Marseille, ville éternelle

 

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INTRODUCTION

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Le fait d'être Marseillais n'est pas anodin pour un écrivain car cette ville véhicule beaucoup de préjugés et autant de clichés caricaturaux. Normal lorsqu'on peut s'enorgueillir de deux-mille-six-cents ans d'histoire et que l'on se positionne au carrefour de la méditerranée. Notre cité traverse une période dramatique dans bien des domaines mais les gens qui me lisent doivent savoir que cette ville à été abandonnée par des politiques qui ont mieux à faire que de s'occuper des Marseillais ! La situation est le résultat du clientélisme, des affaires, des suites d'une politique nationale minable créant misère, division des populations et isolement des citoyens. Ce n'est pas l'objet de cette oeuvre mais il me semble important de situer la problématique de fond. 

Peu importe, je ne pouvais vraiment pas faire l'économie d'un travail sur ma métropole où je serai taxé d'antipatriotisme. Comme tout le monde nous sommes chauvin. Il me fallait décliner d'une manière ou d'une autre mon amour pour cette terre natale et expliquer pourquoi nous y sommes tant attachés. Voilà chose faite au travers des deux textes qui suivent. Deux pour le prix d'un car j'en produis des versions différentes suivant le niveau de détail que le lecteur souhaite y voir.

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- Marseille, l'éternelle ...

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( Version courte )

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Marseille est une ville extraordinaire à tout point de vue.

Il existe un lien d'amour passionnel qui lie les habitants de ce haut lieu à leur terre natale. Une ville éternelle avec ses deux-mille-six-cents ans d'histoire, carrefour du monde et des civilisations. Les gens qui vivent ici ont bien de la chance. J’en suis depuis ma plus tendre enfance et puis vous le confirmer : Il n'est pas de plus grand bonheur que de vivre dans le sud de la France en ce lieu admirable.

Il me serait loisible de passer des heures à vous dépeindre la magnificence des spectacles méditerranéens tant ils sont une mine d’enseignements, plus particulièrement de sensations pour les extralucides qui cherchent invariablement à capter l’indicible autour d’eux.

Cette diversité en tout domaine en fait un excellent laboratoire pour qui sait observer. Cette région présente en premier lieu une topographie très riche et variée en passant de la plage sablonneuse aux calanques calcaires, du plateau fertile aux alléchantes collines arides et escarpées.

Logée au sein d’une véritable cuvette naturelle dont l’épicentre géométrique peut être situé dans le quartier de la pomme, notre métropole semble en effet s’être engouffrée dans les bras rassurants d’un pli tectonique, dicté par un caprice antédiluvien de dame nature.

D’un point de vu climatique, tout semble passer ici par les extrême. Son implacable soleil estival pourrait guérir les mélancolies les plus sévères, tandis qu’en saison hivernale, son mistral implacable serait susceptible de calmer les ardeurs les plus féroces.

Ce contraste météorologique n'empêche pas le développement d’une flore spécifique dont les plus illustres auteurs et artistes peintres surent s'inspirer, étonnante par son adaptation.

Entre autres curiosités, les passionnés de botanique ne se lassent jamais d’observer l’extraordinaire variété de sa végétation, en commençant par l'inaccueillante ainsi qu’impénétrable formation végétale discontinue et buissonneuse, dite garrigue, pour finir de s’émerveiller dans l’écho infini des chants de cigales peuplant nos délicieuses forêts provençales.

Tiraillées par la soif, la feuille des ligneux n’a eu ici d’autre choix que de réduire la surface du limbe pour n’en laisser que sa plus simple expression, symbole d'une formidable adaptation du régne végétal : L’aiguille. Cette absence de matière n’est cependant pas un obstacle au camouflage parfait de l’arthropode caractéristique de nos régions, qui sait instinctivement et parfaitement depuis toujours se confondre avec l’écorce de son hôte.

L"illusion de la cigale est parfaite au point de laisser supposer une quelconque faculté d’expression mélodique à l’origine du végétal. Cette rengaine assourdissante, véritable cri d’amour de l’insecte homoptère, raisonne contre les versants abruptes des coteaux comme les pulsations frénétiques d’une biosphère déchirée par le désir de vie. Est-il concevable de demeurer insensible devant une telle osmose entre le règne animal et végétal ?

