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Marseille, ville éternelle

 

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INTRODUCTION

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Le fait d'être Marseillais n'est pas anodin pour un écrivain car cette ville véhicule beaucoup de préjugés et autant de clichés caricaturaux. Normal lorsqu'on peut s'enorgueillir de deux-mille-six-cents ans d'histoire et que l'on se positionne au carrefour de la méditerranée. Je ne pouvais vraiment pas faire l'économie d'un travail sur le sujet où je serai taxé d'antipatriote. Il me fallait décliner d'une manière ou d'une autre mon amour pour cette terre natale et expliquer pourquoi nous y sommes tant attachés. Voilà chose faite au travers deux textes. Deux pour le prix d'un car j'en produis deux versions suivant le niveau de détail que le lecteur souhaite y voir.

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- Marseille, l'éternelle ...

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( Version courte )

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Marseille est une ville extraordinaire à tout point de vue.

Il existe un lien d'amour passionnel qui lie les habitants de ce haut lieu à leur terre natale. Une ville éternelle avec ses 2600 ans d'histoire, carrefour du monde et des civilisations. Les gens qui vivent ici ont bien de la chance. J’en suis depuis ma plus tendre enfance et puis vous le confirmer.

Il me serait loisible de passer des heures à vous dépeindre la magnificence des spectacles méditerranéens tant ils sont une mine d’enseignements, plus particulièrement de sensations pour les extralucides qui cherchent invariablement à capter l’indicible autour d’eux.

Cette diversité en tout domaine en fait un excellent laboratoire pour qui sait observer. Cette région présente en premier lieu une topographie très riche et variée en passant de la plage sablonneuse aux calanques calcaires, du plateau fertile aux alléchantes collines arides et escarpées.

Logée au sein d’une véritable cuvette naturelle dont l’épicentre peut être situé au centre ville, notre métropole semble en effet s’être engouffrée dans les bras rassurants d’un pli tectonique, dicté par un caprice antédiluvien de dame nature.

D’un point de vu climatique, tout semble passer ici par les extrême. Son implacable soleil estival pourrait guérir les mélancolies les plus sévères, tandis qu’en saison hivernale, son mistral implacable serait susceptible de calmer les ardeurs les plus féroces.

Ce contraste météorologique n'empêche pas le développement d’une flore spécifique dont les plus illustres auteurs et artistes peintres surent s'inspirer, étonnante par son adaptation.

Entre autres curiosités, les passionnés de botanique ne se lassent jamais d’observer l’extraordinaire variété de sa végétation, en commençant par l'inaccueillante ainsi qu’impénétrable formation végétale discontinue et buissonneuse, dite garrigue, pour finir de s’émerveiller dans l’écho infini des chants de cigales peuplant nos délicieuses forêts provençales.

Tiraillées par la soif, la feuille des ligneux n’a eu ici d’autre choix que de réduire la surface du limbe pour n’en laisser que sa plus simple expression, symbole d'une formidable adaptation du régne végétal : L’aiguille. Cette absence de matière n’est cependant pas un obstacle au camouflage parfait de l’arthropode caractéristique de nos régions, qui sait instinctivement et parfaitement depuis toujours se confondre avec l’écorce de son hôte.

L"illusion de la cigale est parfaite au point de laisser supposer une quelconque faculté d’expression mélodique à l’origine du végétal. Cette rengaine assourdissante, véritable cri d’amour de l’insecte homoptère, raisonne contre les versants abruptes des coteaux comme les pulsations frénétiques d’une biosphère déchirée par le désir de vie. Est-il concevable de demeurer insensible devant une telle osmose entre le règne animal et végétal ?

Que dire par ailleurs de notre célèbre mégapole, aujourd’hui plus que bimillénaire, assiégée par ces hauteurs, protégée depuis des siècles par la bienveillante basilique de notre dame; carrefour incontournable de la Méditerranée, où se côtoient plus d’un million d’âmes issues d'une multitude de vagues d'immigration successives ?  La beauté ainsi que l'harmonie s'y retrouve partout, de notre dame de la garde aux calanques de Luminy, en passant par le vieux port et son centre historique traversé par la célébre Canebière jusqu'à la périphérie traditionnelle incarnée par Eoures, la Treille et les Camoins. 

