupusculaire favorisée par le combat démocratique hypocrite ne fait qu'amplifier le phénomène d'une surenchère absurde. C'est  sur ce point que se replace la problématique de la manipulation subtile et la nécessaire reconquête citoyenne du pouvoir pour redescendre les escaliers des innombrables fictions ou surenchères politiques, comptables et juridiques de notre société. Ceux-là ( les cadres supérieurs de la nation ) ne veulent pas engager de vraies réformes en profondeur : Progressistes, citoyennes et allant vers un mieux être général car ce changement bouleverserait l'équilibre pernicieux qui les maintient au pouvoir - Les besoins réels d'une société moderne nécessitent de revoir le système dans son ensemble et de tout reconstruire puisqu'il est impossible de faire du neuf dans le cadre d'un système archaïque et dépassé .................... mais les forces au pouvoir, malgré les apparences, s'y opposent. Cependant, le suffrage oblige les équipes gouvernementales à une surenchère démagogique d'échéance en échéance du calendrier républicain afin de simuler les paramètres évolutifs matériels que doit présenter la machine sociétaire à la hauteur des indicateurs statistiques, en réalité tronqués. Alors, de cascde en cascade hiérarchique, de promesses en apparences trompeuses, d'ordres aberrants en d'objectifs irréalistes pour compenser l'immobilisme, de constructions inutiles en fictions en tous genres, les cadres intermédiaires ainsi que les agents d'application et de production subissent sur leurs épaules une pression cumulée d'obligation de rendement ou d'efficacité qui devient imposssible à tenir ou psychologiquement imposible à gérer. A défaut d'agir sur les vraies variables, les autorités tirent et déforment les petits accessoires ou instruments placés sous leur autorités; au point de devoir souvent inventer une action devenue impossible. Au lieu d'améliorer ou changer les processus ainsi que les logiques de "production- réalisation", les cadres agissent alors sur des sous-catégories fonctionnelles donnant l'illusion d'une action.

. La vérité doit éclater pour dénoncer la fracture entre projets insensés ou faux résultat....  et la réalité des faits. La mission nous incombe . Il faut dénoncer et retranscrire, de la base où tout est visible, la moindre aberration (.... impossibilité ou contradiction de réalisation tenant à la technique, aux moyens matériels, à la loi, au facteur temps,, humains, budgétaire, etc .... ) du système à l'échelon de l'application et dans tous les domaines sur des "sites internet spécialisés" gérés par un partenariat "syndicat- collectif d'employés" afin de mettre en évidence ces aberrations et leurs origines. A défaut, les syndicats ou organes faisant défaut, signeront leur connivence et révéleront leur complicité avec le système.

...............  Vous vous sentez coupable ou nul ? Non ! Le problème ne vient pas de vous mais des aberrations en cascade imposées par de mauvais chefs pour des raisons obscures ! .... Alors dites le haut et fort !

Il en va tout autrement pour les patrons voyous -

Calanque de Sormiou (Marseille)

..........................................   Pourquoi par exemple, en ce domaine du droit du travail, ne pas créer un "numéro d'appel gratuit" - organe cogéré par les syndicats et des collectifs d'employés organisés par branche "prof"- où les citoyens pourrait exprimer les violences professionnelles ( psychologiques et psysiques ) ou violations manifestes de la loi de manière anonyme ( ... anonyme ne voulant pas forcément dire de ne pas laisser son identité mais seulement de garantir la non divulgation de la source d'information ) et de permettre par recoupement, en cas de multiplicité, le déclenchement d'une procédure liant syndicats et divers organismes statistiques, étatiques & de contrôle ( ou de conciliation )? Pourquoi pas en venir à la création d'une "commission parlementaire" étudiant ce phénomène légal de tolérance avec la transgression de la loi dans les milieux professionnels ?? Il s'agit de mesurer l'ampleur comme les conséquences de ce phénomène et de les restituer aux citoyens ? Où en sommes nous de la République des droits des travailleurs ? Il s'agit d'une idée -

