Eléments de Contradiction à la pensée unique

                                        - Eléments de contradiction à la pensée unique -

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................................................................................ Chers amis lecteurs, baudets ou équidés, soyez les bienvenus sur cette nouvelle page impertinente où j'espère vous fournir quelques éléments et paramètres supplémentaires de compréhension concenrnant une actualité aussi accablante que rocambolesque à l'orée du XXI° siècle. Ne soyons pas crédules, Les données de l'information volontairement oubliées ou laissées pour compte par les tenants officiels de l'information ne représentent souvent pas des détails négligeables - Je m'étonne toujours de l'habileté avec laquelle quelques médias, de la même façon que certains hommes politiques parviennent à manipuler ou canaliser les débats de manière à occulter des éléments pourtant essentiels à la compréhension ou à l'orientation d'un sujet : Etonnez-vous, posez-vous la question de savoir pourquoi notamment les reportages télévisuels contradictoires à la pensée unique ne peuvent avoir audience que sur des tranches horaires trés tardives, donc inaccessibles ... ou la raison qui fait qu'un livre ou film peut avoir accés à une publicité aux heures et lieux de grande audience tandis qu'un autre doit se contenter des petits médias ? Cet état de fait n'est probablement pas un hasard et il faudrait se pencher avec précision sur les techniques permettant d'arriver à cette corruption des données du débat et de l'information ... . Je peux provisoirement vous renvoyer au "Manuel du pouvoir" ( MDP ) où se trouvent abordé de manière plus complète le sujet de l'information. En attendant, permettez moi de citer puis de resituer les quelques sujets suivants qui me semblent du plus grand intérêt...

...... bientôt .

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1 - Nucléaire : Energie propre & éternelle ? Quelques Faits importants semblent occultés et ignorés des masses citoyennes -

L'orientation nucléaire par nos dirigeants Français dans les années 70 ( Gouvernement Messmer en 1974 ) se voulait rassurante en matière de sécurité d'exploitation et surtout concernant les filières de recyclage des matières radioactives. Il s'agissait alors de convaincre un électorat dubitatif et lui imposer une direction énergétique faisant progressivement la part belle au nucléaire.

Tout au long du vingtième siècle, l’axe majeur de la politique énergétique française a été de se procurer à l’étranger les matières premières absentes du sous-sol national avec l’angoisse permanente de rupture d’approvisionnement pouvant conduire à l’asphyxie.

Lot obligé des gouvernements successifs, cette quête de l’énergie a dû composer avec les contraintes des guerres, des crises et des embargos.

Entre les deux guerres, le pays devient le premier importateur mondial de charbon. Et pour soutenir sa croissance durant les "trente glorieuses", il organise son approvisionnement massif en hydrocarbures liquides ou gazeux en provenance du Moyen-Orient, de l’URSS, de l’Algérie. A la veille du premier choc pétrolier de 1973, le taux d’indépendance énergétique de la France est de 22,5 %, ce qui signifie que son approvisionnement global en énergie est assuré à près de 80 % par des matières premières importées.

Cette dépendance se décline, dans le secteur de l’électricité, à des niveaux à peine moins préoccupants : les combustibles importés participant pour 60 % à la production du courant(1). Le pétrole représente les deux tiers de cet apport extérieur et couvre donc, globalement, 40 % de la consommation électrique française. Quand éclate la guerre du Kippour, en octobre 1973, et que l’OPEP décide de pratiquement doubler le prix de référence du brut, assortissant cette hausse de mesures de restriction de la production, la France subit le "choc" de plein fouet. De 15 milliards en 1972, la facture pétrolière va passer à 52 milliards de francs en 1974 (pour culminer à 162 milliards en 1981). Plus grave : on peut s’interroger, avec une angoisse légitime, sur la disponibilité future d’une matière première aussi sensible, du fait de ses localisations géographiques, aux turbulences internationales.

Une nouvelle fois confrontée à la précarité de sa situation énergétique, la France juge de moins en moins tolérable l’ampleur de sa dépendance extérieure, surtout dans un domaine aussi essentiel que celui de l’électricité, sésame du développement économique. Persuadé que l’intérêt national commande de changer la donne, le gouvernement dirigé par Pierre Messmer décide, en mars 1974, une relance massive du programme d’équipement nucléaire. Assorti d’une vigoureuse politique d’économie d’énergie, ce projet de grande ampleur affiche clairement son objectif : permettre à la France d’assurer par ses propres moyens son approvisionnement en électricité. La construction de 16 réacteurs de 900 mégawatts est lancée dans un premier temps, bientôt suivie par la réalisation de 16 autres unités de la même puissance. Ce programme sera poursuivi dans les années 1980 et 1990, s’achevant avec la mise en service, en 1999, de la deuxième tranche de la centrale de Civaux, d’une puissance de 1450 mégawatts.

A l’heure actuelle, le parc nucléaire français est constitué de 58 réacteurs, répartis sur 20 sites et totalisant une puissance électrique installée de 63 000 mégawatts. Ce parc fournit plus des trois quarts de l’électricité produite dans le pays.

La France est devenue la deuxième puissance nucléaire civile du monde après les Etats-Unis (105 réacteurs) et la première au regard de la part occupée par le nucléaire dans la production nationale d’électricité. Le bilan électrique français est bouclé par l’hydraulique, à hauteur de 15 % et par des unités à combustibles fossiles (charbon et gaz) pour le solde.

Mais ce succés ne doit pas nous aveugler au point d'oublier les risques et conséquences de ce modèle énergétique pour les générations futures car divers éléments de moyen et long terme semblent passés sous silence .... ( à suivre )

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2- Transport de personnes par bus & cars : Sécurité et condition de travail des conducteurs - Le vrai débat !...

C'est en tant que conducteur-reçcveur exerçant depuis quelques années que je puis prendre place et donner mon avis sur le sujet ! .... voilà cinq années que j'exerce ce passionnant métier et il suffit de lire la convention collective ( transport interurbain de voyageur ) s'appliquant à ce métier et relative aux conditions de travail, de voir dans quelles conditions pratiques s'exerce le métier pour comprendre une des raisons des accidents à répétition dont nous sommes les témoins désabusés. ....

Inutile de vous dire malheureusement en guise d'introduction que les thèmes entrant en considération sur le sujet sont sensiblement les mêmes que si nous traitions la question concernant d'autres métiers à basse qualification - Les problèmes sont identiques et expliquent une baisse progressive de la qualité des prestations avec une constante élévation du nombre d'incidents liés à la sécurité - Et pour cause, le système appliqué par le patronat au niveau Européen, en raison de la compétition qui se joue scandaleusement sur le terrain unique du prix de la main d'oeuvre (... au lieu de la part des gouvernements d'imposer un prix "coefficent" unique mondial relayé et complété par un organisme tiers local ou national complétant le salaire à hauteur du cours monétaire local - Certes nous touchons là l'aspect économique de la question impliquant des explications impossibles à ce niveau mais précisons le danger d'un tel système de compensation en l'absence d'un dispositif complet permettant de contrer l'inflation relative engendrée par une création monétaire, ce n'est pas le sujet du jour.... ), est le même partout - Il consiste premièrement à employer quasi systèmatiquement des personnels en sous effectif et sous qualifiés, en situation fragile ou précaires ( débutants, étrangers : délocalisation ou intégration de ressortissants étrangers moins exigeants, handicapés, etc...)  par rapport aux exigences classiques de compétence de la loi ou de la convention du domaine d'action sur un poste donné afin de sous payer leurs intervenants, soit de baisser d'un niveau l'ensemble des échelons d'intervention afin de les sous-payer en compensant cette baisse de qualification par un modèle de gestion dit "partagé" ou des employés de l'échelon inférieur subissent une formation sectorielle puis se partage en rotation les attributions du niveau supérieur ... ou encore d'exiger un cumuler de diverses fonctions, souvent en contradiction avec les prérogatives réglementaires, sur un même poste afin d'économiser les personnels secondaires aux tâches à accomplir ... ou de les obliger à effectuer des vacations intermittentes ( "services dits "coupés" dont le travail sera effectué par le même personnel en deux parties différentes de la journée : Bonjour la fatigue ! ), toujours dans le même but d'éviter l'emploi et le paiement des charges d'un personnel supplémentaire sur une planche horaire secondaire s"étalant en amplitude - Pour terminer, l'édifice structurel de l'entreprise s'est adaptée à la contestation syndicale chronique, justifiée dans un contexte régressif mais jugée inopportune, ou au blocage en éloignant ainsi qu'en divisant peu à peu ses structures : Aussi voit-on aujourd'hui les services administratifs et les structures matérielles de l'entreprise scindées puis éloignées du lieu d'exploitation ! Vos fiches de paie peuvent ainsi être éditées puis imprimées à Lyon ou en Slovaquie tandis que vos stoks peuvent être situés à Avignon tandis que votre prise de service s'éffectuera dans la Zone industrielle de marseille ! Chapeau messieurs, L'Europe n'est pas une mauvaise chose pour tout le monde !! Allez demander quelque chose dans ces conditions ? A qui et où ? Le but est bien là ! CQFD - Vous en savez presque autant que moi sur le sujet et avez en ces termes un tour d'horizon complet du panel méthodologique patronal Européen : Il s'agit donc bien d'examiner dans notre cas précis les paramètres d'exercice de la profession de chauffeur ....

Conditions de travail et motivation // rapport entre le salaire, la convention et les tâches concrètes quotidiennes du conducteur receveur / Turn over des personnels sur un corps de métier mal considéré //  ... ( à suivre )

3 - Méthode d'abattage et convictions religieuses : L'hygiène & respect de la vie avant tout !

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4 - Ecole laïque : Menace sur l'école de la république : 

La république consiste à mon sens en l'acceptation des différences et se manifeste par l'établissement de régles communes décidées aprés un débat contradictoire exprimant l'ensemble des thèses en présence puis la sanction d'un scrutin de choix où s'impose la majorité . La laïcité incarne le lieu de rencontre des individualités sur un terrain neutre . Il est des régles qui s'imposent au bon fonctionnement de la société civile : La laïcité est à la cohésion nationale républicaine ce que la séparation des pouvoirs est l'armature constitutionelle. Ce terrain commun doit se manifester en tous les lieux de la République afin de favoriser l'intégration et la rencontre des populations, des peuples vers un projet commun. Cet apprentisssage se fait par l'entrée dans un sanctuaire incarné par "l'école" qui est le premier endroit où l'individu apprend à découvrir les "autres." Les écoles confessionnelles, élitistes ou groupusculaires représentent à ce titre une erreur fondamentale de la part des autorités politiques et menacent la cohésion nationale en creusant le terrain des corporatismes. En revanche, afin de compenser ce besoin identitaire, l'école laïque doit inclure dans ces programmes l'étude et une discipline autonome consacrées à l'étude de l'ensemble des mouvements idéologiques ( politiques, philosophiques et religieux ) et renforcer son offre d'apprentissage linguistique obligatoire . La République est aujourd'hui en échec sur ce sujet -

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5 - Internet et voie d'acheminement des données de l'information : Arnaque ou commerce légitime ?

