THEORIE DU COMPLOT

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Le mot est lâché ! Nous voilà plongé dans ce nouvel article au sein de la si redoutable et contestée ''théorie du complot'' - Dans quel sens faut-il voir cette curieuse notion ? Est-elle futile ou y a -til quelque chose à en apprendre ? Je le crois .... et c'est l'objet de fond de cet article -

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Je regarde la télévision, je parcours l'actualité, .... comme tout le monde ! Je regarde encore les films, les journaux, ... . J'écoute la radio, mais encore les discussions de comptoirs dans les bars, dans les rues, entre camarades de travail en salle de pause, sur les réseaux sociaux ( BEURK ! - Vade retro ), etc ....

Personnellement, je n'adhère pas à ces réseaux du tout car j'estime que internet doit servir avant tout à communiquer de l'information "utile" et il y a dérive en cette matière concernant ces réseaux sociaux du net - LOL - .... mais cela doit venir de ma personne car tant de gens en font leur partenaire du quotidien, leur raison de vivre parfois. Je respecte mais ce n'est pas pour moi - 

J'écoute...  et je constate pourtant que des rumeurs y naissent ! Ces médias deviennent les relais de ces fameuses rumeurs de comptoir .... Etrangement. Fou !! - Je suis bête et je veux comprendre. Je regarde alors ce qu'est la "théorie du complot" :

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NOTA - Les éléments de cet article sont des extraits d'article tiers, des hypothèses ou théories personnelles sans preuve, des tentatives d'explication alternatives - Il s'agit de science fiction. Toute ressemblance avec des faits historiques ou d'actualité mais encore avec des personnages de la réalité n'est que pur hasard -

................................................ DEFINITION ......................................................................................................................

Extrait - https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_du_complot

Une théorie du complot — également désignée, de façon plus récente, par les néologismes conspirationnisme ou complotisme — propose de donner une vision de l'histoire perçue comme le produit de l'action d'un groupe occulte agissant dans l'ombre. Loin de la simple rumeur, il s'agit (selon Peter Knight, de l'université de Manchester) d'un récit théorique qui se prétend cohérent et cherche à démontrer l'existence d'un complot entendu comme le fait qu'« un petit groupe de gens puissants se coordonne en secret pour planifier et entreprendre une action illégale et néfaste affectant le cours des évènements ». La conspiration secrète civile, criminelle ou politique, visée par la théorie du complot, agirait généralement dans l'objectif de détenir ou conserver une forme absolue de pouvoir (politique, économique ou religieux).

Du point de vue des observateurs en sciences sociales, la théorie du complot tend à se soustraire à la réfutation ; en effet, toute démonstration destinée à prouver qu'aucun complot n'est à l'œuvre sera interprétée comme une nouvelle tentative de tromper le complotiste, qui continuera à chercher ce qui se passe dans l'ombre, et qu'on ne lui dit pas. Les explications officielles ou scientifiques établies par les pouvoirs publics et relayées par les grands média d'information seront structurellement discréditées.

La démarche de la théorie du complot cherche à adosser à des faits avérés un responsable selon une logique souvent uni-causale de narration. Elle se différencie en cela de la démarche historique qui induit une multi-causalité (...,...,... )) fin extrait -

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  ......................  Voilà ce qu'est cette fameuse théorie de complot ! .... - Attention ! La manipulation peut aller dans les deux sens et servir la cause du prince  ....

Examinons dans un premier temps quels sont les cas emblématiques de cette théorie du complot ....

.............................. EXTRAITS -

................................................................................ https://www.cnews.fr/monde/2018-12-13/les-8-theories-du-complot-les-plus-connues-772478

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LES 8 THÉORIES DU COMPLOT LES PLUS CONNUES

Par CNEWS -

 Mis à jour le Publié le 

16% des Français soutiennent que «les Américains ne sont jamais allés sur la Lune». [NASA / AFP]

JFK, Lady Di, Sida, Apollo… près de 8 Français sur 10 croient à au moins une théorie du complot, d’après une étude de l’IFOP pour la Fondation Jean Jaurès et l’observatoire Conspiracy Watch.

Voici huit théories du complot populaires, à prendre évidemment avec (beaucoup) de recul. 

«PERSONNE N’A JAMAIS MARCHÉ SUR LA LUNE»

Certains affirment que la Nasa aurait mis en scène le programme Apollo et que personne ne se serait jamais posé sur la Lune. Ils mettent en cause plusieurs éléments. Sur les images des astronautes, on observe le drapeau américain posé sur la Lune qui flotte mais pour les complotistes, il est impossible que le drapeau flotte sur la Lune alors qu’il n’y pas d’atmosphère.

Selon l’étude de l’IFOP, près d’un demi-siècle après l’événement en question, 16% des Français soutiennent que «les Américains ne sont jamais allés sur la Lune», «la NASA ayant fabriqué des fausses preuves et de fausses images de l’atterrissage de la mission Apollo».

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«LES ATTENTATS ONT ÉTÉ PLANIFIÉS PAR D'AUTRES QUE DES TERRORISTES ISLAMISTES»

Le 13 novembre, Charlie Hebdo, l’Hyper Cacher… Trois ans après ces attaques, près d’un Français sur cinq (19%) estime que «des zones d’ombre subsistent» et que «ce n’est pas vraiment certain que ces attentats aient été planifiés et réalisés uniquement par des terroristes islamistes».

Concernant les attentats du 11 septembre, certains estiment que le gouvernement les a «déclenchés» notamment en déposant des explosifs dans les tours. Les deux édifices, construits dans l’objectif de résister à tous les chocs mais se sseraient finalement écroulées trop rapidement, selon eux. L’un des gardiens d’une des tours, William Rodriguez, a également affirmé avoir entendu des bruits sourds, une explosion qui venait du bas, avant de s’échapper du bâtiment. Ce qui conforte les complotistes. 

SUR LE MÊME SUJETFAKE NEWSThéories du complot : 8 Français sur 10 y croient

«LE SIDA EST UN VIRUS CRÉÉ EN LABORATOIRE»

L’origine du VIH est controversée. Les tenants des théories du complot assurent que ce virus aurait été créé en laboratoire par le Département de la Défense des États-Unis pour «diminuer la population mondiale».

Selon l'étude de l’IFOP, 32% des Français sont persuadés que le virus a été «testé sur la population africaine avant de se répandre à travers le monde» et plus de la moitié des Français (55%) estiment que «le ministère de la santé est de mèche avec l’industrie pharmaceutique pour cacher au grand public la réalité sur la nocivité des vaccins», selon l’IFOP.

«LA TERRE EST PLATE»

Selon l’étude de l’IFOP, 9% des Français estime qu’il «est possible que la Terre soit plate et non pas ronde comme on nous le dit depuis l’école». Pour certains, malgré les nombreuses images de la Terre vue de l'espace, il suffit de regarder autour de soi, à l’horizon pour juger soi-même : «la Terre est plate». D’autres estiment que la terre ne bouge pas et ne tourne pas mais que ce sont le soleil et la lune qui tournent autour de la Terre.

SUR LE MÊME SUJETETATS-UNISAssassinat de Kennedy : les théories du complot les plus folles

«LE PRÉSIDENT KENNEDY A ÉTÉ ASSASSINÉ PAR LA CIA»

Le 22 novembre 1963, le président américain John F. Kennedy (JFK) est assassiné alors qu’il traversait Dallas dans une voiture décapotable. Officiellement, JFK a été tué par Lee Harvey Oswald, lui-même assassiné 48 heures après. Il aurait agi seul mais cette version, seuls 19% des Américains y croient.

Plusieurs théories circulent autour de cet assassinat. La plus connue met en cause des agents de la CIA qui auraient tué Kennedy en raison de son manque de soutien après l’échec de l'agence à mener à bien le débarquement de la Baie des Cochons à Cuba en 1961. D’autant plus que l’ex-directeur de la CIA, Allan Dulles, renvoyé par Kennedy après l’épisode cubain, a été nommé à la commission d’enquête Warren (celle qui avait été chargée de faire la lumière sur l’assassinat).

«LADY DI AURAIT A ÉTÉ ASSASSINÉE SUR ORDRE DE LA FAMILLE ROYALE»

Diana Spencer, l’un des femmes les plus célèbres de sa génération, meurt tragiquement dans un accident de voiture dans le tunnel de l’Alma à Paris, en 1997. Mais pour les adeptes des complots, Lady Di aurait en fait été assassinée à la demande de la famille royale.

Des motivations qui s’expliquent, selon les adeptes, par l’union avec le milliardaire égyptien Dodi Al-Fayed que Lady Di avait l’intention d’officialiser. Selon le père de Dodi Al-Fayed, ils allaient annoncer leurs fiançailles le lundi suivant leur mort, rapporte The Sun. Une union qui aurait déplu à la famille royale puisque l’homme était musulman et s’était vu refuser la nationalité britannique à deux reprises, selon le père. D’autres rumeurs apparaissent autour de l’accident : la ceinture de Lady Di était coincée, le Samu aurait mis 1h30 pour arriver à l’hôpital, Diana aurait été assassinée dans l’ambulance…

SUR LE MÊME SUJETCARLTON DE LILLELa théorie du complot anti DSK refait surface 

«LE MONDE EST GOUVERNÉ PAR DES REPTILIENS» 

Des reptiles extraterrestres à l’allure humaine gouverneraient secrètement notre planète. Les partisans de cette théorie pensant que ces «hommes lézards» agiraient dans l’ombre et manipuleraient l’espace humain. Selon les adeptes de cette théorie, ils représenteraient 50% de la population et se nourriraient d’humains.