La décélération du mode de vie, l'abolition du stress se fera encore en éloignant la circulation automobile du centre ville, ... en étalant la ville à la place de la concentrer en construisant toujours plus de tours infernales en l'absence d'une désserte suffisante. L'exemple de callelongue est assez symbolique, voire pathétique, avec son cortège de projet urbain et son unique route saturée pour désservir le quartier. On nage dans l'absurde : Il semble évident pour tout le monde que les infrastructures doivent précéder l'urbanisation - Ce n'est pas le cas - pourquoi ne pas mettre en oeuvre un "coefficient de desserte" par zone d'habitation, calculé en fonction des voies de communication par rapport au volume de construction; et limitant l'urbanisation . Je sais par ailleurs que ce projet d'étalement des villes est à l'étude, voire en cours de réalisation à certains endroits mais les autorités peinent à accélérer un mouvement inéluctable ... La rue doit, par exemple revenir  et demeurer uniquement aux piétons - Le modéle de circulation urbain à Marseille est ridicule : Des rues montent et descendent pour se croiser plus bas dans tous les sens sous le regard mécanique synchronisé de feux tricolores arbitrant ce balai imbécile. Le prochain volet en fait le souhait -

 

Un voilier ancien dans le port de Marseille

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4 - Marseille structure - Le stationnement ainsi que la circulation à Marseille s'avèrent être deux préoccupations gravissimes des Marseillais. Pas un jour ne passe sans qu'il y ait de graves incidents ou accidents dans la ville en raison précisément de ce réseau séculaire inadaptés aux impératifs du nouveau millénaire. Le résultat est affligeant y compris et surtout en cas de nécessité : Les services de secours peinent à grand renfort de sirènes hurlantes pour se frayer un passage entre les véhicules agglutinés en accordéon sur des routes toujours trop étroites. La ville sature encore et toujours malgré divers travaux qui ne permettent pas de rétablir la fluidité du réseau routier . Nous devons demander la réalisation de travaux sur le réseau de transport collectif ( Metro & tramway ) afin d'étendre la desserte à l'ensemble de la cité par une véritable boucle sous terraine autour de la ville et la traversant à l'abri du réseau classique saturé...( circulaire sous terraine en forme en "8" du réseau partant de luminy aux quartiers nords )  . Rigolez ! Ce n'est pas le cas puisque on peut constater la création d'actualité d'un réseau dense et superfétatoire de surface paralysé au moindre aléas tandis ... que la périphérie souffre toujours de vastes zones inoccupées ou non desservies par les moyens de circulation rapides que sont le métro et le tramways. Plus grave... ces moyens de transport sont inadaptés pour les personnes un tant soit peu chargées. Ils ne sont efficaces que pour la promenade ou certains trajets "travail-maison"... ce qui est certes déjà pas si mal ! ... mais insuffisant au regard du fameux rapport "service & efficacité / coût". Le lien avec les autres moyens de transport que sont le bateau et l'avion quasi inexistant alors que Marseille dispose de la spécificité de pouvoir tout lier en quelques points stratégiques ! La gare st Charles constitue pourtant l'exemple type de perfection du lien entre les moyens de transport à généraliser vers les quais de la joliette et l'Aeroport marseille provence : Voilà trente années que l'on y réfléchit mais ce n'est touours pas fait - . Nos élus sont ils aveugles ? Tout cela est donc insuffisant et c'est pourquoi les citoyens préférent encore la voiture polluante personnelle, créant bouchon et pollution, puisque rien de décisif n'a été fait depuis des decennies ! Il s'agit surtout et principalement d'en demander la  gratuité pour tous comme il se fait notamment dans la ville d'Aubagne, non loin de là dans la périphérie Marseillaise . Impossible ? La répartition budgétaire est un problème de choix qui se fait par le système des vases communiquants . Rien n'est impossible, il suffit d'en avoir la volonté - De faire des choix - Ce n'est visiblement pas l'orientation choisie par nos élus et c'est bien dommage !

................................................    Pire encore et pus grave, nos rues, que dis-je ... la plupart de nos rues et trottoirs sont super dangereux et terriblement accidentogènes !

L'actualité, répétitive comme en ce malheureux week-end du 12 avril 2014 devant la préfecture de marseille & Aix en Provence ( cf La provence du dimanche 13 Avril 2014 : Un enfant et une personne âgée sont décédés ) en atteste. Nous le vivons quotidiennement malgré les promesses d'un meilleur lendemain soutenus par quelques travaux de façade. Tout cela me fait dire que quelque chose ne va plus dans nos mégapoles. Rouler; marcher devient impossible sans prendre des risques insensés en de nombreux endroits des centres urbains ! - La raison, trés simple, se présente à plusieurs niveaux dont je ne reprends ici que les plus marquants :