Je suis comme vous un adepte et client des services d'Internet et autres services de l'information ( Internet, télévision, téléphone filaire ) ... . Le système d'acheminement de l'informatique nous semble le plus logique, naturel et sans arrière pensée ! ?? . Il existe différents supports ( onde pour le wi-fi, ligne téléphonique pour certains opérateurs, cables et fibres optiques pour d'autres opérateurs ).  C'est en ouvrant une ligne téléphonique "France-Télécom" que j'appris il y a quelques années en arrière par un technicien une déconcertante nouvelle à propos de ces systèmes. Ce modèle d'acheminement pluri-vectoriel techniquement complexe, lent et souffrant de plus d'un mal correspond en réalité à un choix délibéré fondé sur des motifs commerciaux, plus particuliérement à une politique motivée par le salut d'un modèle économique et non pas à un choix d'efficacité ... et encore moins en raison de son éfficacité pour le confort des usagers. Car l'efficacité et  le confort nécessitaient de faire le choix d'un autre modèle : Savez-vous qu'il serait en réalité possible d'utiliser simplement et efficacement pour l'ensemble des services le réseau d'électricité classique ? ( Chez nous en france le cablage électrique EDF déjà présent dans tous les appartements ). Nous n'aurions alors dans cette hypothèse d'école plus qu'à brancher un ordinateur équipé d'un démodulateur sur la prise électrique du secteur sans autre formalité pour avoir accés à l'ensemble de ces services ! C'est en réalité dans le seul but ( pas forcément condamnable dans notre logique de création de filière économique et de taxation fiscale ) de satisfaire notre logique occidentale purement ''libérale'' d'un commerce concurrentiel que le réseau fut scindé en part de marché entre différents opérateurs installés sur une multitude de vecteurs d'acheminement et séparé des voies transportables établies du réseau électrique. Ce modèle permettant de surcroit de produire un effet générationnel sur les produits technologiques d'accés au service ( box ) et de satisfaire la logique générale du système capitaliste. Il existe donc différents moyens de concevoir le réseau de l'information et il est bon de savoir que les choix politiques et philosophiques de nos sociétés s'immiscent aussi en ces matières qui semblent anodines. Ce commerce est-il innocent ? Tout est politique vous disais-je ! A bon entendeur, salut !

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6 - Gaz de schiste ? Entre Indépendance énergétique, écologie et débat de façade pour tromper l'auditoire ?

Le débat fait scandale dans les couloirs des assemblées ainsi que dans les bureaux des partis politiques concernés . Le gaz de schistes est-il une solution énergétique d'avenir et peut-il être exploité convenablement sans risque pour la santé ? Voilà les seuls paramètres qui nous sont avancés par les médias officiels et ils semblerait que nos politiques ne soient animés que par ces seuls considérations de bonne conduite : Notre santé et l'écologie ! .... Je n'y croit guère ... car l'approvisionnement en ressource énergétique fait apparaitre une dimension géo-stratégique de premier plan qui est sournoisement, ou tout au moins bien souvent, passée sous silence.

Si l'on considère succintement les données dont je fais référence dans mon ouvrage du "manuel du pouvoir", on s'aperçoit au chapitre de la "dépendance" que l'élément énergétique figure au premier plan dans la liste des paramètres qui permettent d'obliger les vassaux, Etats satellites et autres subordonnés à demeurer sous contrôle au sein de votre empire . A côté de cette considération d'ordre générale, on s'apercoit immédiatement que la France, comme tous les Etats du monde à l'issu de la seconde guerre mondiale, s'est progressivement et durablement rapprochée du gron Américain et de ses alliés; chose qui n'est contestable aux yeux de personne. Partant de cette hypothèse de départ et de l'observation parallèle de la nouvelle politique de progression par l'approvisionnement en GAZ de l'empire Soviétique, nous sommes en droit de nous poser la question sur les enjeux réels du débat ? De l'autre côté, il faut bien prendre conscience de notre dépendance en la matière : Nous importons 99% de notre pétrole et 98% du gaz que nous consommons ! ( 36% en provenance de la Norvége; 18 % en provenance du Maghreb - Algérie principalement; 16% des pays bas... et 16% en provenance de Russie )- Les énergies renouvelables étant pour l'heure une chimère électorale, il nous reste seulement à déterminer vers quelle partie nous allons nous tourner, voire plus subtilement de multiplier les sources afin de ne se rendre totalement dépendant de personne jusqu'à ce que de nouvelles ressources voient le jour si nous menions une véritable politique énergétique d'autosuffisance  -

 Voici par ailleurs quelques données wipikédia pour ceux qui doute encore de la réalité d'un tracé en cette matière et de la possibilité d'influence ( SURTOUT DE PRESSIONS ) des alliances géopolitiques dans les orientations politiques faites par nos administrations en la matière ...

<<.... South Stream (littéralement, « Flux du Sud ») est un projet de gazoduc paneuropéen qui, dès 2015, devrait relier la Russie à l'Europe occidentale. Ce gazoduc devrait avoir une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an qui sera acheminé sous la mer noire vers la bulgarie, puis la Serbie, l'Italie et l'Autriche. Son coût est estimé à 25 milliards d'euros. Le 6 août 2009, la Turquie a donné son feu vert à la pose du gazoduc dans ses eaux territoriales.

Le projet permettrait à Gazprom de contourner l'Ukraine comme pays de transit, source de plusieurs conflits ayant provoqué les coupures d'approvisionnement à l'Europe. South Stream permettrait aussi de contrôler une grande partie des livraisons du gaz en provenance des gisements gaziers de la mer Caspienne et du Kazakhstan, concurrençant directement le gazoduc alternatif Nabucco soutenu par les États-Unis et l'Union européenne, mais sans participation de Gazprom..... >>

Cet énoncé, issu d'un article tiers semble clair et démontre une concurrence commerciale directe sur des marchés stratégiques qui se double d'une dimension géoppolitique, stratégique mettant en scène les deux grands blocs par l'intermédiaire de l'approvisionnement en énergie fossile . Les pays non desservis par l'un tomberont forcément ou mettent au moins un "pied" dans le giron de l'autre -  CQFD - Alors ? ... Sont ce là des choix inocents seulement fondés sur l'écologie comme il se dit dans les gazettes ?

 

7 -  L'arnaque du "rêve immobilier" dans les grands centres urbains -

Acheter un bien immobilier, posséder son "toît" semble être le rêve naturel, la priorité de la plupart de nos concitoyens et je partage la noblesse de ce souhait . Nous souhaitons tous transmettre quelque chose à nos enfants afin de les mettre en sécurité. Les acteurs sociaux, plus particuliérement les banques, semblent bien avoir compris la portée et le créneau juteux que représente cette légitime ambition : On nous vend désormais des crédits à "tour de bras" avec des échéances à rompre les budgets sur une trentaine d'années pour des biens qui ne valent pas réellement les prix proposés . Il semble en effet qu'une confusion se soit immiscée dans la notion de propriété. Pour discuter en toute connaissance de cause sur le sujet, je commence mon sujet par quelques définitions ....

Le démembrement de propriété est une opération consistant à partager certains éléments du droit de propriété entre les usufruitiers et les nus-propriétaires.

..............En terme général, un propriétaire a le droit d'exploiter son bien comme bon lui semble. Il peut le vendre, le donner, le prêter, le louer et en percevoir les revenus. La notion d'un démembrement de propriété prend place lorsqu'un bien est divisé entre un usufruitier et un nu-propriétaire.
............. L'usufruitier jouit des mêmes droits qu'un propriétaire. Il a le droit d'habiter le bien, de le louer et de l'utiliser à toutes les fins rémunératrices. Il se doit aussi de conserver le bien, de garantir son bon état d'usage et son entretien. Par ailleurs, il doit faire une déclaration, au titre des revenus fonciers, des loyers qu'il perçoit. Toutes les charges courantes et la déduction forfaitaire sont imputables sur la recette locative.
Quant au nu-propriétaire, il a principalement le droit de vendre le bien. Avoir la nue-propriété consiste à posséder sans jouir du bien, sauf pour sa vente ou son aliénation. D'ailleurs celui-ci n'aura aucun revenu à déclarer, sachant qu'il ne perçoit aucun loyer généré par la location du bien. Cependant, si l'immeuble n'est pas loué à des tiers, par l'usufruitier, les dépenses pour grosses réparations seront imputées sur les revenus fonciers du nu-propriétaire.
Si l'usufruitier décède, il y a remembrement de la propriété, car le nu-propriétaire recueillera le droit d'usufruit et deviendra alors propriétaire plein et entier du bien ............ L'usufruit est le droit de se servir d'un bien appartenant à un autre propriétaire, à condition d'en assurer sa conservation. Le droit de propriété de ce type de bien est donc divisé en deux, d'une part la nue-propriété (propriétaire) et d'autre part l'usufruit (l'usufruitier).
L'usufruitier a le droit d'utiliser ou d'habiter ledit bien, et de jouir de son droit de servitude et de passage. Il peut aussi en encaisser les fruits, qu'ils soient d'une récolte, des intérêts sur une somme d'argent, ou d'un loyer. Cette perception des fruits est calculée relativement à la durée de l'usufruit. Le possesseur de l'usufruit à totalement le droit d'exploiter le bien, à condition de le remettre au même état en fin d'usufruit, tout en respectant l'usage auquel il est destiné. Il peut également donner à bail, vendre ou même céder gratuitement son droit d'usufruit.
L'usufruitier a pour obligation de dresser un inventaire et un état des meubles en présence du nu-propriétaire avant de prendre le bien sous sa responsabilité. Il doit effectuer toutes les réparations d'entretien, dans le cadre d'un contrat de bail. Il est également tenu de payer des frais, liés à la possession, telles que les charges locatives.

............ La nue-propriété ou l’abusus est un droit réel principal issu du démembrement du droit de propriété. Elle confère à son titulaire de disposer d’une chose mais ne lui permet pas d’en jouir, d’en faire usage ou d’en percevoir les fruits. Car, le droit de jouissance ou d’utilisation de ce bien revient plutôt à son usufruitier. De ce fait, la nue-propriété et l’usufruit constituent des droits démembrés de la propriété.