La Reine Elizabeth II, Madonna, Katy Perry, Barack Obama ou encore Nicolas Sarkozy seraient en fait des reptiliens, selon les théoriciens du complot. 

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«MICHAEL JACKSON ET ADOLF HITLER NE SONT PAS MORTS»

Jeanne D’arc, Adolf Hitler, Mickael Jackson ou encore Elvis Presley auraient survecu à leur décès officiel.

Par exemple, Adolf Hitler ne se serait pas réellement suicidé en 30 avril 1945 dans son bunker, dans Berlin investie par les troupes russes. Mais pour l’universitaire brésilienne Simoni Guerreiro Dias qui a publié sa thèse sur ce sujet, Adolf Hitler aurait fui en Amérique latine et refait sa vie au Brésil avant de mourir en 1984, à l’âge de 95 ans. Elle a d’ailleurs publié une photo censé le représenter avec une femme noire. De plus, en 2009, l’hebdomadaire britannique The Observer a affirmé qu’un fragment du crâne d’Hitler serait en réalité celui d’une femme âgée de 20 à 40 ans.

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................................ https://www.lci.fr/societe/le-top-5-des-theories-du-complot-les-plus-repandues-et-des-stars-de-la-complosphere-1503394.html

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Le top 5 des théories du complot les plus répandues et des stars de la complosphère

Le top 5 des théories du complot les plus répandues et des stars de la complosphère

 

LA VERITE EST AILLEURS - A l’occasion de la journée de réflexion sur les réactions à avoir face aux théories du complot, zoom sur celles qui séduisent le plus. Au menu : JFK, le 11-Septembre ou encore le premier homme sur la Lune.

 - La rédaction de LCI

Trois ans après Charlie Hebdo, la fondation Jean Jaurès et le site Conspiracy Watch publient pour France Info une étude à la portée inquiétante : huit Français sur dix croiraient à au moins une théorie du complot. Le tout alors que l'attentat qui a frappé la rédaction du journal satirique le 7 janvier 2015 a fait l'objet de nombreuses remises en question - un rétroviseur qui brille alors qu’il était mat sur la photo d’avant, une carte d’identité oubliée de manière beaucoup trop évidente pour que cela soit naturel… Un indice, et Internet s'enflamme. De faits tout simples, s’échafaudent sur la toile les thèses les plus extravagantes. Pourquoi faire simple, quand on peut faire compliqué ?

 

Les théories du complot, ces thèses remettant en cause la version officielle de faits, séduisent. Là-dessus, les Etats-Unis sont champions : ils sont le plus grand pays producteur de contenus conspirationnistes venant de la société civile. Ainsi, 12 millions de personnes croient être gouvernées par des "reptiliens"… C'est-à-dire des reptiles à visage humain. La Russie et l’Iran sont les deux plus grands pays adeptes d'un "conspirationnisme d’Etat" assumé, ce qui signifie que l’Etat lui-même est à l’origine de négationnisme (pour l’Iran) et de théories du complot (pour la Russie). Voici quelques exemples de théories toujours bien à la mode.

LIRE AUSSI

"Coïncidence ? Je ne crois pas" : Pourquoi les théories du complot séduisent-elles autant ?8 Français sur 10 croient à une "théorie du complot"

1. Le 11-Septembre 2001

Les Etats-Unis auraient organisé les attentats pour justifier l’invasion militaire en Irak et en Afghanistan et accéder à leurs réserves en pétrole. D’ailleurs, les services secrets connaissaient l’imminence d’une attaque terroriste contre le World Trade Center.

2. Man on the moon

L’homme n’a jamais marché sur la Lune, car aucune étoile n’est visible sur les photos, il n’y a pas de trace d’alunissage alors que les traces de pas sont bien visibles, et le drapeau flotte sur les photos, alors que sans atmosphère il devrait être immobile.

3. Le complot juif

Au fil des siècles, les juifs ont été présentés comme responsables de tous les maux du monde : la peste noire, l’introduction du sida sur le continent africain, les outrances du libéralisme mondial, et même la Shoah…

4. L’assassinat de JFK

La sécurité était étonnamment réduite ce jour-là à Dallas. Pour l’empêcher de parler, l’assassin Lee Harvey Oswald a été assassiné. Etrangement, beaucoup d’éléments de l’enquête auraient disparu ou auraient été dissimulés, comme le cerveau de Kennedy, ou la voiture.

5. Les "chemtrails" des avions

Ce sont les traînées blanches des avions. Elles seraient composées de produits chimiques répandus par les gouvernements dans le ciel, à la fois, selon les théories, pour réguler la population, pour modifier le temps, pour causer des maladies, ou pour faire des recherches militaires sur la guerre chimique.

Si la France semble autant touchée par cette fascination au complotisme, elle le doit également à certaines stars en la matière. Alain Soral, avec son blog "Egalité et réconciliation", en est l’un des navires amiraux, avec pas moins de 4 millions de visiteurs uniques par mois. L’homme se définit comme "national et socialiste" et sa lubie est le complot sioniste. Suit également Dieudonné, l’humoriste français. En 2015, son site Quenel + était entré dans les 1000 sites français les plus vus, un an seulement après sa création. C'était plus d’un million de visiteurs uniques par mois. Enfin, Thierry Meyssan, ancien journaliste, qui est persuadé que les attentats contre Charlie Hebdo ont été fomentés par les Etats-Unis. Peu présent sur les réseaux sociaux, son site web "réseauVoltaire" est malgré tout une référence. Les articles sont traduits en plus de 10 langues. (....,.....,.......)

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...................................................                       ALORS LE COMPLOT, ... C'EST QUE DES CONNERIES ?? ......

.....................................................                     Ne soyons pas réducteur .........................................................................

Prendre la chose uniquement sous l'angle de la dérision, de la moquerie ou de la thèse de science fiction peut sembler paradoxal, car il suffirait alors maintenant de s'y référer pour jeter les thèses contradictoires à la poubelle sous couvert de fantaisie complotiste ! Qualifier une théorie de complotiste suffit-il désormais à la décridibiliser ? Peut être, il faut donc faire attention à un qualificatif ou une catégorie qui pourrait facilement devenir péjorative ! La théorie du compot se donne aussi pour but de mettre en lumière un point de vue critique, une vision contradictoire en dehors des tenants classiques de l'information - Elle naît en dehors des circuits classiques de l'information, peut être à bon dessein,... mais peut-être encore et plus souvent à mauvais dessein - Elle peut donc avoir un sens ? ... Parfaitement ! Il doit y avoir ne serait-ce qu'une trace de vérité ... Mais il faut savoir l'extirper de son "assise" délirante.

Ne serait-ce qu'à cette fin d'éveiller les consciences sur des contresens, des paradoxes et contradictions, des non-sens, ou dénonce peut-être l'étrange unanimité d'un courant d'opinion. Il ne doit pas y avoir que du bidon !!!!  Comment faire la différence entre la thèse fantaisiste et la thèse contradictoire d'information ? Je vois bien quelques critères de base sur l'observation de l'actualité  ...

- 1 -  Dans une premier aspect et principalement, nous devons bien observer que le citoyen lambda ne peut que formuler des hypothèses invérifiables dans l'absolu. Nous devons bien le préciser et le garder à l'esprit.

- 2 -  Il faut, en second lieu, rassember les données matérielles et palpables connues du sujet sur lesquelles appuyer les recherches et l'analyse . ( faisable à condition de multiplier les sources ! )

- 3 -  Il est ensuite nécessaire de se référer aux différents disciplines théoriques objectives concernant le sujet pour en analyser les variables, la réalité et formuler des hypothèses. ( Difficile à Faire pour un lambda ! )

- 4 - Pour terminer il s'agit de disséquer la rumeur en éléments distincts pour extraire les abus, exagérations de la vraie information. Il se peut qu'elle soit entièrement fausse ou que certains éléments puissent être authentiques et vérifiés.

.....................                        Bon courage. Bonne recherche, surtout que les médias de masse disposent quasiment tous des mêmes sources -

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En tout cas, même si ces théories sont des exagérations, des hypothèses de science fiction,... elle contiennent malgré tout quelque chose qui prête à réflechir :

C'est alors l'analyse de tous ses éléments qui permet d'en sortir une substance cohérente. Déceler les premisses d'un début de réalité - Elle doit être divisée en éléments distincts afin d'en distinguer les éléments de fonds et ceux extrapolés par la rumeur ( construite ou par fantasmagorique ) populaire.

La question de fond consiste donc par ailleurs dans le phénomène de la désinformation ou la manipulation organisée par les médias de masse ou les Etats. Est-elle une réalité ? Voilà une question intéressante .....

...........................................................................Désinformation - articles tiers .....................................................................................

........................................https://blogs.mediapart.fr/ewoillez/blog/101117/puissance-et-dangers-de-la-desinformation........................

Puissance et dangers de la désinformation

  

  • 10 NOV. 2017

Article écrit d'après l'oeuvre de Vladimir Volkoff "petite histoire de la désinformation" La notion de désinformation est passée dans le vocabulaire courant, mais ce concept est encore mal compris voir inconnu du grand public. Cet article a donc pour but de donner les principes généraux de la désinformation afin d'avertir le public du danger qu'elle représente pour la liberté de pensée.

