"syndicapitalisme" - Désuétude des procédés - principe d'égalité

14 - Nuées ardentes et faux semblants du syndicalisme - Le syndicalisme, par dérive, est-il devenu inefficace ?

Faut-il réinventer le dialogue social ? Revoir ses méthodes, ses structures ....

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. .............................................................................................  Cet article se présente en complément et comme une reprise de la "pensée désobligeante N°14" ( cf menu en haut à droite ) - Je lui consacre ici un article particulier en raison de son importance majeure dans la réussite du combat ouvrier. Voilà donc l'humble avis d'un citoyen lambda - Il n'est pas de certitude, juste des questions auxquelles nous apportons quelques éclaircissements.

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 ................................................................................................. Les chiffres en disent long ! Ils sont de moins en moins nombreux (?) à rêver, à croire encore au miracle de la mobilisation syndicale et d'entrevoir le jour ou le capitalisme vacillera sous le poids incommensurable des populations en colère défilant banderolles à la main dans les rues incendiées et scandant des slogans déterminés pour la reconquête des droits usurpés par le pouvoir considéré comme l'ennemi des classes laborieuses. D'ailleurs, suis-je bête, à titre personnel, j'en espère tous les jours ... ne serait-ce que les préludes ! Soyons clair: Le syndicalisme reste le meilleur moyen de défense contre les assauts des élites dirigeantes à défaut de mieux ! La question de la justification ou de la pertinence du syndicalisme ne se fait que rarement et je n'irai pas prétendre jusquà l'inutilité d'une institution séculaire qui à fait ses preuves mais simplement m'interroger avec vous sur ses limites et contradictions, mieux sur les hypothèses consécutives menant à la réussite de la cause des peuples. Ma question se situe ailleurs et consiste plus modestement me demander quelles sont les faiblesses, contradictions et tromperies pouvant interférer la problématique du syndicalisme. Il faut être lucide sur les limites de son action dans notre modèle social et c'est ce sur quoi je veux attirer votre attention sans volonté de démotiver les braves qui luttent tous les jours sur le terrain - Auprès de ceux-là, je tiens à faire mes plus plates excuses pour les fausses apparences de ce texte critique et salue bien bas les prouesses, modestes ou historiques de leur mobilisation.

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Le sujet nous impose en premier lieu de définir le "syndicat" et son rôle -

C'est généralement une Association constituée par les membres d'une même profession, de professions similaires ou connexes, ou de professions différentes relevant de la même branche d'activité, en vue d'étudier et de défendre les droits, les intérêts matériels et moraux communs à cette profession, à cette branche d'activité (relations au sein du travail, représentation auprès des pouvoirs publics, etc

Les syndicats (...de travailleurs) assurent la défense des intérêts des salariès, au niveau national et à l’échelle de l’entreprise. Ils assurent un rôle de communication et d'information important au sein de l’entreprise en transmettant aux salariés les renseignements légaux préalables et nécessaires à une action cohérente ainsi qu'en apportant les informations qu’ils auront obtenues lors des échéances avec les partenaires de l'entreprise ( comités d’entreprise,... ). En cas de conflit avec l’employeur, les syndicats peuvent engager des actions de protestation (grèves, manifestations, pétitions...).

Les syndicats sont aussi des acteurs du dialogue social entre l'Etat, les employeurs et les salarièsEn effet, les syndicats reconnus comme représentatifs dans leur secteur d’activité peuvent signer avec l’État ou le patronat des conventions collectives qui règlent les conditions de travail pour l’ensemble des salariés.

Les syndicats assument aussi un rôle de gestionnaire d'organismes fondamentaux pour la vie des salariès ( paritarisme - exemple des tribunaux des prud'hommes). À parité avec les organisations patronales, ils gèrent les caisses nationales d’assurance maladie, d’allocations familiales et d’indemnisation des chômeurs (ASSEDIC), de retraites.

Toutefois, la question de la réelle représentativité de ces organisations se pose aujourd’hui. Le problème se pose d'autant plus que certaines centrales, peu représentatives, signent aujourd'hui des accords au nom des travailleurs, qui plus est contre les valeurs et intérêts de ceux-là ! Y aurait-il des traitres ou des organismes à la "solde" de l'adversaire ? En effet, depuis la crise économique des années 1970-1980, les syndicats ont perdu près des deux tiers de leurs effectifs. Aujourd’hui, le taux de syndicalisation, en France, est de 8 % en 2004 avec de fortes disparités entre les secteurs d’activité : secteur public et grandes entreprises ayant les taux les plus importants. C’est un des taux les plus faibles des pays industrialisés et un de ceux qui a le plus reculé depuis le milieu des années 1980. Cette désaffection n’est pas sans poser de questions sur le fonctionnement du paritarisme et sur les moyens d’action des syndicats.

Les rôles traditionnels des syndicats sont de deux ordres : un rôle de représentation des salariés et un rôle de négociation. C'est ainsi que les syndicats s'attachent à garantir les droits des salariés, en termes de salaires, de statuts, de progression de carrière ou de conditions de vie. Ce rôle de représentation est reconnu par l'Etat, qui a arrêté la représentativité de cinq confédérations (CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO), et qui prévoit les attributions des délégués syndicaux. C'est principalement par le biais de la négociation collective que s'exprime cette défense des travailleurs : dans la région, la branche productive ou l'entreprise, les négociations menées et signées serviront de base de référence et constitueront les conventions collectives applicables à tous. De la sorte, les syndicats jouent un rôle de régulation sociale important, en permettant l'expression des conflits et des oppositions sans que cela n'engendre de crise sociale grave. Le syndicat organise les revendications .Afin d'obtenir satisfaction, les syndicats disposent de différents moyens, qu'il s'agisse de la négociation informelle ou programmée, de la grève ou des manifestations publiques .
Dans son rôle d'intérmédiaire, comme interlocuteur expérimenté et spécialisé lors des négociations avec les organismes patronaux ou nationaux, en tant qu'organe représentatif, gestionnaire paritaire institutionnelle, le syndicat dispose d'un rôle indispensable et incontestable. En revanche, et c'est sur ce dernier point que porte l'essentiel de mon intervention, il est bon de noter et se questionner sur la réalité ainsi que sur l'efficacité de son rôle d'amélioration du partage des richesses car c'est souvent sur cette intention particulière que se motive l'adhésion syndicale dans l'esprit des travailleurs en lutte dans le milieu de l'entreprise. Mon avis peut être critiquable et demeure une considération personnelle qu'il vous faut certainement approfondir. 
........ Sur ce point revendicatif, il est une confusion sur les possibilités et la portée de l'action syndicale car les citoyens en révolte espérent souvent faire céder l'interlocuteur du syndicat ( Patron, Etat,...) par leur mobilisation locale ou régionale sur les sîtes directement exposés à la contestation. Il y à en ce domaine une triple erreur :
 
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Première erreur :
 
............................................................  Le syndicat n'est pas une administration de l'état ou une institution pouvant agir indépendamment des individus qui le compose . Sa force est une composante de prime abord strictement humaine, une force de mobilisation,d'opposition et de résistance ( je dirai presque : .... quasiment devenue institutionnelle par erreur ) dont l'élément constitutif est le citoyen. Le syndicat n'a pas d'existence en soi et ne peut agir que dans un carde légal déterminé et limitatif . Il intervient uniquement si, au sein de l'entreprise, dans chaque entreprise, des hommes conscients adhérent à ses principes. Chaque citoyen doit avoir conscience de l'existence d'une lutte sociale prenne part à son action; partout, selon une ligne de défense définie, convenue et accéptée. Son action se retrouve et ne peut se fixer qu'au travers de ses effectifs et dans la capacité que peut avoir l'institution de coordonner, organiser une action de résistance convenue entre ses membres face aux abus de certains employeurs.
Le syndicat mobilise, informe pour infléchir, toujours modestement, un rapport de force entre les composantes sociales. Le syndicat moderne n'a pas pour but de faire la révolution ! Par ailleurs, les citoyens s'imaginent souvent à tort que le syndicat est quasiment un organe de justice immanent, de police, permanent ou une composante de l'état, oeuvrant partout et systématiquement, même là où il n'est pas physiquement présent grace à ses membres,... travaillant en coopération, avec l'administartion, en son sein, pour rétablir une équité de "droit". C'est faux : Le syndicat est encore, y compris au XXI° siècle, un organe trublion en lutte contre un système disposant d'intérêts opposés. La force du syndicat : C'est le citoyen mobilisé et conscient de ses droits;... c'est l'homme avertit d'une lutte des classes qui traverse les temps en dépit des croyances ou ragots connivents qui démentent des faits historiques. Nier la lutte des classes semble être le premier élément psuchologique à faire admettre par la classe dominante pour endormir les masses laborieuses !....
La marge de manoeuvre juridique du syndicat est définie par la loi mais cette capacité ne permet pas de substituer son action première mobilisatice ou d'oppostion à une action purement juridique pour déplacer le curseur dudit rapport de force : Tout le problème se situe aux confins de cette frontière conceptuelle.
Voici deux sites tiers où il vous est possible de comprendre cette capacité juridique : ....
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http://infosdroits.fr/la-capacite-et-les-interets-a-agir-en-justice-des-syndicats-devant-une-juridiction-civile-penale-ou-administrative/
http://www.droit-cours.fr/capacite-civile-syndicat/
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........................ ( extrait )

La capacité et les intérêts à agir en justice des syndicats devant une juridiction civile – pénale ou administrative

15 AOÛT 2015PAS DE COMMENTAIRE

Les syndicats professionnels des salariés dans le secteur privé ou public sont dotés de la personnalité civile et disposent de la capacité et des intérêts à agir en justice devant une juridiction civile, pénale ou administrative pour défendre :

- les intérêts individuels et collectifs de ses membres

- leur propre défense statutaire et institutionnelle

- les décisions portant atteinte aux intérêts collectifs des salariés.

En vertu du principe ” Nul en France ne plaide par procureur “, sauf dans le cadre des dispositions législatives prévues par le Code du Travail, les syndicats ne peuvent pas agir en justice pour défendre les seuls intérêts individuels d’un salarié.

Même si certaines actions juridiques civiles ou administratives de première instance peuvent s’exercer sans le recours d’un avocat ( Conseil de Prud’hommes, Tribunal d’instance,  requête en annulation devant le Tribunal Administratif,…), il est conseillé de se faire assister juridiquement par un avocat spécialisé dans ces démarches.

Dispositions législatives

Les principaux textes qui déterminent la capacité et les intérêts à agir en justice des syndicats des salariés du secteur privé ou public devant une juridiction civile – pénale ou administrative sont :

Article 1382 du Code Civil sur le principe de la réparation civile du préjudice réel subi en cas de délit qui cause à autrui un dommage

Article L1134-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de discrimination

Article L1144-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de litige sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes

Article 1154-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de harcèlement moral ou sexuel d’un(e) salarié(e)

Article L1235-8 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des dispositions légales ou conventionnelles régissant le licenciement pour motif économique d’un salarié

Article L1247-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des salariés en contrat de travail à durée déterminée

Article L1253-16 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats représentatifs dans l’entreprise utilisatrice ou dans le groupement en faveur des salariés d’un groupement d’employeurs

Article L1265-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats pour les salariés détachés temporairement par une entreprise non établie en France

Articles L2132-1 à 6 du Code du Travail sur la capacité civile et juridique des syndicats

Articles L2262-9 à 12 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges de l’application des conventions et accords collectifs

Article L7423-2 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats sur les litiges des rémunérations et des conditions de travail des salariés à domicile

Article L8223-4 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en cas de travail dissimulé

Article L8255-1 du Code du Travail sur l’action en justice des syndicats en faveur des salariés étrangers

Articles R1453-1 à 3 du Code du Travail sur l’assistance et la représentation des parties devant le Conseil de Prud’hommes

Loi 83-634 du 13 juillet 1984 – article 8 - portant droits et obligations des fonctionnaires sur la capacité à agir en justice des syndicats dans la fonction publique

Code de procédure civile – articles 983 à 995 et article 999 indiquant que la représentation par un avocat n’est pas obligatoire lors de contentieux électoral aux élections professionnelles

Loi 2014-790 du 10 juillet 2014 visant à lutter contre la concurrence sociale déloyale instaurant plusieurs dispositions dans le Code du Travail permettant l’action en justice des organisations syndicales du secteur privé sans avoir à justifier d’un mandat de l’intéressé concerné. ( .... , ....... fin extrait ..... )

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...................................... http://www.droit-cours.fr/capacite-civile-syndicat/

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la capacité civile des syndicats

BY  · 07/29/2014

syndicat

 

L’organisation interne des syndicats est réglée par les statutsTrois orientations a prendre en compte : le syndicat est une personne morale, pourvue d’un patrimoine et gérée par des organes ; les adhérents exercent un contrôle sur le syndicat (idée de démocratie syndicale) ; le syndicat possède une certaine autorité sur ses adhérents (idée de discipline syndicale).

Le syndicat est une personne morale

Le dépôt des statuts fait acquérir de plein droit la personnalité morale (article L.411-10).  Plusieurs conséquences :

  • Patrimoine syndical : comme le syndicat est une personne juridique, il a nécessairement un patrimoine. Il peut acquérir des biens, que ce soit à titre gratuit ou onéreux, qu’ils soient meubles ou immeubles. Donc capacité juridique plus large que celle des associations.
  • Insaisissabilité des biens nécessaires au fonctionnement du syndicat. Ex des immeubles et objets mobiliers nécessaires aux réunions, des bibliothèques et des cours d’instruction professionnelle.
  • Droit de contracter : les syndicats peuvent conclure des contrats ou conventions avec d’autres syndicats, sociétés, entreprises ou avec le personnel salarié qu’il embauche pour les besoins de son fonctionnement.
  • Droit d’ester en justice : que ce soit pour la défense des intérêts collectifs de la profession ou de ses propres intérêts. Peut aussi représenter les intérêts individuels des salariés (hypothèse de substitution).
  • Responsabilité du syndicat : la responsabilité du syndicat, engagée par ses organes, peut être contractuelle (violation d’une convention collective) ou délictuelle (grève abusive). Si le syndicat est responsable des agissements de ses organes, il n’est pas responsable de ceux de ses adhérents. De plus, si un syndicat encourt la responsabilité d’un dommage, les adhérents ne peuvent être poursuivis sur leur patrimoine propre, idée des dirigeants syndicaux.  ..... ( fin extrait ... , ..... )
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.........................................................................................................      La première chose à retenir est donc d'ordre historique - Cet enseignement est stratégique pour l'esprit des hommes de progrés : Les droits des citoyens ainsi que la conquête des droits sociaux sont strictement le fruit et résultat d'une lutte entre les composantes de la société - Le droit des travailleurs nait et demeurele fruit d'un conflit catégoriel. Un conflit de classe.
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Pour vous en convaincre je ne résiste pas au plaisir de vous remettre en mémoire de grandes dates - Je vous fais grace de la première date incarnée par la Révolution Française en 1789, fruit d'un conflit de classe global au sein de la société Française; révolte dont le principe se retrouve plus tard en URSS à l'origine de la sphère communiste ...
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  Extrait du site tiers .....     http://uva.montbrison42.fr/PDF/DOC_EC_progres_LATTA.pdf
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Luttes et conquetes sociales en France de 1830 a 1970
Pourquoi ces deux dates de 1830 et 1970 ? 
- A partir de 1830, on a, en France, à la fois l’essor de la Révolution industrielle et l’avènement de la Monarchie de Juillet (Louis-Philippe) qui représente le 
règne de la bourgeoisie industrielle et libérale. 
- Au début des années 1970 (1973-1974) : c’est la fin des trente glorieuses, le début d’une crise économique profonde, le ralentissement de la croissance, puis 
la globalisation de l’économie. Une nouvelle période commence, trop proche de nous pour être étudiée sereinement. 
 
Réflexions préliminaires 
 
Il faut d’abord faire quelques constatations : 
- Le système social que nous connaissons s’est construit progressivement. C’est une longue histoire. Les lois sociales sont le résultat de luttes sociales qui ont 
souvent été, surtout au XIXe
 siècle, très violentes : insurrections et grèves. 
- Des mesures qui nous paraissent aujourd’hui naturelles ne l’ont pas toujours été : les premières retraites ouvrières datent de 1910. Les premiers congés 
payés de 1936 ont provoqué un tollé dans une partie de l’opinion. 
- En matière de conquêtes sociales, rien n’a été donné. Tout a été obtenu. Ce qui a été obtenu a été difficile à obtenir et, ensuite, à faire appliquer (l’interdiction 
du travail des enfants, par exemple ; les règles d’hygiène et de sécurité). Il y a eu de nombreux retours en arrière : La loi Waldeck-Rousseau de 1884 avait 
autorisé les syndicats. Le régime de Vichy a dissous les confédérations syndicales et a voulu mettre en place des Corporations. 
- Notre histoire sociale a été marquée par une succession violentes secousses (les révoltes des canuts, la Révolution de 1848, la Commune, les grèves de 
1936 et de 1968), une succession d’avancées brusques et de reculs pleins de désillusions : l’écrasement des ouvriers parisiens pendant les journées de Juin 
1848 après la Révolution de Février 1848 ; la République conservatrice après la Commune, Vichy après le Front populaire ; Les mesures sociales ont toujours 
été acceptées avec de fortes résistances et la volonté de les contourner : en 1894, le travail à domicile a été une réponse massive aux réglementations 
d’hygiène et de sécurité du travail en usine. 
- Ces secousses expliquent le climat de « peur sociale » qui a crispé les attitudes de l’opinion : en 1831, après la première révolte des canuts, le publiciste 
Saint-Marc-Girardin écrit dans le Journal des Débats : « Les barbares qui menacent la société ne sont point dans le Caucase ni dans les steppes de la Tartarie, 
ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières ». Elles expliquent peut-être aussi le retard de la France dans le domaine social par rapport aux deux 
autres grandes puissances industrielles de l’Europe : la Grande-Bretagne et l’Allemagne. 
 
- Ces conquêtes ont été le résultat de l’action, au cours des deux siècles précédents, de milliers de militants obscurs et anonymes qui ont compris le sens du 
mot solidarité (qui est sur la Bourse du Travail de Saint-Etienne) et qui se sont organisés. L’action a été menée non seulement pour obtenir des résultats 
concrets (salaires, conditions de travail) mais pour changer la société – voire changer de société – et avec le souci de la dignité des hommes et des 
femmes dans leur travail : la caisse de secours du Creusot en 1869, la grève de Limoges en 1905.  ...... ( Fin extrait ...... , .... ,;........ )
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Le second élément, qui en découle, est aussi le fruit lointain du conflit, transformé avec le temps sous la forme d'un dialogue social : La lutte sociale, institutionnalisée, fait apparaître des interlocuteurs privilégié qui deviennent progressivement incontournables : Le syndicat devient un organe institutionnel dit "représentatif" - Il peut alors, au nom des ouvriers, prendre part au dialogue institutionnel et, par l'intermédiaire de ces représentants, signer des engagements généraux ( les conventions collectives ) qui s'imposent à l'ensmble des travailleurs d'un secteur donné. C'est en apparence bonne chose mais aussi perversion puisque l'époque moderne, caractérisée par la défection syndicale ( 7% maximum des travailleurs sont syndiqués ), voit ce principe représentatif devenir l'arme de prédilection pour servir la corruption ! Des organes non représentatifs peuvent engager l'avenir de millions de travailleurs dont les idées ne correspondent plus du tout à leur ligne idéologique. Il y a donc en ces termes un problème grave qui doit être connu et soulevé par les travailleurs. La donne juridique doit être modifiée et ce n'est pas encore le cas en ce début de XXI° siécle - Plus personne, ou trés peu de gens, ne prennent part au dialogue institutionnel - Le syndicat est aujoud'hui une personne morale dontles rôles, capacités et fonctions outrepassent sa représentativité. 
L'entente doit être retrouvée entre les syndicats par une action de la base, des adhérents en imposant une convergence des idées et des effectifs. Seule une mobilisation des citoyens peut assurer la relève des organes paralysés ou défaillants. Il faut aujourd'hui passer par delà les organisations structurées des syndicats, quitte à créer de nouveaux "organes associatifs transversaux de convergence" ( association informelle, non hiérarchique au sein de chaque syndicat ) géré par la base des adhérents. Les citoyens doivent prendre contact entre eux en cassant la barrière de l'appartenance et des spécificités. Car la cause et les mobiles profonds sont les mêmes, ce sont les circonstances parasitaires de leur expression qui ont été perverties. Les organes militants font croire à une compétition, à des spécificités qui n'existent pas, si ce n'est de l'intérêt des cadres supérieurs qui se paratgent la plus grosse part du gâteau ou des mandats trés lucratifs - Seuls les citoyens lambdas, adhérents de "base" peuvent se livrer à ce rapprochement car eux seuls en ont l'intérêt.
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2 erreur L'organisme syndicale est en pratique un organe de proximité, d'échelle locale.  Son action, passant par l'intervention humaine, est limitée dans l'espace  :
 
