SYNDICAPITALISME

14 - Nuées ardentes et faux semblants du syndicalisme - Le syndicalisme, par dérive ou deviance, est-il devenu inefficace ?

Faut-il réinventer le dialogue social ? Revoir ses méthodes, ses structures ....

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. .............................................................................................  Cet article se présente en complément et comme une reprise de la "pensée désobligeante N°14" ( cf menu en haut à droite ) - Je lui consacre ici un article particulier en raison de son importance majeure dans la réussite du combat ouvrier. Voilà donc l'humble avis d'un citoyen lambda - Il n'est pas de certitude, juste des questions auxquelles nous apportons quelques éclaircissements.

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 ................................................................................................. Les chiffres en disent long ! Ils sont de moins en moins nombreux (?) à rêver, à croire encore au miracle de la mobilisation syndicale et d'entrevoir le jour ou le capitalisme vacillera sous le poids incommensurable des populations en colère défilant banderolles à la main dans les rues incendiées et scandant des slogans déterminés pour la reconquête des droits usurpés par le pouvoir considéré comme l'ennemi des classes laborieuses. D'ailleurs, suis-je bête, à titre personnel, j'en espère tous les jours ... ne serait-ce que les préludes ! Soyons clair: Le syndicalisme reste le meilleur moyen de défense contre les assauts des élites dirigeantes à défaut de mieux ! La question de la justification ou de la pertinence du syndicalisme ne se fait que rarement et je n'irai pas prétendre jusquà l'inutilité d'une institution séculaire qui à fait ses preuves mais simplement m'interroger avec vous sur ses limites et contradictions, mieux sur les hypothèses consécutives menant à la réussite de la cause des peuples. Ma question se situe ailleurs et consiste plus modestement me demander quelles sont les faiblesses, contradictions et tromperies pouvant interférer la problématique du syndicalisme. Il faut être lucide sur les limites de son action dans notre modèle social et c'est ce sur quoi je veux attirer votre attention sans volonté de démotiver les braves qui luttent tous les jours sur le terrain - Auprès de ceux-là, je tiens à faire mes plus plates excuses pour les fausses apparences de ce texte critique et salue bien bas les prouesses, modestes ou historiques de leur mobilisation.

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Le sujet nous impose en premier lieu de définir le "syndicat" et son rôle -

C'est généralement une Association constituée par les membres d'une même profession, de professions similaires ou connexes, ou de professions différentes relevant de la même branche d'activité, en vue d'étudier et de défendre les droits, les intérêts matériels et moraux communs à cette profession, à cette branche d'activité (relations au sein du travail, représentation auprès des pouvoirs publics, etc

Les syndicats (...de travailleurs) assurent la défense des intérêts des salariès, au niveau national et à l’échelle de l’entreprise. Ils assurent un rôle de communication et d'information important au sein de l’entreprise en transmettant aux salariés les renseignements légaux préalables et nécessaires à une action cohérente ainsi qu'en apportant les informations qu’ils auront obtenues lors des échéances avec les partenaires de l'entreprise ( comités d’entreprise,... ). En cas de conflit avec l’employeur, les syndicats peuvent engager des actions de protestation (grèves, manifestations, pétitions...).

Les syndicats sont aussi des acteurs du dialogue social entre l'Etat, les employeurs et les salarièsEn effet, les syndicats reconnus comme représentatifs dans leur secteur d’activité peuvent signer avec l’État ou le patronat des conventions collectives qui règlent les conditions de travail pour l’ensemble des salariés.

Les syndicats assument aussi un rôle de gestionnaire d'organismes fondamentaux pour la vie des salariès ( paritarisme - exemple des tribunaux des prud'hommes). À parité avec les organisations patronales, ils gèrent les caisses nationales d’assurance maladie, d’allocations familiales et d’indemnisation des chômeurs (ASSEDIC), de retraites.

Toutefois, la question de la réelle représentativité de ces organisations se pose aujourd’hui. Le problème se pose d'autant plus que certaines centrales, peu représentatives, signent aujourd'hui des accords au nom des travailleurs, qui plus est contre les valeurs et intérêts de ceux-là ! Y aurait-il des traitres ou des organismes à la "solde" de l'adversaire ? En effet, depuis la crise économique des années 1970-1980, les syndicats ont perdu près des deux tiers de leurs effectifs. Aujourd’hui, le taux de syndicalisation, en France, est de 8 % en 2004 avec de fortes disparités entre les secteurs d’activité : secteur public et grandes entreprises ayant les taux les plus importants. C’est un des taux les plus faibles des pays industrialisés et un de ceux qui a le plus reculé depuis le milieu des années 1980. Cette désaffection n’est pas sans poser de questions sur le fonctionnement du paritarisme et sur les moyens d’action des syndicats.

Les rôles traditionnels des syndicats sont de deux ordres : un rôle de représentation des salariés et un rôle de négociation. C'est ainsi que les syndicats s'attachent à garantir les droits des salariés, en termes de salaires, de statuts, de progression de carrière ou de conditions de vie. Ce rôle de représentation est reconnu par l'Etat, qui a arrêté la représentativité de cinq confédérations (CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO), et qui prévoit les attributions des délégués syndicaux. C'est principalement par le biais de la négociation collective que s'exprime cette défense des travailleurs : dans la région, la branche productive ou l'entreprise, les négociations menées et signées serviront de base de référence et constitueront les conventions collectives applicables à tous. De la sorte, les syndicats jouent un rôle de régulation sociale important, en permettant l'expression des conflits et des oppositions sans que cela n'engendre de crise sociale grave. Le syndicat organise les revendications .Afin d'obtenir satisfaction, les syndicats disposent de différents moyens, qu'il s'agisse de la négociation informelle ou programmée, de la grève ou des manifestations publiques .
Dans son rôle d'intérmédiaire, comme interlocuteur expérimenté et spécialisé lors des négociations avec les organismes patronaux ou nationaux, en tant qu'organe représentatif, gestionnaire paritaire institutionnelle, le syndicat dispose d'un rôle indispensable et incontestable. En revanche, et c'est sur ce dernier point que porte l'essentiel de mon intervention, il est bon de noter et se questionner sur la réalité ainsi que sur l'efficacité de son rôle d'amélioration du partage des richesses car c'est souvent sur cette intention particulière que se motive l'adhésion syndicale dans l'esprit des travailleurs en lutte dans le milieu de l'entreprise. Mon avis peut être critiquable et demeure une considération personnelle qu'il vous faut certainement approfondir. 
........ Sur ce point revendicatif, il est une confusion sur les possibilités et la portée de l'action syndicale car les citoyens en révolte espérent souvent faire céder l'interlocuteur du syndicat ( Patron, Etat,...) par leur mobilisation locale ou régionale sur les sîtes directement exposés à la contestation. Il y à en ce domaine une triple erreur :
 
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Première erreur :
 