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Qu'est ce que la désinformation?

La notion de désinformation est passée dans le vocabulaire courant. Cependant, ce concept est encore mal compris voir inconnu du grand public. Malgré son importance dans les société modernes, aucun cours fouillé sur le traitement de l'information et les techniques de désinformation n'a jamais figuré dans les programmes scolaires. On peut proposer pour la désinformation la définition suivante [1]:

La désinformation est une manipulation de l'opinion publique, à des fins politiques, avec une information traitée par des moyens détournés.

Il est important de distinguer la désinformation de deux pratiques voisines, l'intoxication et la publicité. L'intoxication vise un groupe restreint de décideurs, l'état-major ennemi par exemple lorsqu'il s'agit d'intoxication militaire. La publicité vise à séduire le public, elle peut être fallacieuse, mais elle va droit au but et n'emploie pas de moyens détournés.

Cet article a donc pour but de donner les principes généraux de la désinformation afin d'avertir le public du danger qu'elle représente pour la liberté de pensée. Il n'a pas pour but de faire un cours complet sur la notion de désinformation. Chacun pourra, s'il le souhaite, approfondir tel ou tel aspect dans des ouvrages plus spécialisés.

Nous donnerons tout d'abord brièvement le contexte historique dans lequel est née la désinformation (1). Puis nous analyserons de façon théorique comment est conçue une opération de désinformation (2) et sa mise en oeuvre concrète (3). L'analyse sera illustrée par deux exemples concrets (2-4). Enfin nous verrons comment agit la désinformation sur la population et comment s'en protéger (5).

1-Contexte historique

L'idée d'utiliser la désinformation à des fins militaires est très ancienne. L'art de la guerre( V I è ou I V è siècle av. J.C.) [5] du général chinois Sun Tzu est le premier ouvrage connu à donner les principes fondamentaux de la désinformation. Le général Sun Tzu voyait dans la désinformation une technique de guerre efficace: “L'art suprême de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combattre”. Celui-ci résume sa théorie en quelques grands principes qui eurent une influence considérable et servirent de références aux stratèges futurs qui voulurent pratiquer la désinformation (voir le tableau ci dessous). Nous voyons donc que la désinformation fut dès l'origine une technique de guerre, destinée à détruire l'adversaire avec un minimum de forces.

Quelques bons principes du général Sun Tzu

  • Discréditez tout ce qu'il y a de bien dans le pays adverse.
  • Impliquez les représentants des couches dirigeantes du pays adverse dans des entreprises illégales. Ebranlez leur réputation et livrez les le moment venu au dédain de leurs concitoyens.
  • Répandez la discorde et les querelles entre les citoyens du pays adverse.
  • Excitez les jeunes contre les vieux. Ridiculisez les traditions de vos adversaires.

La pratique de la désinformation est restée balbutiante dans les siècles qui suivirent par manque de moyens techniques. La situation devait changer substantiellement à l'époque moderne avec l'arrivée des médias de masse, l'invention de l'imprimerie, de la TSF et l'apparition de journaux quotidiens. L'opinion publique prit aussi un rôle croissant dans la vie politique, d'où la tentation bien naturelle pour certains individus ou groupes de s'en emparer et de s'en servir à leurs propres fins.

Lors de la seconde guerre mondiale, la guerre de l'information fut un élément essentiel du conflit. Elle fut pratiquée sous la forme d'opérations d'intoxication et de propagande, qui ne sont pas à proprement parler de la désinformation mais qui utilisent des techniques très similaires. Citons en particulier deux virtuoses des opérations d'intoxication, Sefton Delmer chez les Britanniques et le tristement célèbre Goebbels chez les nazis. Goebbels avait d'ailleurs coutume de se vanter de " jouer de l'âme populaire comme on joue du piano".

On peut penser que la désinformation dans sa forme la plus moderne et la plus raffinée apparaît en URSS. Lénine a beaucoup pratiqué la propagande et la désinformation et on lui doit quelques citations remarquables de sincérité: " Dites-leur ce qu'ils veulent entendre", ce qui est la devise même de toute espèce de désinformation, ou encore "dire la vérité est un préjugé bourgeois mesquin". Sous Staline, la désinformation prend une ampleur mondiale. Elle est confiée à une élite de spécialistes regroupés dans le département A du KGB qu'on appelait en russe les chapeaux-cachettes. Le but clairement affiché de l'URSS était de faire triompher le communisme partout dans le monde. Le département A a donc organisé entre 1950 et 1989 plusieurs opérations de désinformation maintenant reconnues comme telles.[2] L'opération Tanzanie en 1964 qui avait pour but de monter l'opinion publique en Afrique contre les Etats-Unis, fut un succès total. En France, un agent d'influence travaillant pour le compte du KGB fut pris et condamné en 1979. Une grande opération de désinformation eut lieu qui aboutit à sa grâce en 1981.

Bien qu'ayant pris du retard dans la guerre de l'information et la maîtrise de l'opinion publique, les puissances occidentales ont rapidement pris conscience de la puissance de la désinformation et ont su en faire aussi leur profit, et la désinformation n'a pas été bien longtemps le seul privilège de l'URSS. Un exemple historique sera traité plus en détail dans la section (5).

Notons simplement pour conclure cette section que la désinformation a acquis de plus en plus d'efficacité grâce à l'apparition d'internet et des réseaux sociaux. Elle n'est plus du tout le privilège d'états puissants et de leur services spéciaux. Les opérations de désinformation - aussi appelés montages- sont parfois menées par des agences privées contre rétribution d'un client qui préfère rester dans l'ombre.

2-Schéma type d'une opération de désinformation

Une opération de désinformation n'a pas de schéma fixe puisqu'elle doit impérativement s'adapter au contexte social et politique et aux possibilités techniques. Nous allons cependant essayer de décrire la conception d'une opération dans ses grandes lignes.

Elle commence sous l'impulsion d'un client qui est le financeur et le bénéficiaire de l'opération. Ce client peut être aussi bien une compagnie privée qu'un état ou un homme politique. Comme le client reste généralement dans l'ombre, il est toujours très difficile de savoir qui a lancé une campagne de désinformation.

Le client s'adresse alors à un agent, c'est un professionnel qui est responsable de l'ensemble de l'opération de désinformation. Les agents furent souvent les services secrets lorsque l'opération était lancée par un état, mais aujourd'hui des agences de communication spécialisées peuvent parfaitement assurer ce rôle.

S'il souhaite réussir, l'agent doit obligatoirement faire une bonne étude de marché pour concevoir une campagne qui a des chances d'être bien acceptée par le public. Ceci l'amènera à bien choisir le support et le thème de la désinformation. Le but est toujours d'amener le public à croire à la désinformation, il faut donc que les supports aient l'air aussi vrais que possible. Toutefois la désinformation ne s'adresse qu'en surface à l'intelligence du public qu'elle prétend induire en erreur; en profondeur elle s'adresse à sa sensibilité: ”visez les tripes “ disait Goebbels. Aussi si le thème n'est pas entièrement rationnel, il a des chances d'être mieux accepté, car -ne l'oublions pas- les passions sont toujours plus fortes en l'Homme que les convictions.

Enfin, l'opération de désinformation utilise plusieurs relais pour diffuser le thème choisi. Le message est ensuite amplifié par les caisses de résonances. Les caisses de résonances sont en général de bonne foi, elles croient vraiment au message qu'elles relaient et sont de ce fait d'autant plus convaincantes. On peut comparer la situation à un instrument de musique: le thème de la désinformation, s'il est choisi avec une bonne fréquence, va entrer en résonance et s'amplifier grâce au soutien des médias et du public, jusqu'à devenir une véritable symphonie désinformante.

L'exemple du cheval de Troie

L'épisode du cheval de Troie est décrit dans Virgile comme une astucieuse ruse de guerre, mais l'épisode peut se voir aussi comme l'allégorie d'une opération de désinformation réussie.

Les Grecs abandonnent sans explications un cheval de bois sur la rive, c'est le support de la désinformation. Le Grec Sinon qui s'est intentionnellement constitué prisonnier sert d'agent pour lancer le thème de la désinformation: ”Les Grecs ne veulent à aucun pris que le cheval rentre dans Troie, sinon les Troyens bénéficieraient à nouveau de la protection de Pallas Athéna “. Le hasard ou les dieux contribuent alors au succès de l'opération car Laocoon et ses fils sont engloutis par des serpents, eux qui avaient conseillé aux Troyens de détruire le cheval. En quelque sorte, on peut dire que le ”vent historique “ soufflait dans la bonne direction pour les Grecs à ce moment.

Sur quoi les Troyens convaincus détruisent eux-mêmes leur protection militaire la plus sûre, ils font une une brèche dans leurs remparts pour faire entrer le cheval qui va précipiter leur perte! ”Tous s'attellent à l'ouvrage “ et ”alentour, jeunes garçons et jeunes filles de chanter des hymnes sacrés, joyeux de toucher au câble... “. L'opération de désinformation s'amplifie, entre en résonance, par l'action des Troyens: plus personne ne se méfie du cheval, tous œuvrent de concert à leur propre destruction. A ce moment, l'opération a parfaitement réussi car elle a abouti à l'autodésinformation. Il n'est plus besoin d'aucune influence extérieure pour entretenir le thème, il est alimenté directement par l'opinion publique.

