Deni sur l'histoire des pyramides ?

 Déni sur l'histoire des pyramides et des constructeurs de l'ancien monde ?

 

IL existe des lacunes sur l'histoire de l'humanité, deni de vérité, méconnaissance... ou mensonge volontaire de dimension planétaire ? Faits et indices troublants ...

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Les historiens en ont une certitude absolue .... Les pyramides ont livré la totalité de leurs secrets ! Nous savons absolument tout ! Ces énormes strutures sont des tombeaux. Point : Circulez, y a rien à voir ! - .... J'en suis moins sûr .... Des questions et des mystères ( ...que l'on appelle "HASARD" lorsque existent des indices corcordants inexpliqués ) restent en suspens ....

Le reportage ci-exposé parle de lui même -Tant de hasards géographiques, architecturaux, astronomiques et faits mathématiques concordants peuvent-ils encore être qualifiés de fatalité, ... de hasard ? Tant de similitude dans la construction des édifices de l'ancien monde, figurant tous sur une zone faisant le tour de la planète. Comment cela peut-il être le fruit du hasard ?

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Pour vous en convaincre, je vous conseille le spectacle bouleversant de deux reportages dont on sort différent -

"La révélation des pyramides" - En voici l'URL ......

 

https://www.youtube.com/watch?v=fDMTYUGa1_4

https://www.youtube.com/watch?v=VOEqFQhe55U

https://www.youtube.com/watch?v=HFpHDXUgcqw

https://www.youtube.com/watch?v=u-Fpov5huwU

..............          Il existe d'autres reportages intéressants sur le sujet / pour info à voir sur you tube

https://www.youtube.com/watch?v=kCno7S5N0Ss

https://www.youtube.com/watch?v=0jXhPfzTx5s

Bêtisseurs de l'ancien monde diffusé le 15/05/2020 sur RMC découverte :

En Inde, en Égypte, au Pérou, en Turquie, en Grèce, au Cambodge ou encore sur l´Ile de Pâques, les archéologues ont mis au jour des édifices antiques monumentaux présentant d´étonnantes similitudes. Leur précision et leur beauté défient la raison moderne. Ces sites archéologiques démontrent que des civilisations, aujourd´hui disparues, détenaient des connaissances techniques et scientifiques très évoluées. Ce film haletant interroge les incohérences et les contradictions des hypothèses courantes sur la construction de ces édifices antiques. Les témoignages de scientifiques, d´ingénieurs et d´experts ainsi que l´utilisation de techniques de pointe (rugosimètre, SCAN 3D, LIDAR) tenteront d´éclairer les mystères de ces constructions tout en évitant les déductions hâtives. Un voyage aux confins des origines de notre civilisation, vers les sites archéologiques les plus majestueux de la terre. Retrouvez tout l´univers de BAM sur le site de Bam Investigations.

https://tv-programme.com/batisseurs-de-l-ancien-monde_documentaire/e01-batisseurs-de-l-ancien-monde_e632258

https://rmcdecouverte.bfmtv.com/batisseurs-de-lancien-monde/program_6668/

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... Les photos suivanes sont des indices -

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                                                                       Résultat de recherche d'images pour "pi moins phi carré egal coudée"

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...........................                                     Ce reporage, basé sur les recherches d'un livre aujourd'hui retiré de la circulation ( étonnan non ?  - https://www.amazon.fr/R%C3%A9v%C3%A9lation-pyramides-Jacques-Grimault/dp/2848551283 . ) nous incite à entreprendre des recherches sur les civilisations passées sans nous arrêter aux préjugés et pseudo certitudes des historiens. Aprés tout, nous cherchons des civilisations extra-terrestres sans nous demander si il n'y à pas d'indice sur une civilisation antérieure à toutes celles connues .... .

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Pour mémoire, l'être humain moderne posséde une histoire qui s'étend, selon les "fourchettes" optimistes ou pessimistes, entre 100 000 et 200 000 ans

http://www.dinosoria.com/homme_moderne.htm

 Sur ces 200 000 ans, nous en connaissons  7 000 à 8 000 ans .... cf article tiers - Il n'en reste aucune trace ?

https://fr.sputniknews.com/sci_tech/201606041025568855-histoire-civilisation-inde/

http://www.chronologie-encyclopedique.fr/

..................               Le compte n'y est pas - Il en manque 190 000 ans ! ......

..................               Informez-vous, regardez ce reportage et jugez par vous même ....

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..................  Autre bibliographie de l'étrange, controversée, critiquée,... donc à prendre avec des "pincettes", mais dont les arguments portent à réflexion sur les milliers d'années d'existence  qui précédent nos récentes civilisations.

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Vingt ans après le best-seller L'Empreinte des dieux, Graham Hancock nous livre la suite de son enquête sur les réelles origines de notre civilisation, reposant sur les plus récentes avancées scientifiques. Il y a 12 800 ans, à la fin de l'ère glaciaire, une comète géante a éclaté en plusieurs fragments. Certains d'entre eux ont frappé la Terre, provoquant un cataclysme mondial de l'importance de celui qui causa l'extinction des dinosaures. Les brûlants impacts ont déstabilisé la croûte terrestre et causé le déluge décrit dans les mythes originels du monde. Une deuxième série d'impacts s'est produite il y a 11 600 ans, date exacte que donne Platon pour la destruction et la submersion de l'Atlantide. La preuve révélée dans ce livre montre qu'une civilisation avancée a prospéré pendant l'âge de glace puis a été détruite dans ces cataclysmes. Mais surtout - et les astronomes le confirment - un fragment de cette comète menace toujours la Terre...