............................................................  Le syndicat n'est pas une administration de l'état ou une institution pouvant agir indépendamment des individus qui le compose . Sa force est une composante de prime abord strictement humaine, une force de mobilisation,d'opposition et de résistance ( je dirai presque : .... quasiment devenue institutionnelle par erreur ) dont l'élément constitutif est le citoyen. Le syndicat n'a pas d'existence en soi et ne peut agir que dans un carde légal déterminé et limitatif . Il entre en scène uniquement si, au sein de l'entreprise, dans chaque entreprise, des hommes conscients adhérent à ses principes. Chaque citoyen, malgré les beaux discours sur des principes souvent vides de sens de la part des politiques, doit avoir conscience de l'existence d'une lutte sociale et...  prenne part à son action; partout, selon une ligne de défense définie, convenue et accéptée. Son action se retrouve et ne peut se fixer qu'au travers de ses effectifs et dans la capacité que peut avoir l'institution de coordonner, organiser une action de résistance convenue entre ses membres face aux abus de certains employeurs.
Le syndicat mobilise, informe pour infléchir, toujours modestement, un rapport de force entre les composantes sociales. Dans son principe, les représentants du personnel doivent aller au contact des salariés et s'enquerir de leurs problèmes pour faire remonter l'information et définir les stratégiesde défense- Or aujourd'hui ce rôle est éludé - Bref!...
Le syndicat, version moderne, n'a pas pour but de faire la révolution ! Par ailleurs, les citoyens s'imaginent souvent à tort que le syndicat est quasiment un organe de justice immanent, de police, permanent ou une composante de l'état, oeuvrant partout et systématiquement, même là où il n'est pas physiquement présent grace à ses membres élus,... travaillant en coopération, avec l'administartion, en son sein, pour rétablir une équité de "droit". C'est faux : Le syndicat est encore, y compris au XXI° siècle, un organe trublion en lutte contre un système disposant d'intérêts opposés. La force du syndicat : C'est le citoyen mobilisé, informé et conscient de ses droits;... c'est l'homme avertit d'une lutte des classes qui traverse les temps en dépit des croyances ou ragots connivents qui démentent des faits historiques. Nier la lutte des classes semble être le premier élément psychologique à faire admettre par la classe dominante auprès des masses pour proroger leurs injustes acquis. Il leur faut endormir les masses laborieuses !....
La marge de manoeuvre juridique du syndicat est définie par la loi mais cette capacité ne permet pas de substituer son action première mobilisatice ou d'oppostion à une action purement juridique pour déplacer le curseur dudit rapport de force : Tout le problème se situe aux confins de cette frontière conceptuelle.
Voici deux sites tiers où il vous est possible de comprendre cette capacité juridique : ....
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http://infosdroits.fr/la-capacite-et-les-interets-a-agir-en-justice-des-syndicats-devant-une-juridiction-civile-penale-ou-administrative/
http://www.droit-cours.fr/capacite-civile-syndicat/
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........................ ( extrait )

La capacité et les intérêts à agir en justice des syndicats devant une juridiction civile – pénale ou administrative

15 AOÛT 2015PAS DE COMMENTAIRE

Les syndicats professionnels des salariés dans le secteur privé ou public sont dotés de la personnalité civile et disposent de la capacité et des intérêts à agir en justice devant une juridiction civile, pénale ou administrative pour défendre :

- les intérêts individuels et collectifs de ses membres

- leur propre défense statutaire et institutionnelle

- les décisions portant atteinte aux intérêts collectifs des salariés.

En vertu du principe ” Nul en France ne plaide par procureur “, sauf dans le cadre des dispositions législatives prévues par le Code du Travail, les syndicats ne peuvent pas agir en justice pour défendre les seuls intérêts individuels d’un salarié.

Même si certaines actions juridiques civiles ou administratives de première instance peuvent s’exercer sans le recours d’un avocat ( Conseil de Prud’hommes, Tribunal d’instance,  requête en annulation devant le Tribunal Administratif,…), il est conseillé de se faire assister juridiquement par un avocat spécialisé dans ces démarches.

Dispositions législatives

Les principaux textes qui déterminent la capacité et les intérêts à agir en justice des syndicats des salariés du secteur privé ou public devant une juridiction civile – pénale ou administrative sont :

Article 1382 du Code Civil sur le principe de la réparation civile du préjudice réel subi en cas de délit qui cause à autrui un dommage

Article L1134-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de discrimination

Article L1144-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de litige sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Article 1154-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de harcèlement moral ou sexuel d’un(e) salarié(e)

Article L1235-8 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des dispositions légales ou conventionnelles régissant le licenciement pour motif économique d’un salarié

Article L1247-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des salariés en contrat de travail à durée déterminée

Article L1253-16 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats représentatifs dans l’entreprise utilisatrice ou dans le groupement en faveur des salariés d’un groupement d’employeurs

Article L1265-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats pour les salariés détachés temporairement par une entreprise non établie en France

Articles L2132-1 à 6 du Code du Travail sur la capacité civile et juridique des syndicats

Articles L2262-9 à 12 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges de l’application des conventions et accords collectifs

Article L7423-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des rémunérations et des conditions de travail des salariés à domicile

Article L8223-4 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de travail dissimulé

Article L8255-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en faveur des salariés étrangers

Articles R1453-1 à 3 du Code du Travail sur l’assistance et la représentation des parties devant le Conseil de Prud’hommes

Loi 83-634 du 13 juillet 1984 – article 8 - portant droits et obligations des fonctionnaires sur la capacité à agir en justice des syndicats dans la fonction publique

Code de procédure civile – articles 983 à 995 et article 999 indiquant que la représentation par un avocat n’est pas obligatoire lors de contentieux électoral aux élections professionnelles

Loi 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale instaurant plusieurs dispositions dans le Code du Travail permettant l’action en justice des organisations syndicales du secteur privé sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé concerné. ( .... , ....... fin extrait ..... )

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...................................... http://www.droit-cours.fr/capacite-civile-syndicat/

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la capacité civile des syndicats

BY  · 07/29/2014

syndicat

 

L’organisation interne des syndicats est réglée par les statutsTrois orientations a prendre en compte : le syndicat est une personne morale, pourvue d’un patrimoine et gérée par des organes ; les adhérents exercent un contrôle sur le syndicat (idée de démocratie syndicale) ; le syndicat possède une certaine autorité sur ses adhérents (idée de discipline syndicale).

Le syndicat est une personne morale

Le dépôt des statuts fait acquérir de plein droit la personnalité morale (article L.411-10).  Plusieurs conséquences :

  • Patrimoine syndical : comme le syndicat est une personne juridique, il a nécessairement un patrimoine. Il peut acquérir des biens, que ce soit à titre gratuit ou onéreux, qu’ils soient meubles ou immeubles. Donc capacité juridique plus large que celle des associations.
  • Insaisissabilité des biens nécessaires au fonctionnement du syndicat. Ex des immeubles et objets mobiliers nécessaires aux réunions, des bibliothèques et des cours d’instruction professionnelle.
  • Droit de contracter : les syndicats peuvent conclure des contrats ou conventions avec d’autres syndicats, sociétés, entreprises ou avec le personnel salarié qu’il embauche pour les besoins de son fonctionnement.
  • Droit d’ester en justice : que ce soit pour la défense des intérêts collectifs de la profession ou de ses propres intérêts. Peut aussi représenter les intérêts individuels des salariés (hypothèse de substitution).
  • Responsabilité du syndicat : la responsabilité du syndicat, engagée par ses organes, peut être contractuelle (violation d’une convention collective) ou délictuelle (grève abusive). Si le syndicat est responsable des agissements de ses organes, il n’est pas responsable de ceux de ses adhérents. De plus, si un syndicat encourt la responsabilité d’un dommage, les adhérents ne peuvent être poursuivis sur leur patrimoine propre, idée des dirigeants syndicaux.  ..... ( fin extrait ... , ..... )
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.........................................................................................................      La première chose à retenir est donc d'ordre historique - Cet enseignement est stratégique pour l'esprit des hommes de progrés : Les droits des citoyens ainsi que la conquête des droits sociaux sont strictement le fruit et résultat d'une lutte entre les composantes de la société - Le droit des travailleurs nait et demeurele fruit d'un conflit catégoriel. Un conflit de classe.
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Pour vous en convaincre je ne résiste pas au plaisir de vous remettre en mémoire de grandes dates - Je vous fais grace de la première date incarnée par la Révolution Française en 1789, fruit d'un conflit de classe global au sein de la société Française; révolte dont le principe se retrouve plus tard en URSS à l'origine de la sphère communiste ...
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  Extrait du site tiers .....     http://uva.montbrison42.fr/PDF/DOC_EC_progres_LATTA.pdf
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Luttes et conquetes sociales en France de 1830 a 1970
Pourquoi ces deux dates de 1830 et 1970 ? 
- A partir de 1830, on a, en France, à la fois l’essor de la Révolution industrielle et l’avènement de la Monarchie de Juillet (Louis-Philippe) qui représente le 
règne de la bourgeoisie industrielle et libérale. 
- Au début des années 1970 (1973-1974) : c’est la fin des trente glorieuses, le début d’une crise économique profonde, le ralentissement de la croissance, puis 
la globalisation de l’économie. Une nouvelle période commence, trop proche de nous pour être étudiée sereinement. 
 