1) ..... Pour satisfaire les enjeux ou défis de demain, nous faisons cotoyer aux mêmes endroits en l'absence des volumes nécessaires et dans de mauvaises conditions de nombreux modes de circulations ( transport collectif - velos - piétons - voiture ) incompatibles. Cet ensemble cohabite sur des voies contigues trop étroites mal définies, mal ou pas protégées, mal indiquées et mal structurées. En certains endroits de la ville, les trottoirs sont inexistants ou réduits à quelques centimètres de bordure avec des poids lourds qui menacent de vous rouler dessus !!! Les piétons marchent parfois sur les routes avec des voitures dans le dos ! .... Des écoles y sont à proximité et des enfants traversent les rues dans le rallye infernale des automobilistes excédés par les bouchons. Certaines routes sont à peine large pour faire passer une voiture mais l'on force la nature pour y faire passer des bus et y placer un stationnement dangereux ou génant ! ( rue d'Italie - 6°) Les voies cyclables apparaissent puis disparaissent soudainement - Les cyclistes sont en danger - Les espaces de stationnement, les aires de livraisons de commerce représentent un scandale qui suscite un stress incroyable pour tous les professionnels du transport ( exemple de la rue paradis 6° ) : Absence de lieux spécifique adaptés et suffisants. Aucun réglement sur les horaires de livraison ne sont respectés. Le résultat ne peut être que catastrophique. Des travaux sont entrepris mais sans revoir le schéma d'ensemble - C'est du bidon !

2) .... Faire du neuf sur du vieux est impossible : Des experts du génie civil tentent de concevoir le Marseille de demain sur un modèle de structuration urbain datant de plusieurs siècles . Il faut reconstruire la ville quartier par quartier comme il s'est fait par exemple quartier du rouet ( Marseille 6°) en examinant consécutivement le schéma de circulation piéton, collectif et automobile. Les artères principales doivent être élargie en empruntant de l'espace sur le parc immobilier- Les villes sont criblées de routes qui vont dans tous les sens et se croisent partout : On pourrait croire, avec un esprit mal placé qui n'est pas de bon aloi dans ce récit, que nos élus sont payés au kilomètres de route. Il est nécessaire d'en supprimer au moins la moitié ( ... des routes ). Il faut voir grand comme il se fait au USA où les rues et les trottoirs offrent un espace digne à chaque mode de transport sans les contredire.

Entrée du port de Marseille.

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4 bis - Marseillais en colère - En tout cas moi je le suis !! 

Parce que la deuxième ville de France mérite mieux qu'un réseau de transport et de desserte de second ordre, la pauvreté des animations culturelles et des solutions ou bricolages politiques à l'emporte pièce . La ville dispose d'un potentiel matériel ou humain énorme qui est inexploité !

Il n'y a rien d'impossible si les citoyens affichent une volonté sereine, unie et déterminée. Surtout que ce n'est pas du manque d'argent que nous souffrons mais d'une mauvaise "utilisation-répartition" menant au gaspillage, parfois de manière fort étrange  ! Les cours des comptes ( nationale ou régionale - critique à l'égard de l'institution : les organes souffrent d'un manque de contradiction ), dont les rapports sont curieusement trés mal publicités auprés des populations, dénoncent réguliérement un arsenal administratif ( nombre de personnels, structure matérielle & administrative ) pléthorique dont le rapport "nombre /efficacité / utilité" laisse souvent à désirer. J'ai par exemple en mémoire un étonnant reportage télévisuel dénoncant le scandale ( non spécifique à notre région ) de la multiplication aberrante des postes de direction de commission ( gestion ou contrôle de volets spécifiques tenant aux services publics ) servant en réalité à compléter le salaire de certains élus locaux. C'est une réalité ! Certains élus complétent leur salaire déjà conséquent en se faisant octroyer divers titres et fonctions administratives qui ne correspondent à aucune matériallité ( plus de 1000 euros/ mois par titre svp ... en plus de l'indemnité conventionnelle ). On peut parler presque "d'emploi fictif". Notre argent passe en partie dans la trappe de ce réseau; ...certains malotrus parleraient de copinage, moi d' embauche sélective ou de cooptation ! En quelle proportion ? Impossible à dire puisqu'il faudrait rendre public le listing complet des organismes, titres des personnels et des fonctions. Personne ne le fera -