Revenons à notre sujet qui soulève le cas particuliers d'une acquisition d'un bien immobilier acheté ( un appartement à usage d'habitation pour les particuliers ) dans une grande ville au sein d'un immeuble contenant par définition un grand nombre de propriétaires dont les institutions bancaires se délectent. La problèmatique se situant à mon sens au niveau de la valeur réelle de ce type de propriété et de son devenir sur le long terme à la desruction du bien principal ( l'immeuble dans son entier à force de temps ). Prenons en considération le fait matériel sans tenir compte des artefacts juridiques de notre société mercantile. Ces propriétaires jouissent en réalité, dés acquisition, d'un droit particulier à mi chemin entre la propriété et l'usufruit puisque les éléments constitutifs de leur propriété sont altérés par une structure d'ensemble sur laquelle ils n'ont qu'un droit indivis et dont la conservation limite et leur impose des régles restrictives : En effet, ils ne possédent pas le terrain dans sa totalité et n'ont en réalité qu'un droit indvis sur la totalité de l'édifice ... au contraire d'un propriétaire classique d'une maison de campagne par exemple qui bénéficie de l'immeuble construit et du fond sur lequel il repose. J'en veux pour preuve. Lorsque le bien principal, arrivé à vetusté, devra être abattu, chaque propriétaire ne possédera plus qu'un tantième de l'ensemble restant. Je vous paraphrase une réponse issue d'un forum sur la propriété : <<... Pour ce qui est du terrain, tout dépend si le titre de propriété comprend des tantièmes du terrain ou pas. Il y a des immeubles qui sont construits sur un terrain n'appartenant pas à la copropriété (exemple à Lyon, de très nombreux immeubles sont construits sur des terrains des Hospices Civils de Lyon, ce qui crée certaines inquiétudes dans bon nombre de copropriétés où le bail du terrain arrive bientôt à expiration...). Si le terrain appartenait à la copropriété, il le restera. Vous ne serez donc pas propriétaire d'une parcelle du terrain, mais de tantièmes dans la copropriété du terrain...>>  

...... Que feront ces propriétaires d'une bribe indivise de terrain ? celle-là posséde t-elle la même valeur que le bien immobilier dans sa globalité dont ils se sont rendus propriétaires à l'origine souvent au prix d'un crédit démentiel ? Certainement pas !! Il y a une perte financière exhorbitante qui mérite bien d'être soulignée .... Ce droit posséde bien quelques particularités qui me font prétendre, d'une part à une désinformation substancielle des citoyens sur le sujet, d'autre part à une dérive du système immobilier, une exagération de la valeur de ce type de bien à la vente ainsi que l'abus de ce commerce profitant aux seules banques dont le droit doit avoir une limite de bienséance qui n'existe malheureusement pas à ce jour !!!. J'irai même jusqu'à poser l'impertinente question de l'intérêt de ce type d'acquisition immobilier pour les particuliers, si ce n'est à des fins spéculatives ou rentières, toutes deux condamnables en cas d'abus et contraire à l'esprit d'incitation au "travail réel" comme il se doit d'être dans une économie pertinente durable ( ... En dehors de l'édifice juridique commercial spécifique construit depuis longtemps pour le profit de grosses sociétés immobilières louant des centaines d'appartements; permettant ainsi de générer bénéfice par et à la condition sine qua non de cet effet de masse - combien de petit détenteur immobilier se font piéger et s'imaginent s'enrichir en louant un ou deux appartements ? : N'A-ton pas ouvert la porte à un nouvel abus de la société de consommation ( prix au Métre carré surévalué ) et créé de la sorte une aberration juridique supplémentaire dont sont victimes d'innombrables foyers aux revenus modestes piégées par les modalités de remboursement de ce rêve trompeur ? Posséder un bien immobilier ne doit pas se résumer à la signature d'un crédit donnant droit à des clés et un pas de porte. Sans la terre, l'immobilier ne peut exister.

La question est posée mais je terminerai judicieusement cet exposé par un avertissement adréssé aux concitoyens du monde entier : << ...Propriété immobilière ne vaut que si la terre tu possédes sur une surface supérieure à celle bâtie ....>> - A défaut, tu ne possdes rien de concret, il s'agit d'une arnaque profitant à tes contractants, à moins, selon mon modeste avis, que le constructeur ou les pouvoirs publics ne garantissent la construction, en état d'habitation et en toute salubrité, pour une durée supérieure à 150 années - Cette garantie doit passer par la rédaction d'une loi imposant des normes de construction permettant de concrétiser et déterminer une "estimation" de cette longévité mesurée en nombre de génération ( 75 ans ). L'acquisition doit ainsi être qualifiée à la vente, de manière contractuelle, en terme d'une longévité estimée sur des techniques de construction et informer sur le type de possession ( terrienne ou avec perte totale de propriété en fin de vie de l'objet immobilier. Combien de contrat d'acquisition immobilier sont-ils conclus en ces termes d'information ? A vous de voir, amis citoyens, victimes de la société de con-sommation - Mais ce n'est pas tout : Les prix de l'immobilier (prix au M2 du sol habitable) doivent, de manière légale, intégrer la différence existant entre une acquisition en "terre" et celle se trouvant dans un bien collectif ( immeuble comprenant des lots divisés artificiellement ) - Le prix des seconds ne devant jamais être supérieur, mais plutôt de moitiè, par rapport au premier. Par ailleurs, en sus de la transmission à l'accédant d'un rapport spécifiant la durabiblité de son acquisition et fait par un organisme indépendant, un coefficient déterminé par la loi, doit pondérer le prix de vente de "l'ancien" en fonction du temps "restant à vivre" du bien immobilier- 1/3 - 2/3 - ou première tranche de vie du bien immobilier.

.... à suivre.

8-  Le rêve des "peines alternatives" -

Il faut stopper la vague de délinquance, Le pays est au bord du gouffre, du chaos ... dit-on ! - Certes - On majore les peines, ce qui, pénalement parlant ne présente aucune éfficacité et on compense cette pseudo sévérité par l'aménagement de peine substitutive ou alternative afin de montrer une attention particulière à l'égard des jeunes ou de populations pour lesquelles ces systèmes sont jugées inéfficaces ou pernicieux ! On me rétorquera encore que cela ne regarde que les professionnels et que nous n'y connaissons rien ! Nous vivons au quotidien ces politiques répressives, surtout dans une ville comme Marseille où la violence s'est maheureusement banalisé dans les comportements quotidiens - Sur nous même, nos proches, nos voisins de quatier ou concitoyens .... alors nous avons le droit de donner notre avis - Ces politiques sont elles efficaces ?  J'en doute, voilà pourquoi ...

http://www.liberation.fr/societe/2014/05/27/taubira-defend-sa-reforme-penale-devant-les-deputes_1028022

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/06/03/01016-20160603ARTFIG00142-urvoas-reconnait-l-echec-de-la-contrainte-penale.php

http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/04/29/en-france-les-detenus-musulmans-sont-surrepresentes-selon-le-washington-post_1039616_3224.html

http://www.alternatives-economiques.fr/insecurite--l-echec-du-tout-repressif_fr_art_940_49928.html

Il faut en premier lieu et principalement spécifier qu'il n'est pas possible de construire une société sur un fondement répressif. On construit les citoyens à l'école, par des moyens culturels, en les faisant participer à un projet de société ( institutionnel et économique ) et des structures éducatives d'intégration.

Ni la loi , ni les sanctions ne peuvent corriger les travers d'une société inéquitable ou mal construite. J'en veux pour preuve le simple exemple de l'echec de la peine de mort ou de la torture, y compris en temps de guerre pour dissuader les opposants : La résistance Française n'a jamais baissé les bras sous la menace des sévices Nazis !! ... Une sanction n'est juste que si elle est comprise et accéptée en fonction de la noblesse du projet ( d'ensemble ou en particulier ) protégé, de la norme dite de référence.

Voilà le vrai problème en France : Absence de projet sociétaire global discuté et partagé - Immigration débridée dans le but principal, non pas d'une entente inter-communautaire, mais pour soutenir les besoins d'un marché du travail dont le système est corrompu, le tout engendrant une concurrence ethnique ghettoïsée et le partage sectoriel des activités. Système économique inéquitable tombant dans l'outrance spéculative, sous le contrôle des marchés et de la finance mondiale, ... dans une ambiance générale de catimini où les régles sont contournées par divers artifices juridiques au profit des élites ... !!!!

...................  Comment peut-il y avoir entente sociale, respect des régles et respect d'autrui dans un tel contexte ? Cela est impossible et inconcevable. Aussi peut-on prévoir, malgré les effets d'annonce répétés des politiques, une explosion sans précédent des violences et de la délinquance à mesure de la révélation des réalités du système. Il n'y aura jamais assez de prison pour mettre toute une partie de la population derrière les barreaux - A bon entendeur !...

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9- La galère des parents et surtout des mamans qui travaillent - La garde des enfants : A quand un débat menant à de vraies solutions sociétaires ?

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10 - Caution morale des pseudo-cerveaux de la nation - Débat démocratique tronqué & gouvernance des élites -

Nos élus travaillent décidément d'arrache-pied au bonheur commun ! Ces jours-ci ( novembre 2012) doit être publié un rapport élaboré par nos élites, menés par un ancien grand patron d'EADS ( Louis Gallois ) dont la mission consiste à proposer des solutions aux problèmes de compétitivité de notre industrie. Tout le monde semble satisfait par ce sympathique tour de "passe-passe" substituant un véritable débat démocratique national, à ce jour fictif, entre les partenaires sociaux et la base citoyenne en un véritable coup de force revendicatif des grands patrons . L'idée pourrait faire sourire si elle n'était pas simplement grotesque, caricaturale et réductrice des solutions à envisager. Certes, lorsque un gouvernement n'a pas le courage d'annoncer ces directives, il peut toujours s'abriter derrière une tierce institution pour le cautionner ou demander à divers experts, connivents ou émanant de son idéologie ( Pardon !... mais il faut quand même savoir que "socialiste" ne signifie pas anarchiste, réformiste de la société ou communiste - Les socialistes de la cinquième République sont seulement des libéraux modérés ), de lui proposer des solutions dont les orientations correspondent peu ou prou à ses attentes. Ne vous faites pas d'illusion, il n'y aura en effet pas de révolution ou de grands changements redonnant la force économique aux citoyens et permettant la déconcentration des industries, ou le retour de celles parties en Asie - A l'image de ce placébo sur les carburants limitant la hausse pendant quelques mois pour satisfaire une promesse électoral sans lendemain. Mais une chose ne doit pas nous échapper, demander à des super-patrons les solutions sur un problème de "compétitivité", alors que l'on connait leur réflexe consistant à vouloir systèmatiquement influencer les coùts sur le prix de la main d'oeuvre à défaut de toute recherche systèmique, c'est en quelque sorte demander à un bourreau son avis sur la peine de mort ... ou à un Agent Immobilier son avis sur la crise du logement : Soit il n'a pas d'opinion car il n'a pas les moyens ni le désir de changer un système qui assure son train de vie ... ou alors il possède sur le sujet une idée préconcue coïncidant avec ses intêrets ! .......Non ? ... bon, je m'arrête, aprés tout c'est pas mon problème nous enseigne t-on dans les allées du pouvoir - Quoi que ? 