Sectoriel // d'entreprise. Le syndicat défend un domaine particulier dans le meilleur des cas et plus souvent de manière interne dans une entreprise dans le but de créer, dit-on, un pôle de force et devenir un interlocuteur privilégié des partenaires professionnels. Des travailleurs réalisent l'intérêt de s'unir pour créer un front commun et uni face à la direction de leur entreprise et ménent une lutte pour défendre leur condition d'emploi derrière les conseils et le soutien d'un organe expérimenté incarné par le syndicat. Malgré quelques réunions de grande échelle confuse ou trés délicate à convenir, malgré sa définition et ses statuts nationaux, voire parfois internationaux, le syndicat reste en réalité un organe qui fédére dans la plupart des cas les membres régionaux d'une même profession. Le syndicat n'est pas un parti politique ! ... même s'il peut et s'avère souvent de connivence avec la ligne politique et soutenu par un parti ! Cette localisation restreinte ( ...dans l'espace et dans les effectifs puisque la liberté d'association fait qu'aujourd'hui il existe au moins 23 syndicats dont 5 principaux : La division des rangs est consommée depuis longtemps et celle-ci profite au patronat en plus de lui conférer la possibilité - je parle de possibilité, d'éventualité - d'infiltrer certains d'entre eux pour obtenir la signature d'accords scélérats qui sont favorables à ses intérêts .... Un peu à l'image de cette "Loi travail" dont le vrai intitutlé devrait être "loi patronale" inspirée par "l'Europe libérale" dans un contexte modialiste forcé .... ) signe en revanche un premier point faible de son action car le système à combattre dispose quant à lui d'une échelle géographique aujourd'hui mondialisée. Les institutions et réseaux économiques, bancaires et financières dont disposent les instances patronales pour faire valoir leurs intérêts sont désormais placés sur une échelle planétaire ! Comment la mobilisation de quelques milliers d'individus isolés, travaillant sur une usine ou une entreprise si grande soit-elle, scandant des slogans égoïstes ( .... pardon : sectoriels ) peuvent ils ébranler les tenants d'un système tentaculaire mondialisé ?  Comprenez moi bien sans trop dépasser le sens de mon alléguation :
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..................................................    Il est loin le temps de la mobilisation et du blocus général, national, inter-professionnel & intersyndical, blocus qui concernerait toutes les catégories et professions de 1936 & 1968 dont les effets nous bénéficient encore ! En effet, pourquoi ne pas convenir aujourd'hui d'un mouvement globale de cette envergure, intersyndical et interprofessonnel, le dernier mois de l'année afin d'obliger les patrons à céder du terrain ? Tout le monde au sein de la classe ouvrière y gagnerait ? Les syndicats en sortiraient glorieux  !?... Non, personne ne le souhaite ni ne veut l'organiser ! Je vous mets au défi de tenter cette action partout en France en plaidant auprés de votre syndicat quel qu'il soit ! ! ... ? Peu de chance -
Au contraire, les centrales se disputent une audience d'adhérent comme des agences commerciales aux intérêts divergents. Cette division semble volontaire et entretenue. Il y a bien des paramètres occultes - L'union est aujourd'hui de façade - Certes, les uns se défendent contre les autres en les accusant d'être vendus ou à la solde des oppresseurs mais si tel  était le cas de manière si tranchée, le temps aurait révélé les felons : Les plus intègres auraient su révéler les aspects et méthodes de l'adversaire par opposition à leur mode d'action pour finalement faire disparaître les pâles copies : Tel n'est pas le cas ! C'est soit par incompétences à ne pas comprendre l'inefficacité des choix imposés par les pouvoirs publics sur les modes d'action & structurels, soit par complicité et intérêt, soit par passivité. Le résultat est là : Les appels à la grêve restent localisés et inefficaces, .... les mouvements, répétés, trés temporaires sont sans aucun effet  ni suite - Mieux vaut une action globale et soutenue qu'une multitude d'actions sporadiques, éparses - Etonnant non ?
Aurait-on eu le même bénéfice en ces temps glorieux du syndicalisme, du soulévement spontané, à la suite d'une manifestation anodine, locale et bien rangée sur les champs Elysées ? Non ! les patrons n'ont peur que du blocage général et leur stratégie à consisté depuis à le rendre difficile : C'est chose faite par la corruption de ses institutions. Soyons lucides, les mini défilés de quelques centaines de personnes, sectoriels en bon ordre, comme nous le pratiquons tous et tel que je le vois ces jours-ci à Marseille  ( Mouvement des sage-femmes - Mars 2014 ) bien encadrés des compagnies Républicaines de Sécurité ne produisent aucun effet !!?
Ceci n'est pas un appel à l'émeute ...mais un rappel à la meute ! J'déconne encore - Il faut simplement savoir où l'on met les pieds -
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Parlons alors de chiffre : C'est le deuxième aspect et point faible de la question syndicale d'aujourd'hui - Un trés faible taux de représentation : Quelle en sont les causes ? .... a lire sur site :
http://www.clesdusocial.com/IMG/pdf/tableau-representativite-syndicale-globale-en-france.pdf
http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/2008.04-16.1.pdf
http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20140804trib000842973/les-paradoxes-de-la-syndicalisation-en-france..html
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Taux d'adhésion : Entre 8 à 12% environ dans le public .... contre 6 % dans le privé- Les chiffres varient selon le secteur d'activité avec une disparité en fonction de la taille de l'entreprise - La présence syndicale fait souvent défaut dans les petite structure.
Déconcertant  ! Pourquoi le syndicat fait-il en core peur aux salariés au 21° siècle en France ?
Adhérer à un syndicat est encore considédé comme une prise de position anti-patronale mal considérée par la hiérarcie de l'entreprise - C'est tout d'abord la conséquence et la preuve de la présence d'un rapport de force, feutré, omniprésent, malgré ce que l'on nous fait croire, surtout dans le secteur privé où la concurrence est rude. La présence d'un syndicat entraine une surveillance des conditions de travail, de l'application du droit, et du partage des richesses et les patrons peu scrupuleux, encore nombreux en France, y sont opposés ! !.... J'ai personnellement vécu cette misère : Dans certaine entreprise, la question est tellement tabou, que moins de six mois aprés adhésion, il m'est arrivé d'être licencié pour ce seul fait ( évidemment sous divers prétextes fallacieux ) ! Scandale ! ....
Si bien que les salariés hésitent, sans l'avouer, à montrer une quelconque position contradictoire ....
Par ailleurs, il faut bien reconnaître qu'il se creuse un décalage anormal, signe d'une hypocrisie, entre le droit et la réalité du monde du travail : Dans un contexte libéral, mondialiste, appliquer le droit et l'ensemble des paramètres sociaux ou fiscaux s'avère une gageure impossible ! Complétement irréaliste ! Ce décalage à été organisé pour mettre en péril les acquis sociaux qui sont un frein à la compétition capitaliste mondiale voulue par les géants de l'industrie et des matières premières ( dont les régles d'attributions et de décision échappent aux citoyens ) siégeant dans tous les pays du monde - Les termes de cette compétititon mondiale doivent être revus ainsi que les modes de financement des systèmes de protection sociaux - Ce changement obligerait à revoir le système monétaire bancaire comme celui de la hiérarchie au sein de lchaque société : Les monarques s'y opposent et cela explique la cristallisation des positions ... qui est centrée et renvoyée en placébo ou dérivatif sur les dogmes subalternes : Le débat est placé en bas, à votre niveau ou rien n'est possible pour camoufler les enjeux venant d'en haut ! CHUT ! Je vous ai rien dit.... - Les deux languages ( économique et sociaux ) sont intrinséquement incompatibles - Cette redéfinition impose une refonte complète des concepts économiques, politiques et sociaux - Refonte impossble avec l'inertie de cette compétition dont vous n'avez aucun intérêt, petit citoyen - Il n'y a pas de solution viable ni de volonté de mettre en route une recherche pertinente et contradictoire sur ces sujets : J'enveux pour preuve l'absence de dialogue contradictoire et l'absence d'une institution globale de débat, d'échange d'idée - J'exagère ? Vous n'êtes pas chiche de tenter de le mettre en oeuvre par l'intermédiaire associatif ! ? ( pour les volontaires - CF rubrique "Collectif Citoyen Universel" ) - Je suis pessimiste sur la sortie de crise si ce n'est par la remise à zéro aprés la chute complète  et recherchée du système - Il n'est donc que trois manières de sortir de cet enjeu mondialiste : Le nivellement par le bas avec la disparition des systèmes sociaux financés par répartition,..... 2 - La création de normes sociales minima mondiales ( nivellement par le haut ) ... 3 -ou le changement au niveau mondial des régles du système fiscal, industriel et financier pour enfin passer à un niveau de civilisation supérieur ou la monnaie est scindé en différentes fonctions spécifiques, vidée du concept domanial ... ( ... qui impose de revoir l'ensemble des dogmes financiers et politiques : Perte de pouvoir des dirigeants de l'oligarchie subtile en place au niveau mondial  - gare à vous car les derniers candidats ont ainsi vu naître deux guerres mondiales qui ont permis aux monarques de reprendre le contrôle - PFFFF ! J'deconne !...  ) -  ... OUF ! Voilà ! Cela fait du bien - Mes excuses à ceux qui croyaient être libre au regard de leur droit de vote quinquennal, de leur liberté de consommer ou de créer une petite entreprise -
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.Revenons sur la question syndicale -
........................    Le système syndical est dépassé par une pratique qui le fourvoie en travers pernicieux : Les centrales sont quasiment devenues des entreprises. Des organes lucratifs qui gérent des budgets, des C-E ou autres organes budgétaires paritaires, des délégués et autres élus, des échéances administratives, des personnels permanents de gestion avec des bureaux dont la taille peut faire pâlir certaines administration, formulent des ententes et passent des contrats avec différents partenaires sur le moyen terme, livrent cabales et autres stratégies électorales afin de grignoter modestement les effectifs adhérents des autres syndicats - Bref : Le syndicat s'est progressivement encombré d'une logistique matérielle et procédurale qui l'oblige comme un salarié affublé de crédits et de vices, à l'instar d'une multinationale criblée de dette. Les syndicats défendent en réalité aujourd'hui plus le partage des effectifs ( cartes adhérents ) et des parts de pouvoir ( gestion des comptes de CE, crédits formation- budget de mandat,...) du monde ouvrier que l'avenir des ouvriers eux-même. De tels paramètres obligent les centrales à l'efficacité au delà de leur mission première et l'entité de défense se transforme alors en organe pyramidale comparable à l'ennemi à combattre. Exactement tout ce qui ne faut pas faire si l'on ne veut pas tomber en servitude dans les griffes de l'autorité qui manie à la perfection les registres de cette compétition.
 
..........................       En fait, d'un point de vue voisin concernant le mode l'action syndical, si je voulais vous mener à l'inefficacité ou à l'échec dans le cadre d'une action d'opposition ou revendicative, je n'aurai pas mieux fait que de vous définir de tels paramètres d'expression menant à l'approximation. Ainsi, le mécanisme institutionnel, fondé sur le pricipe de liberté, engendrant la division du mouvement ouvrier, la sectorisation des textes législatifs et des conventions par catégories ou par professions, associé à celui du choix structurel du modèle syndical tel qu'il se pratique en Europe engendre un phénomène de division qui rend son action peu éfficace à l'échelle de la société. Ses victoires ne peuvent être que de courte portée car son modèle d'action, sa définition, ses compétences et ses structures sont inadaptées à une lutte d'ensemble menant à la réussite. Voilà en ces termes énuméré un aspect méthodologique intéressant de notre fameuse technique subtile exposé dans mon article sur les stratégies complexes ( SSPF). << On peut donc se plaindre, .... mais faut le dire gentiment >> disait un certain Coluche. Les syndicats, dans leur dimension revendicative sur le partage des richesses, semblent donc réduits aujourd'hui, en raison de leur faible mobilisation et de la division du mouvement revendicatif, à devenir un nouveau genre d'entreprise culturelle dont les clients seraient les cotisants, s'intégrant dans le tissu économique et organisant des promenades stériles sur les grands boulevards populaires des mégapoles surpeuplés pour quelques démonstrations de force symbolique, à défaut de géner ni d'exercer aucune pression sur les vrais décideurs et profiteurs du système en paralysant la majorité des centres névralgiques du pays. Les travailleurs ont perdu conscience de l'importance de la mobilisation et la nécessité d'adapter sans cesse la ligne d'action du mouvement citoyen aux parades de l'entité de pouvoir. Selon cette ligne déductive, notre illustre auteur comique avait raison de dire  << Le capitalisme, c'est l'exploitation de l'homme par l'homme .... le syndicalisme c'est le contraire >> . Comprenez que le syndicalisme, par dérive, "corruption" parfois ou inadaptation de ses mécanismes est peut-être tombé dans les mêmes travers que le système qu'il se devait de combattre.
 
Le modèle d'action du syndicat, dans sa dimension spatiale et sectorielle me semblent donc être une considération à revoir au regard de l'idée ou de l'image symbolique que s'en fait le citoyen lambda. Cette action ne peut plus être d'aucune efficacité.
Qui plus est, la logique sectorielle et groupusculaire de l'action syndicale se dote d'un point faible supplémentaire qui n'est pas des moindres : Le Moyen d'action principal et vecteur de force de la lutte syndicale se manifeste sous la forme d'un arrêt du travail ( notion de grêve ) dans le but de faire pression sur l'employeur . Il s'avère que les adhérents du syndicat, travailleurs pénitents, en réalité ensérré dans la gangue du système matériel et financier capitaliste qu'il respectent tendrement, quand bien même réunis sous forme d'association pour fédérer leur maigres moyens, ne peuvent assumer et tenir le blocus nécessaire sur une période assez longue pour obliger l'oppresseur. Rares sont les conflits qui durent plus d'un mois, la plupart s'épuisent aujourd'hui au bout de quelques jours .... et la "crise" ( qui n'est autre chose qu' un bouleversement de l'équilibre des forces en faveur du patronat ) n'arrange pas les choses : Les crédits à la consommation ou immobilier facilement accordés, la dévaluation des salaires organisé par la mise en compétition des travailleurs, la division des statuts, la création d'échelons hiérarchiques multiples, la compétition internationale et la précarité textuelle concédée par les travailleurs représentent des techniques efficaces menant à la division des masses laborieuses - Le mal est fait ! Plus personnes ne peut tenir un mouvement de grêve digne de ce nom - Un foyer sur deux est tenu par les dettes, crédits ou simplement le paiement d'un loyer devenu prohibitif - La stratégie de défense commence par le démentellement de ces chaînes : Le crédit peut s'avérer être une véritable stratégie de dépendance et de corruption - La fragilité des revenus à eu raison de la belle union conquise au fil du temps : Il faut repartir a zéro - Il ne fallut que quelques décennies pour les adversaires industriels de comprendre la parade  se traduisant sous la forme d'une gestion des stocks et d'une diversification des approvisionnements. La logique syndicaliste souffre en conséquence d'une tare rédhibitoire et il ne faut pas s'étonner que de réforme en limitation de ce droit progressive, les patrons finissent par ne plus craindre nullement ce modèle de contestation. Notez bien que je ne cherche pas à en condamner le bien fondé, car à défaut de mieux, il reste le seul et dernier vecteur de progrés afin d'équilibrer les forces sociales, mais il s'agirait plutôt de comprendre et expliquer les facteurs de son échec pour modifier en profondeur les tenants de notre système institutionnel de contre pouvoir : Ses paramètres d'action sont tenus à l'échec à défaut de correspondre à la réalité du système. 
Le blocage du site de prodction ne peut plus satisfaire à lui seul la cause du prolétariat : La grêve ne régle pas tout !!!... Il s'agit d'une tromperie pour mettre en échec la cause ouvrière. Ce procédé ne vaut que pour rétablir un équilibre dans le partage des richesses lors des phases de démarrage. Au sein d'une société évoluée, nous devons réfléchir de manière collective à la création d'un modèle économique alternatif à l'économie capitaliste débridée. Les institutions nécessaires à cette réflexion collective font défaut : Cette carence coupable, volontaire est entretenue . En laissant stérilement les ouvriers se détruire dans un mouvement d'opposition frontal, le patronat se donne la certitude d'en reprendre le contrôle aprés une sévére confrontation à la réalité du marché dont les mécanismes se chargent d'annuler les effets. Le collectif citoyen doit théoriquement mettre en oeuvre un dialogue, une réflexion globale et sociétale pour stimuler l'imaginaire fécond de notre esprit créatif. Que les maîtres se consolent - Le système capitaliste dispose de ses qualités et il n'est pas question de le faire totalement disparaître mais probablement d'en limiter l'exercice et les conditions à des épisodes ou des lieux spécifiques..
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Mais il y est un autre probléme bien plus préoccupant qui puisse mener, selon mon humble avis de citoyen inculte, l'action syndicale dans l'impasse. Il s'agit de ...
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..................................  http://collectif.pcf17.pagesperso-orange.fr/an08/Publication/CIA_ar.htm
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Quand la CIA finançait ses alliés anti-communistes FO, la SFIO et les pro-européens
 dans les années d’après guerre
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L’ingérence de la Central Intelligence Agency dans les affaires françaises depuis 60 ans est méconnue. Le livre du journaliste Frédéric Charpier "La CIA en France" (Le Seuil) lève un coin du voile…..

La Central Intelligence Agency, la principale agence de renseignements américaine, traîne une réputation sulfureuse. Et c’est souvent justifié. Depuis sa création dans le contexte de la guerre froide en 1947, elle n’a cessé d’espionner et d’intervenir, au nom des intérêts américains, aux quatre coins du monde. En France, ses ingérences sont encore méconnues. Et c’est bien le mérite du journaliste Frédéric Charpier de nous en dévoiler certains volets, dans un livre-enquête « La CIA en France, 60 ans d’ingérence dans les affaires françaises, (Le Seuil, sortie le 10 janvier) fourmillant de détails et de personnages parfois aussi inquiétants que pittoresques.

Hommes politiques, patrons, syndicalistes, intellectuels, journalistes : il est peu de milieux que les agents de la CIA en France n’aient tenté d’approcher, d’infiltrer, d’influencer de manière directe ou indirecte. Au nom de la lutte contre le communisme, ennemi suprême, les espions se sont mêlés de beaucoup de choses, souvent à tort et à travers, allant jusqu’à établir des plans secrets (le «  Plan Cloven ») avec le gouvernement français en 1952 pour tenter de « liquider » le Parti communiste français.

Sans être toujours décisive, « l’ingérence » de la CIA a pu semer le trouble, déstabiliser des personnes, influencer des stratégies, financer des amis, mener une guerre clandestine, autant psychologique que politique. Le livre de Frédéric Charpier raconte quelques-unes de ces opérations clandestines, principalement celles des années d’après-guerre jusqu’aux années 70. Avec quelques jolis épisodes que vous dévoile Bakchich, en exclusivité et en plusieurs épisodes.

Un joli coup de coupe à Force ouvrière

1947. La Guerre froide bat son plein. L’URSS veut pousser ses pions en Europe, notamment en France et en Italie, où les partis communistes disposent de bases électorales et syndicales solides. Créée sur instruction du président américain Truman, la CIA entend bien contrer cette offensive. Elle envoie pour cela à Paris l’un de ses agents d’influence les plus actifs, Irving Brown, nommé officiellement délégué général pour l’Europe du puissant syndicat américain AFL (American federation of labor). C’est lui qui se charge de soutenir la scission du syndicat ouvrier CGT, dominé par les communistes, pour créer Force ouvrière (FO).

« Depuis 1946, Brown intrigue et manœuvre pour rompre l’hégémonie communiste à la direction de la CGT. Dans ce but, il appuie la fraction Force ouvrière qui s’est constituée depuis 1944, dirigée par Léon Jouhaux et surtout Robert Bothereau, un militant syndicaliste aguerri qui, depuis le 27 août 1944, siège au bureau et au secrétariat général de la CGT, réinstallée dans ses locaux historiques de la rue Lafayette. Divisée avant la guerre, la CGT s’est réunifiée lors d’une réunion clandestine qui s’est déroulée au Perreux en 1943.

Or, les anciens clivages sont toujours vivaces. Beaucoup de militants n’ont jamais admis cette réunification. Depuis décembre 1944, Robert Bothereau encadre une fraction anticommuniste regroupée autour d’un journal intitulé Résistance ouvrière, et, en septembre 1946, il suscite des groupe baptisés « les amis de FO », qui formeront bientôt Force ouvrière.

Car la scission est en route. Officiellement, Robert Bothereau défend une stratégie de reconquête de la CGT. Mais les chances que ses amis et lui puissent prendre le contrôle de l’appareil dirigeant, où ils restent minoritaires, sont minces. Officieusement, le but poursuivi est plus réaliste : entraîner dans une scission le plus grand nombre de militants de la CGT, objectif atteint à la fin de 1947.

La conférence nationale des Amis de FO se prononce le 18 décembre pour la création d’une nouvelle centrale. Bothereau remet sa démission du secrétariat confédéral de la CGT le 29 décembre 1947. Tout au long de la crise, il a chroniqué l’événement dans la rubrique « Le drame confédéral » de Force ouvrière. Il y passe sous silence le soutien logistique et financier que les scissionistes ont reçu d’Irving Brown, mais aussi du puissant syndicat allemand DGB et des trade-unions britanniques qui servent de relais à l’AFL (…)"

En 1949, la CIA intervient dans la foulée, via l’AFL et l’une de ses branches étrangères, le Free Trade Union Committee (FTUC) dirigée par un agent de la CIA, Jay Lovestone, et son ami Irving Brown, pour diviser la Fédération syndicale mondiale. L’AFL et le FTUC envoient régulièrement de l’argent à Force ouvrière, qui peine à boucler ses fins de mois, comme le prouvent les documents inédits que Bakchich a exhumé de ses cartons, évoquant des versements de 25 000 dollars à FO et des soutiens financiers à certaines fédérations (voir doc joints). Or l’argent de l’AFL et du FTUC provient notamment des officines de la CIA et des crédits détournés du plan Marshall, qui aident à la reconstruction de l’Europe.