Cette ville demeure à mes yeux un modèle attestant la possibilité de vivre ensemble, malgré les différences. Notre population actuelle s'est effectivement construite sur des vagues migratoires importantes successives : Italiens, exilés d'Arménie, Juifs, rapatriès des colonies, Algériens, Comoriens, Indiens, Asiatiques, noirs Africains vivent, s'amusent et commercent en bonne harmonie depuis des temps immémoriaux.


En fait, ce petit monde, rebelle à l'autorité depuis la nuit des temps, est une source d’inspiration infini parce qu’il contient tout ce dont à besoin l’imagination,… comme un condensé de tout ce qui s’y fait. Ce n’est donc pas un hasard si cette terre est un lieu de prédilection à l’éclosion de l’esprit artistique.

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( Version longue du texte / Texte intégral )

- Marseille, l'éternelle ...

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Marseille est une ville extraordinaire à tout point de vue.

Il existe un lien d'amour passionnel, presque sensuel, qui lie les habitants de ce haut lieu à leur terre natale. Une ville éternelle, avec ses deux-mille-six-cents ans d'histoire, carrefour du monde et des civilisations. La légende de Gyptis et Protis est le mythe fondateur qui raconte la fondation légendaire de Marseille vers six-cent av. J.-C. par des colons grecs venus de la cité de Phocée en lonie. << Une ville qui date de l'an pèbre >> comme le prétendent les anciens dans les villages autour de la table d'un bar, en claquant bruyamment leurs verres de pastis glacé sur un traditionnel "tchin" ! Les gens qui vivent ici ont bien de la chance. J’en suis depuis ma plus tendre enfance et puis vous le confirmer sans l'ombre d'un doute.

Il me serait loisible de passer des heures à vous dépeindre la magnificence des paysages méditerranéens tant ils sont une mine d’enseignements et d'émerveillements, plus particulièrement de sensations pour les extralucides qui cherchent invariablement à capter l’indicible autour d’eux.

Même un enfant pourrait facilement vous convaincre des qualités de notre municipalité tant nous faisons l'unanimité dans le pays et je pourrai commencer mon exposé sans modestie par les mille mètres de long de la plus "belle" avenue du monde, la Canebière, aujourd'hui en partie piétonne, ... où poursuivre par les millions de touristes passant par chez nous, sinon de m'étendre sur le formidable espace urbain de deux-cent-quarante kilomètres carrés où se côtoient plus d’un million d’âmes frétilllantes; descandance courageuse et généreuse issue d'une multitude de vagues d'immigration successives. Mais je serai réducteur. La démonstartion me sera probablement aisée et seule la patience nécessaire pour me lire pourrait faire défaut si je venais à trop m'épancher sur le sujet.

Tant pis, prenons le temps de cette démonstration - Procédons méthodiquement car je ne veux rien oublier :

Logée au sein d’une véritable cuvette naturelle dont l’épicentre peut être situé au centre ville, notre métropole semble en effet s’être engouffrée dans les bras rassurants d’un pli tectonique, dicté par un caprice antédiluvien de dame nature. Son bassin versant s'enrichit d'une hétérogénéité caractéristique mêlant en chaque chose beauté et harmonie.

Cette diversité en tout domaine en fait un excellent laboratoire pour qui sait observer. Notre prestigieuse cité phocéenne présente en premier lieu une topographie très riche et variée en partant de la plage sablonneuse aux calanques calcaires, du plateau fertile aux alléchantes collines arides et escarpées.