Réflexions préliminaires 
 
Il faut d’abord faire quelques constatations : 
- Le système social que nous connaissons s’est construit progressivement. C’est une longue histoire. Les lois sociales sont le résultat de luttes sociales qui ont 
souvent été, surtout au XIXe
 siècle, très violentes : insurrections et grèves. 
- Des mesures qui nous paraissent aujourd’hui naturelles ne l’ont pas toujours été : les premières retraites ouvrières datent de 1910. Les premiers congés 
payés de 1936 ont provoqué un tollé dans une partie de l’opinion. 
- En matière de conquêtes sociales, rien n’a été donné. Tout a été obtenu. Ce qui a été obtenu a été difficile à obtenir et, ensuite, à faire appliquer (l’interdiction 
du travail des enfants, par exemple ; les règles d’hygiène et de sécurité). Il y a eu de nombreux retours en arrière : La loi Waldeck-Rousseau de 1884 avait 
autorisé les syndicats. Le régime de Vichy a dissous les confédérations syndicales et a voulu mettre en place des Corporations. 
- Notre histoire sociale a été marquée par une succession violentes secousses (les révoltes des canuts, la Révolution de 1848, la Commune, les grèves de 
1936 et de 1968), une succession d’avancées brusques et de reculs pleins de désillusions : l’écrasement des ouvriers parisiens pendant les journées de Juin 
1848 après la Révolution de Février 1848 ; la République conservatrice après la Commune, Vichy après le Front populaire ; Les mesures sociales ont toujours 
été acceptées avec de fortes résistances et la volonté de les contourner : en 1894, le travail à domicile a été une réponse massive aux réglementations 
d’hygiène et de sécurité du travail en usine. 
- Ces secousses expliquent le climat de « peur sociale » qui a crispé les attitudes de l’opinion : en 1831, après la première révolte des canuts, le publiciste 
Saint-Marc-Girardin écrit dans le Journal des Débats : « Les barbares qui menacent la société ne sont point dans le Caucase ni dans les steppes de la Tartarie, 
ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières ». Elles expliquent peut-être aussi le retard de la France dans le domaine social par rapport aux deux 
autres grandes puissances industrielles de l’Europe : la Grande-Bretagne et l’Allemagne. 
 
- Ces conquêtes ont été le résultat de l’action, au cours des deux siècles précédents, de milliers de militants obscurs et anonymes qui ont compris le sens du 
mot solidarité (qui est sur la Bourse du Travail de Saint-Etienne) et qui se sont organisés. L’action a été menée non seulement pour obtenir des résultats 
concrets (salaires, conditions de travail) mais pour changer la société – voire changer de société – et avec le souci de la dignité des hommes et des 
femmes dans leur travail : la caisse de secours du Creusot en 1869, la grève de Limoges en 1905.  ...... ( Fin extrait ...... , .... ,;........ )
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Le second élément, qui en découle, est aussi le fruit lointain du conflit, transformé avec le temps sous la forme d'un dialogue social : La lutte sociale, institutionnalisée, fait apparaître des interlocuteurs privilégiés qui deviennent progressivement incontournables : Le syndicat devient un organe institutionnel dit "représentatif" - Il peut alors, au nom des ouvriers, prendre part au dialogue institutionnel et, par l'intermédiaire de ces représentants, signer des engagements généraux ( les conventions collectives ) qui s'imposent à l'ensmble des travailleurs d'un secteur donné. C'est en apparence bonne chose mais aussi perversion puisque l'époque moderne, caractérisée par la défection syndicale ( 7% maximum des travailleurs sont syndiqués ), voit ce principe représentatif devenir l'arme de prédilection pour servir la corruption ! Des organes non représentatifs ou des élus corrompus peuvent engager l'avenir de millions de travailleurs dont les idées ne correspondent plus du tout à leur ligne idéologique. Il y a donc en ces termes un problème grave qui doit être connu et soulevé par les travailleurs. La donne juridique doit être modifiée et ce n'est pas encore le cas en ce début de XXI° siécle - Plus personne, ou trés peu de gens, ne prennent part au dialogue institutionnel - Le syndicat est aujoud'hui une personne morale dont les rôles, capacités et fonctions outrepassent sa représentativité. 
L'entente doit être retrouvée entre les syndicats par une action de la base, des adhérents, en imposant une convergence des idées et des effectifs. Seule une mobilisation des citoyens peut assurer la relève des organes paralysés ou défaillants. Il faut aujourd'hui passer par delà les organisations structurées des syndicats, quitte à créer de nouveaux "organes associatifs transversaux de convergence" ( association informelle, non hiérarchique au sein de chaque syndicat ) géré par la base des adhérents. Les citoyens doivent prendre contact entre eux en cassant la barrière de l'appartenance et des spécificités. Car la cause et les mobiles profonds sont les mêmes, ce sont les circonstances parasitaires de leur expression qui ont été perverties. Les organes militants font croire à une compétition, à des spécificités qui n'existent pas, si ce n'est de l'intérêt des cadres supérieurs qui se paratgent la plus grosse part du gâteau ou des mandats trés lucratifs - Seuls les citoyens lambdas, adhérents de "base" peuvent se livrer à ce rapprochement car eux seuls en ont l'intérêt.
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2 erreur L'organisme syndicale est en pratique un organe de proximité, d'échelle locale.  Son action, passant par l'intervention humaine, est limitée dans l'espace  :
 
Sectoriel // d'entreprise. Le syndicat défend un domaine particulier dans le meilleur des cas et plus souvent de manière interne dans une entreprise dans le but de créer, dit-on, un pôle de force et devenir un interlocuteur privilégié des partenaires professionnels. Des travailleurs réalisent l'intérêt de s'unir pour créer un front commun et uni face à la direction de leur entreprise et ménent une lutte pour défendre leur condition d'emploi derrière les conseils et le soutien d'un organe expérimenté incarné par le syndicat. Malgré quelques réunions de grande échelle confuse ou trés délicate à convenir, malgré sa définition et ses statuts nationaux, voire parfois internationaux, le syndicat reste en réalité un organe qui fédére dans la plupart des cas les membres régionaux d'une même profession. Le syndicat n'est pas un parti politique ! ... même s'il peut et s'avère souvent de connivence avec la ligne politique et soutenu par un parti ! Cette localisation restreinte ( ...dans l'espace et dans les effectifs puisque la liberté d'association fait qu'aujourd'hui il existe au moins 23 syndicats dont 5 principaux : La division des rangs est consommée depuis longtemps et celle-ci profite au patronat en plus de lui conférer la possibilité - je parle de possibilité, d'éventualité - d'infiltrer certains d'entre eux pour obtenir la signature d'accords scélérats qui sont favorables à ses intérêts .... Un peu à l'image de cette "Loi travail" dont le vrai intitutlé devrait être "loi patronale" inspirée par "l'Europe libérale" dans un contexte modialiste forcé .... ) signe en revanche un premier point faible de son action car le système à combattre dispose quant à lui d'une échelle géographique aujourd'hui mondialisée. Les institutions et réseaux économiques, bancaires et financières dont disposent les instances patronales pour faire valoir leurs intérêts sont désormais placés sur une échelle planétaire ! Comment la mobilisation de quelques milliers d'individus isolés, travaillant sur une usine ou une entreprise si grande soit-elle, scandant des slogans égoïstes ( .... pardon : sectoriels ) peuvent ils ébranler les tenants d'un système tentaculaire mondialisé ?  Comprenez moi bien sans trop dépasser le sens de mon alléguation :
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..................................................    Il est loin le temps de la mobilisation et du blocus général, national, inter-professionnel & intersyndical, blocus qui concernerait toutes les catégories et professions de 1936 & 1968 dont les effets nous bénéficient encore ! En effet, pourquoi ne pas convenir aujourd'hui d'un mouvement globale de cette envergure, intersyndical et interprofessonnel, le dernier mois de l'année afin d'obliger les patrons à céder du terrain ? Mieux ... convenons désormais que le 1er mai devienne un jour de mobilisation international pour initialiser les principes d'un blocus général européen décidé sur un réseau social Internet. Tout le monde au sein de la classe ouvrière y gagnerait ? Les syndicats en sortiraient glorieux  !?... 
Non, personne ne le souhaite ni ne veut l'organiser ! Je vous mets au défi de tenter cette action partout en France en plaidant auprés de votre syndicat quel qu'il soit ! ! ... ? Un mouvement global national ou international n'est pas pour demain ! Posez-vous la question de l'affectation des budgets alloués aux syndicat ... inutilité- sa seule dépense doit être le financement de la lutte ...
.... Peu de chance - Le capitalisme a encore de beaux jours devant lui - Rassurez-vous-la tutelle est bien assurée ! Longue vie à nos speudo-liberté...
Au contraire, les centrales se disputent une audience d'adhérent comme des agences commerciales aux intérêts divergents. Cette division semble volontaire et entretenue. Il y a bien des paramètres occultes - L'union est aujourd'hui de façade - Certes, les uns se défendent contre les autres en les accusant d'être vendus ou à la solde des oppresseurs mais si tel  était le cas de manière si tranchée, le temps aurait révélé les felons : Les plus intègres auraient su révéler les aspects et méthodes de l'adversaire par opposition à leur mode d'action pour finalement faire disparaître les pâles copies : Tel n'est pas le cas ! C'est soit par incompétences à ne pas comprendre l'inefficacité des choix imposés par les pouvoirs publics sur les modes d'action & structurels, soit par complicité et intérêt, soit par passivité. Le résultat est là : Les appels à la grêve restent localisés et inefficaces, .... les mouvements, répétés, trés temporaires sont sans aucun effet  ni suite - Mieux vaut une action globale et soutenue qu'une multitude d'actions sporadiques, éparses - Etonnant non ?
 
