Sixième Prophecit

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                                       Sur cette nouvelle page insolite je vous révèle le sixième élément de ma conception philosophique en dehors du texte principal des 7 prphécits. Pourquoi est-il ici mis en exergue des autres éléments dont il semble en réalité inséparable http://www.enim-cerno.com/pages/prophecit.html ? Il prend corps des années après les premiers écrits sortis en 2012 parce que je n'ai pas voulu bousculer l'écriture. Je ne tiens pas à "forcer la plume" à tout prix pour présenter quelque chose aux lecteurs. Ce décalage m'incite à lui faire une place à part. Il apporte partiellement un sens à la fin de l'histoire, au sens de la vie et vous devrez vous résoudre à de nombreuses recherches pour en décrypter le contenu. La matière première de cette analyse figure sur le site au travers des 70 articles qui le compose et de leurs multiples renvois extérieurs. Voici donc la fin du récit ...

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 - La sixième prophécit -

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                        << ......  L'éternel voulut que tous les destins soient convergents, si ce n'est équivalents sur une même strate d'univers, sans pour autant de notre entendement humain être écrits par avance. Pour l'homme et ses dépendances matérielles, chaque providence de l'esprit libre peut avoir cours sur l'un des innombrables temps ou lieux indifférents qui coexistent simultanément dans la trame infinie de l'univers. Mais l'illusion trompeuse de l'écrivain est parfaite dans cette capacité de figer ou déformer les réalités mouvantes d'un monde tiraillé par diverses forces élastiques et simultanées.

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La sixième prophécit avance deux scénarios dont l'alternative s'offre encore avec une faible marge de manoeuvre au fils de l'homme en fonction des choix de chacun, à hauteur de 15% pour la première éventualité, la plus optimiste, contre 85% de probabilité pour la seconde plus pessimiste :

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Les forces civiles reprirent le contrôle des institutions non seulement par le fait de la petitesse des structures mises en place lors de la crise épidémiologique et climatique mais surtout grâce à l'intercession systématique d'un organe à la fois politique et spirituel directement créé et géré par des assemblées citoyennes servant de base à l'armature civile pendant le chaos. Les organes centraux parasitaires ne purent revenir sur cet acquis tant son utilité comme son efficacité fut grande durant la période troublée.

L'efficacité de cet édifice social, initié en Europe du nord comme sur le territoire asiatique en quelques lieux de propagation, se répandit effectivement comme un traînée de poudre au niveau planétaire parmi les îlots de civilisation survivants. La démarche culturelle qui s'en suivit, favorisée par la proximité des structures sociales, mena à l'étude critique ainsi qu'à une refonte radicale des données linguistiques et scientifiques menant à la réussite du tant attendu processus civilisationnel universel, créant une harmonie quasi-parfaite entre les hommes et son biotope.

Au même moment en Asie, dans le domaine de l'ingénierie cybernétique fut mis en évidence la possibilité d'établir une communication vibrato-énergétique entre le vivant et l'intelligence artificielle, tandis qu'à l'ouest, des recherches génétiques microscopiques aboutirent à la création providentielle d'un nouveau régne du vivant. Celui-ci fut dispersé dans la nature par œuvre spontanée de l'éternel, ouvrant par cet intermédiare la voie à de nouvelles espèces qui exerceront leur œuvre en des temps immémoriaux. Ainsi fut accomplie l’œuvre de l'éternel nous concernant pour un destin encore plus grand, mais échappant définitivement à l'entendement humain.

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 .                      *L'alternative temporelle pessimiste, résultat d'une déviance de la matrice psychique par des mauvais instincts en conséquence des dogmes culturels corrompus, adviendra probablement comme suit -

Après une courte phase intensément glaciale vint le temps du dégel ainsi que la reprise progressive des activités humaines et civilisationnelles. Les villes, jadis éparses et vidées de leurs âmes par les pandémies, grandirent de manière exponentielle mais jamais la civilisation ne put revenir au niveau qui fut le sien avant l'effondrement. L'inertie régressive des systèmes politiques corrompus, fondés sur le culte de la personnalité, dictés par la propriété domaniale et la lutte d'empire, ne put être rompue.

Hormis quelques cités où put s'exprimer l'esprit saint qu'accompagne la quête du divin, la lutte des empires moyenâgeux repris rapidement en intensité, causant les pires atrocités chez les hommes et des ravages matériels incommensurables. Les hordes militaires sauvages, guidées par la folie sanguinaire des maîtres de guerre, rasèrent les villes paisibles où sévirent alors les pandémies, la famine et le cannibalisme.

                        Les siècles passèrent et les portes du temps se refermèrent progressivement sur le meilleur potentiel qui aurait pu associer l'intelligence à la planète mère.

