C'est la crise! ...du partage

 ....C'est la crise ...du partage ! -

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.........................................................................................   C'est la crise ! Il faut se serrer la ceinture et accepter l'austérité puisque nous n'avons plus d'argent ! ... dit-on ! Si crise il y a .... c'est en réalité celle du partage ! Nous n'avons jamais eu autant de richesses, d'argent, de banques, d'usines ou de biens matériels manufacturés - Sachez-le et soyez en sûr ! Regardez autour de vous ! Nous devrions ne manquer de rien ! - Le prétexte de la crise est un argument politique consistant pour les puissants de la finance à imposer aux classes moyennes et aux pauvres de restreindre encore plus leur ambition sur le partage des richesses . On vous impose alors de nouvelles régles défavorables qui sont la consèquence d'un système politique imposé progressivement et indirectement ... par un enchainement de visions utopistes dont les motifs n'avaient rien à voir avec la réalité de l'entreprise en construction - La "crise" économique est un terme qui cache sa vérité. On devrait plutôt parler d'une lutte, une lutte aujourd'hui mondiale !... d'une compétition de "part de marché", de domaine, d'empire .... entre différents acteurs financiers et économiques : Une compétition entre des acteurs qui n'ont rien à voir avec le commun des mortels qui en sont les victimes inocentes. 

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Un combat entre super puissances industrielles et financières dont vous n'avez rien à gagner ni à "gratter". Conflit dont les acteurs politiques sont les avocats plaidant auprés de la masse pour obtenir un soutien car sans vous, chair à canon, ces gens ne sont rien ! Vous êtes les pions de ce jeu sordide. Mais vous êtes trompés par la teneur hypocrite et mensongère du dialogue et des mobiles mis en avant. Le discours politique actuel est un placébo en décalage complet avec la réalité du système économico-politique. Les effets ? Vous subirez par contre-coup ladite crise si vos "maîtres", lointains patriarches inaccessibles se trouvant au sommet de la pyramide décionnaire de votre secteur d'activité, subissent de manière négative les effets de cette lutte d'empire. A votre niveau de citoyen seulement, vous en subirez les pertes car les modestes constituent hélas la variable d'ajustement la plus facile - La pseudo "crise" touche certes tout le monde mais seuls les faibles et précaires la subissent avec violence en raison d'un manque de manoeuvre sur les revenus modestes - Richesses financières, structures économiques et produits de consommation étant disponibles, il s'agit bien uniquement et strictement d'une crise de partage -

Ouvriers Européens, Vous coûtez cher à ces messieurs du capital et industriels car ils peuvent désormais chercher des ouvriers ailleurs à des prix hyper compétitifs ... donc,si vous voulez avoir du travail, vous devrez faire l'effort de prendre le peu que l'on vous donne : C'est cela la mondialisation !!! .... . Voilà la réalité dissimulée derrière la terminologie dénommée "crise". Cet article doit être envisagé à la suite ou consécutivement aux articles intitulés sur ce même site : " Egalité en question" , .... "Syndicapitalisme",..... "Syndicats, patrons, les affaires et les copais d'abord" .

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................. Aspect théorique de la question -

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........................... http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/le-vrai-du-faux/2015/08/25/29003-20150825ARTFIG00155-la-theorie-de-la-crise-tous-les-sept-ans-est-elle-fondee.php

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......................................................... http://www.tantquil.net/2011/12/13/quest-ce-que-cest-une-crise-economique/

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On nous parle à tout va de « La Crise ». Mais savons nous ce qu’est une crise économique ? A priori cela signifie un ralentissement de la production, de l’échange ou encore de la consommation, le plus souvent les trois en même temps. C’est la définition que l’on peut retrouver dans des manuels d’économie. Approfondissons.

Pour E. Mandel1 : » la crise économique, c’est l’interruption du processus normal de reproduction « . Il exprime ici le fait que la masse de main d’œuvre productive et la masse d’instrument de travail employée se rétrécissent. Ceci entraînant une diminution de la consommation humaine et productrice.

La définition de crise peut se découper en deux grandes périodes historiques.

  • La première concerne toute la période avant le capitalisme (toute l’histoire humaine jusque début du XIXème siècle).

    Durant cette période, les crise se caractérisent par une sous production de valeurs d’usage (c’est a dire de marchandises satisfaisant un besoin humain . )

    Dans la société pré-capitaliste l’agriculture est la base de la reproduction ainsi toutes catastrophes naturelles ou sociales (guerres, inondation, sécheresses, etc.) a pour conséquence une destruction matérielle des éléments de reproduction : producteurs et moyens de productions. Ces destruction entraînent dépopulation et famine et donc une diminution de la production courante et des réserve sociales.

    Plus simplement, si un facteur extra-economique ( une catastrophe) ou autre (sur-exploitation des sols) entraîne une baisse des récoltes et/ou de la population, la masse de marchandise agricole produite est trop faible pour satisfaire l’ensemble des besoins d’une population. Cet écarts entraînent alors famine et dépeuplement

  • La deuxième concerne la période capitaliste : durant celle-ci les crises se caractérisent par une surproduction de la valeur d’échange (les marchandises produites dans le but de s’échanger contre de l’argent.)

    Dans l’économie capitaliste la destruction matérielle n’est plus une cause mais une conséquence. Dans ce cas le développement global des moyens de production entraîne une situation dans laquelle une grand quantité de marchandises ne peut plus se vendre a un prix permettant de faire du profit. Il y a une insuffisance de la consommation payante qui entraîne un ralentissement de la production, une diminution de l’utilisation de la main d œuvre et des moyens de production, et en retour un nouveau regain de chômage et de pauvreté, et ainsi une nouvelle baisse de la consommation…

    Nous retrouvons ici la situation actuelle du système capitaliste, par exemple la production automobile mondiale: ralentissement de la production (fermeture de site, chômage) qui intervient en même temps que des plans d’aide pour faciliter la consommation (en France : aide a la reprise) ce qui montre bien que nous sommes dans une situation ou il y a une surproduction et où il y à une tentative d’écouler des stocks sans en créer de nouveaux…

Le système capitaliste peut-il éviter les crises ? A suivre : Qu’est-ce que c’est … La baisse tendancielle du taux de profit et Qu’est-ce que c’est… Les contradictions du Mode de Production Capitaliste. ( ...,... ) -

 

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............... A lire sur site- L'argent dette - L'origine de la dette -

................................... http://athentransition.over-blog.org/article-l-argent-dette-62415727.html

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.................................... http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20140410trib000824629/67-personnes-possedent-autant-que-la-moitie-la-plus-pauvre-du-monde.html

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.........................................  https://fr.wikipedia.org/wiki/Crise_%C3%A9conomique

Une crise économique est une dégradation brutale de la situation économique et des perspectives économiques. Son étendue sectorielle, temporelle et géographique peut aller d'un seul secteur d'une seule région pour une brève période à l'ensemble de l'économie mondiale pendant plusieurs années ; on parlera alors deralentissement économique ou, plus grave, de récession économique. Une telle crise comporte souvent (mais pas systématiquement) des répercussions sur le niveau des salaires et la valeur du capital (valeurs boursières), provoque des faillites et du chômage, accroît les tensions sociales et politiques, et peut même avoir des répercussions sanitaires ( ;..,... )

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.............................................................. http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/crise-economique-et-crise-46390
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Crise économique et crise financière : essayons de comprendre !

par Jean-Pierre MARC (son site) 
vendredi 31 octobre 2008

Nous sommes abreuvés des causes et autres effets des crises alors que nos gouvernants jonglent avec les milliards d’euros ou de dollars. Les choses vont si vite au point que l’on oublie de nous expliquer ce qui nous arrive, son origine et surtout les effets probables sur les acteurs économiques que nous sommes tous.

Crise, vous avez dit crise ? 
Tout d’abord qu’est-ce qu’une crise ?
Il faut ici bien distinguer deux choses différentes quoique souvent (mais pas toujours) liées :

la crise financière que l’on appellera parfois aussi « krach boursier » qui affecte les marchés financiers (marché des actions et des obligations, en clair la bourse), et/ou les banques et/ou les Etats (lorsque ceux-ci sont surendettés, par exemple). Elles sont assez nombreuses dans l’histoire récente et d’ampleur inégale. Les crises financières les plus graves sont porteuses d’un risque systémique, c’est-à-dire qu’elles peuvent affecter par ricochet leur environnement et se traduire par une crise économique ;

la crise économique que nous redoutons actuellement est beaucoup plus lourde de conséquences puisqu’elle peut affecter l’ensemble des acteurs économiques, les ménages, les consommateurs, les entreprises, les administrations publiques et pas seulement les épargnants, les prêteurs et les emprunteurs. La crise économique se traduit généralement par une baisse du pouvoir d’achat, la montée du chômage et des faillites du fait d’une baisse de l’activité économique (récession, voire dépression). Heureusement, elles sont moins nombreuses que les crises financières, mais leurs conséquences sont plus lourdes et particulièrement sur les acteurs économiques les plus fragiles.

La question à se poser est donc de savoir sous quelle forme de crise économique va se transformer la crise financière, mais auparavant revenons sur l’origine de la crise financière.

Pourquoi une telle crise financière ?
Les mécanismes économiques et notamment financiers sont souvent présentés comme complexes et il est souvent difficile de s’y repérer. Pour autant, tout un chacun a le droit à des explications à la portée du plus grand nombre et c’est ce que nous allons essayer de faire.

Disons tout d’abord que les marchés financiers sont le lieu où ceux qui ont de l’argent (les épargnants, leurs banques en fait) le mettent à disposition de ceux qui en ont besoin (les entreprises, les collectivités locales, les particuliers emprunteurs pour une maison, une voiture ou autre). 
Tout ceci se passe bien lorsque les règles du « jeu » sont respectées et que notamment les emprunteurs remboursent régulièrement ce qu’ils doivent à leurs prêteurs.

Par contre, lorsque les emprunteurs ne peuvent plus rembourser leurs prêteurs (les banques généralement), la machine se grippe et les prêteurs ne peuvent plus prêter à d’autres qui ne peuvent plus acheter des produits à des entreprises qui ne vendent plus et donc licencient, etc.

C’est ce qui nous arrive actuellement parce qu’une grande masse d’emprunteurs américains ne peuvent plus rembourser les prêts qui leur avaient été consentis pour le moins imprudemment par des banques américaines. Imprudemment car il semble que, pour atténuer la crise financière provoquée par le drame du World Trade Center, les autorités monétaires américaines aient ouvert les vannes du crédit aux particuliers - l’idée de départ était de permettre aux plus défavorisés d’acheter leur logement - de manière importante au risque que les emprunteurs ne puissent plus payer. C’est ce qui s’est passé lorsque le coût des remboursements des prêts consentis à taux variables se sont mis à exploser sous l’effet de la hausse des taux…

Tout cela n’est-il pas contrôlé direz-vous ?
Si bien sûr il y a des règles de prudence (dites prudentielles) imposées aux banques par les accords de Bâle avec des ratios de solvabilité à respecter (le ratio Cooke remplacé par le ratio MacDonough notamment), mais la difficulté consiste en la définition même des risques et des clients à risque. En tout état de cause ce qui est arrivé démontre une insuffisance de la gestion et de la surveillance des banques en la matière (la fameuse gouvernance financière).

Enfin, c’est l’imbrication des systèmes financiers internationaux (exemple : les fonds de pension américains alimentés par les cotisations de retraite financent des entreprises européennes, mais, si les Américains rapatrient leurs fonds de pension, cela implique un manque de liquidités pour les entreprises concernées !)


Quels effets peut-on craindre de la transformation de la crise financière en crise économique ?
La science économique sait bien analyser les crises… a posteriori. Ainsi, la crise fait partie du paysage économique et les théoriciens parlent même de cycles économiques longs ou courts aux caractéristiques suivantes :

- la phase ascendante (croissance et relative prospérité économique) ;

- la crise (engendrée par une crise financière, un choc externe, de l’inflation, etc.) ;

- la phase descendante (stagnation de la croissance, récession voire dépression, chômage, faillites) ;

- la reprise (la croissance repart et avec elle l’emploi, les salaires le pouvoir d’achat, etc.). 
Si donc ces phases sont bien connues bien malin est celui qui pourra en donner la durée et surtout l’ampleur.

Ce que l’on sait néanmoins, c’est que nous sommes dans une crise financière majeure qui aura des effets importants sur l’économie réelle (toute l’économie sauf la finance et la bourse) qui ont déjà commencé dans le secteur du bâtiment, de l’immobilier et de l’intérim. Ces effets touchent malheureusement plus fortement les plus fragiles économiquement (les faibles revenus, les emplois précaires, les chômeurs, etc.)

Cependant, les effets de la crise économique peuvent être plus ou moins atténués par la politique des pouvoirs publics. En effet, ces derniers connaissent bien ces phénomènes de crises et ont à leur disposition des instruments pour en limiter les effets.
 
Comment atténuer les effets de la crise économique ?

Les observateurs s’accordent pour dire qu’en réinjectant, en réalité en avançant, massivement des liquidités (ces milliards dont on n’arrêtait pas de nous rebattre les oreilles) dans le système financier ce dernier est remis sur pied. Il reste néanmoins que les problèmes structurels de gouvernance et de contrôle ne sont pas encore résolus. 

Pour la crise économique, ce qui est appelé une policy mix (ou politique mixte), les pouvoirs publics disposent de deux éléments majeurs pour lutter contre les effets d’une crise à savoir :

- la politique monétaire,

- la politique budgétaire.
Ces deux éléments leur permettent d’engager des politiques contracycliques (de lutte contre les cycles) en fonction des circonstances.

La politique monétaire qui consiste à jouer sur les taux d’intérêts est intéressante pour juguler l’inflation et elle pourra accompagner une relance par des taux d’intérêt faibles. Nous ne maîtrisons que très peu la fixation des taux d’intérêt car ces derniers sont fixés désormais par la Banque centrale européenne, gardienne d’une inflation maîtrisée et d’un taux de change adapté. Il ne faut pas s’en plaindre bien au contraire car on imagine les risques de dévaluation que nous aurions pu connaître sans l’euro.

La politique budgétaire peut permettre, dans un tel contexte, de relancer l’économie. Comment ? Soit par les achats et les investissements directs de l’Etat et du secteur public soit par des baisses d’impôts ciblées sur les contribuables les plus modestes ou de charges sur les entreprises ou encore par la majoration des revenus distribués (minima sociaux, par exemple).

C’est là que notre faiblesse française apparaît au grand jour car nous n’avons pas de marges de manœuvre pour une politique budgétaire offensive.