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.11 - La panacée "Informatique"- La réalité oubliée -

On croit rêver ! ? Partout nous sont louées les grâces du système informatique de traitement de l'information dans tous les domaines de la vie courante ( administration, circuit profs, vie privée, circuits transactionnels ) . Je n'ai à priori rien contre ! Mais je souhaiterai ici vous énoncer trois points importants concernant le sujet qui devraient nous ramener à la triste réalité de ce phénomène. L'informatique est-elle en train de prendre trop de place dans notre quotidien ?

- Déperdition ou altération des données : Que ce soit à la suite d'un phénomène de manipulation à des fins de traitement ou de stockage, mais aussi par un simple phénomène "d'usure" des supports matériels contenant l'information, les données stockées sur support informatique, contrairement à ce que l'on s'imagine et à ce que l'on fait croire, subissent un phénomène d'altération progressive encore mal évolué. J'ai pu le constater à titre personnel sur mes propres textes écrits depuis quelques années et stockés sur le net. Le fait est incontestable au point que le modèle informatique, qui voulait simplifier nos systèmes de préhension ou de stockage se double en réalité d'un parallèle matériel stratégique ( anicen support ) sur les données censées être remplacée !! Mais ce n'est pas le cas en tous les domaines et certains se croient naïvement à l'abri - Mes documents ne sont pas de la plus grande importance mais ce triste constat révéle un phénomène mal pris en compte par la collectivité et à peine perceptible sur une période de cinq années ... mais qu'en sera -til sur un centenaire ? Le risque sur le long terme consiste donc en la modification, l'altération progressive ou la perte d'oeuvre ( blocage ou disparition des sîtes dénaturés ) ou partie de travail faisant partie de collection importante.

- Consommation Exponentielle du réseau et risque de rupture -:

La seconde triste réalité non prise en compte dans le phénomène "Internet" consiste dans la croissance délirante de la part des ressources ( électrique & matérielles ) affectées au réseau informatique ainsi qu'au fonctionnement d'Internet ! Un article de science et vis en faisait écho en 2011 et nous remet les idées en place ... Je vous donne ici l'extrait d'un autre article qui se veut aussi plus ou moins évocateur ... ( pourlascience.fr ):

( <<..... Laurent Lefèvre: Selon les prévisions du fournisseur d’équipements réseaux Cisco, la quantité de données circulant sur Internet sera multipliée par cinq entre 2008 et 2013. Il en résultera bien sûr une hausse de la consommation énergétique. Une étude réalisée par INC-Que Choisir a évalué le nombre de mois de production d’un réacteur nucléaire mobilisés par la seule alimentation des boîtiers ADSL en France: de 2,5 mois en 2008, cette durée devrait passer à 4 mois en 2010. Et elle ne prend pas en compte la consommation électrique des autres équipements du réseau.

Le coût énergétique va-t-il freiner le développement d’Internet ?

Laurent Lefèvre: Les équipements de transmission, comme les fibres optiques ou les routeurs, supportent bien l’augmentation du trafic sur Internet, mais le coût énergétique pose effectivement problème pour la création et le coût opérationnel des grands centres de données et de calculs. C’est l’un des principaux facteurs qui limite la vitesse de ces derniers au domaine du pétaflops (1015 flops, l’acronyme flops signifiant FLoating point Operations Per Second, ou opérations à virgule flottante par seconde) : on ne sait pas aujourd’hui refroidir et alimenter des ordinateurs ayant de meilleures performances.

La prise de conscience du problème énergétique est manifeste sur le site www.top500.org, qui liste les 500 plus puissants centres de calculs au monde et qui indique désormais leur consommation électrique. Le site green500.org liste les 500 meilleurs centres de calculs en termes d’efficacité énergétique (mesurée en flops/watt). Les deux classements sont loin d’être équivalents : la première machine du site www.top500.org, qui consomme près de sept mégawatts, ne figure qu’en cent dixième position sur green500.org.

Internet n’a-t-il pas aussi des impacts écologiques positifs ?

Laurent Lefèvre: Internet permet en effet de réduire les déplacements physiques, grâce à différents outils : télétravail, audio- et vidéoconférences, services Web (on accomplit par exemple de nombreuses démarches administratives en ligne), etc. Certaines compagnies, comme EVOGREEN, proposent ainsi des logiciels de travail collaboratif en ligne. Leur usage devrait augmenter dans le futur. Finalement, le bilan écologiqueglobal d’Internet est-il positif ou négatif ? C’est encore difficile à dire…

Quelles sont les pistes pour diminuer le coût énergétique d’Internet ?

Laurent Lefèvre : L’approche globale consiste à éviter au maximum d’alimenter en électricité des équipements non utilisés à un instant donné et à adapter les performances de ces équipements (et donc leur consommation) en fonction des besoins. Cet « Internet intelligent » fait l’objet de nombreuses recherches, tant académiques qu’industrielles, à travers l’intervention de constructeurs d’équipements réseau (Cisco, Juniper, Ericson…) et d’opérateurs télécoms (Alcatel-Lucent, Telefonica…).

On souhaite effectuer des économies à tous les niveaux. Dans l’Internet dit « du dernier kilomètre », on cherche à réduire la consommation des boîtiers ADSL, des installations Wi-Fi, des antennes de téléphonie mobile… Au niveau des centres de données et de calculs, on adapte la vitesse des unités de calcul aux besoins des applications et on propose des solutions «d’agrégations », c’est-à-dire qu’on crée des «machines virtuelles» réparties sur une ou plusieurs machines physiques (voir Vers le tout-en-réseau, par Th. Priol, page 16).

Dans une salle d’ordinateurs, on peut alors procéder à une réallocation dynamique des ressources ; cela permet, d’une part, de libérer complètement certaines machines physiques, et donc de les éteindre et, d’autre part, de diminuer la consommation de la climatisation en optimisant la dissipation de chaleur grâce à une bonne répartition des machines virtuelles. C’est le principe des travaux de Jean-Marc Menaud et de son équipe de l’INRIA, qui viennent de remporter, dans la catégorie «Enseignement supérieur et recherche », le prix de la croissance verte numérique, coorganisé par l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Énergie (ADEME), le MEDEF et divers ministères et fédérations.

Enfin, certains travaux portent sur la structure de transport de données elle-même. On cherche par exemple à optimiser les trajets de l’information, à réduire le nombre de routeurs alimentés à un instant donné, à adapter la vitesse de transport au volume de données… >> Fin extrait -

Il ne faudrait pas que nous devenions progressivement, à force de dérive de l'intelligence artificielle, les serviteurs imbéciles d'un service de confort qui devait apporter bien être et divertissement. Mieux, le risque de rupture lié à une insuffisance d'approvisionnement ou de "BUG" sur des voies d'acheminement pas toujours adaptées se fait de plus en plus ressentir : Nous sommes tous régulièrement les témoins désabusés de ces pannes de réseau qui paralysent des secteurs entiers de l'économie ou diverses administrations sur parfois des journées complètes. une chose semble claire : Nous tombons une fois encore dans l'abus avec un risque de dépendance de nos processus globaux qui peut mettre un pays en faiblesse lorsque notre microcosme subira le point de rupture en résultante de ses contradictions.

-.Aggravation des risques politiques engendrés par une globalisation des réseaux de l'information -

J'ai abordé ce dernier point lors d'un article parallèle et les films d'anticipation en font suffisamment l'illustration mais il n'est pas vain de faire un point rapide sur cette hypothèse de dérive autoritaire et le risque de placement sous contrôle par les autorités politiques d'un dispositif dont les garanties ne peuvent être que théoriques . Le citoyen ne peut avoir aucune espèce de sécurité sur les serveurs, moteurs de recherche, les filtres qui pourraient être placés ni sur les programmes utilisés. Les systèmes informatiques sont en deçà de l'échelle visuelle et peuvent contenir des parasites pernicieux. Les Etats totalitaires disposent depuis le début de l'ère informatique de filtre permettant de bloquer ou filtrer les accés à certains vocables ou sîte. Un spécialiste mal intentionné peut aisément, à distance, malgré les codes de sécurité et à votre insu pirater votre ligne internet et s'en servir pour organiser diverses escroqueries ou vous dépouiller ! Il n'est pas de moyen de l'en empêcher si ce n'est de vous faire indémniser par les assurances à postériori. Les appareils électroniques individuels constituent par ailleurs des éléments de tracabilité ou de contrainte potentielle nuisibles aux libertés citoyennes.

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......................... http://www.atlantico.fr/pepites/affaire-bygmalion-notes-expert-comptable-montrent-que-lavrilleux-aurait-pas-dit-verite-et-dedouanent-sarkozy-1626691.html

.........................http://www.atlantico.fr/pepites/affaire-bygmalion-notes-expert-comptable-montrent-que-lavrilleux-aurait-pas-dit-verite-et-dedouanent-sarkozy-1626691.html

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............................... https://ns2017.wordpress.com/2016/09/10/affaire-bygmalion-et-le-meilleur-reste-a-venir/

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Affaire Bygmalion : « Et le meilleur reste à venir… »

 par hollande dégage, posted in non classé

ENCORE UNE PREUVE QUE NICOLAS  EST BLANC .

EXCLUSIF. EN PERQUISITIONNANT LE BUREAU DE L’ASSISTANTE DE COPÉ, LES POLICIERS ONT TROUVÉ UNE CARTE DE VISITE DE FRANCK ATTAL AVEC UNE INTRIGANTE MENTION…

L’affaire Bygmalion entre dans une nouvelle phase. La version des dirigeants de la petite boîte de com alors dirigée par Bastien Millot et Guy Alves, qui affirmaient avoir été contraints d’éditer pour plus de 18 millions d’euros de fausses factures pour financer le surplus de dépenses du candidat Sarkozy à la présidentielle, se fragilise. « On est dans le cadre d’un financement illicite de campagne : il n’y a pas eu d’enrichissement personnel ni de rétrocommission », rappelait encore la semaine passée Me Maisonneuve, l’avocat de Bygmalion.