Que dire afin de prolonger cette discussion concernant notre célèbre mégapole, aujourd’hui plus que bimillénaire, assiégée par ce relief montagneux, carrefour incontournable de la Méditerranée, terre d'asile, si ce n'est de logiquement poursuivre par la protection spirituelle que nous confère depuis des siècles la bienveillante "bonne mère", dite "Basilique de notre dame de la garde"? L'histoire de ce monument débute il y a près de huit-cent ans, en mille-deux-cent-quatorze lorsqu’un premier oratoire dédié à Marie est élevée sur ce lieu, à l’initiative d’un prêtre. Cet édifice est ensuite inséré par François 1er dans un ensemble militaire fortifié. La chapelle de style romano-byzantin, que nous connaissons aujourd’hui, date du XIXe siècle. Elle est constituée d’une crypte et de l’église surmontée par la gigantesque statue de la Vierge à l’enfant, haute de plus de onze mètres. La beauté se retrouve partout et notamment en contrebas de cet espace cultuel le long de sa formidable artère historique remontant du port vers l'église des "Réformés".

La Canebière ... Un mythe incontournable pour les touristes de passage. La célèbre avenue, anciennement orthographiée "Cannebière", porte ce nom depuis 1927.
Ce nom, qui se dit "Canabiera" en occitan provençal, a une origine incertaine.
Il viendrait du provençal "canébé" qui signifie "chanvre", car le commerce du chanvre s'effectuait à cet endroit depuis le Moyen-Age. Sa renommée a franchi les frontières marseillaises dès le XIXe siècle, avec le développement de l’activité économique sur le Vieux-Port, au moment où le commerce en provenance de l’extrême Orient et du Levant a connu une énorme croissance. A son apogée, la Canebière était donc un lieu culturel et commercial très vivant.

Son activité a commencé à décroître après la Première Guerre mondiale car les nécessités économiques imposèrent de revoir le schéma structurel de la ville. Elle n'est certainement plus aujourd'hui le point de convergence névralgique de la ville, mais elle demeure encore une adresse de rencontre, animée par nombreux lieux culturels, des commerces, divers points de restauration ou cafés. 

D’un point de vue climatique, il y en a pour tous les goûts et l'on prétend que notre climat méditerranéen se caractérise par des étés chauds et secs et des hivers doux et relativement humides  mais je pense personnellement que tout passe ici par les extrêmes. J'exagère peut être, mais les experts qui font les définitions sont à Paris tandis que nous vivons ce climat au quotidien dans les rues périphériques ou dans les collines du Garlaban ! J'en dis avec moins de pondération que son implacable "cagnard" estival pourrait guérir les mélancolies les plus sévères, tandis qu’en saison hivernale, son mistral implacable glacé serait susceptible de calmer les ardeurs les plus féroces. 

Ce contraste météorologique n'empêche pas le développement d’une remarquable flore spécifique, étonnante par son adaptation dont les plus illustres auteurs et artistes peintres surent s'inspirer depuis l'antiquité.

Entre autres curiosités, les passionnés de botanique ne se lassent jamais d’observer l’extraordinaire variété végétale de notre région, en commençant par l'inaccueillante ainsi qu’impénétrable formation végétale discontinue et buissonneuse, caratéristique de nos régions du Sud, dite garrigue, en passant par les interminables champs d'oliviers, de lavande ou de vignes, pour finir de s’émerveiller dans l’écho infini des chants de cigales peuplant nos délicieuses forêts provençales.

Tiraillées par la soif, la feuille des ligneux n’a eu ici d’autre choix que de réduire la surface du limbe pour n’en laisser que sa plus simple expression, symbole d'une formidable adaptation du régne végétal : L’aiguille. Cette absence de matière n’est cependant pas un obstacle au camouflage parfait de l’arthropode typique de nos régions, qui sait instinctivement et parfaitement depuis toujours se confondre avec l’écorce de son hôte … au point pour un encatané "badant" en forêt de confondre le craquettement de la cigale avec une quelconque faculté d’expression mélodique à l’origine de l'arbre.

Mais il n'en est rien. Est-il concevable, même pour une oreille profane, de demeurer insensible devant une telle osmose entre le régne animal et végétal ? Cette rengaine assourdissante, véritable cri d’amour strident de l’insecte homoptère, raisonne contre les versants abruptes des coteaux comme les pulsations frénétiques d’une biosphère déchirée par le désir de vie.

Ne nous égarons pas plus longtemps dans les broussailles.