Aurait-on eu le même bénéfice en ces temps glorieux du syndicalisme, du soulévement spontané, à la suite d'une manifestation anodine, locale et bien rangée sur les champs Elysées ? Non ! les patrons n'ont peur que du blocage général et leur stratégie à consisté depuis à le rendre difficile : C'est chose faite par la corruption de ses institutions. Soyons lucides, les mini défilés de quelques centaines de personnes, sectoriels en bon ordre, comme nous le pratiquons tous et tel que je le vois ces jours-ci à Marseille  ( Mouvement des sage-femmes - Mars 2014 ) bien encadrés des compagnies Républicaines de Sécurité ne produisent aucun effet !!?
Ceci n'est pas un appel à l'émeute ...mais un rappel à la meute ! J'déconne encore - Il faut simplement savoir où l'on met les pieds -
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Parlons alors de chiffre : C'est le deuxième aspect et point faible de la question syndicale d'aujourd'hui - Un trés faible taux de représentation : Quelle en sont les causes ? .... a lire sur site :
http://www.clesdusocial.com/IMG/pdf/tableau-representativite-syndicale-globale-en-france.pdf
http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2008.04-16.1.pdf
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140804trib000842973/les-paradoxes-de-la-syndicalisation-en-france..html
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Taux d'adhésion : Entre 8 à 12% environ dans le public .... contre 6 % dans le privé- Les chiffres varient selon le secteur d'activité avec une disparité en fonction de la taille de l'entreprise - La présence syndicale fait souvent défaut dans les petite structure.
Déconcertant  ! Pourquoi le syndicat fait-il en core peur aux salariés au 21° siècle en France ?
Adhérer à un syndicat est encore considédé comme une prise de position anti-patronale mal considérée par la hiérarcie de l'entreprise - C'est tout d'abord la conséquence et la preuve de la présence d'un rapport de force, feutré, omniprésent, malgré ce que l'on nous fait croire, surtout dans le secteur privé où la concurrence est rude. La présence d'un syndicat entraine une surveillance des conditions de travail, de l'application du droit, et du partage des richesses et les patrons peu scrupuleux, encore nombreux en France, y sont opposés ! !.... J'ai personnellement vécu cette misère : Dans certaine entreprise, la question est tellement tabou, que moins de six mois aprés adhésion, il m'est arrivé d'être licencié pour ce seul fait ( évidemment sous divers prétextes fallacieux ) ! Scandale ! ....
Si bien que les salariés hésitent, sans l'avouer, à montrer une quelconque position contradictoire ....
Par ailleurs, il faut bien reconnaître qu'il se creuse un décalage anormal, signe d'une hypocrisie, entre le droit et la réalité du monde du travail : Dans un contexte libéral, mondialiste, appliquer le droit et l'ensemble des paramètres sociaux ou fiscaux s'avère une gageure impossible ! Complétement irréaliste ! Ce décalage à été organisé pour mettre en péril les acquis sociaux qui sont un frein à la compétition capitaliste mondiale voulue par les géants de l'industrie et des matières premières ( dont les régles d'attributions et de décision échappent aux citoyens ) siégeant dans tous les pays du monde - Les termes de cette compétititon mondiale doivent être revus ainsi que les modes de financement des systèmes de protection sociaux - Ce changement obligerait à revoir le système monétaire bancaire comme celui de la hiérarchie au sein de lchaque société : Les monarques s'y opposent et cela explique la cristallisation des positions ... qui est centrée et renvoyée en placébo ou dérivatif sur les dogmes subalternes : Le débat est placé en bas, à votre niveau ou rien n'est possible pour camoufler les enjeux venant d'en haut ! CHUT ! Je vous ai rien dit.... - Les deux languages ( économique et sociaux ) sont intrinséquement incompatibles - Cette redéfinition impose une refonte complète des concepts économiques, politiques et sociaux - Refonte impossble avec l'inertie de cette compétition dont vous n'avez aucun intérêt, petit citoyen - Il n'y a pas de solution viable ni de volonté de mettre en route une recherche pertinente et contradictoire sur ces sujets : J'enveux pour preuve l'absence de dialogue contradictoire et l'absence d'une institution globale de débat, d'échange d'idée - J'exagère ? Vous n'êtes pas chiche de tenter de le mettre en oeuvre par l'intermédiaire associatif ! ? ( pour les volontaires - CF rubrique "Collectif Citoyen Universel" ) - Je suis pessimiste sur la sortie de crise si ce n'est par la remise à zéro aprés la chute complète  et recherchée du système - Il n'est donc que trois manières de sortir de cet enjeu mondialiste : Le nivellement par le bas avec la disparition des systèmes sociaux financés par répartition,..... 2 - La création de normes sociales minima mondiales ( nivellement par le haut ) ... 3 -ou le changement au niveau mondial des régles du système fiscal, industriel et financier pour enfin passer à un niveau de civilisation supérieur ou la monnaie est scindé en différentes fonctions spécifiques, vidée du concept domanial ... ( ... qui impose de revoir l'ensemble des dogmes financiers et politiques : Perte de pouvoir des dirigeants de l'oligarchie subtile en place au niveau mondial  - gare à vous car les derniers candidats ont ainsi vu naître deux guerres mondiales qui ont permis aux monarques de reprendre le contrôle - PFFFF ! J'deconne !...  ) -  ... OUF ! Voilà ! Cela fait du bien - Mes excuses à ceux qui croyaient être libre au regard de leur droit de vote quinquennal, de leur liberté de consommer ou de créer une petite entreprise -
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.Revenons sur la question syndicale -
........................    Le système syndical est dépassé par une pratique qui le fourvoie en travers pernicieux : Les centrales sont quasiment devenues des entreprises. Des organes lucratifs qui gérent des budgets ( des C-E ou autres organes budgétaires paritaires, des délégués et autres élus, des échéances administratives, des personnels permanents de gestion avec des bureaux dont la taille peut faire pâlir certaines administration, formulent des ententes et passent des contrats avec différents partenaires sur le moyen terme, ) et se livrent cabales et autres stratégies électorales afin de grignoter modestement les effectifs adhérents des autres syndicats - Bref : Le syndicat s'est progressivement encombré d'une logistique matérielle et procédurale qui l'oblige comme un salarié affublé de crédits et de vices, à l'instar d'une multinationale criblée de dette. Les syndicats défendent en réalité aujourd'hui plus le partage des effectifs ( cartes adhérents ) et des parts de pouvoir ( gestion des comptes de CE, crédits formation- budget de mandat,...) du monde ouvrier que l'avenir des ouvriers eux-même. De tels paramètres obligent les centrales à l'efficacité au delà de leur mission première et l'entité de défense se transforme alors en organe pyramidale comparable à l'ennemi à combattre. Exactement tout ce qui ne faut pas faire si l'on ne veut pas tomber en servitude dans les griffes de l'autorité qui manie à la perfection les registres de cette compétition. Ils sont piègés et condamnés à collaborer .
 