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Reportage- Conférence sur ce sujet ( En anglais - sous-titrage ) -

..................  https://www.youtube.com/watch?v=Mb24gkN17tc

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Les indices se cumulent ... Il existe bien un ensemble de faits concordants qui indiquent une activité culturelles et techniques humaine bien en dehors des idées pré-concues par nos chercheurs.

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https://www.odla.fr/2017/06/06/des-nanospirales-m%C3%A9talliques-vieilles-de-20-000-ans-06-juin-2017/

06. juin 2017

Des nanospirales métalliques vieilles de 20 000 ans ? 06 Juin 2017

 

Les minuscules spirales métalliques déterrées en Russie provoquent toujours de nombreux débats houleux sur Internet.

Nombre d’entre elles défient la technologie des métaux d’aujourd’hui. Ces pièces métalliques minuscules ont été trouvées à une profondeur de 3 à 12 mètres et sont âgées entre 20 000 à 300 000 ans.

Elles ont été découvertes lors d’études géologiques d’extraction d’or, dans les montagnes de l’Oural, près des rivières Kozhim, Narada et Balbanyu en 1991.

Ces objets signifieraient-ils qu’une culture préhistorique sophistiquée dominait déjà la nanotechnologie ? En fait, ces spirales n’ont pu être créées que par des mains humaines.

Ces trouvailles sont faites de tungstène et de molybdène

Parmi les trouvailles, on trouve des morceaux de bobines, des spirales, des tiges et autres éléments non identifiables.

Selon une analyse de l’Académie russe des sciences à Syktyvkar, les plus gros éléments sont en cuivre, les plus petits en tungstène ou molybdène.

 

 

La taille des pièces varie entre trois centimètres et trois millièmes de millimètre (de la taille de bactéries).

Elles ressemblent étonnamment à des éléments de constructions miniatures comme on en voit dans la nanotechnologie.

 

Des vestiges de missiles russes ?

L’hypothèse évidente que ces petites structures seraient des restes de tests de missiles, à proximité du site de Plesetsk, a également été discutée.

Un Institut de Moscou a alors communiqué que ces parties métalliques étaient trop vieilles pour correspondre aux productions modernes.

Par ailleurs, EW Matvejeva, du Département central de recherche scientifique de géologie et du développement de métaux précieux à Moscou, a écrit en 1996 que ces éléments devaient, malgré leur âge considérable, avoir une origine technologique.

Les pièces ont été trouvées dans les couches sédimentaires profondes de trois à douze mètres, dont l’âge géologique a été estimé entre 20 000 et 318 000 ans.

Comment les hommes auraient-ils pu fabriquer ces petits composants, dans un passé si lointain et à quoi servaient-ils ?

Pour certains, ces artefacts sont la preuve que la race humaine dans le Pléistocène (l’Âge de Glace) a connu une période technologiquement avancée.

Pour d’autres, ils pourraient être l’œuvre des extraterrestres. Un représentant connu de cette thèse est le Suisse, Erich von Däniken , qui a exposé quelques-uns des ooparts (« objet hors contexte ») au parc de Jungfrau à Berne. Ces artefacts russes ont été étudiés par des instituts à Helsinki, Saint-Pétersbourg et Moscou. Les recherches ont été interrompues en 1999 avec la mort de Johannes Fiebag, un expert dans ce domaine.

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https://www.lefigaro.fr/culture/2018/08/10/03004-20180810ARTFIG00003-gobekli-tepe-le-plus-vieux-temple-du-monde-berceau-de-l-architecture-et-des-classes-sociales.php

Göbekli Tepe, le plus vieux temple du monde, berceau de l'architecture et des classes sociales

ARCHÉOLOGIE - La communauté scientifique estime que l'organisation nécessaire à la construction de cet édifice vieux de 12.000 ans, retrouvé en 1995 en Turquie et classé en juillet au patrimoine mondial de l'Unesco, constitue l'une des premières manifestations d'une civilisation fondée sur des distinctions sociales.

Par 

La complexité de l'anneau central du site archéologique prouve que seule une société organisée a pu bâtir un tel édifice. Göbekli Tepe Project/Nomination Text
Les vestiges sont situés au sud-est de l'Anatolie, près de la frontière entre l'actuelle Turquie et la Syrie. Google Map

Des milliers d'années avant la construction des grandes pyramides d'Égypte et bien avant l'édification de Stonehenge fut érigé le temple de Göbekli Tepe. Situé dans la chaîne montagneuse de Germus, au sud-est de l'Anatolie, région frontalière entre l'actuelle Turquie et la Syrie, l'édifice résulte d'un passé bien plus ancien que l'invention de la roue et de celle de l'écriture. Considéré comme le plus vieux temple du monde, le site archéologique, classé début juillet au patrimoine mondial de l'Unesco, est passé sous le peigne fin de la communauté scientifique. Fascinés par ce site unique, les archéologues se demandent si le lieu peut-être perçu comme le tout premier monument de l'architecture.