Pour les rares lieux pieux, la quête d'absolu passa un temps suffisant par une recherche critique et constructive concernant la langue, la génétique comme des piliers culturels. La qualité prenant le pas sur la quantité, de ces lieux éparses vivant en bonne intelligence sous l'ére du ''Verseau'', bien que cachés du monde, naquit la solution génétique qui assurera l'avenir du vivant en synergie des autres îlots parsemés dans l'infini, perdus très loin dans l'espace l'intersidéral : Brillante combinaison génétique issue de la providence, dont l'harmonie universelle future se jouera simultanément sur plusieurs dimension, à différent niveau de finition suivant les milieux d'émergence respectifs. L'ensemble de ce travail titanesque préparant le glorieux jour qui sera nommé ''Déflagration biologique universelle''.

Tel dut être l'objet de nos efforts scientifiques mais aussi culturels. Bénis soient ceux qui œuvrèrent à cette tâche magnifique bien qu'elle ne portera ses fruits qu'en des temps immémoriaux, bien après la fin du règne de l'intelligence humaine comme celle des mammifères.

Pour les infâmes et les égoïstes, qui n'eurent soucis que de l'empire matériel, les édifices sociaux successifs ne firent que reproduire inlassablement, sous de faux atours novateurs, des modèles politiques centralisateurs équivalents et régressifs faisant appel, soit au culte de la personnalité, soit à la rigidité des dogmes cultuels passéistes. Seuls ces intermédiaires de pouvoir étant capable de légitimer ainsi que dissimuler la pyramide hiérarchique centralisatrice sous jacente. Les empires sanguinaires se succédèrent par cycle continentaux, au profit alterné des ethnies ou des groupuscules oligarchiques les plus avides et vigoureux.

                        Le tout puissant ne tarit pas de sanction pour rendre à chacun selon son mérite, punir en fin dramatique et spectaculaire le péché des infidèles. Deux fois par siècles, des fléaux répétitifs s'abattirent du ciel sur les mondes pernicieux sous des formes maintes fois vues dans le passé.

Le cannibalisme, les cataclysmes naturels et les pandémies sévirent durement les cités d'infidèles, menées par des oligarchies perfides. Mais cet échec désastreux de l'humanité ne sera pas sans conséquences plus graves.

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                         Les forces invincibles de l'univers propulseront notre monde vers l'extérieur du visible pour laisser place à d'autres formes lointaines du vivant dans la fenêtre idéale d'action. Couches internes de l'univers envers lesquels nous serons à l'avenir éternellement redevables.

Ainsi subsistera en cette hypothèse malheureuse un rôle incident, convergent mais néanmoins non négligeable, à savoir d'une part le devoir d'ensemencer du vivant les couches inférieures d'univers encore arides, pour augmenter le potentiel de succés du scénario qui nous échappe désormais, d'autre part de subtilement et sans contrainte guider les civilisations situées sur des couches internes vers la noble mission divine. En ces termes se trouve l'explication parcellaire sur le sens de notre existence et l'objet des visites exogènes recensées depuis la nuit des temps.

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1 - Orion au zénith précédant la fin de l'ère du ''Capricorne'' : Ce temps de l'apocalypse, terrestre et galactique, annoncera le retour progressif et définitif de l'être humain vers son état animal originel. Après une multiplication des malformations héréditaires liées aux pollutions nucléaires sonnera pour l'humanité le gond de l'horloge biologique engendrant une mutation génétique profonde affectant la morphologie ainsi que le devenir global de notre espèce : Déformation du pharynx, de la boite cranienne, ainsi que de la colonne vertébrale engendrant une altération majeure des fonctions cognitives comme de la conscience.

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2 - L'astre de la nuit prend subitement de la distance avec la terre et devient un point dans le ciel :  Ce temps annonce la Fin du régne des hommes et des mammifères. Extinction massive des espèces suite à un cataclysme global affectant le système solaire et notamment planétaire causé par un astéroïde géant venant de l'extérieur du système solaire. Développement puis primauté d'une nouvelle forme de vie parmi les espèces archaïques.  ...... >>

 

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                                         Dans mon hypothèse philosophique, le meilleur potentiel du vivant ne peut plus se dérouler sur notre strate d'univers étant donné les données initiales qui s'y opposent. Nous ne pouvons plus compter désormais sur les meilleurs scénarios tels qu'ils sont décris dans le grand livre sacré. Le modèle à 100 % nous échappant définitivement, reste à notre disposition celui à 50% de réussite ... ou celui moins favorable à 25%. Si nous agissons !

Ce n'est déjà pas si mal ! Par ailleurs, cela ne veut pas dire que les autres augures n'auront pas lieu, mais seulement qu'ils se dérouleront concomittamment sur un autre espace/Temps. Ce potentiel maximal n'est cependant plus à notre portée. 

Au sortir de cette lecture ne peut vous échapper une autre question qui peut sembler très importante, voire principale : Quel est le sens de la vie dans l'univers ? Quel est notre rôle, humains, dans cet édifice complexe et infini dont l'inerte comme l'impalpable semblent être les éléments strictement majoritaires ? La science avance mais point encore de réponse définitive en ce domaine. Nos édifices culturels humains représentent depuis toutjours divers ensembles de croyances organisées. Tout ce que nous tenons pour certain à un moment donné relève en fait d'un socle de croyances qui sont considérées comme incontestables . En avons-nous conscience ? Mon dispositif philosophique relève donc lui aussi totalement de l'hypothèse.