Pas si simple. Comment expliquer en effet, comme Le Point l’avait révélé, qu’en 2012, la société Bygmalion affichait un déficit d’un million d’euros, alors qu’elle avait empoché cette même année plus de 22 millions de la part de l’UMP ? Des documents financiers en cours d’examen pourraient raviver le scénario de l’escroquerie. Début juillet, le préfet Guillaume Lambert a en effet réclamé une expertise de l’ensemble des factures des sous-traitants ayant été rémunérés par Bygmalion avec l’argent de l’UMP. Le préfet, qui pilotait l’organisation de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2012, veut savoir si les Copé boys se sont enrichis sur le dos du parti. Les juges ont fait droit à la demande et commis début août un expert-comptable.

DES FAUSSES FACTURES AVANT LA CAMPAGNE

En cause, un certain nombre d’irrégularités. Le préfet s’étonne notamment des tarifs communiqués aux juges par la société de Bastien Millot et Guy Alves. Il cite l’exemple des Sables-d’Olonne. Alors qu’un devis établi en avril 2012 en vue d’une réunion publique de François Fillon dans cette ville chiffrait à 8 000 euros l’intégralité de la prestation incluant la location de la salle équipée, Bygmalion l’aurait facturée 135 000 euros ! Franck Attal, le patron de la filiale événementielle de Bygmalion, continue quant à lui à clamer que les meetings de Nicolas Sarkozy étaient particulièrement coûteux et exigeants, comparé, par exemple, à ceux de François Hollande. « Aujourd’hui, avec le recul, je dirais qu’on a livré une campagne qui s’inspirait de ce qui pouvait se faire aux États-Unis et très au-dessus des campagnes habituellement délivrées sur une campagne présidentielle », a-t-il ainsi déclaré au juge d’instruction Serge Tournaire le 14 mai dernier.

Élément troublant : le fameux système de fausses factures aurait été mis en place par Bygmalion dès janvier 2012 pour des dépenses non pas liées à la campagne présidentielle, mais au fonctionnement du parti. Une facture de 500 000 euros émise en janvier 2012 par Event & Cie pour l’organisation du conseil national de l’UMP aurait ainsi été réglée par l’UMP. Une pratique qui, d’après Frank Attal, correspondait à un simple rééquilibrage comptable entre les exercices 2011 et 2012.

PAS DE PACTE SECRET

Les policiers ont pensé que le « savoir-faire » démontré dès 2011 en matière de manipulation de chiffres par Frank Attal expliquait peut-être que les organisateurs de la campagne aient retenu Event, filiale de Bygmalion, de façon à pouvoir dépasser le plafond de dépenses légal du candidat. Dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, certains protagonistes de l’affaire parlent, eux, de tripatouillages comptables effectués par Bygmalion sur le dos de leur mentor. « Les relations entre M. Copé, Lavrilleux et les dirigeants de la PME sont anciennes. Partout où ils sont passés, ils ont évincé les prestataires en place au profit de Bygmalion et de ses filiales », s’énerve un proche de Nicolas Sarkozy.

Jérôme Lavrilleux, qui était à l’époque le bras droit de Jean-François Copé à l’UMP, et qui n’a jamais caché ses liens d’amitié avec les dirigeants de Bygmalion, a toujours assuré « ne pas avoir informé » son patron « afin de le protéger ». Jean-François Copé aurait été l’un des derniers mis au courant par Franck Attal, le patron d’Event, de l’existence d’un système de double facturation pendant la campagne, et ce, bien après que le scandale éclate… D’ailleurs, Franck Attal continue d’affirmer qu’il connaissait à peine le président de l’UMP : « Je n’ai jamais parlé directement à Jean-François Copé, sauf pour lui tendre un micro lors de la préparation des meetings », avait-il déclaré à la journaliste Violette Lazard, auteur du livre Big Magouille paru en octobre 2014.

Reste qu’en perquisitionnant, en mai 2014, dans le bureau de l’assistante de Jean-François Copé à l’Assemblée nationale, les enquêteurs étaient tombés sur une carte de visite de Franck Attal avec, au dos, un curieux message écrit à la main : « Et le meilleur reste à venir… sincèrement. »

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............................... http://www.lengadoc-info.com/3774/politique/une-elue-socialiste-discretement-condamnee-pour-detournement-de-fonds/

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Béatrice Négrier discrètement condamnée pour détournement de fonds

Publié par : Jordi Vives 27 juillet 2016 dans Politique 33 commentaires

27/07/2016 – 17h45 Plaissan (Lengadoc Info) – C’est une condamnation qui n’a pas fait beaucoup de bruit dans la région et pourtant l’affaire est loin d’être anecdotique. Le 24 mai dernier, le maire de Plaissan (Hérault), Béatrice Negrier (PS), était appelé à la barre du tribunal correctionnel de Montpellier pour une affaire de détournement de fonds. La somme escroquée s’élève à 340 000 €. Une somme considérable que Béatrice Negrier a détourné au dépens du Mouvement Républicain et Citoyen, le parti fondé par Jean-Pierre Chevènement et dont Béatrice Négrier était membre, mais également d’une association pour enfants qu’elle présidait.


Béatrice Negrier «  j’avais eu une année noire »


Devant les juges, le maire de Plaissan, qui est également vice-présidente de la région Occitanie en charge de l’emploi, de la formation professionnelle et de l’apprentissage, a reconnu qu’elle avait « eu une année noire ». Les 340 000 € détournés ont, en effet, servi à renflouer son compte bancaire personnel.

Dans cette affaire, le procureur de la République a requis une amende de 4 000 € et une peine de non éligibilité. Si le tribunal a confirmé l’amende de 4 000 € dans son verdict, il a également décidé que cette condamnation ne serait pas inscrite au casier judiciaire de Béatrice Negrier.

Mais le plus inquiétant dans cette affaire c’est qu’elle a été l’objet d’un silence total de la part de la presse locale. Alors que les condamnations en justice d’élus pour des délits financiers sont généralement largement commentées par la presse, dans ce cas là, on a comme l’impression que personne n’a souhaité en parler. A tel point que la personne qui a informé la rédaction de Lengadoc Info de cette affaire, avait auparavant contacté d’autres médias locaux, tous ont refusé de traiter l’affaire ou se sont abstenus de répondre.

Jordi Vives

Photos : DR

Lengadoc-info.com, 2016, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

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............................  http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/midi-pyrenees-politiques-france3/2016/07/29/une-vice-presidente-ps-du-conseil-regional-condamnee-pour-abus-de-confiance.html
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Une vice-présidente (PS) de la Région Occitanie condamnée pour abus de confiance

Publié par midi-pyrenees-politiques-france3 le 

Une vice-présidente (PS) de la Région Occitanie condamnée pour abus de confiance. La peine est minimale : 4000 euros d’amende et aucune inéligibilité. En revanche, les sommes en jeu sont loin d’être négligeables : 356 415 euros.

Pendant plusieurs mois, Béatrice Négrier a confondu son compte bancaire personnel avec celui de son ancien parti (le MRC de Jean-Pierre Chevénement) et d’une association, Ensemble et solidaires pour Saint-André.

Béatrice Négrier, vice-président de la Région Occitanie

Béatrice Négrier, vice-présidente de la Région Occitanie

Selon une source judiciaire, l’affaire est née d’un signalement de Tracfin. Cet organisme (Traitement du Renseignement et Action Contre les Circuits Financiers Clandestins) est rattaché au ministère des Finances. Il est surtout connu pour sa lutte contre le blanchiment d’argent. Suite à cette intervention et après une enquête préliminaire ou une instruction, le juge correctionnel de Montpellier s’est prononcé. Le couperet est tombé le mardi 24 mai 2016. La lame n’est pas tranchante. Et pour cause.Béatrice Négrier a remboursé une partie des sommes détournées.

Selon son avocate, 316 000 euros sont retournés dans les caisses du MRC et de l’association Ensemble et Solidaire pour Saint André.

L’avocate de Béatrice Négrier justifie le comportement de sa cliente par des retards dans le remboursement de frais de campagne et « un manque d’argent à titre personnel ». L’élue socialiste a donc inventé une forme « originale » de financement : le prêt sans l’accord du « prêteur » et à taux zéro.

L’existence d’un remboursement évacue l’hypothèse d’un enrichissement personnel. C’est ce qui explique (très probablement) la « compréhension » du juge. Mais, sur le fond, la méthode est franchement douteuse.

Au delà de l’aspect judiciaire, il reste le volet politique. La vice-présidente du Conseil Régional est en charge d’un « porte-feuille » exposé : l’emploi, la formation professionnelle et l’apprentissage. Le juge correctionnel a décidé de ne pas inscrire la peine prononcée le 26 mai dernier à Montpellier au casier judiciaire (le fameux B2) de Béatrice Négrier. Mais l’élue socialiste est tout de même condamnée. Elle va devoir rencontrer des demandeurs d’emploi et des entreprises avec cette mauvaise « publicité » sur le dos.

Pour Béatrice Négrier l’affaire est classée. L’élue héraultaise estime même qu’elle n’a jamais existé. Sur sa page Facebook, Béatrice Négrier a posté une mise au point :

J’ai effectivement écopé d’une amende pour des faits datant de 2010. Une amende pour avoir effectué des transferts d’argent en espèces et rien d’autre car je n’ai lésé personne et surtout rien pris à personne ! Maintenant je termine mes courtes vacances et personne ne me fera baisser la tête ni apprécier les rares jours de repos que je m’octroie chaque été ».

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12 - Vous êtes coupables  !!!..... 

..............    Vous êtes tous coupables ! La culpabilité ... voilà une méthode intéressante pour tenir les foules au silence et les amener à tolérer l'intolérable - La "Sécu" fait faillite ou les caisses de retraite sont en défécits ? C'est parce que vous vivez trop vieux ou que vous êtes trop malade ! C'est un peu cela finalement non ???

Je ne le crois pas ! L'argent il y en a mais encore s'agirait-il de savoir où il passe trés précisément en offrant un examen précis et critique des comptes .....

Des processus de diagnostique, d'analyse médicaux, opératoires étranges et déconcertants se sont installés dans le système médical - Notre argent est gaspillé avec la complicité passive des autorités politiques qui préférent rogner sur les proies faciles du système plutôt que de contraindre l'industrie paharmaceutique ou hospitalière : Le poireau ? C'est Vous ! 

