Une dette perpétuelle

Le poids de la dette en France

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La dette de la France atteint des sommets vertigineux ! 2798  Milliards en 2021 ! Soit 116 % du PIB ! Impressionnant !

On sait désormais que cette dette ne sera jamais remboursée ! La loi de 1973 ( dite  loi de Pompidou-Rotschild ), qui interdit à partir de cette date à l'état de se financer directement auprès de la banque de France, y est pour quelque chose. Auparavant, l'Etat disposait en quelque sorte du droit de "battre" ( créer arbitrairement ) monnaie pour financer ses besoins ... mais avec l'inconvénient d'une inflation dont on connait les défauts sur le pouvoir d'achat comme sur l'économie.

Le nouveau modèle de financement devait permettre d'éviter ces égarements .... mais avec un nouvel inconvénient de taille : Une dette qui devient exponentielle en raison de divers facteurs cumulés : Du contexte international impliquant une intervention accrue de l'état, du fléau concurrentiel affaiblissant les recettes de la nation et des taux d'intérêts ( des profits ! ) exigés par des banques privées. La question peut être posée sur la pertinence de s'imposer de tels servitudes pour se protéger des défauts de l'ancien mode de financement.

N'y avait-il pas d'autre solution ? 

Le jeu en valait-il la chandelle ? 

Comme beaucoup, je ne le crois pas car il en résulte un asservissement progressif des nations aux puissances financières nationales, mais surtout et plus gravement étrangères.

 

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Examinons le sujet de plus près, envisageons diverses pistes pour répondre à cette problématique

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Extrait

Article originaire du site enim-cerno  "Dette fictive"

http://www.enim-cerno.com/pages/dette-fictive.html

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    ( ...,... ) La grande question du débat politique en ce début de siécle et millénaire réside certainement dans le fait de la dette des nations ainsi que dans l'irréversibilité du calendrier démocratique : Nous serions contraint de poursuivre la construction Européenne ou le monde civilisé pourrait s'effondrer ! Je n'ai pas de réponse définitivement tranchée sur la question mais suis prêt à écouter les avis contradictoires afin d'éclairer un sujet primordial du débat politique . C'est en parcourant de manière aléatoire les pages internet que je m'arrête finalement sur un avis intéressant ( aspect historique ) émanant d'un personnage hors du commun : François Asselineau ( Président de l'UPR- jeune parti créé en 2007 - Diplômé d'HEC et sorti vice-major de l'ENA en 1985 ) propose un avis divergent - ...alternatif à la pensée unique ... - et une interprétation pertinente des phénomènes politiques issus de l'actualité ! Son avis ne vaut qu'en tant que proposition divergente pour éclairer la question en dehors du bourrage de crâne médiatique.

 

1 - DETTE FICTIVE ?

Attention ! Il ne s'agit pas de prêter caution à un refus systèmatique de la construction Européenne, surtout que je ne suis personnellement affilié à aucun parti politique, ni un proche de la famille politique dont est issu l'auteur des pages citées en référence dans ce texte ( je ne m'associe en aucune manière au courant idéologique dont il est issu ) mais plutôt d'écouter en quoi les différents traités d'actualité, en réalité strictement économiques, peuvent mener à l'impasse . Ne rêvons plus ! L'Europe citoyenne de la fraternité, telle que nous l'imaginons naïvement dans notre inconscient collectif d'individu lambda, n'est pas l'objectif premier de cette construction malgré les atours trompeurs de certains articles pompeux contenus dans l'introduction des textes fondamentaux. Je considère quant à moi que cette réalisation politique incontournable doit être citoyenne et mettre en jeu, de manière prioritaire, des mécanismes d'association et d'échange d'information permettant l'épanouissement citoyen - Je la conçois comme une étape dans le processus d'évolution allant dans le cadre d'un mécanisme de préhension rationnel de la matrice psychique - Le commerce doit en être uniquement un accessoire .... ce n'est pas la même démarche ! Le  premier élément à considérer dans l'examen de cette question relative à la dette des états doit être la question de la faillite .

L'économiste "Xavier timbeau" donne un avis récent dans le "nouvel observateur" et précise bien que cette notion terminologique est impropre concernant l'échelon d'une nation puisqu'il faudrait dans ce cas une instance supérieure capable de demander des comptes tandis que la nation, fondée sur  l'autonomie, la souveraineté et la libre détermination des peuples, ne posséde d'équivalent permettant cette sanction. L'économiste parle alors plutôt d'un problème de crédibilité et de confiance vis à vis des partenaires intérieurs ou internationaux pour financer ses actions futures. Le fait d'utiliser par une partie de la classe politique et les médias d'une terminologie ainsi que la mise en évidence de la question sous cet angle particulier de la "Dette" dénote une volonté ciblée sur la création d'un climat de crainte en calquant de concepts valables pour les particuliers à l'échelle d'une nation et par conséquent d'immobiliser, paralyser les vélléités de résistance citoyennes . Il s'agit par ailleurs de justifier par cet artifice de langage une série de réformes sociales, organiques des institutions en brandissant le spectre de la cessation de paiement ou le cas malheureux de voisins désignés comme mauvais exemple. La campagne présidentielle de  2012 par Mr Sarkozy est lancée en mettant l'accent sur la pseudo différence de gestion entre les partis : La gauche alourdirait le budget tandis que la droite restreint les dépenses !?