"De 1948, les fonds du plan Marshall alimentent aussi le FTUC, qui peut compter sur au moins 5% des 13 milliards de dollars destinés à l’Europe occidentale. En fait bien davantage, puisque ce sont 800 millions de dollars qui seront finalement attribués aux opérations de l’AFL à travers le monde. Ces largesses s’expliquent par les relations amicales qu’entretiennent à Paris, Irving Brown et Averell Harriman, le responsable du plan Marshall, dont les bureaux, d’abord installés dans l’hôtel de Talleyrand place de la Concorde, non loin de l’ambassade américaine, émigreront dans un appartement plus discret de la rue Barbet-de-Jouy, dans le VIIème arrondissement (…)

Lorsque la manne du plan Marshall se tarit, en 1951, la CIA prend le relais : sa division des organisations internationales subventionne les activités clandestines de l’AFL, comme le révélera publiquement Thomas Braden, qui a tenu les cordons de la bourse pendant quelques années (…)

Braden a fait l’aveu de ces financements non pour les critiquer, mais pour en faire l’éloge. De 1951 à 1954, sa division a versé à Lovestone et Brown 1 million de dollars par an, et même 1 600 000 dollars en 1954. Ces fonds étaient destinés à Force ouvrière, mais aussi aux syndicats italiens, aux dockers de Marseille et d’autres ports méditerranéens et à d’autres opérations à caractère syndical. Œcuménique, Braden a reconnu avoir fourni des fonds à la CFTC (Confédération française des travailleurs chrétiens) et en a même précisé le cheminement. »

Des fonds secrets pour la presse socialiste

Durant la même période, la CIA n’hésite pas à soutenir, outre les syndicats « réformateurs », les partis politiques capables de barrer la route au communisme. Parmi eux, figurent, à leur yeux, les socialistes français de la SFIO (ancêtre de l’actuel Parti socialiste, né en 1971) qui se débattent, eux aussi, dans de sombres difficultés financières, notamment pour éditer leurs journaux. Heureusement, ses dirigeants, dont Léon Blum, savent frapper aux portes de la CIA, ou plus exactement de ses guichets que sont, via l’OPC (une antenne du Département d’Etat), le syndicat FTUC et l’ILGWU, un syndicat américain dirigé par David Dubinsky, proche de la centrale de renseignements.

« Depuis la Libération, certains journaux français ne survivent que grâce aux subsides du plan Marshall. En particulier ceux du groupe de presse socialiste de la SFIO. Le FTUC, dont l’OPC est un des bailleurs de fonds, a versé 20 000 dollars, puis 15 000 supplémentaires. Ces aides remplissent les caisses vides et permettent de faire face aux échéances critiques, sans néanmoins apporter un remède au mal chronique dont souffre la presse socialiste.

Le 16 juin 1948, Léon Blum appelle de nouveau à la rescousse le président de l’ILGWU, David Dubinsky, et l’informe que sans aide urgente, Le Populaire risque d’affronter une tempête qui pourrait lui être fatale. La même année, Léon Blum tente d’obtenir de Dubinsky qu’il finance en remplacement du Populaire un nouveau quotidien socialiste. Le projet n’aura aucune suite. Dans les années d’après-guerre, hormis les fonds secrets gouvernementaux, d’ailleurs le plus souvent d’origine américaine, David Dubinsky et son syndicat ont été une source régulière de financement pour le quotidien de la SFIO. Sans doute ont-ils sauvé la presse socialiste française du naufrage. »

Un appui direct aux mouvements pro-européens

La CIA multiplie les contacts avec les milieux intellectuels, soutenant des revues, des journaux, des agences de presse, de symposiums, des rencontres, des congrès où l’on croise notamment le sociologue Raymond Aron. Elle soutient surtout les mouvements politiques pro-européens, où officient des leaders tels que l’ancien résistant Henri Frenay, le futur père de l’Europe Jean Monnet, ou le jeune ministre François Mitterrand.

« A l’échelon politique, Washington appuie et finance donc les courants de pensée proeuropéens, alors représentés par les fédéralistes et les partisans d’une union européenne. Il s’agit en fait de donner une substance politique à l’esprit de reconquête, de consolider le bloc occidental qui, en cas de conflit, sera naturellement en première ligne (…) En novembre 1947, se crée un comité de coordination qui rassemble l’UEF (Union européenne des fédéralistes (présidée par Henri Frenay), l’United Europe Movement de Winston Churchill, le Mouvement pour les Etats-Unis socialistes d’Europe de Jean Monnet et les Nouvelles équipes internationales.

Du 7 au 10 mai 1948, le Comité international de coordination organise à La Haye un congrès international, sous la présidence d’honneur de Winston Churchill et en présence des souverains des Pays-Bas. Trois ans seulement après l’armistice en Europe, ce congrès marque la naissance du Mouvement européen, qui n’existera officiellement que le 5 janvier 1949, à la suite d’une réunion solennelle qui se tiendra à New York sous les auspices de la fondation Woodrow Wilson, du nom de l’ancien président des Etats-Unis.

Présidées par l’Anglais Enthony Eden et le Hollandais Paul Van Zeeland, les séances plénières (du congrès de mai 1948) se déroulent dans un ancien relais de chasse, laRidderzaal, dite salle des chevaliers du château de La Haye. Dix-sept pays sont représentés, dont la France, la Grande-Bretagne, la Belgique, les Pays-bas, l’Italie et l’Allemagne, les même qui vont en 1949 créer l’OTAN et signer le Pacte atlantique.

Près d’un millier de délégués sont présents, dont douze anciens premiers ministres (parmi eux les Français Paul Ramadier et Paul Reynaud), de nombreux ministres et parlementaires (dont François Mitterrand), ainsi que des intellectuels qui, pour la plupart, participeront l’année suivante à la fondation du Congrès pour la liberté et la culture. (…)

Quelques fonds du plan Marshall ont servi à l’organisation du congrès de la Haye, couvrant les frais d’hébergement des 750 participants. Mais s’il veut s’inscrire dans la durée , le Mouvement européen a besoin d’aides financières importantes, régulières et d’un camouflage approprié pour ses canaux de financement.

Ainsi apparaît en 1949 le Comité américain pour l’Europe unie (CAEU). Son staff dirigeant comprend notamment plusieurs anciens pontes du renseignement comme William Donovan (ex-patron de l’OSS, ancêtre de la CIA) qui en est le président, et sn vice-président Allen Dulles, directeur des plans à la CIA (…)

A partir du printemps 1949, la machine se met en place. Les subventions pleuvent sur les mouvements pro-européens. Le Comité et la CIA, son principal bailleurs de fonds, débloquent une première tranche d’u peu moins de 14 millions de francs, qui permet de financer les premières réunions du Conseil de l’Europe de Strasbourg. Peu à peu et par le biais de circuits financiers labyrinthiques, les pro-européens empochent entre 1949 et 1951 l’équivalent de 5 millions d’euros. »

V. Nouzille

....................... Fin extrait
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3 ème erreurL'inadaptation de l'action revendicative (syndicale) relative aux salaires par rapport aux registres mécaniques, fonctionnels et instituionnels de l'économie réelle - Le syndicat n'a pas pour but de changer les régles du système capitaliste responsable de la misère des classes laborieuses - Son action institutionnelle, vous le vérifierez, est spontané et à court terme sur des revendications salariales modestes -
 
En effet, nous voudrions tous bénéficier d'un salaire mirobolant et dans tous les cas supérieur à celui voulu par les mécanismes naturels de répartition classique dans le cadre de l'économie de marché ! Cela est-il possible dans une économie capitaliste ? Le syndicat peut-il réellement m'y aider ? Je ne suis pas un expert en économie mais un peu de lucidité doit me permettre d'apporter des réponses à cette question ... et ces objections me semblent malheureusement décevantes sur le registre syndical. ( ... Cela ne veut pas dire qu'il faille baisser les bras et tomber dans la coopération passive,... mais plutôt de continuer à se mobiliser et chercher de nouvelles méthodes d'action plus conformes au principes de réalité ... notammant dans les registres du "collectif citoyen" dont je défend modestement la cause ) . Quelle est donc la problématique ? Pour mieux comprendre, nous devons dans un premier temps expliquer quelques notions empiriques sur le sujet de la répartition des richesses et concernant les mécanismes en vigueur dans une économie de marché : ( ...extrait article tiers ... )
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Une étude de l'UNU-WIDER, institut mondial de lUNU pour la recherche sur l’économie du développement (dépendant de l'ONU ), datant de 2008, signale un écart gigantesque en ce qui concerne la répartition de la richesse mondiale, puisque :
  • 2 % de l'humanité détient 50 % du patrimoine des ménages,
  • 50 % de l'humanité détient 1 % du patrimoine des ménages
 Les niveaux de répartition:

On constate qu’il existe deux niveaux dans la répartition du revenu national :

– 1° niveau : répartition de la production.
– 2e niveau : prélèvements obligatoires par l’état sur les revenus primaires et redistribution.

* Au 1° niveau, c’est-à-dire celui de la répartition de la production, on parle de répartition « fonctionnelle ».Tous les agents économiques qui participent à production perçoivent une rémunération — les prêteurs de capitaux perçoivent un intérêt (banques et organismes financiers), les apporteurs de capitaux perçoivent un dividende (actionnaires ou détenteurs de parts sociales), les salariés perçoivent un salaire, etc…. La production est donc directement à la source du revenu dit « primaire ». Le revenu primaire correspondant au revenu directement issu de la production.

* Au 2e niveau, l’état et les collectivités territoriales procèdent à des prélèvements obligatoires sur ce revenu primaire et les redistribuent ensuite sous forme de revenus de transfert pour corriger les inégalités. Les prélèvements obligatoires sont constitués des cotisations sociales et des impôts (impôt sur le revenu des personnes physiques, impôt sur les sociétés, impôts locaux tels que taxe d’habitation, taxe foncière, etc.). 
La redistribution s’effectue sous forme de revenus de transfert — il s’agit par exemple des indemnités de maladie, de chômage, du RMI, des prestations sociales et des services gratuits que l’état peut fournir.

Si l’on ajoute au revenu primaire les revenus de transfert et que l’on retranche les prélèvements obligatoires, on obtient donc le revenu disponible.
Le revenu disponible se repartira ensuite en consommation et en épargne.

 Les différents types de revenus

1 – Les revenus d’activité

- les salaires constituent les revenus primaires principaux car près de 3/4 des travailleurs sont salariés En théorie le salaire est fixé sur le marché du travail en fonction de l’offre et de la demande de travail mais en réalité, les salaires dépendent en grande partie des rapports de force entre partenaires sociaux ainsi que de la croissance économique.
Pour les fonctionnaires on parle de traitement et non de salaire.

- Autres revenus du travail :
Les travaileurs indépendants ne perçoivent pas de salaire mais des bénéfices ( artisans et commerçants) ou des honoraires ( professions libérales telles que médecin, avocat, architecte, etc..)

2 – Les revenus du capital

 » Les revenus du capital sont, pour leur part, liés à la détention d’un actif. C’est pourquoi on les appelle aussi « revenus de la propriété ». Dividendes de l’actionnaire, coupons du détenteur d’obligations, intérêts touchés sur l’épargne sont des exemples de ce type de revenu. Les revenus du capital sont, pour leur part, liés à la détention d’un actif. C’est pourquoi on les appelle aussi « revenus de la propriété Dividendes de l’actionnaire, coupons du détenteur d’obligations, intérêts touchés sur l’épargne sont des exemples de ce type de revenu. » Aucunement liés au travail fourni par leur détenteur, ils sont de deux ordres : il y a les revenus immobiliers ou fonciers, que l’on perçoit lorsque l’on loue un bien immobilier (appartement, boutique, maison, etc.), et les revenus mobiliers, représentatifs de titres financiers (actions, obligations, etc.)
».
 Nathan technique

III : Les inégalités

Pour en savoir plus : Consultez le site de l’observatoire des inégalités

Exemple  :
La part des revenus captée par les 1 % les plus riches a nettement baissé pendant les Trente Glorieuses (1945-75). Depuis, le phénomène s’inverse

inegalites

Source : Moyenne mobile sur les données d’Anthony Atkinson, Thomas Piketty et Emmanuel Saez « Top Incomes in the Long Run of History » Oxford University Press, Avril 2009

La mesure des inégalités – Le coefficient de Gini :

 Le coefficient de Gini, inventé par le statisticien italien Corado Gini, est un chiffre entre zéro et un qui mesure le degré d’inégalité dans la distribution des revenus dans une société donnée. Le coefficient enregistrerait zéro (0,0= inégalité minimale) pour une société dans laquelle chaque membre recevrait exactement le même revenu et il enregistrerait un coefficient de un (1,0= inégalité maximale) si un membre recevait tous les revenus et les autres rien.

Ex : coefficients de Gini en Europe >>

Les pays les plus égalitaires ont un coefficient  variant entre 0,2 et 0,3, les plus inégalitaires autour de 0,6. Le seuil d’alerte se situe à 0,4.
– Les pays les plus égalitaires sont majoritairement les pays nordiques et de l’Europe de l’est : Hongrie, Slovaquie, Slovénie, Bosnie, Bulgarie, Kazakhstan, Kirghizistan, Ukraine, Tchéquie, mais aussi la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark.
– Les plus inégalitaires en revanche sont les pays en voie développement, en Afrique et en Amérique du sud : Brésil, Bolivie, Bostwana, Gabon, Swaziland, Afrique du Sud, Panama, Liban, Honduras.

 Durant ces 30 dernières années la croissance a été très lente et le pouvoir d’achat n’a que faiblement augmenté. La crise économique des années 70 et lacrise actuelle ont  accentué les inégalités mais tout le monde n’en a pas subi les conséquences de la même façon.

D’une manière générale, la situation concernant les inégalités peut être résumée de la manière suivante :

– Ce sont les cadres, les ouvriers et les jeunes qui sont les plus touchés.

En effet, les cadres et les ouvriers ont dû réduire leurs prétentions salariales pour retrouver des emplois à un niveau de rémunération souvent très inférieur à l’ancien.

Quant aux jeunes, ils ont dû accepter des salaires d’entrée dans le monde du travail de plus en plus bas. Par exemple,  les jeunes entre 25 et 30 ans ne touchent en moyenne que 70 % du salaire des quadragénaires contre 80 % pendant les 30 glorieuses –  il est clair que les salaires ont eu tendance à stagner et les revenus du capital ont très fortement progressé.
Les salaires n’ont progressé que de 15 % environ en 10 ans (décennies des années 90)et stagnent relativement depuis  alors que les revenus du capital (profits et revenus de la propriété) ont progressé de plus de 90 % pendant la même période et progressent actuellement.

On constate donc que les stratégies mises en oeuvre par les entreprises (dans le souci de mieux lutter contre un avenir incertain et dans le souci
de faire face à l’exacerbation de la concurrence internationale) ont entraîné des gains de productivité importants qui ont eu pour effet de modifier le partage de la valeur ajoutée dans le sens d’une augmentation de la part des profits au détriment des salaires. De ce point de vue, on peut dire que les 2 dernières décennies   ont  été celles du capital et non du travail.

........... ces premiers éléments doivent être complétés par les suivants issus d'un extrait internet d'un cours de Mr fabrice.rochelandet ( Répartition des richesses en économies de marché )

... Dans l’analyse de Smith, la détermination de la valeur d’échange suppose la détermination préalable de ses parties constituantes, donc du même coup, du taux naturel des revenus. Rente, profit, salaire sont les 3 parties constituantes du prix et se distribuent de façon naturelle
entre les individus comme les 3 sources de revenus. Chacune de ces rémunérations comporteun taux naturel et un taux de marché.
La première forme de revenu : le salaire
Le salaire est le prix du travail. Comme toutes les marchandises, il a un prix naturel et un prix
courant. Concernant tout d’abord le salaire courant. Sa détermination se fait par conventions (contrats) entre ouvriers et « maîtres » (les industriels) qui ont des intérêt divergents. Ce qui semble évident, puisque les premiers veulent le salaire le plus élevé possible, les seconds veulent
minimiser la masse salariale pour obtenir le plus de profit possible. Mais selon Smith, la détermination des salaires se fait selon un rapport de force qui le plus souvent est favorable aux entrepreneurs, car :
2 · les entrepreneurs peuvent survivre quelque temps sans les ouvriers grace aux stoks:... les ouvriers non, ils n'ont pas de réserve. Les travailleurs n'ont pas les réserves nécessaires pour soutenir une lutte prolongée avec les employeurs.
· les détenteurs de capitaux sont moins nombreux et peuvent donc se concerter et ce d'autant plus que la loi interdit à l'époque les coalitions ouvrières. Dans son chapitre sur les salaires, Smith analyse notamment la façon dont les maîtres s’entendent de façon permanente pour imposer aux ouvriers à qui la coalition est interdite les conditions de travail les plus dures et les salaires les plus faibles. Il insiste sur les luttes
violentes entre ces deux catégories. Ce salaire courant est compris entre deux limites.
· La limite inférieure du salaire
Quoique les maîtres aient presque toujours l'avantage dans leurs querelles avec les ouvriers, il existe un certain taux minimum en dessous duquel ils ne peuvent pas réduire les salaires. Smith adopte le point de vue courant de son époque : le salaire
minimum correspond à ce qui est nécessaire pour que l'ouvrier puisse assurer sa
subsistance. Le taux de salaire est la fraction du produit social destiné à l'entretien des travailleurs :
le prix du travail est réglé par la quantité de biens de subsistance correspondant à un
minimum nécessaire du pt de vue physiologique et social.
- minimum physiologique, il permet au salarié de subsister,
- minimum social, le salaire lui permet non seulement de subsister mais également d'élever sa famille de façon à ce que la classe ouvrière perdure. Ce n'est donc pas qu’un minimum physiologique car il varie dans le temps et l'espace. "Un homme reçoit le px naturel de son T quand ce px est suffisant pour le faire vivre pendant le temps du T, pour le rembourser des frais de son éducation et pour compenser les risques qu'il court de ne pas
vivre assez longtemps et de ne pas réussir dans son occupation." Le salaire minimum est donc la limite inférieure du salaire courant.
· La limite supérieure du salaire Il existe cependant des circonstances où les salaires peuvent être supérieur à ce taux minimum. Smith affirme par exemple qu'en Grande Bretagne, les salaires sont au dessus du niveau de subsistance lorsque la demande de travail excède l'offre Il admet que le salaire tend à augmenter quand la richesse nationale augmente, car la demande de travail augmente alors. En effet, en cas de rareté des bras (nombre de bras nécessaires à la production augmente), il y a concurrence entre les entrepreneurs, ce qui conduit à l'augmentation des salaires.
Mais cette évolution ne peut pas aller très loin, pour deux raisons :
3 . Une augmentation de salaires permet aux salariés de mieux nourrir et soigner leurs enfants et par conséquent, d'en élever un plus grand nombre.
Remarque : Apparaît une conception qui assimile le travailleur à un objet. o Surtout, la hausse des salaires diminue les profits, donc les quantités de capital, et donc la quantité de travailleurs à mettre en oeuvre l'année suivante : le salaire redescend à son taux naturel. On le voit bien ici, la limite supérieure du salaire dépend du niveau relatif de l'offre et de la demande de travail. Finalement, le taux de salaire naturel est égal au salaire de subsistance. En accord avec la théorie de la valeur, le salaire réel est fonction de la quantité de travail commandé (le salaire est la quantité de moyen de subsistance qu’il permet de commander). L’individu est traité comme une marchandise. Le salaire courant gravite alors autour de ce référentiel qu’est le taux de salaire naturel :
· Lorsque le salaire courant tombe en dessous de son niveau naturel, l’offre de travail diminue parce que les travailleurs n’ont plus les moyens d’assurer leur subsistance et celle de leur famille, ce qui entraîne une surmortalité et une émigration vers les pays où les salaires sont plus élevés, ou du moins permettent aux salariés et à leur famille de subsister.
· Dans le cas inverse, l’amélioration des conditions d’existence qui en résulte diminue la mortalité (en particulier infantile), ce qui accroît au bout d’un certains temps la quantité de main d’oeuvre offerte sur le marché. Remarque : Cette analyse sera reprise à la suite de Smith par Thomas Robert Malthus (Pasteur anglais, 1766-1834, Essai sur le principe de population, 1798). Il en tire des principes de politique économique : Il indique qu’il y a une opposition entre deux lois d’accroissement : d’un côté, les moyens de subsistances augmentent de manière arithmétique (progrès limités dans l’agriculture, 1,2,3,4,…) ; de l’autre la population augmente de manière géométrique (1,2,4,8,…). Par conséquent, la famine est inéluctable. La seule solution est de favoriser l'abstinence, le mariage tardif, et surtout, pas d’aide de l’Etat aux pauvres qui sont les responsables de leur propre malheur !

                                                 ......................    ( ... fin extrait - suite sur sîte ...)          .............................

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..................................................................... . Il vous faut désormais vous résoudre à lire les grands classiques de cette noble discipline enseignée à l'université et s'intitulant "économie politique" - macro & micro économie ). Êtes-vous choqués par la signification des derniers termes de mon extrait ( surlignés en gras )? Ils permettent néanmoins, peut-être, au travers de ces composantes de comprendre certains aspects de la politique des gouvernements libéraux en ces matières . Bref ! Ce n'est pas le sujet - Je voulais plutôt vous instruire sur le fait que le système capitaliste fonctionne et s'analyse dans l'esprit des auteurs de manière rigoureuse par l'intermédiaire d'un jeu complexe et croisé de régles ou mécanismes d'auto-régulation s'exercant sur le fondement de piliers matériels principaux qui sont l'Entreprise, le Marché, la Monnaie ( Lieu de création de richesse & plus value // confrontation OFFRE & DEMANDE  // son étalon de valeur permettant d'introduire la notion de prix ou valeur relative ).

Le salaire se détermine donc en fonction de deux paramètres fondamentaux déterminant son niveau, dont le premier est issu de termes économiques systèmiques puisqu'il peut s'analyser en terme de "prix" sujet à la notion d'Offre & Demande  ( domaine de l'Emploi : Le salaire est un coùt ) - Sujet faisant intervenir  la difficulté de composantes  intrinséques dans la détermination du prix de l'objet livré au commerce ( bien matériel ou service ), facteur soumis à la concurrence des marchés .... . Le second paramètre s'analysant en terme politique, se résumant en un rapport de force entre les différentes composantes sociales partageant le modèle économique considéré ( schéma de "création- répartition" des richesses ). C'est à ce niveau d'analyse que nous devons noter la difficulté du schéma syndical stricte à jouer son rôle d'influence sur le curseur de la répartition des richesses .