Que dire par ailleurs de notre célèbre mégapole, aujourd’hui plus que bimillénaire, assiégée par ces hauteurs, protégée depuis des siècles par la bienveillante basilique de notre dame; carrefour incontournable de la Méditerranée, où se côtoient plus d’un million d’âmes issues d'une multitude de vagues d'immigration successives ?  La beauté ainsi que l'harmonie s'y retrouve partout, de notre dame de la garde aux calanques de Luminy, en passant par le vieux port et son centre historique traversé par la célébre Canebière jusqu'à la périphérie traditionnelle incarnée par Eoures, la Treille et les Camoins. 

Cette ville demeure à mes yeux un modèle attestant la possibilité de vivre ensemble, malgré les différences. Notre population actuelle s'est effectivement construite sur des vagues migratoires importantes successives : Italiens, exilés d'Arménie, Juifs, rapatriès des colonies, Algériens, Comoriens, Indiens, Asiatiques, noirs Africains vivent, s'amusent et commercent en bonne harmonie depuis des temps immémoriaux.


En fait, ce petit monde, rebelle à l'autorité depuis la nuit des temps, est une source d’inspiration infini parce qu’il contient tout ce dont à besoin l’imagination,… comme un condensé de tout ce qui s’y fait. Ce n’est donc pas un hasard si cette terre est un lieu de prédilection à l’éclosion de l’esprit artistique.

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( Version longue du texte / Texte intégral )

- Marseille, l'éternelle ...

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Marseille est une ville extraordinaire à tout point de vue.

Il existe un lien d'amour passionnel, presque sensuel, qui lie les habitants de ce haut lieu à leur terre natale. Une ville éternelle, avec ses deux-mille-six-cents ans d'histoire, carrefour du monde et des civilisations. La légende de Gyptis et Protis est le mythe fondateur légendaire qui raconte l'origine de Marseille vers six-cent av. J.-C. par des colons grecs venus de la cité de Phocée en lonie. << Une ville qui date de l'an pèbre >> comme le prétendent les anciens dans les villages autour de la table d'un bar, en claquant bruyamment leurs verres de pastis glacé sur un traditionnel "tchin" où se mêle jeux de cartes, amuse-gueules et railleries scabreuses ! Les gens qui vivent ici ont bien de la chance. J’en suis depuis ma plus tendre enfance et puis vous le confirmer sans l'ombre d'un doute : Il n'est pas de plus grand bonheur que de vivre dans le sud de la France en ce lieu admirable.

Il me serait loisible de passer des heures à vous dépeindre la magnificence des paysages méditerranéens tant ils sont une mine d’enseignements et d'émerveillements, plus particulièrement de sensations pour les extralucides qui cherchent invariablement à capter l’indicible autour d’eux.

Même un enfant pourrait facilement vous convaincre des qualités de notre municipalité tant nous faisons l'unanimité dans le pays et je pourrai commencer mon exposé sans modestie par les mille mètres de long de la plus "belle" avenue du monde, tendrement appelée "Canebière", aujourd'hui en partie piétonne. Il serait encore aisé de poursuivre par les millions de touristes passant par chez nous, sinon de m'étendre sur le formidable espace urbain de deux-cent-quarante kilomètres carrés où se côtoient plus d’un million d’âmes frétilllantes; descandance courageuse et généreuse issue d'une multitude de vagues d'immigration successives faisant la richesse de ce peuple. Mais je serai réducteur. Cet exposé me serait probablement confortable et seule la patience nécessaire pour me lire pourrait faire défaut si je venais à trop m'épancher sur le sujet.

Tant pis, prenons le temps de cette démonstration - Procédons méthodiquement car je ne veux rien oublier :

Logée au sein d’une véritable cuvette naturelle dont l’épicentre géométrique peut être situé dans le quartier de la pomme, notre métropole semble en effet s’être engouffrée dans les bras rassurants d’un pli tectonique, dicté par un caprice antédiluvien de dame nature. Son bassin versant s'enrichit d'une hétérogénéité caractéristique mêlant en chaque chose beauté et harmonie.

Cette diversité en tout domaine en fait un excellent laboratoire pour qui sait observer. Notre prestigieuse cité phocéenne présente en premier lieu une topographie très riche et variée en partant de la plage sablonneuse aux calanques calcaires, du plateau fertile aux alléchantes collines arides et escarpées.

