L'arme du boycott

                                                  L'ARME ULTIME DU CITOYEN

 

 

                             Nul ne peut se douter à quel point les actions les plus simples ou anodines peuvent avoir une efficacité redoutable dans le domaine politique. Nous cherchons tous désespérément réponse salutaire afin de connaître un moyen simple et infaillible pour faire pression sur nos élus, patrons ou sur les acteurs du système économique sans nous apercevoir que des solutions simples existent depuis toujours en ce domaine. Mon excellent professeur de "droit civil" officiant jadis au sein de la faculté de droit d'Aix en Provence en avait une idée assez claire et nous la communiquait séchement à chaque expression d'humeur de la part d'un auditoire excité par ses diverses interventions partisanes. Nos manifestations sonores spontanées n'avaient d'égal que le mépris outrageant de la cinglante réplique qui ne tardait pas à faire rage dans le brouhaha de l'amphithéatre surchargé : " ...Chers amis, Je demande aux étudiants qui ne sont pas d'accord avec mon propos de quitter la salle et de dorénavant bouder mon cours, ...il n'est pas d'arme plus efficace que de voter avec ses pieds en boycottant les cours ou professeurs qui ne vous conviennent plus ! ..." Ce virulent exposé reflétait par ailleurs assez bien la problèmatique d'ensemble contenu dans cette proposition puisque, même après ces menaces, il ne manquait jamais un seul éléve à ses cours trés prisés malgré des leçons de morale acerbes qui allaient peu souvent dans le sens de nos convictions de jeunes adultes révoltés. La réponse était pourtant bien là,... exprimée avec honnêteté : Le boycott -

                                  1- Concept, Avantages & exemples -

                       Cette action citoyenne légale et imparable de refus volontaire ( Ce refus peut être de différente nature ;... de participer ou d'adhérer,... d'acheter, de contracter, ... de fréquentation : ) en signe de représaille ou de nature à faire pression sur un interlocuteur ciblé est une arme bien plus pertinente qu'il n'y parait au premier abord si son mécanisme s'intégre dans un plan d'action concerté par une institution d'information s'adressant à un large public - ( ............ Le collectif citoyen par exemple ? ) - Sa force consiste principalement dans sa légalité puisqu'aucun régime politique évolué ou moderne ne peut légitimement obliger ses citoyens à des relations commerciales ou sociétaires non consenties ( ....Mesurer les obligations édictées par l'autorité relativement à ces actes élémentaires se trouve par ailleurs être le meilleur et le plus fiable indice concernant la liberté réelle des citoyens. Qu'une entrave quelconque à ces libertés soit mise en place dans le système juridique d'une société et vous pouvez de manière certaine en conclure que le microcosme en question tombe dans les paradoxes insolubles de la décadence ou pire encore dans les travers progressifs de la dictature - Curieusement et dirais-je même malheureusement, nous pouvons constater que la société occidentale moderne, comme les autres sociétés, s'entoure progressivement d'obligations de nature à compromettre sans contre-partie ou possibilité de rebours ces libertés élémentaires : Est-ce le signe d'un déréglement gravissime du système juridique moderne ? Je le pense ... puisque nos systèmes politiques ne sont pas parvenus à régler le paradoxe culturel existant entre les nécessités matérielles de la société économique, les impératifs des mécanismes sociaux et le besoin transcendental de la psyche humaine ) . La puissance de ce principe réside dans la polyvalence du concept ( possibilité de l'appliquer à tous les domaines ou niveaux de la vie en collectivité ) et l'imparabilité de ses effets lorsque le mouvement de boycott est entendu et surtout suivi par la population . L'efficacité ( indirectement politique ) de cette arme citoyenne est redoutable puisqu'elle prive progressivement la cible de sa substance financière ou -et- humaine; l'obligeant soit à se conformer à vos revendications et exigences soit de succomber en perdant le créneau qui assurait son succés et sa position sociale.