 .................  Il s'agit à cet instant et dans un second temps comprendre que l'économie s'analyse dans les mêmes termes qu'une discipline universitaire possèdant ses codes, fonctions mathématiques et ses auteurs classiques qui en expliquèrent les varibles matérielles permettant d'agir sur  ses mécanismes et ses intervenants par une politique d' intervention économique de l'état. Il n'y a pas de place au hasard dans la gestion des pans économiques d'une nation et les acteurs privés ou gouvernementaux connaissent bien les rouages de cette lourde machinerie. Le comportement mécanique de cette appareillage tend à s'inscrire strictement dans le cadre des régles naturelles régissant sa discipline à défaut de toutes les autres, si ce n'est de quelques incitations ( limitées ) concédées par la loi ( fisclaes & restrictions ). Le marché est uniquement géré, sa loi dictée par la confrontation de l'offre & la demande sur le marché ou dans les institutions spécialisées ( Bourses nationale et internationales ). Le rapport de force ne fait pas partie intégrante de ses mécanismes universitaires mathématiques, codifiés et ne se justifie au dessus de ces rouages systèmiques que si les composantes sociales en assument le maintien par la mobilisation, côté ouvrier, ou par la loi et autres cabales, du côté des tenants du système. Dés que l'une des forces faiblit, l'autre prend ou reprend le dessus . Constatez d'ailleurs que la période glorieuse attribuée au syndicalisme, qui n'en est en réalité que le cadre associatif formaté, déjà dévalué par les autorités, correspond strictement au mouvement de contestation massif spontané ( puis organisé) provoqué par un ras le bol des classes laborieuses à l'apogée du capitalisme, causant une première vague sans précédent de mobilisation,.... puis une seconde à l'aprés guerre (1945) grâce au soutien doctrinal, spirituel et matériel émanant de la constitution du bloc soviétique, seule alternative sérieuse au capitalisme auquel "l'inconscient collectif" attribue les fondements du conflit.

Mais l'autorité du "prince", pilotée ( dans le pire des cas intéressant la thèse syndicale ) par l'oligarchie capitaliste ( .. ..pardon pour les expressions, j'entre doucement dans la peau du révolutionnaire pour les besoins du sujet ! ...) su prendre le taureau par les cornes en divisant la classse ouvrière ( division en catégories verticales et horizontales ) et en éloignant provisoirement les paramètres et vecteurs de son emprise ( renforcement du dispositif "off-shore" concernant les sociétés commerciales - les structures administratives et politiques - Régionalisation -  & financières ) - délocalisation de l'économie -. Le temps, conforté par une vaste entreprise de "Division - diversion médiatique & désinformation", a eu progressivement raison de cette mobilisation. Le grand capitalisme ( "international": les grosses multinationales guidant le système et pour qui les régles du jeu sont formatées ) à su imposer sa volonté pour remettre en adéquation les régles sociales locales avec les impératifs industriels & financiers du système. Cette scène matérialise aujourd'hui, comme il fut un temps, fin du XVII° et à l'aube des grands conflits, rien d'autre que l'ensemble des règles de la nouvelle société féodale manufacturière d'échelle mondiale dans les domaines de la finance et de l'économie, mais seulement de dimension régionale pour les forces politiques ou revendicatives, ainsi divisées et rendues impuissantes,.... dont l'Europe économique scelle le retour. Ce fractionnement politique permettant de maintenir les forces de résistance en deçà d'une échelle d'opposition pertinente - Ainsi, le syndicat, formaté dans les paramètres actuels, correspond à ce morcellement et découpage des forces de résistance; le vouant par sa définition conceptuelle à l'échec . 

Cet empire industriel planétaire, livré à une compétition débridée se présente en quelque sorte sous la forme d'un vaste et global champ de bataille pris de convulsions passagères incarnant les lieux ou la déréglementation touchent les limites paroxystiques de son expression, explosant ponctuellement pour incarner les conflits modernes sous l'apparence d'une lutte économique, tantôt ethniques, politiques ou sociaux selon le niveau substitutif sur lequel l'autorité parviendra à focaliser et dévier l'attention : Signes fatidiques et expression sordide d'une guerre mondiale feutrée à laquelle se livrent les détenteurs princiers de l'empire matériel ainsi constitué. Guerre  (.... se jouant sur un terrain économique ; avec certes une conquête parfois usurpée du pouvoir par l'intermédiaire des "lobbies" les mieux placés, infiltrés par leurs représentants et défenseurs dans les assemblées parlementaires - Il s'agit ici d'une hypothèse, d'une perception personnelle ... mais certes partagée par les auteurs critiques. ) où les obus et missiles sont remplacés par l'injection de flux monétaires, les soldats étant remplacés par des ouvriers dont on déplace les cohortes indigentes vers les zones de "production-conflit" stratégiques favorables et dont les généraux, transformés en chef d'entreprise dictent leur loi à des lieutenants et vassaux, incarnés par les politiques. Jeux sordides où le petit rôle de sergent revient aux PME-PMI sous traitantes et au pouvoir executif assurant le glacis de "protection-justification" autour des géants.

Ce combat de titans échappe malheureusement à notre entendement citoyen classique et je vois bien que vous doutez ! .... cela serait trop imonde !..... si l'on pouvait nous mentir à ce point .... Si nous n'étions en effet que les maillons indifférents d'une machine productive infernale gouvernées par les petits princes privilégiés d'une époque féodale revisitée aux allures futuristes trompeuses. Allez ! C'était une blague ! je fabule certainement ... Je comprends votre incrédulité. Je vous propose donc d'oublier ces quelques considérations écoeurantes pour nous concentrer sur un fait qui ne vous échappe probablement pas : Il est un fait qu'en conséquence de cette lutte internationale se jouant sur les prix, les acteurs économiques tentent d'éroder le seul facteur malléable de l'équation économique intégrant les coùts de production: Le salaire -

....................   Notre préoccupation citoyenne se situe bien à ce niveau : La déréglementation de rigueur dans ce modèle économique débridé fait encourir le risque de voir les entrepreneurs, pour satisfaire au mieux les enjeux sordides de cette compétition, se reporter sur la variable la plus fragile et insensible de l'équation économique : Le salaire - Voilà toute l'ampleur et le niveau de notre problématique. In fine, l'analyse nous fait donc revenir sur cet élément de lutte dans la détermination du partage entre le chef d'entreprise et la masse salariale que forment ses collaborateurs subalternes. Le ratio de partage entre le profit et le salaire se détermine par un rapport de force. C'est la définition et l'analyse même qu'en font les économistes. Il n'existe pas d'autres éléments déterminants dans la définition du ratio de partage en dehors dudit rapport de force. D'ou ma dernière conclusion relative aux faiblesses de cette lutte formatée nommée lutte sociale ou lutte syndicale : 

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4 éme erreur :

Le syndicat, dans sa mission institutionnelle, n'a pas (plus?) pour mission la révolte de masse ni la refonte des concepts du système capitaliste : Son institution a (peut-être) été galvaudée par dérive progressive ...

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................. La mission statutaire du syndicat à pour objet la défense des intérêts des ouvriers, non de mettre en place un mécanisme de réflexion pour en changer ni de le détruire par la révolte ... Il faut en être conscient -

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......................... http://webetab.ac-bordeaux.fr/Etablissement/JMonnet/ses/entrp/html/syndic3/syndic3.htm 

· Syndicat groupement professionnel ayant pour objet la défense des intérêts matériels de ses membres. Il arrive aussi que l'on parle de syndicat bancaire pour désigner un regroupement de banques souscrivant chacune une certaine proportion d'un emprunt émis par une entreprise ou une organisation financière afin de le replacer auprès de ses propres clients. Un syndicat d'initiatives regroupe l'ensemble des organismes intéressés au développement du tourisme dans une commune ou un ensemble de communes.

Les syndicats ouvriers (en fait "de salariés") sont les plus connus, mais il existe des syndicats patronaux, d'autant plus efficaces que les cotisations sont élevées, et payées par les entreprises d'une même branche ou sous-branche professionnelle.

En France, les syndicats de salariés ne sont reconnus comme représentatifs que sous un certain nombre de conditions assez restrictives : notamment avoir recueilli un nombre de voix suffisant dans des élections professionnelles d'un ensemble d'entreprises. Les syndicats se fédèrent en unions locales et en fédérations professionnelles, le rassemblement des deux types de structures s'effectuant dans une confédération nationale. Il existe actuellement cinq confédérations syndicales nationales : la CFDT (confédération française démocratique du travail), la CFTC (confédération française des travailleurs chrétiens), la CFE-CGC (confédération française de l'encadrement -confédération générale des cadres), la CGT (confédération générale du travail), FO (confédération générale du travail -force ouvrière). Il existe en outre un certain nombre de syndicats autonomes, c'est-à-dire non confédérés : il peut s'agir de syndicats de branche (ex. : la FSU - fédération syndicale unitaire - dans l'enseignement) ou de syndicats d'entreprise (ex. : le syndicat des pilote navigants

d'Air France).

Source: Cédérom Alternative Economique

· Convention collective : texte régissant les relations de travail au sein d'une branche ou d'une partie d'une branche. La convention collective ne peut pas être moins favorable pour les salariés que le droit commun (droit du travail) ; en revanche, elle expose les avantages ou règles propres à la branche : congés, grille salariale, classement des qualifications, règles d'ancienneté, etc.

Une convention collective est généralement conclue pour une durée déterminée : trois ans en Allemagne et aux Etats-Unis, ce qui explique que, à l'approche de leur expiration, il n'est pas rare que les acteurs sociaux fassent étalage de leur détermination à obtenir telle ou telle modification. En France, au contraire, les conventions collectives ne sont pas conclues pour une durée déterminée, mais pour une durée indéterminée, avec des procédures de dénonciation lorsqu'une des deux parties souhaite y mettre fin. Négociée entre représentants patronaux et représentants syndicaux, la convention collective lie tous les salariés et tous les employeurs, à l'intérieur d'un certain champ (généralement la branche), même lorsque certains employeurs ou syndicats au sein de cette branche s'y opposeraient. C'est en ce sens qu'il s'agit d'une convention, non d'un contrat : elle lie même ceux qui ne l'ont pas signée. Le droit français prévoit qu'une convention collective peut être étendue d'autorité par le Ministre du travail à l'ensemble des entreprises d'une branche, lorsqu'elle a été conclue pour une fraction seulement de la branche. Le rôle des conventions collectives est essentiel : pour le patronat, parce qu'elles organisent des règles sociales communes à toutes les entreprises d'une même branche, ce qui empêche une concurrence "sauvage", à coup de "moins-disant social". Pour les salariés, parce qu'elles déterminent des classements hiérarchiques, des niveaux de qualification et d'ancienneté dont les salariés peuvent se prévaloir lorsqu'ils changent d'entreprise.

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.................................................................................................   En définitive, le syndicat n'appartient donc pas à la liste exhaustive des mécanismes conceptuels ou institutionnels reconnus pour la détermination des cycles et du fonctionnement de l'économie capitaliste. Le rapport de force ne s'intégre pas comme un facteur endogène ni mécanique de l'équation mathématique pour la détermination des prix ou des salaires . En tant que tel son action ne peut se comprendre ni s'analyser comme un élément disposant d'une intervention systèmatique. Il ne fait que gérer et encadrer ledit rapport de force humain, dans un processus formaté, raboté et progressivement détourné par les acteurs sociaux. Ce processus n'interfère nullement dans le schéma matériel mathématique ou fonctionnel de la machine économique et s'inscrit uniquement comme un élément sociologique contradictoire ajouté, un facteur humain antagoniste .... .

Rapport de force qui existe de manière endogène à toutes les sociétés humaines et de fait dans le système capitaliste entre les différents acteurs de la scène de l'entreprise. Ce facteur relationnel échappe encore à toute forme et tentative de rationalisation par un procédé dogmatique intrinsèque lié à la discipline ou théorie économique. Nos tentatives de rationnalisation par la loi sont de piètres interventions qui se bornent à inciter ou obliger par divers facteurs légaux exogénes ( impôt - régles de loi ). C'est là une raison fondamentale expliquant la fragilité, la réversibilité des acquis et les nombreux échecs des réformes que l'action syndicale intente sur le terrain juridique sans intercepter la réalité mécanique et matérielle du système, du processus et des rouages économiques. Là est son principale point faible : La loi du marché est quoi qu'il arrive plus forte et s'impose progressivement tôt ou tard à la régle légale - L'actualité, comme l'histoire, permettent de la constater.

L'institution de réflexion et de recherche pour pallier à ce défaut organique, conceptuel, n'existe simpement pas et son absence n'est pas en cours de discussion ni en voie de création - Cette lacune, au 21° siécle, est volontaire. On peut voir en le "Collectif Citoyen" l'institution relai et complémentaire aux institutions de dialogue.

Voici mon avis - Dans le meilleur des cas vous aurez compris que, s'inscrivant et s'exprimant dans un language conceptuel étranger à la discipline mathématique gérant ses principes et processus fonctionnels, la lutte syndicale n'est pas en mesure d'affecter durablement ni significativement le partage des richesses. C'est en raison de cette efficacité partielle que le syndicalisme est entré dans le panel des institutions légales.

Il n'a pas pour but une recherche conjointe et collective des institutions économiques du futur Lorsqu'elle à lieu, la contrainte née du rapport de force agit dans une limite élastique dérisoire sans radicalement bouleverser ni modifier le système social. Cette limite se situe autour d'un rattrapage du pouvoir d'achat sur la base de la perte annuelle ou cumulée engendrée par l'érosion monétaire, l'inflation, ...ou tous les autres facteurs économiques liés à l'expression dudit rapport de force. Ce constat vient à l'encontre de l'idée, l'image "révolutionnaire" véhiculant autour du syndicat dans la symbolique citoyenne : Le syndicat maintient la pression sur le patronat concernant le niveau du partage, encore que ce soit dans la limite précitée, mais ne propose ni la révolte ni un changement du modèle social - La conséquence de cette affirmation, corroborée par l'actualité et l'hitoire des luttes sociales, m'impose de vous annoncer que pour revoir le partage des pouvoirs et des richesses, il faut impérativement réviser les processus et les régles fonctionnelles de l'économie réelle : il faut revoir intégralement le système financier, monétaire et bancaire, le modèle et l'organisation des échanges comme celui des sites de production. De la même manière l'organisation politique afin de corriger et dynamiser le processus démocratique, devant être à l'origine et sous le contrôle in fine des citoyens, ainsi que celui concernant la création des normes et des principes fondamentaux - C'est le rôle théorique du "collectif citoyen universel" - Tout est lié ! Cela ne peut se faire sans une réflexion en profondeur et collective des concepts piliers de la société ... En effet, imaginez que les syndicats viennent à définir les termes d'un blocage général du pays pour faire plier les autorités capitalistes : Deux conséquences s'en suivront: Le blocage des initiatives, le ralentissement ou le blocage de l'économie, l'effondrement des systèmes et rouages sociaux, puis L'anarchie . A l'opposé, la continuité du système libéral tel qu'il se pratique, avec ses contradictions systèmiques et domaniales engendre la construction ( phase d'ascension & d'expansion éco ) et la deconstruction violente ( phase de saturation "éco" ou de paroxysme / choc culturel contradictoire ) des empires. L'histoire des peuples en atteste au delà de toutes les démonstrations. L'inaction est dans tous les cas dommageable. Il faut changer la dynamique institutionnel ( éco & politique ).

.... Je ne suis pas pessimiste ! Seulement réaliste -  Cela signifie donc à l'opposé qu'une mobilisation générale peut radicalement changer la "donne" pour rétablir l'équilibre sur le court terme (seulement) ...mais tout le problème est là ! L'actualité ou le passé récent indique une tendance contraire avec un retour des comportements égoïstes. Chacun peut analyser selon sa convenance l'origine de cette défection. Je prétend qu'il peut s'agir en partie d'une stratégie orchestrée de main de maître. Il suffit d'adhérer à un syndicat et d'entrer en lutte pour comprendre les méthodes feutrées du patronat : Grignotage, désinformation, déviation des buts,, division et corruption des élus . Nous le voyons clairement au sein de l'ensemble des grandes centrales ; Le syndicat, au lieu d'être un lieu de réflexion, de confédérer pour unifier les revendications, devient progressivement l'interlocuteur privilégié des petites demandes individuelles ou égoïstes - Essayez !....Il s'agit d'une déviation organisée et entretenue par le Prince ! .... Par contre dans son principe, l'association syndicale constitue même en définitive un élément perturbateur, un parasite ( ... dont se passent bien les chefs d'entreprise ) des rouages parfaitement rodés du système économique puisqu'elle doit agir au nom des travailleurs pour valoriser leurs positions et dépalcer vers l'ouvrier le curseur du partage des richesses. On comprend donc l'intérêt stratégique du patronat de maintenir sous contrôle les coalitions ctoyennes et le taux de mobilisation de cette instrument séditieux puisqu'il est le seul élément matériel d'interférence avec la réalité du rapport de force des composantes sociales : La mobilisation donne vie au syndicat et à la résistance tandis que son mépris par les classes ouvrières permet de totalement déjouer le peu d'efficacité qu'il peut avoir. L'actualité le démontre : Même l'action combinée des grandes centrales ne peut plus aujourd'hui faire reculer, ni vaciller les gouvernements qui s'abritent derrière le chantage de la nécéssité, d'un échelon légal international ( sous contrôle ) et une prétendue urgence, justifiant un recul sans précédent des droits citoyens.... au lieu de chercher une logique nouvelle qui relancera l'ensemble de la machine à la faveur de tous - Les pseudo réussites syndicales n'étant plus que des placébos sur des sujets annexes et dérisoires - Chantage à l'emploi, menace de délocalisation, baisse des salaires par le jeu de la concurrence, incapacité des syndicats à faire évoluer la condition ouvrière ou de faire bouger le prtage des richesses, licenciement sur demande, recul des droits sociaux et disparition progressive des caisses de solidarité ( retraite - sécu ) - Le syndicalisme est mort !... vive la république participative et le "collectif citoyen" qui doivent permettre d'organiser un dialogue et une réflexion globale en partant de "Zéro", de toutes les bases du sujet concernant la gestion des sociétés; biaisés depuis la nuit des temps - La méthode de corruption est aujourd'hui complexe en s'insérant dans tous les domaines .

Deux étapes sociales historiques graves se sont déroulées sans que les syndicats ne se soient dréssés et opposés globalement, fermement et surtout de manière significative : 

1 – La première est un tournant économique historique qui a consisté à délocaliser des pans entiers de l'industrie vers des pays à faible coût de main d'oeuvre ( Phénomène commencé en 1948 - Entrée en vigueur de l'Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce - http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/servlet/BMAnalyse?codeAnalyse=1544, … accéléré aprés la première crise pétrolière accompagnant le mouvement de décolonisation, ... et parachevé lors de la construction du marché commun Européen, prémisse de la mondialisation ). On peut dire que ce mutisme des organisations syndicales représentait une erreur historique car ce premier tournant préparait un chomage de masse en Europe. Ce virage annonçait par ailleurs, prétendument au nom de la liberté économique, que le patronat pouvait à l'avenir impunément et aux yeux de tous contourner les régles fiscales & de protection sociale mise en œuvre ici-bas par la lutte des masses laborieuses. Ne pouvait-on s'y opposer pour construire une globalisation, certes inévitable en raison de l'envolée démographique, mais tournée de prime abord vers la citoyenneté ?

2 – La seconde erreur historique consista en un silence fautif, en une passivité relative, lors de la construction Européenne – Il était bien connu et avéré que cette Europe en construction serait spécialisée sur des aspects économiques au détriment d'une construction politique et sociale préalable. Pourquoi ne pas avoir mis en place un vrai blocus syndical ( grêve générale ) à ce moment là, … dés Maastricht ! … Alors que les effets pervers futurs étaient bien signifiés par tous les spécialistes?

…......... Le cumul de ces facteurs et cadres juridiques contraignants obligent désormais les salariés à s'engager vers une régression sociale historique . Le syndicats n'ont pas su mener l'action de résistance en temps et en heure – Il est trop tard pour agir ponctuellement sur quelques lois, dites scélérates qui n'en sont que la conséquence - ( Loi travail ) - Il faut revenir sur le cadre en question ;

....................        La méthode des élites intellectuelles se compose aujourd'hui en deux volets consécutifs, simultanés ....( qui ne peuvent prendre effet qu'aprés une dérive et la corruption des institutions syndicales ) : il est désormais bien établi qu'une attaque frontale sur les droits ou acquis légaux suscite une résistance de la classe ouvrière dans son entier. Pour contourner cette résistance, la stratégie du XXI° siècle consiste de la part des maîtres du monde en un grignotage par le "bas", en s'attaquant aux entreprises ou secteurs les uns aprés les autres sur le terrain de l'entreprise où les syndicats ont été divisés .... aprés s'être assuré d'un contexte et d'un cadre favorable ( concurentiel ) obligeant, contraignant les acteurs en présence. La compétition oblige à la modestie ou à s'aligner au niveau le plus bas ! En complément et alternativement, ce cadre contraignant s'inscrit au sein d'une législation supranationale .... en agissant sur les institutions les moins protectrices Européennes ( stratégie par le "haut"). Cette stratégie vise à imposer par le cadre légal de niveau supérieur des normes générales, sans contenu précis, en créant une ossature guide qui, à son tour contraint les acteurs subalternes. Une direction d'ensemble est imposée; à charge pour les parlements nationaux de trouver le détail perfide de leur appllication afin de niveler par le bas. Telle est la nouvelle stratégie des instances dirigeantes : Bousculer et déstabiliser les masses par un changement d'échelle, de population et de cadre légal. La faiblesse des instances de protection des travailleurs se situe donc au même niveau : Absence d'institution pertinente de dialogue et de coordination au niveau international // Fragmentation, division, corruption des organes représentatifs de proximité.