Pendant ce temps, vous marchez dans la merde ! ... Revenons à notre sujet - Outre ces dérives dont on connait l'existence, malheureusement inquantifiables, les transports en commun sont en déficits parce qu'il ne sont pas efficaces et subjectivement trop cher pour une grande partie de nos concitoyens. En présence d'un système efficace, ponctuel et financièrement accessible, le problème ne se posera plus . Le dilemme du transport des personnes doit être abordé avec plus de lucidité . Les tunnels routiers en construction en cette année 2011--2012 au centre ville seront payants : Il ne constituent pas la solution finale ni encore moins la panacée à l'engorgement urbain. Scandale des chantiers Marseillais dont la L2 fait illustration en travaux depuis 1994 : On se demande bien les raisons (réelles) qui peuvent retarder ce chantier de désengorgement du centre ville depuis plus de 18 ans - Moi j'en vois bien une, absurde, qui ne présente qu'un avis personnel instinctif de citoyen paranoïaque, proposée sans preuve matérielle, donc à prendre avec prudence et à confirmer par d'autres lectures plus objectives : Je trouve étonnant que ce tunnel public gratuit, en construction retardée pour encore de belles années, puisse venir troubler la tranquilité monopolistique rentable d'un tunnel payant ( Prado carénage ) assurant le même trajet. Oubliez, je dois me tromper !

Il faut par ailleurs, de bon sens, à mon avis, mettre un terme au problème de stationnement en cente ville en demandant la continuité du service public 24h/24h de certains transports collectifs ( metro- tram ) et correlativement que des parkings géants, gratuits et surveillés y soient associés aux quatre coins de la ville . Il n'y a pas d'autres solutions : Les citoyens de passage où travaillant au centre sans y habiter doivent laisser les véhicules à l'extérieur ... sur la périphérie. L'intérieur étant réservé ( gratuitement ) aux riverains et aux livraisons; la circulation se faisant uniquement par voie piétonne. Il est aberrant et scandaleux de demander comme il se fait aujourd'hui aux riverains de s'acquitter d'une cotisation fiscale pour stationner leur véhicule en bas de chez eux... dans la rue ! Nous en sommes pourtant là - Nous devons dénoncer cette dérive fiscale de la société de droit.

Sachez par ailleurs que la généralisation en centre ville du dispositif de stationnement payant ( tarif résident ) constitue ( en dehors du concept de taxe fiscale de dissuasion, concept qui est lui même une abérration à lui seul sans le renfort une politique adaptée ...sauf à être une mesure provisoire, ... ce qui n'est pas le cas ! ) une abérration supplémentaire de notre droit ( souligné par nombreux professionnel des instances juridictionnelles ) qui marque le passage vers une société sans fondement moral des normes juridiques. Je n'évoque même pas ici la gène, le stress ou le danger occasionné par ce problème majeur et récurrent car nous avons dépassé en ce domaine le paroxysme contradictoire : Les gens en viennent parfois à se battre pour obtenir un stationnement ou pour déloger un véhicule génant. N'observons dans ce chapitre que l'aspect technique et fiscal - La taxe fiscal sur le stationnement est une aberration sans précédent - Il s'agit seulement en réalité de trouver des éléments et richesses matériels à ponctionner afin de remplir les caisses déficitaires des collectivités. Cette quête n'a pas de fin - Ce système met en place une taxation indirecte supplémentaire ( un impôt caché !) qui ne fait pas honneur à nos élus. Ces derniers ne souhaitant probablement pas voir les citoyens prendre conscience du taux réel de prélévement record atteint dans l'hexagone en complexifiant à outrance un système fiscal qui n'a rien à envier à l'ancien régime :

 214 impôts et taxes diverses ( cf article suivant : http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_imp%C3%B4ts_et_taxes_fran%C3%A7ais ) frappant les contribuables Français dans les moindres recoins de leur action quotidienne . Fou ! Mon voisin commercant, restaurateur, m'annoncait il y a peu s'acquitter d'une taxe spécifique supplémentaire parce qu'il disposait d'une enseigne extérieure visible pour signaler son emplacement - Son altesse souhaite-t- elle autre chose pour s'habiller ? La multiplication des statuts fiscaux permettent de surcroit de créer, ou loger en catimini, des dispositifs dérogatoires pour "les amis" ( niches fiscales .... Hum... voilà qui peu expliquer beaucoup de choses ! ? ) . Nous travaillons ( ...nous les français moyens ) la moitié de l'année pour sa majesté ! Vous n'encaissez réellement votre argent qu'à partir du premier Juillet de chaque année, le reste revenant dans les caisses de l'Etat ou des collectivités, encore que cette estimation ne prend certainement pas en compte le paiement de la totalité des 214 taxes - Le stationnement payant est une arme supplémentaire dans cet arsenal de dissuasion fiscal masqué - Les contradictions du sujet sont au nombre de deux : Pour être toléré et bien vécu, le stationnement, payant ou pas, doit être suffisant ( nombre de place // solution de transfert : véhicule en périphérie et déplacement collectif pour rejoindre le centre des villes ) et ( ou ) abordable en terme de prix - Aucun de ces paramètres n'est satisfaisant dans les grandes villes : Le nombre de place de stationnement reste insuffisant et aucune solution institutionnelle de substitution n'est proposée - Le prix du stationnement comme du transport collectif reste prohibitif pour les classes populaires - J'en veux pour preuve la fraude, les incidents, les incivilités qui émaillent la tranquillité de nos mégapoles. La répression policière en ce domaine précis est souvent vécue, selon les dires spontanés des marseillais, comme .... la complicité d'un gang de racket. J'exagère, certes, puisqu'il faut rappeler qu'il ne peut y avoir de respect des régles sans "police".