Examinons quelques exemples d'actions concrètes : Imaginez un système démocratique futur où les citoyens pourront faire pression sur les partenaires sociaux par l'intermédiaire d'un débat de société menant à ladite décision du boycott. Décision répondant à un processus formaté de réflexion et de dialogue social, mené par l'intermédiaire d'une institution du type "collectif citoyen" et visant à résoudre les paradoxes, abus, impasses ou aberrations relevant de la pratique des mécanismes sociaux comme ceux culturels - Les citoyens conviennent unanimenent de ne traiter selon un tel procédé que des institutions ou organes privés à un échelon local et en respect des principes constitutionnels reconnus sur un niveau continental. Faisant suite à ce procédé et en attendant des propositions de la partie contestée mise en boycott, une phase d'action citoyenne s'ouvre alors et répondant à un appel, les citoyens décideront soit - Possibilité de cumul des trois options :

A) ... De ne plus s'acquitter d'une partie ou de la totalité d'une créance jugée disproportionnée ( impôt ou redevance- loyer- abonnement obligatoire ) et donc de verser collectivement lapartie manquante de cette dette auprés d'un organisme tiers qui tiendra lieu de garanti au titre de consignation en attendant d'obtenir une discussion au sein d'un organisme collectif de réclamation & de dialogue.

B) ... De, définitivement ou de manière temporaire sinon selon un cyclique convenu, se passer de tel service sociétaire ou de ne plus fréquenter tel lieu commercial privé, institution ou organisme relevant de la collectivité public

C)... De mettre en oeuvre un procédé institutionnel parallèle afin de substituer l'organe défaillant ou usant en mauvais terme de sa position sociale.

Ces actions, isolées ou cumulées, doivent servir ce dessein de mettre l'organisme cible en quarantaine, mais nous savons tous qu'il existe des objets de consommation ou services dont il est trés difficile de se passer. Imaginez un tel mot d'ordre concernant les carburants ! ? Qui peut réellement s'en priver ? En réalité, le boycott peut prendre diverses formes et par exemple, il serait possible de limiter l'action en édictant un arrêt des véhicules le week-end ou de privilégier un serveur à défaut d'un autre ! Comment motiver les citoyens à suivre le mot d'ordre ? Outre les débats, tracts et périodiques d'information, période de réflexion littéraire ( organisée auprès des citoyens & des institutions scolaires ) et activités pratiques quotidiennes dans les collectifs, il ne peut y avoir d'obligation à s'engager dans l'action; le mouvement doit être une prise de conscience citoyenne volontaire . L'individu se sent concerné parce qu'il à un intérêt à rétablir l'équilibre perturbé par l'organisme boycotté. 

                                 2- Faiblesses, limites & paradoxes -

                           Le point faible principal d'un tel procédé consiste en un risque de radicalisation ou de blocage du système ou secteur d'activité concerné si le processus de dialogue ou le niveau de maturité de la société intellectuelle ne permettent pas de trouver les registres substitutifs au problème soulevé. La crise peut alors s'étendre de proche en proche ou dégénérer en conflit social alors qu'il s'agissait simplement à l'origine de protéger les citoyens et de résorber un déréglement. Cette escalade doit être évitée par divers garde-fous tout au long de la procédure. Un aspect principal réside donc dans la matérialisation d'une institution capable de rationnellement la mettre en oeuvre. Je l'intégre donc pleinement et corrélativement au dispositif du "collectif citoyen", seule institution indépendante, encadrée et protégée par la loi ainsi que par un processus fonctionnel formaté garantissant un fonctionnement équilibré. Il faut éviter les dérapages -C'est pourquoi l'institution de dialogue doit en premier lieu mettre en oeuvre un processus de conciliation, recherche et de réflexion dont la mission consistera à développer des solutions techniques ou culturelles permettant la sortie de crise par des substitutifs et répliques institutionnelles ( clone substitutif ) . Mais le boycott doit servir principalement en cas d'abus injustifié lorsqu'une entité sociale s'octroie plus que de raison sans que le désaccord fasse intervenir un problème théorique sur des notions intellectuelles précises ou une phase de transition entre deux périodes conceptuelles. La phase de dialogue, éclairée par les sages et les doctes doit permettre d'établir cette distinction subtile car la réponse ne peut être la même dans l'eventualité de la seconde hypothèse ( transition conceptuelle ) . Le second risque, en cas de conflit entre classes sociales consiste en un retour de boycott si la partie mise en quarantaine dispose des moyens de pratiquer à son tour un sorte de blocus ( Eventualité d'une situation de monopole ou de complicité avec divers acteurs connexes de la scène concernée ) obligeant à relacher l'étreinte . Il est donc une nécessité impérieuse de briser la situation de monopole avant d'agir sur le terrain du boycott mais surtout au niveau de l'information des "acteurs-consommateurs". Cette éventualité est en tout état de cause la conséquence d'un enchainement d'erreur dans les choix de construction du système économique et social que l'on ne peut observer qu'en début d'activité du système des "collectifs" puisque son mécanisme doit progressivement permettre de s'en prémunir, notamment par un processus d'échange des l'informations. 