Le cadre juridique et le mode d'action du syndicat sont totalement inefficaces et inadaptés à la menace du 21° siècle qui s'avère mondialisée. La parade du mouvement citoyen s'impose donc en théorie par elle même : Il faut redefinir l'action et le domaine d'action de la résistance -

- Un Objectif  : Créer un mouvement unique, uni et coordonné, une mobilisation générale réuni sous une seule bannière, par et derrière sa branche historique. Ce rattachement ne créé pas une hiérarchie mais uniquement la création d'une interlocuteur unique. Les centrales doivent réunir les effectifs ainsi que les organes pour créer une seule institution de dialogue. Cette union ne pourra se faire que par la base des adhérents, travailleurs, non corrompus ( ... en aparté des élus ou responsables du syndicat ni des mécanismes relationnels conventionnels du syndicat ) autour de principes et objectifs fondateurs communs incontestables, un modèle relationnel, de dialogue ou d'action et des perspectives philosophiques communes. L'objectif principal consistera dans un premier temps à fédérer les effectifs puis de chercher par une réflexion collective , dans le cadre d'une institution spécifique de dialogue, une alternative dogmatique rationnelle à l'économie capitaliste sans la condamner par nature. Par ailleurs de simplifier le droit positif : car il existe trop de conventions !

- Zero frais parasite : Aucun batiment superflu ( un batiment unique Départemental où se déroulent les débats, conférences et manifestations publiques ), aucune fonction parasite ( ... Le syndicat cesse de gérer ou participaer à la gestion domaniale de missions qui relèvent de la responsabilité des élus de la nation - budget formation, Comité d'entreprise, etc... certes à placer sous la supervision de collectif citoyen associatif tirés au sort - mission de contrôles et droit de veto / droit de blocage des décisions.), aucun frais ni engagement financier superflu, aucun personnel rémunéré par le syndicat : Tous sont bénévoles et volontaires. Les organes de gestion sont réduits au minimum et n'existent que pour créer la coordination des procédures de dialogue, de recherche, ou dans l'action .... . Les actions superflues dispersent le mouvement et l'éloignent de sa mission revendicative initiale en lui faisant peser un risque de corruption comme c'est peut-être lourdement le cas aujourd'hui - Le syndicat n'a qu'un rôle : coordonner et organiser la lutte en soutenant ses adhérents -

http://www.liberation.fr/futurs/2013/04/26/ces-grands-ce-detournes-en-petit-comite_899430

http://www.enquete-debat.fr/archives/le-scandale-de-la-gestion-des-ce-par-la-cgt-95383

http://lagauchematuer.fr/2015/02/26/la-cgt-vend-pour-25-millions-de-un-de-ses-chateaux-de-cannes-achete-avec-largent-public/

http://www.lefigaro.fr/social/2011/12/06/09010-20111206ARTFIG00661-quand-la-cgt-mene-la-vie-de-chateau.php

 

- zero hiérarchie- zero frontière : Les cellules régionales sont en coopération, réfléchissent de concert, font émerger les idées et mettent en commun toutes les propositions pour faire apparaître des concepts unitaires relais communs. Seul doit exister un organe collectif contradictoire de coordination et de centralisation des informations ( au niveau continental ) n'ayant pas de pouvoir contraignant mais seulement d'information -( accés et partage à l'information )- pour mettre en évidence les points communs dans le concept et dans l'action. L'organe n'est pas représentatif ni substitutif des salariés dans le dialogue entre l'autorité et les masses laborieuses. Il incarne seulement un moyen d'organisation, de coordination de l'information et de l'action. Les travailleurs doivent se réapproprier l'action revendicative en l'absence des anciennes institutions corrompues.

- Une "publication" ( un magazine périodique ) faisant appel puis le bilan des idées, des actions, l'évolution de la cause, ses difficultés, et ses problématiques conceptuelles. Il expose une vision contradctoire des sujets et débats en court ( .. en fonction des forces et acteurs en présence : Chaque composante à son droit de parole ). En réalité, à terme, donc en théorie, l'action du syndicat dispose d'une page ou article spécifique du "périodique citoyen universel" publié chaque mois au sein de tous les CCU.

- Une action, secteur par secteur, en rotation, financé par les cotisations dont le but consistera strictement et uniquement à soutenir les mouvements. Rien ne sert de pisperser ou multiplier les rapport de force. L'argent du syndicat sert strictement à financer la lutte. Les travailleurs ne souffrent plus de l'action revendicative et des luttes car le syndicat finance intégralement leur action lors de l'arrêt de travail. Faire grêve ne signifie plus une perte de salaire ni une prise de risque - Tout le mouvement est mobilisé et suit l'action sur un secteur donné : Cela change tout dans le rapport et l'image que le citoyen se fait du syndicat. C'est la signification première et historique de la cotisation syndicale. L'arrêt de travail ne doit plus être localisé à une entreprise isolée mais concerner un secteur entier et sur une zone régionale au minimum sans trop l'étendre pour ne pas épuiser les forces. Le financement, lui, s'effectue au niveau national. Le syndicat actuel s'est éloigné de cette optique et ce n'est pas un hasard -

- Concept intégré au sein des CCU ( collecticitoyen universel ), le syndicat n'est pas et ne doit pas être un organe isolé de la matrice - Il ne peut plus l'être - Son rôle doit être limité au regroupement du droit positif professionnel, à l'information sur le droit de résistance, à la résistance physique en cas d'abus et de dérive sur le partage des richesses, à la conduite d'une réflexion sur le modèle économique. A terme, il s'intégre pleinement dans le cadre comme partie intégrante du CCU : En effet, la lutte n'est pas une fin en soi. Le blocage à ses propres limites. Le rapport de force n'a de sens que s'il existe une institution de dialogue et de recherche conceptuelle pour promouvoir un élan idéologique alternatif. Cette lacune et ce blocage des positions des partenaires sociaux dans le paysage institutionnel Européen et mondial n'est pas un hasard et vise en réalité au maintien d'un système fondé sur la confiscation des richesses par une oligarchie maladroitement dissimulée. Le système de contestation, de blocage sans alternative ne peut mener nul part et il faut donc promouvoir la construction d'une alternative intellectuelle. La cristallisation du dialogue social dans les formes actuelles ( rapport conflictuel lié à la notion de syndicat, de clan , de grêve ou de texte conventionnel sectoriel ) est un tort servant la cause de la construction des empires. Le cheminement intellectuel qui en découle conduit à la conservation des modèles conceptuels menant à une société hiérarchique comme à la possession domaniale. Le modèle conflictuel est prorogé par le pouvoir en place pour empêcher la construction d'une alternative ainsi que justifier l'interventionnisme du modèle actuel ( de contrôle des masses ). Nos institutions spécialisées dans le conflit sont un frein à la recherche d'une alternative institutionnelle constructive. Il faut et il est urgent de lancer une recherche conceptuelle, proposer puis lancer une zone "laboratoire" d'expérimentation ou s'appliqueront les solutions alternatives... Tout le monde doit y participer et proposer... mais l'institution cadre pour canaliser et diriger le débat fait cruellement défaut. Il s'agit du CCU - Les propositions existent mais sont muselées - Le système impérial ( fondé sur "l'empire domanial" ) apparait au delà des frontières et des systèmes locaux : Il s'agit de la combattre sur la même échelle.

Le fonctionnement du syndicat du 21° siècle répond aux nécessités du cadre associatif relevant du "collectif" & Il s'intégre par ailleurs pleinement comme composante au modèle d'échange de dialogue et de débat des idées.

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Voici par ailleurs quelques extraits de supports tiers posant la question d'une dérive ou de la corruption potentielle des institutions de défense des salairés :

.................... Extrait figaro

................................................................. http://www.lefigaro.fr/societes/2011/12/03/04015-20111203ARTFIG00002-l-argent-cache-des-syndicats.php

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L'argent caché des syndicats -

(Getty/Montage Olivier Cailleau)

 

Ils touchent 4 milliards par an de la collectivité pour 8 % de syndiqués. Subventions à gogo, permanents par milliers, gabegie... Un rapport parlementaire lève le voile. Décapant !

Des vacances à Dakar aux frais de France Télécom ! En février dernier, 12 délégués syndicaux du groupe se sont rendus au Sénégal, officiellement pour assister au Forum social mondial. Dans leurs valises, un mandat en bonne et due forme du très imposant Comité central de l'unité économique et sociale (CCUES). Pour représenter les salariés de France Télécom face à la «place importante faite au secteur des télécoms, notamment dans le cadre des relations nord-sud», la délégation a reçu un chèque de 12.000 euros. À l'heure où les entreprises serrent les coûts et l'État taille dans ses dépenses, les syndicats ne rechignent pas à envoyer leurs membres au soleil, tous frais payés, simplement «pour nourrir leur réflexion».

Gonflé? Non, une pratique plutôt ordinaire dans une France qui n'aime pas ses syndicats mais les nourrit grassement. Car si le syndicalisme n'a jamais été aussi peu représentatif dans notre pays - seuls 8 % des salariés (public et privé confondus) adhèrent à une organisation, le taux le plus bas de l'Union européenne ! -, la machine syndicale, elle, se porte bien, très bien même. Et pour cause: elle vit aux crochets des autres ! C'est la démonstration choc que font les députés dans un rapport rendu public cette semaine, et que Le Figaro Magazine a pu consulter en avant-première.

Au terme d'une commission d'enquête de six mois, de dizaines d'auditions, les élus font ce constat: la collectivité fait chaque année un chèque de 4 milliards d'euros pour financer l'activité syndicale. Presque l'équivalent du budget de l'Enseignement supérieur...

(Infographie : Olivier Cailleau/Source : Commission d'enquête parlementaire sur le financement des syndicats)(Infographie : Olivier Cailleau/Source : Commission d'enquête parlementaire sur le financement des syndicats)

Les cotisations ne représentent qu'une part infime des budgets syndicaux: guère plus de 3 à 4% pour les organisations représentant les salariés et de 15 à 60 % selon les cas pour les structures patronales.C'est une «exception française en Europe», relèvent les parlementaires, soulignant qu'ailleurs sur le continent, «les cotisations occupent une part primordiale dans les ressources des syndicats, plus de 80% dans l'ensemble». Leur «légitimité» est à ce prix, notamment vis-à-vis des pouvoirs publics, glisse le rapport.

Ici, ce sont les détachements syndicaux, les décharges horaires, les subventions aux comités d'entreprise ou encore la gestion des organismes sociaux et de la formation professionnelle qui fournissent le gros des moyens. Un système bien huilé mis en place au lendemain de la guerre et que personne - même en ces temps de crise - n'a osé remettre en cause. Et surtout pas l'État impécunieux, pourtant avide d'économies. Y trouverait-il son compte?

Lorsqu'il a décidé de se pencher sur cette délicate question, Nicolas Perruchot, ce député centriste qui a fait une entrée tonitruante sur la scène politique en 2001, en évinçant Jack Lang de la Mairie de Blois, savait qu'il avançait en terrain miné. L'annonce de sa commission d'enquête a été fraîchement accueillie «en haut lieu», souffle-t-il. À plusieurs reprises, on m'a fait dire qu'une commission d'enquête parlementaire sur le prix de l'essence serait mieux venue», précise Perruchot, pas mécontent de n'en avoir fait qu'à sa tête.

Les syndicats ne se sont pas bousculés à la porte de la commission. «Nous nous sommes même demandé si nous aurions besoin de faire intervenir la force publique, comme nous en avons le droit», confie-t-il. Les représentants de l'UIMM - la puissante fédération patronale de la métallurgie - ou de FO ne se sont présentés à la convocation des députés qu'in extremis, lors de la dernière semaine d'audition.

On comprend leurs réticences. Le tableau que dressent les élus est décapant: «mécanismes de financement structurellement opaques», «absence de prise en considération (...) des mises à disposition de personnels et de locaux», «dérives»... Le schéma descircuits de financement qu'ils ont tenté de reconstituer vaut son pesant d'or, tant il est incompréhensible.

Les députés se sont fondés pour leur enquête sur de tout nouveaux éléments, fournis par les fédérations elles-mêmes. Car, pour la première fois cette année, les organisations syndicales et patronales ont dû se livrer à un exercice d'un genre nouveau: la publication de leurs comptes, en vertu de la loi d'août 2008 sur la représentativité syndicale. Personne n'avait osé leur demander le moindre bilan depuis la loi Waldeck-Rousseau créant les syndicats en... 1884 !

Certes, une incertitude plane encore sur les obligations des puissants syndicats de la fonction publique. En outre, toutes les organisations ne se sont pas pliées aux nouvelles règles du jeu avec le même entrain, certaines les ont même royalement ignorées. On attend toujours les comptes de FO pour 2010, de même que ceux de l'Union nationale des professions libérales (Unapl). Quant à la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), elle a carrément fait savoir qu'elle n'entendait pas commencer l'exercice avant l'année prochaine.

Bernard Thibault, lui, a fait le choix de présenter le bilan de la CGT à la presse le 14 novembre. Sur 79 millions d'euros de cotisations versés par ses adhérents, un peu moins de 13 ont été affectés à la confédération pour financer ses activités, a-t-il détaillé. Ce qui lui a permis d'affirmer que près des deux tiers des recettes de la CGT provenaient des adhérents. À l'entendre, on serait donc «très loin» de l'image d'un syndicat «fonctionnant avec l'argent public». Simple question de présentation. Ce que l'on nomme par facilité «syndicat» est juridiquement composé d'une kyrielle de structures: sections d'entreprises, unions locales, départementales, fédérations professionnelles... La maison-mère est souvent elle-même incapable d'indiquer avec certitude le nombre de ses affidés. La CGT, par exemple, hésite entre 25.000 et 30.000 entités.

Quoi qu'en dise M. Thibault, l'essentiel de la richesse de la CGT et des autres syndicats de salariés provient des moyens humains - détachements, décharges horaires, etc. - mis à leur disposition par les entreprises et surtout par l'Etat. Ces petites mains se comptent par dizaines de milliers dans la fonction publique. Ou plutôt, elles ne se comptent pas. Car en la matière, l'unité de mesure, c'est l'estimation. Le doigt mouillé.

Pour en avoir le cœur net, l'Inspection générale de l'administration a épluché l'an dernier les mécanismes de mise à disposition pour les syndicats de la fonction publique dans deux départements, le Rhône et le Loiret. Son rapport, resté confidentiel, montre que l'administration n'est pas tatillonne avec les absences syndicales, qu'elle a parfois même renoncé à comptabiliser. Au service des impôts notamment, les syndicats déclarent que tous les droits syndicaux ont été pris quand la direction, elle, fait état d'une importante sous-consommation des heures de détachement ! De manière générale, les administrations peinent à distinguer les différents types d'absence ou de décharge.

(Source : Commission d'enquête parlementaire)(Source : Commission d'enquête parlementaire)

Les abus prospèrent dans un univers où règne le flou. Soumis aux questions des inspecteurs de l'administration, les directeurs des ressources humaines des ministères ont bien dû admettre qu'ils ne disposaient d'aucun tableau de bord détaillé de leurs effectifs. Des réponses au moins aussi vagues ont été données aux députés. Du bout des lèvres, au ministère de la Fonction publique, on reconnaît qu'environ 17.000 agents (en postes équivalents temps plein) seraient mis à la disposition des syndicats dans la fonction publique. Dont près de 1200 à l'Éducation nationale. Les parlementaires ont conclu de cet aveu à moitié officiel que la réalité devait se situer bien au-dessus et Perruchot avance le chiffre de «28.000 équivalents temps plein pour les trois fonctions publiques». Si l'on s'en tient au chiffre officiel, les moyens humains offerts aux syndicats par l'État représenteraient une enveloppe minimale de 1,3 milliard d'euros. «J'ai dit à Valérie Pécresse: rien qu'avec une économie de 10% sur ce budget, je te fais l'équivalent de deux taxes sodas», ironise le rapporteur.

Dans certains services de l'État comme la police, fortement syndiquée, ces mises à disposition ont atteint une telle ampleur que le ministre a dû taper du poing sur la table. Depuis une dizaine de jours, le cabinet du ministre de l'Intérieur reçoit discrètement les syndicats de policiers les uns après les autres. Claude Guéant a lancé un pavé dans la mare en déclarant qu'il comptait «remettre les policiers sur le terrain». Depuis les déclarations du ministre, les langues se délient, et les différentes centrales se renvoient la patate chaude. Les uns ont reconnu des syndicalistes policiers assurant le service d'ordre de manifestation d'un candidat de gauche, les autres dénoncent les moyens humains particulièrement généreux consacrés aux œuvres sociales de la police. Jusqu'où ira le ministre de l'Intérieur? Dans bien des cas, les administrations préfèrent fermer les yeux pour assurer la paix sociale.«Globalement, les quotas de détachement dans la fonction publique ont souvent été dépassés avec la bénédiction des ministères», concède un connaisseur.

Cette stratégie dépasse de beaucoup les détachements de permanents syndicaux. Elle passe aussi par des largesses aux comités d'entreprise, la mise à disposition de locaux et de moyens matériels. Toujours dans la police, à Lyon, les syndicats policiers bénéficient depuis 2008, date de la destruction d'un immeuble ancien, d'un relogement dans le domaine privé pour un loyer annuel de 87.000 euros.

Au fil des ans, certains comités d'entreprise de la sphère publique sont devenus de véritables coffres-forts ! Il est vrai que les patrons n'hésitent pas à mettre la main à la poche bien au-delà des obligations prévues par la loi. Manière d'acheter, au prix fort, la paix sociale. Pierre Mongin, à la tête de la RATP, n'aligne-t-il pas 16 millions par an, c'est-à-dire 7 de plus que ce que lui imposent les textes, dans la caisse syndicale? Durant plus de dix ans à la tête d'Air France, Jean-Cyril Spinetta a mis des sommes importantes à disposition de ses comités d'entreprise (3,1 % de la masse salariale). Un compte courant avait même été mis à disposition par l'entreprise pour éponger les dettes et la gestion hasardeuse du CCE. Air France l'a fermé en 2008 et a accepté d'éponger un découvert de 7 millions d'euros. Une goutte d'eau face aux enjeux poursuivis par la direction: faire passer la privatisation de l'entreprise et la fusion avec le néerlandais KLM.

Même chose à EDF, qui abrite la plus grosse cagnotte de la CGT, l'intouchable Caisse centrale d'action sociale (CCAS). «Les magistrats ne comprennent rien aux impératifs économiques!» s'était emporté un certain ministre du Budget en 2004 alors qu'une information judiciaire était ouverte sur les irrégularités de la gestion du comité d'entreprise (4000 permanents syndicaux). Met-on en cause la gestion d'un syndicat majoritaire à la veille d'un changement de statut de l'entreprise? Chez France Télécom-Orange, la direction a trouvé une méthode tout aussi efficace de mettre de l'huile dans les rouages: acheter des pages de publicité dans les journaux syndicaux ou encore louer des stands dans les grands congrès.

Par comparaison, les entreprises privées «contribuent financièrement assez peu, sauf exception, au financement des syndicats de leurs salariés», note la commission d'enquête parlementaire. Hormis les décharges horaires prévues par la loi et les locaux syndicaux mis à disposition et dûment mentionnés dans leurs comptes. Au total, les députés évaluent le coût de la représentativité syndicale dans le secteur privé à 1,6 milliard d'euros. Un chiffre qui «ne correspond pas, à proprement parler, au financement des "syndicats", mais plus précisément à celui de l'activité de représentation, de défense, de revendication menée par les syndicalistes dans les entreprises», note le rapport. En outre, plus des trois quarts de ces syndicalistes sont élus par le personnel et non désignés par leur syndicats.

(Source : Commission d'enquête parlementaire)(Source : Commission d'enquête parlementaire)

Les organisations syndicales et patronales se partagent enfin également, depuis plus de soixante ans, le gros gâteau du paritarisme. Ce sont elles qui gèrent le circuit de la formation professionnelle en France (un pactole de 6,3 milliards) et le «1% logement». Elles encore qui sont aux commandes des grands organismes de la Sécurité sociale et de l'Unedic, des mastodontes qui assoient leur puissance et font vivre des dizaines de milliers de militants promus au rang d'administrateurs. Indemnités forfaitaires, frais de formation, prise en charge de secrétariat, voyages d'études...: les députés énumèrent les multiples avantages que procure la gestion des organismes paritaires (voir tableau). «Tout le monde se tient, car tout le monde en croque», résume un dirigeant d'une caisse de retraite complémentaire, la galaxie Agirc-Arrco.

Denis Gautier-Sauvagnac, ancien dirigeant de la très puissante UIMM au sein du Medef, n'a toujours pas livré les secrets de la «fluidification du dialogue social». Dix-neuf millions d'euros ont été retirés en liquide des caisses de l'organisation entre 2000 et 2007, qui auraient majoritairement servi au financement occulte de syndicats, selon les soupçons des enquêteurs.

«Je suis parvenu à la conclusion qu'il existe bien un système, une stratégie globale et une alliance objective entre acteurs concernés, analyse Jean-Luc Touly, syndicaliste lui-même, en cours de rédaction de son deuxième ouvrage sur les financements occultes. Si la CGT n'a pas mené la fronde lors de la réforme des régimes sociaux, comme elle aurait pu facilement le faire, c'est que le gouvernement avait une monnaie d'échange: la loi sur la transparence des comptes syndicaux dont l'incidence est limitée. »

Au plus fort de la crise, les confédérations affichent une insolente santé financière. Toutes les centrales sont propriétaires de vastes locaux parisiens : le siège du Medef est valorisé 24 millions d'euros, l'UIMM dispose d'un trésor de guerre de près de 505 millions d'euros, selon le rapport. François Chérèque, à la tête de la CFDT, avoue avoir du mal à cacher ses économies de plus de 350 millions d'euros, dont 34,7 millions de « trésorerie disponible ». Celle de la CGT est de 42 millions d'euros. Les fruits d'une «gestion de père de famille» ont expliqué, sans rire, plusieurs responsables syndicaux...

Des rentiers, les syndicats français? Ils fonctionnent en tout cas très bien indépendamment de leur manque de représentativité. Inutile de grandir pour s'enrichir ! À l'extrême, ils n'auraient guère besoin d'adhérents. Premier syndicat français, la CGT en compte 670.000. Très loin des 2,4 millions d'IG Metall, le syndicat allemand des «métallos». ... (  Fin extrait ) ...........