À lire aussi : Le label Patrimoine mondial fait toujours recette

Göbekli Tepe, la «colline au nombril» en turc, est édifié sur une butte artificielle de huit hectares à l'extrémité nord du Croissant fertile, non loin de l'actuelle ville de Sanliurfa. Les premières fouilles conduites en 1995 ont révélé une série de structures circulaires, habitées mille ans, avant d'être englouties et dissimulées au reste de l'humanité pendant une dizaine de milliers d'années.

 

Une des figures animales retrouvées sur les colonnes de l'édifice. Wikimedia Commons

Le bâtiment retrouvé contient notamment un anneau de colonnes monolithiques en forme de «T». Au centre deux autres colonnes identiques atteignent cinq mètres de haut. Celles-ci ont soutenu un toit . Une prouesse qui témoigne d'une technique de construction très élaborée. Les deux piliers centraux comportent par ailleurs, des figures abstraites d'hommes et d'animaux, stigmates d'un système de croyance que les archéologues tentent toujours de décrypter.

» LIRE AUSSI - En Auvergne, la Chaîne des Puys classée au patrimoine mondial

L'analyse des pierres suggère que les plus anciennes aient été prélevées et taillées autour de la colline. D'autres, bien plus rares dans la région, ont dû être transportées sur de longues distances. Un acheminement épuisant qui a nécessité l'implication de centaines de personnes, estiment les chercheurs, frappés par le nombre de mains à l'origine de l'édifice. Surtout à une époque où les groupes sociaux ne dépassaient guère les vingt-cinq membres.

L'œuvre de chasseurs-cueilleurs

La datation du site laisse penser que Göbekli Tepe est l'œuvre de chasseurs-cueilleurs, à une époque précédant vraisemblablement l'invention de l'agriculture. Période, où l'homme commençait tout juste à se sédentariser. Jusqu'alors, la communauté scientifique considérait que l'architecture était le produit de sociétés parfaitement organisées. Göbekli Tepe invite à changer de paradigme. Pour la première fois, les archéologues pensent que seule l'organisation nécessaire à la construction d'un tel édifice a pu entraîner le développement de l'agriculture et la sédentarisation de l'homme. Une révolution.

Certaines pierres retrouvées sur le site , rares dans la région, ont été acheminées sur de longues distances. Creative Commons CC0

Mais peut-on vraiment parler d'architecture lorsqu'on évoque le plus vieux temple du monde? Moritz Kinzel, en est persuadé. «Une construction devient de l'architecture non seulement parce qu'elle est monumentale, mais aussi selon les techniques utilisées et une certaine perception de l'espace», explique l'archéologue et architecte basé à l'Université de Copenhague qui travaille sur le site, dans les colonnes de The Art Newspaper.

 

» LIRE AUSSI - Du pain cuit il y a 14.400 ans, bien avant l'invention de l'agriculture, découvert en Jordanie

Ce fut une période d'essais et d'erreurs, d'expérience architecturale et sociétale

Moritz Kinzel, archéologue et architecte

Bien plus qu'une invitation à déterminer qui de l'architecture ou de l'agriculture est née en premier, le site de Göbekli Tepe illustre une période de pointe. L'architecture émerge aux côtés d'une société disciplinée qui produit des excédents et passe progressivement de la cueillette à l'agriculture. Certains des premiers blés domestiqués ont d'ailleurs été trouvés dans la région. Les pierres de Göbekli Tepe présentent des représentations de chiens, premier animal à être domestiqué par l'homme. «Ce n'est pas un hasard. Je dirais que ce fut une période d'essais et d'erreurs. Une époque d'expérience architecturale et sociétale aux débuts de la révolution agricole», conclut l'archéologue.

À lire aussi : Le reliquaire des apôtres André, Philippe et Pierre aurait été retrouvé à Bethsaïde

«Des habitations permanentes ne veulent pas nécessairement dire que l'homme y a vécu de manière permanente», ajoute-t-il, suggérant une utilisation saisonnière du site de Göbekli Tepe. «Le processus complexe de construction peut avoir incité les gens à rester plus longtemps. Cela les aurait poussés à inventer de nouvelles manières de subsister.

Maternité de la société de classe

Le plus vieux temple du monde n'était probablement pas uniquement un lieu de culte. Le site avait d'autres fonctions sociales et économiques. Les femmes et les hommes y festoyaient, échangeaient des biens . Toutes ces activités favorisaient une identité sociale commune. Selon les archéologues, l'architecture du lieu peut marquer les débuts de la société de classe.

Vue aérienne du site de Göbekli Tepe. Göbekli Tepe Project/Nomination Text

Si le site archéologique apporte de nombreux enseignements sur la manière dont vivait l'homme au début du néolithique il y a 12.000 ans, il est aussi d'une grande beauté. Une construction empreinte d'un sens artistique évolué. Remarquant la valeur esthétique de Göbekli Tepe, Dietmar Kurapkat, un chercheur en architecture allemand écrit à propos du site: «Il n'est pas exagéré de coller sur le site l'étiquette d'architecture». Reflet d'une société vivant à une période de transition cruciale dans l'histoire de l'humanité, le «premier monument de l'architecture» n'a pas encore révélé tous ses secrets.