Une question ne peut manquer d'éffleurer votre esprit - Comment se fait-il qu'il n'existe à ce jour aucun processus équivalent dans la société moderne occidentale Française ? Le concept et son usage sont en effet réservés aux entités institutionnelles de grande échelle comme l'Etat ou quelques autres organismes publics puisque son emploi peut avoir de graves conséquences sur la marche de la société ainsi que sur l'équilibre des forces sociales tandis que les citoyens ne disposent pas encore d'une institution d'échelle capable de mettre en oeuvre ce procédé de manière responsable . Nous somme donc victimes d'une carence institutionnelle pour défendre nos droits contre les abus régulièrement commis par les partenaires sociaux qui disposent, eux, des proccesus décisionnels favorables à la défense de leurs intérêts. Ce droit est pour nous à conquerir; il exite une sorte de méfiance de la nation envers le citoyen lambda . L'intervention ne possède pas encore de vecteur matériel institutionnel pour le mettre en oeuvre de manière pertinente car il ne doit y avoir d'abus en mettant cette arme au service d'un goupuscule qui en récupère les mécanismes. L'association de consommateur en serait les balbutiments si son activité était moins sectorielle et son fonctionnement plus étendu. Ce ne peut être le cas dans le cadre légal qui est le sien. Le bon fonctionnement associatif du Collectif, la circulation triangulaire de l'information, son recrutement aléatoire du personnel collégial d'encadrement, son processus informationnel formaté, pluriel et contradictoire en sont les garants. C'est aussi la preuve que la société du vingt-et-unième siécle fonctionne encore selon quelques procédés dont une partie des mécanismes échappent à la compréhension du citoyen: Faute de dialogue sincère et d'un paramètrage objectif ! Et pour cause, ceux-là sont en contradiction avec une partie des valeurs enseignées à l'école pour assurer le fonctionnement prétendu républicain de l'hyprocisie démocratique occidentale. Il faut mettre un terme à ce mensonge feutré pour remettre à l'endroit la pyramide intellectuelle des valeurs politiques. C'est à ce moment précis que des gens d'esprit critique interviennent pour percer l'abcès - Dernier point sur le sujet. Le paradoxe de cette méthode se trouve donc être dans un réglement passant par une période de tension sociale en réponse à un conflit d'intérêt - Peut-on se passer de cette complication institutionnelle et compter sur la seule bonne volonté des acteurs sociaux ou sur l'équilibration naturelle des systèmes pour établir une compensation des facteurs sociétaires ? L'histoire ainsi que la pratique des institutions montre que non ! Il est une obligation stratégique de disposer des outils et méthodes équivalentes à ses principaux concurrents, faute de perdre la "bataille", que celle-ci soit institutionnelle; militaire, économique ou politique. Cependant, il me semble important de répéter que ce procédé de refus par le boycott n'a de validité que durant une période de transition et doit rapidement être substituée par un dispositif d'ensemble contournant l'apparition des symptômes la justifiant.

                           3- Le "Droit de retrait" :  Une sorte de Boycott adréssé à l'encontre de la société ?