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.................................................   Pour finir de vous convaincre sur le sujet, je ne résiste pas au fait de vous faire lire quelques extraits sur la théorie classique du salaire . Ces extraits semblent indiquer que la défense du salaire par le syndicat est une méthode de sollicitation désuète - C'est le système dans son entier qu'il s'agirait de revoir, en précisant donc qu'il n'existe à ce jour aucune institution de réflexion collective afin d'y parvenir : On se demande pourquoi ? ( Moi je sais ) ......

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Résultat de recherche d'images pour "tableau de la révolution"

..................................... Extrait : source ( ce sîte offre une bonne référence pour apprendre les rudiments de la science économique- ne pas lire un seul support ! )..............................

......................................http://www.pise.info/eco/travail.htm

-  Le marché du travail  -
 
Parmi toutes les marchandises disponibles sur le marché, il en est une qui possède un statut bien particulier : il s'agit bien sûr de la force de travail, ou du travail (la distinction, importante d'un certain point de vue, nous importe peu ici). En effet, le travail est la seule marchandise à protester, parfois violemment, lorsque son prix baisse ! C'est aussi - et de loin - celle qui pose le plus de problèmes lorsque des stocks se constituent de manière plus ou moins permanente (c'est-à-dire lorsque apparaît du chômage). Aussi, on ne sera pas étonné si la discussion théorique sur le statut du marché du travail est des plus sensibles, dans la mesure où c'est une de celles qui porte le plus directement des enjeux et des choix politiques.
Dans ce chapitre, on se propose donc de voir comment néoclassiques et keynésiens se sont affrontés sur cette question, au nom de quelles hypothèses et de quels raisonnements. Sans oublier, comme toujours, avec quelles arrière-pensées.
1. Le marché du travail chez les néoclassiques
La démonstration néoclassique se conclut par un précepte demeuré célèbre : lorsque l'économie est en équilibre, il ne peut pas exister de chômage involontaire. Précisons les tenants et les aboutissants de cette affirmation.
Du point de vue de la théorie, l'offre et la demande de travail doivent être traitées exactement comme l'offre et la demande de toute marchandise. Les offreurs de travail (rappelons qu'à la différence du langage courant, il s'agit des salariés potentiels) procèdent comme n'importe quels autres détenteurs de n'importe quel bien : ils arbitrent entre le fait de conserver leur marchandise ou de la proposer à la vente. Naturellement, plus le prix qu'ils peuvent espérer en tirer est élevé, plus ils seront disposés à vendre (et inversement). Cela veut donc dire que chaque travailleur potentiel procède à un arbitrage entre son travail et ses loisirs, et sera donc d'autant plus enclin à travailler que les salaires sont élevés, et d'autant plus à rester chez lui qu'ils sont faibles. Ces préférences des travailleurs, une fois agrégées les unes aux autres, déterminent donc la fonction d'offre du travail. Et, on l'aura compris, cette fonction est croissante par rapport au prix (le salaire).
Les demandeurs de travail (les employeurs) arbitrent pour leur part entre le travail et d'autres biens de production, puisque pour réaliser une même production, ils ont le choix entre plusieurs (et en théorie, une infinité de) combinaisons productives. La plus pertinente est bien sûr celle qui assure une production donnée au moindre coût. Les employeurs vont donc comparer ce que vont leur rapporter et leur coûter chaque unité en plus ou en moins des différents facteurs de production. Autrement dit, ils vont mettre en balance les différentes productivités marginales et les prix de ces différents facteurs. Ces calculs des différents entrepreneurs, mis bout à bout, forment donc la fonction de demande du travail, qui elle, est décroissante par rapport au prix.
Au final, pour peu que le marché du travail satisfasse aux critères de la concurrence pure et parfaite, on aboutit comme pour toute autre marchandise à un optimum, à savoir que le prix du travail s'établit à un niveau qui équilibre l'offre et la demande. Cela veut dire qu'il ne peut exister aucun chômage involontaire : aucun travailleur qui souhaite travailler au salaire proposé par le marché ne reste inemployé. Il peut certes y avoir des chômeurs, mais les néoclassiques parlent à ce sujet de chômeurs volontaires : ce sont des gens qui auraient peut-être accepté d'offrir leurs bras si le prix du travail avait été plus élevé, mais qui, étant donné le prix offert (qu'ils estiment trop faible), préfèrent ne pas travailler. Le seul chômage involontaire admis par la théorie néoclassique est transitoire : il concerne le passage d'un état d'équilibre à un autre, où certains ajustements sont inévitables.
Dès lors, s'il devait se former un chômage important, la seule solution consiste à laisser agir les forces du marché, qui ne manqueront pas de faire baisser le prix du travail (les salaires). Cette baisse des salaires résorbera le chômage, en agissant à la fois sur l'offre et la demande : sur l'offre, tout d'abord, puisque face à un salaire diminué, les travailleurs seront moins nombreux à vouloir travailler et qu'ils préfèreront privilégier leurs loisirs. Sur la demande, ensuite, puisque le travail étant moins cher, les employeurs substitueront le travail à d'autres biens de production (des machines), et augmenteront donc le nombre de salariés nécessaires pour une même production.
La théorie néoclassique rejoint ici le « bon sens » (celui qui fait dire que la Terre est plate). Il paraît en effet évident, tant cette apparente vérité est répétée a satiété par maints experts, journalistes ou hommes politiques, que pour lutter contre le chômage, il convient d'abaisser le coût du travail. Là encore, on peut se demander si le raisonnement est aussi solide qu'il en a l'air. Mais on peut (et on doit) aussi se demander qui à intérêt à le défendre.
Le raisonnement néoclassique, si l'on veut l'appliquer de manière conséquente, amène donc à s'opposer, dans l'intérêt même des chômeurs, à tout ce qui peut entraver le libre fonctionnement du marché du travail. C'est vrai en particulier des syndicats (qui empêchent la concurrence d'être « parfaite » ). C'est aussi vrai de toute règlementation, notamment du SMIC, ce prix minimum imposé de la marchandise « travail ». Dans ce cadre théorique, le SMIC est au mieux inefficace, au pire fauteur de chômage permanent. Il est inefficace si le salaire d'équilibre lui était de toute façon supérieur ; dans ce cas, cela veut dire que l'État fixe un prix minimum qui est au-dessous du prix du marché. Ce prix minimum n'a donc aucun rôle. Mais si le prix d'équilibre aurait dû se trouver au-dessous du SMIC — et on peut penser que le nombre de salariés payés au SMIC constitue une indication en ce sens — alors le SMIC constitue clairement une barrière qui empêche le retour à l'équilibre, et qui engendre artificiellement du chômage permanent: en fixant légalement un prix supérieur au prix d'équilibre, il gonfle artificiellement l'offre de travail de la part des salariés, tout en déprimant la demande de la part des entreprises de cette marchandise trop chère par rapport à ce qu'elle rapporte (sa productivité marginale).
On peut donc trouver aisément des centaines de publications se réclamant de l'inspiration libérale (voire « libertarienne »), qui réclament la suppression du salaire minimum, voire l'interdiction des syndicats, afin de combattre le chômage. Ces positions, quoique dans un contexte et avec un cheminement différent, font lointainement écho à celles de Malthus, qui en son temps préconisait déjà l'arrêt des aides aux pauvres... dans l'intérêt bien compris des pauvres eux-mêmes, cela va sans dire.
Même si bien peu d'hommes politiques se revendiquent ouvertement de cette inspiration théorique (il faut dire que revendiquer la suppression du SMIC, pour gagner une élection, ce n'est pas forcément l'idéal), en revanche, on aura compris que l'idée générale, elle, est présente dans la plupart des discours : la lutte contre le chômage passe par un abaissement du coût du travail (expression qui semble moins douloureuse que parler des salaires, mais qui signifie très exactement la même chose).
2. La critique keynésienne
Je n'examinerai pas ici les objections que le courant marxiste a présenté à ce raisonnement. Disons simplement que selon Marx, le chômage était un mode de fonctionnement inhérent au système capitaliste ; il était vain d'espérer l'éradiquer dans le cadre de ce système, et la seule manière d'en venir à bout était d'abattre le capitalisme lui-même.
Les lignes qui suivent se limiteront à la critique qu'en fit Keynes. Celui-ci était lui-même issu de la tradition néo-classique ; mais, un certain nombre d'événements l'avaient conduit à rompre avec cette tradition.
La première objection que peut soulever le raisonnement néoclassique concerne l'offre de travail, même si ce n'est pas sur ce point que Keynes a focalisé l'essentiel de sa critique.
À la base des développements néoclassiques sur l'offre de travail , on trouve comme on l'a rappelé la « désutilité » dudit travail : rappelons que les offreurs de travail (les salariés potentiels) sont censés arbitrer librement entre travail et loisirs. Le marché est donc censé leur permettre de doser heure par heure (et en théorie, milliseconde par milliseconde !) la quantité de travail qu'ils souhaitent offrir. Cette hypothèse paraît assez difficile à admettre, dans un marché où le travail possède une durée légale (même si des aménagements sont possibles). Mais surtout, et c'est là le plus important, . Cela signifie que moins le travail vaut cher, moins les salariés sont censés être tentés d'en proposer, et plus ils sont censés lui préférer les loisirs. Cette hypothèse est absolument indispensable pour l'ensemble du raisonnement néoclassique : si on la retire, celui-ci s'effondre de bout en bout : .l'offre de travail est supposée être une fonction croissante de son prixdans le cas d'une offre de travail décroissante, l'équilibre peut ne pas exister
Or, l'hypothèse de l'offre de travail croissante en fonction du prix est en réalité assez contestable, dans la mesure où la plupart des salariés n'ont que leur travail pour vivre, et n'ont guère de choix ! Ainsi, on peut penser légitimement qu'une baisse des salaires conduit les salariés à vouloir travailler non pas moins (comme le disent les néoclassiques), mais davantage, afin de compenser leur baisse de revenu horaire. Dans ces conditions, la baisse des salaires, pésentée comme un remède au chômage, entraînera au contraire un accroissement de l'offre de travail... donc du chômage.
Mais c'est surtout sur la demande de travail de la part des entreprises que Keynes va concentrer sa critique, en pointant du doigt le problème du  (problème que les néoclassiques considèrent comme réglé par définition). La critique de Keynes s'inspire d'une situation qu'il a observée : celle de la crise des années trente, où toute baisse supplémentaire du salaire semblait incapable de résorber le chômage, où les emplois manquaient même pour les salariés prêts à travailler à n'importe quel prix, et où la crise se manifestait d'abord et avant tout comme  : une crise de la demande, que toute baisse supplémentaire des salaires ne pouvait qu'aggraver.niveau global de la productionune immense surproduction entraînant une spirale déflationniste
Keynes part donc de cette demande, en forgeant toutefois un concept nouveau : la demande qui joue le rôle clé dans sa théorie n'est pas la demande constatée à un instant donné,  ; car c'est sur la base de cette anticipation que ceux-ci prendront ensuite la décision d'investir ou non. A la suite de Malthus, Keynes appelle cette demande , ce qui est une traduction un peu trompeuse : il ne s'agit en effet pas de la demande effectivement constatée, mais de celle qui produit des effets réels (bien que du fait qu'il ne s'agisse que d'une anticipation, elle soit en quelque sorte encore virtuelle).la demande telle qu'elle anticipée par les entrepreneursla demande effective
Cette demande effective est elle-même composée de deux éléments : la demande de biens de consommation, et la demande de biens d'investissement.
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  • En ce qui concerne la part que les ménages vont consacrer à la consommation, Keynes affirme qu'elle est varie à l'inverse de leur revenu : par rapport aux pauvres, les riches épargnent une partie beaucoup plus importante de ce qu'ils gagnent. L'épargne, pour Keynes, est un simple résidu : c'est la fraction du revenu qu'on ne consomme pas.
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    • L'investissement, quant à lui, dépend de l'écart entre  et ce que Keynes appelle , et que l'on peut définir comme la profitabilité anticipée d'une unité supplémentaire de capital.le taux de l'intérêtl'efficacité marginale du capital
       
      Contrairement à la tradition néoclassique, qui affirmait que l'épargne se transformait nécessairement en investissement (la variable équilibrant les deux étant le taux d'intérêt, Keynes défend l'opinion que ces deux grandeurs sont déterminées tout à fait indépendamment l'une de l'autre, et que certains facteurs poussent à la détention de la monnaie par les agents. Il peut donc exister un déséquilibre global entre l'offre et la demande, déséquilibre que l'on peut interpréter pour l'essentiel comme une insuffisance de l'investissement.
       
      Ainsi, c'est la demande effective qui détermine le niveau de la production, et par contrecoup, le niveau de l'emploi. Or, insiste, Keynes, (telle qu'elle a été définie dans le raisonnement) .rien ne garantit que la demande effectivecorresponde à un niveau de production assurant le plein emploi
       
      Keynes insiste sur l'existence de la thésaurisation monétaire (due à la préférence des agents pour la liquidité), qui rend possibles les situations de surproduction : contrairement à ce qu'affirmaient les néoclassiques, l'épargne et l'investissement ne sont pas forcément égaux. .Le taux n'intérêt n'équilibre pas épargne et investissement, mais offre et demande de monnaie, ce qui n'est pas du tout la même chose
       
      Pour lutter contre le chômage, Keynes affirme donc l'inutilité, voire la nocivité des recommandations néoclassiques traditionnelles. La baisse des salaires, au lieu de stimuler la demande de travail, ne peut que contribuer à déprimer la demande effective, donc le niveau global de la production, et donc la demande de travail. Par conséquent, les seuls moyens d'action efficaces sont ceux qui peuvent , et ils sont entre les mains de l'état qui ne doit pas laisser le marché trouver seul un équilibre dit . Ces leviers aux mains de l'État sont essentiellement :augmenter la demande effectivede sous-emploi
    •  
    • une politique de création monétaire, passant notamment par des taux d'intérêt bas, afin de favoriser l'investissement.
      •  
      • une politique d'investissements publics, en particulier de grands travaux, susceptibles d'absorber directement une partie des chômeurs et de stimuler tant la consommation (via leurs salaires) que l'investissement.
        •  
        • une politique fiscale et sociale visant à redistribuer les revenus en faveur des couches les plus désargentées, celles qui consomment la plus grande partie de leur revenu.
           
          Il ne faudrait toutefois pas commettre l'erreur de prêter à Keynes un raisonnement strictement en miroir des néoclassiques, et penser que là où ceux-ci pensaient combattre le chômage par une baisse des salaires, Keynes aurait préconisé une hausse de ces même salaires. Keynes savait qu'en période de crise, la rentabilité des entreprises est dégradée, et qu'une augmenation des salaires, tout en stimulant la demande, pouvait en même temps dégrader l'activité économique en abaissant la profitabilité des entreprises. C'est pourquoi Keynes a toujours conservé une attitude ambigue vis-à-vis des hausses de salaires en tant que remède contre la crise (ses adversaires l'accusant d'entretenir sciemment la confusion). En fait, Keynes préconisait bien davantage une stimulation de l'investissement via l'État ; quant aux modifications de la répartition des richesses qu'il appelait de ses voeux, elle concernait principalement les rapports entre les capitalistes entrepreneurs (qu'il fallait avantager) et les prêteurs (dont il convenait de réduire les revenus et 'influence au minimum). Keynes utilisa à ce propos une formule qui devait rester célèbre, en prônant . l'euthanasie du rentier
           
          D'un point de vue plus général, on peut ainsi dire que l'analyse keynésienne se démarque sous quatre aspects majeurs du courant néoclassique :
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        • Keynes raisonne sur une dynamique, sur des flux de biens et de monnaie, là où les néoclassiques étudient des situations statiques, où les agents disposent de stocks donnés (les « dotations initiales »).
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          • Il introduit une dimension d'incertitude et d'anticipation des agents (tant concernant la demande, avec la demande effective, que les profits, avec l'efficacité marginale du capital) là où les néoclassiques raisonnaient à partir de situations où les agents disposent d'une information parfaite.
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            • Il raisonne sur une économie monétaire, là où les néoclassiques utilisaient un modèle purement réel (c'est-à-dire un modèle où la monnaie n'intervient qu'en tant qu'unité de compte parfaitement neutre). Ce qui implique à la fois que la monnaie puisse être désirée pour elle-même (ce qui invalide la loi des débouchés) et plus généralement, que les phénomènes monétaires (tels que l'inflation) ont une conséquence directe sur le niveau d'activité réel.
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              • Keynes veut montrer que le marché, livré à lui-même, n'est pas forcément capable d'aboutir à l'optimum. C'est en particulier le cas sur la question sensible du chômage. Toute son analyse vise donc à , supplétif indispensable à l'initiative privée, et à donner des fondements rationnels à cette intervention.légitimer l'intervention économique de l'État
                 
                Les thèses keynésiennes, devenues (avec plus ou moins de fidélité) la doctrine officielle des États développés durant les « trente glorieuses », ont été depuis largement critiquées et remises en cause par les héritiers du courant néoclassique. Mais ceci est une autre histoire... ( fin ) -
                 
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                ................Face à cette thèse, voici le point de vue contraire ( extrait d'article tiers ) .  http://lemennicier.bwm-mediasoft.com/displayArticle.php?articleId=138
                 