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- AUTRE REPORTAGE -

"Bâtisseurs de l'ancien monde "  // A voir le reportage en trois épisodes -

En Inde, en Égypte, au Pérou, en Turquie, en Grèce, au Cambodge ou encore sur l´Ile de Pâques, les archéologues ont mis au jour des édifices antiques monumentaux présentant d´étonnantes similitudes. Leur précision et leur beauté défient la raison moderne. Ces sites archéologiques démontrent que des civilisations, aujourd´hui disparues, détenaient des connaissances techniques et scientifiques très évoluées. Ce film haletant interroge les incohérences et les contradictions des hypothèses courantes sur la construction de ces édifices antiques. Les témoignages de scientifiques, d´ingénieurs et d´experts ainsi que l´utilisation de techniques de pointe (rugosimètre, SCAN 3D, LIDAR) tenteront d´éclairer les mystères de ces constructions tout en évitant les déductions hâtives. Un voyage aux confins des origines de notre civilisation, vers les sites archéologiques les plus majestueux de la terre. Retrouvez tout l´univers de BAM sur Bam Investigations. Reportage ci dessous -

https://rmcdecouverte.bfmtv.com/batisseurs-de-lancien-monde/program_6665/

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                                                             'Autre sujet '

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Une pyramide retrouvée au fond de l’océan Pacifique ?

insolite • tahiti

                                           Pyramide océan

Image d'illustration • ©Google

Un objet non-identifié, qui pourrait être une pyramide, a été repéré au fond de l’océan Pacifique. Cette découverte a été faite grâce à Google Earth par le chercheur argentin Marcelo Irazusta. Info ou intox ?

Polynésie 1ère •  

La découverte, par sa forme comme par sa taille, laisse penser à une pyramide parfaite située à proximité des côtes mexicaines. The Daily Express, média qui a relayé l’information, a interrogé Scott Waring, spécialiste de la recherche de la vie extraterrestre. Il affirme que la structure est « une pyramide parfaite mesurant plus de 14 kilomètres de chaque coté de sa base ». Un chiffre qui n'est qu'une estimation puisque « la distance pourrait être plus proche des 18 kilomètres ».

©Google

La plus grande pyramide jamais connue ?

Si l'hypothèse de la pyramide venait à être confirmée, l'édifice serait alors «la plus grande pyramide jamais connue». Certains estiment même qu'il est impossible qu'elle ait été fabriquée de la main de l'homme. Cette découverte suscite bon nombre de spéculations, des restes de l’Atlantide, mythique île engloutie par les eaux, ou encore construction extraterrestre… L'information a été relayée par plusieurs sites mais elle est difficilement vérifiable sans réelle expédition scientifique sur les lieux. 

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http://sweetrandomscience.blogspot.com/2016/04/la-cite-engloutie-de-mahabalipuram.html

                            La cité engloutie de Mahabalipuram

Comme je n'arrive pas à alimenter régulièrement les différentes rubriques de ce blog, j'ai décidé de réagir efficacement et d'en rajouter une. J'inaugure donc ici une série de billets consacrés à l'archéologie, pour laquelle je nourris une passion romantique, en aucune manière influencée par un certain aventurier ophiophobe et mal rasé. Je n'ai pas encore trouvé de nom accrocheur, mais sachez qu'il y aura des cités légendaires, des temples maudits, des artefacts sacrés, des trésors oubliés, des sacrifices rituels et bien sûr, des blagues pourries sur Indiana Jones. J'entame cette série avec l'histoire de la cité engloutie de Mahabalipuram, la légendaire "Sept Pagodes".

Le Temple du rivage deMahabalipuram. Crédits : Wikipédia

"Mahabalipuram", un nom qui sent bon l'aventure exotique et la difficulté de prononciation, que Jeanne Picquigny n'aurait sûrement pas dédaignée. Minuscule ville située sur la côte sud-est de l'Inde, elle est truffée de statues et de monuments qui témoignent de son glorieux passé. La vie y semble douce, le sable chaud et l'aventure au coin de la rue. Une petite vidéo pour vous mettre dans l'ambiance :


J'aimerais poursuivre sur cette lancée, mais malheureusement, cette histoire débute de façon plutôt dramatique.

Le 26 janvier 2004

Ce jour-là, vers 8 h du matin heure locale, une rupture se produit le long de la zone de subduction entre la plaque indienne et la micro-plaque d'Andaman, au large de l'île de Sumatra. Ce mouvement aussi brusque que colossal libère une énergie équivalente à des centaines de millions de fois celle de la bombe d'Hiroshima. Pour prendre un exemple moins sordide, c'est aussi l'équivalent de la consommation électrique des Etats-Unis sur 370 ans (avec comme base la consommation annuelle de l'année 2005). 