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http://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/video-depenses-de-sante-ceux-qui-abusent_1282448.html

Dépenses de santé: ceux qui abusent

 Par Corinne Lhaïk, publié le 
 

Comment préserver un système de santé de qualité et financièrement soutenable?

 

T.Dutoit/L'Express

Professions médicales, gouvernants, patients: tous sont responsables du laxisme qui mine notre système de santé, quand ils ne sont pas coupables d'en tirer un profit personnel. Voilà le diagnostic implacable que dressent le Dr Véronique Vasseur et la journaliste Clémence Thévenot.

L e nouveau livre de Véronique Vasseur, Santé, le grand fiasco(Flammarion), est un cri du coeur, à double titre. Parce que cette praticienne qui avait dénoncé les conditions de vie des détenus (1) écrit cette fois en famille, avec sa fille, Clémence Thévenot, journaliste. Parce que ce travail doit beaucoup à l'expérience du Dr Vasseur, confrontée tous les jours, à l'hôpital Saint-Antoine, à Paris, aux travers, aux dérapages, aux difficultés qu'elle décrit. Et qu'elle combat. "J'ai chassé les visiteurs médicaux de mon service depuis trois ans, je donne très peu de médicaments et je passe du temps avec les patients afin de leur expliquer pourquoi", explique-t-elle à L'Express, qui publie de larges extraits de cet ouvrage (voir page 48). 

Que les Français consomment trop de médicaments, que la logique du marketing des laboratoires pharmaceutiques ne rencontre guère de résistances, que les médecins ne se trouvent pas là où l'on en a besoin, etc., d'autres l'ont déjà établi. Véronique Vasseur et Clémence Thévenot étaient ces constats de manière très précise, par des enquêtes, des rapports, des documents. 

La santé est devenue un produit de consommation

 

Véronique Vasseur et Clémence Thévenot proposent une "écologie du soin".

F.Delormme/Flammarion

L'originalité de leur démarche vient de cette exhaustivité et de la désignation d'un coupable inattendu: l'assuré social. La santé est devenue un produit de consommation comme un autre, qui nourrit Internet, magazines et séries télé. George Clooney et Dr House font du bien à l'audience, pas forcément à l'information. L'ayant droit s'est substitué au malade. Dans un univers où tout semble gratuit, chacun veut profiter du buffet. "Qui, aujourd'hui, connaît le véritable tarif minimal d'une journée d'hospitalisation (781,52 euros) ou d'une IRM du thorax (240,40 euros)?" questionnent les deux femmes. 

 

 

 

Les gouvernements successifs tentent de limiter les dégâts financiers en diminuant la prise en charge publique. Provoquant une montée en régime des complémentaires santé, c'est-à-dire la privatisation de la Sécurité sociale. Au final, 4 millions de personnes renoncent aux soins les moins bien remboursés, constatent les auteurs. Pas forcément les plus démunies, qui bénéficient de la CMU, de la CMU complémentaire ou de l'aide médicale d'Etat, l'AME. Véronique Vasseur et Clémence Thévenot osent s'attaquer à ce tabou. Elles ne contestent pas le principe de ces dispositifs, mais leurs dérives. "[Ils] sont aussi source de gaspillage, d'abus et peut-être même d'une certaine forme de discrimination positive", écrivent-elles, relançant un débat très urticant. 

"Ecologie du soin"

Peut-on dépenser moins sans dégrader la qualité des soins? Alors qu'une réforme des retraites est politiquement dangereuse, mais techniquement simple, celle de l'assurance-maladie est tout aussi risquée et, de plus, très complexe. Elle passe par une série de micro- décisions qui nécessitent courage et suivi. Mais peuvent rapporter gros: dans son dernier rapport sur la Sécurité sociale, rendu public le 17 septembre, la Cour des comptes estime que la montée en régime de la chirurgie ambulatoire permettrait de gagner à terme 5 milliards d'euros. Véronique Vasseur et Clémence Thévenot proposent, elles, une "écologie du soin", une transition sanitaire du "toujours plus" au "un peu moins": moins de jours de maternité, d'autorisation de mise sur le marché pour les médicaments, de transports en ambulance. Des mesures qui supposent la volonté des politiques et l'acceptation par leurs électeurs. Le langage responsable de certaines associations de malades montre que tout n'est pas perdu... 

 

 

afp.com/Fayez Nureldine

EXTRAITS 

Trop d'examens inutiles*

De nombreuses pratiques sont à proscrire, car jugées inutiles et potentiellement nocives. Parmi elles, les bilans de santé gratuits proposés par l'assurance-maladie. Environ 600 000 personnes s'y soumettent tous les ans, avec notamment des analyses biologiques mesurant de nombreux paramètres dans le sang et les urines. Un médecin a remarqué que "les patients affluent au cabinet à la moindre petite anomalie détectée lors de ces dépistages de la Sécu". Pourtant, ces tests ne réduiraient pas la morbidité et la mortalité, ni globalement, ni pour les pathologies cancéreuses, ni pour les maladies cardio-vasculaires (2). 

Avec les progrès de l'imagerie médicale, qui permettent d'affiner le diagnostic, plusieurs examens ne servent pas à grand-chose, comme la radio du crâne, qui n'est plus indiquée dans la presque totalité des cas. Pourtant, on continue à pratiquer 900 000 radios du crâne par an, pour la plupart inu-tiles (3). Coût ? 16 millions d'euros dépensés pour rien. [...] De même, si l'opération de l'appendicite a bien diminué, elle reste encore plus fréquente qu'à l'étranger. [...] Si le taux d'interventions, très variable d'un département à l'autre, s'alignait sur celui de l'Ile-de-France, pour les seuls moins de 20 ans on réaliserait chaque année 15 000 opérations de moins. [...] 

Le nombre de césariennes ne cesse de se développer, surtout dans les cliniques privées, où elles sont pratiquées souvent à la demande des futures mamans. 20,2% en 2009, contre 14% en 1991. Parfois médicalement injusti- fiées, elles deviennent alors des actes de confort pour ces femmes, qui peuvent ainsi gérer leurs emplois du temps comme bon leur semble. [...] Face aux diverses motivations des futures mères (douleur, fatigue, organisation, besoin de la présence de l'obstétricien), les accoucheurs répondent favorablement, notamment parce que la césarienne protège mieux qu'un accouchement traditionnel en cas de pépin. Seulement voilà, l'acte coûte 20 % de plus. [...]  

 

 

afp.com/Mychele Daniau

Pour les cliniques privées qui programment une fois et demie plus de césariennes que les hôpitaux publics (40% des accouchements se font par césarienne dans le privé, contre 16% dans les hôpitaux publics), il s'agit aussi de maîtrise des budgets, un accouchement planifié permettant une permanence des soins optimisée.[...]  

Le syndrome du canal carpien, une affection de la main très répandue, nécessite 150 000 opérations par an : c'est l'une des interventions les plus fréquentes (+ 25% en neuf ans) et les plus dispendieuses, aussi, avec un coût global de 185 millions d'euros (comprenant l'acte lui-même, les arrêts de travail et la rééducation). Dans un récent rapport, l'assurance-maladie a montré que de nombreux gains d'efficience étaient possibles, en réduisant les opérations injustifiées, les congés maladie excessifs dus aux délais d'attente avant l'intervention, ainsi que les arrêts trop longs après celle-ci. [...] 

Un abus de dépistages

Très lucratifs pour l'industrie pharmaceutique qui finance volontiers des campagnes en leur faveur, les dépistages sont pratiqués à grande échelle, principalement pour déceler le cancer de la prostate, du sein, du côlon ou de l'utérus. Le dépistage, comme la prévention, sauve des vies, mais ce qu'on dit moins, c'est qu'il conduit trop souvent à des diagnostics en abondance et favorise parfois l'émergence du risque physique en transformant des bien portants en malades. Plus on dépiste, plus on diagnostique, notamment quand les tumeurs examinées sont petites. C'est en effet un inconvénient du dépistage que de détecter "des cancers qu'il eût mieux valu ignorer (4)". 

Face au cancer du sein, le plus répandu chez la femme, la prévention apparaît indispensable. "Détecté tôt, le cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10", estime l'Institut national du cancer (Inca). Mais les cas de surtraitement existent aussi et constituent un problème de santé publique, la répétition abusive de mammographies pouvant se révéler néfaste. Dans le cadre de ce dépistage, une controverse scientifique met en effet en lumière l'apparition, depuis une dizaine d'années, de nombreux diagnostics erronés et traitements inutiles. Des surdiagnostics détectent des petites tumeurs cancéreuses n'évoluant pas toujours vers la maladie et conduisent parfois à des traitements inutiles et souvent lourds de conséquences (ablation du sein, radiothérapie, chimiothérapie). 

 

 

© dr

Soignés "inutilement", ces "petits cancers" donnent l'illusion de l'efficacité des traitements. Selon certaines études, si 2 000 femmes sont examinées régulièrement pendant dix ans, une seule d'entre elles bénéficiera réellement du dépistage par le fait qu'elle évitera ainsi la mort par cancer du sein. Mais dix femmes en bonne santé seront traitées inutilement (5). Sans parler du risque de voir 1 cancer sur 1 000 induit par la mammographie elle-même. N'oublions pas que si le dépistage systématique n'est pas proposé avant 50 ans, c'est parce que le sein plus jeune est plus sensible à l'irradiation.[...]  

D'autres dépistages sont loin de faire l'unanimité, tel celui du cancer de la prostate par dosage de la protéine PSA. 5 millions de tests sont pourtant réalisés chaque année en France, le plus souvent à la suite d'une ordonnance. Le médecin prescrit, le patient est rassuré. Mais ce dernier bénéficie-t-il d'une information "loyale et transparente" quant aux effets secondaires des traitements? La plupart du temps non, sinon il ne se ferait pas dépister. 

Aux Etats-Unis, ce dépistage est rejeté parce que jugé inefficace et dangereux. La Haute Autorité de santé se prononce, elle aussi, dans l'Hexagone, contre ce dépistage généralisé pour les hommes considérés "à risque", estimant que la définition des facteurs de risque n'est pas assez précise et qu'il est difficile de cerner une telle population. L'efficacité de ce test, fondé sur un examen sanguin qui mesure le taux de la protéine PSA, est très controversée. Indispensable pour les uns, fausse bonne idée pour les autres. 