Ce dispositif d'ensemble, absurde, atteste encore du fait que les dogmes politiques ainsi que ceux économiques de notre système démocratique arrivent en bout de course, tiraillés par les générations successives de réformes politiques en cascade et menacent d'arriver prochainement au seuil fatidique du paroxysme contradictoire : La loi n'est plus respecté, les régles de loi ne sont plus appliquées car elles créent trop de conflits. Les logiques se superposent et se contredisent au point de faire perdre son sens à l'ensemble de la théorie. Nous arrivons au sommet de la prarabole et amorçons la descente aux enfers ! Chaque année, les gouvernements pris à la gorge créent ou augmentent la liste de l'arsenal fiscal sans pouvoir désamorçer la situation des illogismes. Toute la logique est à revoir mais personne ne veut ni ne peut mettre en oeuvre l'élan nécessaire à des réformes de profondeur. Le blocage ne peut à l'opposé que mener à une crise majeure, avec le cortége de malheur que cette situation de non sens et d'incompréhension fait peser -

..................................................        Il faut exiger la simplification et regroupement de notre système fiscal en quelques volets généraux simples avant d'entamer une vaste réflexion nationale sur l'ensemble des sujets menant au paradoxe . Cette contradiction s'immisce dans tous les domaines sans issue possible : Concernant le stationnement, il suffirait en apparence simplement de creuser dans les mégapoles quelques vastes parkings publics gratuits sous le centre ville ou en périphérie mais rien n'avance ! Il en va pourtant de l'avenir du confort de vie dans notre cité phocéenne mais les élus répliqueront facilement qu'il n'y a plus d'argent et que des parkings privés existent déjà - Il y a donc bien un problème de définition de la logique du système dans son ensemble . Nous retombons conséquemment sur le problème plus général soulevé par notre institution du "collectif citoyen" qui doit fournir le point de départ d'un dialogue et de reflexion sur la matrice psychique dont le secret de fonctionnement renferme les réponses à l'ensemble de nos questions.

 ............... En attendant, le résultat immédiat de cette aberration est là : Ce dispositif fiscal indirect est la conséquence d'un seul phénomène : Le  manque d'imagination comme l'absence de décision pertinentes prises en temps utile par les politiques au regard de l'évolution de la société et par conséquent le défaut de création de structures urbaines adaptées . Ils sont les premiers coupables !!

 

........... Mais c'est nous qui en payons le prix ! Il faudrait que cela change !  - Clamons tous ensemble notre mécontentement ainsi que notre avis sur la question par une lettre sympathique adressée en ces termes à Mr le Maire - Je plaisante ! ....   Quoi que ! ?...

                 .................................................. illustration ........................................

.;.. articles tiers - ( extraits ) :

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................. http://www.maitredufour.com/medias/scandale-enlevements-illegaux/

 

LE SCANDALE DES ENLÈVEMENTS ILLÉGAUX

 

Les véhicules de la fourrière arpentent nuit et jour les boulevards des grandes agglomérations. La consigne est donnée aux chauffeurs : sus à l’automobiliste mal stationné ! Un mal nécessaire ? Sûrement. Des pratiques toujours licites ? Rien n’est moins sûr.

Rapides et maniables, ce sont principalement des petits 4×4 qui veillent au grain dans les centres urbains. Equipés d’un panier de levage articulé, ils soulèvent avec une déconcertante facilité n’importe quel véhicule mal garé. Grâce à leur gabarit compact, ils évoluent au mieux dans la circulation et, détail d’importance, s’engouffrent sans peine dans les parkings étroits ou souterrains des préfourrières. Rien ne vaut l’efficacité de telles “abeilles”.