Un quart d'heure après la première secousse, le Centre d'alerte des tsunamis dans le Pacifique publie un bulletin aussi rassurant que celui de Tchernobyl : "Il n'y a aucun risque pour la région du pacifique". Personne à cet instant ne mesure la gravité de la situation. Moins d'une demi-heure plus tard, une vague de 30 mètres s'abat sur les côtes de la province d'Aceh, en Indonésie. Le tsunami frappe ensuite les Îles Nicobar, les îles de la mer d'Andaman et celles du golfe du Bengale, ainsi que les côtes du sud de la Malaisie et du sud de Sumatra. Deux heures après le tremblement de terre, les côtes de la Thaïlande, de la Birmanie et du Sri Lanka sont à leur tour frappées, avec les conséquences tragiques que l'on sait. Sur l'animation ci-dessous, on peut voir la propagation des vagues :
 

 

 

La magnitude du séisme sera plus tard évaluée à 9,1 et le tsunami de 2004 reste à ce jour le plus grave de l'histoire sur le plan des pertes humaines, avec au moins 250 000 victimes.

Pendant ce temps, à Mahabalipuram 

 


À Mahabalipuram, ce matin-là, la mer se retire sur presque 500 mètres avant de revenir saccager le littoral. Par rapport à d'autres villes, Mahabalipuram subit relativement peu de dégâts, et on dénombrera moins d'une dizaine de victimes. Et puis le tsunami a une autre conséquence, plus heureuse : l'espace de quelques minutes, le ressac précédant le tsunami met au jour les vestiges d'une cité engloutie.

Les pêcheurs, les quelques habitants et les touristes qui avaient les yeux rivés sur la mer sont formels : ils ont tous distinctement aperçu des formations rectangulaires alignées, des murs, et ce qui semble être un temple en ruines, incrustés de coquillages et couverts de corail, le tout s'étendant sur une zone d'environ 1,5 km : une véritable cité engloutie.

Ces structures fantomatiques ne restent pas longtemps émergées et l'océan reprend bientôt possession du territoire. Plus tard, lorsque les eaux se retirent, elles emportent les sédiments et le sable qui s'y étaient accumulés durant une dizaine de siècles.

Plus proche du rivage, les vagues ont également escamoté une partie de la plage, dévoilant trois roches sculptées, auparavant ensevelies sous deux mètres de sable, représentant une tête d'éléphant, un cheval ailé et un lion. Il n'en faut pas plus pour raviver l'ancienne légende des "Sept Pagodes" !

Les nouveautés 2004 de la plage deMahabalipuram

La légende des sept pagodes

L'origine de la légende remonte à l'antiquité : au 7e siècle, Mahabalipuram était une ville portuaire florissante, jouissant d'une influence importante, en communication avec l'Indonésie et la Chine. A cette époque, la légende veut que six autres temples se dressaient aux côtés du Temple du rivage, et Mahabalipuram était surnommée "Sept Pagodes". Les premiers européens à rallier ces contrées tropicales pouvaient apercevoir - dit-on - les sept temples depuis la mer. Cette radieuse cité resplendissait tant, qu'elle suscita, c'est classique, la colère et la jalousie des dieux. Mahabalipuram fut donc détruite par une tempête cataclysmique (tout aussi original) et fut ensevelie sous les eaux en une journée seulement. Un seul temple fut épargné, celui qui deviendrait plus tard le solitaire Temple du rivage. 

Les témoignages écrits manquent pour donner du crédit à cette histoire, même si la légende est colportée un peu partout dans le monde depuis au moins un millier d'années. Quant aux habitants et pêcheurs locaux, ils ont toujours cru dur comme fer à l'existence des Sept Pagodes.

En 1772, l'architecte britannique William Chambers rapporta les paroles d'habitants, qui disaient voir les dômes cuivrés des pagodes englouties scintiller au soleil. En 1798, l'anglais John Goldingham coucha sur le papier les histoires racontées par les marins, mentionnant entre autres, celle des Sept Pagodes. D'autres écrits de la même époque mentionnent la légende sans entrer dans le détail, et certains moquent même ouvertement l'idée absurde que les Sept Pagodes aient pu un jour vraiment exister. Mais comme souvent, les légendes comportent une part de vérité.

Du mythe à la réalité, et plus si affinités

Mahabalipuram n'est pas inconnue des archéologues et des historiens : une partie de ses monuments est même inscrite au Patrimoine Mondial de l'Unesco. Elle est réputée pour ses vestiges de premier plan, notamment son bien nommé Temple du rivage, érigé au 8e siècle, sous le règne de Narasimhavarlan II. La plupart des monuments ont été longtemps oubliés, avant d'être mis au jour par les britanniques au 18e siècle (comme quoi, ils ont fait un ou deux trucs sympas).

Le Temple du rivage de Mahabalipuram en 2016. Crédits : J.François

Le site comporte de nombreux monuments dédiés aux divinités hindoues, parmi lesquelles La Descente du Gange, un gigantesque bas-relief du 7e siècle, mesurant 27 m de long pour 9 m de haut :
 





Enfin, la ville est également connue pour sa "Boule de beurre de Krishna", un rocher de 250 tonnes posé en équilibre sur une pente, sous lequel les touristes s'amusent à se prendre en photo :
 

La boule de beurre de Krishna (Krishna's Butterball) de Mahabalipuram. Crédits : M.Hallisey

Quant à la présence de vestiges engloutis, elle était déjà connue, des pêcheurs locaux d'une part, depuis plusieurs générations, et des scientifiques d'autre part : en 2002, une équipe d'exploration sous-marine avait décrit en détails les formations, rapportant que les cinq zones examinées comportaient toutes des ruines couvrant des surfaces d'environ 20 m sur 100, vieilles d'au moins 1200 ans. Les auteurs suspectaient également que les ruines couvraient une zone bien plus large que celle étudiée.