Une étude européenne, ayant suivi sur neuf ans près de 163 000 hommes, a montré que l'efficacité du dépistage restait très modeste, les auteurs ayant calculé qu'il fallait dépister 1 410 hommes et en traiter 48 pour éviter un seul décès par cancer (6)! Surtout, les actes médicaux suivant le dépistage, biopsies mais aussi traitements plus ou moins invasifs, peuvent provoquer des cas d'impuissance ou d'incontinence urinaire. [...] 

Autres pratiques à proscrire, les répétitions inutiles d'analyses comme le bilan thyroïdien, hépatique ou lipidique. "Les analyses redondantes, consistant à prescrire un nouveau dosage sanguin ou un nouvel examen considéré comme plus performant, sans qu'on abandonne l'ancien pour autant, sont sans bénéfice pour le patient", assène l'Académie nationale de médecine. La responsabilité du corps médical dans ces dérives est manifeste, tout comme celle des consommateurs, qui devraient limiter les examens superflus. C'est la faute de personne et de tout le monde, ce qui crée une forme d'irresponsabilité générale. 

Le procès de l'aide médicale d'Etat (AME)

L'AME est accordée aux personnes étrangères, non européennes, en situation irrégulière, résidant en France (la moitié vit à Paris et en Seine-Saint-Denis) depuis plus de trois mois de façon ininterrompue, et disposant de ressources inférieures à 661 euros par mois. En pratique, le délai est nettement plus long, étant donné les démarches administratives. Globalement, il s'agit donc de sans-papiers qui travaillent illégalement et dont les ressources sont invérifiables. 

Selon les chiffres, 220 000 bénéficiaires de l'aide médicale d'Etat peuvent se faire soigner gratuitement en France grâce à une prise en charge à 100 % des soins médicaux et d'hospitalisation en cas de maladie ou de maternité, dans la limite des tarifs de la Sécurité sociale, sans avance de frais. Répondant à des considérations autant éthiques que sanitaires (particulièrement en cas de maladies contagieuses), l'AME apporte aide et soins aux immigrés même illégalement installés sur le territoire français.[...] Entre 2002 et 2011, [les dépenses au titre de l'AME] sont passées de 377 à 609 millions d'euros. [...] Si le bénéfice de l'AME est réel en termes de santé publique et d'accès aux soins des populations les plus démunies, un certain nombre de critiques s'élèvent face aux inégalités de traitement. [...]  

Un patient AME est, en effet, mieux couvert qu'une personne payant ses cotisations mais n'ayant pas de mutuelle ou pas accès à la CMU complémentaire. Un clandestin capable de justifier de sa présence sur le territoire depuis trois mois est pris en charge à 100%, alors que le bénéficiaire de la Sécurité sociale n'est pris en charge qu'à 70% pour ses consultations et entre 15 % et 65 % pour les médicaments. Au ticket modérateur s'ajoutent, en effet, les franchises, le paiement de 1 euro forfaitaire par consultation et le forfait hospitalier. [...] A niveau de ressources équivalent (environ 650 euros par mois), le travailleur régulier français ou étranger bénéficiaire de la CMU complémentaire cotise donc directement et indirectement (CSG et parts salariales et patronales des cotisations sociales) plus de 2 000 euros par an pour bénéficier du même niveau de protection que l'étranger en situation irrégulière pris en charge gratuitement par l'AME. Si le travailleur régulier français ou étranger a des ressources supérieures à ce seuil de 650 euros, il devra souscrire à une complémentaire santé. N'est-ce pas ubuesque?  ( .... suite sur le site  ....., .... )

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....................................... http://www.bon-coin-sante.com/blog-sante-sans-prise-de-tete/assurance-sante-mutuelle/actes-medicaux-abus-de-pouvoir/

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Entre appât du gain et poursuites judiciaires, les médecins interviennent-ils toujours à bon escient ?

Abus de prescription de médicaments, actes chirurgicaux inutiles et injustifiés…Sans compter les prises de sang, radios, scanners…Au total ce sont 30 % des prescriptions médicales qui n’auraient aucune justification.

Quelles sont les explications à ces dérives qui coutent plus de 20 milliards d’euros par an ?

 

Les abus concernent tous les domaines de la médecine

La crainte d’être poursuivis en justice par leurs patients serait la première cause avancée par les médecins. Ce qui les conduiraient à prescrire plus d’examens que ce que nécessaire, pour ne pas être accusés d’erreur médicale. Cependant la cause première est sans nul doute la raison financière, plus les cliniques ou les hôpitaux effectuent d’actes, plus ils font de chiffre d’affaire, d’où une tendance à augmenter les actes en tout genre. Donc pour les médecins c’est la même chose, plus ils font d’actes, plus ils sont rémunéré. Cette logique de rentabilité gagne de plus en plus le secteur public et l’obligation de faire du chiffre entraîne bien souvent des dérives.

 

Matraquage des labos pharmaceutiques

Les patients ne sont pas non plus étrangers à ces excès. Très informés via les médias, ils sont en effet de plus en plus « demandeurs » de médicaments. La peur de la maladie mis en place par le matraquage publicitaire de l’industrie pharmaceutique a fait des Français de véritables goinfres de médicaments. Avec pour seul exemple la vente de 200 millions de boîtes de psychotropes vendues par an, la France reste le premier consommateur au monde. Cependant 50 % des patients mis sous antidépresseurs ne souffrent pas de dépression…Cherchez l’erreur !

 

Alors quels contrôles effectués ?

Il semble que la solution réside dans le fait qu’un médecin puisse contrôler les prescriptions d’un autre. Mais les médecins sont-ils prêts à accepter que leurs collègues ouvrent leurs dossiers, se penchent sur leurs patients et pointent du doigt d’éventuelles fautes ? Jamais un médecin ne dénoncera publiquement une faute d’un de ses confrères, c’est tout le problème et l’industrie pharmaceutique qui utilise et profite largement de cette faille pour s’enrichir au détriment de la santé du malade et du déficit des assurances maladie.

 

Refonte complète du système

Une consommation trop forte, des critères de fixation des prix trop flous, des prescriptions mal maîtrisées…C’est ce que confirme le rapport de la Cour des comptes. La crise a bon dos et ne peut expliquer à elle seule une surconsommation de médicaments: 36 milliards d’euros en 2009, soit 18 % de plus qu’en 2004. Les dépenses de santé remboursées par l’assurance maladie s’élève à 27 milliards d’euros, soit 75 % de l’achat total de médicaments. Si le diagnostic ne date pas d’hier, trop c’est trop, c’est ce que souligne la juridiction financière qui demande une refonte d’ensemble de la politique suivie depuis 20 ans. ( ..... suite plus reportage sur le site ...,... )

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.............................  http://www.lexpress.fr/informations/secu-le-scandale-des-abus_594176.html

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Arnaques à l'ambulance, arrêts de travail complaisants, cures superflues, examens inutiles, règlements ineptes... Ce sont 120 milliards - quatre fois et demie le déficit de l'assurance-maladie - qui s'évanouissent chaque année. Le nouveau gouvernement devra convaincre assurés et médecins que notre système de santé doit être profondément restructuré.