Que dire afin de prolonger cette discussion concernant notre célèbre mégapole, aujourd’hui plus que bimillénaire, assiégée par ce relief montagneux, carrefour incontournable de la Méditerranée, terre d'asile, si ce n'est de logiquement poursuivre par la protection spirituelle que nous confère depuis des siècles la bienveillante "bonne mère", dite "Basilique de notre dame de la garde"? L'histoire de ce monument emblématique débute il y a près de huit-cent ans, en mille-deux-cent-quatorze lorsqu’un premier oratoire dédié à Marie est élevée sur ce lieu, à l’initiative d’un prêtre. Cet édifice est ensuite inséré par François 1er dans un ensemble militaire fortifié. La chapelle de style romano-byzantin, que nous connaissons aujourd’hui, date du XIXe siècle. Elle est constituée d’une crypte et de l’église surmontée par la gigantesque statue de la Vierge à l’enfant, haute de plus de onze mètres.

La beauté se retrouve partout et notamment en contrebas de cet espace cultuel le long de sa formidable artère historique remontant du port vers l'église des "Réformés".

La Canebière incarne à elle seule un mythe incontournable pour les touristes de passage. La célèbre avenue, anciennement orthographiée "Cannebière", porte ce nom depuis 1927.
Ce nom, qui se dit "Canabiera" en occitan provençal, a une origine incertaine.
Il viendrait du provençal "canébé" qui signifie "chanvre", car le commerce du chanvre s'effectuait à cet endroit depuis le Moyen-Age. Sa renommée a franchi les frontières marseillaises dès le XIXe siècle, avec le développement de l’activité économique sur le Vieux-Port, au moment où le commerce en provenance de l’extrême Orient et du Levant a connu une énorme croissance. A son apogée, la Canebière était donc un lieu culturel et commercial très vivant.

Son activité a commencé à décroître après la Première Guerre mondiale car les nécessités économiques imposèrent de revoir le schéma structurel de la ville. Elle n'est certainement plus aujourd'hui le point de convergence névralgique de la ville, mais elle demeure encore une adresse de rencontre, animée par nombreux lieux culturels, des commerces, divers points de restauration ou cafés. 

D’un point de vue climatique, il y en a pour tous les goûts et l'on prétend que notre climat méditerranéen se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et relativement humides  mais je pense personnellement que tout passe ici par les extrêmes. J'exagère peut être, mais les experts qui font les définitions sont à Paris tandis que nous vivons ce climat au quotidien dans les rues périphériques ou dans les collines du Garlaban ! J'en dis avec moins de pondération que son implacable "cagnard" estival pourrait guérir les mélancolies les plus sévères, tandis qu’en saison hivernale, son mistral implacable glacé serait susceptible de calmer les ardeurs les plus féroces. 

Ce contraste météorologique n'empêche pas le développement d’une remarquable flore spécifique, étonnante par son adaptation dont les plus illustres auteurs et artistes peintres surent s'inspirer depuis l'antiquité.

Entre autres curiosités, les passionnés de botanique ne se lassent jamais d’observer l’extraordinaire variété végétale de notre région, en commençant par l'inaccueillante ainsi qu’impénétrable formation végétale discontinue et buissonneuse, caratéristique de nos régions du Sud, dite garrigue, en passant par les interminables champs d'oliviers, de lavande ou de vignes, pour finir de s’émerveiller dans l’écho infini des chants de cigales peuplant nos délicieuses forêts provençales.

Tiraillées par la soif, la feuille des ligneux n’a eu ici d’autre choix que de réduire la surface du limbe pour n’en laisser que sa plus simple expression, symbole d'une formidable adaptation du régne végétal : L’aiguille. Cette absence de matière n’est cependant pas un obstacle au camouflage parfait de l’arthropode typique de nos régions, qui sait instinctivement et parfaitement depuis toujours se confondre avec l’écorce de son hôte … au point pour un encatané "badant" en forêt de confondre le craquettement de la cigale avec une quelconque faculté d’expression mélodique à l’origine de l'arbre.

Mais il n'en est rien. Est-il concevable, même pour une oreille profane, de demeurer insensible devant une telle osmose entre le régne animal et végétal ? Cette rengaine assourdissante, véritable cri d’amour strident de l’insecte homoptère, raisonne contre les versants abruptes des coteaux comme les pulsations frénétiques d’une biosphère déchirée par le désir de vie.