Les photographies HD des fouilles sous-marines de 2002. Crédits ; Sundaresh, A. S. Gaur, Sila Tripati et K. H. Vora

Le tsunami n'a donc pas vraiment révélé à la face du monde une cité inconnue, mais il a certainement dévoilé son ampleur et son importance. La vision éphémère du 26 décembre a frappé les esprits : le site englouti est devenu une réalité palpable, et Mahabalipuram est propulsée sur le devant de la scène archéologique. De nouvelles fouilles sont entreprises, et les touristes affluent.
 

Les ruines d'un nouveau temple. Crédits

Sur la plage, les premières équipes hésitent : les vestiges dégagés du sable sont en mauvais état. Ce sont probablement des restes d'un temple, à moins qu'il ne s'agisse des ruines du port antique. Début 2005, les recherches se poursuivent péniblement, un peu plus au sud. Peu à peu, les chercheurs mettent au jour un premier temple de cinq étages, une fois et demi plus grand que le Temple du rivage. Les inscriptions permettent de dater l'édifice de façon plus précise : il est contemporain du Temple du rivage.

En avril, des sondages effectués en mer, à environ 500 m du rivage, permettent de nouvelles découvertes : un mur long de 70 m, perpendiculaire à la plage, deux nouveaux temples de taille plus modeste et une grotte sculptée. Ces constructions sont datées entre le 4è et le 9è siècle (dynastie Pallava) et elles constituent, avec le Temple du rivage, un complexe dont la géométrie correspond assez fidèlement à un plan des Sept Pagodes, tel qu'il est représenté sur une peinture de l'époque Pallava. Il y a donc bien plusieurs temples à Mahabalipuram, et les fouilles ne font que commencer !

Une autre inscription sur une roche mise à nue par les vagues interpelle les archéologues : elle mentionne une "flamme éternelle" conservée dans un temple, à l'initiative du roi Krishna III. Aussitôt, de nouvelles fouilles sont entreprises aux alentours et un autre temple de l'époque Pallava est dégagé du sable. On y trouve des pièces ainsi que des objets vraisemblablement utilisés dans des cérémonies religieuses. Mais ce n'est pas tout : durant l'excavation, les chercheurs découvrent aussi les fondations d'un temple encore plus ancien, plus de deux fois millénaire, datant de la période Tamil Sangam, qui sert de base au temple plus récent. Le site a donc une histoire bien plus ancienne et complexe que ce qui était généralement admis : si elles ont existé, les Sept Pagodes s'appuient peut-être sur autant de fondations antérieures.

Des strates de coquillages et de débris


Les chercheurs se penchent aussi sur la question de la destruction des temples : ont-ils vraiment été anéantis par les eaux ? Des dépôts de coquillages et de débris, que l'on retrouve tout le long de la côte est de l'Inde, semblent indiquer que le site a été frappé par deux tsunamis importants, l'un survenu entre le 4e et le 6e siècle, l'autre au 13e siècle. Les Sept Pagodes auraient été ainsi construites sur les ruines de temples plus anciens, avant d'être terrassées à leur tour par un raz-de-marée. Des changements survenus dans la géographie du littoral et l'élévation du niveau de la mer auraient achevé de submerger les ruines. Dans le sable, l'histoire se répète inlassablement. Pourquoi le Temple du Rivage est-il le seul à avoir résisté ? Les archéologues avancent cette raison toute simple : c'est le seul à avoir été érigé sur une base rocheuse. L'insensé a bâti son temple sur le sable..

La première campagne de fouilles s'est terminée en 2005. Et ensuite ? Et bien je n'en sais rien. A mon grand regret, je n'ai pas trouvé beaucoup de documentation concernant la suite des opérations, aussi je termine ce petit billet de façon abrupte et prématurée. Je suis déjà sur la suite :)
 

 

Happy End

Que ces temples soient les Sept Pagodes ou non, les archéologues et les habitants sont comblés. Le site promet de riches découvertes pour les années à venir, et grâce au tourisme, Mahabalipuram prospère tranquillement. Le prochain tsunami important n'aura probablement pas lieu avant plusieurs siècles, ce qui laisse le temps de faire quelques arrangements avec les dieux :)

J'ai manqué de sources pour ce petit billet, si jamais vous avez des précisions ou corrections à apporter, elles sont les bienvenues :)

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/ De plus en plus étrange ! A voir cet machine qui date d'une époque où l'on est pas censé maîtriser les techniques ni les savoirs astronomiques

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https://saf-astronomie.fr/machine_anticythere/

Compte rendu de la conférence de la SAF du 14 septembre 2018

LA MACHINE D’ANTICYTHÈRE

Conférence donnée par James S. EVANS

Physicien et Historien des Sciences, Université de Puget Sound (État de Washington,USA)

 

La machine d'Anticythère, appelée également mécanisme d'Anticythère, est considérée comme le premier calculateur analogique antique permettant de calculer des positions astronomiques. C'est un mécanisme de bronze comprenant des dizaines de roues dentées, solidaires et disposées sur plusieurs plans. Il est garni de nombreuses inscriptions grecques.

