M-D-P. infra 1 à 47

° ....Nos démocraties représentatives incarnent-elles vraiment l'aboutissement des sociétés politiques?... °

Analysethéorique - critique et descriptive - des processus d' acquisition, de conservation du pouvoir

                     -Le monde politique, vu par un citoyen lambda -

Une idée cadeau pour les esprits machiavéliques... et les ambitieux ! ...

... Voici l' auxiliaire dont vous avez toujours rêvé pour réussir tous vos projets de conquête

 Auteur : Eucharilxtonw – association et site « enim-cerno »

 

..

<< ...Le manuel du pouvoir et du citoyen...>>

 

..

 

Vous y trouverez "débats" et quelques pistes de recherche sur des questions qui suscitent votre curiosité :

 

1 )... L' essentiel sur les techniques théoriques de manipulation et de désinformation : Ne soyez plus

crédules face aux discours démagogiques . ( Commerce, Rhétorique du discours public, etc ... )

2 )... Les citoyens sont-ils irrémédiablement vulnérables face aux entités collectives ?

3 )... Comment construire et asseoir son autorité de leader ? Familiarisez-vous avec la science et les

techniques qui décrivent ses modes d' élaboration ! En voici les principes fondamentaux ...

4 )... Comment reconnaitre en vous les qualités pour être CHEF / Comment se préparer pour le devenir ?

5 )... Certaines réglés théoriques d' établissement et d'évolution des schémas sociétaires.

6 )... Si la Démocratie tient aujourd'hui' hui toutes ses promesses ... Quelles sont les limitesdes principes

qu' elle affirme ?... peut- on perfectionner ses rouages ?... Quel est, pour moi, son AVENIR ?

7 ) ... Savez vous-ce qu'est une ... "stratégie de sujétion pluri-factorielle" ? ... Est-il possible de contrôler ou orienter un groupe d' individus par l' intermédiaire d' un cumul de stratégie aussi diffuses que subtiles ?....

 

 

............... Informez- vous sur les innombrables réflexions thématiques & stratégies théoriques de subordination ou liées à la manipulation répertoriées dans mon ouvrage . Une information salutaire qui vous aidera à mieux  cerner les phénomènes de la société politique au sein de laquelle vous évoluez . Nous ne sommes pas des érudits, simplement des citoyens ! Mais revendiquons le droit d' avoir notre avis . Diplômé de la faculté d' Aix-en-Provence, autodidacte convaincu, j' ai créé "enim-cerno" pour diffuser auprès de mes concitoyens une analyse philosophique et politique originale, différente de la "pensée unique. Pour nous, il n' y à pas de place pour l' inaction - La situation n' est pas le fruit de la fatalité .

S' informer, c' est le moins que nous puissions faire ! ... Voilà justement la mission que nous nous sommes fixés !

<<.Face à l' oppresseur, il est deux catégories de personnes - L' indolent : passif, inculte et lâche, qui geint mais invariablement s' incline . Mais il y a aussi le citoyen révolté . Ce dernier, informé sur le contenu de ses droits, de savoir que ceux-là sont inaliénables, intrépide de la même façon que fort d' une conviction inébranlable, mûrit son ressentiment puis décide finalement de mettre en œuvre la résistance la plus terrible .Celle de l' Esprit ..... >> .

........................................................ Laquelle de ces catégories vous ressemble le plus ? ..........................................

 

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Informations : Texte protégé - reproduction interdite en dehors du blog ou site ouvert par l' auteur - Contenu informatique -

.............................. lecture déconseillée pour les moins de 16 ans .................................

Nota : Certains passages du texte, en son entier, ont volontairement été retirés par l' auteur .

 

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- Sommaire -

 

Fonctionnement des renvois : chaque intitulé est numéroté et vous renvoie à un "infra" qu'il suffit de chercher dans le texte - Il ne s'agit pas de numéro de page -

 

 

- LE MANUEL DU POUVOIR -

Avant- propos

introduction / Présentation

6 - Qu'est-ce que le manuel du pouvoir / mise en garde

PREMIÈRE PARTIE : Problématique

7 -Pouvoir : Définition du vocable

- Notion de ... " STRATÉGIE DE SUJÉTION PLURI-FACTORIELLE " -

12- Méthode d' approche générale

13- Référence à machiavel et au livre " Le prince"

14 - Notion de droit "constitutionnel" & "partis politiques ":

 

SECONDE PARTIE : méthodologie des pouvoirs subtils

- TITRE I : - CRÉER UNE SPHÈRE D' INFLUENCE-

 

CHAPITRE I :

L' IMAGE POLITIQUE , LES QUALITÉS ET l' ENVIRONNEMENT DU "LEADER" /LA STRUCTURE DE L' ORGANISATION

Section I - Le LEADER -

§1 - Développer une image charismatique et populaire -

18- § II - S' adapter aux contradictions de votre fonction -

Section II - Structures Internes et Environnantes de l' organisation -

§ 1 ) - Structures internes à l' organisation .