Ainsi nos quelque 40 milliards de déficit budgétaire risquent de peser très lourd.
Imaginons un instant que nos finances publiques aient été équilibrées nous aurions pu temporairement injecter une trentaine de milliards de fonds publics dans l’économie réelle. Que de logements sociaux n’aurait-on pas pu construire avec tout ou partie de cet argent ? Cela aurait permis par ailleurs de soutenir le secteur du bâtiment et des travaux publics souvent le plus touché par le chômage durant les crises…

Alors bien sûr des dépenses seront faites parce qu’elles seront indispensables pour limiter les effets de la crise, mais elles viendront se rajouter au déficit qui est déjà passé à plus de 50 milliards d’euros. Au final, on n’aura pas suffisamment atténué les répercussions de la crise et surtout on aura encore un peu plus creusé le déficit qui générera encore plus d’intérêts à rembourser et surtout qui obérera nos capacités futures à lutter contre une autre crise.

La priorité avant la crise aurait dû être la réduction des déficits dans lesquels les gouvernants de ces vingt-cinq dernières années sont tous plus ou moins responsables ! Maintenant, nous nous trouvons bien dépourvus.
Cette priorité devra revenir de manière encore plus impérieuse lors des périodes moins néfastes.
En attendant, souhaitons que les effets réels soient les plus atténués possibles et que les dépenses publiques qui seront engagées pour y faire face bénéficient aux plus fragiles.


Jean-Pierre MARC ( .....,.....)

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................ Article vidéo sur you tube -


.................. https://www.youtube.com/watch?v=syAkdb_TDyo

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................. A lire sur le site

............................................. http://rue89.nouvelobs.com/2014/05/04/quarante-ans-crise-manipulation-paresse-intellectuelle-251935

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................ Ci aprés - Deux articles  "Médiapart "-

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...................................... https://blogs.mediapart.fr/sylvain-moraillon/blog/190216/la-crise-nexiste-pas

LA CRISE N'EXISTE PAS

Et lorsqu'ils eurent pris tout l'argent aux peuples qui succombaient à la famine, ils se dévorèrent entre eux pour devenir encore plus riches, puis moururent de faim à leur tour, car il n'y avait plus personne pour les engraisser. Ainsi périt l'humanité, vaincue par le capital.

 

la-prochaine-crise-financiere-sera-pire-qu-en-2008la-prochaine-crise-financiere-sera-pire-qu-en-2008

 

En 2007, on a voulu nous faire croire qu’une crise économique dont le seul précédent remontait à 1929 s’abattait sur la planète mondialisation. Subprimes, emprunts toxiques, bulle immobilière, chute des cours,  risque d’effondrement monétaire, faillites de groupes prétendument indestructibles, défaut de solvabilité, récession… Le champ lexical de la catastrophe financière a envahi l’espace public et les medias jusqu’à devenir la source génératrice d’une inertie permanente dans l’économie réelle. Alors, pour éviter que le système ne s’effondre sur lui-même, telle une supernova devenant un trou noir cannibale, il a fallu sauver les banques – avec l’argent public, naturellement. L’expression en elle-même prête à sourire : sauver les banques, qui pourtant s’accaparent allégrement l’argent des déposants et des épargnants en leur imposant, depuis la création de l’Union européenne et en accord avec la politique américaine, des conditions de gestion toujours plus contraignantes et toujours plus onéreuses. Peu importe : elles avaient failli à leurs devoirs, manqué à leur vigilance, ruiné des millions de citoyens américains et européens, mais toutes les instances dirigeantes du G20 se sont accordées pour les « sauver ». Lehman Brothers fut bien liquidé, à titre d’exemple pour l’aléa moral, mais d’autres furent mieux servis : la FED mit quand même sur la table 182 milliards de dollars pour éviter le même sort à AIG. Lorsque plus de 3 millions d’américains se retrouvèrent dans l’impasse, incapables de rembourser leurs emprunts immobiliers, un vent de panique souffla néanmoins dans les bureaux des banques et des institutions financières, se propageant jusqu’au cœur des places boursières.

Mais en réalité, ce fut le triomphe du shadow market, qui enrichit davantage encore ceux-là mêmes qui avaient créé cette situation d’assèchement : l’argent capté ne fut jamais rendu par quiconque et les actifs, travailleurs de tous les pays, en subirent les conséquences. Pire, quelques perfides avaient eu la pertinence de parier sur la toxicité des produits qu’ils vendaient à leurs propres clients, et amassèrent des fortunes colossales sur la misère qu’ils avaient propagée. En récompense des bons et loyaux efforts des banques centrales et des États pour avoir mis grassement la main à la poche afin de restaurer un semblant de cohérence dans l’ordre économique mondial, les principaux bénéficiaires, de crainte que l’histoire ne se reproduise, coupèrent les robinets du crédit aux particuliers et les mannes de l’investissement aux entreprises. Une nouvelle fois, l’argent injecté au nom de l’intérêt général fut capté par une poignée d’initiés dont les bonus et les privilèges continuèrent d’exploser, alors que la vie quotidienne de tous s’enlisait dans le marasme et la précarité. Défiance citoyenne, incompréhension politique, repli sociétal : la réalité changea, le modèle devint d’un seul coup obsolète pour des milliards d’humains. C’est-à-dire pour les autres. Ceux qui permettaient aux loups des affaires et de la finance de s’enrichir jusqu’au dégoût grâce à leur travail et leur foi en l’appétence d’un libéralisme effréné pour leur offrir une qualité de vie à la hauteur de leurs sacrifices et de leur investissement.

Cette crise, qui perdure depuis lors malgré les considérables efforts des grands dirigeants pour nous convaincre qu’elle est terminée, que la reprise est là, que la récession, comme les fantômes, n’existe pas, n’est pas une crise. C’est une arnaque sociale, humaine et politique. Ce n’est pas une crise, mais un nouveau modèle de société que l’on impose par la force aux peuples du monde. Nous vivons l’accélération d’un processus de néo exploitation de l’homme par l’homme, dans lequel tous les moyens sont bons pour faire accepter aux actifs de travailler plus longtemps, plus durement, pour moins de revenus. L’intention est de faire du travail un tel privilège que les uns et les autres soient prêts à subir toutes les humiliations, et  tous les mépris, toutes les restrictions et tous les sacrifices pour conserver leur emploi, même s’il ne leur permet plus de vivre décemment. Les courbes de profit, à ce seul prix, pourront continuer leur parcours ascendant, les premiers devenant toujours plus riches tandis que les autres deviendront toujours plus pauvres. La violence avec laquelle les revendications des salariés sont désormais écartées, la répression des voix citoyennes et l'étouffement des initiatives alternatives, la lente et inexorable destruction des acquis sociaux, le silence complice des syndicats, la réforme innommable du code du travail envisagé aujourd’hui par la France ne laissent plus aucune place au doute : l’économie mondialisée tente de créer des troupeaux d’esclaves travaillant pour des salaires de misère, dans des conditions déplorables, pour accroitre indéfiniment les profits des cerveaux les plus cyniques à défaut d’être les plus brillants. (...,.....,...) suite sur site -

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............................................................  https://blogs.mediapart.fr/jean-jacques-birge/blog/221012/la-crise-nexiste-pas
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Si les réductions de budget sont bien réelles, si la précarité s'étend de jour en jour, si les fins de mois sont de plus en plus difficiles, si la file des SDF s'allongera cet hiver à la soupe populaire, la manière d'en parler est erronée et démobilisatrice. Car il n'y a pas de crise. Tout est orchestré. Seulement des riches qui veulent se goinfrer toujours plus, avec le plus grand cynisme. Il fut un temps où l'on appelait cela l'exploitation de l'homme par l'homme. Et le peuple de se soulever lorsque la famine le gagnait. Le Capital a su trouver les mots pour que nous acceptions les nôtres sans broncher, mais nos maux s'écrivent m-a-u-x. Au lieu de nous révolter contre l'exploitation éhontée dont nous sommes victimes nous incriminons une mauvaise gestion de l'État, la belle affaire ! Il s'agit au contraire d'une excellente gestion des patrons qui ont su nous faire accepter qu'ils s'enrichissent dans des proportions pharaoniques au prix d'appauvrir 99% de la population mondiale. Les gouvernements nommés par ces puissants sous une mascarade électorale appelée communément démocratie ne sont que leurs valets. Leur pouvoir est seulement médiatique, ils sont chargés de nous faire avaler les couleuvres. La méthode est plus élégante qu'une dictature ! Le pouvoir économique est dans d'autres mains, celles de la finance. Appeler cette arnaque planétaire une crise n'est qu'une manipulation de masse pour nous faire accepter notre statut de forçats. La crise n'existe pas. Réveillons-nous ! Le seul pouvoir que nous ayons pour changer le cours des choses, course mortifère vers la catastrophe écologique, est de descendre dans la rue et de nous emparer de ce qui nous appartient, créé par notre travail. Nous avons des bras pour enrichir ces nantis, nous avons des bras pour récupérer ce qui nous est volé. Arrêtons de croire à l'inéluctabilité de l'oppression. La crise est un terme inventé par le Capital pour pouvoir s'engraisser sur notre dos. Sa faim est insatiable et suicidaire. La planète entière y passera si nous n'intervenons pas. Ces quelques riches veulent nous faire croire que nous sommes impuissants. C'est vrai si nous restons chacun dans notre coin à nous morfondre en souffrant de leurs actes criminels, mais si nous nous unissons, nous sommes des millions, nous sommes des milliards à pouvoir, à devoir nous prendre en mains pour renverser le cours de l'Histoire et reconstruire ce qu'ils détruisent en se servant de nous. ( ...,.... )

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...................................... Blog amateur - A voir sur site -

..................  http://pilulerouge.over-blog.com/2015/01/comprendre-la-crise-et-la-dette-et-10-lecons.html

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....................................... http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/19/la-concentration-des-richesses-dans-le-monde-en-graphiques_4558914_4355770.html

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La concentration des richesses dans le monde en graphiques

Le Monde.fr |  • Mis à jour le  | Par Les Décodeurs

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Deux jours avant l'ouverture du Forum économique mondial, qui se tient traditionnellement dans la station suisse de Davos, l'ONG Oxfam a publié un rapport accablant sur la concentration des richesses dans le monde. Basé notamment sur des données fournies par un rapport de la banque Crédit suisse, il révèle que 1 % des habitants de la planète possède 48 % du patrimoine, contre « seulement » 44 % en 2009. Le seuil des 50 % devrait être dépassé en 2016.

Lire la synthèse : Les 1 % les plus riches posséderont bientôt la moitié de la richesse mondiale

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/01/19/534x0/4558896_6_1699_ill-4558896-7fd9-oxfam-riches_65fcf54300d68a67d3949f92cf2b710f.png

LES DÉCODEURS

Les 52 % du patrimoine restant ne sont pas non plus également répartis : les quatre cinquièmes des habitants les plus pauvres de la planète survivent avec seulement 5,5 % de la richesse produite dans le monde.

image: http://s1.lemde.fr/image/2015/01/19/534x0/4558910_6_04e8_ill-4558910-7806-oxfam-pauvres_dbac4069885ea031615bc5894f272078.png

Selon les projections réalisées par l'ONG Oxfam à partir des données du Crédit suisse, le patrimoine des très riches (1 %) pourrait dépasser celui des 99 % restants à l'horizon 2016. Ces chiffres doivent toutefois être examinés avec précaution, car un retournement de tendances est toujours possible, comme cela s'est produit lors de la crise économique mondiale de 2009.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2015/01/19/la-concentration-des-richesses-dans-le-monde-en-graphiques_4558914_4355770.html#ADrHeJvsfm50jHqA.99 ( ...,...) suite sur le site -

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................................... http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/21/on-n-en-a-pas-fini-avec-les-inegalites_4637789_3234.html
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On n’en a pas fini avec les inégalités

LE MONDE ECONOMIE |  • Mis à jour le  | Par Claire Guélaud

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Les écarts de revenus et de richesses continuent de se creuser de par le monde. « Les inégalités dans les pays de l’OCDE n’ont jamais été aussi élevées depuis que nous les mesurons », a déclaré, jeudi 21 mai à Paris, le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Angel Gurria, en présentant le rapport In it together : Why Less Inequality Benefits Alls (« Tous concernés : pourquoi moins d’inégalité bénéficie à tous »)« Nous avons atteint un point critique », a-t-il ajouté.

Ce rapport montre que les écarts de revenus et de richesses se sont creusés depuis le milieu des années 1980 dans de nombreux pays, pendant les années fastes et pendant les crises. Le revenu des 10 % les plus riches est aujourd’hui 9,6 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Dans les années 1980, ce multiplicateur était de 7.

» Evolution des revenus pour les 10 % les plus riches et les 40 % les moins riches (base 100 en 1985)

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/05/21/534x0/4637864_6_7aa9_2015-05-21-88e0cea-11859-1y9ik2i_ad6fb8221619d21bfef2cc3d4194d3ea.jpg

De l’Ecole d’économie de Paris à l’université de Berkeley (Californie) en passant par la London School of Economics (LSE), l’analyse des inégalités mobilise un nombre impressionnant de chercheurs et d’institutions.

Le Français Thomas Piketty, qui a largement contribué au bouillonnement intellectuel sur cette question, vient d’être recruté par la LSE. Il y sera chargé de travaux de recherche et d’enseignement à temps partiel au sein d’un institut sur les inégalités nouvellement créé. L’auteur du Capital au XXIe siècle (Seuil, 2013), un best-seller qui a fait fureur aux Etats-Unis et qui a été traduit dans une quarantaine de langues, retrouvera ainsi une institution où il a fait sa thèse.

En compagnie de ses collègues Emmanuel Saez et Camille Landais, l’économiste français a joué un rôle-clé dans l’analyse des inégalités de revenus et de richesses. Il a constitué une base de données internationale qui permet à la communauté des chercheurs de disposer d’une richesse de matériaux inédite et de pouvoir travailler sur des comparaisons par pays longtemps impossibles.

Lire aussi : Thomas Piketty : « Le retour des inégalités inquiète aux Etats-Unis »

Les organisations internationales se sont mises au diapason, qu’il s’agisse du Fonds monétaire international (FMI) ou de l’OCDE.

Lors de la présentation des Perspectives économiques mondiales, en avril 2014, Olivier Blanchard, chef économiste du Fonds, qui s’apprête à partir au Peterson Institute for International Economics le 1er octobre, avait fait des inégalités une question majeure.