3-Mise en oeuvre d'une opération

Comment concrètement concevoir une opération de désinformation? Les possibilités sont infinies, elles s'adaptent au contexte et à la mentalité du temps. Cependant, on peut déterminer quelques grandes manières ”classiques “ de désinformer, que nous présentons ici sans prétendre être exhaustifs. (lire [3]  pour approfondir)

Il est en général difficile de nier totalement une réalité, surtout lorsqu'elle est déjà connue du public. Il est donc judicieux de présenter des affirmations en mélangeant le vrai et le faux. Comme une partie des affirmations est vraie et reconnue publiquement, cela donnera confiance à l'auditoire et celui-ci pensera naturellement que l'ensemble des affirmations est vrai. Dans un conflit faisant des victimes par exemple, il est très facile de grossir ou de diminuer abusivement le nombre de victimes selon l'impression que le désinformateur veut créer. Le désinformateur peut aussi modifier les circonstances de l'évènement ou passer sous silence une partie des informations. Il dira qu'une armée A forte d'un million d'hommes a attaqué une armée B de seulement dix mille hommes en oubliant sciemment de préciser que l'armée B a des chars lourds et pas l'armée A.

Nous laissons au lecteur le plaisir de compléter cette liste de techniques à loisir, interprétation sous-jacente des faits, modification ou suppression des motifs, donner des parts inégales aux adversaires, etc... Aucune affirmation n'est abusive en désinformation, il suffit qu'elle soit adaptée à l'auditoire. On observe même des occasions où il est judicieux d'inverser totalement la réalité ( voir l'exemple de la section 2): ”plus c'est gros, plus ça passe “ est également un principe fondamental de la désinformation.

Les médias comme caisses de résonance

Dans notre société, il est très facile de trouver les caisses de résonance pour diffuser de la désinformation, ce sont les médias, internet, les réseaux sociaux. Plusieurs facteurs contribuent à en faire des instruments très puissants de désinformation. Il y a d'abord le fait que le public est très réceptif à une information écrite ou visuelle. ”c'est vrai puisque je l'ai vu “ est souvent notre premier réflexe face à une information visuelle. Or une image se manipule à volonté aussi bien qu'un texte écrit, en jouant sur le cadrage, en la sélectionnant soigneusement, ou tout simplement en la fabriquant par un montage. Si l'opérateur sait s'y prendre, elle peut contenir une charge émotive très forte ce qui en fait un objet idéal pour s'adresser aux passions de l'Homme. N'oublions pas que les buts du désinformateur et ceux du journaliste se recoupent en un point: ils sont l'un et l'autre amenés à créer une émotion. Pour le désinformateur, c'est l'émotion qui entraînera les actions qu'il veut provoquer, et pour le journaliste, l'émotion se vend toujours mieux que le renseignement.

Un autre aspect des médias favorise grandement le désinformateur. Les médias ont une forte tendance à se copier les uns les autres, à parler de ”ce dont on parle “ et à créer ainsi des bouffées éphémères d'informations. Il y a bien sûr des émissions ou des journaux considérés comme les plus importants et au pas de qui les autres ont tendance à se mettre. Lorsqu'un nouveau sujet sort, on observe souvent que l'ensemble des médias s'y concentre rapidement, tel un orchestre qui brode à l'unisson sur le même thème, lequel est ensuite relégué dans l'oubli lorsque le public commence à se lasser. Ce phénomène d'amplification rapide d'un sujet est à l'avantage du désinformateur qui pourra ainsi facilement créer dans le public une sorte de psychose collective.

Il pourrait alors être tentant de ne lire que des journaux ”sérieux “ qui affichent une volonté d'objectivité. En réalité, rien n'est plus favorable à la désinformation que l'objectivité d'apparence [7] . Il faut absolument prendre conscience qu'une information est nécessairement biaisée. Un fait n'est pas une information. Les médias ne donnent jamais des faits, ils donnent des informations. Lorsque le biais n'est pas ouvertement déclaré, il intervient de façon bien plus subtile dans les détails de l'information: mise en page, choix de l'information délivrée, utilisation d'adjectifs valorisants ou dépréciatifs, dessin humoristique, avis de la rédaction... Tous ces petits détails sont des techniques d'influence d'autant plus efficaces qu'elles amènent l'auditeur à croire à ce qu'il lit. L'objectivité d'apparence amène donc à interpréter l'information, non directement, mais par des moyens détournés, exactement ce que recherche le désinformateur lui-même (cf la définition en introduction). Un organe médiatique affichant clairement sa ligne politique et les idées qu'il défend fait parfois de la propagande, mais pas de la désinformation, il est donc plus aisé de s'en protéger. (......,........ fin extrait )

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70 ans de désinformation : comment la CIA a financé les magazines d’opinion en Europe

7937 vues18 janvier 2018 9 commentaires Mensonges & Manipulation

 

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Par Philip Giraldi

Quand une agence de renseignement organise des fausses nouvelles, on parle de «désinformation» et c’est un sous-ensemble de ce qu’on appelle une action secrète, essentiellement des opérations secrètes menées dans un pays étranger pour influencer l’opinion ou perturber le fonctionnement d’un gouvernement ou d’un groupe considéré comme hostile.

Pendant la guerre froide, des opérations de désinformation ont été menées par plusieurs des principaux acteurs de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord  et du Pacte de Varsovie du camp opposé. Parfois, l’activité et le parrainage étaient clairement visibles, comme lorsque Radio Free Europe et Radio Moscou échangeaient des bobards sur la mauvaise qualité de la vie quotidienne dans l’alliance adverse. Parfois, cependant, il s’agissait de placer clandestinement dans les médias des histoires qui étaient clairement fausses mais conçues pour changer les perceptions du public sur ce qui se passait dans le monde. La guerre du Vietnam a fourni un terrain de jeu parfait, avec des histoires émanant du gouvernement américain et de ses supporters pour présenter un récit de combat pour la démocratie contre le totalitarisme tandis que le bloc communiste racontait une histoire inverse parlant de l’oppression colonialiste et capitaliste contre les peuples qui cherchent à être libre.

La Central Intelligence Agency (CIA) a hérité du manteau des opérations clandestines légué par son prédécesseur de l’OSS, qui avait eu beaucoup de succès dans la conduite des opérations de désinformation pendant la Seconde Guerre mondiale. Mais il y a eu dès le départ une opposition considérable à la poursuite de tels programmes, car ils étaient à la fois coûteux et sujets à des retours de bâton dévastateurs quand ils étaient identifiés et exposés au public. En Europe occidentale, les puissants partis communistes nationaux se sont empressés de faire connaître les erreurs commises par les services de renseignement américains, mais la capacité de manipuler les médias d’information et de nouvelles pour critiquer les Soviétiques et leurs alliés a tout de même donné lieu à d’importants programmes qui finançaient des magazines et des livres, et la volonté d’acquérir un groupe de journalistes qui produiraient des articles sur demande s’est révélée trop tentante pour être ignorée.

Il y a eu un examen considérable a posteriori de l’utilisation par la CIA de mécanismes de financement occultes, comme par exemple le Congrès de la Liberté Culturelle pour financer des écrivains et des magazines en Europe, dont les plus connus étaient  The Paris Review et Encounter de Londres. Comme il y avait une guerre de basse intensité contre le communisme, un conflit que de nombreux écrivains patriotiques soutenaient, financer des magazines et trouver des contributeurs pour écrire du matériel approprié était relativement facile et peu contesté. Certains rédacteurs en chef savaient ou soupçonnaient fortement d’où venait leur financement, tandis que d’autres n’en savaient rien, mais la plupart d’entre eux ne posaient pas de questions parce qu’à l’époque comme aujourd’hui, les clients des magazines littéraires étaient rares. Beaucoup d’écrivains ignoraient tout du financement, mais ils écrivaient ce qu’ils faisaient à cause de leurs convictions politiques personnelles. La CIA, soucieuse d’optimiser les ressources, préconisait certaines lignes éditoriales, mais elle n’était pas toujours très agressive, car elle cherchait à permettre au processus de se dérouler sans trop d’interférence.

Les magazines d’opinion étaient une chose, mais pénétrer dans le monde des journaux était une toute autre histoire. Il était facile de trouver un journaliste de bas ou moyen niveau et de le payer pour écrire certains articles, mais le chemin vers la publication était et est plus compliqué que cela, passant par plusieurs niveaux éditoriaux avant de paraître dans la presse écrite. Un livre récent cite la croyance que la CIA avait  » un agent dans un journal dans chaque capitale du monde au moins depuis 1977  » qui pouvait être chargé de publier ou de tuer des articles. S’il est vrai que les ambassades et les services de renseignement des États-Unis avaient la capacité considérable de faire des reportages dans les capitales d’Amérique latine et de certaines parties de l’Asie, le bilan en Europe, où j’ai travaillé, était quelque peu mitigé. Je ne connaissais qu’un seul rédacteur en chef d’un grand journal européen qui était considéré comme une ressource de l’Agence, et même lui ne pouvait pas publier de fausses nouvelles, car il relevait à la fois de son comité de rédaction et du conglomérat qui possédait le journal. Il a également refusé d’accepter un salaire de la CIA, ce qui signifiait que sa coopération était volontaire et qu’il ne pouvait pas être dirigé.