..........................       En fait, d'un point de vue voisin concernant le mode l'action syndical, si je voulais vous mener à l'inefficacité ou à l'échec dans le cadre d'une action d'opposition ou revendicative, je n'aurai pas mieux fait que de vous définir de tels paramètres d'expression menant à l'approximation. Ainsi, le mécanisme institutionnel, fondé sur le pricipe de liberté, engendrant la division du mouvement ouvrier, la sectorisation des textes législatifs et des conventions par catégories ou par professions, associé à celui du choix structurel du modèle syndical tel qu'il se pratique en Europe engendre un phénomène de division qui rend son action très peu éfficace à l'échelle de la société. Ses victoires ne peuvent être que de courte portée car son modèle d'action, sa définition, ses compétences et ses structures sont inadaptées à une lutte d'ensemble menant à la réussite ou à l'évolution des données politiques.
Voilà en ces termes énuméré un aspect méthodologique intéressant de notre fameuse technique subtile exposé dans mon article sur les stratégies complexes ( SSPF). << On peut donc se plaindre, .... mais faut le dire gentiment >> disait un certain Coluche. Les syndicats, dans leur dimension revendicative sur le partage des richesses, semblent donc réduits aujourd'hui, en raison de leur faible mobilisation et de la division du mouvement revendicatif, à devenir un nouveau genre d'entreprise culturelle dont les clients seraient les cotisants, s'intégrant dans le tissu économique et organisant des promenades stériles sur les grands boulevards populaires des mégapoles surpeuplés pour quelques démonstrations de force symbolique, à défaut de géner ni d'exercer aucune pression sur les vrais décideurs et profiteurs du système en paralysant la majorité des centres névralgiques du pays. Les travailleurs ont perdu conscience de l'importance de la mobilisation et la nécessité d'adapter sans cesse la ligne d'action du mouvement citoyen aux parades de l'entité de pouvoir. Selon cette ligne déductive, notre illustre auteur comique avait raison de dire  << Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme .... le syndicalisme c'est le contraire >> . Comprenez que le syndicalisme, par dérive, "corruption" parfois ou inadaptation de ses mécanismes est peut-être tombé dans les mêmes travers que le système qu'il se devait de combattre.
 
Le modèle d'action du syndicat, dans sa dimension spatiale et sectorielle me semblent donc être une considération à revoir au regard de l'idée ou de l'image symbolique que s'en fait le citoyen lambda. Cette action ne peut plus être d'aucune efficacité face au besoin d'évolution de la matrice psychique ou politique.
Qui plus est, la logique sectorielle et groupusculaire de l'action syndicale se dote d'un point faible supplémentaire qui n'est pas des moindres : Le Moyen d'action principal et vecteur de force de la lutte syndicale se manifeste sous la forme d'un arrêt du travail ( notion de grêve ) dans le but de faire pression sur l'employeur . Il s'avère que les adhérents du syndicat, travailleurs pénitents, en réalité ensérré dans la gangue du système matériel et financier capitaliste qu'il respectent tendrement, quand bien même réunis sous forme d'association pour fédérer leur maigres moyens, ne peuvent assumer et tenir le blocus nécessaire sur une période assez longue pour obliger l'oppresseur. Rares sont les conflits qui durent plus d'un mois, la plupart s'épuisent aujourd'hui au bout de quelques jours .... et la "crise" ( qui n'est autre chose qu' un bouleversement de l'équilibre des forces en faveur du patronat ) n'arrange pas les choses : Les crédits à la consommation ou immobilier facilement accordés, la dévaluation des salaires organisé par la mise en compétition des travailleurs, la division des statuts, la création d'échelons hiérarchiques multiples, la compétition internationale et la précarité textuelle concédée par les travailleurs représentent des techniques efficaces menant à la division des masses laborieuses - Le mal est fait ! Plus personnes ne peut tenir un mouvement de grêve digne de ce nom - Un foyer sur deux est tenu par les dettes, crédits ou simplement le paiement d'un loyer devenu prohibitif - La stratégie de défense commence par le démentellement de ces chaînes : Le crédit peut s'avérer être une véritable stratégie de dépendance et de corruption - La fragilité des revenus à eu raison de la belle union conquise au fil du temps : Il faut repartir a zéro - Il ne fallut que quelques décennies pour les adversaires industriels de comprendre la parade  se traduisant sous la forme d'une gestion des stocks et d'une diversification des approvisionnements. La logique syndicaliste souffre en conséquence d'une tare rédhibitoire et il ne faut pas s'étonner que de réforme en limitation de ce droit progressive, les patrons finissent par ne plus craindre nullement ce modèle de contestation. Notez bien que je ne cherche pas à en condamner le bien fondé, car à défaut de mieux, il reste le seul et dernier vecteur de progrés afin d'équilibrer les forces sociales, mais il s'agirait plutôt de comprendre et expliquer les facteurs de son échec pour modifier en profondeur les tenants de notre système institutionnel de contre pouvoir : Ses paramètres d'action sont tenus à l'échec à défaut de correspondre à la réalité du système. 
Le blocage du site de prodction ne peut plus satisfaire à lui seul la cause du prolétariat : La grêve ne régle pas tout !!!... Il s'agit d'une tromperie méthodologique pour mettre en échec la cause ouvrière. Ce procédé ne vaut que pour rétablir un équilibre dans le partage des richesses lors des phases de démarrage ou de rattrapage. Au sein d'une société évoluée, nous devons réfléchir de manière collective à la création d'un modèle économique alternatif à l'économie capitaliste débridée. Les institutions nécessaires à cette réflexion collective font défaut : Cette carence coupable, volontaire est entretenue . En laissant stérilement les ouvriers se détruire et s'affaiblir dans un mouvement d'opposition frontal, le patronat se donne la certitude d'en reprendre le contrôle aprés décridibilisation des actions et une sévére confrontation du mouvement à la réalité du marché dont les mécanismes se chargent d'annuler les effets. Le collectif citoyen doit théoriquement mettre en oeuvre un dialogue, une réflexion globale et sociétale pour stimuler l'imaginaire fécond de notre esprit créatif. Que les maîtres se consolent - Le système capitaliste dispose de ses qualités et il n'est pas question de le faire totalement disparaître mais probablement d'en limiter l'exercice et les conditions à des épisodes ou des lieux spécifiques..
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Mais il y est un autre probléme bien plus préoccupant qui puisse mener, selon mon humble avis de citoyen inculte, l'action syndicale dans l'impasse. Il s'agit de ...
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..................................  http://collectif.pcf17.pagesperso-orange.fr/an08/Publication/CIA_ar.htm
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Quand la CIA finançait ses alliés anti-communistes FO, la SFIO et les pro-européens
 dans les années d’après guerre
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L’ingérence de la Central Intelligence Agency dans les affaires françaises depuis 60 ans est méconnue. Le livre du journaliste Frédéric Charpier "La CIA en France" (Le Seuil) lève un coin du voile…..

La Central Intelligence Agency, la principale agence de renseignements américaine, traîne une réputation sulfureuse. Et c’est souvent justifié. Depuis sa création dans le contexte de la guerre froide en 1947, elle n’a cessé d’espionner et d’intervenir, au nom des intérêts américains, aux quatre coins du monde. En France, ses ingérences sont encore méconnues. Et c’est bien le mérite du journaliste Frédéric Charpier de nous en dévoiler certains volets, dans un livre-enquête « La CIA en France, 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises, (Le Seuil, sortie le 10 janvier) fourmillant de détails et de personnages parfois aussi inquiétants que pittoresques.

Hommes politiques, patrons, syndicalistes, intellectuels, journalistes : il est peu de milieux que les agents de la CIA en France n’aient tenté d’approcher, d’infiltrer, d’influencer de manière directe ou indirecte. Au nom de la lutte contre le communisme, ennemi suprême, les espions se sont mêlés de beaucoup de choses, souvent à tort et à travers, allant jusqu’à établir des plans secrets (le «  Plan Cloven ») avec le gouvernement français en 1952 pour tenter de « liquider » le Parti communiste français.