On ne connaît de la machine d'Anticythère qu'un exemplaire, dont les fragments ont été trouvés en 1901 dans une épave, près de l'île grecque d'Anticythère, entre Cythère et la Crète. L'épave d'Anticythère était celle d’une galère romaine, longue d'une quarantaine de mètres, qui a été datée comme antérieure à 87 av JC.

La machine d'Anticythère est le plus vieux mécanisme à engrenages connu. Ses fragments sont conservés au musée national archéologique d'athènes.

Image : Musée national archéologique d’Athènes 

L’histoire du mécanisme

La machine (ou mécanisme) d’Anticythère (lieu où elle a été découverte) est probablement le premier calculateur de positions astronomiques de la période antique. Le mécanisme est complexe, il est en bronze, comprenant de nombreuses roues dentées disposées sur plusieurs plans mais liées entre elles. La machine d’Anticythère est le plus vieux mécanisme à engrenages connu. Ses fragments sont conservés au Musée national archéologique d’Athènes. À priori, il n’existe aucun autre objet similaire. Cette relique a été trouvée en 1901 dans une épave d’une galère romaine datant du premier siècle avant notre ère lors d’une plongée de pécheurs d’éponges. Cela se passait au large de l’Île d’Anticythère, au Nord de la Crète. D’autres pièces ont été remontées de l’épave, elles sont toutes à Athènes au Musée d’Archéologie. Il est à noter que l’équipe Cousteau avait plongé sur le site en 1976 ! Une nouvelle expédition de plongée sur le site a eu lieu en 2016 par la Woods Hole Oceanographic Institution. L’histoire de cette relique est très floue, mais il semble bien qu’elle remonte aux Grecs un peu avant notre ère et peut être même un peu plus tôt comme semble l’avoir démontré James Evans récemment.

De nombreuses pièces ont été remontées des fonds marins. Ce mécanisme, enserré dans une boîte en bois, une fois remonté et séché a été malheureusement fragmenté en plusieurs morceaux (près de 100). Différentes hypothèses furent avancées quant à son utilisation : instrument de navigation, d’astronomie…Pour essayer de comprendre à quoi il servait, il faut essayer de comprendre comment les Anciens voyaient le Ciel !

Le cosmos et sa répresentation

Les Anciens voyaient le ciel (le cosmos) sous forme de différentes sphères s’imbriquant les unes dans les autres. La Terre est entourée des 4 éléments d’Aristote : terre, air, eau et feu, puis le monde lunaire et les planètes connues à l’époque (comprenant le Soleil) et au-delà, la sphère des fixes. Les Grecs avaient connaissance des mouvements dans le ciel et du mouvement des planètes. Malheureusement la Terre était toujours au centre, ce qui les obligeait à jongler avec des cercles, des épicycles et autres pour être en accord avec les mouvements observés dans le ciel. Ce mécanisme comportait plus d’une trentaine de roues dentées, et on a reconstruit cet ensemble suivant ce que l’on pensait être le système d’origine. Il devait y avoir un mécanisme d’horlogerie actionné à la main par une manivelle servant à calculer la position du soleil, de la lune et des planètes vue de la terre et à prédire les éclipses de lune et de soleil. La complexité de la conception – plus de trente roues dentées – et le fait qu’elle témoigne de l’état de l’art de l’astronomie de l’époque montre le génie de ses concepteurs. Cette machine, malgré une grande complexité interne, possède plusieurs trains épicycloïdaux. On suppose qu’elle était d’un usage relativement simple.

Il suffisait à l’opérateur de tourner une manivelle jusqu’à ce qu’un des cadrans affiche une position désirée (jour, alignement soleil-lune…) et directement l’opérateur pouvait lire sur les autres cadrans les correspondances dans d’autres cycles. Le mécanisme tient compte de différents calendriers (lunaire, luni-solaire, solaire,  …). On y trouve :

  • Un cycle métonique de 235 mois synodiques lunaires (luni-solaire de 19 ans) qui tient compte aussi des Jeux de l’époque (olympiques, etc..)
  • Un cadran zodiacal basé sur un calendrier égyptien
  • Un cadran lié au Saros (223 lunaisons) important pour les éclipses.

Les Grecs s’intéressaient aux levers et couchers héliaques (instant du lever ou du coucher d’un astre déjà visible juste avant le lever du Soleil ou encore visible juste après son coucher). On a découvert ainsi le parapegme (notes de prévisions astronomiques) de Milet. Sur le mécanisme d’Anticythère se trouvaient des morceaux d’autres parapegmes. Le mécanisme tient compte aussi de la vitesse variable de la Lune à l’aide de centres de rotation décentrés. Ce mécanisme doit tenir compte des problèmes liés à tous les calendriers :

  • L’année ne possède pas un nombre entier de jours
  • La lunaison aussi ne possède pas un nombre entier de jours

L’année pour les Babyloniens avait 360 jours, une année avec 365 jours existait aussi. De plus, suivant les civilisations, les semaines n’étaient pas les mêmes (10 jours chez les Grecs et les Egyptiens, 7 jours chez les Romains) ; il y avait aussi, comme indiqué précemment, des calendriers basés sur la Lune, le Soleil et un mélange des deux.