Ne nous égarons pas plus longtemps dans les broussailles.

J'aurai aussi tant à dire au sujet de notre belle population. On dit parfois des Marseillais qu'ils sont familiers, arrogants ou sans éducation et qu'ils ne parlent que de leur équipe de football : l'OM. Cela est faux ! Il n'est décidément pas que les provençaux pour éxagérer à tout bout de champ. Ils sont tout le temps en train de déconner ces "Parigots" pour nous faire une mauvaise réputation ! Une rivalité séculaire dont le football n'est que le sujet prétexte de crispation mais il en va plus sérieusement d'une lutte entre la capitale et la province. On craint "dégun" à Marseille ... mais faut pas exagérer.

Nous avons certes un vocabulaire locale ... et un parler cru : "On parle gras". Comme tous les méditerranéens, nous sommes plutôt francs, spontanés et impulsifs. Certes, nous avons le sang chaud, de manière inversement proportionnelle à l'âge et une discussion anodine peut passer des rires à l'altercation verbale pour une simple réplique mal interprétée ou à la moindre galéjade, puis rapidement dégénérer en rixe au moindre geste décalé ou méprisant.

On s'emboucane pour "un rien" et on a le baston facile comme on dit ici. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que le football cristallise les vertus du sport et de la compétition que nous érigeons en mode de vie et c'est pourquoi nous lui accordons une place qui semble démesurée. Mais ces comportements sont ici considérés comme la norme pour l'individu lambda. Néanmoins, nous avons aussi des intellectuels et des célébrités dont la liste exhaustive semble impossible, comme le célèbre écrivain Marcel Pagnol ( aubagne ), Muselier Emile, Fernandel, Ricard Paul, Zizou, éric Cantona, Soprano, Jul, Patrick Fiori, Daniel russo, Maurice Béjart, Patrick Bosso, Honoré Daumier, Louis Jourdan, Franck Leboeuf, ... tant d'autres, ... et j'espère bientôt entrer dans ce florilège grâce à vous ... .

Mais vous croyez vraiment qu'on dort dans le Sud ?

Ce n'est pas tout, le Marseillais est reconnu comme un individu entier et accueillant. Son amitié, sincère, fidèle et durable, s'avère facile à conquérir pour ceux qui partagent nos valeurs ainsi que nos loisirs, comme la pétanque, le pastaga sur une terrasse les doigts de pied en éventail, le beach volley ou la bronzette sur les plages. On possède toujours les défauts qui sont les revers de nos qualités : Toute trahison se paie chère.

T'as rien compris "fatche de con" ! N'allez pas croire que nous avons la "détente" facile pour la moindre peccadille comme le sous-entend la rumeur ! Cela ne vaut que dans les mauvaises caricatures ou dans les films de série B, mais la parole ôtée fait de vous un étranger, parfois pour la vie. 

Bien sûr, beaucoup de nos jeunes sont des "fadas", des "destrussis" qui ne font que des conneries mais ce n'est jamais méchant, ... c'est pour faire les beaux ou attirer l'attention des adultes. Ils font les petits caïds mais cela ne va pas très loin pour la plupart d'entre eux. Evidemment qu'il y a des mafias mais cela n'explique pas tout. "Peuchère", il y a des quartiers de marseille qui comptent parmi les plus pauvres de France, ... tandis que non loin de là, d'autres marchent les poches pleines de "pognon" avec un regard méprisant. La misère est certainement moins pénible au soleil, mais celui-ci n'empêche pas de réfléchir à sa condition sociale.

A certains endroits, les gosses jouent dans les caniveaux à moitié nus à côté des tas d'ordures. Alors les grands frères, ils ont parfois la haine de voir au loin sur le port des yachts de luxe. Nous, on dit qu'ils ont les "boules" parce que la richesse est à portée de main sans pouvoir l'atteindre. C'est l'habile illusion d'un système qui se ment ... mais ceux qui ne vont pas ou peu à l'école n'ont pas le voile des constructions mentales qui obscurcissent le regard : Seuls les innocents et les fous perçoivent encore les réalités premières selon les textes sacrés.