« Alors que les effets de la crise financière se dissipent lentement, une autre tendance – la croissance des inégalités – pourrait à son tour dominer la scène. Bien que les inégalités aient toujours été considérées comme une question centrale, ce n’est que récemment qu’on a compris à quel point elles avaient des implications majeures sur le plan macroéconomique, avait déclaré l’ancien patron de la recherche économique au Massachusetts Institute of Technology (MIT). Comprendre de quelle façon les inégalités affectent à la fois la macroéconomie et la mise au point des politiques macroéconomiques promet d’être un sujet majeur de réflexion et de nous occuper longtemps dans les prochaines années. »

Les inégalités nuisent à la croissance

Si le FMI a apporté, depuis, de multiples éclairages à ce sujet, les travaux les plus aboutis proviennent de l’OCDE. Après Growing Unequal ?, un rapport de 2008, qui fit le point sur l’accroissement généralisé des inégalités de revenus au cours des trente dernières années, les experts du château de la Muette ont analysé, en 2011 dans Divided We Stand, les raisons pour lesquelles les inégalités avaient tellement augmenté dans les pays émergents.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/05/21/on-n-en-a-pas-fini-avec-les-inegalites_4637789_3234.html#xtUtH7XKaw1tyx8L.99

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...............  .http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2009-02-26/l-argent-cache-des-paradis-fiscaux/916/0/320907

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L'argent caché des paradis fiscaux

 

MÉLANIE DELATTRE

Publié le  | Modifié le  Le Point

 

C'est le nouvel Axe du mal. « Pour l'instant, on s'est contenté d'armes trop légères. Moi, je suis pour une action à la dynamite. » Dominique Strauss-Kahn, le patron du FMI, veut-il envoyer les chars à Pyong-yang, bombarder Téhéran ? Pas du tout. Il suggère simplement d'employer les grands moyens pour en finir avec les Etats voyous de la finance mondiale, leurs armes de défiscalisation massive et leurs bombes à retardement que sont les fonds spéculatifs. Il n'est pas le seul à avoir déclenché l'artillerie lourde. Nicolas Sarkozy est lui aussi très remonté sur le sujet. Il vient d'annoncer qu'il allait « poser des questions » à ses encombrantes dépendances que sont Andorre et Monaco. Voire demander des comptes à son voisin européen, le Luxembourg. Ce dernier est pourtant dirigé par Jean-Claude Juncker, patron de l'Eurogroupe, petit club informel des argentiers de la Zone euro. Le président est revenu à la charge auprès de ses partenaires européens il y a quelques jours dans le cadre de la préparation du sommet du G20 à Berlin. Son discours : en finir avec les paradis fiscaux, rien de moins...

Longtemps complaisants à l'égard des Bahamas, des îles Caïmans et autres micro-Etats des Caraïbes, les Etats-Unis semblent eux aussi désormais décidés à s'attaquer au fléau. Emmenés par un Barack Obama signataire en 2007 (alors qu'il était encore simple sénateur) du Stop Tax Haven Abuses Act (stoppez les abus des paradis fiscaux, une proposition de loi visant à limiter l'évasion fiscale vers les territoires offshore), les Etats-Unis sont entrés dans la bataille. Après avoir obtenu le 18 février que la banque suisse UBS paie une amende de 780 millions de dollars et livre les noms de 250 clients qui ont fraudé le fisc, Washington exige maintenant des informations sur 52 000 comptes censés rester anonymes. Quand on sait que le secret bancaire suisse est né il y a presque trois siècles-en 1713 exactement-, on peut se demander quelle mouche a piqué les juges américains. Depuis la Grèce antique et ses ports détaxés, le système économique international abrite des « trous noirs » financiers qui prospèrent au nez et à la barbe des Etats sans que personne y trouve à redire.

Suspicion

Oui mais... La crise financière est passée par là. Et les paradis fiscaux sont accusés de tous les maux : leur manque de transparence rend difficile le repérage des risques bancaires et entretient la méfiance des marchés, une catastrophe en ces temps de suspicion généralisée. Comme le rappelle Daniel Lebègue, président de la section française de l'ONG Transparency International, « la faveur fiscale offerte par ces Etats s'accompagne bien souvent d'une opacité législative » . Les deux conditions doivent être réunies pour qu'un pays soit considéré comme un paradis fiscal au sens de l'OCDE (voir carte) . Malgré son taux d'imposition sur les sociétés de 12,5 %, l'Irlande n'est pas un paradis fiscal au sens strict du terme. Juste une île à la fiscalité très légère. En revanche, les rochers tropicaux de la mer des Caraïbes et du Pacifique, de même que bon nombre de micro-Etats européens voisins de grands pays (Monaco, Liechtenstein, Andorre ou les îles Anglo-Normandes) présentent le double avantage d'offrir des facilités fiscales et des lacunes réglementaires.

« Jusqu'il y a six mois, Andorre-pays situé à quelques heures seulement de Paris-n'exigeait pas des sociétés basées sur son territoire qu'elles publient un bilan et un compte de résultat » , rappelle Pascal de Saint-Amans, chef de la division chargée de la coopération internationale et de la compétition fiscale à l'OCDE. Un laxisme qui prévaut toujours dans bon nombre de ces Etats d'opérette. Aux Bahamas, le président de la banque centrale est un amiral à la retraite qui ne connaît rien à la finance. Quand on sait que l'archipel compte plus de 200 établissements financiers et autant de hedge funds, il y a de quoi frémir. Ou se réjouir, selon que l'on se trouve du côté du contribuable floué par la crise financière ou du côté des banques, entreprises et riches particuliers qui profitent de ces oasis de liberté pour alléger leur facture fiscale en toute légalité.

« La liberté de circulation des hommes et des capitaux est un droit inaliénable » , rappelle l'avocat Eric Ginter, spécialiste de la fiscalité au sein du cabinet Sarrau Thomas Couderc. Il n'est pas interdit d'avoir un compte au Luxembourg s'il est déclaré. Pas plus qu'il n'est illégal de constituer une fondation pour organiser sa succession et, ou de monter une société dans lequel votre nom n'apparaît pas. « C'est même pour certains clients issus de pays instables, à l'administration policière, une question de survie » , insiste-t-il. Certes. Mais c'est surtout pour un petit nombre de VIP-cadres dirigeants de multinationales, héritiers de grandes fortunes industrielles, stars hollywoodiennes, émirs et oligarques-le moyen d'échapper à toute contrainte fiscale et sociale. Eden pour beautiful people paresssant sur les plages de Lyford Cay, résidence très privée (et non fiscalisée) des Bahamas, à l'instar de Sean Connery, d'Alain Wertheimer-co-propriétaire de Chanel-et de plusieurs membres de la famille Bacardi, les paradis fiscaux servent également de refuge à des individus moins fréquentables. Criminels et trafiquants en tout genre raffolent de ces maillons faibles du système financier international. En rompant la chaîne de la traçabilité de l'argent, les paradis fiscaux permettent aux fonds à la provenance douteuse de réintégrer le circuit bancaire traditionnel et de brouiller les pistes en cas de recherche de leur origine. Les enquêteurs de Tracfin se sont ainsi arraché les cheveux sur le cas d'un ressortissant russe désireux d'acquérir un important bien immobilier au travers d'une série de sociétés taxis chypriotes n'ayant pas d'activité véritable et utilisant des comptes bancaires allemands et suisses.

Pourtant, les activités interdites et crapuleuses ne suffisent pas à faire vivre à elles seules ces Etats coffres-forts ! 10 000 milliards de dollars d'actifs financiers dorment dans les caisses des paradis fiscaux. Presque cinq fois le PIB de la France. Bien plus que ne peut en générer l'industrie du crime. D'autant que les politiques de lutte contre le blanchiment d'argent sale, désormais coordonnées au niveau européen, commencent à porter leurs fruits. « Hormis à Chypre ou à Gibraltar, qui continuent à fermer les yeux sur un certain nombre de trafics, il est désormais difficile de placer de l'argent dans la sphère occidentale sans se faire repérer » , constate Daniel Lebègue.

Acrobaties financières

Si les paradis fiscaux continuent à prospérer, c'est d'abord parce qu'ils ont su se rendre indispensables dans un monde capitaliste globalisé, selon l'argument de leurs défenseurs ! Qu'on en juge : 50 % du commerce international y transite et ils hébergent, selon le FMI, 4 000 banques, les deux tiers des hedge funds et 2 millions de sociétés écrans. L'appétit de la finance internationale pour ces Etats moins-disants en termes de contraintes et de réglementations explique que des confettis comme les Caïmans ou les Bermudes aient pu se hisser en tête du classement des plus grandes places financières mondiales (voir reportage) . Les spéculateurs ne sont pas les seuls à s'y précipiter.

Les plus grands établissements financiers y sont eux aussi largement représentés. Citigroup, première banque du monde, possède 427 filiales dans des centres off-shore, y compris dans des endroits aussi exotiques que Saint-Kitts-et-Nevis, Macau et les îles Turques-et-Caïques. Bank of America, 311. Et les françaises ne sont pas en reste. Mutualistes ou commerciales, toutes y ont des antennes (voir encadré) . Non contentes de s'y livrer à des acrobaties financières derrière des sociétés écrans, trusts ou special purpose vehicles , elles font la promotion des paradis fiscaux auprès de leurs clients, leur proposant divers produits défiscalisés et juteux investissements. On pouvait ainsi lire il y a quelques semaines sur le site de BNP Paribas, nettoyé depuis :« Aux îles Caïmans, nos professionnels oeuvrent au service d'un grand nombre d'entités financées par quelques-unes des grandes banques et entreprises commerciales mondiales. Notre offre comporte entre autres des services de trustee,d'administrateur, de secrétaire général et d'agence principale/siège social. » Le kit de la société écran à monter soi-même, en quelque sorte... A la Société générale, un client s'est carrément vu proposer par son agence locale d'exfiltrer vers le Luxembourg une partie de son argent « oublié » par l'administration... Ces établissements, qui tendent une main à l'Etat pour se renflouer après leurs incartades de ces dernières années, le volent de l'autre, avec l'aide indirecte des paradis fiscaux dans les deux cas.« Nous ne sommes pas régulateurs ni directeurs des services fiscaux de l'Etat,rétorque un banquier, le seul qui ait accepté de nous recevoir dans le cadre de cette enquête. On ne fait pas les lois, on les applique. »

Cela tombe bien, elles pourraient changer plus vite que prévu. Face aux désordres du capitalisme financier, les grandes puissances semblent décidées à agir. En obligeant les banques nationales à déclarer les comptes offshore de leurs clients, l'Irlande a déjà récupéré plus de 1 milliard d'euros. Cette mesure simple (et qui peut rapporter gros) est étudiée de près par le gouvernement français, qui pourrait s'en inspirer (voir interview d'Eric Woerth ) en attendant que l'OCDE livre sa nouvelle liste des paradis fiscaux, préalable nécessaire à toute mesure de rétorsion massive. Dénonciation des conventions fiscales avec les Etats qui n'acceptent pas l'échange de renseignements, taxation des ressortissants disposant de revenus importants (même légaux) dans les paradis fiscaux, obligation pour les banques de signaler d'éventuels soupçons de fraude fiscale, comme le prévoit le projet de directive européenne sur le secret bancaire : les moyens d'affaiblir les paradis fiscaux et de les faire entrer dans le rang ne manquent pas.

Encore faudrait-il pour cela que les Etats occidentaux en aient réellement la volonté. Après tout, eux qui jouent les vierges effarouchées ne sont pas les derniers à utiliser les paradis fiscaux. « S'il n'existait pas d'écrans noirs derrière lesquels se cacher, comment Paris, qui respecte scrupuleusement la convention de l'OCDE interdisant la corruption d'agents publics étrangers, vendrait-il ses centrales électriques, ses trains, ses Rafale ? » interroge le fiscaliste Rémi Dhonneur, du cabinet DLF. Sans qu'il soit question de pots-de-vin, France Domaine, l'institution chargée de gérer les biens immobiliers de l'Etat, s'est fait épingler dans le dernier rapport de la Cour des comptes pour avoir à plusieurs reprises cédé des immeubles de prestige à des sociétés immatriculées dans des paradis fiscaux, notamment au Luxembourg et aux îles Vierges britanniques, sans alerter Tracfin. ( ...,....) suite sur le site

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................... Nous sommes en faillite Mr le Président, il n'y a plus d'argent ! ......

................... En rétablissant un contrôle des banques et une transparence des mouvements financiers, avec une juste taxation de ceux-là, on pourrait sauver tout le monde -

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...........................................  http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/04/04/29006-20160404ARTFIG00270-les-chiffres-affolants-de-l-evasion-fiscale-dans-le-monde.php
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Les chiffres affolants de l'évasion fiscale dans le monde

  • Par Marine Rabreau
  • Mis à jour 
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  • Publié 
Vue aérienne du quartier d'affaires au Panama.

LE SCAN ÉCO - L'affaire «Panama Papers» redonne un coup de projecteur sur les paradis fiscaux dans le monde. Le point sur ce que représentent les avoirs cachés à travers la planète, et les milliards qui ne rentrent pas dans les caisses des États.

Après Wikileaks, OffshoreLeaks, SwissLeaks et LuxLeaks, voici «Panama Papers». Une enquête réalisée par 107 journaux de 76 pays du monde dévoile les avoirs dans les paradis fiscaux de quelque 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan, parmi lesquels le cercle rapproché du président russe Vladimir Poutine, ou les footballeurs Michel Platini et Lionel Messi. Toute la semaine, de nouvelles révélations seront publiées. Cette vaste enquête ne concerne qu'une seule entreprise de domiciliation de sociétés offshore, Mossack Fonseca, la quatrième plus grosse du secteur dans le monde. Il s'agit donc de l'arbre qui cache la fôret. Le Figaro fait le point sur ce que représente l'évasion fiscale dans le monde et le manque à gagner phénoménal que la pratique implique pour les États.

• Que représente l'évasion fiscale dans le monde?

Par définition, il ne peut y avoir de statistiques officielles sur les paradis fiscaux. Les «Panama Papers» le prouvent bien: les connivences entre les mondes politique et financier obscurs sont flagrantes et les montages financiers pour cacher des avoirs toujours plus complexes, au fur et à mesure que la réglementation financière se durcit. Pour autant, plusieurs études permettent de s'en faire une idée.