                          D'une certaine manière, le "Droit de retrait" ( ...dont nous n'avons fait jusqu'ici qu'éffleurer le contenu et dont j'entreprends plus loin la description ), comme tous les droits marquant la possibilité d'opposition ( grêve, droit syndical & boycott & sédition & clivage politique, etc...)  peut en effet s'analyser comme une sorte de refus du contrat social avec une volonté du citoyen de déclencher l'option de sortie ou de résistance contre le système politique. Il s'agit donc d'une sorte de boycott de la société. En réalité, ce droit est important à plus d'un titre car la participation à la structure sociale doit être un choix délibéré en connaissance des données qui la caractérisent : L"intégration volontaire ne peut exister sans l'option contradictoire de refus, ...or ce droit fait encore défaut dans l'ensemble des sytèmes politiques - La "majorité" ( ou tout autre instant du parcours de l'individu ) marque l'instant où les citoyens sont intégrés, non pas de force, mais sans connaissance ni possibilité alternative reconnue - Il y a donc un problème fondamentale puisqu'aucune catégorie juridique résiduelle n'est envisagée en alternative à la société. La liberté la plus fondamentale fait donc défaut : Celle de la marginalité comme droit politique constitutionnelle reconnue et organisée en tant que tel par les institutions- La société est censé offrir le meilleur à chacun de ses concitoyens et c'est l'impératif primordial qui la justifie. Mais ces paramètres théoriques initiaux peuvent être biaisées par une catégorie sociale, ethnique ou grupusculaire qui en récupére les rouages et en assure le fonctionnement corrompu selon un miroir déformant donnant l'illusion à chacun d'y trouver un prétendu intérêt. Actualité à l'appui, cette hypothèse de confort et d'intérêt partagé est loin d'être majoritaire- Le droit d'opposition représente la possibilité historique classique mais une société évoluée doit envisager l'ensemble des options et les faits d'actualité font état d'un nouveau type de comportement en plein essor : La marginalité - La création d'un droit théorique de refus de la société s'entoure d'une limite certaine à prendre à considération : La compétition internationale implicite existant entre les peuples et les nations depuis toujours fait peser le risque d'une dislocation du tissu social et l'affaiblissement de sa composante humaine au point de mettre en péril le microcosme. C'est entre ces impératifs de droit fondamental et de nécessité sociale que je propose cette innovation institutionnelle du droit de retrait - Mon travail consistera simplement à trouver un compromis judicieux entre ces nécessités contradictoires . C'est une autre histoire -

                          4 - Quelques autres solutions alternatives -

Le temps passe, les républiques parlementaires s'essoufflent inexorablement et les citoyens commencent, progressivement, instinctivement à s'apercevoir de la défaillance des mécanismes conventionnels - ( économiques et politiques ) . On ne peut parler d'une prise de conscience constructive et uniforme de la société mais les gens, de manière éparse, sont de plus en plus nombreux à s'écarter des rouages classiques de la société libérale, par exemple, pour mettre en place divers correctifs ou substitutifs. Ces volontés sont les premisses, ces hommes et ces femmes sont les pionniers d'une recherche fondamentale sur les mécanismes institutionnels à refondre dans un avenir proche, lorsque l'ensemble de la population, déçue et dépitée suite aux ravages successifs de notre civilisation, s'interrogera sur ce qui doit être fait.

A - Manifestation spontanée hors cadre légal -

Les politiques s'ingénuent depuis toujours à faire entrer dans un moule légal rationnalisé les moyens de lutte des citoyens. C'est ainsi qu'aujourd'hui des lois s'immiscient de plus en plus dangeureusement dans les manifestations de revendication des travailleurs ou des opposants politiques jusqu'à les rendre quasiment inefficaces .  Les moyens de lutte sont encadrés jusqu'à les rendre parfois complétement inéfficaces. Réglementer semble normal mais il faudrait se demander si l'encadrement ne va pas trop loin et à quel moment le seuil fatidique est atteint. Nous entrons alors dans un nouveau débat de société faisant défaut. En tout état de cause, une question pertinente fait surface : Le rapport de force entre les composantes sociales peut-il être rationnaliser ? Les gens sont alors de plus en plus nombreux à organiser des réunions et manifestations hors cadre légal afin de redonner impact à leur action et démonstration de force . Internet joue alors ici son plein potentiel d'instrument d'information et de coordination ... Mais le législateur menace d'en reprendre le contrôle... jusqu'à quand cette liberté ? Précisons sans tarder que cette méthodologie reste condamnable d'un point du vue légal et doit rester une arme de dernier recours mais il est de mon devoir de citer un élément potentiel à part entière qui prouva son efficacité, notammant lors du printemps Arabe. De ce côté de la Méditerranée, son emploi peut être rationnalisé en utilisant un équivalent comme méthode de démonstration de la mobilisation des forces humaines si elle est effectuée en marge des grands foyers urbains dans un cadre pacifique & intellectuel complet passant par l'organisation de débats publics, pétitions et forums. Le mouvement des "indignés" ( début le 15 Mai 2011 en Espagne en inspiration du manifeste écrit par stéphane Hessel & de l'actualité dans les pays Arabes ) me semble être une bonne illustration de ce phénomène spontané exprimant le décalage entre la politique technocratique et l'inspiration citoyenne des jeunes du monde entier .