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                par Bertrand Lemennicier Extrrait du Livre : de J.Garello, H.Lepage et B.Lemennicier, 1990, Paris PUF  Depuis la guerre, les syndicats n'étaient plus un sujet d'étude très prisé des économistes. Un professeur a calculé que 9 % des articles publiés dans les années 40 dans les revues économiques avaient pour sujet les syndicats. Dans les années 60, le pourcentage était descendu à 2. En 1975, il n'était plus que de 1,5. Les syndicats étaient devenus la province quasi exclusive des sociologues et spécialistes en " relations sociales " . Tout se passait comme si les économistes avaient cessé de s'intéresser au sujet, malgré l'absence de recherche vraiment fondamentale sur la nature du phénomène syndical et ses effets sur l'environnement économique.  Le renouveau d'intérêt des économistes pour les syndicats il y a quelques années a été largement due à la controverse suscitée par le livre de deux chercheurs de Harvard, Richard B. Freeman et James L. Medoff . Traditionnellement, les économistes du travail sont plutôt des " institutionnalistes " qui délaissent les longues recherches chiffrées et ne s'intéressent guère aux subtilités de la théorie moderne de l'optimum. L'originalité de Freeman et de Medoff a été de rompre avec ce comportement et de traiter l'économie des syndicats avec toutes les ressources statistiques et économétriques dans la tradition des recherches du National Bureau of Economic Research. Le résultat est un travail extrêmement sophistiqué où les deux auteurs attaquent de façon persuasive la thèse de notre premier chapitre - à savoir que le syndicat doit d'abord et avant tout être perçu comme un groupe de pression à vocation redistributive. Leur argument est que se concentrer sur l'aspect monopolistique des syndicats empêche de voir le rôle positif qu'ils exercent dans la société en tant que véhicules de protestation; et que, globalement, leur contribution à l'économie est plutôt largement positive.  La somme de recherches et de calculs empiriques introduite dans leur thèse a assuré son succès. Nous vivons une époque où le caractère " scientifique " d'un travail dépend avant tout de la quantité de chiffres, de tableaux et de régressions qui y figurent. Par leurs publications, Freeman et Medoff ont apporté une légitimité " scientifique " aux arguments de ceux qui prétendent que la contribution des syndicats au bien-être des sociétés industrielles modernes est nécessairement positive.  Nous pensons l'inverse. Mais, pour défendre la validité de notre thèse, Freeman et Medoff nous imposent maintenant de démontrer qu'on ne peut pas tirer de la quantité d'informations empiriques qu'ils ont rassemblée les conclusions qu'ils prétendent. Tel est l'objet de ce second chapitre. La plupart des faits mis à jour par Freeman et Medoff sont certes incontestables. Tout économiste a désormais une dette envers eux pour la patience que leur a demandée leur travail de recherche statistique. Mais il ne suffit pas de multiplier les données empiriques, encore faut-il savoir les interpréter correctement. C'est là où nous ne sommes plus d'accord. Nous croyons qu'en partant des mêmes constatations empiriques, il est possible de prétendre qu'elles valident en réalité davantage la thèse traditionnelle du syndicat-cartel que leurs propres conclusions. Dans un premier temps nous présenterons un résumé de la thèse de Freeman et Medoff. Nous discuterons ensuite la validité des preuves empiriques qu'ils prétendent apporter à l'appui de leur argumentation. Traditionnellement, quatre attitudes s'affrontent. L'analyse économique explique que les syndicats servent surtout à exercer un effet de monopole sur le marché du travail. Leur action a pour conséquence principale de relever le niveau relatif des salaires dont bénéficient les salariés syndiqués, au détriment de leurs collègues non syndiqués. Elle entraîne des effets négatifs sur l'évolution de la productivité et l'emploi. Les chefs d'entreprise se plaignent, eux, du caractère rigide des conventions collectives imposées par l'action syndicale, des entraves à la production qu'introduit le renouvellement des grèves, ainsi que du niveau plus élevé d'absentéisme qui résulterait des progrès de la protection syndicale.  Les spécialistes des relations humaines insistent essentiellement sur les avantages que les entreprises retireraient, sur le plan de la gestion, des progrès de la négociation collective. Celle-ci faciliterait les gains de productivité. Enfin, les cadres syndicalistes insistent pour rappeler que leurs organisations ne sont pas seulement là pour défendre les salaires; elles remplissent également une fonction essentielle de protection des syndiqués contre les décisions arbitraires de la direction. Toutes ces affirmations ne sauraient être vraies simultanément. Lesquelles sont les plus crédibles? Jusqu'à présent, on ne disposait que de très peu de données empiriques permettant de départager les points de vue. C'est cette insuffisance des données statistiques qui a motivé les travaux des deux chercheurs américains.  Albert O. Hirschman, dans son célèbre livre Exit, Voice and loyalty, distingue deux mécanismes par lesquels les gens réagissent à un écart entre leurs aspirations et la réalité . Freeman et Medoff reprennent à leur compte cette typologie. Les travailleurs insatisfaits de leurs rémunérations ou de leurs conditions de travail réagissent, et sanctionnent leur patron en quittant leur emploi pour un autre, qui leur semble meilleur, dans une autre firme. Mais il existe également une autre manière de faire part de son mécontentement : protester. Avant que de prendre la porte, on fait part à son patron, de manière plutôt vive, de ce qui ne va pas.  Ces deux modes de sanction ne sont pas équivalents. Lorsqu'on discute avec son patron, mieux vaut être plusieurs que seul. Deux facteurs renforcent le caractère nécessairement collectif des actions de protestation. Leur objet, les conditions de travail, ont à bien des égards un caractère naturel de " biens publics " . Lorsqu'il s'agit de conditions de sécurité, d'éclairage, de cadences, de règles de négociation des salaires, d'arbitrage en matière de licenciement... ce qui est accordé peut difficilement être limité à quelques bénéficiaires et interdit aux autres. Comme pour la défense nationale, l'hygiène et la santé publique, il s'agit de " biens " qui concernent l'ensemble d'une communauté, et qui, pour être produits en quantité optimale, requièrent des procédures de décision collective. En l'absence d'action collective, les individus ne tiendront pas compte dans leur comportement des conséquences de leurs faits et gestes sur le bien-être des autres. L'action individuelle pour obtenir l'amélioration des conditions de travail ou du niveau des salaires sera peu efficace car les " coûts " en seront concentrés sur la personne alors que tout le monde profitera des résultats acquis. C'est cette asymétrie entre les coûts et les avantages qui rend l'action individuelle inadéquate, et donc improbable, pour traiter ce genre de problèmes.  Par ailleurs, un ouvrier isolé, même s'il a de bons motifs, n'osera pas élever la voix de peur de prendre le risque de se faire renvoyer. Si le monde où évoluent les travailleurs était parfait, soulignent Freeman et Medoff, et s'ils avaient donc la possibilité garantie de retrouver aussitôt du travail au même salaire, la loi du marché suffirait à assurer la protection de la liberté de parole: malheureusement ce n'est pas le cas Lorsqu'il n'y a pas de syndicats, les entrées et les sorties représentent donc le principal mode d'ajustement par lequel les travailleurs peuvent exprimer leur mécontentement. Les employeurs, de leur côté, règlent leur comportement en fonction des préférences du travailleur marginal, celui qui sera prêt à partir au moindre changement dans les termes de l'échange. Ce travailleur marginal est celui pour lequel les " coûts de mobilité " sont les plus bas.  C'est typiquement un homme jeune, qui n'a pas encore investi véritablement dans l'entreprise pour laquelle il travaille. Dans ce cas, l'entreprise tend à négliger les besoins de la main-d'oeuvre plus ancienne et plus âgée, qui, elle, est moins mobile pour des raisons de compétence technique et de qualifications spécifiques aux métiers de la firme où elle est employée, ou encore de " droits " non transférables ailleurs (comme les pensions de retraite à la mode anglo-saxonne). Les syndicats réduisent les " coûts de transaction " internes de la firme Si l'on est en présence d'entreprises fortement syndicalisées, expliquent les deux auteurs américains, la tendance sera au contraire de tenir compte des préférences de tous les travailleurs, de telle sorte que les besoins de ceux qui sont le moins à même de s'exprimer individuellement (parce que c'est pour eux que les coûts de prendre le risque de quitter l'entreprise sont les plus élevés), seront également pris en considération. De ce fait, concluent-ils, loin de nuire à la productivité, le mécanisme de protestation par l'action collective du personnel est au contraire un facteur d'amélioration des performances, et cela de quatre façons :  1. La présence d'un syndicat permet de réduire les " coûts de transaction " de l'entreprise.  Lorsqu'un employé formé par l'employeur le quitte avant que ce dernier n'ait récupéré la contrepartie de son coût d'investissement, c'est une perte sèche pour la firme. En offrant aux employés la possibilité de protester ouvertement, avec moins de risques personnels, le syndicat diminue la mobilité des travailleurs les plus insatisfaits, et donc les coûts que cela entraîne pour l'entreprise. 2. Parce qu'il contrôle l'établissement et l'évolution des rémunérations et qu'il les déconnecte des performances individuelles, le syndicat réduit l'intensité des phénomènes de rivalité au sein du personnel.  Sa présence améliore la coopération des gens au travail. Ce qui facilite le contrôle des performances individuelles par l'encadrement. L'entreprise supporte des " coûts de contrôle " moins importants.  3. En favorisant la hausse des salaires en structurant les rémunérations autour d'un certain nombre de normes types, l'activité du syndicat facilite le travail de gestion du personnel. Elle permet à l'encadrement de faire son travail plus efficacement.  4. La présence du syndicat améliore la communication entre les employés et leur encadrement.  En facilitant la circulation de l'information, en facilitant également l'introduction d'innovations locales dans le processus de production, elle entraîne des effets positifs sur la productivité. Entendons-nous bien. Freeman et Medoff ne nient pas la réalité de phénomènes monopolistiques classiques. Ils reconnaissent qu'ils existent, et qu'ils sont source d'effets nuisibles. Mais, prétendent-ils, à force d'insister sur les aspects négatifs de l'action syndicale, les économistes traditionnels ont fini par oublier totalement que les syndicats pouvaient également être à l'origine de certains effets bénéfiques. Ce sont ces effets qu'ils s'efforcent de présenter dans leur livre, avec force chiffres et données empiriques à l'appui.  Comment les rémunérations dans les secteurs à forte implantation syndicale se comparent-elles aux secteurs à faible syndicalisation? Avant Freeman et Medoff, les travaux les plus connus et influents étaient ceux du professeur G. Lewis . Publiés en 1963 (et confirmés par une nouvelle étude rendue publique en 1983), ils suggéraient que les salaires des secteurs syndiqués seraient en moyenne supérieurs de 10 à 20 % à ceux des autres secteurs. A partir de leurs régressions, Freeman et Medoff trouvent un écart sensiblement plus important. Compris entre 20 et 30 %. Le problème de ces estimations est qu'elles portent le plus souvent sur des données de nature transversale où ce sont des salaires gagnés par des gens différents qui sont comparés à un moment unique dans le temps. Ce genre d'analyse présente une faiblesse; les écarts constatés peuvent avoir deux origines : ils peuvent s'expliquer par la différence de syndicalisation, mais ils peuvent aussi avoir pour cause des données propres aux deux populations étudiées - la technique utilisée ne permet pas de faire la part des choses entre les deux hypothèses. Pour obtenir des chiffres incontestables, il faudrait par exemple éliminer l'influence de variables telles que les différences de formation et qualification. Il n'est en effet pas absurde de penser qu'en raison du caractère mieux protégé des emplois offerts, les entreprises des secteurs d'activité à fort taux de syndicalisation ont plutôt tendance à recruter des agents présentant, toutes choses égales d'ailleurs, des qualifications professionnelles plus élevées. Pour pallier cet inconvénient, des études portant sur des données statistiques longitudinales ont été entreprises. Elles observent comment le salaire d'un employé évolue quand il passe d'une activité à forte implantation syndicale à une activité où l'influence des syndicats est beaucoup plus faible (voir nulle). Leurs résultats donnent un écart moyen compris entre 8 et 15 %. Ce qui confirmerait que l'avantage salarial apporté par la présence de syndicats forts serait loin d'être négligeable. Ces estimations proviennent des États-Unis. D'autres travaux ont été réalisés sur des données canadiennes. Ils donnent des estimations d'écart compris entre 20 et 30 %.  En Grande-Bretagne, le différentiel a été estimé aux alentours de 7 %. En revanche, en France, aucun écart notable n'a pu être observé. Deux études y ont été réalisées. L'une par le tandem Frédéric Jenny et André Weber, deux économistes connus travaillant pour le Conseil de la concurrence. L'autre par François Hennart, de l'université d'Orléans. Les premiers n'ont pas réussi à séparer l'effet sur les salaires lié au taux de syndicalisation, du fait que ce sont les secteurs les plus syndiqués qui sont aussi les plus concentrés. Le second, quant à lui, n'a trouvé aucune différence significative de salaire dès lors que l'on fait intervenir des données comme la structure des âges, le sexe, ou le niveau de qualification de la force de travail . Les études des deux économistes américains font enfin apparaître une moins grande dispersion des rémunérations dans les secteurs fortement syndiqués. L'écart des salaires y serait réduit de 20 à 25 %. 2 . Les avantages en nature sous forme de pensions complémentaires, de retraite, d'assurances médicales, de congés payés, d'indemnités de départ, de prêts bonifiés, etc., sont incontestablement le produit de la syndicalisation. Ils représentent souvent plus du tiers du coût du travail dans l'entreprise, allant même parfois au-delà de 50 %. Les travaux statistiques de Freeman et Medoff confirment l'existence d'une corrélation très significative avec le taux de syndicalisation. En moyenne, les secteurs fortement syndicalisés bénéficieraient d'avantages en nature dont le montant serait supérieur de plus de 60 % à ce qui est observé dans l'échantillon de firmes où le taux de syndicalisation est faible. A salaires constants, l'écart serait encore de plus de 30 %.  Pour Freeman et Medoff, l'un des avantages économiques du syndicat est qu'en négociant des procédures de réclamation et d'arbitrage, ainsi que des règles d'ancienneté plutôt plus favorables aux plus anciens dans l'entreprise, il favorise une réduction de la mobilité de la main-d'oeuvre. Leurs chiffres confirment une plus grande stabilité de l'emploi dans l'échantillon d'entreprises à forte implantation syndicale. Selon les secteurs, le taux moyen des démissions y est entre 30 et 65 % inférieur à ce que l'on observe ailleurs. Le nombre moyen d'années passées par un salarié dans une entreprise y est de près d'un tiers plus long. Cette moindre mobilité, du fait des comportements spontanés de la main-d'oeuvre se traduirait, pour l'entreprise, par une économie de coûts de l'ordre de 1 à 2 %. Pour obtenir dans les firmes des secteurs les moins protégés un taux de démission identique, il faudrait, selon Freeman et Medoff, y augmenter les salaires d'environ 40 %.  Dans l'entreprise, une catégorie de décisions importantes concerne la façon dont il convient de réagir aux variations soudaines et imprévisibles de la demande. Faut-il en priorité faire porter l'ajustement sur les salaires, les heures de travail ou le niveau de l'emploi? Les recherches de Freeman et Medoff confirment que la présence d'une influence syndicale forte modifie le comportement des firmes face aux aléas inattendus de la conjoncture. Durant les périodes de récession, les entreprises fortement syndiquées recourent davantage au licenciement temporaire, et ont plutôt tendance à éviter toute incidence sur le nombre d'heures travaillées, ainsi que sur les salaires. Lorsque la reprise apparaît, elles reprennent leurs anciens employés, cependant que les firmes non syndiquées embauchent plutôt de nouveaux salariés. Ce n'est que lorsque la crise se prolonge que les syndicats se montrent davantage disposés à accepter des baisses de rémunération, ainsi que des aménagements aux conditions de travail.    Freeman et Medoff mettent en évidence l'existence d'une corrélation étroite entre le taux de syndicalisation et la présence de dispositions contractuelles favorisant l'ancienneté dans l'entreprise. Ils montrent que, dans les firmes fortement syndiquées, la sécurité de l'emploi et l'avancement y sont d'autant mieux assurés que les ouvriers concernés sont plus anciens. D'une manière générale, les avantages en nature sont ainsi conçus qu'ils bénéficient davantage aux plus anciens qu'aux autres.  L'un des résultats paradoxaux de l'enquête de Freeman et Medoff fait apparaître que si les travailleurs des entreprises les plus fortement syndiquées sont en règle générale moins tentés de quitter volontairement leur emploi, en revanche, c'est dans cette catégorie d'entreprises que les gens se plaignent le plus de leur situation. Leurs griefs portent principalement sur les conditions de travail, ainsi que leurs rapports avec les contremaîtres. Pour les deux économistes, cette contradiction n'est qu'apparente. Pour obtenir des avantages, il faut exprimer son mécontentement. Il est donc normal que, même si les gens n'ont pas envie de quitter leur travail, les syndicats y entretiennent un degré d'insatisfaction suffisant pour peser sur les décisions de l'employeur.  Selon Freeman et Medoff, c'est une erreur de croire que la présence d'un syndicalisme actif dans l'entreprise nuit à la productivité. Leurs observations, affirment-ils, montrent que dans de nombreux secteurs c'est l'inverse. Les établissements syndiqués afficheraient, dans l'ensemble, une productivité plus élevée. L'explication en serait simple. Le monopole syndical incite l'encadrement à embaucher une main-d'oeuvre plus qualifiée pour ajuster la productivité aux salaires versés. La moindre mobilité et l'amélioration des méthodes de gestion assurent une coopération plus efficace au sein de l'entreprise elles réduisent les occasions de conflit et donc les coûts internes. Certes, le syndicat a le moyen d'imposer des conditions restrictives de travail (cf. le fameux exemple du syndicat des pilotes exigeant la présence de cois personnes dans le cockpit de l'appareil, alors que celui-ci a été spécifiquement conçu pour être piloté par deux personnes seulement). Mais, expliquent Freeman et Medoff, les analyses empiriques démontrent que les deux premiers effets l'emportent largement sur le troisième. La productivité serait en gros supérieure de 20 à 30 % dans les établissements les plus syndiqués.  Les études de Freeman et Medoff confirment la présence d'une corrélation négative entre le pouvoir syndical et la rentabilité des capitaux investis. D'une manière générale, la syndicalisation diminue les profits de la firme. Cette réduction se situerait, selon eux, dans une fourchette de 10 à 30 %, selon les années et les secteurs d'activités. Leurs données confirment également que cet effet sur les profits est le plus fort là où l'industrie est la plus concentrée; et le plus faible en revanche là où la concurrence est la plus forte. Lorsqu'une entreprise détient un véritable monopole industriel ou commercial, la présence d'un syndicat puissant entraîne une forte réduction des profits. Elle n'a que peu d'effets lorsque la firme appartient à une activité où la concentration est faible. Aux États-Unis, le lobbying est une activité quasiment officielle. Les syndicats ne se privent pas d'utiliser leur pouvoir de pression sur les hommes politiques. Les militants syndicaux interviennent activement dans le soutien à la campagne des candidats les plus favorables aux thèses et revendications syndicales. Toutefois, selon les travaux de Freeman et Medoff, si les syndicats américains ont jusqu'à présent bénéficié d'un pouvoir politique suffisant pour éviter que ne soient remis en cause les grands textes législatifs qui fondent leur pouvoir monopolistique dans les secteurs où leur influence est depuis longtemps déjà assurée (le Noris La Guardia Act, par exemple), en revanche il ne s'est pas révélé suffisant pour leur permettre d'étendre leur influence dans de nouveaux secteurs à tradition syndicale faible. Le pourcentage de la population active syndiquée, dans le secteur privé de l'économie américaine, a sérieusement régressé depuis les années 50. Selon Freeman et Medoff, ce phénomène s'expliquerait principalement par la chute du recrutement dans les secteurs les moins syndiqués. Ils incriminent également le comportement des entreprises américaines qui, depuis quelques années, auraient multiplié les mesures légales, mais aussi illégales, pour enrayer les progrès de la syndicalisation. Telles sont les principales thèses que Freeman et Medoff présentent dans leur ouvrage. Nombre de données qui y figurent sont incontestables. Nous pensons cependant que les conclusions qu'ils en tirent, même s'ils n'ont pas tort sur tout, sont trompeuses, souvent fausses, et parfois fondées sur des preuves empiriques qui restent néanmoins douteuses. Nombre de faits rapportés par Freeman et Medoff restent compatibles avec l'interprétation classique du syndicat vu comme un cartel, et peuvent être resitués dans une approche contredisant le modèle d'exit and voice qu'ils proposent.  Au coeur de l'analyse des deux économistes américains, il y a la thèse que les services des syndicats constitueraient un ensemble de " biens collectifs " , générateurs d'" externalités " positives. Les syndicats offriraient des services qui, dès lors qu'ils seraient disponibles pour un salarié, le seraient nécessairement pour tous du fait de la difficulté d'empêcher quiconque d'en bénéficier. Dans de telles circonstances, il est difficile d'éviter qu'un grand nombre de gens se comportent en " passagers clandestins > : chacun attend que ce soit l'autre qui prenne l'initiative et en supporte les coûts de production. Une contrainte légale au profit des syndicats serait donc nécessaire pour que ces services soient produits. C'est la justification traditionnellement utilisée par les économistes pour légitimer l'intervention de l'État. Cet argument est contestable. Il n'est pas nécessairement vrai que les services rendus par les syndicats soient " par nature " des biens collectifs. Ainsi que le rappelle John Burton , les services rendus par les syndicats peuvent être regroupés en quatre rubriques  1. La négociation des termes du contrat de travail. Le syndicat négocie en lieu et place de l'employé, son salaire, les avantages en nature, ainsi que les conditions de travail. 2. La surveillance de l'exécution des termes du contrat. Le syndicat veille à ce que les clauses contractuelles soient bien appliquées. Il protège les salariés contre des décisions de la direction qui auraient pour conséquence de remettre en cause certains termes de l'accord collectif. 3. Une action de soutien politique. Les syndicats font pression sur les parlementaires pour obtenir des législations favorables aux intérêts de leurs adhérents. Ils interviennent dans le financement des partis politiques, contribuent à la diffusion de leurs idées, et aident leur propagande électorale.  4. L'apport d'avantages privatifs. L'adhésion au syndicat permet de bénéficier d'un certain nombre de services réservés aux syndiqués : par exemple l'accès à certaines mutuelles, les colonies de vacances gérées par les comités d'entreprise, des centrales d'achat avec des facilités de paiement, etc. Question: Tous ces services sont-ils vraiment des " biens collectifs " ? A l'évidence, les colonies de vacances, les bons d'achat, les mutuelles ne sont pas des " biens publics " . Il en va de même pour l'activité politique des syndicats. Elle est un " bien public " pour les gens qui partagent les mêmes idées que l'homme politique en faveur de qui le syndicat fait campagne. Mais pour les autres, il s'agit plutôt d'un " mal ". Il s'agit de faux " biens collectifs " La négociation des contrats, ainsi que la surveillance de leur application, ne sont pas davantage des services dont on peut considérer qu'ils ont par nature un caractère " public " ou " collectif " . Dans les deux cas, l'exclusion est possible. .................. ( fin extrait - suite sur sîte ).......Les syndicats sont-ils utiles ou nuisibles ?



                Pourquoi les syndicats ?









                LES ARGUMENTS DE FREEMAN ET MEDOFF 



                Les deux armes du travailleur : le départ et la protestation 


















                LES ÉCARTS DE SALAIRES 






                LES AVANTAGES EN NATURE 


                LES DIFFÉRENCES DE MOBILITÉ 


                LES AJUSTEMENTS CONJONCTURELS 


                L'IMPORTANCE DE L'ANCIENNETÉ


                LE TAUX DE SATISFACTION DES SALARIÉS 


                LES EFFETS SUR LA PRODUCTIVITÉ 



                L'EFFET SUR LES PROFITS


                LA PUISSANCE POLITIQUE 


                LE DÉCLIN DES ADHÉSIONS SYNDICALES 


                LES DÉFICIENCES DE L'ANALYSE DE FREEMAN ET MEDOFF 









                 
                ..........................
                 
                ........................
                 
                ........................ https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/apres-lois-macron-rebsamen-destruction-code-travail-a-lhorizon-application-ordres-de-leurope-capital/
                 
                .......................
                 
                ......................... Preuve en est que tout reste à faire dans le domaine de la défense des droits des travailleurs ; ......
                 
                .......................... ............................................... http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/diffusions/27-02-2013_33059
                 
                ........................
                 

                 

                LA MISE À MORT DU TRAVAIL : "LA DESTRUCTION" (3/3)

                 

                ÉMISSION DU 27/02/2013
                 
                 
                 
                 
                 
                 

                 

                Dans un monde où l’économie n’est plus au service de l’homme mais l’homme au service de l’économie, les objectifs de productivité et les méthodes de management poussent les salariés jusqu’au bout de leurs limites. Jamais maladies, accidents du travail, souffrances physiques et psychologiques n’ont atteint un tel niveau. Des histoires d’hommes et de femmes chez les psychologues ou les médecins du travail, à l’Inspection du Travail ou au conseil des prud’hommes qui nous révèlent combien il est urgent de repenser l’organisation du travail. Avec : Frédéric Lordon, économiste (CNRS), Christophe Dejours, psychiatre (CNAM), Paul Jobin, sociologue (Université Paris 7), Vincent de Gaulejac, sociologue (Université Paris 7), Laurent Hebenstreit, éditeur et ancien cadre dirigeant dans l’industrie. La Destruction





                Une série documentaire de Jean-Robert Viallet.. Sur une idée originale de Christophe Nick. Écrite par Jean-Robert Viallet avec la collaboration de Mathieu Verboud. Enquête Alice Odiot & Jean-Robert Viallet. Conseillère scientifique Marie-Anne Dujarier. Avec la voix d’Emmanuelle Yacoubi. Produit par Yami 2. Avec la participation de Centre national de la cinématographie et France Télévisions. Avec le soutien de la PROCIREP-Société des producteurs, de l’ANGOA et de la Région Île-de-France. Avec la participation du ministère du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, délégation à l’information et à la communication.








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............................... http://www.humanite.fr/social-eco/chantal-verdin-l-inspection-du-travail-est-en-dang-557178

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Chantal verdin. L’inspection du travail est en danger

membre du conseil supérieur de la prud’homie, conseillère prud’homale.

CHANTAL VERDIN,

VENDREDI, 17 JANVIER, 2014

L'HUMANITÉ

Le ministère du Travail a engagé une importante réforme en juillet 2012, appelée « ministère fort », qui vise à modifier les services de contrôle de l’inspection du travail et qui doit être mise en place dès le printemps 2014. L’inspection du travail est un service public chargé de faire respecter le Code du travail et de protéger les droits des salariés contre les abus du patronat.