L'histoire montre d'ailleurs que toutes nos constructions idéologiques comme civilisationnelles s'éffondrent avec le temps pour faire place à de nouveaux édifices correspondant à un nouvel étage plus adaptèes à l'air du temps et plus conforme à l'ensemble des expériences vérifiables. Le dogme scientifique prévaut aujourd'hui sur les autres vecteurs de connaissance. Nos certitudes, quelles qu'elles soient, évoluent avec le temps. La science elle même est une construction dont les éléments de base sont des axiomes fondés sur un langage abstrait, mathématique la plupart du temps et (ou ) sur des expériences vérifiables, reproductibles. Le débat le plus passionnant et polémique demeurera sur le sujet inexplicable du vivant. Une chose semble certaine concernant la matière vivante : L'énergie initiale de l'univers s'est progressivement figée pour passer vers l'inerte .

Inerte qui se recombine progressivement pour reprendre une forme d'activité contagieuse dont l'issue échappe encore à notre entendement - Je vous donne ci après une définition, une approche éclairante personnelle et subjective du vivant.  Acception à vérifier et comprendre dans l'environnement de ma théorie exprimée au sein des "sept prophecits" :

Définition du vivant par Eucharilxtonw pour enim-cerno le 22/06/2020 :

La vie émane de l'énergie potentielle de l'inerte en liant des éléments infinitésimaux spécifiques, selon des réactions chimiques universelles valables dans tout l'univers, en allant vers une complexité croissante, de manière à créer un maximum de connexions caractéristiques et visant ainsi à étendre de manière exponentielle son emprise afin, par son intermédiaire, de permettre la transition globale vers un nouvel état d'équilibre de l'univers, contradictoire au cycle répétitif de l'inerte.

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.........................   Articles tiers .....

https://cache.media.eduscol.education.fr/file/Formation_continue_enseignants/79/4/Le_rythme_vivant-Trois_conferences-Fabien_Niviere-RPL_2017_896794.pdf

http://matierevolution.org/spip.php?article5352

https://www.youtube.com/watch?v=5h_yCOYnAeU

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https://www.science-et-vie.com/archives/qu-est-ce-que-la-vie-32390

Qu'est-ce que la vie ?

 18 MIN DE LECTURE

                                                           Les virus (ici, de la poli pourtant champions de l'évolution, ne sont pas considérés comme vivants par la plupart des biologistes, car ils n'ont pas d métabolisme propre...

Les virus (ici, de la poli pourtant champions de l'évolution, ne sont pas considérés comme vivants par la plupart des biologistes, car ils n'ont pas d métabolisme propre...

 

19 JUIN 2018 À 00H00

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PAR ANNE DEBROISE

 

Biologistes, généticiens, mais aussi physiciens, astrochimistes...tous cherchent à délimiter les contours de la vie, sans qu'aucune définition précise fasse l'unanimité. La vie serait-elle donc fondamentalement insaisissable ?

Notre planète est-elle vivante ? Et un fœutus de trois mois, avec son qui bat, ses mouvements désordonnés et ses mains minuscules Et ce jeune homme qu'un accident plongé dans le coma et qui ne survit que sous respiration artificielle Difficile de répondre à ces questions qui peuvent se poser chacun d'entre nous. A une autre échelle, les biologistes s'en posent aussi un virus, qui ne peut se répliquer sans l'aide de la cellule qu'il infecte, est-il vivant? Et les prions ? Ce ne sont que de simples entités chimiques, et pourtant, une fois dans notre organisme, ils se répliquent et provoquent des maladies graves, comme celle de la vache folle ou son équivalent humain, la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

SEULE SOLUTION LISTER LES PROPRIÉTÉS

La réponse devrait se trouver dans la définition que l'on donne de la vie. Les biologistes considèrent vivant un être capable d'échanger de la matière et de l'énergie avec son environnement tout en conservant son autonomie, et de se reproduire et d'évoluer par sélection naturelle. Si elle fonctionne en général, cette définition n'est pas d'une grande aide pour répondre à nos questions. Etrange paradoxe, alors qu'on n'a jamais été aussi près de percer les mystères de la vie actuellement, dans de nombreux laboratoires du monde, on tente de reproduire les étapes de son apparition. D'autres essaient de recréer un être vivant «minimal». Des astronomes braquent leurs instruments vers des planètes potentiellement habitables. Mais rien n'y fait on a beau l'étudier, la vie nous échappe toujours. Et les médecins commuent de se demander, chaque jour, jusqu'où ils peuvent aller dans la réanimation de nouveau-nés prématurés, ou à quel moment il leur faudra laisser s'échapper une vie artificiellement maintenue. Car personne n'a encore trouvé une définition sur laquelle s'accorder. De nombreux religieux rappellent que la vie reste énigmatique, qu'elle nous dépasse et que nous n'avons pas le droit de la considérer uniquement comme un objet de recherche. Comme l'expliquait le biologiste François Jacob dans une conférence donnée en 2000, «la vie n'existe pas en tant qu'entité indépendante qu'on pourrait caractériser. C'est en réalité un processus, une organisation de la matière. On peut en étudier le processus mais pas l'idée abstraite de vie. On peut tenter de définir un organisme vivant, chercher à établir une ligne de démarcation entre vivant et non-vivant, mais il n'y pas de matière vivante. Il y a de la matière qui compose les êtres vivants et cette matière n'a pas de propriétés particulières que 'aurait pas celle qui compose la matière inerte». Dont acte. La seule solution pour définir la vie consisterait donc à lister ses proprié¬ tés. Sauf que, suivant leur spécialité, les scientifiques en soulignent des aspects différents.