»» LE SCAN ÉCO - «Panama Papers»: le monde des paradis fiscaux en cinq questions

En 2012, le FMI avait chiffré les transactions mondiales qui transitent par les paradis fiscaux à 5500 milliards d'euros, via 4000 banques et 2 millions de sociétés écrans. Mais un peu plus tard, la même année, le Tax Justice Network -qui a compilé les données de la Banque mondiale, du FMI, des Nations unies et des banques centrales-, évaluait le «secteur» entre 16.000 et 26.000 milliards d'euros. C'est-à-dire 10 fois le PIB annuel de la France. De tels montants représenteraient entre 150 et 225 milliards d'euros de recettes fiscales qui ne rentrent pas dans les caisses des États du monde, selon cette étude. ( ....,.....)

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..........................................  Y a plus travail !    Où sont nos usines ? 

..........................................  https://rge.revues.org/5153

........................................... https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9localisation#Pays_concern.C3.A9s

.......................................... http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1451

......................................... Voir sur site origine ....

.........................................  https://www.oxfam.org/fr/salle-de-presse/communiques/2017-01-16/huit-hommes-possedent-autant-que-la-moitie-de-la-population

Huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale

Publié: 

16 janvier 2017

Seuls huit hommes détiennent autant de richesses que les 3,6 milliards de personnes qui représentent la moitié la plus pauvre de l’humanité, selon un rapport publié aujourd’hui par Oxfam à l’occasion de la rencontre annuelle de l’élite politique et économique à Davos. 

Ce nouveau rapport, intitulé « Une économie au service des 99 % », montre que l’écart entre les riches et les pauvres est beaucoup plus important qu’on ne le craignait. Il illustre en détail comment les grandes entreprises et les plus fortunés alimentent la crise des inégalités en éludant l’impôt, en réduisant les salaires et en utilisant leur pouvoir pour influencer la politique. Il préconise donc des changements fondamentaux dans la façon dont nous gérons nos économies afin que celles-ci servent l’ensemble de la population, et non une poignée de privilégiés seulement.

De nouvelles données plus précises sur la répartition des richesses dans le monde, en particulier en Inde et en Chine, indiquent que la moitié la plus pauvre de la population mondiale possède une part des richesses plus réduite que l’on ne pensait. Si ces données avaient été disponibles l’an dernier, elles auraient montré que neuf milliardaires détenaient autant que la moitié la plus pauvre de l’humanité, et non 62 comme l’avait calculé Oxfam.

Pour Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam International, « il est indécent que tant de richesses soient détenues par si peu de monde, quand une personne sur dix survit avec moins de 2 dollars par jour. Les inégalités enferment des centaines de millions de personnes dans la pauvreté, fracturent nos sociétés et affaiblissent la démocratie. » 

« Partout dans le monde, des femmes et des hommes sont laissés pour compte. Leurs salaires stagnent, mais les grands patrons s’octroient des primes qui se chiffrent en millions de dollars. Leurs services de santé et d’éducation sont réduits pendant que les grandes entreprises et les plus fortunés se soustraient à l’impôt. Leurs voix ne sont pas entendues, alors que les gouvernements se mettent au diapason des grandes entreprises et d’une élite nantie. »

Le rapport d’Oxfam montre que nos économies canalisent les richesses vers une élite fortunée aux dépens des couches les plus pauvres de la société, et majoritairement des femmes. Les plus fortunés accumulent les richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards dans 25 ans à peine. Pour mettre ce chiffre en perspective, sachez qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour dépenser 1 000 milliards de dollars. 

La colère des populations contre les inégalités secoue déjà le monde politique. Des analystes estiment que les inégalités ont considérablement pesé dans l’élection de Donald Trump aux États-Unis, l’élection du président Duterte aux Philippines et la victoire du Brexit au Royaume-Uni. 

Sept personnes sur dix vivent dans un pays où les inégalités se sont accentuées au cours des trente dernières années. Entre 1988 et 2011, les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de 65 dollars par an en moyenne, contre 11 800 dollars pour les 1 % les plus riches, soit 182 fois plus. 

Les femmes – qui sont souvent employées dans des secteurs à bas salaires, font l’objet de discriminations importantes au travail et se chargent d’une part démesurée du travail de soin non rémunéré – se retrouvent souvent au bas de l’échelle. Si la tendance actuelle se poursuit, il faudra encore 170 ans pour que les femmes atteignent le même niveau de rémunération que les hommes.

Le rapport « Une économie au service des 99 % » révèle également comment les grandes entreprises exacerbent les inégalités : pour maximiser la rémunération de leurs actionnaires, elles éludent l’impôt, font pression sur les salaires de leur personnel et les prix payés aux producteurs à la base de leur chaîne d’approvisionnement, et réduisent les investissements dans leur propre activité.

Oxfam a interrogé des ouvrières d’une usine de confection au Vietnam : bien qu’elles travaillent 12 heures par jour et six jours par semaine, leur salaire d’un dollar de l’heure leur permet à peine de s’en sortir. Pourtant, elles fabriquent des vêtements pour quelques-unes des plus grandes marques mondiales de prêt-à-porter et les PDG de ces entreprises font partie des personnes les mieux rémunérées de la planète. L’évasion fiscale des entreprises coûte au moins 100 milliards de dollars par an aux pays pauvres. Avec cette somme, les 124 millions d’enfants non scolarisés dans le monde pourraient recevoir une éducation, et des interventions médicales pourraient éviter la mort d’au moins 6 millions d’enfants chaque année. 

Ce rapport met en lumière la façon dont les plus fortunés recourent à un réseau de paradis fiscaux pour éviter de payer leur part d’impôt et à une armée de gestionnaires de patrimoine pour obtenir des retours sur investissement inaccessibles à l’épargnant moyen. Contrairement aux idées reçues, nombre de ces personnes ne doivent pas leur fortune à leur propre mérite. L’analyse d’Oxfam montre que plus de la moitié des milliardaires du monde ont hérité de leur fortune ou l’ont accumulée dans des secteurs d’activité où la corruption et le copinage sont monnaie courante. 

Les grandes entreprises et les plus fortunés mettent à profit leur argent et leurs relations pour s’assurer que les politiques publiques leur soient favorables. Par exemple, les milliardaires brésiliens ont cherché à influencer les élections et leur lobbying a eu pour effet de réduire leur facture fiscale. De même, les pétroliers nigérians ont obtenu de généreuses réductions d’impôt. 

« Les millions de personnes laissées pour compte par nos économies défaillantes ont besoin de solutions, et non de boucs émissaires, s’insurge Winnie Byanyima. C’est pourquoi Oxfam propose une nouvelle manière de gérer nos économies avec bon sens afin que celles-ci servent le plus grand nombre, au lieu d’une petite minorité privilégiée. »

« Les gouvernements ne sont pas impuissants face au changement technologique et aux forces du marché. Quand les responsables politiques arrêteront d’être obsédés par le PIB et se focaliseront sur l’intérêt de l’ensemble de leurs citoyen-ne-s, et non de quelques grandes fortunes, un avenir meilleur sera possible pour toutes et tous. » (...,... ) ....

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............................ http://www.vanityfair.fr/monde-de-vf/articles/les-salaires-de-cinq-grands-patrons-francais-devoiles/41274

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Oncle Picsou

Les salaires (exorbitants) de cinq grands patrons français dévoilés

image: http://www.vanityfair.fr/uploads/images/thumbs/201618/b4/salaire_vf_4244.jpeg_north_562x_white.jpg

salaire vf

L'Assemblée générale de Renault – qui s'est déroulée vendredi 29 avril 2016 – sera à marquer d'une pierre blanche dans l'histoire des gros salaires. À la majorité, les actionnaires ont rejeté le montant de la rémunération de Carlos Ghosn, le PDG du groupe. Une opposition qui traduit une véritable exaspération. Car depuis plusieurs années, les grands patrons français continuent de s'enrichir, et ce malgré l'exercice du pouvoir de la gauche. Après deux années de baisse, le salaire des principaux dirigeants du CAC 40 aurait même augmenté de 6% en 2014. Et cette augmentation aurait même atteint 11% l'année suivante.

Et alors que le scandale du salaire de Carlos Ghosn continue de s'amplifier et qu'Emmanuel Macron menace même de légiférer sur la question, Libération a enquêté et a dévoilé le salaire de cinq des plus grands patrons français. Les calculettes sont sorties, c'est parti…

- Avant de quitter définitivement Air France, Alexandre de Juniac a tenu à se faire plaisir : il a augmenté son salaire de 65% au cours de l'année 2015, passant ainsi de 645 000 euros à plus d'un millions l'an dernier. Joli cadeau de départ.

Olivier Brandicourt, le PDG de Sanofi, serait le mieux payé de France : il aurait perçu environ 16,7 millions d'euros en 2015.

Carlos Tavares de PSA a doublé son salaire à 524 millions d'euros en 2015, alors qu'il supprimait en parallèle pas moins de 8 000 postes. À ceux qui lui reprochaient cette somme mirobolante, il a répondu début avril que sa rémunération était « tout à fait normale compte tenu de (ses) responsabilités ». Et celles de ses salariés ?

Carlos Ghosn (encore lui) aurait touché 7,2 millions d'euros en tant que PDG de Renault. Mais il faut ajouter à cela son salaire de Nissan qui fait augmenter le cachet à 15 millions d'euros. Et il trouvait de quoi se plaindre ?

- En 2015, Alexandre Bompard, le PDG de la Fnac, a touché 11,5 millions d'euros, alors que l'entreprise n'avait gagné que 48 « petits » millions. Une trop grosse part de gâteau.

À LIRE SUR LIBÉRATION ( ....,... ) suite sur le site origine -

............................. Site OXFAM

............................. https://www.oxfamfrance.org/tags/paradis-fiscaux
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.......................... http://www.lesechos.fr/27/11/2013/lesechos.fr/0203152450990_retraite-chapeau---ces-patrons-qui-ont-fait-scandale.htm

L'émoi provoqué par le montant de la retraite chapeau de Philippe Varin n'est pas une première. Par le passé Dexia, Carrefour ou encore Veolia ont été pointés du doigt pour les montants alloués à leurs anciens dirigeants. Un dispositif légal souvent confondu avec celui des parachutes dorés.

.............................. Autre article - A voir sur site -

........................  Quand les salaires des grands patrons français font scandale

....................... http://tempsreel.nouvelobs.com/galeries-photos/photo/20160330.OBS7413/photos-quand-les-salaires-des-grands-patrons-francais-font-scandale.html

Les grands patrons méritent-ils leurs rémunérations ?

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.......... http://www.francetvinfo.fr/economie/entreprises/les-grands-patrons-meritent-ils-leurs-remunerations_470570.html

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.................................................. https://www.etonnante-epoque.fr/pourquoi-les-gafa-font-tout-pour-ne-pas-payer-d-impots/
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POURQUOI LES GAFA FONT TOUT POUR NE PAS PAYER D’IMPÔTS ?

ÉCONOMIE

Par Ban500  

GAFA

Les GAFA utilisent systématiquement les techniques sophistiquées d’optimisation fiscale pour payer le moins d’impôt possible. La commissaire européenne Margrethe Vestager a par exemple mis en évidence qu’Apple a bénéficié d’un taux d’imposition de 0.005% en Irlande en 2014. L’appât du gain et la recherche de la maximisation du profit n’expliquent pas eux-seuls cette attitude. Ce comportement est aussi la conséquence d’une posture idéologique des entreprises de la Silicon Valley influencées par la contre-culture des années 60 et le liberterianisme. Je vous invite à découvrir dans cet article pourquoi les GAFA ont ce rapport si particulier à l’impôt.

Définition : l’optimisation fiscale est l’utilisation de failles du système fiscal ou d’options fiscales (régimes dérogatoires, utilisation de niches fiscales…) afin de réduire le montant de l’imposition tout en respectant les obligations fiscales de son pays. Elle est donc légale et en cela à distinguer de la fraude fiscale.

Optimisation fiscale chronologie récente

– 30 août 2016 : l’Union Européenne condamne Apple à payer 13 milliards d’Euros à l’état Irlandais considérant illégales une partie des aides fiscales accordées par Dublin
– 31 décembre 2017, l’état irlandais n’a toujours pas recouvré un Kopeck…. situation inédite où un état à qui on doit de l’argent se bat pour ne pas être payé.
– 18 janvier 2018 : suite à la réforme Trump d’abaissement de l’impôt sur les sociétés à 20%, Apple annonce qu’il va payer 38 milliards de dollars d’impôts aux États Unis et ainsi rapatrier au pays son trésor de guerre de 250 milliards de Dollars
– 24 avril 2018 : Apple et l’état irlandais annoncent avoir trouvé un accord pour le versement des 13 milliards d’Euros

Les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) ne sont pas seulement les leaders mondiaux de l’Internet, du numérique, de la data, nouveaux maîtres du monde, affichant une capitalisation boursière supérieure à 3000 milliards de dollars… Ce sont aussi des champions de l’optimisation fiscale. Les enjeux financiers sont colossaux comme vous avez pu le voir dans la chronologie ci-dessus.

Rassurez-vous, cet article ne sera pas un cours incompréhensible de techniques fiscales. Je suis bien incapable de vous détailler les subtilités du désormais célèbre double sandwich irlandais (un nom à la Audiard!!!) qui a permis à Apple de bénéficier d’un taux d’imposition de 0.005% en Irlande en 2014. J’ai plutôt cherché à comprendre ce qui « philosophiquement » a mené les GAFA à adopter cette approche vis-à-vis de la fiscalité.

« GREED IS GOOD »

Une grande partie de la réponse est la recherche logique par une entreprise privée du profit maximal, l’appât du gain. Le « make more money » est une composante essentielle du capitalisme et en particulier du capitalisme financier américain.« Greed is good » disait le personnage joué par Mickael Douglas dans Wall Street. Admirez au passage le jeu d’acteur fantastique !!! (......,.....,.... voir sur le site origine )

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........................................... https://www.humanite.fr/pour-echapper-limpot-limagination-des-geants-du-cac-40-est-toujours-debordante

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POUR ÉCHAPPER À L’IMPÔT, L’IMAGINATION DES GÉANTS DU CAC 40 EST TOUJOURS DÉBORDANTE

Mercredi, 31 Juillet, 2013

Avec l’aide de fiscalistes, les grands groupes ont développé une série de techniques légales peut-être... mais parfaitement scandaleuses.