Ce résumé simpliste et faux mériterait débat complet, surtout au regard des cadeaux fiscaux octroyés par le gouvernement ces dernières années aux grosses entreprises. Le mot d'ordre est claire à l'écoute du gouvernement au pouvoir : Laissez nous faire même s'il vous en coûte où le pire sera avenir - ... Ce qui n'est pas forcément faux ! mais trompeur puisque les solutions proposées ne sont que des palliatifs visant seulement à retarder l'inévitable,... dans les conditions d'ensemble d'actualité ainsi que dans le panel de critères considérés, car ce sont bel et bien les paramètres de l'équation d'ensemble qui sont à revoir !. Sur le fond, on peut affirmer qu'il est impossible pour des créanciers d'aller se servir dans le patrimoine d'un état comme un huissier le ferait dans le cas d'un ménage surendetté sous peine de voir cet acte considéré comme une déclaration de guerre ! ... La faillite d'un état n'existe pas à proprement parler... sauf si ce sont des banquiers ou entrepreneurs qui sont les possesseurs de cet Etat : Cela n'existe pas ( quoi que ? ) ! Au maximum, si l'on se place sur le terrain des registres en débat, la dette n'engage qu'une question de modalité de remboursement et de soutien par les Etats membres de la communauté ... tout au plus la mise à plat des paramètres du marché commun et ne prend une tournure médiatique que dans le cas d'une Europe mal construite posant le problème dramatique, juridiquement infondé et scandaleux de la soumission des institutions politiques aux institutions bancaires et financières. Institutions qui parviennent scandalement à imposer leur diktat en vertu du désordre régnant dans cette cacophonie institutionnelle mondialiste.

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2 - DETTE ORGANISEE ?

                   Ainsi,( Asselineau.F) selon cet acteur contemporain de la vie politique ( ... Notammant Directeur de cabinet de 2000 à 2004 de Charles Pasqua - RPF ), une période charnière marquant un tournant décisif de notre ère moderne et deux dates importantes devraient attirer notre attention :

1- La sortie volontaire des Etats-unis du système financier de "Bretton woods"  et...

2-  la décision politique Européenne, notammant Française, concomitante d'interdire le financement des prêts étatiques par les banques nationales - En France, cette décision est adoptée sous la présidence Pompidou- ( ... celui-ci  devient Directeur général de la Banque Rothschild en 1959 puis. ... Président de la République entre 1969 et 1974 - ) - Ce système de recours aux banques privées pour financer les besoins de la nation créé une spirale infernale liée aux mécanismes des intérêts bancaires tandis que les banques nationales offrait cet avantage de ne pas alourdir la dette. Un mal pour un bien  ( ... puisque ce changement avait notammant pour objet d'empêcher les Etats de faire tourner la planche à billet inconsidérément et d'ainsi ajouter un facteur d'inflation incontrôlable et trés critiquable depuis l'avénement de la libération des peuples et la république  )  .... ou s'agit-il d'un suicide organisé ? Aucune solution n'est parfaite. Toujours est-il que cette nouvelle option libérale du financement des actions de l'état trouve aujourd'hui la preuve de son insuffisance ainsi que les limites conjoncturelles de son principe - Il semble désormais clair qu'il faudrait trouver une autre solution ! ... Et si c'était tout le système de l'Etat et de l'économie qui était à revoir ? ... hum ! ... Personne n'a le courage d'en parler -

Evoquer le problème de la dette, c'est d'abord faire la remarque impertinente selon laquelle le déséquilibre des budgets commence à une période charnière dont on oublie l'importance historique et stratégique multiple : Il s'agit, outre le problème largement mis en avant de la crise pétrolière ( prétexte écran des événements années 70 ), premièrement de la fin d'une période de reconstruction au sortir de la seconde guerre mondiale ( au moment précis où l'économie commence à ralentir lorsque les marchés sont quasiment totalement occupés ou accomplis - Fin des trente glorieuses ) mais cet engrenage intervient aussi au moment où la puissance relative des pays dits civilisés commence à décroitre en comparaison de celle croissante d'un tiers monde naissant - Les nations dominantes doivent alors rivaliser d'ingéniosité comme de subtilité afin de trouver les moyens financiers pour sauvegarder ce qui peut l'être - Géostratégiquement parlant, cette période marque encore le début du ralentissement économique et surtout la nécessité de décupler les moyens d'intervention à l'étranger pour conserver un contrôle sur des pays en cours d'émancipation, ainsi donc de mettre en oeuvre des moyens financiers indisponibles. D'où la nécessité de cet intermédiaire comptable. La dette, c'est aussi corollairement envisager avec lucidité la possibilité d'utiliser plus d'argent qu'on en a, ce qui est reconnu absurde pour un particulier mais un cheminement intellectuel qui peine à entrer dans les moeurs concernant la dimension collective, ... et pour cause !.....

Cette première question pertinente oblige alors à en considérer une seconde plus troublante puisqu'il s'agit de  résoudre le problème du financement de la totalité de l'intervention de l'état avec des moyens limités, conséquemment jamais suffisants ! ? Respecter un budget (...sans hausse des impôts à la hauteur des augmentation prévues par le budget prévisionnel ) est impossible quoi que vous fassiez dans une société complexe évoluée car les besoins comme les prix en pratique dans une économie capitaliste ou de marché sont toujours en hausse ou en perpétuel réajustement. Dans une économie de marché, la hausse des impôts ( ...ou tout changement des paramètres fondateurs ou des matières premières éssentielles ) entraine un déplacement de l'équilibre qui existe entre ces données et bouleverse l'économie jusqu'au retour de l'équilibre entre les forces humaines et sociales en présence sur le terrain considéré : Tout changement ne fait que déplacer de manière proportionnelle l'ensemble des curseurs dans la direction prise par le premier élément en mouvement . La preuve s'observe partout dans le monde et concernant l'ensemble des agents économiques. Un exemple ? Augmentez les salaires de la main d'oeuvre ( sans obtention d'un rapport de force adéquat avec les composantes patronales ) et l'ensemble des prix de consommation, loyers, etc... augmenteront graduellement jusqu'à annuler l'effet arbitraire intangible de cette augmentation ... à moins que ce déplacement soit le résultat d'un changement du rapport de force entre les composantes sociales de la sphère consédérée . Cela est autrement impossible ( ...sauf sur le court terme;.... le temps que les mécanismes récupérateurs n'opèrent - Opération d'illusion produite sur un autre terrain concernant les prétendus bénéfices du marché Européen ou mondial : Le profit transitoire de la baisse des coûts des produits venus d'Europe ou d'Asie ... le temps que nous soyons obligés d'aligner par la baisse déguisée en inflation nos paramètres de main d'oeuvre ) - Nous touchons au travers de cette question un des points faibles du système monétaire dans l'expression des données capitalistes : La difficulté d'amortissement des paramètres de l'entreprise liès aux contraintes du marché ( contraintes locales, concurrence du marché ou régles fonctionnelles du système économique ) auquel s'ajoute l' obstacle de l'accroissement des postes budgetaires pour satisfaire la complexité du jeu social obligent les agents économiques ( salariés- budget d'une entreprise ou d'un Etat ) soit à rogner ou supprimer les variables les plus souples ( salaire, qualité, composantes accessoires ) soit à entrer dans un mécanisme de roulement financier artificiel ( le crédit... qui perd sa vocation première d'extension ou création d'activité pour devenir un mode de roulement financier pour compenser une perte de pouvoir d'achat liée au déréglement du système dans son essence la plus profonde ) - C'est en conséquence la preuve qu'un élément de l'équation ou du système est faux, perverti, voire probablement manquant - Cet élément est comptable...monétaire -