                                                     Qu'est-ce que la vie ?

Pour Erwin Schrôdinger, l'être vivant sait tirer de son environnement l'énergie pour ordonner la matière. En ceci, il fait figure d'exception, car en physique, le désordre - l'entropie - ne peut que croître une goutte diluée n'est pas censée se reformer.

LA PRÉSENCE D'UN MÉTABOLISME ET D'ADN

Pour les biochimistes, la présence de matière organique paraît essentielle, c'est-à-dire de toutes ces substances chimiques à base de carbone, qui composent, avec l'eau, l'essentiel de la matière dont sont constitués les êtres que nous appelons spontanément vivants. De leur côté, les physiologistes, qui décrivent les organismes, ce qui les compose et  comment ils fonctionnent, soulignent l'importance des grandes fonctions un être vivant digère, respire, se reproduit, etc, et ces fonctions se régulent elles-mêmes. Traduit en termes scientifiques, les êtres vivants ont un métabolisme un ensemble de processus selon lesquels ils captent des éléments nutritifs l'extérieur (des aliments, de l'oxygène pour la respiration, de la lumière et du dioxyde de carbone pour la photosynthèse, etc.), les transforment selon certains processus chimiques de manière fabriquer leurs propres constituants, grandir, survivre, puis rejettent dans le milieu extérieur les déchets qu'ils ont générés.

                                                                  Qu'est-ce que la vie ?

Les biologistes, eux, rappellent que l'élément de base des êtres vivants, c'est toujours une cellule, avec membrane, organites, et tout le toutim... L'existence d'une membrane, qui isole l'individu du milieu extérieur, apparaît d'ailleurs nécessaire pour définir un être, mais aussi pour qu'il y ait échange de matière, communication. Quant aux généticiens, ils font remarquer qu'il n'existe pas, sur Terre, d'être vivant ne possédant pas d'ADN. Cette longue molécule d'acide désoxyribonucléique, gui s'enroule la plupart du temps sous forme de double hélice, dicte à nos cellules la recette des protéines qu'elles doivent fabriquer pour effectuer les réactions chimiques qui assureront leur survie et celle de l'organisme dont elles dépendent. L'ADN détermine ainsi une grande partie des caractères physiques de l'être vivant, voire de son comportement ou des maladies qu'il risque de développer. C'est de lui aussi que dépend la construction de l'être vivant, de la première cellule de l'œuf à sa taille adulte en passant par la pousse des différents membres et organes. L'ADN joue un autre rôle majeur c'est lui qui porte l'hérédité. Lorsqu'un être vivant se reproduit, son ADN est dupliqué et intégré dans les cellules de sa progéniture. Si c'est une reproduction asexuée, le nouvel organisme sera identique à son géniteur. En cas de reproduction sexuée, l'ADN du père et de la mère se mélangent pour donner un ADN unique en son genre, bien qu'il comprenne toutes les caractéristiques de l'espèce. Cette transmission génétique d'une génération l'autre n'est jamais parfaite et des erreurs s'introduisent. Parfois sans importance, parfois létales, mais qui, dans certains cas, donneront naissance à des caractères nouveaux permettant l'individu créé de mieux s'adapter à son environnement. Bref, l'ADN jouerait un rôle si important que certains n'imaginent pas de vie sans lui.

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http://www.astronoo.com/fr/articles/inerte-et-vivant.html
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Inerte et vivant

 