Des privés au service de l’Etat 
Les préfets confient ce marché à des sociétés privées, sur le principe de la délégation de service public. Un très bon moyen pour l’Etat de se décharger des problèmes de fonctionnement du système, et un très très bon moyen d’aiguiser la hargne du fourriériste, qui se rémunère sur le nombre de véhicules enlevés. Rien de répréhensible a priori sachant que sont ici sanctionnées des infractions au code de la route. Pour autant est-ce une raison suffisante pour confondre juge de paix et chasseur de primes ? Car l’affaire prend des tours et des détours forts différents selon que vous habitez Marseille, Lyon ou Champigny- sur-Marne (94). Bon an mal an, on dénombre environ 700 mises en fourrière par jour à Paris (2,2 millions d’habitants) contre 70 seulement pour le département du Val-de-Marne (1,3 million d’habitants). Notez par ailleurs que le montant à payer pour récupérer son auto s’avère plus élevé dans les villes de plus de 400 000 habitants. D’autre part, si l’on admet que code de la route et code pénal oeuvrent pour le bien de tous, les fourrières auraient elles-mêmes à craindre le glaive de la justice…

On s’arrange avec les règles ?
Avec cette enquête vous allez découvrir les failles juridiques d’un système qui tourne à plein régime. A Paris, les PV d’enlèvements tombent parfois au rythme d’une voiture enlevée toutes les deux minutes. Or, la simple lecture des textes de loi éclaire sur l’illégalité d’une bonne part de ces mises en fourrière quotidiennes. Pourtant, en haut lieu, on évite d’y regarder de trop près, alors même que forces de l’ordre, dépanneurs, gardiens de fourrière savent tous pertinemment que les règles sont bafouées. Et pour cause, tous connaissent les limites techniques et légales d’une si secrète “carte blanche”. Explications.

Une loi très évasive
Dès que l’on se penche sur les textes réglementaires, divers problèmes surgissent. Flou juridique, contradictions, contraintes opérationnelles… Dans certains cas, la procédure d’enlèvement devient aussitôt particulièrement contestable.

1. D’office, un métier au cadre flou
Toute opération de remorquage est régie par l’arrêté du 30 septembre 1975. Ce texte, pas tout jeune, fixe avant tout le cadre réglementaire de la profession de dépanneur. Il y est fait état du mode opératoire d’un dépannage dit “relatif à l’évacuation des véhicules en panne ou accidentés”. Et la fourrière, on en parle où ? Le problème : cet arrêté de 1975 ne reconnaît en fait absolument pas l’évacuation d’un véhicule mal garé ! Une mise en fourrière n’a en effet rien à voir avec une panne ou un accident de la route. Au passage, si un incident majeur survenait lors de ces opérations d’enlèvement, n’importe quelle juridiction ne manquerait pas de souligner cette étrange attribution de compétences… Mais, au fil du temps, l’usage a voulu que soit acceptée cette dérive juridique. Les professions de dépanneur et de fourriériste ont été considérées comme ne faisant qu’une. Dès lors, c’est bien l’arrêté de 1975 qu’il faut appliquer. Appliquons-le et passons au point n° 2.

2. Des restrictions catégorielles
L’article 7 de ce fameux arrêté de 1975 précise que “tout véhicule de remorquage […] doit être pourvu d’une autorisation du préfet de mise en circulation délivrée sous la forme d’une carte blanche barrée de bleu” (voir ci-dessous). Cet indispensable sésame s’obtient après en avoir fait la demande auprès des Dreal * (Driee ** en Ile-de-France). Cette carte fait état de diverses mentions administratives (propriétaire, immatriculation, poids…) et permet de répertorier les dépanneuses en quatre catégories : A, B, C, E. Chaque catégorie s’y voit signifier ses limites (poids maxi à tracter, rayon d’action) en termes de remorquage. En cas de souci de conformité, les services gouvernementaux doivent, en principe, s’opposer à la délivrance de la carte blanche. Dans les faits, et puisque leurs responsables sont nécessairement au courant des choses, on autorise ouvertement les dirigeants de fourrière à utiliser des véhicules non adaptés à la situation. La preuve avec les points 3 et 4.

3. Pas plus de 1 800 kg en remorque
Les “dépanneuses” de la fourrière qui nous préoccupent aujourd’hui relèvent de la catégorie A : cellequi distingue ces agiles petits 4×4 des plus grands camions plateaux (catégorie B ou C). Le Toyota Land Cruiser ou le Land Rover Defender visibles sur les photos ci-contre sont deux modèles représentatifs de cette catégorie, et les plus utilisés. Le problème : une catégorie A n’a pas le droit de remorquer un véhicule d’un poids total autorisé en charge (PTAC) supérieur à 1 800 kg ! L’article 6 de l’arrêté de 1975 se révèle très explicite sur les possibilités des catégories A : “véhicule permettant de remorquer un autre véhicule d’un poids total autorisé en charge inférieur ou égal à 1 800 kg”. Léger souci, la plupart des autos actuelles dépassent allègrement ce PTAC. Cela freine-t-il les fourrières ? Voyez ci-contre…
Autre injonction de la loi : interdiction de dépasser 60 km/h durant le remorquage. Course au rendement oblige, nous avons constaté que cette limite n’était guère respectée et ne l’avons jamais vue sanctionnée.