Il est un fait que le concept monétaire d'actualité mêle et véhicule trop de paramètres à côté de sa vocation principale de terme numéraire comptable  - Ce n'est pas le sujet du jour mais je puis affirmer ici simplement qu'une réforme du système économque, théoriquement concevable, demeure impossible à ce jour uniquement pour des raisons psychologiques & sociologiques : Le problème réside dans le fait principal que le concept monétaire, malgré des réformes politiques engagées sous forme de lois au sortir de la révolution, réformes qui ont le mérite de tenter la séparation de certains paramètres, continue de véhiculer une dimension de contrôle social et que les pôles détenteurs de cette force ( institutions physiques ) sont l'objet d'une "confiscation" feutrée dont les bénéficiaires protégent encore jalousement la propriété. La place de prédilection qui leur offerte par cet intermédiaire dépersonnalisé et de plus en plus dématérialsé les oblige à la cristallisation de l'édifice institutionnel et organique afin de se maintenir au pouvoir. Je ne parle pas de caste ou de race, il y a seulement connivence opportuniste et circonstancielle entre des groupes ponctuels et mouvants qui s'élargit souvent par cooptation, en dehors des mécanismes classiques prévus par le jeu institutionnel . Seule une réforme d'ensemble du concept monétaire ( non isolée du reste de la sphère politique, institutionnelle et spirituelle ) scindant ses attributs et fonctions, les institutions qui en ont le contrôle et ses domaines d'action pourra vaincre l'inertie de cette résistance psychologique naturelle dictée par les instincts, notammant par l'appât du gain, la défense des acquis et la soif de pouvoir groupusculaire de l'être humain. En effet, l'équilibre sociétaire se trouvant bouleversé par un quelconque changement en ce domaine, cette réforme doit pouvoir prendre en compte la réalisation progresssive d'un nouvel équilibre, citoyen, fondé sur une dimension régionale, seulement lorsque les esprits y seront prêts dans le cadre du travail psychologique et spirituel de long terme mené au sein des collectif ciotyen . C'est pourquoi je préconise un travail et une réflexion du ( des ) collectif sur le concept monétaire - Je m'éloigne .....Revenons au sujet historique ...

 

Résultat :

Au sortir de cette vague de bouleversements politiques et financiers dans les années soixante-dix, on observe la naissance d' une superpuissance capitaliste incarnée par les USA dont le pouvoir monétaire est désormais sans limite puisque non limité par un stock d'or ( étalon-or définit par ces fameux accords ) censé garantir, équilibrer et limiter la création monétaire par les institutions bancaires - Pour financer son action politique & militaire de contrôle dans le monde, la super-puissance outre Atlantique, dans un processus démarré à la fin de la seconde guerre mondiale et parachevé à partir des années 70, pourra désormais compter sur une machine infernale que plus rien ne pourra arrêter - La planche à billets . En quelque sorte comme s'il était question de maintenir et défendre coûte que coûte un empire;... au mépris de toutes les conventions et régles construites au fil de temps dans le cadre des bonnes relations internationales. Il s'agit d' une première dans l'histoire contemporaine :

Un état jouit, ou plutôt se dote, d'un pouvoir d'achat illimité par l'endettement !!!... . Voilà ma théorie délirante: La crise politique mondiale liée à l'affrontement des blocs EST-OUEST auquel s'ajoute le problème du ralentissement de l'économie capitaliste saturé après les trente glorieuses, mais encore la période de décolonisation font surgir des besoins de financement titanesques et insatisfaits dont ce mécanisme d'endettement sera peut-être la clef : Survie de l'Empire oblige !

.............................        Voilà la seule véritable explication à l'origine du phénomène global de l'endettement : Imposer la survie du système impérial capitaliste occidental par la création d'une bulle financière artificielle qui financera la reprise économique artificielle des régimes capitalistes. Cette bulle aura vocation d'intégrer et satisfaire l'énorme besoin monétaire dans le monde réel et d'alimenter le vaste réseau des super-puissances impérialistes. Peu importe les conséquences - Les citoyens paieront - Les USA, dont les responsables politiques nous font la morale, à l'origine de cette spirale créancière, sont désormais en réalité parmi les pays les plus endettés du monde occidental - A quand le grand krach causé par la résultante des imbrications des systèmes et avec quelles conséquences pour nos économies largement intriquées ?..... Nous y sommes et c'est pour trés bientôt ! ... 