Passage de l'inerte au vivant

      Catégorie : évolution
Mise à jour 25 avril 2015

Nous partageons avec les objets de l'univers, les mêmes briques élémentaires, les mêmes particules, nous sommes des poussières d'étoiles. Les particules qui nous composent se sont assemblées en conglomérats d'atomes, en macromolécules qui sont à la base du fonctionnement cellulaire des organismes vivants. Les structures et les formes de ces protéines vont conditionner leurs fonctions.
A partir de nos connaissance actuelles, y a-t-il une définition conceptuelle de la vie ?
Il semble que non, pourtant cette question est fondamentale, chacun a l'impression de savoir ce qu'est la vie, mais personne ne sait vraiment y répondre, ni les biologistes, ni les médecins, ni les biochimistes, ni les physiciens, ni les exobiologistes et encore moins les philosophes. Plus étonnant encore, ils n'aiment pas du tout cette question car derrière le terme de « vie », il y a une résonnance métaphysique.
En effet, il est très difficile de définir un concept fondamental, comme la vie, le temps ou la matière...
Parlons alors du vivant que l'on observe sur Terre. Quelle est la définition actuelle du vivant ou de la matière vivante ?
Là encore les experts ne donnent pas de définition conceptuelle incontestable mais énumèrent une série de propriétés qui définissent le vivant. Souvent ces définitions contiennent le terme « vie » et donc présuppose l'idée ou l'existence de la vie. En d'autres termes ce ne sont pas des définitions du vivant mais des métaphores du vivant.
Voici quelques exemples de définition de la vie ou du vivant :
- La vie est le mode d'existence des corps vivants.
- Les êtres vivants regroupent tous les organismes qui peuplent notre planète et qui sont dotés de vie.
- La vie est un processus chimique, dont les organismes vivants sont issus.
- Un organisme est dit vivant lorsqu'il échange de la matière et de l'énergie avec son environnement en conservant son autonomie, lorsqu'il se reproduit et évolue par sélection naturelle.
- Selon la NASA, est vivant tout système délimité sur le plan spatial par une membrane semi-perméable de sa propre fabrication et capable de s'auto-entretenir, ainsi que de se reproduire en fabriquant ses propres constituants, à partir d'énergie et/ou à partir d'éléments extérieurs.
Dans ces définitions, on comprend que la vie serait un système auto-organisé, un mystérieux mécanisme lié à la matière. Mais cela montre que nous ne savons pas encore quelle est la nature exacte de la vie et où se situe la division entre le vivant et le non vivant.

 

Mais quel est ce mécanisme qui crée les conditions pour que la vie démarre et se complexifie ?
Un être vivant, par rapport aux objets inanimés, est un système chimique qui forme lui-même sa propre substance à partir de celle qu’il puise dans le milieu.
Il n'y a aucune différence entre la matière inerte et la matière vivante et pourtant, la matière vivante va se procurer toute seule, l'énergie dont elle a besoin pour s'auto-répliquer, c'est là que réside le mystère.
Le vivant et le non vivant sont fait de la même matière, celle qui a créé les étoiles, les galaxies, les nébuleuses et les planètes.
Sur Terre, le passage de la matière inanimée à la vie s'est fait vraisemblablement dans l'eau, il y a ≈4 milliards d'années, lorsque les premières molécules organiques se sont reproduites.
Rapidement sur Terre une vie proto-bactérienne est apparue, moins d'un milliard d'années après sa formation. Mais une proto-bactérie est déjà un stade avancé de la vie car chez cet organisme très simple, toutes les fonctions se révèlent d'une redoutable complexité, en particulier celle de la réplication.
L'observation de la vie sur Terre nous montre la faculté qu’a la matière à progressivement gravir les échelons de la complexité. Mais où se situe le point de rupture entre le vivant et le non vivant ?
En d'autres termes quel est l'assemblage de molécules qui permet le démarrage de la vie ?
Le carbone est produit par nucléosynthèse (fusion de 3 noyaux d'hélium) au cœur des étoiles massives, puis libéré dans l'espace lorsqu'elles explosent. Notre chimie, celle qui nous constitue, a commencé avec un petit édifice moléculaire construit sur un squelette d'atomes de carbone.
Les scientifiques essaient en vain, de créer la vie à base de molécules de carbone en particulier le 12C qui est une signature biologique. L'autre voix explorée est l'archéologie moléculaire, le but étant de trouver les molécules primordiales fossilisées, mais les traces de vie les plus vieilles (bactéries fossilisées) s'arrêtent il y a ≈3.5 milliards d'années.  Dans les sédiments les plus anciens, les archéobiologistes ont trouvé des molécules organiques enrichies en 12C qui datent de ≈3.8 milliards d'années.
Là encore la vie nous cache ses secrets, alors les scientifiques se tournent vers l'espace et la planète Mars, dans l'espoir de trouver une vie ailleurs, trouver un système vivant fossilisé aussi simple que possible est déjà un défit gigantesque.

  macromolécule

Image : Le carbone est produit en masse par nucléosynthèse (fusion de 3 noyaux d'hélium) au cœur des étoiles massives, puis libéré dans l'espace lorsqu'elles explosent. Notre chimie, celle qui nous constitue, a commencé par le jeu du hasard, avec un petit édifice moléculaire construit sur un squelette d'atomes de carbone. Lorsqu'on voit ces amoncèlements ordonnés de molécules, on comprend la difficulté à recréer la vie en laboratoire.
Les protéines ne sont pas des structures vivantes, et déjà ces macromolécules à base de carbone, sont extrêmement complexes, elles sont formées par des acides aminés reliés entre eux par des liaisons chimiques. L'assemblage de ces molécules et leur conformation autrement dit, l'ordre et la forme de la structure tridimensionnelle, ont une importance majeure car ils déterminent des actions très spécifiques de la molécule, des fonctions chimiques qui font parties d'un plan de fabrication. La sueur, l'éther ou la vanille sont formés des mêmes molécules (carbone, oxygène et hydrogène), ce qui les différentie, c'est leur conformation.