La CIA disposait en effet d’un nombre considérable de journalistes « actifs » en Europe, mais ils étaient généralement de niveau intermédiaire ou des pigistes et n’avaient qu’une capacité limitée à façonner l’actualité. Ils écrivaient souvent pour des publications qui n’avaient que peu ou pas d’impact. En effet, on peut raisonnablement se demander si le soutien des magazines littéraires des années 50 et 60, qui se sont transformés en opérations plus directes de recherche d’agents journalistes, a eu un impact significatif sur le plan géopolitique ou sur la guerre froide elle-même.

Plus insidieuse était l’Opération Mockingbird, lancée au début des années 1950 et qui obtint plus ou moins ouvertement la coopération des grandes publications et des grands organes d’information américains pour aider à lutter contre la « subversion » communiste. Cette activité a été révélée par Seymour Hersh en 1975 et décrite plus en détail par la Church Commission en 1976, après quoi les opérations de la CIA visant à influencer l’opinion aux États-Unis sont devenues illégales et le recours à des journalistes américains en tant qu’agents a également été généralement interdit. On apprit également que l’Agence avait travaillé en dehors de sa charte fondatrice pour infiltrer des groupes d’étudiants et des organisations anti-guerre dans le cadre de l’Opération Chaos, dirigée par le Tsar controversé, voire complètement fou du contre-espionnage de la CIA, James Jesus Angleton .

Comme la roue du gouvernement finit souvent par tourner en boucle, nous semblons être de retour à l’époque de la désinformation, où les agences de sécurité nationale du gouvernement américain, y compris la CIA, sont soupçonnées de colporter des histoires destinées à influencer l’opinion publique aux États-Unis et à produire une réponse politique. Le dossier Steele sur Donald Trump en est un parfait exemple, un rapport qui a fait surface à travers une série délibérée d’actions par le directeur de la CIA, John Brennan, et qui était rempli d’insinuations invérifiables destinées à détruire la réputation du président élu avant qu’il prenne ses fonctions. Il est indéniablement positif, pour tous les Américains qui se soucient de la bonne gouvernance, que le Congrès ait maintenant l’intention d’enquêter sur le dossier pour déterminer qui l’a commandé, qui a payé pour cela et ce qu’il était censé accomplir.

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Philip M. Giraldi est un ancien spécialiste de la lutte antiterroriste et officier du renseignement militaire de la CIA qui a servi pendant dix-neuf ans outre-mer en Turquie, en Italie, en Allemagne et en Espagne. Il a été chef de la base de la CIA pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992 et l’un des premiers Américains à entrer en Afghanistan en décembre 2001. Phil est directeur exécutif du Council for the National Interest, un groupe de pression basé à Washington qui cherche à encourager et à promouvoir une politique étrangère américaine au Moyen-Orient conforme aux valeurs et aux intérêts américains.

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Revenons à notre sujet principal sur les thèmes cruciaux traités par la théorie du complot -

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Prenez la théorie des" Attentats de 2001" contre le world trade center ... ou celle concernant "la marche sur la Lune": Il se peut qu'il y ait eu une théorie de contradiction populaire  pertinente .... mais que des services spéciaux de communication ( OUI ! cela existe - oulala ! ...on rebascule alors directement dans ladite théorie du complot ! ... )  aient tenté de la dérouter en transformant une partie de son contenu, en l'orientent vers le ridicule ou qu'il y ait eu plus simpement une déformation populaire de son écho par usure du temps. Qu'ai-je dis ? Des services secrets, spécialisés dans le domaine de la communication, pourraient avoir comme mission, avec des outils médias qualibrés à cet effet ( journaux satirique / Presse à scandale / Support associatif, etc.... ), de s'emparer d'une rumeur ou d'un courant d'opinion opposant, ainsi potentiellement génant, puis de le transformer en une version parodiée afin de le décridibiliser. Improbable ? Tout est possible- Ainsi, vu sous cet angle, l'objet même de la théorie du complot serait tout ou partie d'un instrument de décrédibilisation à la main du pouvoir, construit par des médias connivents, pour contrecarrer un courant d'opinion opposant et risquant de compromettre le courant doctrinal officiel. 

Sur le fond du sujet, concernant les présupposés contenus dans les différentes théories du complot; il est un fait que les Etats, Américains comme ceux des autres grandes nations du monde, sont prêts à tout pour gagner les conflits militaires & économiques et qu'ils ont, par le passé, notamment lors de la seconde guerre mondiale fomenté diverses cabales pour tromper l'adversaire ou gagner la bataille de l'information.

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Exemples des manipulations -

- Opération fortitude -

https://www.francetvinfo.fr/histoire-l-operation-fortitude-episode-inedit-de-la-seconde-guerre-mondiale_475720.html

L'épisode est longtemps resté méconnu. Depuis il a inspiré les écrivains. Aujourd'hui, il est l'objet d'une pièce de théâtre. C'est l'opération Fortitude. Le plus grand bluff de la Seconde Guerre mondiale. Armée fantôme, chars en plastique, agents doubles. Les Anglais ont berné Hitler sur le lieu et la date du Débarquement.

6 juin 1944, 150.000 soldats américains, britanniques et canadiens débarquent sur les plages de Normandie. Cet évènement historique n'aurait peut-être pas eu lieu sans un énorme coup de bluff: l'opération Fortitude.

Fortitude est une opération inventée par les services secrets britanniques sous l'autorité directe de Winston ChurchiIl et qui va constituer à intoxiquer l'armée allemande, lui faire croire que les Alliés vont débarquer dans le Pas-de-Calais.

Voici comment le plan machiavélique de Fortitude va tromper les nazis. Juste en face du Pas-de-Calais, sur la côte anglaise, les Britanniques installent lé général américain Patton. Pour Hitler, si ce général est là, c'est qu'il prépare une offensive. Sauf que l'armée de Patton est une armée fantôme. Quelques vrais soldats, des dizaines de canons en bois. Des leurres que les avions allemands photographient. L'intox marche si bien que quelques jours avant le débarquement, le maréchal Rommel vient près de Calais encourager ses troupes.

Hitler lui même, tombe dans le panneau. Il place 200.000 hommes à Calais, face à l'armée fantôme. Il n'en laisse que 100.000 Pour les alliés, Fortitude est un incroyable succès. Un succès qui se paye au prix fort. Pour être crédible, il faut mener de vraies opérations de guerre.

Pour réussir, il va falloir tuer des gens, bombarder le Pas-de-Calais, griller des réseaux de résistance. Aller jusqu'au bout d'une opération d'intoxication, à laquelle les réseaux de résistance vont croire.

Le sang français coule a nouveau dans nos départements du Nord.

Combien de résistants sacrifiés ? Combien de civils bombardés ? C'est peut-être pour garder ces chiffres secrets que pendant de longues années, personne n'a parlé de Fortitude.

Fortitude a été l'opération la plus surprenante lancée par les Alliés. 300 personnes seulement étaient dans la confidence. 70 ans plus tard, les historiens sont encore loin d'en connaître tous les secrets. (....,...,... )

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https://blogs.mediapart.fr/sissoko/blog/040411/un-coup-detat-militaire-monte-par-la-cia-en-france

Un coup d'état militaire monté par la CIA en France

 

Le coup d’État du 13 mai 1958

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1958, voici quatre ans que l’Algérie est le théâtre d’une nouvelle guerre coloniale. Pour écraser le mouvement de libération nationale, les gouvernements de gauche ont fait appel au contingent. Quatre cent mille hommes ont été envoyés au combat dans le vain espoir de trouver une solution militaire à un problème politique. Après la défaite de Diên-Biên-Phu et la perte de l’Indochine, après l’indépendance du Maroc et de la Tunisie, celle de l’Algérie paraît inévitable. L’opinion publique métropolitaine y est clairement favorable, mais aucun gouvernement ne dispose d’une majorité suffisante à la Chambre des députés pour la réaliser. Petit à petit, l’idée d’un nouveau Front populaire fait son chemin. L’alliance des radicaux, des socialistes et des communistes, au sein d’un même gouvernement, garantirait la stabilité nécessaire pour mettre fin à la guerre.

À Washington, le Conseil national de sécurité (NSC, National Security Council ; le site de la Maison Blanche propose un historique du Conseil) anticipe avec inquiétude cette éventualité. En pleine guerre froide, l’entrée des communistes au gouvernement français menacerait l’équilibre politique de l’Europe occidentale et risquerait de déstabiliser en chaîne d’autres États alliés. Elle menacerait directement la sécurité du commandement de l’Alliance atlantique, installé sur le sol français. Elle compromettrait le rôle stratégique dévolu à la force de dissuasion nucléaire française, en cours de constitution, au moment précis où les transferts de technologies américaines permettent d’envisager une première explosion expérimentale. En ouvrant la voie à l’indépendance de l’Algérie, elle placerait inévitablement au pouvoir le seul FLN pro-soviétique au risque de le voir autoriser l’URSS à installer des missiles stratégiques en Afrique du Nord, pointés sur l’Europe occidentale.