.............................                       Tandis que de l'autre côté de l'Atlantique, dans le même domaine financier et à cette même période ( s'agit-il vraiment d'un hasard ? ), les Etats Européens pénalisent leur pouvoir de création monétaire et s'endetteront désormais de manière exponentielle auprès d'organismes bancaires privés qui encaisseront des intérêts considérables et injustifiés - Les besoins des uns créent-ils indirectement, par un phénomène d'intrication organisé et planifié des systèmes, la spirale infernale vécue par les autres nations satellites ?... Hypothèse gratuite de ma part - Je fabule certainement mais il s'agit de chercher les travers potentiels d'une actualité déconcertante et sans logique apparente - Ce choix n'en demeure pas moins aberrant de la part de nos élus de l'époque ... . Ils ont voulu limiter la "casse" en limitant la création monétaire par un mécanisme privé, ... est-ce vraiment étonnant au regard du cursus du président de l'époque, lié à une institution bancaire de renommée ? ! Nos concitoyens étaient-ils bien informés sur les conséquences à long terme de ce choix fatidique, connu des milieux concernés ? Ces paramètres financiers combinés aux régles libérales du marché Européen ( libre concurrence ) engendre la situation insoluble dont nous connaissons l'issue et se soldant par la pseudo faillite des Etats les plus fragiles . Bientôt c'est à nous ! Déséquilibre signifiant en réalité l'impossibilité pour les états Européens de survivre dans la rudesse du combat économique mondial en conséquence des différences de réglementation sociales et fiscales dont les données ne peuvent être bouleversées à moins d'un consensus mondial impliquant pour nous une régression historique du niveau de vie : Les ambitions effrénées de nos leaders coûteront chers aux populations .... comme depuis toujours : Les pauvres trinquent en premier.  Nous ne serons pas épargnés car les mêmes rouages entraineront certainement les mêmes résultats ! - Nous chercherions à nous foutre en l'air que nous ne ferions pas autrement - Bref !

Des solutions ? Il y en a mais elles sont aujourd'hui, en l'état, strictement inapplicables car les princes légaux nationaux et surtout internationaux s'y opposent pour le maintient du royaume : Il faut annuler la dette et l'ensemble de ses corollaires légaux, mais surtout ... rendre le pouvoir aux peuples et limiter strictement le pouvoir budgétaire de l'Etat au contenu réel des caisses, limiter le pouvoir des banques au financement de l'économie réelle en rendant le pouvoir de direction de ces organsimes au citoyens qui sont, en tant que clients, les co-sociétaires exclusifs et propriétaires des fonds .... . La banque appartient à ses clients ! En 2018, la dette oblige chaque habitant de France à hauteur de 32 000 . Elle s'établit à 2 299,8 milliards d'euros, soit 99% du PIB hexagonal, au deuxième trimestre 2018. Cette dette n'est pas remboursable ! Jamais - Elle ne fera que s'alourdir pour l'éternité jusqu'à faire de nous les esclaves des banques ! Il n'y a pas d'autre issu . Une seule solution : Demander, Exiger l'annulation de cette dette. Les citoyens doivent s'unir au sein d'associations coordonnées puis structurer un mouvement revendicatif national ou européen et adresser une pétition global exigeant une sortie de cette dette.Les banques devront suivre. Qui aura ce courage ? Faute de quoi. nous seront condamnés à des crises financières successives et à l'asservissement des peuples aux contraintes du capital. 

                     Je vous laisse vous informer ( Nota : Il semble évident d'entreprendre quelques vérifications croisées ) de ce passionnant et instructif débat sur le sîte " you tube" auprès de F. Asselineau qui sait bien mieux que moi argumenter ces notions complexes dans une brillante allocution intitulée  " Les dix raisons qui imposent de sortir de l'Union Européenne ". (  Durée : 3 heures - Patience, cela vaut le coup de s'y informer afin d'entendre un avis contradictoire à la pensée unique même s'il est un devoir de vérifier certaines infos !... ).

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3 - DETTE : Problème majeur .... OU DEVOIR INTELLECTUEL COMPTABLE

... ET MISE SOUS TUTELLE DES INSTANCES POLITIQUES NATIONALES ?

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                     Ainsi se pose alors la question pertinente, hypothétique aussi bien que génante de savoir si cette mise en exergue de la question de la dette des Etats ne correspondrait pas plutôt à une volonté dirigée de soumettre progressivement les nations Européenne aux institutions financières internationales par l'intermédiaire d'un travers technocrate, financier et comptable. Ce qui n'a pu être obtenu par l'engagement et la pression politique des lobbies de la finance au niveau national trouve alors échos sur un nouvel échelon; celui de la faille des institutions politiques Européennes. Niveau où il est aujourd'hui possible de constater un nouveau point d'immixtion et de pression mal surveillé par les forces sociales et citoyennes puisque géré par divers mécanismes institutionnels mal édifiés et surtout mal rodés. Le problème de la dette, comme tous les autres problèmes sociétaires, pose en réalité diverses questions de société de la plus haute importance qui n'ont pas été débattues ni discutées par un large débat de société au niveau national - Les citoyens, supposés en accord sur le fondement des choix de construction de la société de demain, sont lancés pieds et mains liés dans un combat économique infernal . L'unanimité était-elle réelle ? Pas si sûr puisque les peuples livrent régulièrement de multiples avertissements, avis de mécontentement et opposition à chaque scrutin sur la progression de la construction Européenne. Il y a donc déja un "big" problème de légitimité et d'expression démocratique; surtout lorsque le gouvernement Français, pour contourner un réfus des urnes ( Référendum - Traité de Lisbonne en 2005 ), choisit la voie parlementaire pour faire adopter en force une réforme refusée par l'électorat. Y aurait-il un problème ?   ( ...,... fin extrait )

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4 - Solution à la dette ?

Il n'y a pas de solution dans les registres conceptuels d'actualité ! Il n'y en a pas et la dette ne sera strictement et définitivement jamais remboursée !

Sachez-le.

Il faut donc l'annuler - L'option n'est ni saugrenue ni inédite, l'histoire en témoigne ! ....