Le vivant transporte une information réplicable

       

Si l'on considère le problème depuis les briques primordiales de la matière ordinaire, on constate que la matière originale, quarks, nucléons, atomes s'agitent avec la température, d'ailleurs la chaleur  traduit directement l'agitation des particules. Au zéro absolu (−273.15 °C), la matière est dans un état d'énergie minimale, son entropie est nulle et cela se traduit par une "totale immobilité des particules", bien qu'en physique quantique, les particules possèdent toujours une quantité de mouvement non nulle d'après le principe d'incertitude d'Heisenberg.
Dès que le zéro absolu est franchi, les particules s'agitent, s'organisent et s'assemblent en atomes purs (i.e. une seule espèce chimique, H, N, Fe...), puis en corps simples ou corps simples moléculaires (H2, N2, Fe...), avant de se mélanger par le jeu du hasard avec d'autres espèces, pour former des molécules simples électriquement neutres, des agrégats atomiques aux formes particulières, qui se partagent des électrons (liaisons covalentes).
Jusque là l'activité de la matière est relativement bien comprise et à ce stade, on ne peut pas considérer la matière comme vivante, elle s'assemble simplement grâce à la force électromagnétique en fonction des migrations dans le milieu. La matière n'a pas de dessein, d'intention ou de projet particulier, elle se laisse facilement manipuler par le milieu et aussi par l'homme lorsqu'il fabrique des nanoparticules.
Les agrégats moléculaires, sous l'effet de l'agitation thermique et au hasard des sauts atomiques d'une position vers une position voisine, forment des composés chimiques variés et stables. Plus il y aura d'atomes dans le milieu et plus le mouvement fortuit des atomes et des molécules va s'ordonner. C'est « l'ordre issu du désordre » dont parle Erwin Schrödinger (1887 − 1961) dans son essai de 1944.
Parmi toutes ces molécules naturellement stables, il y aura des molécules solides aux structures cristallines et des molécules dénuées de structures cristallines, c'est à dire qui ne se répètent pas. A partir d'un petit nombre d'atomes il va y avoir un nombre presque infini de possibilités d'assemblage.
Chaque rencontre entre deux atomes va dépendre de leur électronégativité, c'est à dire de leur faculté réciproque à créer un lien électromagnétique.
Les composés chimiques sont des molécules de plusieurs éléments chimiques différents, liés entre eux par des liaisons chimiques.

 

De temps en temps les composés chimiques s'auto-organisent en liaisons chimiques covalentes.
Les assemblages entre les atomes sont de 3 types :
liaisons ioniques : ce sont des liaisons résultant de la perte d'un ou de plusieurs électrons de valence (électrons de la couche périphérique intervenant dans les liaisons chimiques) par un atome, et de la captation de ces électrons par un autre atome. Ce type de liaisons s'établit généralement entre des éléments présentant une différence d’électronégativité très élevée ≥ 1,7 sur l’échelle de Pauling, entre le fluor = 4 et le francium = 0.7).
liaisons covalentes : les atomes liés mettent en commun chacun un électron de valence afin de créer une paire d’électrons, partagée entre deux entités. Les éléments liés dans ce type de liaison présentent une différence d’électronégativité nulle ou < 1,7 sur l’échelle de Pauling.
liaisons covalentes de coordination : ce sont des liaisons covalentes entre deux atomes pour lesquels les deux électrons partagés dans la liaison proviennent du même atome.
Il semble que ce soit à partir de certains composés chimiques construit sur un squelette d'atomes de carbone, enroulés dans de gigantesques édifices moléculaires, que l'activité de la matière change de nature. L'assemblage et la forme de ces structures déterminent, les fonctions chimiques qui vont faire parties d'un plan de fabrication. Ce plan de fabrication possède toutes informations qui vont permettre de reconstruire le système.
C'est à partir de ce moment là que la vie démarre et que le système est considéré comme vivant.
Hermann von Helmholtz (1821 − 1894) "Si tous nos efforts pour provoquer la naissance des organismes à partir de matière inerte échouent, il me semble que nous procédons de manière tout à fait juste en nous demandant si, somme toute, la vie a jamais eu une origine, si elle n’est pas tout aussi vieille que la matière et si ses germes, transportés d’un corps céleste à un autre, ne se seraient pas développés partout où ils trouvaient un sol favorable ?"...

nota : l'électronégativité d'un élément est une grandeur qui caractérise sa capacité à attirer les électrons lors de la formation d'une liaison chimique avec un autre élément.

 

  passage inerte au vivant

Image : synthèse du long chemin de l'inerte au vivant ou des premières particules à la conscience. La matière s'associe en agglomérat, s'auto-organise chimiquement et se complexifie sans cesse au gré des liaisons électromagnétiques. Il semble que la vie soit une forme particulière de la matière à la fois indéfinissable et imprévisible. Mais sa ténacité n'est-elle pas la preuve qu'elle est présente partout dans l'Univers, attendant patiemment un environnement favorable, pour poursuivre son chemin vers la complexité ?
Il n'y a pas vraiment de frontière franche entre l'inerte et le vivant, la matière utilise le principe de moindre action pour construire le vivant.
L'image se lit entre les 2 points d'interrogation, en serpentant du bas à gauche vers le haut à droite. Le point d'interrogation en bas à gauche représente le bigbang ensuite viennent les quarks, les nucléons, les atomes, les molécules avec les acides aminés, puis les protéines, l'albumine, la cellule, les archéobactéries et bactéries, les microorganismes, les mammifères, la conscience et le futur.