Voilà d'où vient la mauvaise réputation des jeunes banlieusards Marseillais. Je ne cherche pas à vous apitoyer, nom de dieu, car cela n'excuse en rien de faire le mal. Il s'agit juste de comprendre l'origine d'une détresse ! La misère est un malheur que l'on peut voir proliférer partout, un peu comme une plaie qui ne cicatrise jamais et qui s'infecte à la moindre faiblesse du corps.

Ici comme ailleurs, quand l'économie est malade, les pauvres souffrent tandis que les riches s'épanouissent en convalescence démonstrative : C'est ainsi que fonctionne la société des hommes depuis les premières civilisations. A Marseille, heureusement, il y en a pour toutes les bourses et les gens savent d'instinct où se loger et où se nourrir : << T'es pauvre, tu manges pour deux Euros à Noailles tandis que si t'es riche, il t'en faut cent sur la Corniche ! En bout de course, les deux iront "caguer" pareil >> ! 

Nous avons malgré cette dichotomie sociale plein d'atout et un territoire avec un potentiel énorme. Il y a immanquablement une solution, petite ou grandiose, pour qui veut s'en sortir car il se trouve toujours une main tendue qui vous viendra en aide : C'est la légendaire générosité Marseillaise.

Cette ville succulente, à juste titre considérée comme l'un des plus grands ports de méditerranée, peut être considérée à mes yeux, en dépit de problèmes de sociétés qui se retrouvent partout dans le "païs", comme un modèle attestant la possibilité de vivre ensemble, malgré les différences. Je ne voudrai pas à l'opposé passer pour un rêveur car il faut bien reconnaître que les pessimistes y voient justement la limite de ce que peut faire notre modèle d'intégration.

Notre population actuelle s'est effectivement construite sur des vagues migratoires importantes successives : Italiens, exilés d'Arménie, Juifs, rapatriès des colonies, Algériens, Comoriens, Indiens, Asiatiques, noirs Africains, exclus ou miséreux des anciens pays de l'Est vivent, s'amusent et commercent en bonne harmonie depuis des temps immémoriaux. Mais ce peuple composite ne vit jamais en autarcie car ce serait sans compter l'attrait touristique de la région qui nous vaut d'accueillir des millions d'âmes supplémentaires en toute saison, particulièrement celles venues chercher le soleil pendant les vacances d'été.

Tous différents, mais unis par le savoir vivre, l'aura culturelle et historique exceptionnelle de ce lieu magique. Nous sommes d'abord et avant tout Phocéens !

C'est ce sentiment et l'honneur d'appartenir au clan "Marseillais" qui fait notre fierté.

D'Est en Ouest, du Nord au Sud, d'un bout à l'autre, cette localité invraissemblable vous surprendra ...

Du quartier universitaire de "Luminy", porte d'entrée des interminables calanques du même nom, en passant par les Goudes où nos "minots" s'aguerrisent au plongeon du sommet des "baous", autrement dit des falaises, en flânant dans le centre historique pittoresque du Port, de déambulation dans le vieux quartier historique du Panier, refuge pour artistes et voyous, détruit lors de la seconde guerre mondiale mais aussitôt reconstruit, au détour de la Plaine festive ou de Belsunce, quartier populaire dit sensible abritant les grands commerces, en digressant par les quartiers cosmopolites situés dans le Nord où se déroulent notamment les joutes nautiques de l'Estaque, compétition au cours de laquelle les badauds bouffent goulûment "chichis et panisses", jusqu'à la périphérie traditionnelle provençale de la ville incarnée par les Camoins, Eoures ou la Treille, rendue célèbre par les films et romans de Marcel Pagnol, il n'est pas un seul endroit qui puisse vous laisser indifférent ni qui ne suscite une vive émotion comme l'éclosion d'un souvenir impérissable. 


En fait, ce petit monde unique, rebelle à l'autorité depuis la nuit des temps, est une source d’inspiration infini parce qu’il contient tout ce dont à besoin l’imagination,… comme un condensé de tout ce qui s’y fait. Ce n’est donc pas un hasard si cette terre est un lieu de prédilection à l’éclosion de l’esprit artistique.

Non, Marseille ne sera jamais un ville comme les autres !

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Eucharilxtonw pour Enim-cerno le 05/07/2021  ... ( sur la base du texte " Massilia" / Texte sur Marseille)

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APARTE sur l'actualité en ce 09/2021

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Trafic de drogue : Dommage collatéral du capitalisme sauvage et de la lutte d'empire ?