En application du National Security Act du 26 juillet 1947 [1] « dans l’intérêt de la paix dans le monde et dans l’intérêt de la sécurité nationale des États-Unis », le Conseil national de sécurité étudie alors les possibilités d’action secrète pour empêcher l’arrivée des communistes au gouvernement français et la prise de contrôle de l’Algérie par les marxistes du FLN. Les informations recueillies par la Central Intelligence Agency (CIA) font état de l’hostilité des officiers supérieurs français à « l’abandon » de l’Algérie et de la lassitude de l’opinion publique. Les rapports du « département des coups tordus », sobriquet de la Direction de la planification, indiquent que les agents « stay-behind » recrutés en France, formés et entretenus par les services secrets de l’Alliance atlantique, sont en mesure de fomenter un coup d’État militaire. Le Département d’État considère que l’instauration d’une dictature militaire en France compromettrait l’image du « monde libre ». Après consultation, il énonce qu’un coup d’État n’apporterait de solution que si l’officier ou la junte au pouvoir auto-limitaient leur dictature et rétablissaient rapidement les libertés démocratiques au sein d’un régime renouvelé d’où les communistes seraient écartés. Pour donner une orientation politique à une junte, on cite le nom d’un général nationaliste, Charles De Gaulle, que le président Eisenhower a connu lorsqu’il dirigeait à Londres le gouvernement en exil de la France libre. Bien que les Anglo-Américains l’aient tenu à l’écart des conférences de Téhéran et de Yalta, puis du débarquement, les États-Unis avaient en définitive reconnu in extremis son gouvernement en exil, l’avaient autorisé à entrer avant eux dans Paris, et l’avaient installé à la tête d’un gouvernement provisoire pour qu’il jugule la pression communiste. Mais De Gaulle, qui n’avait pas encore construit sa légende, fut rapidement chassé du pouvoir par les urnes. En décembre 1947, les Américains songèrent à l’utiliser à nouveau et John F. Dulles vint lui rendre visite pour sonder sa volonté de participer à un éventuel coup d’État en cas de triomphe électoral des communistes. Depuis, ce général attend son heure dans sa retraite de Colombey-les-Deux-Églises.

Le général Dwight D. Eisenhower autorise l’exécution du plan élaboré par le NSC (document 5721/1 du NSC, émis en 1957 [3]), et préparé par le Département de la planification (ex-OPC). Conformément au protocole secret du Traité de l’Atlantique-Nord, le président des États-Unis fait informer oralement le président du Conseil français, le radical Félix Gaillard, que l’Alliance met en œuvre les moyens nécessaires pour faire barrage à un nouveau Front populaire. À cette fin, il dépêche un représentant spécial à Paris, le sous-secrétaire adjoint aux Affaires politiques, Robert D. Murphy. Ce dernier est reçu à l’hôtel de Matignon, le 11 avril 1958. Accompagné par l’ambassadeur Amory Houghton, il remet à Félix Gaillard une lettre sur la situation en Afrique du Nord [4] et transmet un supplément oral. Il est peu probable que le chef du gouvernement ait compris la signification exacte de ce message, peut-être s’est-il attendu à une simple opération de déstabilisation du Parti communiste. Les 29 et 30 avril 1958, les États-Unis convoquent à Paris la première réunion de l’Allied Coordination Committee (ACC) [5] au cours de laquelle, selon le relevé de décisions, ils « développent des avis de politique en matière d’intérêts communs concernant le stay-behind ». Bref, ils réorganisent le réseau et informent leurs alliés que les intérêts communs de l’Alliance exigent de faire intervenir les stay-behind en France.

Le temps des complots

En 1957-58, les stay-behind préparent l’arrivée de Charles De Gaulle en suscitant des complots [6]. Le plus connu est celui du « Grand O ». Il est dirigé par le général Cherrière (CR), fondateur des Unités territoriales qui disposent de vingt-deux mille réservistes, désigné sous le nom de code de « Grand A ». Le général Lionel-Max Chassin, président de l’Association des anciens d’Indochine et coordinateur de la défense aérienne de l’OTAN pour la zone Centre-Europe [7] , est devenu « Grand B ». Chassin est par ailleurs l’un des responsables du « Brain Trust Action », la cellule assassinat du réseau stay-behind. Les conjurés sont recrutés par l’inévitable Docteur Martin, alias « Grand V », figure historique de la « Cagoule » [8]. Ils rassemblent des syndicalistes et divers officiers d’extrême droite disposant chacun de leurs propres réseaux dans les armées. Le sergent Yves Gignac, secrétaire général de l’Association des anciens d’Indochine, puise dans une organisation de vingt-huit mille membres. Tandis que le jeune colon Robert Martel peut compter sur des militants de l’Union française nord-africaine (UFNA) dont il est secrétaire général. Le complot dispose d’une antenne à Alger chez l’occultiste Rolande Renoux. Aux yeux de ses membres, le « Grand O » se propose de sauver l’Empire français en plaçant l’Armée au pouvoir. (....,...,...,..... )

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.................................................................... A lire sur site - http://www.philomedia.be/medias-censure-influence-pouvoir/

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. ................................................................... https://arretsurinfo.ch/medias-et-manipulation-de-masse/

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Médias et manipulation de masse

Par Robert Seidel 
Arrêt sur info — 20 octobre 2018

De la censure au courant dominant Médias et manipulation de masse

Par Robert Seidel

Source: Zeit Fragen,  N° 23, 15 octobre 2018

Quiconque veut se faire une idée de l’actualité politique actuelle est souvent contrarié par des reportages partiaux. Des nouvelles émotionnelles, des diabolisations à tout vent ou des omissions ciblées sont de plus en plus courantes. Il est toujours plus difficile d’obtenir des informations précises. Un regard sur le passé peut contribuer à une vision plus sobre de la situation actuelle. 

 

Liberté d’expression

La caractéristique d’une démocratie et l’un de ses fondements reposent sur la liberté d’expression. Elle fait partie des droits inaliénables de l’homme. Chacun est libre d’exprimer son opinion et d’en débattre. Ce n’est qu’à l’aide d’un échange ouvert d’opinions, d’idées, de solutions proposées ou de divers points de vue qu’émerge une sélection de possibilités fournissant la base pour former son propre point de vue. Quiconque désire participer au débat et aux décisions est invité à bien analyser les différentes approches, de les examiner pour lui, afin de pouvoir prendre une décision politique en cas de nécessité. C’est pourquoi les «chasses à l’homme» médiatiques sont profondément antidémocratiques, car, au lieu de renforcer la pluralité des opinions, elles s’attaquent aux fondements mêmes de la démocratie, en se permettant de déterminer ce qui est «juste» et «faux».

 

Une réalisation importante de notre démocratie moderne est l’abolition de la censure. La liberté de la presse fondée sur la liberté d’expression constitue un fondement de la démocratie. Pour maintenir leur pouvoir, les élites politiques ont très souvent tenté de réprimer les opinions dissidentes. Les représentants de l’Etat ont censuré la presse en sélectionnant les informations à l’intention du public. Les tentatives actuelles d’influencer Internet vont dans la même direction. Quels sont donc les moyens actuels d’influencer les opinions du public? Une brève rétrospective sur la façon dont les élites dirigeantes et les médias collaborent peut être instructif.

Etant donné que de nombreuses archives sont accessibles à l’heure actuelle, il est devenu plus facile de comprendre les tentatives traditionnelles des élites d’influencer le public par le biais des médias. On constate par exemple qu’à partir de 1917, des citoyens américains ont été systématiquement trompés pendant la Première Guerre mondiale (cf. Elter, Andreas «Die Kriegsverkäufer»). C’était le début de la «propagande» moderne, appelée de nos jours sous l’euphémisme Public Relations PR. La manipulation des masses par des techniques psychologiques s’est rapidement étendue (cf. Bernays, Edward «Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie»).

La machine de propagande des nationaux-socialistes allemands a adopté beaucoup de ces techniques originaires des Etats-Unis, les a systématiquement perfectionnées et a ainsi poussé la population allemande dans la Seconde Guerre mondiale. Après la Seconde Guerre mondiale et pendant la Guerre froide, de pareilles techniques de manipulation furent utilisées dans le but de convaincre les citoyens de la nécessité de certaines actions militaires et politiques.

Ces mensonges qui préparent les guerres

Le rôle des médias dans la guerre des Balkans (1991–1995) est aujourd’hui à considérer selon une distance historique relativement courte. La conscience publique concernant cette guerre se trouve encore entièrement sous l’effet du brouillard médiatique des années 1990. «Les Serbes» et «Milosevic» sont toujours «les coupables». Jörg Becker et Mira Beham ont analysé en détail les mécanismes utilisés par certaines agences de relations publiques internationales généreusement rémunérées pour initier cette guerre en influençant de manière ciblée l’opinion publique à l’aide des médias. (cf. «Operation Balkan: Werbung für Krieg und Tod»).

En 1999, les «informations» sur la guerre du Kosovo de Jamie Shea, porte-parole de l’OTAN, ont été toutes colportées par nos médias sans aucun filtrage. A la télévision publique, il propageait quotidiennement de manière tapageuse cette guerre contraire au droit international. Cette guerre fut présentée aux citoyens comme un acte humanitaire. Actuellement, la vue sur les événements réels est toujours et encore troublée suite à ces activités des médias. Il y eut cependant aussi des contributions critiques, dont notamment l’émission «Es begann mit einer Lüge» [Tout a commencé par un mensonge], diffusée en 2001 par le service allemand d’information publique WDR.