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http://www.matierevolution.fr/spip.php?article3584

Que savons-nous du passage de l’inerte au vivant ?

dimanche 8 mars 2015, par Robert Paris

Expérience d’Oparin

Expérience de Miller-Urey

Que savons-nous du passage de l’inerte au vivant ?

La Terre se forme il y a 4,5 milliards d’années et la vie seulement il y a 3,8 milliards d’années. Pas d’étonnement : la Terre est d’abord un véritable chaudron beaucoup trop chaud. Dès qu’elle refroidit, il semble que la vie apparaisse, peut-être même dans des zones relativement chaudes souterraines mais ce n’est pas sûr… La vie pluricellulaire n’apparaît qu’1,7 milliards d’années après et les organismes de taille importante 1,6 milliards d’années après… Ce n’est donc pas une mais diverses apparitions successives de la vie…

Mais même la vie unicellulaire n’est pas le début de l’apparition du vivant… Mais n’anticipons pas…

Tout d’abord la matière dite inerte est beaucoup plus « vivante » que nous ne l’imaginions : plus auto-organisée, plus dynamique, plus en permanente transformation, plus évolutive, plus discontinue dans ses changements brutaux, etc…

La matière de masse inerte n’est plus considérée comme la première étape de l’univers mais comme la troisième. La seconde est le vide quantique ou « virtuel ». La première est le virtuel de virtuel. Chaque étape est auto-organisée par rapport à la précédente et n’élimine ni ne remplace la précédente. Ainsi, l’ARN n’a pas disparu pour laisser place à l’ADN, plus moderne. Il a été utilisé pour de multiples usages comme la transcription de l’ADN à l’extérieur de la cellule (ARN messager). Mais il est certain qu’au départ, lorsque l’ADN n’existait pas, c’est l’ARN qui fonctionnait à l’intérieur de la cellule et produisait les protéines. De même, la matière n’a pas fait disparaître le vide ni la matière vivante n’a fait disparaître la matière inerte, etc…

Ensuite, ce n’est pas une quatrième étape qui serait « la vie » mais une étape qui serait les macromolécules d’acides aminés. Puis une cinquième étape qui serait l’ARN. Une sixième avec les protéines puis l’ADN.

Aucune de ces étapes n’est simple et sans questions, sans débats, sans contestation. Comme dans des bien des domaines des sciences, notre connaissance sur l’origine de la vie n’est qu’une frontière de notre ignorance….

Cependant, s’il y a des révolutions successives indépendantes, il y a du commun dans les processus : le vide quantique est bel et bien un processus d’auto-organisation de l’espace, la matière un processus d’auto-organisation du vide, les acides aminés un processus d’auto-organisation de la matière et l’ARN, un processus d’auto-organisation des acides aminés, etc...

Un autre point commun : chacune de ces révolutions est une rupture de symétrie !

Nouveau point commun : dans chaque cas il s’agit d’émergence de structures disspatives issues du non-équilibre.

Enfin, encore un point commun, il s’agit à chaque fois de structures hiérarchiques interactives entre les différents niveaux d’auto-organisation. Cela signifie que, sans cesse, de la matière repasse au vide et, sans cesse, de la matière vivante repasse à la matière inerte, sans cesse les acides aminés reproduisent de l’ARN et, sans cesse, de l’ARN se redécompose. La complexité de chaque niveau provient des rétroactions de destruction. Construction et déconstruction sont des mécanismes permanents et rétroactifs entre les niveaux d’organisation. De là nait l’ordre, le désordre et leur lien dialectique.

Chaque mode nouveau d’organisation est issu des rythmes précédents de la dynamique. Les scientifiques ont commencé à entr’apercevoir ce que pourrait être l’histoire de l’apparition de la vie : de l’ARN aux protéines et à l’ADN. Ces trois constituants ne seraient pas arrivés ensemble mais à tour de rôle, lors de véritables révolutions historiques. C’est ce que propose notamment le chimiste Martin Olomucki dans « La chimie du vivant » : « Des données expérimentales récentes laissent supposer que, grâce à leurs propriétés chimiques, les ARN ont rendu possible l’émergence des protéines. (...) Rien ne s’oppose à l’idée que les ARN primordiaux aient pu promouvoir la polymérisation d’un autre type de monomères : les acides aminés. (...) Tel est le schéma d’organisation des protéines actuelles, dont les origines remontent au monde archaïque des ARN. (...) En donnant naissance à des protéines, les ARN ont agi en apprentis-sorciers. (...) L’apparition des protéines a donc, au sens propre comme au sens figuré, introduit une nouvelle dimension dans le développement de la chimie du vivant. Ces nouvelles macromolécules, capables de déployer dans l’espace des outils chimiques efficaces pour constituer des sites catalytiques spécifiques et performants, ont ouvert à l’évolution de vastes perspectives. Grâce à elles, l’organisation de la matière a pu franchir un pas décisif et révolutionnaire. De nombreuses étapes restaient à franchir et de nombreuses crises d’organisation devaient encore être surmontées. »