Sans être toujours décisive, « l’ingérence » de la CIA a pu semer le trouble, déstabiliser des personnes, influencer des stratégies, financer des amis, mener une guerre clandestine, autant psychologique que politique. Le livre de Frédéric Charpier raconte quelques-unes de ces opérations clandestines, principalement celles des années d’après-guerre jusqu’aux années 70. Avec quelques jolis épisodes que vous dévoile Bakchich, en exclusivité et en plusieurs épisodes.

Un joli coup de coupe à Force ouvrière

1947. La Guerre froide bat son plein. L’URSS veut pousser ses pions en Europe, notamment en France et en Italie, où les partis communistes disposent de bases électorales et syndicales solides. Créée sur instruction du président américain Truman, la CIA entend bien contrer cette offensive. Elle envoie pour cela à Paris l’un de ses agents d’influence les plus actifs, Irving Brown, nommé officiellement délégué général pour l’Europe du puissant syndicat américain AFL (American federation of labor). C’est lui qui se charge de soutenir la scission du syndicat ouvrier CGT, dominé par les communistes, pour créer Force ouvrière (FO).

« Depuis 1946, Brown intrigue et manœuvre pour rompre l’hégémonie communiste à la direction de la CGT. Dans ce but, il appuie la fraction Force ouvrière qui s’est constituée depuis 1944, dirigée par Léon Jouhaux et surtout Robert Bothereau, un militant syndicaliste aguerri qui, depuis le 27 août 1944, siège au bureau et au secrétariat général de la CGT, réinstallée dans ses locaux historiques de la rue Lafayette. Divisée avant la guerre, la CGT s’est réunifiée lors d’une réunion clandestine qui s’est déroulée au Perreux en 1943.

Or, les anciens clivages sont toujours vivaces. Beaucoup de militants n’ont jamais admis cette réunification. Depuis décembre 1944, Robert Bothereau encadre une fraction anticommuniste regroupée autour d’un journal intitulé Résistance ouvrière, et, en septembre 1946, il suscite des groupe baptisés « les amis de FO », qui formeront bientôt Force ouvrière.

Car la scission est en route. Officiellement, Robert Bothereau défend une stratégie de reconquête de la CGT. Mais les chances que ses amis et lui puissent prendre le contrôle de l’appareil dirigeant, où ils restent minoritaires, sont minces. Officieusement, le but poursuivi est plus réaliste : entraîner dans une scission le plus grand nombre de militants de la CGT, objectif atteint à la fin de 1947.

La conférence nationale des Amis de FO se prononce le 18 décembre pour la création d’une nouvelle centrale. Bothereau remet sa démission du secrétariat confédéral de la CGT le 29 décembre 1947. Tout au long de la crise, il a chroniqué l’événement dans la rubrique « Le drame confédéral » de Force ouvrière. Il y passe sous silence le soutien logistique et financier que les scissionistes ont reçu d’Irving Brown, mais aussi du puissant syndicat allemand DGB et des trade-unions britanniques qui servent de relais à l’AFL (…)"

En 1949, la CIA intervient dans la foulée, via l’AFL et l’une de ses branches étrangères, le Free Trade Union Committee (FTUC) dirigée par un agent de la CIA, Jay Lovestone, et son ami Irving Brown, pour diviser la Fédération syndicale mondiale. L’AFL et le FTUC envoient régulièrement de l’argent à Force ouvrière, qui peine à boucler ses fins de mois, comme le prouvent les documents inédits que Bakchich a exhumé de ses cartons, évoquant des versements de 25 000 dollars à FO et des soutiens financiers à certaines fédérations (voir doc joints). Or l’argent de l’AFL et du FTUC provient notamment des officines de la CIA et des crédits détournés du plan Marshall, qui aident à la reconstruction de l’Europe.

"De 1948, les fonds du plan Marshall alimentent aussi le FTUC, qui peut compter sur au moins 5% des 13 milliards de dollars destinés à l’Europe occidentale. En fait bien davantage, puisque ce sont 800 millions de dollars qui seront finalement attribués aux opérations de l’AFL à travers le monde. Ces largesses s’expliquent par les relations amicales qu’entretiennent à Paris, Irving Brown et Averell Harriman, le responsable du plan Marshall, dont les bureaux, d’abord installés dans l’hôtel de Talleyrand place de la Concorde, non loin de l’ambassade américaine, émigreront dans un appartement plus discret de la rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIème arrondissement (…)

Lorsque la manne du plan Marshall se tarit, en 1951, la CIA prend le relais : sa division des organisations internationales subventionne les activités clandestines de l’AFL, comme le révélera publiquement Thomas Braden, qui a tenu les cordons de la bourse pendant quelques années (…)

Braden a fait l’aveu de ces financements non pour les critiquer, mais pour en faire l’éloge. De 1951 à 1954, sa division a versé à Lovestone et Brown 1 million de dollars par an, et même 1 600 000 dollars en 1954. Ces fonds étaient destinés à Force ouvrière, mais aussi aux syndicats italiens, aux dockers de Marseille et d’autres ports méditerranéens et à d’autres opérations à caractère syndical. Œcuménique, Braden a reconnu avoir fourni des fonds à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) et en a même précisé le cheminement. »

Des fonds secrets pour la presse socialiste

Durant la même période, la CIA n’hésite pas à soutenir, outre les syndicats « réformateurs », les partis politiques capables de barrer la route au communisme. Parmi eux, figurent, à leur yeux, les socialistes français de la SFIO (ancêtre de l’actuel Parti socialiste, né en 1971) qui se débattent, eux aussi, dans de sombres difficultés financières, notamment pour éditer leurs journaux. Heureusement, ses dirigeants, dont Léon Blum, savent frapper aux portes de la CIA, ou plus exactement de ses guichets que sont, via l’OPC (une antenne du Département d’Etat), le syndicat FTUC et l’ILGWU, un syndicat américain dirigé par David Dubinsky, proche de la centrale de renseignements.

« Depuis la Libération, certains journaux français ne survivent que grâce aux subsides du plan Marshall. En particulier ceux du groupe de presse socialiste de la SFIO. Le FTUC, dont l’OPC est un des bailleurs de fonds, a versé 20 000 dollars, puis 15 000 supplémentaires. Ces aides remplissent les caisses vides et permettent de faire face aux échéances critiques, sans néanmoins apporter un remède au mal chronique dont souffre la presse socialiste.

Le 16 juin 1948, Léon Blum appelle de nouveau à la rescousse le président de l’ILGWU, David Dubinsky, et l’informe que sans aide urgente, Le Populaire risque d’affronter une tempête qui pourrait lui être fatale. La même année, Léon Blum tente d’obtenir de Dubinsky qu’il finance en remplacement du Populaire un nouveau quotidien socialiste. Le projet n’aura aucune suite. Dans les années d’après-guerre, hormis les fonds secrets gouvernementaux, d’ailleurs le plus souvent d’origine américaine, David Dubinsky et son syndicat ont été une source régulière de financement pour le quotidien de la SFIO. Sans doute ont-ils sauvé la presse socialiste française du naufrage. »

Un appui direct aux mouvements pro-européens

La CIA multiplie les contacts avec les milieux intellectuels, soutenant des revues, des journaux, des agences de presse, de symposiums, des rencontres, des congrès où l’on croise notamment le sociologue Raymond Aron. Elle soutient surtout les mouvements politiques pro-européens, où officient des leaders tels que l’ancien résistant Henri Frenay, le futur père de l’Europe Jean Monnet, ou le jeune ministre François Mitterrand.

« A l’échelon politique, Washington appuie et finance donc les courants de pensée proeuropéens, alors représentés par les fédéralistes et les partisans d’une union européenne. Il s’agit en fait de donner une substance politique à l’esprit de reconquête, de consolider le bloc occidental qui, en cas de conflit, sera naturellement en première ligne (…) En novembre 1947, se crée un comité de coordination qui rassemble l’UEF (Union européenne des fédéralistes (présidée par Henri Frenay), l’United Europe Movement de Winston Churchill, le Mouvement pour les Etats-Unis socialistes d’Europe de Jean Monnet et les Nouvelles équipes internationales.