Les guerres ultérieures – également en violation du droit international – contre l’Irak (2003), la Libye (2011) et la Syrie (2011) ont été présentées aux consommateurs des médias d’Europe occidentale de manière si partiale qu’Internet est utilisé toujours plus souvent comme source d’information supplémentaire.
Soyons conscients qu’aujourd’hui aussi, on nous désinforme sur tout ce qui touche à la guerre et à la paix.

Egalement chez nous

Tout citoyen attentif réalise que nous sommes mal informés au sujet des guerres. En Suisse, les médias jouent également un rôle décisif lors des votations ou en périodes d’importantes décisions politiques. De quelle manière sommes-nous informés? Comment les contenus sont-ils rapportés pour exercer l’influence voulue? Quels sont les contenus omis?

Relations publiques en Suisse

En Suisse aussi, les agences de relations publiques travaillent pour des clients suisses et étrangers (entreprises, associations, Etats, partis politiques, particuliers, etc.). Dans ce domaine, l’influence des agences RP sur les médias joue un rôle considérable (cf. Barben, Judith, «Les Spin doctors au Palais fédéral»). Il suffit de se rappeler comment les arguments de politiciens sont repris avant les votations, soit sans aucune remise en question, soit en les dénigrant de manière ciblée. D’autres instruments de manipulation de masse sont l’occupation ou la non-occupation de certains thèmes. Cet «Agendasetting», parfois sur plusieurs années, afin de mettre en avant certains sujets, de créer un certain climat ou le découpage de l’information en petites portions pour atteindre un certain objectif font partie de la vie quotidienne dans les médias.

L’attention est dirigée sur certains sujets – et donc déviée d’autres thèmes. C’est particulièrement évident dans le domaine de la politique extérieure de la Suisse (p. ex. ONU, UE, politique de neutralité ou flux migratoires), mais aussi au niveau national, par exemple en les domaines de l’enseignement et de la politique agricole.
D’autres techniques manipulatoires sont la sélection arbitraire des affirmations de personnalités publiques ou le fait de relier certains contenus avec des associations mentales positives ou négatives. D’autres mécanismes d’influence manipulatrice sont les préparations de «tapis d’informations», de «spins», du «nudging». Les médias répandent de plus en plus des nouvelles inouïes à nous «couper le souffle» ou imprégnées d’«indignation profonde», ce qui leur permet souvent de dépasser les limites de la décence. Ce faisant, ils éveillent des craintes et des préjugés.

Faire semblant d’être dans l’intérêt public

Ces derniers temps, le recours fréquent à des moyens manipulateurs pour présenter certaines opinions (politiques) comme fondamentalement «mauvaises» pour les dénigrer est évident. Les personnes exprimant en public une opinion déviante du courant dominant sont passées sous silence, ridiculisées ou ruinées. Le vrai débat factuel est systématiquement évité. On observe souvent une collaboration étroite entre les principaux médias et les grandes agences médiatiques financées par des fonds publics. Ils pratiquent la diffusion d’accusations non fondées, souvent en se citant réciproquement et en négligeant toute voix dissidente. Une campagne de presse contre des personnalités individuelles est «orchestrée» par des publications paraissant comme par hasard. Suite à des analyses de livres et des interviews de dits «spécialistes» du sujet dans les médias, on simule un grand intérêt du public. Les «experts», les intervieweurs et les auteurs – trop souvent issus de maisons de presse amies – sont de toute façon du même avis.

La «chasse à l’homme»

Il y a quelques mois, par exemple, certains journaux du dimanche ont tenté de dénigrer Daniele Ganser, historien et auteur de diverses publications. Les différents articles se basaient sur une publication d’un «entrepreneur dans le domaine des médias» bien enraciné dans le courant dominant, recevant également des fonds publics. Celui-ci a tenté de discréditer Ganser sans entrer en matière de manière sérieuse. En même temps, ses accusations furent colportées par divers radios. Voilà comment un événement médiatique fut, une fois de plus, créé et diffusée tous azimuts, sans aucun débat sur le fond, mais avec des reproches en série. Le but évident de cette action: nuire autant que possible à la réputation de Ganser. Quels sont ses «méfaits»? Dans ses nombreuses conférences et publications, Ganser souligne à chaque occasion et sans se laisser intimider, que toute guerre d’agression est illégale en expliquant les dessous. (cf. Ganser, Daniele: «Les guerres illégales de l’OTAN»). Ses explications lucides, logiques et passionnantes, sa grande popularité et son succès, notamment auprès de la jeune génération, semblent avoir franchi une ligne rouge dressée en secret. En outre, Ganser s’était permis de prendre la liberté – lors d’une émission très suivie par les spectateurs suisses alémaniques – de défendre ses arguments contre vent et marée et d’exiger du modérateur davantage d’impartialité.

De telles «chasses à l’homme» visent à faire taire la personne et à mettre en garde d’éventuels imitateurs. Elles aboutissent souvent à la destruction d’une existence privée ou professionnelle. Quiconque ose défendre des opinions trop divergentes du courant normal doit s’attendre à un tollé médiatique.

Un système global de pilotage: les médias

Au cours des dernières années, il s’est avéré que les élites américaines exercent également une influence directe sur la politique en Europe par le biais des médias. En 2014, la chaîne de télévision satirique allemande «Die Anstalt» présenta les recherches du spécialiste des médias Uwe Krüger à un large public. Krüger analysa minutieusement un réseau transatlantique dans lequel les principaux éditeurs et journalistes européens (Spiegel, «Frankfurter Allgemeine Zeitung», Die Zeit et d’autres) diffusèrent les contenus leur parvenant des Etats-Unis sans aucune analyse personnelle (cf. Krüger, Uwe: «Mainstream. Warum wir den Medien nicht mehr trauen» et «Meinungsmacht»). De quelle manière la Suisse est prise dans cette réseau, est décrite sur le site: www.swprs.org.
Entre-temps la coopération, au niveau international, entre les élites et les médias est devenue évidente suite à des organisations telles les Bilderberger (cf. Engdahl, F. William, «Die Denkfabriken»). Leurs analyses démontrent que leurs mainmises d’influence ne sont pas fortuites. Il est donc évident que les «informations» et «nouvelles» pour les divers pays et régions sont diffusées de manière bien ciblée.

Trop c’est trop – la diabolisation de la Russie

Depuis le coup d’Etat du Maïdan à Kiev au printemps 2014, la couverture médiatique par les médias occidentaux concernant la Russie est encore plus partisane que habitude. Ces critiques acerbes s’adressent même à des journalistes renommés des chaînes publiques (cf. Bräutigam, 2014). Il était évident que les médias alignés d’Europe occidentale suivaient, dans leurs émissions sur la Russie, aveuglément la version américaine. Il fallait absolument développer la diabolisation de la Russie (cf. Hofbauer, Hannes. «Feindbild Russland»).

Les médias alignés ont perdu le contrôle: élection de Donald Trump

Si l’on se penche sur le passé récent, on se trouve, pour ainsi dire, au milieu d’une révélation médiatique. Depuis que le bloc de l’élite américaine autour d’Hillary Clinton a perdu les élections présidentielles en novembre 2016, la lutte de ces élites pour le pouvoir a lieu plus ou moins ouvertement et déborde jusqu’en Europe. Les grands médias établis («Washington Post», «New York Times», CNN, ABC, etc.) n’ont pas réussi à procurer la victoire à leur candidate. Donc, maintenant, tous les moyens semblent permis pour se débarrasser du président démocratiquement élu Donald Trump. Dans leur frustration, les grands médias traitent eux-mêmes la question de la «manipulation». Ils pensent naturellement aux manipulations de leurs opposants, et non à leur propre comportement. Voilà un mécanisme intéressant. Les médias alignés subissent actuellement une forte perte de crédibilité, également en Europe. L’un des facteurs importants est l’influence d’Internet avec ses possibilités (encore existantes) de s’informer en dehors du courant dominant.

Vérifier les faits («Fact checking»)

Face à tout cela, il est permis de conclure que de nombreux événements d’actualité ne se déroulent, en réalité, pas de la manière dont ils nous sont présentés dans les médias et que l’influence à laquelle sont soumis nos opinions et nos actes n’est pas un fruit du hasard. A l’heure actuelle, il n’est plus guère nécessaire d’utiliser la censure ouverte pour supprimer les contradictions entre les exigences démocratiques et la gouvernance réelle. Une ingénieuse stratégie réalisée par le biais des médias alignés s’occupe d’influencer les sentiments, les humeurs et les opinions. Quiconque ne s’adapte pas doit se taire. Quiconque ne se tait pas est réduit au silence.
Une distance critique réside dans le fait de connaître les mensonges et les distorsions du passé sont très utiles pour juger avec beaucoup de prudence tout ce qui se passe actuellement. «Il se pourrait que les événements se soient  passés tout à fait différemment de ce qui nous est présenté?» ou «Pourquoi ces nouvelles sont-elles diffusées précisément maintenant et sous cette forme?» – Voilà des questions utiles à se poser à chaque nouvel événement «choquant» présenté dans les médias. Heureusement que nous avons de nombreuses autres sources d’information alternative à disposition.
Les bouleversements sociaux et les guerres commencent presque toujours par un mensonge. Pourquoi ne pas commencer, à chaque fois, par se donner le temps de vérifier les faits en les passant au crible fin  de l’analyse? (...,.....,......,....)

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............................................................................................  FIN extrait  ............................................................ 