-- a -- L'élément d' adhésion

-- b -- Mettre en œuvre un édifice "tentaculaire"

-- c -- S' entourer d' experts compétents

-- d -- Des moyens de coercitions & récupérations "subtils"

-- e -- Disposer de structures didactiques et médiatiques

-- f -- Notion de structures latentes

-- g -- "Glacis" hiérarchique & "organisation écran" -

20 § 2 )- Structure environnantes de l' organisation .

-a- - Structures apparentes & officielles :

-b- - Structures officieuses : Ilot d'exception & dérogatoire du droit commun

Section III - Le réseau relationnel du leader .

23 § I - Posséder un noyau de collaborateurs soumis et fidèles à votre cause -

24 § II - Une équipe influente et Charismatique, des amis puissants, nombreux et bien placés .

25 § III - La proximité des rivaux trop puissants -

25 bis- § IV - Pouvoir et tissu social -

CHAPITRE II :

- La Légitimité de votre pouvoir -

- La justification des actes quotidiens formulés par l' entité directrice -

27- Relativité des savoirs

29 Section I ) Le fondement "moral" de l' autorité -

30 § 1 - De la théorique ... "souveraineté populaire".... .

31- énoncé des postulats de structuration des sociétés politiques ...

33- Le régime capitaliste

35- Notion de "flux psychique"

37 - Les facteurs de la crise actuelle : La surpopulation ( 1 ) // La profusion des cultures - les relations conflictuelles qu'entretiennent les peuples ( 2 ) // L'ambition débridée ( 3 ) .

38-Les relations internationales -

39 - Une nouvelle politique de l' immigration - Les paramètres -

40 - "L'HUMA"- Le vœux d' une véritable "culture-langage" universelle -

41 - L'Europe politique : Une réussite partielle

42 § 2- .....A la soumission du peuple dans les faits .

45 - La Religion : culture & «pallier de récupération» ? .... la première tentative avortée d' unification du savoir et des phénomènes issus de la conscience ?

46- Le débat relatif aux faiblesses de la religion ne doit pas occulter celles non moins significatives de notre schéma social Républicain : ... Qu'en est-il de nos Fictions Juridiques ?

47 bis – capitalisme, communisme, anarchie … sur le fond du problème citoyen : ...quelle différence ?

48 - Les obstacles : Les données initiales du vivant -( milieu naturel & les tendances de l'être humain ) .

50- Aujourd'hui -Le mode d' institution des inégalités dans la société civile libérale

 

51 Section II) La justification des actes quotidiens formulés par l' entité directrice .

52 §1 - La création d' une "Cause" motivant les masses-

(... autour d' un Leader et orientée vers un objectif défini ).

...... A ) Suprématie des instincts : Assurer la survie et la continuité du groupe humain :

............. A1) Conquête ou (&) défense d' un Espace Territorial

............. A2) Extraction, Exploitation, des Ressources Naturelles

53.... B ) Seconde série de motivation : Les paramètres de la cohésion sociale .

54 - C ) Le troisième niveau : Le répertoire de la communication -

55 §2- Justification des actes quotidiens de gouvernement .

56- A - Catégorie argumentaire -

1- L' argument de "progrès" ou "modernité"-

2 - L' argument Écologique - de santé publique -

3 - Le répertoire "statistique" et "scientifique"-

4 - L 'argument sécuritaire -

5 - La déroute, l' échec ou la faillite volontaire (obligeant l' interlocuteur à revoir ses prétentions au rabais )

6 - Le prétexte Idéologique, Ethnique ou Raciale -

7 - L' intérêt dit "général" ou celui... de la "collectivité" - Liberté contractuelle & contradiction des dogmes -

57- B - La méthode utilisée : La confusion des notions et des composantes du sujet :

* Confusion des mobiles ?

* Déplacement argumentaire ...

 

TITRE II :Développer la sphère d' influence

Chapitre I -

Les "savoir -faire" du prince pour se construire un entourage humain, par

l'habileté du langage ou par des méthodes relationnelles "non violentes" -

 

58- SectionI - Maîtriser les techniques de la communication / ... Rhétorique -

60- Paragraphe1 ) - La rhétorique, ou "art de convaincre": Une discipline d'influence à part entière ... -

- Paragraphe 2 ) - Notions empiriques concourant au «maquillage» du discours -

- ( Les figures du discours ) -

61 - Paragraphe 3 ) - Illustrations argumentaires visant à la manipulation du discours,

................................ des concepts et des idées -

-A -Décrire un concept, exposer sa thèse et susciter l' adhésion de l' auditoire par ...

...... des arguments convaincants ! ...