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https://start.lesechos.fr/societe/economie/annuler-la-dette-publique-pour-ou-contre-1291354

https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/040612/pour-l-annulation-totale-de-la-dette-publique

https://or-argent.eu/annulation-de-la-dette-perspective-historique/

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A l'avenir il faut trouver de nouveaux systèmes de financement de l'action de l'état. Comme toujours, j'ai des idées ! ( Théorie du "y'a qu'à" ! ... LOL). Propositions qui valent à titre d'exemple et de piste ...

On peut supposer en première hypothèse que les recettes de l'état doivent être diversifiées et suivre pour chacune d'entre elle le principe du "Taux marginal" de manière à ne pas bouleverser, influencer trop fortement ni peser dans la balance économique. Le cumul de ces recettes étant in fine suffisant ....

1- Création monétaire pure ( sans qu'il 'y ait de remboursement ) versée sur le budget national : 5 % de création ... calculé sur le PIB total national. La création de monnaie est confiée, calculée et  distribuée par une Banque continentale. Le fait d'une banque citoyenne cogérée par un ensemble d'état est une assurance contre les dérives isolée. On obtient déjà 115 milliards environ en France à ce niveau. Dans une économie mature parvenant à son rythme de croisière, cette fraction marginale de création monétaire, affectée dans les domaines régaliens, n'a pas d'incidence sur l'économie.

2 - Impôt de 5 % sur le Chiffre d'Affaire (C.A) de toutes les sociétés ( & associations humaines lucratives ) implantées sur le sol national, mais encore et sans dérogation sur le CA ( exercé sur notre sol ) de toutes les sociétés étrangères qui commercent de quelque manière que ce soit sur notre territoire. Il n'existe plus de dérogation ni d'abattement. Montant des recettes à définir.

3 - Taxe de 5 % ( TVA ) sur tous les échanges commerciaux, plus values, ventes, transferts de richesse et transactions ( matérielles ou  financières ). On obtient un maximum de recette en ce domaine car nombreuses transactions financières et transferts ne sont actuellement pas taxées ! Ils sont pas cons les riches - LOL

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J'ai la certitude que le total des recettes excéderait 1,5 à 2 fois le budget actuel. Etant entendu par ailleurs que cette approche n'est pas définitive car la recherche menée au sein des CCU pour trouver une alternative au modèle capitaliste parviendra à mettre à jour des solutions novatrices bien plus efficaces et pertinentes.

Voilà ! Le compte est bon. Je dis ça mais j'ai rien dit !

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https://www.atlantico.fr/article/decryptage/loi-1973-prets-etats-banques-privees-interdiction-banques-centrales-argent-taux-zero-jeanluc-schaffhauser

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40 ANS POUR EN ARRIVER LÀ

Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Par cette loi, il devenait interdit au Trésor français de s'adresser directement à la banque centrale. 2e numéro de notre série en 5 volets sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réel.

Jean-Luc Schaffhauser

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Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

avec Jean-Luc Schaffhauser

Pour lire la 1ère partie de notre série sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réél, c'est ici :

Derrière l'enjeu du triple A, la question lancinante de l'indépendance de la BCE !
 

Comment sommes-nous passés, d’une société où, malgré toutes les imperfections humaines et sociales, l’économie travaillait pour l’homme, à une société où l’homme travaille pour l’économie et l’économie pour la finance ?

Au centre de ce changement de nature, il y a, en France, la loi du 3 janvier 1973. Cette loi à peu près inconnue du grand public a en effet bouleversé l’organisation de la finance, et ses rapports avec l’État, garant de l’intérêt général. En effet, cette loi, directement inspirée du système américain de la FED (réserve fédérale américaine), interdit à la Banque centrale de faire des avances au Trésor. Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…
 

Comment en est-on arrivé là ? Le cas français.

Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l'époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l'absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l'Etat de créer de la monnaie, l'équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s'imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s'il devient systématique, le financements des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l'économie puisque cet argent "créé" l'est sans contrepartie réelle.

En 1973, près de 30 années "d'abus" étatiques en matière de création monétaire viennent de s'écouler dans le cadre de la remise à flot de l'économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D'autant qu'en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l'époque, il était à la fois utile d'encadrer les potentielles dérives de l'Etat en la matière et souhaitable de sortir d'une ère d'économie administrée.

Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à consolider ces "bonnes dispositions" politiques afin de "neutraliser" ceux qui auraient pu remettre en question l'argument d'un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s'endetter dans la mesure où en 1973, l'État français n'était quasiment pas endetté.  

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et - circonstance aggravante - il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.

Quand la dérive se mondialise...

Toutefois, la France n’est pas la seule concernée par cette dérive. Ce système des nouvelles banques centrales, mettant le système privé au centre du financement public, va bientôt devenir mondial. Entre 1990 et 2001, 34 pays vont abandonner leur capacité à faire financer les excédents de dépenses publiques par leurs banques centrales pour la confier à l'industrie de la finance privée. Pour le plus grand profit de celle-ci : comme l’endettement public et privé a été croissant comme jamais, le bilan des banques privées dépasse désormais de plusieurs multiples le PIB des États. Il représente ainsi trois fois le PIB de la zone euro, rien que pour les banques travaillant au sein de la zone monétaire européenne unifiée. Rien que de très logique, puisque le système privé financier a fait de la dette - et en particulier de l’endettement public - son métier, avec une efficacité redoutable.

Désormais, cette logique est comme on le sait inscrite dans le marbre des Traités européens qui interdisent à la Banque centrale européenne de procéder à des avances au bénéfice des États, au même taux qu’elle prête pourtant aux banques. Les États perdent donc leur capacité d’utiliser la monnaie pour soutenir leur développement économique : rien n'est possible sans le soutien des banques privées ou des marchés, même pour investir de manière rentable dans le long terme. Cette rigueur a toutefois ses limites : il est en effet permis à la BCE, par la force des choses, de fausser le marché en achetant indirectement la dette aux banques et au système financier comme elle l’a fait pour un montant de 200 milliards d’euros, via une forme de monétisation. L’on découvre alors que la BCE s’autorise à créer de la monnaie à partir de rien, mais seulement pour sauver les banques et le système financier, tout en s’interdisant la même technique pour sauver les États… On ne saurait mieux souligner combien le nouveau système issu de la loi de 1973, et ses épigones, aboutissent à une véritable prise de pouvoir du monde financier aux dépens des États, pourtant instruments et garants de l’intérêt général.
 