4. Parfois limité à 500 m et 25 km/h
En fonction de sa date de mise en circulation et de son équipement, une petite dépanneuse de catégorie A peut aussi intégrer la catégorie E et devient alors A-E. Cela concerne “les véhicules spécialisés dans les opérations de dégagement rapide des chaussées” qui leur impose d’être équipés “d’un ou plusieurs dispositifs [engin de levage, chariot, dolly]”. Les dolly en question sont justement les chariots à ROULETTES dont se servent les fourriéristes pour soulever, déplacer et tracter les autos en infraction. Le problème : la catégorie E n’est pas autorisée à remorquer un véhicule avec roulettes sur plus de 500 m ! Elle n’est censée que le rapprocher d’un camion plateau, qui trop gros, n’aura pu intervenir, dans une rue étroite par exemple.
Et 500 m c’est peu… Durant notre enquête, nous avons maintes fois suivi de tels équipages sur plusieurs kilomètres ! De plus, en configuration E, la loi impose un maxi de 25 km/h. Là encore, on roule bien au-dessus…

5. Des interprétations “pratiques
Interrogés par nos soins, les plus avertis du monde du dépannage s’offusquent parfois de toutes ces contradictions juridiques. Pour se dire “en règle”, certains se retranchent derrière les possibilités de conduite offertes avec un permis BE (remorque de plus de 750 kg) ou C (poids lourds) et les règles communes du remorquage. C’est oublier un peu vite que, dans ce cas, la prétendue remorque (en l’occurrence une voiture mal garée) devrait posséder un système de freinage indépendant. Condition à laquelle elle ne peut aucunement répondre. D’autres, empêtrés dans les textes, concluent (à tort) qu’une dépanneuse de fourrière tractant un véhicule est aussitôt à considérer comme un ensemble à trois essieux, et donc légal… Un micmac dû à l’absence de textes officiels clairs qui laisse le champ libre à toutes les interprétations. ( ................, .................. )

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............................... http://television.telerama.fr/television/fourriere-amendes-radars-l-enquete-incendiaire-de-m6,65359.php
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Fourrière, amendes, radars… l’enquête incendiaire de M6

MA VIE AU POSTE |

Le  
Samuel Gontier

Bernard de la Villardière, ce parangon du journalisme d’investigation, ne recule devant aucun danger : il est filmé au milieu de la chaussée d’une grande artère parisienne. « Enquête exclusive va vous montrer l’envers du décor de la circulation dans les grandes villes de France, à Paris et en province. » Mercredi soir, M6 dégainait un numéro spécial du magazine consacré à la « chasse aux voitures dans les villes ».



Ce n’est plus une chasse, c’est la curée, un massacre ! « Pour les AUTOMOBILISTES et les conducteurs de deux-roues, la pression n’a jamais été aussi forte. Radars, fourrière, amendes en tous genres, on ne cesse de sortir son carnet de chèques ou son portefeuille. » Scandaleux ! En tant que conducteur d’un deux-roues en tous genres – mon vélo –, je suis indigné. Bernard de la Villardière embraye : « Vous allez découvrir les arnaques, les grandes combines, les petites astuces de tous ceux qui ont décidé de vous déclarer la guerre. » Quoi ? On m’a déclaré la guerre ? Je ne me laisserai pas vaincre sans résistance. Tiens, je vais préparer des cocktails Molotov. « Fourrière, radars, le grand ras-le-bol des AUTOMOBILISTES. » Oui, ras-le-bol ! Marre des ennemis de la liberté qui martyrisent des citoyens conducteurs sans défense !



« Se garer dans les grandes villes, c’est presque mission impossible, commence le premier reportage. A Paris, il y a 3 millions de voitures pour 230 000 places de parking, un nombre en baisse de 15 % en dix ans. » Ce n’est pas Jacques Chirac qu’il faut juger ! C’est Bertrand Delanoë, pour crime contre l’humanité des AUTOMOBILISTES ! Bien sûr, « les incivilités peuvent créer des bouchons et des accidents ». Mais, une fois qu’on a dit ça, on n’a rien dit. Les victimes, elles, ont d’autres arguments bien plus convaincants, comme le prouve un micro-voitures :« On est des vaches à lait ! » « C’est un business ! » « C’est du racket organisé ! »La gabelle du XXIe siècle. 