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Notre ville croule sous les trafics en tout genre, les affaires politico-financières, le clientèlisme. Est-ce une fatalité ou doit-on y voir les indices d'un problème de fond bien plus grave ?

 ... L'avis d'un citoyen Marseillais : Comment peut-on espérer avoir une politique répressive du trafic de drogue sincère et cohérente alors que, selon "vox populi", ces transactions hideuses profitent, directement ou indirectement, à certaines personnes influentes à des très hauts niveaux de responsabilité ?

Alors, on fait semblant ! ... Les politiques mènent des petites opérations répressives locales à grand renfort de reportages télévisuels pour convaincre l'audimat, ... on s'attaque hypocritement à quelques petits revendeurs difficilement appréhendés sur le terrain par une police jamais suffisante, ... que l'on renforce timidement ou symboliquement en période électorale après une indignation légitime suite à des tueries,... délinquants difficilement appréhendés qui seront soit relâchés en raison de leur minorité, soit condamnés symboliquement en fonction des places disponibles en milieu carcéral.

Mais cette politique demeure de façade car il s'agirait plus sérieusement d'identifier le noyau de la problématique comme les mécanismes centraux, commerciaux ou instiutionnels, les dispositifs financiers ou de transit marchands par lesquels passent et fonctionnent l'épine dorsale de ces trafics ... et d'interpeller les gros bonnets, connus des services concernés, qui gérent ou profitent à distance de ces trafics !

Il s'agit bien à l'heure actuelle d'une politique répressive hypocrite. Evidemment que la police pourrait entrer dans les cités pour démenteler ponctuellement ces trafics .... mais ils recoivent ordre de ne point le faire ! Quand bien même le ferait-il, à grande peine pour les hommes et le matériel, ... les causes premières étant en place, protégées, et toujours en l'état de fonctionner, le commerce reprendrait dès le lendemain. Tout le monde sait parfaitement par où et comment fonctionnent ces commerces nauséabonds. Tout le monde connait très précisément quels nombreux commerces locaux, identifiés aux alentours des lieux de deals, ... ou quels services financiers nationaux servent à blanchir l'argent de la drogue : Tout le monde sait qui fait quoi, comment et où passe l'argent, qui est titulaire des minimas sociaux bien que roulant en BMW dernier modèle, ... mais tout le monde ferme les yeux ... et l'on s'attaque hypocritement au faux problème des banlieues qui sert de paravent.

Les banlieues sont le fruit, la résultante organisée et réfléchie de toute une politique globale des nations capitalistes. Cela ne doit pas se savoir car cela serait un scandale. Détourner l'attention sur cette réalité d'ensemble : Voilà le procédé de nos politiques. Des médias serviles font le reste -

Cette méthodologie substitutive et inefficace qui nous est proposée via les grands médias revient à lutter contre une fuite d'eau du robinet dans la salle de bain en épongeant au mouchoir le sol dans la cuisine : Cela est impossible, inefficace et ridicule. On appelle cela vider l'océan avec une petite cuillère. Politique de façade ! ...

Mon exemple semble caricatural mais il désigne une situation qui possède un ensemble de causes lointaines et indirectes; invisibles en première apparence - Il y a bien un problème lorsqu'on feint d'éponger une fuite, lointaine, avec des méthodes inadaptées ! ? Il en va de même pour le trafic de drogue que l'on appréhende dans les quartiers dans les petites poches des dealers qui sont les petits bras d'une machine dont on connait les têtes ! Détruire la tête ferait mourir le corps qui en dépend. Tout le monde sait que les narcotrafiquants utilisent des institutions bancaires ainsi que celles du transport, du commerce classique ( national & international) pour faire fonctionner leur business criminel : Les mêmes circuits que ceux utilisés pour le grand business international industriel, bancaire et financier ( paradis fiscaux et mécanismes de la finance internationale) :