J'aurai aussi tant à dire au sujet de notre belle population. On dit parfois des Marseillais qu'ils sont familiers, arrogants ou sans éducation et qu'ils ne parlent que de l'OM. Cela est faux ! Ils sont tout le temps en train de déconner ces "Parigots" pour nous faire une mauvaise réputation ! Une rivalité séculaire dont le football n'est que le sujet prétexte de crispation mais il en va plus sérieusement d'une lutte entre la capitale et la province. On craint "dégun" à Marseille ... mais faut pas exagérer.

Nous avons certes un vocabulaire locale ... et un parler cru : "On parle gras". Comme tous les méditerranéens, nous sommes plutôt francs, spontanés et impulsifs. Certes, nous avons le sang chaud, une discussion anodine peut passer des rires à l'altercation verbale pour une simple réplique mal interprétée, à la moindre galéjade, puis rapidement dégénérer en rixe au moindre geste décalé ou méprisant.

On s'emboucane pour "un rien" et on a le baston facile comme on dit ici. Par ailleurs, il faut bien reconnaître que le football cristallise les vertus du sport et de la compétition que nous érigeons en mode de vie et c'est pourquoi nous lui accordons une place qui semble démesurée. Mais ces comportements sont ici considérés comme la norme pour l'individu lambda. Mais nous avons aussi des intellectuels et des célébrités comme Marcel Pagnol ( aubagne ), Fernandel, Zizou, éric Cantona, Soprano, Jul, Patrick Fiori, Daniel russo, Maurice Béjart, Patrick Bosso, Honoré Daumier, Louis Jourdan, Franck Leboeuf, tant d'autres, ... et j'espère bientôt entrer dans ce florilège grâce à vous ... .

Mais vous croyez vraiment qu'on dort dans le Sud ?

Ce n'est pas tout, le Marseillais est reconnu comme un individu entier et accueillant. Son amitié, sincère, fidèle et durable, s'avère facile à conquérir pour ceux qui partagent nos valeurs ainsi que nos loisirs, comme la pétanque, le pastaga sur une terrasse les doigts de pied en éventail, le beach volley ou la bronzette sur les plages. On possède toujours les défauts qui sont les revers de nos qualités : Toute trahison se paie chère.

T'as rien compris "fatche de con" ! N'allez pas croire que nous avons la "détente" facile pour la moindre peccadille comme le sous-entend la rumeur ! Cela ne vaut que dans les mauvaises caricatures ou dans les films de série B, mais la parole ôtée fait de vous un étranger, parfois pour la vie. 

Bien sûr, beaucoup de nos jeunes sont des "fadas", des "destrussis" qui ne font que des conneries mais ce n'est jamais méchant, ... c'est pour faire les beaux ou attirer l'attention des adultes. Ils font les petits caïds mais cela ne va pas très loin pour la plupart d'entre eux. Evidemment qu'il y a des mafias mais cela n'explique pas tout. "Peuchère", il y a des quartiers de marseille qui comptent parmi les plus pauvres de France, ... tandis que non loin de là, d'autres marchent les poches pleines de "pognon" avec un regard méprisant. La misère est certainement moins pénible au soleil, mais celui-ci n'empêche pas de réfléchir à sa condition sociale.

A certains endroits, les gosses jouent dans les caniveaux à moitié nus à côté des tas d'ordures. Alors les grands frères, ils ont parfois la haine de voir au loin sur le port des yachts de luxe. Nous, on dit qu'ils ont les "boules" parce que la richesse est à portée de main sans pouvoir l'atteindre. C'est l'habile illusion d'un système qui se ment ... mais ceux qui ne vont pas ou peu à l'école n'ont pas le voile des constructions mentales qui obscurcissent le regard : Seuls les innocents et les fous perçoivent encore les réalités premières selon les textes sacrés.

Voilà d'où vient la mauvaise réputation des jeunes banlieusards Marseillais. Je ne cherche pas à vous apitoyer, nom de dieu, car cela n'excuse en rien de faire le mal. Il s'agit juste de comprendre l'origine d'une détresse ! La misère est un malheur que l'on peut voir proliférer partout, un peu comme une plaie qui ne cicatrise jamais et qui s'infecte à la moindre faiblesse du corps.