Il ne peut y avoir deux souverains 

Ou bien l’État met sous contrôle la finance ou bien la finance met l’État sous son contrôle. Soit c’est le peuple qui est le souverain (via ses élus), soit c’est le système financier (agences de notation, banques, institutions financières) qui est le souverain, dictant au peuple et à ses élus, la politique à suivre. Et comme conséquence, un pouvoir qu’on ne peut plus sanctionner, puisqu’il n’est pas élu et n’a même pas de "visage". La dépossession progressive de toute latitude monétaire des États ne pose donc pas seulement un problème économique. Elle représente aussi un effroyable déni de démocratie, la volonté et les intérêts des acteurs de la finance primant de facto sur ceux des peuples.

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https://leplus.nouvelobs.com/contribution/213182-dette-publique-et-loi-rothschild-le-silence-des-medias.html

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Dette publique et "loi Rothschild" : le silence des médias

Publié le 12-11-2011 à 15h07 - Modifié à 10h50

 

LE PLUS. On parle beaucoup de crise et de dette en ce moment, mais de quelle manière ? Le journaliste Olivier Bonnet reproche aux médias de relayer la théorie libérale, sans s'interroger sur des étapes fondamentales comme celle de la loi Pompidou-Giscard en 1973.

C'est le point aveugle du débat : la dette publique est une escroquerie ! En cause, la loi Pompidou-Giscard de 1973 sur la Banque de France, dite "loi Rothschild", du nom de la banque dont était issu le président français, étendue et confortée ensuite au niveau de l'Union européenne par les traités de Maastricht (article 104) et Lisbonne (article 123).

 

D'une seule phrase découle l'absolue spoliation dont est victime 99% de la population : "Le Trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la banque de France".

 

argent (JAUBERT/SIPA)

(JAUBERT/SIPA)

 

Contraint d'emprunter aux banques privées

 

En clair et pour faire simple, la Banque de France a désormais interdiction de faire crédit à l’État, le condamnant à se financer en empruntant, contre intérêts, aux banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la banque de France qui lui appartient. Depuis l'application de ce principe, la finance et son infime oligarchie donnent la pleine mesure de leur asservissement des peuples, en une spirale exponentielle d'accroissement des inégalités.

 

Le pouvoir est désormais aux mains des créanciers privés, qui l'exercent au bénéfice exclusif d'intérêts particuliers, quand la puissance publique a renoncé à son devoir de protéger l'intérêt général. La démocratie, étymologiquement pouvoir du peuple, est morte. On le voit en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, en France...

 

Qui gouverne ? "La troïka" - Union européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne - resserrant toujours davantage son emprise jusqu'à l'étranglement des peuples. Et l'on pérore sans fin sur les plateaux de télévisions, sur les ondes et dans les colonnes de la presse sur "l'insupportable fardeau de la dette", "la France en faillite", "les nécessaires sacrifices", que "nous ne pouvons pas continuer à vivre au-dessus de nos moyens" et que, d'ailleurs, "les Français l'ont compris".

 

Silence médiatique

 

Inlassable propagande des conservateurs-libéraux ? Bien sûr, mais relayée par le silence complice des médias. Et c'est ainsi que s'imposent dans l'opinion les apparentes évidences biaisées qui prétendent l'austérité inéluctable, contre la justice et l'intelligence. Deux ans d'austérité en Grèce déjà, pour quel résultat ?

 

Avec toujours la même justification simpliste et manipulatrice, résumée par la question posée par un journaliste d'Europe 1 à Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle : "Mais comment des pays européens endettés peuvent-ils faire autrement pour réduire leurs déficits ?"

 

 

Un graphique pour illustrer le propos, qui montre l'hallucinante évolution de la courbe de la dette publique.

 

 

"Ainsi, entre 1980 et 2008, la dette a augmenté de 1088 milliards d’euros et nous avons payé 1306 milliards d’euros d’intérêts", résume Mai68.org. Faisons la soustraction : sans les intérêts illégitimes encaissés par les banksters financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d'euros - au lieu de 1327,1 milliards ! Un escroc peut-il rêver pareil butin ? Et personne ne dénonce jamais ce scandale absolu ! A part Mélenchon et l'extrême droite - qui ne le fait que par opportunisme, étant entendu qu'elle a toujours été au service zélé du capitalisme libéral et ne remettra donc jamais en cause son empire...

 

Mais les éminents confrères ? Les Calvi, Barbier, Demorand, Joffrin, Apathie, Bourdin, Pujadas ou qui savons-nous encore ? Ceci ressemble bien à une omerta. Et à une honteuse trahison de leur mission d'informer.

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https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/de-pompidou-a-macron-le-systeme-195750

De Pompidou à Macron, le système Rothschild tire toujours profit de la dette publique...

 

 

 

Depuis la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont était issu l’ancien président de la République, Georges Pompidou, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement.

Aujourd’hui, Emmanuel Macron, issu lui aussi de la banque Rothschild, ne compte pas bien sûr remettre en cause cette loi, préférant faire des coupes sombres dans les budgets sociaux pour réduire le déficit de l’Etat… 

 


Depuis 1973, le Trésor public ne peut plus présenter ses propres effets à l’escompte de la Banque de France. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.

Comment en est-on arrivé là ? En 1973, après de 30 années de création monétaire, l'économie française était remise à flot. Dans l’esprit de l’ancien président de la République, Georges Pompidou, et des hauts fonctionnaires qui l’entouraient à l’époque, la France était désormais reconstruite suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. 