Épris de « responsabilité sociale », les géants du CAC 40 se veulent solidaires : ils paient des impôts, ma non troppo… En vérité, ils en versent beaucoup moins que les autres entreprises en France. Dans une liste dressée par le cabinet Landwell & Associés (lire notre encadré ci-dessous), vingt-six groupes, dont EDF (32,5 %), Michelin (31,9 %), LVMH (31,8 %), BNP Paribas (29,5 %), Danone (29,1 %), EADS (26,7 %), L’Oréal (25,9 %), Axa (21,4 %), Sanofi-Aventis (19,4 %) et Société générale (15 %) apparaissent à des taux d’imposition effectifs dans le monde en dessous du taux nominal de l’impôt sur les société en France (33,3 %). Et quand ils sont au-dessus, ils peuvent être, comme dans le cas de Total (54,7 %), totalement exonérés de l’impôt sur les sociétés en France… Comme les multinationales du monde entier, les groupes du CAC 40 sont, avec l’aide d’avocats fiscalistes et de consultants spécialisés, engagés dans une course de vitesse à l’« optimisation fiscale ». Sur fond de mondialisation financière et de concurrence fiscale entre les États, y compris au sein de l’Union européenne, évidemment, les entreprises implantées dans plusieurs États ont désormais retourné le spectre d’une « double imposition », sur leurs activités, qui s’est transformé bien souvent en « double non-imposition » sur leurs profits. Et sur les marchés, dans la jungle des systèmes fiscaux et des conventions bilatérales entre États, l’imagination pour échapper à l’impôt apparaît souvent sans limites.

« Prix de transfert », « sandwich hollandais », « double irlandais »… derrière ces appellations folkloriques, se cachent des techniques d’optimisation fiscale en vogue aux Pays-Bas, en Irlande, mais aussi au Luxembourg. Comme les paradis fiscaux ont à présent mauvaise presse pour les multinationales, il est donc plus prudent de mettre en concurrence les systèmes fiscaux nationaux et de parier sur les interactions bénéfiques entre eux. Dans les pays où la pression fiscale est considérée comme forte ou moyenne, les entreprises cherchent à diminuer leurs impôts, par exemple en transférant les bénéfices dans des filiales implantées dans des pays où le climat fiscal leur apparaît plus doux, ou en multipliant les déductions sur leurs bénéfices soumis à l’impôt.

Les groupes du CAC 40 sont ainsi très friands du régime néerlandais de « participation exemption », qui permet d’exonérer totalement d’impôt sur les sociétés les dividendes qu’une holding reçoit de ses filiales… Ce qui explique les sourires narquois qui accueillent la déclaration de Maurice Lévy, jurant que l’implantation aux Pays-Bas de la nouvelle entité issue de la fusion entre Publicis et Omnicom ne doit rien aux « avantages fiscaux ». Même topo chez ArcelorMittal, qui a implanté sa structure financière en Belgique, mais cela n’a, bien sûr, rien à voir avec le système des « intérêts notionnels » qui permet aux entreprises de créer une boucle de financement fictive… Depuis des années, le sidérurgiste échappe quasiment à l’impôt par ce mécanisme : son taux d’imposition moyen a été évalué à 1,4 % pour ces dernières années. Encore un rêve pour les champions français du CAC 40, mais une réalité pour les mastodontes de l’économie numérique comme Apple et Google qui, grâce à un circuit complexe de flux entrecroisés entre les Pays-Bas et l’Irlande ont envoyé des centaines de milliards de dollars vers les Bermudes, sans payer grand-chose au titre de l’impôt sur les sociétés en Europe…

Une étude très partisane. Le cabinet d’avocats Landwell & Associés, à qui l’on doit l’étude publiée par les Échos censée démontrer le montant réel de l’impôt sur les sociétés payé par les entreprises du CAC 40, est en fait le « cabinet associé » de PriceWaterhouseCoopers, société d’expertise comptable et de conseil financier. Ce cabinet se charge des activités de conseil fiscal. Et il semble performant : il a été cité par Christian Chavagneux, spécialiste des paradis fiscaux, parmi les quatre premiers mondiaux pour l’optimisation fiscale. (...,...,... suite sur site ....)

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....................................................... https://www.nouvelobs.com/economie/20171107.OBS7066/total-dassault-ces-entreprises-francaises-qui-pratiquent-l-evasion-fiscale.html

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Total, Dassault... Ces entreprises françaises qui pratiquent l'évasion fiscale

 
 (Photo d'illustration) ((CHARLY TRIBALLEAU / AFP))

Les mis en cause rejettent toute irrégularité et affirment avoir eu recours à des montages légaux.

Par L'Obs

Whirpool, Total, Dassault , Louis-Dreyfus : ces grands groupes français sont épinglés par l'enquête des "Paradise Papers" sur les pratiques d'optimisation fiscale à l'échelle mondiale. Les entreprises mises en cause rejettent toute irrégularité et affirment avoir eu recours à des montages légaux. Que leur reproche-t-on ?

 

PHOTOS. "Paradise Papers" : qui est impliqué ?

Total

Ce n'est pas une surprise. Régulièrement épinglé pour le faible montant des impôts payés en France, la multinationale a toujours été pointée du doigt pour son optimisation fiscale. L'enquête "Paradise Papers" apporte néanmoins des éléments de réponse sur les structures qui l'ont aidée à échapper au fisc français. 

Ainsi, les documents de l'enquête ont permis de constater et de confirmer que Total ne paie pas d'impôts sur les sociétés. Sont concernées, notamment, toutes les activités non extractives implantées aux Émirats arabes unis, indique France Info, où il n'existe d'impôts ni sur les sociétés ni sur les dividendes. "Les bénéfices (sous la forme de dividendes) remontent donc vers leur actionnaire, souvent une filiale de Total aux Bermudes, avant d'arriver en France", sans être ponctionnés, précise France Info. 

Exemple : Total a pu faire remonter ces cinq dernières années près d'un milliard de bénéfices non taxés pour son projet d'extraction de gaz au large du Qatar, baptisé Dolphin. L'entreprise va enregistrer - en 2002 - pas moins de trois sociétés différentes aux Bermudes en lien avec ce projet. Total Holding Dolphin Amont Limited et Total E&P Dolphin Upstream pour la partie extraction et production ; Total E&P Dolphin Midstream pour la partie raffinage, transport et vente.

Total explique, à France Info, que sa présence aux Bermudes n'a rien à voir avec de l'optimisation fiscale et affirme ne tirer aucun bénéfice fiscal de ce montage... Pourtant, France Info voit plusieurs avantages à être aux Bermudes, que nous retranscrivons ici : 

  • La possibilité de tenir des comptes sociaux en dollars pour investir dans le projet Dolphin, ce qui est impossible depuis la France.
  • Une place neutre fiscalement. C’est-à-dire qui ne taxe pas les flux financiers qui ne font qu’y passer. Total répète que les Bermudes ne sont qu’une étape et que l’entreprise ne loge pas ses bénéfices dans les paradis fiscaux.
  • Des facilités offertes à ceux qui souhaitent créer et gérer des sociétés aux Bermudes. Il est possible de tout gérer à distance. C’est ainsi qu’avec l’aide d’Appleby, les assemblées générales des actionnaires et les conseils d’administration se tiennent depuis la Tour Coupole dans le quartier de la Défense, siège de Total. Les décisions consistent à valider les comptes annuels des filiales bermudiennes et à voter le versement de dividendes vers la maison-mère.

Le même système est appliqué à d'autres projets gaziers explique France Info. Accusé d'évasion fiscale, Total a depuis rapatrié toutes ses structures des Bermudes, mais a ouvert d'autres entités aux Pays-Bas, un pays considéré comme un paradis fiscal au sein de l'Union européenne. 

Tout en reconnaissant avoir détenu ces filiales aux Bermudes jusqu'en 2015, Total assure dans un communiqué que l'utilisation de ces sociétés, dont il n'a "jamais caché l'existence", "n'a permis aucune optimisation fiscale" mais que leur constitution répondait à "des objectifs opérationnels".

Ces sociétés "ont été constituées sous une législation non française afin d'éviter le risque de change grâce à la tenue de comptes en dollars, tout en ayant exactement la même fiscalité que si ces investissements avaient été réalisés via une société française", explique le groupe dans un communiqué.

Total y précise que ces filiales, de leur création en 2002 jusqu'à fin 2010, ont "été soumises aux règles fiscales françaises et à l'impôt sur les sociétés en France à travers le régime du Bénéfice Consolidé".

"Même après la suppression de ce régime en 2011, Total n'a retiré aucun avantage fiscal du fait de l'implantation de ces sociétés aux Bermudes par rapport à des sociétés de droit français", se défend encore le groupe. Sur la trentaine de filiales concernées en 2012 par une implantation dans des pays considérés comme des "paradis fiscaux", "il en restait 13 à fin 2016, sachant que Total n'est pas décisionnaire pour 10 d'entre elles", souligne le groupe.

Dassault Aviation

Le système imaginé pour Dassault consiste à ne pas payer la TVA, en enregistrant leurs jets privés sur l’île de Man, une terre située entre l'Irlande et l'Ecosse. L'enquête du "Monde" avec Radio France et "Cash investigation" lève le voile sur la complicité du groupe français dans un schéma de fraude à la TVA sur les jets privés, mis en place par les cabinets Appleby et Ernst & Young à l’île de Man. Le quotidien du soir explique : "En enregistrant leurs jets privés sur l’île de Man, riches oligarques internationaux, sportifs et hommes d’affaires échappent en toute insouciance à la taxe sur la consommation de 20%".

 

Dassault, les jets privés et la fraude à la TVA

Louis-Dreyfus 

Le géant du négoce d'origine française apparaît également dans les "Paradise Papers". Le groupe a monté une structure jusqu'ici secrète, aux îles Caïmans où le taux d'imposition sur les sociétés est de 0%. Pour cette filiale, il s'est associé au groupe Amaggi, un empire familial longtemps dirigé par le ministre de l'Agriculture brésilien, Blairo Maggi. Un personnage, mis en cause dans plusieurs affaires de corruption. 

Whirpool 

L'entreprise est américaine, mais par ses projets de délocalisation d'usines, elle intéresse la France. "Whirlpool a dégagé un peu plus d'un milliard de dollars de bénéfice avant impôt en 2015, sur lesquels elle explique n'avoir payé que 209 millions de dollars d’impôts grâce à différentes niches fiscales, un taux bien inférieur au taux officiel de 35 % applicable normalement aux Etats-Unis', révèle "le Monde". 

"Sa stratégie consiste à réduire autant que possible l’impôt, voire à l'esquiver, en intercalant entre sa maison-mère au Michigan et ses véritables filiales dans le monde, toute une cascade de holdings financières sans bureaux ni salariés dans des paradis fiscaux plus attractifs les uns que les autres… en particulier au Delaware (Etats-Unis), aux Bermudes, à l'île Maurice et, sur le continent européen, au Luxembourg," précise le quotidien. (...,...,... suite sur le site ...)

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.................................................... https://www.capital.fr/economie-politique/la-preuve-en-chiffres-que-macron-est-bien-le-president-des-riches-1299602

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LA PREUVE EN CHIFFRES QUE MACRON EST BIEN LE PRÉSIDENT DES RICHES

PHILIPPINE ROBERT  PUBLIÉ LE 

Lors des défilés du 1er mai à Lille.

 

La preuve en chiffres que Macron est bien le président des riches

Il a beau s’en défendre, Emmanuel Macron a bel et bien avantagé les gros patrimoines depuis un an. Mais c’est pour la bonne cause !

Sacré Hollande ! Il aurait pu reprocher à son successeur de ne pas en faire assez pour les hôpitaux, d’être maladroit avec les étudiants, d’avoir oublié les retraités sur le bord de la route. Mais pour se venger de la trahison de son poulain prodigue, il a voulu frapper là où ça fait vraiment mal. A la question "Emmanuel Macron est-il le président des riches ?", l’ex-chef de l’Etat a pris un air offusqué – "Ce n’est pas vrai !" – avant d’ajouter avec un petit sourire assassin : "C’est le président des très riches !" De la part de celui qu’on décrivait en son temps comme un "social-traître" à la solde des patrons et des gros portefeuilles, l’accusation a claqué comme un coup de fusil dans le dos.

Vous me direz, elle n’est pas très originale. Depuis quelques mois, cette histoire de président des riches colle à la peau du chef de l’Etat comme un sparadrap doré. Marine Le Pen assure qu’Emmanuel Macron aide surtout "ceux qui n’en ont pas besoin", Olivier Faure (PS) pourfend sa "politique de classe au service des plus riches", Laurent Wauquiez dénonce les "deux poids et deux mesures" de sa fiscalité supposée calibrée pour les gros cigares. Quant à Jean-Luc Mélenchon, il accuse carrément l’hôte de l’Elysée de "faire la guerre aux pauvres". Le tir de barrage est si puissant que l’entourage même d’Emmanuel Macron commence à laisser percer son inquiétude. Son grand allié François Bayrou (Modem) lui demande maintenant de redevenir "un président juste". Et la patronne de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée, Brigitte Bourguignon (LREM), l’a récemment invité à "faire plus pour ceux qui ont moins". A croire que tout le monde s’est donné le mot.

Comment se portent les riches en France :

 
SOURCE : CREDIT SUISSE

IFI, PFU... les riches sont les grands gagnants des mesures fiscales

Eh bien c'est tout à fait compréhensible. Certes, depuis qu’il met ses réformes en musique, le chef de l’Etat n’a pas complètement délaissé les classes moyennes et les ménages modestes. Il a fait passer le minimum vieillesse de 803 à 833 euros par mois, il a accordé à tous les salariés une baisse des cotisations sociales qui fait plus que compenser la hausse de la CSG, et a programmé la disparition progressive de la taxe d’habitation (TH), sauf pour les résidences secondaires. Mais en comparaison des avantages offerts sur un plateau aux foyers les plus à l’aise, ces "cadeaux" font maigre figure. Prenons les deux mesures les plus emblématiques du budget 2018, la réduction de la taxe d’habitation, donc, et la transformation de l’ISF en Impôt sur la fortune immobilière. Les ordres de grandeur sont certes comparables (3 milliards d’euros par an pour la première, 3,2 milliards pour la seconde), mais pas le nombre de personnes concernées ! Alors que 17,7 millions de ménages se partageront les bénéfices de la baisse de la TH, ils seront à peine 330.000 à savourer les avantages de la réforme de l’ISF. Résultat, le gain annuel moyen sera d’environ 200 euros pour les premiers, mais de plus de 9.000 euros pour les seconds.

>> En vidéo - IFI : l'impôt sur la fortune immobilière réserve aussi de mauvaises surprises :

Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. Retrouvez toutes ces études sur le portail de www.xerfi.com.