Ici comme ailleurs, quand l'économie est malade, les pauvres souffrent tandis que les riches s'épanouissent en convalescence démonstrative : C'est ainsi que fonctionne la société des hommes depuis les premières civilisations. A Marseille, heureusement, il y en a pour toutes les bourses et les gens savent d'instinct où se loger et où se nourrir : << T'es pauvre, tu manges pour deux Euros à Noailles tandis que si t'es riche, il t'en faut cent sur la Corniche ! En bout de course, les deux iront "caguer" pareil >> ! 

Nous avons malgré cette dichotomie sociale plein d'atout et un territoire avec un potentiel énorme. Il y a immanquablement une solution, petite ou grandiose, pour qui veut s'en sortir car il se trouve toujours une main tendue qui vous viendra en aide : C'est la légendaire générosité Marseillaise.

Cette ville succulente, à juste titre considérée comme l'un des plus grands ports de méditerranée, peut être considérée à mes yeux, malgré ces problèmes de sociétés qui se retrouvent partout dans le "païs", comme un modèle attestant la possibilité de vivre ensemble, malgré les différences. Je ne voudrai pas à l'opposé passer pour un rêveur car il faut bien reconnaître que les pessimistes y voient malgré tout la limite de ce que peut faire notre modèle d'intégration.

Notre population actuelle s'est effectivement construite sur des vagues migratoires importantes successives : Italiens, exilés d'Arménie, Juifs, rapatriès des colonies, Algériens, Comoriens, Indiens, Asiatiques, noirs Africains vivent, s'amusent et commercent en bonne harmonie depuis des temps immémoriaux. Mais ce peuple composite ne vit jamais en autarcie car ce serait sans compter l'attrait touristique de la région qui nous vaut d'accueillir des millions d'âmes supplémentaires en toute saison, particulièrement celles venues chercher le soleil pendant les vacances d'été.

Tous différents, mais unis par le savoir vivre, l'aura culturelle et historique exceptionnelle de ce lieu magique. Nous sommes d'abord et avant tout Phocéens !

C'est ce sentiment et l'honneur d'appartenir au clan "Marseillais" qui fait notre fierté.

D'Est en ouest, du Nord au Sud, d'un bout à l'autre, cette localité invraissemblable vous surprendra ...

Du quartier universitaire de "Luminy", porte d'entrée des interminables calanques du même nom, en passant par les Goudes où nos "minots" s'aguerrisent au plongeon du sommet des "baous", autrement dit des falaises, en flânant dans le centre historique pittoresque du Port, de déambulation dans le vieux quartier historique du Panier, refuge pour artistes et voyous, détruit lors de la seconde guerre mondiale mais aussitôt reconstruit, au détour de la Plaine festive ou de Belsunce, quartier populaire dit sensible abritant les grands commerces, en digressant par les quartiers cosmopolites situés dans le Nord où se déroulent notamment les joutes nautiques de l'Estaque, compétition au cours de laquelle les badauds bouffent goulûment "chichis et panisses", jusqu'à la périphérie traditionnelle provençale de la ville incarnée par les Camoins, Eoures ou la Treille, rendue célèbre par les films et romans de Marcel Pagnol, il n'est pas un seul endroit qui puisse vous laisser indifférent ni qui ne suscite une vive émotion comme l'éclosion d'un souvenir impérissable. 


En fait, ce petit monde unique, rebelle à l'autorité depuis la nuit des temps, est une source d’inspiration infini parce qu’il contient tout ce dont à besoin l’imagination,… comme un condensé de tout ce qui s’y fait. Ce n’est donc pas un hasard si cette terre est un lieu de prédilection à l’éclosion de l’esprit artistique.

Non, Marseille ne sera jamais un ville comme les autres !

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Eucharilxtonw pour Enim-cerno le 05/07/2021  ... ( sur la base du texte " Massilia" / Texte sur Marseille)

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Date de dernière mise à jour : 18/07/2021

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