Il semblait donc plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels, d'autant plus que ces mécanismes de création monétaire avaient été souvent utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. 

Il s’agissait avant tout d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays de l’inflation et des dévaluations de la monnaie en s'imposant une discipline budgétaire. Il apparut souhaitable à la fois d'encadrer les dérives potentielles de l'Etat et de sortir d'une ère d'économie administrée en établissant un autre système de financement.

Mais le problème, c’est que ces bonnes intentions finirent par faire le jeu du monde de la finance qui a vite vu l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système par lequel l’État devait obligatoirement passer pour emprunter. De ce point de vue, la loi de 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à neutraliser tous ceux qui étaient favorables au système en vigueur jusqu'ici.

Cette loi a été abrogée en 1994 mais après avoir été étendue et confortée au niveau de l’Union européenne par les traités de Maastricht (à compter du 1er novembre 1993, article 104) et Lisbonne (à compter du 1er décembre 2009, article 123) que la France appliquer à la lettre depuis cette date.

Les critiques de la loi de 1973

Contrairement à ce qu’escomptaient les initiateurs de la loi de 1973, l’endettement public non seulement s’est poursuivi mais a augmenté considérablement, l’État étant progressivement devenu l’otage d’un système financier privé. 

On le voit aujourd’hui en France mais aussi en Grèce, en Irlande, au Portugal, en Espagne, en Italie, ce ne sont plus les états qui gouvernent mais la « troïka » (Union européenne, Fond monétaire international et Banque centrale européenne) qui resserre toujours davantage son emprise financière sur les pays, notamment du Sud de l’Europe.

La critique de cette loi a notamment été porté par Étienne Chouard qui a préfacé le livre de l'essayiste altermondialiste André-Jacques Holbecq « La dette publique, une affaire rentable », publié en 2008.

Le webdocumentaire « L'Argent Dette » (documentaire sur la création monétaire, 2008) de de Paul Grignon, fustige le fait que les États empruntent de l'argent et payent des intérêts, alors qu'ils pourraient créer l'argent. Diffusé en streaming sur le web et en DVD, il nous montre à l'aide d'animations et d'explications claires la façon dont est créé l'argent. Et contrairement à ce que l'on peut croire, la monnaie créée par l'État ne représente que 5% de l'argent en circulation contre 95% créée par quelqu'un signant une reconnaissance de dette à une banque. 

Gabriel Galand et Alain Grandjean, membres de l'association « Chômage et Monnaie », créée en 1992, ont dénoncé eux aussi cette loi dans un livre de 1996, " La monnaie dévoilée ", aux Editions L'Harmattan. 

Dans le documentaire franco-allemand d'Arte, « La dette, une spirale infernale ? », le pouvoir des banques de créer de l'argent à partir de rien, contre une promesse de remboursement y est critiqué également par le regretté Bernard Maris qui expliquait notamment : « L'argent, qui était devenu un bien public - c'est-à-dire que l'État gérait la création monétaire - est redevenu un bien privé, créé par les banques, de grandes puissances autonomes, dans les années 1970, et après ça n'a fait que s'amplifier ».

C'était aussi l'avis de Michel Rocard qui estimait que cette loi a « interdit à l’État de se financer sans intérêt auprès de la banque de France » et l'a obligé à « aller se financer sur le marché financier privé à 4 ou 5 % ».

Dans son livre « L'Arnaque du siècle » de 2012, Nicolas Dupont-Aignan écrit « Comment pouvons-nous accepter d'avoir transféré la création monétaire au secteur privé, c'est-à-dire aux banques privées ? […] Est-il normal, pour construire une autoroute, pour financer le haut débit, d'emprunter à 3 % à des banques ou par des obligations alors que la banque centrale publique prête à 1 % ? […] Alors même que l'on pourrait, comme la France l'a fait jusqu'en 73 […] financer à un taux abordable nos équipements publics ? ».

Des critiques, comme Emmanuel Todd, vont jusqu'à considérer que la dette est illégitime et ne doit pas être remboursée.

Des chiffres méprisés par Emmanuel Macron

Si les taux d’intérêt ont fortement diminué ces dernières années, s'établissant à moins de 1% en moyenne ou même négatifs à certaines périodes de l'année depuis 2012, ils ont été très élevés par le passé.

Dans les années 80, le taux d’intérêt moyen à 10 ans était de 11,9%, dans les années 90 de 6,3%, dans les années 2000 de 3,9%. En 2011, les taux d'intérêt à dix ans notamment sur les emprunts d'Etat de la Grèce ont atteint des niveaux record, jusqu'à 17,68 % ! La tension sur la Grèce a poussé à la hausse les taux des autres pays fragiles de la zone euro : les rendements à dix ans de l'Irlande ont atteint jusqu’à 11,31 % et ceux du Portugal 10,46 %.

En 1978, la dette publique de la France représentait 72,8 milliards € et 21,2% du PIB.

En 1988 : 302,8 milliards € et 33,3% du PIB.

En 1998 : 787,4 milliards € et 59,6% du PIB.

En 2005 : 1147,6 milliards € et 66,8% du PIB. La charge de la dette (paiement des intérêts seuls) se montait à 47,4 milliards d'euros, soit la presque totalité de l'impôt sur le revenu payé par les Français. Cette charge était le deuxième poste budgétaire de l'État français, après celui de l'Éducation nationale et avant celui de la Défense. 

En 2007 : 1211,6 milliards € et 64,2 % du PIB. La charge des intérêts se montait à plus de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent du déficit public. 

Fin 2013 : 1 925,3 milliards d'euros, soit 93,5 % du PIB. 

A la fin du 1er semestre 2014, la dette a dépassé officiellement les 2 000 milliards €. 

Fin 2015, lorsque Emmanuel Macron était encore ministre de l’Economie, de l’industrie et du Numérique, la dette est montée à 2 098 milliards € !