Si l’on ajoute à cela la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux uniforme de 30% sur les revenus du capital, un système bien plus avantageux que les taxations précédentes, c’est à une véritable fête qu’Emmanuel Macron a convié cette année les gros patrimoines. Selon les calculs précis des experts de l’OFCE, la mise en application du budget 2018 va accroître de 1,6% le niveau de vie des 5% les plus riches, tandis que les très pauvres et les classes moyennes supérieures devraient y perdre, et que, pour tous les autres, l’impact devrait être quasiment nul. "En 2018, le choix de la réduction de la fiscalité sur le capital a clairement primé sur le pouvoir d’achat", souligne l’économiste Mathieu Plane, l’un des coauteurs de l’étude.

Impôts : ce qu'il a donné aux 500.000 foyers les plus riches, ce qu'il a donné

 
SOURCES : GOUVERNEMENT/OFCE (1) Selon certaines estimations, cette évaluation donnée par le gouvernement serait sous-estimée. (2) Gain en année pleine, à partir de 2019, pour les seuls salariés du privé (en tenant compte de la hausse conjointe de la CSG).

À plus long terme, ce constat doit certes être nuancé. Alors que les plus aisés ont pu profiter dès janvier dernier de leurs nouvelles facilités fiscales, les dispositions prises en faveur des ménages modestes ou moyens vont en effet être longues à porter leurs fruits. L’essentiel de la baisse des cotisations sociales (qui redonnera 1,45% de pouvoir d’achat à tous les salariés) a été repoussé au mois d’octobre prochain, la remise à niveau des minima sociaux doit être étalée sur plusieurs années, et il faudra attendre trois automnes pour que la suppression de la taxe d’habitation donne sa pleine mesure. Du coup, toujours selon l’OFCE, les Français qui font grise mine aujourd’hui devraient voir presque tous leur niveau de vie s’élever l’an prochain. Mais les gros patrimoines resteront tout de même les grands gagnants de l’affaire : fin 2019, les 2% de Français les plus aisés devraient avoir capté à eux seuls 42% des gains générés par la politique macronienne !

>> À lire aussi - Comme Hollande, Macron fait baisser le pouvoir d'achat des Français !

2 millions de riches en France

Dans un pays où la fortune reste traditionnellement diabolisée, ce genre d’équation passe mal. Selon un sondage de l’institut Odoxa, pas moins de 70% de nos compatriotes estiment aujourd’hui qu’Emmanuel Macron est le "président des riches". "En France, il y a une haine des gens qui réussissent, ce n’est pas le cas dans les autres pays", regrette Nicolas Lecaussin, directeur de l’Iref (Institut de recherches économiques et fiscales). Il est vrai que la proportion d’héritiers parmi les possédants est bien plus importante chez nous qu’aux Etats-Unis ou qu’au Royaume-Uni – et celle des "self made men" nettement plus faible.

>> En vidéo - Combien gagnent les riches de France et d’où vient leur fortune ?

Retrouvez toutes les vidéos de Xerfi sur XerfiCanal TV. Le groupe Xerfi est le leader des études économiques sectorielles. Retrouvez toutes ces études sur le portail de www.xerfi.com.

Il est vrai également que le portefeuille des plus favorisés a affiché ces derniers temps une santé insolente, qui tranche avec les difficultés quotidiennes de millions de foyers modestes. Selon le classement réalisé par Bloomberg, les milliardaires tricolores sont ceux qui ont le plus arrondi leur patrimoine depuis le début de l’année ! Et d’après une étude du Credit Suisse, le nombre de millionnaires comptabilisés dans l’Hexagone a progressé de 192.000 l’an dernier pour atteindre 2 millions. La tendance devrait d’ailleurs se poursuivre, puisque d’ici cinq ans, prévoit l’étude, la France passera devant l’Allemagne et le Royaume-Uni pour cet indicateur hautement révélateur…

Millionnaires : Les héritiers plus nombreux en France qu'en Allemagne

 
SOURCE : UBS

Tout cela n’empêche pas Emmanuel Macron d’assumer sa politique. Et même de la revendiquer. Ainsi n’a-t-il pas hésité à agiter un nouveau chiffon rouge il y a quelques semaines en annonçant, en pleine tempête médiatique, la suppression prochaine de l’exit tax. Certes, cet impôt créé en 2011 par Nicolas Sarkozy pour dissuader les gros contribuables de quitter le territoire ne rapportait presque rien, si bien que sa disparition n’aura pratiquement aucun effet sur nos finances publiques. Mais comme il possède une puissante valeur symbolique, sa mise au rebut va évidemment contribuer à monter une partie de l’opinion publique contre Emmanuel Macron.

>> À lire aussi - Pauvreté : les aides sociales coûtent un "pognon de dingue" selon Macron

Provoquer un "choc de confiance"

Mais pourquoi diable le président choisit-il de prendre un tel risque ? Certainement pas pour contenter ses supposés amis du grand monde, comme cherchent à le faire croire Jean-Luc Mélenchon et ses Insoumis : ce serait économiquement absurde, socialement injuste et politiquement suicidaire. Pas non plus parce qu’il serait un adepte de la fameuse théorie du ruissellement, qui a fondé les politiques de Margaret Thatcher au Royaume-Uni ou de Ronald Reagan aux Etats-Unis dans les années 1980 : il a toujours affirmé qu’il ne croyait pas à cette conception très controversée (qui n’a d’ailleurs de théorie que le nom, puisqu’elle est le fruit de simples réflexions politiques et non de travaux d’économistes). Rappelons-en les termes au demeurant faciles à comprendre : l’enrichissement des classes (très) aisées leur permettrait non seulement de consommer plus, mais surtout de plus investir, ce qui offrirait des moyens supplémentaires aux entreprises pour se développer, rendrait du tonus au pouvoir d’achat, boosterait les créations d’emplois et, en définitive, ferait reculer la pauvreté. Le problème, c’est que rien ne dit que les riches placeraient leur argent en France, ni qu’ils feraient le choix de l’investissement productif et créateur d’emplois…

>> En images - Qui sont vraiment les Français les plus riches ? Le classement 2018 de Capital

En réalité, la politique d’Emmanuel Macron fait partie d’un jeu beaucoup plus large (avec la baisse de l’impôt sur les sociétés, la réforme du marché du travail, la remise à plat de la formation professionnelle, ou encore la simplification administrative) visant à provoquer un choc de confiance dans le pays et à doper son attractivité en libérant ses énergies. "Le but du chef de l’Etat est clairement d’augmenter le taux d’emploi, confirme Patrick Artus, chef économiste de Natixis. On peut discuter des outils utilisés et se demander si la baisse de la taxation du capital est le plus adapté, mais l’intention sous-jacente est en tout cas la bonne."

Faire revenir les riches dans le pays

Il faut dire qu’en alourdissant sans cesse la facture (depuis le début du siècle, la taxation des revenus du patrimoine a bondi de 70% selon une étude de l’institut COE-Rexecode), les gouvernements précédents ont encouragé des milliers d’entrepreneurs à quitter le pays, rendu problématique la transmission des sociétés et ont fait s’envoler 200 milliards d’euros de capitaux de l’autre côté des frontières en une vingtaine d’années, selon les estimations de l’économiste Eric Pichet. Encore plus inquiétant, certains ont préféré partir avant d’être riches pour aller créer leur entreprise ailleurs… Certes, l’allègement soudain de la ponction fiscale ne va pas les faire revenir en un claquement de doigts. Mais il devrait tout au moins freiner les départs.

>> À lire aussi - Fin de l'exit tax : le cadeau de Macron aux riches coûtera bien plus cher que prévu

"Le chef de l'État s'inscrit dans la logique blairiste, dont le but était d’attirer les plus riches, afin d’augmenter les recettes fiscales, pour ensuite financer des services aux plus pauvres", souligne Alexandre Delaigue, de l’université de Lille. "Après avoir fait avaler des couleuvres aux Français, il distribuera les cadeaux juste avant l’élection !", juge Charles Wyplosz, professeur d’économie à l’Iheid, à Genève. Un pari très risqué, car, en cas de faux pas, il y a peu de chances que les Français lui pardonnent dans les urnes… (...,...,... suite sur site .....)

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........................................... https://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/060316/la-france-est-dans-le-cote-obscur-de-la-force

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La France est dans le côté obscur de la force

  

  • 6 MARS 2016

La France est devenue un pays mafieux et corrompu , son administration fonctionne comme la Mafia .Beaucoup de citoyens et journalistes naissent aveugles , et ils ne s'en aperçoivent que le jour ou une bonne vérité leur crève les yeux.La démocratie , médiocratie,française a atteint ses limites , il faut impérativement apporter les changements nécessaires. Tout cela nuit au développement économique!

 

« La France souffre de son administration, du nombre d’élus, d’un système démocratique, d’un gouvernement et de ses collectivités territoriales gargantuesques et pourtant les administrations régaliennes comme la santé et la justice sont mises à mal par nos gouvernants . En France les privilèges ont la vie dure . La France  23eme pays le plus corrompu au monde ; la France un des Etats les plus corrompus d’Europe, constate Transparency International; La  Justice Française  classée par la commission européenne pour la justice 37ème sur 43»
Impossible n'est pas français mais imposable oui !

Une Réflexion personnelle donc non exempte de critiques, d’un homme de terrain que je vous soumets. Dire la vérité est un acte révolutionnaire, ce n’est pas pour me déplaire. Qui est Richard ARMENANTE= Cliquez ici pour + d'info:http://injustice.blog.free.fr/public/Cv_RA_1_page_Communication_15_MAI_2013.pdf
Résumé du combat judiciaire de Richard ARMENANTE en 15 lignes =Cliquez ici :
http://injustice.blog.free.fr/public/Resume_Combat_judiciaire_de_Richard_ARMENANTE_en_15_Lignes.pdf

Indignons-nous !=
Mon objectif n’est pas de critiquer tel ou tel mais de mettre en évidence la nécessaire obligation de modifier un système français qui détruit, pénalise nos TPE-PME et en particulier les innovantes détentrices de brevets et notre agriculture. J’ai exporté dans le Monde entier, j’ai donc pu apprécier les autres démocraties comme le Canada par exemple. J’ai eu à résoudre des conflits dans le monde mais en France l’administration et en tout particulier l’administration judiciaire, fiscale  sont les 1ers ennemis de l’entreprise (TPE-PME) contrairement à ce que j’ai pu constater au CANADA ou en ALLEMAGNE.  Quand j’ai créé une société au Canada il y a + de 30 ans, l’administration canadienne m’a téléphoné pour que l’on se rencontre afin de nous apporter leur soutien et des solutions pour mon développement. En France personne ne vous téléphone. Il ne faut pas oublier ce chiffre : 80% de notre jeunesse a comme 1er Rêve d’être fonctionnaire, tout est dit ou presque.

Venons-en donc à La France ; si l’on se dit que c’est simplement un pays dans lequel, en un peu plus d’un an, on a tiré sur la rédaction d’une revue et les passagers d’un train, fait exploser une usine , décapité son directeur ,  tiré sur des passants dans la rue, dans un café, dans un restaurant, dans un stade et dans une salle de concert , finalement un camion fou à Nice assassinant 84 personnes + de 100 blessés, on peut facilement penser qu’il s’agit d’un pays la France ,situé du côté obscur de la planète mentale.
En effet il faut que certaines démocraties occidentales sortent du côté obscur dont la France est tombée. La France ne fait plus rêver. Liberté et égalité n'est plus qu'un rêve actuellement en France, il nous reste la fraternité et cela nous permettrait de faire évoluer la médiocratie française. La France un pays dirigé par des politiques de combines et des comportements dignes de la maffia qui rendent les citoyens aveugles. En France l'injustice est un métier. Pour croire en la justice en FRANCE il faut beaucoup d'humour car  La vérité est sans pitié pour les services judiciaires français  à bout de souffle (dixit certains Magistrats qui osent enfin parler).
 "Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir ...arrête le pouvoir." Montesquieu....

 Liberté et égalité ne sont plus qu'un rêve actuellement, il nous reste la fraternité et cela nous permettrait de faire évoluer la médiocratie française. Il n’y a qu’une chose qui ne change jamais, c’est le changement. Certains politiques veulent ressembler à Jésus, mais ils ne savent pas faire des miracles.La France un pays dirigé par des politiques de combines et des comportements dignes de la maffia qui rendent les citoyens aveugles."

La France une démocratie, le monde entier en rit. La France est une médiocratie, un pandémonium et ce n’est pas un euphémisme. Il faut arrêter de rêver. Pourquoi des français deviennent des terroristes ? Et pourquoi ces jeunes s'en prennent aux citoyens et pas aux politiques. ???
Parmi les grands pays européens, l’Allemagne occupe le 17e rang mondial et la France… le 75e. La France ne fait plus rêver, l’injustice est devenue un métier !=Pourquoi :
Le Mensonge et la tricherie en France détruisent à petit feu l’économie et la justice , 
La  Justice Française  classée par la commission européenne pour la justice 37ème sur 43 pays européens derrière l’Azerbaïdjan 
(et le non-respect des droits de l’homme en France , mais quel dirigeant politique s’indigne ?) ,La France est une démocratie qui n'évolue pas, donc soumise à la médiocrité des Hommes , Les contre-pouvoirs médiatiques n’existent pas en France .En conclusion , La France ne peut être sauvée que par les insoumis que nous serons.
 
Rappel= « La France est devenue peu à peu un pays maffieux et son administration fonctionne comme la maffia : « L’enfer fiscal, judiciaire et règlement de compte ».
Oui l’injustice et l’incompétence règnent en maître en France dans le contrôle fiscal et les services judiciaires. On vous tue gratuitement. (Les langues se délient et les lanceurs d’alertes sont de ++ nombreux pour témoigner) »
 
Un ouvrage résume assez bien la situation « Pilleurs d’ETAT »réalisé par M. Philippe PASCOT, il recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d'impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d'une loi faite sur mesure et qu'ils connaissent sur le bout des doigts. Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l'information pour tous."  M. Philippe PASCOT nous entraine à la découverte de ce que nos élus cachent sous le tapis de leur exemplarité affichée et de leur moralité élastique quand elle touche à leurs privilèges. Il démontre à travers des faits concrets que le système lui-même, dans son immobilisme calculé, je vous invite à écouter l’interview Cliquez ici : https://www.youtube.com/watch?v=ff-1t8p2eAo.   ..Merci M. Philippe PASCOT !