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.Notre monde moderne est une société d'information ..... Celui qui détient et contrôle celle-ci se dote d'une supériorité de fait. Aucune source ne doit être négligée -

La manipulation de l'information est à mon sens la régle ou au moins un procédé classique - Qui peut sérieusement se permettre de disqualifier un aspect de celle-ci ? Celui qui manipule !

Elle concerne tous les pays et toutes les époques. La période actuelle de contestation par les Gilets jaunes ( nov & décembre 2018 ) en fait encore illustration. Décridibilisation du mouvement, diabolisation de ses membres, tentative de dérivation ou de personnalisation du mouvement et minimisation du mouvement sont les enjeux du débat d'information. Voilà le mot d'ordre dans les médias : Il faut absolument casser l'inertie de la contestation. La manipulation est partout et fait naître les rumeurs qui la suspecte : Personne ne pourra jamais prouver que les USA ont ( ou pas ! ) laissé volontairement les Japonais bombarder Pearl Harbor pour justifier auprés de l'opinion publique leur entrée en guerre. Cela reste cependant concevable et la thèse dite "du complot" présente cette possibilité !

Prenons d'autres exemples .... Rien ne prouvera jamais non plus que le Général de Gaulle a volontairement négligé un réel et efficace engagement militaire de reconquête en Algérie afin de justifier une démarche politique planifiée d'émancipation. L'abandon des colonies Françaises étaient un fait connu et admis d'avance selon la thèse du complot. Cela reste une hypothèse gratuite -  Il pourrait alors en être de même pour nombreux conflits ''volontairement râtés'' par les grandes puissances lors de la période de décolonisation: .... Il devenait à cette éopque en réalité politiquement indéfendable pour l'occident de conserver des territoires sous le joug colonial alors que l'Europe sortait d'une guerre mondiale justifiée par le dogme politique de la liberté des peuples. Les moyens modernes de gestion des territoires mis en place permettaient d'assurer un contrôle suffisant en l'absence d'une contrainte fondé sur le modèle colonial, déjà désuet.  On peut imaginer de la part des empires coloniaux une timide résistance, soldées par des échecs, pour justifier un retrait et l'engagement de négociation politique.

Rien n'indique non plus que les attentats du 11 novembre ne soient pas le fruit du même jeu de désinformation qui consiste, non pas à organiser, mais plutôt à faire l'aveugle et laisser oeuvrer l'adversaire dans son projet funeste qui, par inertie ou mauvais calcul, agit contre ses propres intérêts. Voilà ce que souligne ladite théorie du complot - Surtout que dans ce cas encore ( en 2001 ) il s'agissait de justifier une entrée en guerre des USA contre le monstre qualifié l'Irak : Ont-ils utilisé la même technique que P-Harbor en 41 ? Qui sait? Fou ! D'autant plus qu'un peu de recul suffit à révéler à l'opinion internationale que les bonnes intentions de sauver la paix du monde ou les arguments d'armes chimiques en Irak étaient faux ... mais qu'il s'agissait plutôt d'assurer la sécurité des sociétés US et l'acheminement en Gaz/pétrole vers l'occident.

Rien n'indique sur le même registre que les premières tentatives d'alunissage ne soient elles aussi l'objet d'une manipulation, au moins partielle, car les Etats-unis avaient engagé de tels moyens techniques, financiers et militaires afin de surclasser l'adversaire communiste, qu'il était tout à fait rationnel de concevoir un plan de manipulation médiatique pour réconforter l'opinion en cas d'échec momentané ou durable de la conquête spatiale. Il semble par ailleurs évident qu'il existait une bataille de l'information pour prendre l'ascendant psychologique/ moral et par ailleurs de prendre le monde à témoin sur les exactions supposées commises par les uns et les autres. chaque puissance se doit de prouver aux populations du monde entier et particuliérement à celles des pays satellites adverses le bienfait de la théorie économique & politique de son propre bloc ... pour les faire basculer. Il s'agissait, à côté d'un conflit militaire et doctrinal, de livrer un conflit de compétence et une guerre d'usure psychologique, finalement provisoirement gagné par les US lors de l'éffondrement du bloc de l'Est. 

L'histoire contient qui plus est des exemples de cette manipulation d'envergure planétaire dont on trouve encore la trace dans les manuels scolaires : Lors de l'affaire des missiles de Cuba, les médias occidentaux ont pris soin de présenter le scénario final de cette escalade comme une victoire de la diplomatie Américaine alors que l'on sait aujourd'hui qu'il s'agissait en réalité d'un recul. On sait encore que le bombardement atomique des villes japonaises en 1944 était en réalité plus une démonstration de force et de détermination à l'égard de l'adversaire sociétique qu'une opération salutaire destinée à épargner des vies.

Je ne referai pas toute l'histoire sur ce paragraphe - Il y en a trop - Ma conclusion impose cependant d'observer la "théorie du complot" comme un élément de contradiction perturbé, parodié ou mal éclos contenant des pistes de réponse pour une analyse alternative à l'opinion véhiculé dans les grands médias de masse officiels.

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.               Mais ce n'est pas seulement là que je voulais vous emmener : Moi aussi, je veux sur cette page vous livrer quelques-uns de mes jugements "complotistes"  ! Des opinions dissidents et imaginaires sur des volets troublants de l'actualité ou concernant tel autre événement marquant. Quelle imagination. Tout est fiction - Ce ne sont là que des hypothèses honteuses et gratuites de ma part. Car je n'écris pas sur les réseaux sociaux et c'est ici que je trouve ma seule tribune pour défouler mon esprit de contradiction maladif. -LOL- Je me réfère donc à des faits troublants de l'actualité et sur le fondement d'un courant d'opinion de la rue, qualifié "complotiste", je vous en livre une analyse complotiste personnelle. Il y a du boulot ! ............... 

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1 - L'attentat du 11 Décembre sur le marché de noël à Strasbourg -

Ce énième attentat abjecte sur le territoire Français est aussi l'objet d'une thèse complotiste ! Ce n'est pas moi qui le dit ! Le sujet retentit jusque dans l'hémicycle de l'assemblée nationale ! Ce complot vise à faire admettre que cet attentat serait une mise en scène ( un faux attentat ! ) destiné à détourner l'attention des Français et couper l'élan au moment où le phénomène des gilets jaunes cristallise toute l'attention . 

Fou ! On ne peut décemment pas mettre en doute l'événement. en lui même. Non- La manipulation, si il y a, peut-être ailleurs ! Mais, admettez que cela demeure suspect ? sur le fond, je me dit que cela tombe certes à pic pour le gouvernement ! L'épisode redore premièrement le blason de l'executif par une action qualifiée d'efficace - Etrange ? ! D'autant plus que désormais, les jours qui suivent sont entièrement consacrés à cette actualité, ...faisant passer les gilets jaunes aux oubliettes, l'inertie de l'événement est cassée ! .... juste après l'allocution du Président censée mettre un terme à la colère, Etrange tout de même ! ....et voici que les officiels sont désormais tous en accord pour dire qu'il faut renoncer aux manifestations dans un climat de terrorisme qui compromet, dit-on la sécurité des rassemblements ! ... Comme par hasard  ! D'autant plus étrange que l'on voit des manifestants en gilet jaune se faire arrêter pour la seule infraction de se rendre à une manifestation sur des fouilles de sac .... tandis que concernant la menace terroriste, sous prétexte de liberté, on épargne des criminels multi-récidivistes fichés S qui circulent armés librement ! Etrange - C'est donc, si je comprends bien la conjonction et l'enchainement médiatique, un ensemble de phènomènes ( Fêtes, menace terroriste, menace du declin économique, débat exutoire,... ) qui sont censés absorber progressivement le mécontentement et dissuader les citoyens de poursuivre le mouvement. Mais pourquoi mettre en doute l'événement de l'attentat par lui même ? Inutile - Imaginons un scénario fiction :

Si j'étais manipulateur à la tête d'un pays imaginaire ( ...ce qui est une fiction puisque je suis trop bête pour cela ) et si j'aurai eu à vivre de tels mouvements de contestation ( une révolte ), j'aurai mis en place une stratégie d'ensemble comprenant un gros coup médiatique, une actualité "ECRAN" pour à la fois casser l'élan du mouvement insurrectionnel et changer les humeurs de la population. Une actualité en chasse une autre, dit-on !. Un événement traumatisant et grave peu justifier des mesures exceptionnelles et le détournement des regards. Un peu comme Hitler se sert du faux attentat contre le Reichtag (27/02/1933) pour suspendre les libertés individuelles et organiser une campagne de répression contre les communistes. Aucun rapport ? Non - Bref ! Quel instrument mettrai- je en oeuvre ? Le terrorisme peut être, en ces temps d'instabilité politique, l'intermédiaire idéal ... car il suffit, non pas de faire une mise en scène comme il se dit, mais plus simplement de relâcher la pression et la surveillance sur les réseaux activistes. Le reste se fait tout seul, mécaniquement ! L'incident survient avec autant de certitude que le gaz lâché dans un appartement fermé créé bientôt une explosion... !  CQFD - Le résultat in fine est le même et vise bien un détournement de l'attention ainsi que de casser l'inertie d'un mouvement de contestation. La rupture d'inertie suffit à créer un reflux de l'opinion. 

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2 Election Miss France 2018 : Election à visée politique

3-Les journalistes suivent des consignes politiques / L'actualité est en artie orientée

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