C'est peut-être pour protéger ces derniers que l'état laisse proliférer, comme un dommage colatéral, le scandale du trafic de drogue !  .... Pouviez-vous l'imaginer ? Remontons plus loin ! Tout le monde sait très exactement où et comment se cultive les plantes qui permettent la fabrication de ces drogues ! De manière très précise ! ... Pourtant personne ne tente d'éradiquer en ces lieux la source du problème ... car ces commerces représentent une richesse de niveau national sous la direction de mafias étatiques dont nos nations sont les interlocuteurs et collaborateurs directs. Pour les approvisionnements en pétrole et il y a peu de temps ( 2001 ), les Américains sont allés envahir la moitié du moyen orient ! S'ils ne se rendent pas la bas pour juguler le commerce de la drogue, c'est qu'ils ne le souhaitent pas et qu'il existe un profit, même détourné, à ce business putride. Il y a bien une arnaque, un mensonge, une hypocrisie à prétendre lutter contre ces trafics par des moyens inadaptés et largement insuffisants alors que les piliers institutionnels permettant son épanouissement sont défendus bec et ongle par les grands noms des mêmes politiques qui voudraient les juguler.

Cherchez l'erreur.

J'irai même plus loin ! ... Car on peut remonter plus haut dans les causes premières ...

Le commerce ainsi que le trafic de la drogue dissimulent en réalité un ensemble de dysfonctionnement dont le problème de fond met en lumière des choix politiques vitaux de notre société impérialiste concernant le modèle de création / Répartition des richesses ! Pourquoi ? Parce que la pauvreté ainsi que la dérive communautaire sous-jacente à ces trafics ( drogue / marchés parallèles / travail dissimulé ) à pour origine des choix ancestraux en matière de recours à une main d'oeuvre étrangère pour satisfaire les impératifs de la doctrine libérale du "profit". ( On fait entrer des populations qui acceptent de travailler dans des domaines jugés ingrats ou pour des salaires dévalués avec la complaisance de la société : Il suffirait d'ajuster les salaires vers le haut pour endiguer ce paradoxe ). La situation s'est ensuite compliquée en raison du contexte internationale et des tensions récurrentes qui existent entre les grands groupes ethno-culturels ...

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... Mais voilà d'où émerge le fond de cette problèmatique. S'attaquer à ce commerce revient un jour à remonter à la source suprême et mettre en lumière les incohérences du système capitaliste : Personne ne le veut car dissimuler ses incohérences est une question de survie pour les oligarques qui profitent en parasite de cette structure sociale.

On retombe bien sur le sujet de fond qui est celui du modèle de création / Répartition des richesses / Modèle politique de contre pouvoir ... dans un monde encore et toujours déchiré par les conflits d'empire ... malgré les promesses fallacieuses écrites dan les chartes politiques officielles.

Mais personne ne veut le voir, le dire  et encore moins régler le problème insoluble d'une alternative à cette logique d'empire : Rien n'est fait pour entreprendre cette recherche et cela est volontaire. Les petits Rois veulent conserver leur pouvoir à tout prix ! ... alors il faut détourner l'attention : Chaque acteur de cette nébuleuse transporte inévitablement les discussions sur des sujets connexes pour noyer le poisson qui est trop gros.

Constatez lors des sujets médias et politiques que la problématique est inexorablement envisagée sous des axes détournés ou subalternes : Le sujet de fond est évité, déclassé, contourné ! On parle des effectifs de police, d'une police de proximité, de renforcer les personnels de la justice, d'alourdir les peines ... de rénover les banlieues ou les écoles, qui manquent de profs, .... Cela est vrai ! ... mais ce n'est jamais le sujet central des choix de société qui sont dictés par les tenants du système ( capitalisme industriel & financier mondialisé / dérive Financière & paradis fiscaux / écart de richesse / structure impérialiste & domaniale des sociétés .... malgré les apparences de principes juridiques fallacieux ) à l'origine des conditions matérielles et politiques qui engendrent le phénomène de pauvreté et des marchés parallèles. J'en veux pour preuve que si on aggravait les peines et que l'on construit mille prison pour y mettre chaque délinquant .... on obtient une nation minée par la pauvreté, au niveau des pays du tiers monde où la quart de la population sera en prison. Il n'y aura jamais assez de place de prison afin d'enfermer tous les indigents et miséreux que la société fabrique sur chaque génération pour le fonctionnement de son système élitiste. Mettons ces millions de personnes en prison même si cela semble difficile ! ?

Et après ? Rien n'aura changé car ce volume carcéral sera ingérable, la pauvreté engendrera des luttes interminables et la guerre civile, etc ... !

Le problème vient bien d'ailleurs - 

Date de dernière mise à jour : 14/09/2021

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