Son autorité repose sur trois critères essentiels : son indépendance, qui résulte de la convention n° 81 de l’Organisation internationale du travail. Elle permet à chaque agent de décider des contrôles à mener dans l’entreprise de son choix et d’engager ou non des poursuites ; sa fonction généraliste, qui lui permet d’intervenir dans toutes les entreprises. Chaque salarié n’a pour interlocuteur unique de l’État qu’un seul et même agent ; son maillage territorial de proximité qui la rend accessible à tous.

L’article 20 du projet de loi relatif à la formation professionnelle, à l’emploi et à la démocratie sociale, relatif à l’inspection du travail, envisage des modifications qui touchent à l’essence même du rôle de l’inspection du travail. Il fait peser une menace sur l’indépendance de ses agents. Ils devront rendre compte dans le cadre d’équipes régionales et nationales d’intervention à un responsable désigné parmi eux. Leurs missions seront transformées et ne seront plus définies par les demandes des salariés, mais par leur hiérarchie, avec moins de contrôle dans les entreprises.

L’inspection du travail manque déjà cruellement de moyens matériels et humains, cette réforme va opérer un bouleversement parmi le personnel qui fait craindre une diminution des effectifs. Ce projet du ministère va à l’encontre de ce que doit être l’inspection du travail, c’est-à-dire une inspection généraliste, territoriale et de proximité au service des salariés, qui doivent pouvoir rencontrer localement un agent pour toute question de droit du travail qu’ils se posent. Sinon, c’est l’effectivité même du droit qui va se trouver mise à mal et les droits des salariés qui vont reculer.

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........................................................ http://www.bastamag.net/Le-gouvernement-veut-il-que-l

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Le gouvernement veut-il que l’inspection du travail soit plus sympa avec le patronat ?

PAR LUDO SIMBILLE

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Poster

Ils sont souvent l’ultime rempart face aux violations du droit du travail ou aux mises en danger de la santé et de la sécurité des salariés. 2 256 inspecteurs et contrôleurs du travail sont chargés de surveiller ce qui se passe dans le huis clos des deux millions d’entreprises hexagonales. Ils protestent contre une réforme qui, selon eux, menace leur mission. Réductions d’effectifs, politique du chiffre, perte d’indépendance, risque de collusion avec les employeurs… Tels sont leurs griefs à l’encontre du projet de loi porté par leur ministre Michel Sapin. L’inspection du travail sera-t-elle mise au pas ?

« Casse de l’inspection du travail : Le Medef en rêvait, le PS l’a fait ». Une banderole flotte devant le siège du parti socialiste, rue de Solferino, à Paris, ce 22 octobre. Menottes aux poignets, cinq inspecteurs du travail s’enchaînent aux grilles du siège du parti socialiste. Accompagnés d’une quarantaine de collègues, ils dénoncent la réforme de l’inspection du travail, prévue dans le projet de loi sur la « formation professionnelle et la démocratie sociale ». La loi sera présentée en janvier 2014 devant le Parlement.

Officiellement, le ministre du Travail Michel Sapin souhaite « adapter l’inspection aux mondes du travail » afin de bâtir un « ministère fort » pour protéger l’« indépendance » et l’« efficacité » de ceux qui sont censés faire respecter le code du travail et s’assurer que les droits des salariés sont respectés. Face à la quête de « compétitivité » et de « flexibilité » à outrance, dans un contexte où les licenciements s’intensifient, où , l’inspection du travail constitue souvent l’ultime rempart pour des salariés sommés de tout accepter. Ils sont d’ailleurs les seuls fonctionnaires habilités à pénétrer à l’intérieur d’un site, sans avoir besoin de mandat.les dérogations au droit se multiplient

« Une entreprise visitée tous les dix ans »

2 256 agents de la direction générale du travail suivent actuellement près de deux millions d’entreprises, et contrôlent les conditions de travail des 18 millions de personnes qui y sont employées []. Une tâche gigantesque, qui va de la vérification du paiement des heures supplémentaires au contrôle des mesures prises par l’entreprise pour éviter que son personnel soit exposé à des risques, physiques ou toxiques. Rien qu’en 2009, près de 966 000 infractions ont été signalées, très majoritairement en matière de santé et sécurité au travail, ainsi que sur le non-respect du contrat de travail (durée du travail, congés, rémunérations…).1

Réaliser une enquête dans une entreprise demande du temps : se familiariser avec l’établissement ; interroger salariés, représentants du personnel et médecin du travail ; étudier les fiches de paie, la convention collective et le document unique d’évaluation des risques professionnels ; constater l’éventuelle présence de produits cancérogènes ; détecter de possibles « risques psychosociaux » ; rédiger des rapports, formuler des recommandations et des alternatives à une éventuelle sanction et, le cas échéant, dresser un procès-verbal d’infraction.

« Aujourd’hui, j’ai 1 800 entreprises à gérer, cela fait une entreprise visitée tous les dix ans. C’est catastrophique ! », illustre Kevin, agent de l’inspection du travail en Savoie et syndiqué à la CNT (voir son commentaire en bas de l’article). Comme un demi millier de ses collègues venus de toute la France, il a répondu à l’appel de l’intersyndicale (CGT, CNT, FO, SNU-FSU, SUD) pour défiler devant le ministère.« Retrait du plan Sapin », « L’inspection au service des salariés ! » : une grande partie des agents ne semble pas partager la vision de leur ministre.

« Un copier-coller du projet de l’UMP »

Des cercueils symboliques ornent le cortège : « 1906-2013, enterrement de l’inspection. » Le corps de l’inspection a plus d’un siècle d’histoire. « Nés sous la IIIème république, les inspecteurs affirment très tôt une conception exigeante de leur mission, portée par une éthique qui donne son âme au corps. Ils sont les hussards de la République, comme les instituteurs. Un inspecteur ne déjeunera jamais à la table du patron. Sa sensibilité le rapproche des plus faibles. Son origine sociale également », écrivent les journalistes Françoise Champeaux et Sandrine Foulon []Que prévoit donc le projet de loi élaboré par le ministre socialiste ? C’est un 2« copier-coller » de la réforme qui « était déjà dans les tiroirs de l’UMP avant le changement de gouvernement », déplorent plusieurs manifestants.

Les gardiens du Code du travail redoutent d’abord une discrète baisse des effectifs. Ils sont aujourd’hui organisés en 790 sections, réparties sur tout le territoire et composées d’un inspecteur, de deux contrôleurs du travail et d’un secrétariat. Ces sections seront remplacées par des unités de contrôles, interdépartementales, constituées de 8 à 12 agents. Une fourchette à « géométrie variable » qui risque d’être alignée vers le bas. A Angoulême par exemple, l’inspection du travail compte actuellement quatre sections de trois agents, soit un effectif de douze personnes. La nouvelle unité de contrôle, remplaçant les quatre sections, pourra être composée de seulement huit agents. Soit une baisse d’un tiers des effectifs.

De son côté, le ministère tente de rassurer : d’ici 2015, 540 contrôleurs (chargés des établissements de moins de cinquante salariés) pourront devenir inspecteurs de travail suite à un examen professionnel interne. Le nombre d’agents triplera d’ici dix ans, assure Michel Sapin. Cela ne semble pas apaiser les inquiétudes. « Quatre de nos collègues vont partir l’an prochain à la retraite, qui va les remplacer ? » interroge Stéphane, inspecteur dans le Var.

Risque de collusion

Ce serait aussi la fin d’une inspection du travail « de proximité ».« A terme, c’est la disparition des petites unités territoriales », prévient le communiqué syndical. Car le projet vise également à créer des « brigades spécialisées » chargées d’enquêter sur un thème (amiante, risque Seveso, travail illégal), un secteur (industrie chimique, BTP, restauration, agriculture…) ou une branche d’activité. A l’heure où les organigrammes des entreprises deviennent extrêmement complexes – avec filiales, sous-filiales, sous-traitance en cascade, recours à l’intermittence, sièges à l’étranger… – et où les salariés sont exposés à une multitude de risques, cette spécialisation se justifie-t-elle ?

Elle risque d’appauvrir le métier, organisé sur un territoire et de façon généraliste, répondent les détracteurs de la réforme. Alors que des actions coordonnées entre services existent déjà. « Le ministère veut réformer un système dont on ne nous a pas démontré qu’il ne fonctionnait pas ! » , glisse Maïté, contrôleuse du travail à Toulon. La spécialisation ferait aussi peser un risque de collusion entre inspecteurs et employeurs. «  Sur l’amiante, les entreprises ne sont pas nombreuses. Les agents seront donc en permanence avec les mêmes. Cela créée des liens qui ne sont pas bons pour les salariés », pointe Stéphane Lagarde, contrôleur du travail et membre du syndicat Sud. Face à des employeurs que l’on commence à bien connaître, la recherche de compromis pourrait devenir la règle, aux dépens de la sanction d’abus avérés.

Un management à la France Télécom ?

Pour les enchaînés de Solferino, si le droit n’est pas appliqué, c’est d’abord parce qu’il est trop dérogatoire. « On ne peut pas être efficace avec ce type de réglementation. Les vrais responsables s’en lavent les mains, car c’est extrêmement compliqué de remonter la sous-traitance. Alors on préfère s’attaquer aux petits employeurs », déplore Stéphane Lagarde, du syndicat Sud. Tel dispositif de sécurité n’a pas été mis en place ? Il est plus facile de pointer la responsabilité d’un dirigeant de PME, que de remonter vers les vrais donneurs d’ordre d’une filiale appartenant à une société elle-même intégrée dans un groupe plus vaste.

D’autant qu’un management par objectifs se profile. Les agents seront désormais placés sous l’autorité d’un directeur d’unité de contrôle, un « DUC » dont les initiales invitent déjà à tous les sarcasmes. Son objectif ? Une politique du chiffre à base de « reporting » et de centralisation de l’information. La hiérarchie pourra suivre en direct la réalisation des objectifs. La qualité d’un contrôle risque de devenir secondaire. Passer dix minutes dans un restaurant à vérifier les affichages obligatoires ou plusieurs jours à éplucher des décomptes horaires pour vérifier la durée du travail ne fera plus aucune différence [].3

« On nous demandera juste d’aller dans l’entreprise, de noter si tout va bien, de faire de la prévention sans biais répressif. Donc de ne plus contrôler les situations de travail anxiogènes », observe Kevin. « C’est déjà en place. Cela s’organise dans les services avec des collègues qui sont rémunérés en parts variables, des primes en fonction des objectifs réalisés ». Les inspecteurs du travail seront désormais surveillés et « managés » de la même manière qu’un commercial de France Télécom ou qu’un ingénieur de Renault. Le comble…

Infractions au droit du travail : 69% des PV sans suites connues

En plus de visites inopinées, les inspecteurs du travail interviennent en fonction des renseignements recueillis auprès des salariés, de leurs représentants syndicaux ou de déclarations d’accidents ou d’arrêt de travail à répétition. Dans le huis clos d’une entreprise, l’inspection du travail est souvent le dernier recours pour faire respecter un minimum de règles. « J’ai reçu une salariée dont le temps partiel change toutes les semaines alors que les horaires doivent être précisés sur le contrat de travail, raconte Stéphane Lagarde. C’est une demande individuelle, mais cela signifie que cette entreprise a l’habitude de faire des temps partiels sans fixer la durée. ».

Le ministre du travail souhaite réorienter ces missions au profit « de grands combats collectifs ». Avec la réforme, ce type de cas litigieux devra être renvoyé vers le tribunal des Prud’hommes. « Avec un DUC derrière notre dos, nous aurons moins le temps d’être au service des salariés », craint un syndicaliste de Sud. Le directeur imposera les directives du ministère. Il s’agit d’« assumer l’aspect descendant  », explique clairement le document préparatoire de la réforme []. 4« Les inspecteurs sont actuellement beaucoup trop autonomes. Ils sont payés par les impôts. Ils ont des comptes à rendre », avance le directeur administratif Rhône-Alpes à Rue89 Lyon. Comme si les 2 256 fonctionnaires ne prenaient pas très à cœur leur mission !

Une enquête publiée par le magazine Santé et Travail révélait, il y a trois ans, que la majorité des procès-verbaux d’infractions concernant la santé et la sécurité des salariés, dressés par les inspecteurs du travail, se perdent ensuite dans les méandres de l’administration (lire ). De l’aveu même de la direction générale du travail, seuls 36% des PV dressés entre 2004 et 2009 ont été transmis au parquet pour d’éventuelles poursuites judiciaires… Un rapport du bureau international du travail montre qu’un véritable mouvement de dépénalisation du droit du travail est en cours : en 2004, seuls 31% des PV demeuraient sans suites. Cinq ans plus tard, 69% atterrissent dans de poussiéreux placards. ( .., ... )notre article

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.............................................. http://www.agoravox.fr/rdv-de-l-agora/article/corruption-des-syndicats-l-enquete-40701

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Corruption des syndicats, l’enquête qui dérange

  vendredi 6 juin 2008parLenglet, Touly et Mongermont

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Ecoutez

Roger Lenglet, Jean-Luc Touly et Christophe de Mongermont viennent de faire paraître « L’Argent noir des syndicats », une enquête fouillée et documentée qui met à jour (et à mal) les pratiques douteuses des organisations syndicales. Edifiant. Depuis sa sortie, les langues se dénouent dans le monde syndical et viennent corroborer les nombreux témoignages qui ne manquent pas d’instruire un dossier lourd, très lourd. Mais loin d’être une charge, les auteurs, syndicalistes chevronnés, proposent des solutions pour que les syndicats, à l’instar des partis politiques naguère, soient financés en toute transparence et qu’ils soient vraiment représentatifs.

 

Dans le cadre des , nous vous présentons un extrait de "L’Argent noir des syndicats" suivi d’une interview vidéo de Jean-Luc Touly. RDV de l’Agora

 

La paix sociale a-t-elle un prix ? Si oui, quel est-il ? Réponse dans  Les lecteurs d’Agoravox connaissent bien ,  et Christophe de Mongermont. Le premier est philosophe et journaliste et a notamment publié ainsi que (voir également le blog ) avec Jean-Luc Touly qui est, à l’instar de Christophe de Mongermont, un syndicaliste de haut vol.L’Argent noir des syndicats.Roger LengletJean-Luc ToulyProfession corrupteur L’Eau des multinationales Association pour le contrat mondial de l’eau

Tous trois sont membres de l’association qui s’efforce de lutter contre la corruption. Ensemble, ils viennent de faire paraître un ouvrage salutaire qui, s’il met en avant certaines pratiques douteuses en vigueur dans le , propose aussi des solutions pour en sortir…AnticorL’Argent noir des syndicats, monde syndical

Dès sa sortie,  a suscité de nombreux débats au sein des différentes organisations. En évoquant les dérives des Comités centraux d’entreprise dans le privé comme dans le public - « d’une manière générale, quels que soient les secteurs économiques, la bonne entente qui règne entre les CE et les directions est notable dans les grandes entreprises » -, en soulignant combien étaient étouffées par les grandes centrales elles-mêmes les revendications des syndicalistes intègres, centrales qui, en outre, n’hésitent pas à utiliser l’argent de la formation à d’autres fins que ce à quoi il est destiné, en pointant l’absence (voulue) de représentativité dans des secteurs entiers du monde du travail (le nettoyage, par exemple) et dans de nombreux autres cas, ce livre ne peut pas plaire à tout le monde, en particulier à ceux qui confondent syndicalisme et sinécure.L’Argent noir des syndicats

Le lecteur ne s’étonnera plus, après cette lecture, que les organisations dites représentatives ne soient plus à la pointe du combat social (un seul exemple : les retraites) ces dernières années. Au nom du réformisme, celles-ci abandonnent la lutte. En réalité, elles sont anesthésiées par une manne financière censée "fluidifier les relations sociales", selon l’expression des patrons de l’UIMM. C’est par cette affaire abracadabrantesque des caisses noires de l’Union des industries des métiers de la métallurgie, bras armé du Medef que l’histoire commence. Elle est loin d’être terminée.

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............................................ http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/10/29/31003-20141029ARTFIG00296-chantage-magouilles-corruption-le-livre-noir-du-syndicalisme-francais.php

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Chantage, magouilles, corruption : le livre noir du syndicalisme français

Thierry Lepaon, Secrétaire général de la CGT, le 16 octobre.
 

 

 

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Au-delà du cas personnel du secrétaire général de la CGT, l'affaire Lepaon révèle la face sombre du syndicalisme français. Le décryptage de Jean-Luc Touly, auteur deSyndicats - Corruption, dérives, trahisons.


Jean-Luc Touly est conseiller régional d'Île-de-France. Il a notamment écrit «», avec Roger Lenglet et Christophe Mongermont, (Fayard, 2008) et «», avec Roger Lenglet, (éditions First, 2013)L'Argent noir des syndicatsSyndicats - Corruption, dérives, trahisons


FigaroVox: La  aurait déboursé 130.000 euros pour la rénovation de l'appartement de fonction de son secrétaire général, Thierry Lepaon. Cela vous étonne-t-il? Ce genre de pratiques est-il vraiment inédit?CGT

 La contradiction flagrante des dirigeants syndicaux que révèle cette affaire ne m'étonne aucunement. On pourrait citer un nombre incalculable de dérives semblables des individus, des organisations syndicales, des fédérations, des confédérations, des comités d'entreprise… On pourrait parler des frais de fonctionnement injustifiés, du Comité d'entreprise d'Air France, d'EDF, de la SNCF de Lyon, où les syndicats ont été condamnés. Les scandales sont légion.Jean-Luc TOULY:

Evidemment, faire payer la CGT entre 130000€ et 150000€ de travaux pour  est scandaleux, d'autant plus que les syndicats sont encore financés entre les 2/3 et les 3/4 par les entreprises ou l'Etat: ce sont donc les cotisations et les subventions de l'Etat qui, indirectement, ont payé le logement! Le manque de transparence des syndicats et leur système anti-démocratique conduisent systématiquement à des dérives. Ces informations ont d'ailleurs probablement été transmises par des adhérents de la CGT, choqués par cette découverte. Il existe ainsi des poches de résistance au sein même de l'organisation, qui dénoncent ces pratiques et ce côté occulte qui détruisent la confiance envers les syndicats. J'ai été moi-même membre de la CGT pendant 30 ans, avant de rejoindre FO, et j'ai bien vu que la dénonciation n'est jamais facile dans ces organisations: elle entraîne pressions, perte de mandat syndical voire perte de l'emploi dans certains cas!Thierry Lepaon

Au-delà du cas de Thierry Le Paon, cela révèle-t-il un problème plus large de corruption au sein de la CGT? Quel est l'ampleur de celle-ci aujourd'hui?

Je pourrais vous parler de nombreux cas! Les hauts responsables syndicaux, en fin de carrière, sont souvent nommés à des postes élevés, bien payés, dans des autorités étatiques ou privées.  a ainsi été élu en juin dernier administrateur du Bureau International du Travail, à Genève, avec l'aide de . Les grandes entreprises peuvent faire de même: le directeur de cabinet de Thibault, Bernard Saincy, a été par exemple nommé à un haut poste chez GDF-Suez, après avoir quitté la CGT. Ces nominations sont des cadeaux accordés aux dirigeants syndicaux pour services rendus ; or, quels services rendent-ils vraiment? Je n'irais pas jusqu'à parler de méthodes mafieuses, mais les secrets et l'opacité de ces nominations posent problème…Bernard ThibaultFrançois Hollande

 

Les syndicats reçoivent des sommes colossales, versées notamment par les entreprises, qui achètent ce faisant une sorte de paix sociale: les organisations leur sont dès lors redevables. On comprend très vite l'ambiguïté de leur action: d'un côté, ils appellent à manifester ; de l'autre, ils maintiennent des relations très étroites avec les patrons…

 

Ce nouveau scandale va venir alimenter la détestation du syndicat. Le véritable problème est celui de la transparence, de l'indépendance. Comment faire confiance à ses représentants si ceux-ci ne sont pas francs?

 

Le scandale de L'UIMM a révélé que des patrons «fluidifiaient les relations sociales». Les pouvoirs économiques, voire politiques, neutralisent-ils les syndicats?
 

 

On a parlé du cumul chez les politiques, mais le même problème existe chez les syndicalistes !

 

Evidemment: pour faire passer ses réformes, parfois difficiles ou impopulaires, le gouvernement a besoin de l'appui des syndicats. En cas de refus, il les menacera de faire passer une loi pour plus de transparence dans leur organisation et leur financement, loi qui sera ensuite très vite laissée de côté. En réalité, derrière les oppositions de façades, les syndicats travaillent main dans la main avec le patronat et l'Etat. L'exemple de Perruchot me paraît parlant: ce parlementaire avait dénoncé un certain nombre de dérives et de scandales en 2011, et avait préparé un rapport explosif. Cependant, il n'a jamais été publié, car personne n'avait intérêt à ce qu'il soit rendu public.

 

Dans mon travail, j'essaie de transférer à mes collègues mon expérience du syndicalisme. Toutefois, j'ai le plus grand mal à leur faire comprendre que les personnes à la tête de ces organisations sont choyés par les dirigeants de l'entreprise, dans le plus grand secret. Les salariés sentent quand même un certain malaise, et ne comprennent pas le cumul des mandats chez ces représentants. On a parlé du cumul chez les politiques, mais le même problème existe chez les syndicalistes! Certains sont en poste depuis 20 ans, 30 ans, et resteront pour une durée indéterminée.

 

Dans ce contexte, faut-il s'étonner que ces derniers soient relativement passifs face à certaines réformes du gouvernement?

 

C'est ce que j'ai essayé de montrer dans mes livres. Les patrons, par exemple, cherchent à s'attirer les bonnes grâces des syndicats, pensant qu'ils vont ainsi contrôler les travailleurs ; or, il n'en est rien, pour la simple et bonne raison que les syndicats ne représentent plus les salariés! Leur rôle, aujourd'hui, se cantonne à gérer le comité d'entreprise, les activités sociales et culturelles. Ils sont devenus des prestataires de services, de voyages. (...,...) Fin extrait -

 

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............................................................. https://blogs.mediapart.fr/etoile66/blog/230910/que-font-les-syndicats-francais-des-cotisations-de-leurs-membres-pourquoi-

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