Le reporter de M6 a infiltré la branche armée des antivoitures – une société d’enlèvement –, où il a lié connaissance avec Malek, grutier à Paris depuis deux ans. Sa mission : « Nettoyer des rues dans le XIXe arrondissement. » Malek le reconnaît, il est payé au rendement : « Faut faire du chiffre. » « Ce système de rémunération est illégal », assène le commentaire, avant de citer des chiffres terrifiants : « 250 000 enlèvements par an, + 25 % en cinq ans, 30 millions d’euros de recettes. » On comprend la réaction des honnêtes conducteurs dont la voiture est victime d'une tentative d'enlèvement. « C’est du racket ! », répète une boutiquière dont le 4x4 était garé en double file. « Une fois de plus, la commerçante n’aura pas d’autre choix que de régler les frais de pré-fourrière. » Pas le choix. C’est l’amende ou le kidnapping du véhicule.



Aveuglés par leur idéologie sécuritaire, les fonctionnaires de police qui verbalisent les conducteurs sont capables de résister aux plus tentantes tentatives de corruption. « Car certains AUTOMOBILISTES sont prêts à tout pour récupérer leur voiture », ils n’hésitent pas à proposer de l’argent liquide, des cadeaux en nature pour éviter l’enlèvement de leur 4x4 ou de leur vélo. Pire, saviez-vous que les ravisseurs, pour augmenter leur rendement, violent impunément le code de la route en grillant des feux rouge, en roulant en surcharge ? « Mais, à Paris, la police n’intervient jamais contre les grutiers. Aucune réclamation possible. » Nous vivons dans une véritable dictature. Qui donc se dressera pour nous libérer du joug de l’Etat profiteur ?



« A l’Hôtel de ville, le Conseil de Paris vote le budget de la préfecture de police. Philippe Goujoun, député UMP, est très remonté. Il condamne les excès des fourrières municipales. » Ah ! Enfin un homme politique courageux, qui ose s’attaquer au terrorisme de Bertrand Delanoë. Il a bien mérité qu’on lui laisse le micro ouvert. « Pour lui, la préfecture de police cherche à faire toujours plus d’enlèvements pour compenser le budget insuffisant que lui alloue la Mairie de Paris. En 2011, environ 13 millions d’euros sont prévus pour financer le marché des enlèvements. Mais les coûts sont estimés à plus de 15 millions d’euros. » Ça confirme l’analyse d’un honnête usager : « C’est l’Etat qui se régale, c’est ceux qui sont au pouvoir. »

Un Etat mafieux, si l’on en juge par les pratiques de ses affidés. « Certains grutiers ont des techniques encore plus limites pour augmenter leurs enlèvements. La stratégie : se mettre les contractuelles dans la poche. » Devant la caméra cachée, un grutier obtient de contractuelles qu’elles aillent verbaliser dans certaine rue avantageuse en échange d’un sachet de croissants. « Mais les croissants ne seraient pas le seul cadeau destiné à améliorer la bonne entente entre les services de police et les sociétés d’enlèvement. » Les fins limiers de M6 ont infiltré une réunion entre le patron et ses salariés dans une société d’enlèvement. « Je ne vais quand même pas leur payer des croissants tous les jours ! », s’insurge un grutier flouté. Et pourquoi pas des pains au chocolat, tant qu’on y est ?



Changement de décor.
 Fini, les bourreaux du cœur de la ville, place aux chevaliers blancs de la sécurisation des parkings. « Dans les villes plus petites, la fourrière remplit avant tout des missions de service public », au même titre que la Poste ou l’Education nationale. « Nous sommes en Seine-Saint-Denis. Ici, les grutiers n’enlèvent pas des voitures mal stationnées mais des épaves qui pourrissent sur les parkings des cités. » Une vraie démarche altruiste guidée par des convictions humanitaires. 

« Ce soir est un soir particulier pour la fourrière Moulin,
 annonce le reporterembedded dans une dépanneuse. C’est le 31 décembre, des dizaines de voitures brûlent. » Une véritable aubaine pour multiplier les missions de service public. Cependant, les serviteurs de l’intérêt général doivent attendre le Jour de l’an pour que les carcasses calcinées aient fini de refroidir. « Toute la journée, les grutiers vont enchaîner les allers-retours. »

 ......................... fin extrait ................................................................................................................................
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