Du 7 au 10 mai 1948, le Comité international de coordination organise à La Haye un congrès international, sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et en présence des souverains des Pays-Bas. Trois ans seulement après l’armistice en Europe, ce congrès marque la naissance du Mouvement européen, qui n’existera officiellement que le 5 janvier 1949, à la suite d’une réunion solennelle qui se tiendra à New York sous les auspices de la fondation Woodrow Wilson, du nom de l’ancien président des Etats-Unis.

Présidées par l’Anglais Enthony Eden et le Hollandais Paul Van Zeeland, les séances plénières (du congrès de mai 1948) se déroulent dans un ancien relais de chasse, laRidderzaal, dite salle des chevaliers du château de La Haye. Dix-sept pays sont représentés, dont la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-bas, l’Italie et l’Allemagne, les même qui vont en 1949 créer l’OTAN et signer le Pacte atlantique.

Près d’un millier de délégués sont présents, dont douze anciens premiers ministres (parmi eux les Français Paul Ramadier et Paul Reynaud), de nombreux ministres et parlementaires (dont François Mitterrand), ainsi que des intellectuels qui, pour la plupart, participeront l’année suivante à la fondation du Congrès pour la liberté et la culture. (…)

Quelques fonds du plan Marshall ont servi à l’organisation du congrès de la Haye, couvrant les frais d’hébergement des 750 participants. Mais s’il veut s’inscrire dans la durée , le Mouvement européen a besoin d’aides financières importantes, régulières et d’un camouflage approprié pour ses canaux de financement.

Ainsi apparaît en 1949 le Comité américain pour l’Europe unie (CAEU). Son staff dirigeant comprend notamment plusieurs anciens pontes du renseignement comme William Donovan (ex-patron de l’OSS, ancêtre de la CIA) qui en est le président, et sn vice-président Allen Dulles, directeur des plans à la CIA (…)

A partir du printemps 1949, la machine se met en place. Les subventions pleuvent sur les mouvements pro-européens. Le Comité et la CIA, son principal bailleurs de fonds, débloquent une première tranche d’u peu moins de 14 millions de francs, qui permet de financer les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg. Peu à peu et par le biais de circuits financiers labyrinthiques, les pro-européens empochent entre 1949 et 1951 l’équivalent de 5 millions d’euros. »

V. Nouzille

....................... Fin extrait
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3 ème erreurL'inadaptation de l'action revendicative (syndicale) relative aux salaires par rapport aux registres mécaniques, fonctionnels et instituionnels de l'économie réelle - Le syndicat n'a pas pour but de changer les régles du système capitaliste responsable de la misère des classes laborieuses - Son action institutionnelle, vous le vérifierez, est spontané et à court terme sur des revendications salariales modestes -
 
En effet, nous voudrions tous bénéficier d'un salaire mirobolant et dans tous les cas supérieur à celui voulu par les mécanismes naturels de répartition classique dans le cadre de l'économie de marché ! Cela est-il possible dans une économie capitaliste ? Le syndicat peut-il réellement m'y aider ? Je ne suis pas un expert en économie mais un peu de lucidité doit me permettre d'apporter des réponses à cette question ... et ces objections me semblent malheureusement décevantes sur le registre syndical. ( ... Cela ne veut pas dire qu'il faille baisser les bras et tomber dans la coopération passive,... mais plutôt de continuer à se mobiliser et chercher de nouvelles méthodes d'action plus conformes au principes de réalité ... notammant dans les registres du "collectif citoyen" dont je défend modestement la cause ) . Quelle est donc la problématique ? Pour mieux comprendre, nous devons dans un premier temps expliquer quelques notions empiriques sur le sujet de la répartition des richesses et concernant les mécanismes en vigueur dans une économie de marché : ( ...extrait article tiers ... )
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Une étude de l'UNU-WIDER, institut mondial de lUNU pour la recherche sur l’économie du développement (dépendant de l'ONU ), datant de 2008, signale un écart gigantesque en ce qui concerne la répartition de la richesse mondiale, puisque :
  • 2 % de l'humanité détient 50 % du patrimoine des ménages,
  • 50 % de l'humanité détient 1 % du patrimoine des ménages
 Les niveaux de répartition:

On constate qu’il existe deux niveaux dans la répartition du revenu national :

– 1° niveau : répartition de la production.
– 2e niveau : prélèvements obligatoires par l’état sur les revenus primaires et redistribution.

* Au 1° niveau, c’est-à-dire celui de la répartition de la production, on parle de répartition « fonctionnelle ».Tous les agents économiques qui participent à production perçoivent une rémunération — les prêteurs de capitaux perçoivent un intérêt (banques et organismes financiers), les apporteurs de capitaux perçoivent un dividende (actionnaires ou détenteurs de parts sociales), les salariés perçoivent un salaire, etc…. La production est donc directement à la source du revenu dit « primaire ». Le revenu primaire correspondant au revenu directement issu de la production.

* Au 2e niveau, l’état et les collectivités territoriales procèdent à des prélèvements obligatoires sur ce revenu primaire et les redistribuent ensuite sous forme de revenus de transfert pour corriger les inégalités. Les prélèvements obligatoires sont constitués des cotisations sociales et des impôts (impôt sur le revenu des personnes physiques, impôt sur les sociétés, impôts locaux tels que taxe d’habitation, taxe foncière, etc.). 
La redistribution s’effectue sous forme de revenus de transfert — il s’agit par exemple des indemnités de maladie, de chômage, du RMI, des prestations sociales et des services gratuits que l’état peut fournir.

Si l’on ajoute au revenu primaire les revenus de transfert et que l’on retranche les prélèvements obligatoires, on obtient donc le revenu disponible.
Le revenu disponible se repartira ensuite en consommation et en épargne.

 Les différents types de revenus

1 – Les revenus d’activité

- les salaires constituent les revenus primaires principaux car près de 3/4 des travailleurs sont salariés En théorie le salaire est fixé sur le marché du travail en fonction de l’offre et de la demande de travail mais en réalité, les salaires dépendent en grande partie des rapports de force entre partenaires sociaux ainsi que de la croissance économique.
Pour les fonctionnaires on parle de traitement et non de salaire.

- Autres revenus du travail :
Les travaileurs indépendants ne perçoivent pas de salaire mais des bénéfices ( artisans et commerçants) ou des honoraires ( professions libérales telles que médecin, avocat, architecte, etc..)

2 – Les revenus du capital

 » Les revenus du capital sont, pour leur part, liés à la détention d’un actif. C’est pourquoi on les appelle aussi « revenus de la propriété ». Dividendes de l’actionnaire, coupons du détenteur d’obligations, intérêts touchés sur l’épargne sont des exemples de ce type de revenu. Les revenus du capital sont, pour leur part, liés à la détention d’un actif. C’est pourquoi on les appelle aussi « revenus de la propriété Dividendes de l’actionnaire, coupons du détenteur d’obligations, intérêts touchés sur l’épargne sont des exemples de ce type de revenu. » Aucunement liés au travail fourni par leur détenteur, ils sont de deux ordres : il y a les revenus immobiliers ou fonciers, que l’on perçoit lorsque l’on loue un bien immobilier (appartement, boutique, maison, etc.), et les revenus mobiliers, représentatifs de titres financiers (actions, obligations, etc.)
».
 Nathan technique

III : Les inégalités

Pour en savoir plus : Consultez le site de l’observatoire des inégalités

Exemple  :
La part des revenus captée par les 1 % les plus riches a nettement baissé pendant les Trente Glorieuses (1945-75). Depuis, le phénomène s’inverse

inegalites

Source : Moyenne mobile sur les données d’Anthony Atkinson, Thomas Piketty et Emmanuel Saez « Top Incomes in the Long Run of History » Oxford University Press, Avril 2009

La mesure des inégalités – Le coefficient de Gini :

 Le coefficient de Gini, inventé par le statisticien italien Corado Gini, est un chiffre entre zéro et un qui mesure le degré d’inégalité dans la distribution des revenus dans une société donnée. Le coefficient enregistrerait zéro (0,0= inégalité minimale) pour une société dans laquelle chaque membre recevrait exactement le même revenu et il enregistrerait un coefficient de un (1,0= inégalité maximale) si un membre recevait tous les revenus et les autres rien.