Biographie de l'auteur "M. Philippe PASCOT": Maire adjoint d'Évry auprès de Manuel Valls puis conseiller municipal, ancien conseiller régional, Chevalier des Arts et des Lettres, Philippe Pascot a 25 ans de vie politique derrière lui et a fréquenté la plupart des élus politiques de premier plan. Il milite pour une transparence totale de l'exercice politique et est engagé dans de nombreux combats de société (gaz de schiste, dons d'organes, création d'un orchestre philarmonique dans la banlieue de Kinshasa...), ne peut donner naissance qu'à des dérives illicites ou légales mais toujours totalement immorales ! Si tous les élus ne sont pas pourris, beaucoup sont complices... Cet ouvrage recense tous les abus légaux dans lesquels se vautre sans vergogne la classe politique française : salaires exorbitants, exonération d'impôts, retraites douillettes, passe-droits et autres petits arrangements entre amis, le tout dans le cadre d'une loi faite sur mesure et qu'ils connaissent sur le bout des doigts. Des faits et des actes révoltants, mis à jour sans concession mais sans esprit partisan, dans le seul but du droit à l'information pour tous.
 

Nos concitoyens sont aveuglés par des médias collabos de la médiocrité dans des politiques de combines. Les médias de + n’ont plus le goût de l’absolu.  Il ne faut rien attendre d’eux, seul MEDIAPART et des médias sociaux ont commencé la révolution journalistique, La vérité ne peut plus être enfermée, je vous invite donc à lire ou relire « Les contre-pouvoirs médiatiques n’existent pas en France « = Cliquez ici : http://blogs.mediapart.fr/edition/critique-raisonnee-des-institutions-judiciaires/article/050615/les-contre-pouvoirs-mediatiques-n-existent-pas-en-fr

Il est donc impératif de réorganiser le fonctionnement de la démocratie et des administrations ; Il y a trop de fonctionnaires globalement et pas assez dans certaines administrations régaliennes.  Par exemple la France a le double de fonctionnaires que l’Allemagne, mais la France a trois fois moins de magistrats que l’Allemagne. Donc de la bonne gestion est + ++ que nécessaire et des économies à faire au préalable de faire des réductions sociales et familiales. 
La réalité de la mauvaise gestion de la France, ce ne sont pas les niveaux de  salaires et le smic en particulier qui en sont la cause. Des % et des chiffres qui parlent = La masse d'impôts de taxes en France en 2014 que payent les entreprises est de 300 milliards d'€ (source commission assemblée nationale) et en Allemagne seulement 200 milliards d'€ alors que l’Allemagne a plus d'entreprises et la population est de 80 millions d'Habitants. Il va être difficile de corriger cet écart d'autant que d'autres taxes et  impôts, comme l'écotaxe, TVA+, taxes essence en ++, etc,  vont augmenter le niveau des impôts et taxes en France. Des efforts ont été réalisé en 2015 pour baisser les charges, mais cela bénéficie fortement  aux Grandes entreprises, de plus le système de réduction est complexe.  
En fait ce ne sont pas les salaires qui sont en cause dans les difficultés de la France mais les charges qui pèsent sur les entreprises et les TPE-PME innovantes et agricoles en particuliers. Les multinationales d’état (comme Peugeot, Veolia,  EDF, SNCF, ENGIE, Air France ….) sont moins touchés, elles s’arrangent avec des combines et financement d’état. La France à 90 fonctionnaires pour 1000 habitants et l'Allemagne 50 pour 1000 habitants. Mais dans des secteurs importants comme la justice l’Allemagne a 3,5 fois plus de fonctionnaires.  Donc ce que cherche à faire les Elus  qui dirigent La France c'est de faire baisser les salaires du privé, pour rendre compétitives les entreprises avec la complicité des Grands groupes sans rien changé au fonctionnement de l’ETAT et ses privilèges. Le chômage est donc en effet une variable d'ajustement de cette politique qui fait baisser les salaires du secteur privé. Pourtant L’argent public n’existe pas, il n’y a que l’argent privé !

 En conclusion : 
-L'esclavage de la classe d'en bas est rétabli. 
L'avenir de la France décidé par les politiques qui vont à la facilité , est dans le tourisme de masse ou il faut une main d'œuvre à bas prix. Nos politiques ont abandonné l'idée industrielle, l'innovation et les TPE-PME innovantes
-Comme disait un avocat, la vérité est dans les injustices, cette vérité là est la seule qui compte, elle est même à l’origine du mot Avocat « ad vocatus – Au secours ! », elle en est le moyen « ad vocare- parler pour ! ». La vérité judiciaire n’existe pas, car la justice n’a pas pour but de dire la vérité, la justice doit seulement la rechercher. Mais trop peu de fois les services judiciaires, l’administration recherchent la vérité .Enfin, un grand avocat ne va pas à la facilité, il cherche la vérité non l’intérêt, quand le malade est grave le médecin est grand.
-La France qui donne des leçons au monde entierPendant que certains parlent de la paille qu'il y a chez le voisin, ils ne voient pas la poutre qu'ils ont chez eux en France. Quand mon doigt montre la lune, les politiques et La Presse indiquent aux français de regarder le doigt.

Je vous remercie de l’attention bienveillante que vous avez portée à cette réflexion, dont le but est de sortir la France du  le côté obscur de la force pour la prospérité de tous.
Richard ARMENANTE 0688734504 / 
Mon Histoire d’un pillage, violation des lois , des droits et des droits de l’homme, et corruption en France= Mon Blog: cliquez ici :http://injustice.blog.free.fr

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 https://blogs.mediapart.fr/enversetcontretous/blog/060618/mais-pourquoi-donc-nos-politiciens-sont-ils-si-largement-corrompus

 

MAIS POURQUOI DONC NOS POLITICIENS SONT-ILS SI LARGEMENT CORROMPUS ?

  

Problème majeur des démocraties, la corruption des élus trouve en France ses racines dans le fonctionnement des partis. Elle y est favorisée par le mode électoral, les conditions d’exercice des mandats et l’impunité dont elle bénéficie. Pourtant, la corruption ruine le pays et menace la démocratie. Des solutions existent mais il ne faut pas compter sur le pouvoir actuel pour les mettre en œuvre.

 

MAIS POURQUOI DONC NOS POLITICIENS SONT-ILS SI LARGEMENT CORROMPUS ?

 

Tous pourris ? Quand bien même elle est excessive, il est trop facile de rejeter cette affirmation en criant au populisme. Il est plus insupportable encore d’affirmer qu’une telle opinion nuit à la démocratie. C’est (entre autres) la corruption, et non sa dénonciation, qui menace la démocratie. La « corruption » dont il est fait état ici ne se limite pas aux actes de corruption active ou passive tels que définis par la loi. Le mot de « corruption » sera aussi utilisé pour désigner toutes les malversations, abus et autres détournements de fonds dont se rendent coupables nos élus. Et force est de constater que la « corruption » ainsi définie gangrène la classe politique des démocraties en général et de la France en particulier. Il est inutile de dresser la liste des élus mis en cause, poursuivis, voire condamnés pour des faits diversement qualifiés mais qui relèvent de facto de la corruption au sens qui est donné ici à ce mot. Ceux qui doutent de l’étendue du mal sont invités à s’informer davantage et le propos de cet article n’est pas de démontrer l’existence du problème qui est évident. Il est d’en comprendre les causes pour encourager une réflexion susceptible d’aboutir à un traitement qui doit être, n’en doutons pas, tant préventif que curatif.

Car si la corruption est un problème majeur en France, en Espagne, en Italie, en Hongrie, en Slovaquie, à Malte, aux USA ou même au Royaume-Uni, elle est plus limitée dans les pays scandinaves ou même peut-être en Allemagne. Il est donc possible, à défaut de l’éradiquer, de contenir cette maladie du système politique représentatif,

Les causes de ce cancer mortel des démocraties doivent être recherchées tout au long du chemin que parcourt un citoyen qui s’engage en politique. La conquête du pouvoir passe par les partis qui fabriquent des arrivistes sans aucune conviction tandis que l’exercice des mandats électoraux favorise les dérapages.

 

UN PROCESSUS DE CARRIERE AU SEIN DES PARTIS QUI FORME DES ARRIVISTES SANS CONVICTION

Le déroulement d’une « carrière » politique conduit naturellement à perdre toute conviction au profit d’un seul objectif : la conquête du pouvoir.

Les premiers renoncements d’une appartenance partisane :

Quoi de plus naturel que de rejoindre une organisation ou un parti politique pour s’associer à ceux qui partagent la même conception de la société idéale ? Quoi de plus généreux que de mettre son temps et parfois même un peu de son argent au service de ses idées pour améliorer le sort de tous ? Sauf que l’inscription à un parti politique est aussi un premier renoncement. Le jeune ou le moins jeune qui prend sa carte découvre rapidement qu’il n’est pas d’accord avec toutes les positions du parti dont il est devenu membre. La chose est sans doute de peu d’importance pour ceux qui se contentent d’assister à quelques réunions, de coller des affiches en période électorale ou de distribuer des tracts ici ou là. Elle est en revanche essentielle pour ceux qui souhaitent exercer des fonctions électorales au nom de leurs concitoyens. Le parti politique ne supporte pas les électrons libres. Le militant est donc invité à défendre en public toutes les positions du parti, quand bien même il ne les partage pas toutes. Ceux qui ne se plient pas à la règle sont mis sur la touche ou tout simplement exclus. Ceux qui obtempèrent découvrent la duplicité et entament leur ascension.

Le terrible jeu des pouvoirs dans le parti :

Car l’objectif du militant « qui en veut », c’est d’accéder à la candidature. Et la lutte interne au parti est sauvage pour être sur la liste des candidats, fût-ce dans les premiers temps sans aucune chance de succès. Le militant de base qui souhaitait servir son pays ne pense plus qu’à son parti… et à lui-même. Pour être désigné, il doit faire face aux autres appétits. Il doit aussi se frotter aux inévitables protégés de tel ou tel apparatchik qui veut renforcer son influence féodale. Dans les partis les plus démocratiques, il doit convaincre les autres militants qu’il adhère avec passion aux options du parti qu’il ne partage pas toujours. Il devient ainsi maître dans l’art de défendre une idée qui s’oppose aux siennes. Le militant est alors déjà mort mais l’homme politique est né. Et face à ses propres contradictions, il développe un goût bien naturel pour la langue de bois qui permet au fond de ne plus dire les choses.

La nécessité de tuer pour être élu

Cet homme politique comprend bien vite qu’il ne peut gagner seul les sommets. Si la chose ne s’est pas faite plus tôt, il rejoint un clan, un sous-groupe, une chapelle qui ne distingue pas toujours par une option politique particulière (cf. Chirac contre Balladur mais les exemples similaires sont légions) mais dont chacun des membres attend un petit ou un gros fromage en cas de victoire. Dans les partis aux organisations internes les moins démocratiques, cette chasse en meute est la seule façon d’obtenir son carré de viande sous forme d’un siège d’élu. Mais les partis dits populaires n’hésitent pas davantage à truquer les processus de désignation des candidats ou à  nommer leurs parachutés (qui parfois n’ont jamais milité).

Le politique, qu’il défende depuis des lustres des idées auxquelles il ne croit plus et dont il a parfois changé lorsqu’il est passé d’une meute à une autre ou qu’il soit propulsé sur un mandat par copinage, ne croit plus en rien d’autre qu’en lui-même et il ne se soucie plus que de son propre avenir sans s’intéresser aucunement à celui du pays (passage de la démonstration qui suscite une pensée particulière pour tous ces socialistes « vraiment à gauche» et tous ces Républicains « fidèles à la droite » qui, comme un seul homme, ont rejoint Macron, parfois sans même y être bien reçu…).

L’appartenance à la meute garantit par ailleurs une vie confortable mais la meute est aussi un espace de combat pour ceux qui veulent la place du chef. Et pour couronner sa formation de chef, celui qui déjà n’a plus aucune conviction doit se résoudre à trahir non seulement ses amis qui sont des concurrents directs  mais aussi celui qui l’a adoubé après l’avoir porté sur les fonts baptismaux (je confesse avoir eu envie d’écrire fonds baptismaux tant il est déjà à ce stade question d’argent pour des individus tombés fort bas). Certains pourraient penser à Jacques Chirac qui se présente en 1981 contre le président sortant dont il était le premier ministre et à la défaite duquel il participe, à la vieille amitié entre Chirac et Balladur qui éclatera en 1995 lorsque les deux amis de trente ans voudront tous deux être le candidat de la droite, à l’attitude de Sarkozy à l’égard de son mentor Chirac, à celle de Macron vis à vis de Hollande, président dont la médiocrité ne lui a pas même permis de comprendre une manœuvre que son premier ministre Manuel Valls, que l’on disait prêt à suivre la même démarche, a quant à lui parfaitement évaluée.   

Le processus de tri des élus par les structures internes des partis forme donc tout à fait naturellement une cohorte d’individus qui n’ont plus aucune autre conviction que celle de servir leur carrière et qui sont non seulement des experts du mensonge mais aussi des requins capables de tuer (au sens politique bien entendu) les plus dangereux de leurs concurrents : ceux qui, au sein de leur propre camp, leur disputent la place qu’ils guignent. Si certains ne gravissent pas toutes les marches de l’encarté, les amis ou relations d’élus qui pèsent, les énarques propulsés dans les cabinets ministériels, les membres d’une famille qui possède un parti, ces privilégiés qui court-circuitent la trajectoire traditionnelle ont sans doute moins de temps que les autres pour apprendre les règles du jeu mais gageons que ceux qui les choisissent et qui les nomment ont su reconnaître en eux des alter-égos parfaitement capables de servir et surtout de les servir.

Le candidat à l’élection n’a donc le plus souvent plus aucune conviction et sa moralité est fortement émoussée. C’est son mode de pensée qui est corrompu mais le système politique des démocraties représentatives va lui permettre de parachever ce pourrissement souvent bien avancé.

 

UN FONCTIONNEMENT DES DEMOCRATIES REPRESENTATIVES QUI FAVORISE LES DERIVES DES ELUS

Les modes de conquête puis d’exercice des responsabilités représentatives participent à corrompre des élus déjà triés au sein des partis sur des critères discutables.