Elle était bizarre, cette vieille dame. De ses journées elle n'avait pas grand-chose à faire. De façon systématique, pourtant, elle repoussait les dates des séances de soins hospitaliers que son généraliste lui prescrivait. Un jour, il s'est étonné. «C'est pour arranger l'ambulancier.» En effet, ce dernier «s'arrangeait». Pour bourrer son ambulance et faire un seul voyage avec quatre ou cinq malades... En facturant, bien sûr, à cette bonne vieille Sécu le même nombre de transports individuels. Fructueux, à 7 000 F l'aller et retour vers l'hôpital régional!
Il y a aussi ce «malade» qui avait profité de ses arrêts de travail pour monter une petite entreprise de restauration à domicile. Jusqu'à ce que, bêtement, il propose ses services à l'un des cadres de la société qui l'employait...
Elle avait mal au dos. Elle le voulait, «son» scanner. Son médecin a cru pouvoir passer outre en lui ordonnant une simple série de radios, une prise de sang et quelques pilules. Il ne la revit plus. Quelques mois plus tard, il la rencontre par hasard. La petite douleur? «Eh oui, docteur, elle est toujours là.» Mais elle l'avait eu, «son» scanner. Elle en avait même eu deux (2 000 F), plus une IRM (2 500 F), un bilan complet (1 000 F) et, bien sûr, quelques séances d'ostéopathie. «Bref, résume ce généraliste, légèrement écoeuré, un traitement qui a coûté 10 000 F, pour un résultat équivalant à celui de mes trop raisonnables 1 500 F. Je savais bien que cette course aux examens n'allait pas résoudre son problème.» Honnête, il précise: «Ma femme travaille, je peux me permettre de laisser filer un client.»
Difficile de fermer les yeux sur ces gaspillages, surtout quand on apprend que les déficits cumulés de ces dernières années atteindront, fin 1993, plus de 24 milliards de francs pour la seule assurance-maladie. Certes, le chômage est responsable d'un redoutable effondrement des cotisations. Mais la gabegie n'en est que moins tolérable. Les gaspillages, les fraudes, l'irresponsabilité générale ont un coût: Claude Béraud, qui a quitté il y a quelques mois son poste de médecin-conseil à la Caisse nationale d'assurance-maladie (Cnam), l'a évalué, dans un rapport explosif, à 120 milliards de francs. Soit près de 4 points de contribution sociale généralisée! Soit quatre fois et demie le déficit de l'assurance-maladie! Béraud s'est fait traiter de fou. Pourtant, semaine après semaine, les confirmations tombent, accablantes. La Cnam, à travers ses caisses primaires, ausculte la Sécu et mesure les dégâts.
CURES à LA BONNE FRANQUETTE
Que la caisse de Saint-Nazaire plonge dans ses comptes, et elle réalise que, pour le remboursement de transports sanitaires, 6 dossiers sur 10 comportent des anomalies. Transports de jour facturés au tarif de nuit. Prescriptions surchargées, etc. Bref, près de 3 millions de francs fichus en l'air. Même constat à Bayonne, où de 30 à 40% des transports sont inadéquats: pour ses 20 séances de kiné, à 500 mètres de chez lui, ce jeune homme a utilisé un véhicule sanitaire! Alors qu'il marchait 2 kilomètres par jour sur prescription médicale....
Les cures thermales coûtent cher, surtout quand elles sont injustifiées! Nancy a fait des contrôles ponctuels: le tiers des demandes aurait dû être refusé. Par exemple, pour ce «malade» qui a installé sur place sa caravane depuis des années et passe ses vacances aux frais de la princesse... alors que ses symptômes ont disparu depuis longtemps. Bref, 600 000 curistes coûtent chaque année plus de 1 milliard de francs. Car l'assurance-maladie, très généreuse, rembourse 80% des cures, contre 20% en Allemagne, où le thermalisme est pourtant plus développé.
Dans l'Hexagone, les choses se passent à la bonne franquette: une enquête de «Santé Magazine» (1990) indiquait que, dans 56% des cas, la prescription est inspirée, pour ne pas dire dictée, par le client lui-même. Les stations thermales bénéficient d'un extraordinaire privilège: faire de la publicité. Ce qui est interdit à toutes les autres prestations médicales donnant lieu à remboursement. Mieux encore: chaque année, aux Thermalies, grand rassemblement commercial des villes d'eaux, un stand est traditionnellement réservé à la caisse d'assurance-maladie de Paris. Les nombreux visiteurs y reçoivent des informations très détaillées sur les remboursements les plus avantageux!
En Gironde, les infirmières libérales sont de vrais bourreaux de travail. Vingt-huit heures par jour pour certaines dont on a reconstitué l'activité... Mais, au lieu d'une demi-heure de soins infirmiers, on se contente en réalité d'un quart d'heure de travail, consacré à un simple brin de toilette... Histoire d'en décharger la famille aux frais de la Sécu ou de s'épargner la peine de chercher une aide ménagère, mieux adaptée à la situation, et moins coûteuse, qu'une infirmière. Surtout, on organise des «séances collectives» de 20 personnes (ou plus) dans les maisons de retraite. Moyennant 20 facturations individuelles et, bien sûr, 20 déplacements... De la même façon, à Saint-Lô, sur 400 dossiers infirmiers, 50% correspondent à des abus.
Epinal pourrait économiser 180 millions de francs si le troisième âge était accueilli dans les établissements qui lui conviennent: des services de long séjour à 250 F la journée en moyenne au lieu des lits de médecine (de 800 à 1 000 F) ou de chirurgie (de 1 300 à 1 500 F). 1 personne sur 4 est mal orientée.
Les médicaments soignant certaines affections graves sont remboursés à 100%. Pour le reste, la prise en charge se fait au tarif normal, sur un autre volet de l'ordonnance. En clair, pour soigner une simple angine, le diabétique retrouve le droit commun. «Impossible à faire admettre aux malades, peste ce médecin. Nous n'avons plus devant nous des patients mais des ayants droit. Le fait d'être à 100%, on le sort comme une plaque d'ancien combattant.» «Mieux, raconte un autre médecin, c'est en réalité les médicaments de toute la famille qu'on nous demande de mettre à 100%.» Certains praticiens acceptent. Coût de ces abus: 1,5 milliard de francs.
Les arrêts de travail, eux, pèsent près de 30 milliards de francs. L'assurance-maladie a relevé 44 000 anomalies sur 71 000 prescriptions en 1990... Notamment dans les arrêts du lundi matin pour cinq jours! Ce jour-là déferle aussi un type particulier d'accidents: «Rien ne ressemble plus à une entorse faite en tombant de son camion le lundi matin que celle qui est survenue au cours du match de foot de la veille», note un médecin. Certaines entreprises remboursent à taux plein les arrêts maladie pendant quatre mois. Les médecins entendent alors un drôle de discours: «Je veux mon arrêt. Je n'ai pas épuisé mes droits.» Cet employeur a été agréablement surpris par la santé de son salarié en arrêt maladie, quand il l'a découvert à la Une du journal local, vainqueur d'une course à vélo Marseille-Cassis!
Même chose pour les radios, les échographies que l'on multiplie, les ordonnances si longues qu'elles en deviennent dangereuses. Dès qu'elles comportent plus de quatre médicaments, on relève des contre-indications dans 20% d'entre elles, montre une étude réalisée dans les Bouches-du-Rhône. «Imaginez les indigestions dans un système où les restaurants seraient gratuits», se moque Jean-Louis Giral, ancien président de la commission sociale du CNPF.
Certaines aberrations laissent perplexes. Le sort des podologues, par exemple. Ils sont théoriquement soumis à un tarif dit «d'autorité»: 4,40 F la consultation. Il n'est évidemment plus appliqué. Mais aux praticiens qui font au moins une séance à ce tarif dans l'année la Sécu, généreuse, offre la moitié de la cotisation maladie et les deux tiers de l'assurance- vieillesse!
Maso, la Sécu? Un cas troublant: celui du Zovirax, crème indiquée dans le traitement de l'herpès qui se manifeste fréquemment par un petit bobo au coin des lèvres. Dans ce cas, le tube de 2 grammes suffit largement. Mais son prix, librement fixé par le pharmacien, est d'environ 100 F, non remboursés par la Sécurité sociale. En toute logique, le médecin prescrit donc le tube de 10 grammes, plus avantageux, car remboursé à 70% et dont le prix est imposé (139,90 F). Il n'en coûte alors au malade que 42 F. Pas étonnant que les gros tubes soient les plus vendus. Mais c'est la Sécu qui fait les frais de cette incitation à la consommation. Bon an mal an, le tube de Zovirax de 2 grammes ne réalise que 1,5 million de francs de chiffre d'affaires, une misère comparée aux ventes de ceux de 10 grammes: 23 millions de francs!
Autre bizarrerie: l'assurance-maladie finance largement la formation médicale continue (FMC). Soit. Elle devrait verser 250 millions de francs, en 1993, pour l'organisation de séminaires et l'indemnisation des praticiens qui assistent à ces sessions. Mais les syndicats médicaux ont aussi voulu leur part du gâteau: ils ont créé leurs propres associations de FMC. Non sans se faire attribuer chaque année un supplément - 12 millions de francs - destiné à la formation de leurs cadres. Bonne fille, la Sécu finance ainsi généreusement les syndicats avec lesquels elle entre régulièrement en conflit.
TROP CHÈRES PROTHÈSES
Tous ces dérapages font rugir des hommes comme Claude Béraud ou Gilles Johanet, directeur de la Caisse nationale d'assurance-maladie. «Dans tous les domaines, explique Béraud, biologie, radios, pharmacie, on retombe toujours sur un taux de gaspillage ou de dérive de 20 à 40%. Soit 120 milliards d'économies possibles, sachant que la Sécu aligne plus de 460 milliards de francs chaque année pour la santé des Français.» Johanet, s'il est d'accord sur ce chiffre «dans l'absolu», parle plutôt de 60 milliards «récupérables». «Il est évident qu'aucun système ne peut vivre sans le moindre coulage. Il est normal qu'un service d'urgence jette 30 000 F de produits frais par jour. Il doit pouvoir pallier toute éventualité.» En revanche, on peut éviter certaines arnaques: était-il normal qu'une prothèse de la hanche, à 10 000 F, prix d'usine, soit facturée 20 000 F à l'assurance-maladie? Celle-ci a réagi, en établissant un tarif d'autorité à 5 500 F. Soit, pour elle, une économie de 1 million par jour. Mais on ne se refait pas. Très vite, la Sécu a vu revenir des factures de 20 000 F. Pour retrouver le «manque à gagner», les chirurgiens ont multiplié les prescriptions d'accessoires...
Les débordements français se constatent aussi dans les comparaisons internationales. Voilà plus de dix ans que nos dépenses de santé croissent chaque année de 4,8%, en francs constants, pour 2,3% chez nos voisins de la CEE. Et tout ça pour des résultats très moyens. Sur le plan sanitaire, d'abord: parmi les 24 pays de l'OCDE, remarque Béraud, la France est au 14e rang pour la mortalité infantile ainsi que pour la mortalité néonatale, au 13e rang des espérances de vie à la naissance pour les hommes, au 3e rang pour les femmes. En revanche, elle est médaille de bronze, derrière les Etats-Unis et le Canada, en matière de dépenses (rapportées au produit intérieur brut). Lorsque le Français débourse 10 176 F par an pour se soigner, le Japonais, lui, se limite à 8 213 F, et le Britannique à 6 711 F. Du côté des remboursements, la France n'est pas mieux placée: 18e de l'OCDE seulement pour le taux de remboursement des dépenses de santé.
Bref, cet amalgame purement français d'une offre libérale et d'une demande socialisée se révèle non seulement générateur d'abus, mais incapable de remplir sa fonction: assurer un bon niveau de santé à l'ensemble de la population à un coût décent. «Vous connaissez, vous, un pays au monde où n'importe qui peut voir cinq spécialistes dans l'après-midi, sans que, de plus, aucun ne sache ce qu'a prescrit l'autre, un pays où l'on peut quasiment s'autoprescrire ses radios?» interroge Johanet. Cet excès d'offre est visible à l'oeil nu, lorsque les ambulanciers draguent les malades à la sortie des hôpitaux, ou que 60 000 lits d'hôpitaux sur 600 000 sont superflus. Pourquoi y a-t-il 4 000 biologistes en France et 400 en Allemagne? Déséquilibre patent aussi lorsque le médecin généraliste ne refuse plus rien au client, de peur de le voir partir chez un confrère. Solution possible: l'élaboration de références médicales que les praticiens auraient le pouvoir et le devoir d'opposer à leurs malades. Ainsi, explique Jean-Yves Chamard, député RPR de la Vienne, spécialiste des questions sociales: «Une grossesse non pathologique ne nécessite pas plus de 3 échographies. Il ne serait pas interdit d'en pratiquer une quatrième, mais, sauf justification particulière, elle ne serait pas remboursée.» Devraient être également refusées certaines radios du crâne qui sont inutiles en cas de traumatisme... Cette évaluation médicale, évoquée dans le plan de l'ancien ministre des Affaires sociales René Teulade, au début de 1993 - le quinzième en quatorze ans - devra donc être renforcée dans le seizième, qui ne saurait tarder... avec l'arrivée du nouveau gouvernement. Aujourd'hui, il y a vraiment urgence: la France n'échappera pas à une restructuration profonde de son système de santé. Simone Veil, ministre des Affaires sociales et de la Santé, devra en convaincre les assurés et les professions médicales.
PHOTO: Gilles Johanet, directeur de la Caisse nationale d'assurance-maladie.
«Vous connaissez un pays où l'on peut quasiment s'autoprescrire ses radios?»
L'élaboration de références médicales permettrait aux praticiens de résister
à la pression des malades.Claude Béraud, ancien médecin-conseil à la Cnam: «Dans tous les domaines, on retombe toujours sur un taux de gaspillage ou de dérive de 20 à 40%.»
INFOGRAPHIE: ABSENTEISME COMBIEN?
L'ENVOLEE DES DEPENSES DE SANTE  ( .... , suite sur site ;.. )

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