B - Troc &  Réseau d'entraide &  Achats groupés afin de déjouer les régles défavorables ou inégalitaires du marché -

L'économie capitaliste fait aussi ces mécontents. Ils sont en réalité la stricte majorité des agents économiques mais peu de gens franchissent le pas pour concevoir un réseau organisé, efficace et étendu . Les laissés pour compte du système libéral ne tardèrent cepandant pas à imaginer et concevoir leur mécanismes parallèles afin de rétablir l'équilibre, certes de manière isolée et sporadique puisque le système majoritaire ne tarit pas d'éffort dissuasif pour empêcher ses membres de sortir du cadre légal normal .

Le troc est historiquement le premier mécanisme d'échange mais il est aussi susceptible de travers puisqu'il semble difficile  d'établir un barême de valeur complet couvrant l'ensemble des actes et objets économiques. Son emploi demande donc un minimum d'organisation et de planification sur des domaines limités afin de servir efficacement ses participants.

Les réseaux d'entraide sont les organes d'intervention de communautés géographiques restreintes ou associatives dont les missions sont souvent sectorielles. Leur efficacité, dans un cadre associatif, reste réelle dans le domaine social, rural comme celui de la construction ou réparation de logement.

Les organismes collectifs d'achat font leur preuve dans tous les domaines et devraient s'imposer dans notre paysage social ( forme associative ) à condition pour les membres de ses entités d'étroitement surveiller et contrôler les actes de l'organe executif puisque celui-ci se dote d'une puissance de décision et de gestion considérable. Grand soin doit être apporté dans la sélection et le nombre défini de ses membres ainsi que concernant ses prérogatives lors de la création. Le véto d'un seul de ses membres doit pouvoir immobiliser l'organe collectif faute de dérive.

C - Constitution de mécanismes parallèles ou concurrents & Organe de Protection, résistance et Information & pétition d'indignation -

Nous avons évoqué ces sujets au cours d'autres discussions et notamment dans "le manuel du pouvoir" . Il semble évident de pallier à l'inefficacité ou l'abus d'un organe vital par l'instauration d'institutions parallèles qui se substitueront ( voire de le compenser ) à l'élément défaillant par la voie associative si nécessaire.

Il peut aussi s'avérer nécessaire de mettre en oeuvre divers organes qui centraliseront des dossiers de réclamations, doléances ou de plaintes . Cette action visera à informer et défendre les citoyens concernant un problème ou dysfonctionnement d'actualité et établir un courant convergent en vue de peser suffisamment dans le débat politique qui suivra cette mobilisation. L'expression typique de ce mode d'action s'observe dans le cadre des associations de consommateurs mais le potentiel de ce modèle associatif peut servir plusieurs dessein.

D - Destruction des structures matérielles -

Il ne s'agit pas pour moi de faire l'apologie de la destruction mais une fois encore seulement de citer un panel méthodologique spécifique réel, utilisé par les acteurs sociaux . Le cas emblématique et symbolique de ce phénomène fut mis en lumière en France par le célébre "José Bové" ( notion de désobéissance civile ) avec ses actions parfois illégales, notamment de destruction de surface cultivable OGM - Démontage d'une chaine de sandwicherie MC DONALD . L'action, médiatisée et minotritaire dans l'éventail du panel méthodologique, se passe sans faire de bléssés ni de violence aux personnes - Le fait est qu'une solution extrémiste d'opposition peut consister en la destruction des structures matérielles de l'adversaire afin de le priver de ses modes d'intervention dans la chaine sociale . Il s'agit, selon l'argument avancé par les auteurs la plupart du temps, d'un coup de force ( plus ou moins rationalisé ), lié au désespoir lorsque toutes les tentatives de dialogue institutionnelles ou de transaction ont échoué . Bien qu'illégales et condamnables par la morale classique, ces actions sont un moindre mal en comparaison du panel terroriste violent et méritent, à ce titre, citation dans mon exposé.

 

                                                  .................................... à suivre ! .............................

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