Fin juillet 2017, la dette s’élevait à 2 226 milliards € (soir 35 441 € par habitant et 70 882 € par ménage)

Un calcul précis révèle en outre que de 1980 à 2008, la dette a augmenté de 1 088 milliards €, les intérêts payés se montant à 1306 milliards d’euros ! Sans les intérêts encaissés par les financiers privés, la dette publique française se serait élevée, fin 2008, à 21,4 milliards d’euros au lieu de 1 327 milliards € ! 

Une situation dramatique qui s’est encore aggravée depuis la crise de 2008 où, en volant au secours des institutions financières, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui lui reprochent son endettement et lui appliquent en conséquence des taux usuraires. 

Aujourd’hui, Emmanuel Macron occulte systématiquement le problème du financement de la dette publique par des organismes bancaires privés à l’image des « éminents journalistes » que sont les Apathie, Barbier, Calvi, Demorand, Joffrin, Lechypre, Lenglet, Pernaut, Pujadas qui préfèrent parler de « l’insupportable fardeau de la dette », « la France en faillite », « les nécessaires sacrifices à faire », « la nécessité de ne pas vivre au-dessus de nos moyens » etc.

C’est ainsi que s’imposent dans l’opinion françaises et européenne des vérités apparentes qui confortent l'inéluctabilité de l’austérité et la remise en cause le système des créanciers privés pour financer l’endettement des états…

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https://ladoxaendebat.wordpress.com/2017/06/16/les-causes-de-la-dette-publique-de-letat-francais/

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Les causes de la dette publique de l’État français

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L’excès de dette publique en France est un problème récent. Comme on peut le constater sur le graphique ci-dessus  la dette publique française était faible avant les deux chocs pétroliers. En 1978, elle s’élevait à 21% du PIB, elle a cependant augmenté de 20 points entre 1978 et 1992 puis a ensuite entamé une fulgurante ascension se stabilisant dans les années 2 000 avant de ré-augmenter fortement à cause de la crise de 2008.

Afin de résoudre le problème et de contrer cette hausse atrophiant la capacité d’intervention de l’État à moyen-terme, il faut s’interroger sur les causes de cette dernière.

Les causes de la dette publique

Une baisse des dépenses de l’État sur la période

Au contraire de l’ensemble des explications données dans les médias par des experts économiques, cette dette n’est pas la conséquence de la hausse des dépenses de l’État. Selon Thomas Coutrot, économiste de l’association ATTAC France, les dépenses de ce dernier ont baissé de deux points de PIB  depuis 1980 du fait notamment du freinage des salaires des fonctionnaires et du désengagement de l’État.

Des cadeaux fiscaux en cause

Selon ses données, l’augmentation de la dette publique a été provoquée par deux mécanismes. Tout d’abord, les récessions causant un effet ciseau en réduisant les recettes et en augmentant les dépenses automatiques comme celle de l’assurance chômage. Puis, les cadeaux fiscaux obtenus notamment par les entreprises grâce à la baisse du coup du travail ont amoindri les recettes de l’État et donc la dette publique du fait d’une réduction des dépenses inférieurs à la réduction des recettes.

 

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L’effet boule de neige

Enfin, il existe un troisième mécanisme. Ce dernier est nommé « l’effet boule de neige ». Il est appraru du fait d’un taux de croissance de l’économie inférieur au taux d’intérêt des obligations d’État, en conséquence du fait du poids du service de la dette, un budget en équilibre réel et même primaire peut contribuer à augmenter la dette publique.

Cet effet est à l’oeuvre depuis les années 1970 car d’’une part, le rythme de croissance a diminué puis d’autre part la loi bancaire de 1973 a interdit le financement de la dette publique gratuitement par les banques centrales des États. Aujourd’hui, la France doit emprunter sur les marchés en prenant à sa charge les services de la dette augmentant la dette publique au final et réduisant les capacités effectives d’intervention de l’État.

Une dette illégitime ? 

Michel Rocard, premier ministre français de 1988 à 1991, rappelait dans de nombreux entretiens que sans les intérêts, la dette publique française serait de 9% du PIB en 2009. Le cumul des intérêts payé par la France aux banques s’élève à 1 340 milliards d’euros soit plus de 60 points de la dette publique.

De plus, sans les multiples mécanismes de baisse de la fiscalité pour certaines catégories de ménages ou de catégories d’agents économiques notamment d’entreprises, la dette serait aujourd’hui inférieure de 24 points. En d’autres termes, un quart de la dette est expliquée par les cadeaux fiscaux mis en œuvre depuis le milieu des années 1990.

 

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Pour Thomas Coutrot, en retenant que les intérêts payés par l’État aux banques, 59% de la dette est « illégitime ». On pourrait également ajouter les méfaits de l’évasion fiscale représentant 80 milliards d’euros par an soit le montant du déficit public.

Se pose donc légitimement la question de la légitimité de la dette, celle-ci ne sert pas les administrés mais plutôt les créanciers de l’État par les intérêts de la dette. De plus, elle est causée par une partie de la population qui ne se soumet pas à l’effort fiscal.

La Fontaine, un auteur du XVIIè siècle, encore pertinent au XXIè siècle

Dans la morale des Animaux Malades de la peste, la fable de Jean de La Fontaine finit par condamner l’âne qui avait malheureusement mangé l’herbe alors que le Lion et le Renard coupable de crime bien plus horribles était blanchi. L’âne est la personnalisation des plus démunies, constamment montrés du doigt pour être la cause des déficits alors que de l’autre côté les individus coupables de l’évasion fiscale, et les créanciers de l’État ne sont jamais accusés alors qu’ils sont les responsables et profiteurs de cette dette publique.

Il est donc important de sortir de l’idéologie pour combattre la dette publique française et s’attaquer aux vrais causes de cette dernière comme on le fera dans de prochains articles.

Date de dernière mise à jour : 02/11/2021

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