Le mensonge érigé en système pour engranger des voix

Quelque soit le niveau de l’élection, le candidat d’un parti doit aspirer un maximum de voix pour être élu. Il s’adresse donc alors au citoyen lambda, celui qui n’appartient pas forcément au parti dont le candidat est membre, voire qu’il dirige. Il s’adresse donc à vous ou moi, qu’il doit convaincre de voter pour lui. La meilleure façon d’attirer des voix est de faire croire à l’électeur que la candidature qui lui est présentée garantit une politique capable de régler les problèmes de ceux qu’il appelle à voter pour lui. La spirale est alors irrésistible qui conduit chaque candidat à promettre à chacun ce qu’il désire entendre et à multiplier les engagements aussi inconciliables qu’irréalistes. Et le politicien-candidat, qui sait parfaitement qu’aucune institution de contrôle ne lui reprochera jamais de n’avoir pas tenu ses engagements, est ainsi parfaitement conscient que ses promesses « n’engagent que ceux qui y croient ». C’est donc entre les candidats la course à l’échalote, la course à celui qui promettra le plus dans le domaine qui incite l’électeur à voter pour lui. Sarkozy se positionna comme le candidat de la sécurité dont il parvint à faire le thème majeur de la présidentielle de 2002. Fort de son joker du « travailler plus pour gagner plus », il emporta l’élection. La sécurité ne fut en rien améliorée pendant son mandat au cours duquel les Français (non milliardaires) s’appauvrirent. Qu’importe ! C’était la faute à la crise. Le comble de la duplicité a sans doute été atteint avec François Hollande, ennemi de la finance qu’il ne cessa de servir pendant les cinq désastreuses années de son mandat. Les inégalités sociales s’aggravèrent pendant ce triste quinquennat mais, bien entendu, la faute fut rejetée sur les frondeurs, eux-mêmes gênés aux entournures pour  justifier une politique de droite mais incapables de couper le lien nourricier qui les liait quand même à l’Elysée et au parti que beaucoup considèrent aujourd’hui comme le parti des traîtres. Le summum de l’ambigüité et de la langue de bois fut toutefois explosé par Macron qui se présenta comme « n’étant ni de gauche ni de droite », comme le « révolutionnaire » dont on ne sut jamais s’il avait été socialiste ou non, comme « l’homme nouveau » qui s’exonérait du bilan du quinquennat  précédent au cours duquel il n’avait été que secrétaire général de l’Elysée puis ministre des finances, excusez du peu, comme l’homme politique du XXI éme siècle, lui, l’énarque, banquier par pantouflage, en un mot la caricature du technocrate sans état d’âmes d’une cinquième république à bout de souffle. Il éleva la langue de bois au niveau d’un art qui tamisa opportunément ses promesses.

La fréquentation de l’argent et de son confort quand on n’a que le pouvoir

Le politicien moyen ne parvient toutefois jamais à conquérir l’Elysée mais il obtient la consécration en rejoignant l’une des dizaines d’assemblées qui parsèment le pays. Les plus chanceux ou parfois les plus féroces deviennent ministres. Dans tous les cas, l’impétrant découvre le pouvoir et ses ambigüités. Il n’est que de visiter le Sénat ou l’Assemblée Nationale pour comprendre que le politique sait choisir et entretenir à grands frais les lieux dans lesquels il exerce : les bâtiments historiques les plus luxueux. Toutes les régions ont bâti des palais destinés au confort des élus. Lesquels découvrent toutefois que s’ils sont entourés d’un luxe parfois excessif, leurs émoluments ne sont en revanche pas à la hauteur de leur environnement. Et le plus souvent le montant des indemnités qu’ils perçoivent est précisé par des textes qui les assimilent souvent à des hauts fonctionnaires. Cela permet certes de bien vivre mais pas de bâtir une fortune. Or ces politiques justement côtoient les dirigeants des plus grandes entreprises, les héritiers des plus grandes fortunes, les représentants des plus importants groupes financiers. Lesquels vivent dans un luxe inouï. Mais dont les affaires sont toujours tributaires de décisions politiques. C’est un promoteur qui demande au maire un permis de construire, c’est un industriel qui sollicite d’un pouvoir régional ou d’un ministre quelque subvention, c’est une grande entreprise qui suggère que l’on efface une ancienne dette fiscale, c’est un lobby qui entend influer sur un texte de loi en préparation. Le politicien, qui appartient de fait au minuscule pourcentage de ceux qui gagnent le mieux leur vie dans le pays, juge cependant qu’il est dans la misère par rapport à tous ces solliciteurs mille fois plus riches que lui. Les assemblées et les lois ont pourtant tout fait pour que les émoluments officiels ne représentent plus qu’une partie des revenus d’un élu. Voitures et appartements de fonction, frais de réceptions et de déplacements, usage immodéré des moyens de l’Etat ou de la collectivité territoriale, frais de bouche et autres compléments de revenus aux noms les plus obscurs foisonnent et frisent parfois le ridicule ou l’injustifiable. Ainsi, pourquoi un ancien premier ministre dispose-t-il à vie d’une voiture de fonction et de deux chauffeurs ?

Les politiciens ont bien entendu inventé d’autres moyens pour améliorer encore l’ordinaire. Le recrutement des enfants ou des conjoints sur des postes plus ou moins fictifs permit pendant longtemps d’arrondir les fins de mois ou de faire financer par la collectivité les enfants ou leurs études dont le commun des mortels assure la charge. Le cumul des emplois qui est aujourd’hui (un peu) moins libre, fut aussi pendant longtemps une bénédiction pour le mode de vie de nos élus car si les indemnités liées à un mandat ne sont pas cumulables au-delà d’un certain chiffre (plus de 8 000 € quand même pour un parlementaire, hors indemnités de résidence et de fonction de 1 600 €, hors indemnité représentative de frais de mandat de 6 400 € et hors l’allocation pour la rémunération de collaborateurs de  9 000 €, tous ces chiffres étant mensuels), les avantages annexes (transports, voiture de fonction, frais de représentation, logements, etc.) peuvent, eux, s’additionner sans limite.

Mais ces manoeuvres sont de plus en plus mal vues par l’électeur qui souhaite que son maire réside en ville et qui parfois même a l’outrecuidance de croire que la place de son député est au parlement. Les gouvernements sont donc contraints de grignoter tous ces avantages exorbitants. Et puis le cumul ne conduisait quand même pas à la fortune. Alors ? Pourquoi ne pas accepter ici ou là un petit cadeau ? Une boîte de Havanes ? Un repas chez un chef étoilé ? Un costume de bonne marque ? Un séjour au soleil ? Qui n’a pas d’ami susceptible de le nourrir dans les meilleurs restaurants ou de l’habiller chez le meilleur tailleur ? Une petite somme ici ou là ? Et puis une grosse somme quand il faut se loger… et la boucle est bouclée…

Nul n’est besoin d’ailleurs de percevoir des enveloppes en liquide et chacun peut observer que certains politiciens parmi les plus médiocres se recyclent dans la finance qui leur verse des salaires faramineux ou qu’ils donnent des conférences payées des dizaines de milliers d’euros pour un discours d’une heure d’une platitude absolue parfois ahané en un anglais de cuisine. L’idée d’un renvoi d’ascenseur de la part d’un prestataire jadis bien servi ne peut que surgir dans les esprits les plus méchants… Bref,  il faut bien conclure qu’il y a beaucoup à faire.

La totale impunité pour ceux qui enfreignent les règles

D’autant que le politicien bénéficie d’une pratique singulière qui se nomme impunité totale. Si les affaires découvertes par les services publics concernés sont peu nombreuses, les élus mis en cause par les médias sont légions. C’est même à se demander ce que font les administrations de contrôle à part enquêter sur les révélations de la presse (merci Médiapart, le Canard et quelques autres). Les éléments de preuve qui paraissent régulièrement dans les médias sont parfois confondants mais il y a relativement peu de suites judiciaires et les condamnations sont rares si elles sont rapportées au nombre de délits. C’est que le ministère public (le procureur pour être plus clair) est en effet sous l’autorité hiérarchique du ministre de la justice qui décide donc de poursuivre… ou non. Pour les affaires fiscales, c’est le ministre du Budget qui décide s’il convient de poursuivre le contrevenant, de négocier une amende ou même de passer l’éponge (c’est le fameux verrou de Bercy qui permet de garantir un traitement de faveur aux copains). La mansuétude de l’Etat pour les politiques véreux ne saurait donc être une surprise. D’autant que même en cas de poursuites, les condamnations sont rares. Ce qui n’est pas une surprise non pour qui se demande qui fait la loi. Si nos députés aboient fréquemment pour exiger une tolérance zéro à l’égard de la délinquance, ils se font plus discrets dans les affaires de détournement de fonds publics ou de corruption qui leur inspirent plutôt des rappels à la présomption d’innocence. Nos élus considèrent même souvent les détournements de fonds dits « sans enrichissement personnel », c'est-à-dire le plus souvent au profit des partis, comme des péchés véniels. Alors que ces partis les nourrissent !  C’est un peu comme si un avocat pouvait détourner des fonds au profit de son propre cabinet ! Enfin, dans les cas les moins défendables, celui de Cahuzac par exemple, qui pouvait quand même difficilement éviter une condamnation, les trois ans de prison ferme du premier jugement sont prestement « aggravés » en appel en quatre années de prison… dont deux avec sursis, ce qui revient à exonérer le délinquant de tout séjour à l’ombre. Ce jugement pourrait être compris par certains comme un signal apaisant : servez-vous et gobergez-vous, Messieurs, la prison n’est jamais pour vous. Et comme la loi est faite par les politiciens, l’inéligibilité est toujours extrêmement limitée. Cahuzac est ainsi inéligible pour cinq années au-delà desquels il pourra à nouveau solliciter les suffrages des électeurs. Rappelons qu’en 2004, la cour d’appel de Versailles a condamné Alain Juppé à 14 mois de prison avec sursis et à un an d'inéligibilité, ce qui n’a semble-t-il pas gêné son retour sur le devant de la scène.

 

CONCLUSION :

Il va de soi que cette analyse ne concerne pas TOUS les politiques. Les élus des petites communes, en particulier, sont souvent des citoyens de bonne volonté qui se dévouent pour exercer une tâche dont personne ne veut. Et dans les assemblées plus « politisées », un certain nombre d’élus résistent au système qui favorise leur corruption.  Mais il est bien peu probable qu’ils soient la majorité.

D’une certaine façon, les partis agissent comme des filtres qui favorisent les moins éthiques de leurs membres quand le système des démocraties représentatives incite l’élu à s’affranchir de toute moralité, voire à se servir sans vergogne.

Mais après tout, pourquoi diable faudrait-il nettoyer les écuries d’Augias ?

D’abord, parce que les politiciens véreux ruinent le pays. Ce ne sont bien entendu pas les sommes qu’ils perçoivent ou détournent qui mettent à mal les finances de la France. Un assainissement des pratiques et une revue des privilèges dont bénéficient les élus ou anciens élus rapporteraient certes bien davantage que le rabotage des allocations logement des étudiants mais il ne  faut pas en attendre non plus un rééquilibrage du déficit budgétaire. En revanche, la moralisation du milieu, en faisant disparaître les services rendus par nos politiciens aux grandes entreprises, aux banques et aux milieux financiers, générerait d’immenses économies ou de conséquentes rentrées d’argent. La fin des subventions dévoyées par des industriels qui les captent sans aucune contrepartie, la fin des exonérations fiscales indues, la taxation des multinationales, la lutte contre la fraude, le paiement à son juste prix des biens et services commandés par l’Etat, toutes ces modifications des pratiques actuelles seraient de nature à récupérer des dizaines de milliards d’euros et à renouer avec les excédents budgétaires sans mettre fin à l’Etat social.

Mais au-delà de ruiner le pays, la corruption menace aussi la démocratie. Le rejet dont la classe politique est l’objet, le dégoût qu’inspirent les politiciens, détournent en effet l’électeur des urnes, ce qui se traduit par une chute drastique de la participation aux consultations électorales. Rappelons que l’assemblée nationale actuelle ne représente que 40 % des inscrits car trois Français sur cinq ont préféré voter nul, blanc ou pas du tout aux dernières législatives. Cette désaffection des citoyens affecte évidemment la légitimité des assemblées représentatives et peut à terme tuer la démocratie.

Il est donc urgent de mettre en œuvre des mesures drastiques pour restaurer la République. Il est clair qu’il faut en tout premier lieu mettre fin à l’impunité dont jouissent les élus délinquants et adopter les règles les plus sévères des pays scandinaves. Mais en ce domaine comme dans les autres, la solution ne saurait être exclusivement répressive.

Plusieurs députés (dont Julien Dray, Hervé Mariton…) ont récemment suggéré d’augmenter l’indemnité de base des députés en en proposant le quasi doublement  (de 5 500 € à 9 5000 ou 10 000) afin que les élus puissent résister aux tentations. Soyons sérieux ! Ceux qui considèrent qu’ils ne gagnent presque rien ne sauraient se contenter du double. D’ailleurs, deux fois rien ne font pas grand chose. Ne conviendrait-il pas plutôt de choisir des hommes honnêtes ?

Les solutions sont diverses et doivent être multiples. Certaines sont connues et d’autres à inventer. Il faudrait bien entendu agir tant sur la trajectoire de ceux qui se destinent à occuper un siège que sur la modification des conditions d’exercice des mandats. De bonnes idées circulent dont il faudrait s’inspirer : réorganiser la vie politique pour que la démocratie soit d’abord respectée au sein des partis, ce qui ne ferait pas forcément ressortir les mêmes candidats, contrôler rigoureusement les dépenses remboursées aux élus, réduire le nombre des mandats (à un seul, pourquoi pas ?) voire tirer au sort les élus de l’une des deux assemblées parlementaires (ce qui assurerait la représentativité de cette assemblée). Il faudrait aussi et surtout mettre fin au système monarchiste français où un homme seul à tous les pouvoirs à l’Elysée et où nombre de ceux qu’il nomme exercent eux même un pouvoir sans contrôle sur les domaines qu’ils coiffent (verrou de Bercy par exemple). Le pouvoir doit être exercé dans la collégialité car aucun homme n’a les capacités de l’exercer seul.

Mais la corruption a encore de beaux jours devant elle et ce n’est pas le pouvoir macronien qui s’y attaquera. Au niveau des partis, les statuts de la république en marche y verrouillent totalement le pouvoir au profit de quelques-uns et ils ne sont pas sans rappeler l’organisation interne des partis communistes les plus staliniens. Il n’en sortira donc que des candidats choisis par Jupiter. Quant à l’exercice des mandats, il n’est que de voir la timidité de la future limitation des mandats qui ne rentrera pas en vigueur avant la fin des années 2030 sans empêcher quiconque de passer sa vie entière à aller tous les quinze ans du sénat à l’assemblée ou vice-versa, toute fonction ministérielle remettant le compteur à zéro, pour comprendre que rien ne sera fait pour assainir la situation. Qui s’en étonnerait d’ailleurs de la part d’un pouvoir qui est au service du monde des affaires et de la finance. Car s’il est un lobby qui n’a aucun intérêt à lutter contre la corruption, c’est bien celui de ceux qui prospèrent beaucoup en corrompant largement. Et ce lobby est naturellement bien puissant dans le monde des affaires et de la finance.

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