Les macromolécules, l’ATP, l’ARN, la membrane, la cellule, les protéines, le code génétique, l’ADN, le noyau cellulaire, les êtres pluricellulaires, etc… sont nés chacun à son tour, brutalement, au cours de sauts qualitatifs sans précédent, sans étape intermédiaire, et, du coup, n’ont pas laissé de trace. Pire même, si l’on peut dire, ces structures et les boucles de rétroaction chimiques dites métabolisme, sont nées en plusieurs fois. Il n’y a pas « une » naissance de la vie mais de multiples naissances. Il n’y a même pas une naissance de la molécule de la mémoire génétique mais des milliers si ce n’est des dizaines de milliers. Car il y a eu et il y a encore de multiples sortes d’ARN. Probablement, le processus qui a initié cette molécule n’existe plus. L’ARN est devenu, par plusieurs sauts, un ARN autocatalytique (un enzyme du type ribozyme), un ARN messager, et tout un tas d’autres sortes de brins plus ou moins longs, synthétisant de multiples sortes de protéines. L’ARN est donc né de nombreuses fois. Il n’y a pas besoin de concevoir « une création » ni même « des créations » pour un processus dans lequel la création est le mode d’existence même. Dans son ouvrage « Singularités », De Duve imagine les singularités-événements du vivant : 1- formation des premières molécules (éventuellement dans l’espace) : chimie abiotique produisant des acides aminés, les pyrophosphates et thioesters 2- production de l’ATP et autres molécules porteuses de l’énergie des interactions du vivant 3- formation des bases U, A, G et C, les mononucléotides NMP et leurs dérivés pyrophosphatés les NTP, qui sont les briques du futur ARN (mais aussi de l’ADN qui n’apparaît que beaucoup plus tard semble-t-il) et appariement des bases. Apparition d’un protométabolisme. 4- apparition de l’ARN (acide ribonucléique) que De Duve appelle « événement charnière » car l’ARN est à l’origine des protéines et des métabolismes. Mais cela ne signifie pas une seule naissance car d’emblée apparaissent de multiples ARN. 5- réplication et transformation de l’ARN par lui-même. Formation des ARN auto-catalytique (l’ARNr ribosomial est la première molécule catalytique, avant les enzymes), ARN messager (ARNm) et de l’ARN de transfert (ARNt). Invention de la variation en même temps que la réplication. L’ARN est à la fois porteur de la mémoire génétique, dépositaire réplicable et agent de cette réplication (ce qui ne sera plus vrai avec l’apparition de l’ADN avec lequel la transcription sera complètement dissociée de la réplication). Début du mécanisme de sélection. Allongement des brins d’ARN. Développement des enzymes et du métabolisme. 6- production des protéines par l’interaction entre diverses sortes de molécules ARN (ARNm, ARNt et ARNr), traduction du langage nucléique en langage protéique, que De Duve nomme la « vraie révolution », « l’événement clef par lequel l’information est entrée dans la vie émergente ». 7- formation de la membrane cellulaire par des protéines membranaires 8- naissance de la cellule vivante (son apparition est particulièrement difficile à situer dans le temps) avec apparition de la croissance et de la multiplication par division. 9- apparition du code génétique : langage de transcription (général au vivant utilisant l’ADN) entre les bases de l’ARN (les NTP) couplées par trois (formant un codon) et les acides aminés (un acide correspondant de façon unique à un codon). Formation de la base thymine T par méthilisation de l’uracile U. 10- apparition de l’ADN (acide désoxyribonucléique), la fameuse double hélice et du double processus de réplication (un brin répliqué d’un seul coup et l’autre par segments reconstitués ensuite) puis revérification par des enzymes correcteurs. L’ordre de l’ADN est issu du désordre et des interactions des ARN qui ne disparaissent pas ensuite mais sont intégrés au processus… Les microARN (non codants) servent à réguler l’expression des gènes. 11- naissance de l’être procaryote (cellule sans noyau) puis eucaryote (cellule à noyau par l’intégration par symbiose à un procaryote d’autre procaryotes constituant mitochondries et chloroplastes). Naissent les familles de procaryotes, les bacteria et les archaea, puis les eucarya (ou eucaryotes, parmi lesquels apparaîtront notamment les animaux, les plantes et les éponges). 12- apparition des êtres pluricellulaires.

Pour conclure :

Certains recherchent une origine de la matière à l’extérieur du mécanisme de la matière lui-même. Ce n’est pas notre cas. La vie fait partie des modes d’organisation de la matière arrivée à un certain niveau de structuration, exactement comme la matière possédant une masse inerte fait partie des modes d’organisation du vide quantique. Ce sont donc les propriétés de la matière inerte qui doivent donc nous indiquer d’où vient la matière vivante. Ces propriétés de la matière inerte sont dynamiques, non-linéaires, dissipatives, hiérarchiques, discontinues, dialectiques et émergentes. Voilà notre origine. A nous de la faire parler…

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