Ex : coefficients de Gini en Europe >>

Les pays les plus égalitaires ont un coefficient  variant entre 0,2 et 0,3, les plus inégalitaires autour de 0,6. Le seuil d’alerte se situe à 0,4.
– Les pays les plus égalitaires sont majoritairement les pays nordiques et de l’Europe de l’est : Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Bosnie, Bulgarie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ukraine, Tchéquie, mais aussi la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark.
– Les plus inégalitaires en revanche sont les pays en voie développement, en Afrique et en Amérique du sud : Brésil, Bolivie, Bostwana, Gabon, Swaziland, Afrique du Sud, Panama, Liban, Honduras.

 Durant ces 30 dernières années la croissance a été très lente et le pouvoir d’achat n’a que faiblement augmenté. La crise économique des années 70 et lacrise actuelle ont  accentué les inégalités mais tout le monde n’en a pas subi les conséquences de la même façon.

D’une manière générale, la situation concernant les inégalités peut être résumée de la manière suivante :

– Ce sont les cadres, les ouvriers et les jeunes qui sont les plus touchés.

En effet, les cadres et les ouvriers ont dû réduire leurs prétentions salariales pour retrouver des emplois à un niveau de rémunération souvent très inférieur à l’ancien.

Quant aux jeunes, ils ont dû accepter des salaires d’entrée dans le monde du travail de plus en plus bas. Par exemple,  les jeunes entre 25 et 30 ans ne touchent en moyenne que 70 % du salaire des quadragénaires contre 80 % pendant les 30 glorieuses –  il est clair que les salaires ont eu tendance à stagner et les revenus du capital ont très fortement progressé.
Les salaires n’ont progressé que de 15 % environ en 10 ans (décennies des années 90)et stagnent relativement depuis  alors que les revenus du capital (profits et revenus de la propriété) ont progressé de plus de 90 % pendant la même période et progressent actuellement.

On constate donc que les stratégies mises en oeuvre par les entreprises (dans le souci de mieux lutter contre un avenir incertain et dans le souci
de faire face à l’exacerbation de la concurrence internationale) ont entraîné des gains de productivité importants qui ont eu pour effet de modifier le partage de la valeur ajoutée dans le sens d’une augmentation de la part des profits au détriment des salaires. De ce point de vue, on peut dire que les 2 dernières décennies   ont  été celles du capital et non du travail.

........... ces premiers éléments doivent être complétés par les suivants issus d'un extrait internet d'un cours de Mr fabrice.rochelandet ( Répartition des richesses en économies de marché )

... Dans l’analyse de Smith, la détermination de la valeur d’échange suppose la détermination préalable de ses parties constituantes, donc du même coup, du taux naturel des revenus. Rente, profit, salaire sont les 3 parties constituantes du prix et se distribuent de façon naturelle
entre les individus comme les 3 sources de revenus. Chacune de ces rémunérations comporteun taux naturel et un taux de marché.
La première forme de revenu : le salaire
Le salaire est le prix du travail. Comme toutes les marchandises, il a un prix naturel et un prix
courant. Concernant tout d’abord le salaire courant. Sa détermination se fait par conventions (contrats) entre ouvriers et « maîtres » (les industriels) qui ont des intérêt divergents. Ce qui semble évident, puisque les premiers veulent le salaire le plus élevé possible, les seconds veulent
minimiser la masse salariale pour obtenir le plus de profit possible. Mais selon Smith, la détermination des salaires se fait selon un rapport de force qui le plus souvent est favorable aux entrepreneurs, car :
2 · les entrepreneurs peuvent survivre quelque temps sans les ouvriers grace aux stoks:... les ouvriers non, ils n'ont pas de réserve. Les travailleurs n'ont pas les réserves nécessaires pour soutenir une lutte prolongée avec les employeurs.
· les détenteurs de capitaux sont moins nombreux et peuvent donc se concerter et ce d'autant plus que la loi interdit à l'époque les coalitions ouvrières. Dans son chapitre sur les salaires, Smith analyse notamment la façon dont les maîtres s’entendent de façon permanente pour imposer aux ouvriers à qui la coalition est interdite les conditions de travail les plus dures et les salaires les plus faibles. Il insiste sur les luttes
violentes entre ces deux catégories. Ce salaire courant est compris entre deux limites.
· La limite inférieure du salaire
Quoique les maîtres aient presque toujours l'avantage dans leurs querelles avec les ouvriers, il existe un certain taux minimum en dessous duquel ils ne peuvent pas réduire les salaires. Smith adopte le point de vue courant de son époque : le salaire
minimum correspond à ce qui est nécessaire pour que l'ouvrier puisse assurer sa
subsistance. Le taux de salaire est la fraction du produit social destiné à l'entretien des travailleurs :
le prix du travail est réglé par la quantité de biens de subsistance correspondant à un
minimum nécessaire du pt de vue physiologique et social.
- minimum physiologique, il permet au salarié de subsister,
- minimum social, le salaire lui permet non seulement de subsister mais également d'élever sa famille de façon à ce que la classe ouvrière perdure. Ce n'est donc pas qu’un minimum physiologique car il varie dans le temps et l'espace. "Un homme reçoit le px naturel de son T quand ce px est suffisant pour le faire vivre pendant le temps du T, pour le rembourser des frais de son éducation et pour compenser les risques qu'il court de ne pas
vivre assez longtemps et de ne pas réussir dans son occupation." Le salaire minimum est donc la limite inférieure du salaire courant.
· La limite supérieure du salaire Il existe cependant des circonstances où les salaires peuvent être supérieur à ce taux minimum. Smith affirme par exemple qu'en Grande Bretagne, les salaires sont au dessus du niveau de subsistance lorsque la demande de travail excède l'offre Il admet que le salaire tend à augmenter quand la richesse nationale augmente, car la demande de travail augmente alors. En effet, en cas de rareté des bras (nombre de bras nécessaires à la production augmente), il y a concurrence entre les entrepreneurs, ce qui conduit à l'augmentation des salaires.
Mais cette évolution ne peut pas aller très loin, pour deux raisons :
3 . Une augmentation de salaires permet aux salariés de mieux nourrir et soigner leurs enfants et par conséquent, d'en élever un plus grand nombre.
Remarque : Apparaît une conception qui assimile le travailleur à un objet. o Surtout, la hausse des salaires diminue les profits, donc les quantités de capital, et donc la quantité de travailleurs à mettre en oeuvre l'année suivante : le salaire redescend à son taux naturel. On le voit bien ici, la limite supérieure du salaire dépend du niveau relatif de l'offre et de la demande de travail. Finalement, le taux de salaire naturel est égal au salaire de subsistance. En accord avec la théorie de la valeur, le salaire réel est fonction de la quantité de travail commandé (le salaire est la quantité de moyen de subsistance qu’il permet de commander). L’individu est traité comme une marchandise. Le salaire courant gravite alors autour de ce référentiel qu’est le taux de salaire naturel :
· Lorsque le salaire courant tombe en dessous de son niveau naturel, l’offre de travail diminue parce que les travailleurs n’ont plus les moyens d’assurer leur subsistance et celle de leur famille, ce qui entraîne une surmortalité et une émigration vers les pays où les salaires sont plus élevés, ou du moins permettent aux salariés et à leur famille de subsister.
· Dans le cas inverse, l’amélioration des conditions d’existence qui en résulte diminue la mortalité (en particulier infantile), ce qui accroît au bout d’un certains temps la quantité de main d’oeuvre offerte sur le marché. Remarque : Cette analyse sera reprise à la suite de Smith par Thomas Robert Malthus (Pasteur anglais, 1766-1834, Essai sur le principe de population, 1798). Il en tire des principes de politique économique : Il indique qu’il y a une opposition entre deux lois d’accroissement : d’un côté, les moyens de subsistances augmentent de manière arithmétique (progrès limités dans l’agriculture, 1,2,3,4,…) ; de l’autre la population augmente de manière géométrique (1,2,4,8,…). Par conséquent, la famine est inéluctable. La seule solution est de favoriser l'abstinence, le mariage tardif, et surtout, pas d’aide de l’Etat aux pauvres qui sont les responsables de leur propre malheur !

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