Les planètes

Le mécanisme tenait compte de la rétrogradation de Mars dans le ciel. C’est l’emploi de déférent et épicycle qui sauve les phénomènes. Un tel mouvement peut s’obtenir avec un mécanisme à clavette et rainure.

La face arrière

La grande spirale comporte 235 cases correspondant aux 235 mois du cycle métonique.

Le mécanisme tient compte de différents calendriers (lunaire, luni-solaire, solaire,  …) : on y trouve :

  • Un cycle métonique de 235 mois synodiques lunaires (luni-solaire de 19 ans) qui tient compte aussi des Jeux de l’époque (olympique, etc..)
  • Un cadran zodiacal basé sur un calendrier égyptien
  • Un cadran lié au Saros  (223 lunaisons) important pour les éclipses.

Cycle de Méton

Concernant le cycle de Méton (d’Athènes) de 19 ans soit 6 940 jours, soit 235 lunaisons, c’est un assez bon compromis entre un calendrier lunaire et un calendrier solaire. Il se trouve que ce cycle se trouve sur une spirale à 5 rangs qui permettait d’effectuer une correction grâce au petit cadran du haut intérieur à la spirale (correction callipique). En effet, un siècle après Méton, Callippe améliora le cycle métonique en remarquant que si on retranchait un jour tous les 4 cycles de Méton on avait une bien meilleure approximation du mois lunaire,

Mais si on remarque que :

12 lunaisons correspondent à 354 jours, cela fait une année un peu courte alors que

13 lunaisons correspondent à 383 jours, cela fait maintenant une année un peu longue.

Or, dans le cycle métonique, 19 années de 12 mois lunaires font 228 lunaisons, il en manque 7 pour les 235 lunaisons du cycle. Les Grecs ajoutaient alors un mois toutes les 3 années pour ajuster cycle lunaire et cycle solaire.

La spirale du bas concerne le cycle de Saros (18 ans et 11 jours et 8 heures, 223 lunaisons) lié aux éclipses ainsi que le cycle d’Exéligmos de 3 Saros (54 ans) situé au centre de la spirale.

Au bout de ce cycle, la Lune et le Soleil se retrouvent (presque exactement) dans la même configuration, c’est donc intéressant pour connaitre la date des éclipses.

Pour tenir compte des 8 heures qui ne font pas un compte rond sur les jours, il existe un petit engrenage contre cette spirale qui doit en tenir compte, elle est marquée 0, 8, 16. La machine doit aussi tenir compte des mouvements apparents du Soleil, car, à l’époque, c’était la vision géocentrique de l’Univers qui prévalait. On compensait grâce à un système d’épicycles (cercles qui tournent sur ces cercles etc…), cela était obtenu en décalant des axes d’engrenages.

On peut voir un ensemble de tous les engrenages recomposés pour former ce que l’on pense être son fonctionnement original.

La datation du mécanisme

Différentes méthodes ont été utilisées pour essayer de contraindre le plus possible la date de fabrication de cette machine, dont :

  • Datation par radiocarbone du bois du navire.
  • Le style des poteries trouvées à bord
  • Les pièces de monnaie associées au naufrage
  • Le style et forme des lettres grecques des inscriptions du mécanisme
  • Des considérations astronomiques…..

Il semble que les premières datations basées sur la date du naufrage aient pointé sur les années -60 à -90 avant notre ère. C’est l’époque grecque en Égypte, il est donc normal de trouver un navire dans ces fonds marins situés entre la Grèce et l’Égypte.

Un progrès important dans la datation a été fait par notre conférencier James Evans et son collègue C. Carman qui ont reculé de près de 100 ans la date de ce mécanisme, basé sur le fait que le calendrier représenté incluant les éclipses solaires et lunaires sur ce mécanisme semblait être connu vers les -200 avant notre ère. Ils ont étudié le cycle Saros des archives babyloniennes à cet effet. Il nous montre un graphique représentant les erreurs de date pour des éclipses solaires, et celles-ci sont au minimum vers -204. Par contre il y a toujours spéculation sur les origines de cette machine et sur son fabricant. À quoi pouvait servir une telle machine ?

Les faits :

  • Position de la lune et ses phases
  • Dates des éclipses de Soleil et de Lune
  • Dates des prochains Jeux olympiques
  • Position des planètes connues dans le ciel

On se pose toujours la question sur son concepteur, beaucoup ont pensé à Archimède qui habitait Syracuse à la même époque (il meurt en -212) ou à un de ses élèves. On pense aussi à Hipparque de Nicée (-190 ; -120) : Probablement le plus grand astronome de l’antiquité. Il découvrit la précession des équinoxes et introduisit les épicycles. On dit aussi que Cicéron aurait vu cette machine ou quelque chose de ressemblant chez le philosophe Posidonios. Bref, encore un mystère de plus entourant cette incroyable machine qui semble si anachronique et ne pas correspondre à l’époque qu’on lui attribue.

 

 

Date de dernière mise à jour : 17/05/2020

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