62- 1 - LA COHÉRENCE ENTRE LE DISCOURS ET LES FAITS ou ACTES POLITIQUES :

63- 2 - LA LOGIQUE, L' ENCHAINEMENT DES SUJETS / LE CHOIX DES ARGUMENTS -

64 -3 - SUSCITER L' INTÉRÊT / MOTIVER / RASSEMBLER :

65- 4 - ALTÉRATION DES NOTIONS, FAITS ET CONCEPTS OU DE LA RÉALITÉ - L'effet d'annonce

66- B - Attaquer, contester les thèses et détruire les prétentions adverses :

1 - CONTESTER LE BILAN, L' ACTION DE VOTRE ADVERSAIRE :

2 - DÉCRÉDIBILISER, DÉVALORISER L' IDÉOLOGIE // CULPABILISER L' AUDITOIRE // SUSCITER LE DOUTE :

3 - DÉSTABILISER L' ADVERSAIRE / CONTRE - ATTAQUE verbale :

67- C- défendre sa position et ses allégations face à une attaque d'un interlocuteur:

1 - CONCEVOIR ET DÉFENDRE UN BILAN :

2 - QUALIFICATION A VOTRE PROFIT DES PROPOS, DES FAITS OU DES ...... ...... ACCUSATIONS ADVERSES :

3 - MINIMISER / PARTAGER / RENVOYER LA RESPONSABILITÉ DES FAUTES :

4 - NOYER, REFUSER LE DIALOGUE SUR UN SUJET GÊNANT ET LE RÉORIENTER :

68- Qui à tort ? ..... Qu' est-ce que la raison ? ...... L' exactitude est-elle de ce monde ?

69- Des valeurs humanistes -

- Section II- La diplomatie -

70- Paragraphe I ) - Notions diplomatiques appliquées dans un contexte international -

71- stratégie d' intimidation .

72- "pacte de non agression", .

73- "politique de l' endiguement"

74- Les traités d' assistance militaire - La crise de Suez - 1956 / Corée du nord

76- Ma conclusion

77- Paragraphe II ) - Notions diplomatiques appliquées dans le contexte des structures internes -

- Diriger l' organisation avec tact -

A- Dissimuler, masquer l' action dans un contexte :

a ) * - Instrumentaliser les groupuscules concurrents ou adverses .

b ) * - L'instrumentalisation ... de l' actualité

c ) * Créer un environnement ( matériel ou légal ) favorable au développement de vos projets .

78- B - Stratégie "diplomatique" pour Masquer l' inaction .

- 1 - Vous ne souhaitez pas intervenir .

- 2 - Vous ne pouvez pas intervenir .

- Section III - Répondre à un besoin ou à une attente "insatisfaite"par les concurrents -

79- § 1-Prendre le relai ouSatisfaire des besoins primaires,

Assurer la couverture des matériels et vitaux : Le "gîte et le couvert"- Protection des personnes -

80- § 2 - Satisfaire les besoins secondaires : Répondre aux carences spirituelles et affectives de la société moderne -

A - L' intégration des personnes "isolées" dans une structure "socialisante" -

B - Combler un vide spirituel ou politique -

Chapitre II : Imposer votre développement par la force "armée" ou par des techniques de dépendance -

81 - Section I - Principes tactiques -

82- § 1- Observerla position, quantifier les ressources adverses // leurrer l' adversaire sur ces éléments

A - La démonstration de force usurpée / démoraliser les troupes adverses :

B - Inciter un adversaire "caché" à sortir de l' ombre -

C - Les procédés "d' illusion" -

83- § 2 - Équilibrer les forces :

A - Principes généraux -

B - Notion de structures -

84- § 3 - "Créer une supériorité" /Créer ou rechercher une "faiblesse" dans la structure adverse pour défaire ses positions et lui imposer votre progression .

a - Diversion / b - L' effet de surprise / c - Tactique fondée sur l' inadaptation .... / d - Multiplication des fronts / ( ..... ) / J - Facteur temps ( opération commando ) -

85- Section II - Principes Stratégiques -

1- Observation et quantification des forces et des protagonistes - 2- L' activité - 3- Concentration / Effet de masse - 4- Isoler l' adversaire - Former une coalition - 5- Direction- objectif - Notion" centre de gravité" - 6- L' économie des forces (... ou des moyens ) - 7- L' initiative -etc ... - 10- La dissuasion -

14 - Conserver un bastion en territoire ennemi - empêcher la création d' un bloc monolithique - etc...

Section III - Générer une situation ou un lien de DÉPENDANCE.

§1 - Notion - Problématique conceptuelle à l' échelle humaine -

87 -A - Notions -

88 -B - Problématique conceptuelle à l' échelle humaine -

89- ......... "La fracture des mots" .......

91- ........... La désillusion - naissance d' une idéologie : Le "Nihilisme"

92- ......... LA MARGE DE MANŒUVRE -

93- ........ UNE MARGE LIMITÉE -

94- ........... UNE MARGE NÉGOCIABLE -

§2 - "Identifier" ou "créer" un lien de dépendance .

A- Identifier une dépendance -

97- B - Créer une dépendance

98- C - Pérennisation, Institutionnalisation du procédé .

99- D - classification des dépendances .

1 - Sécuritaire -

2 - Matérielle .

3 - Financière ou structurelle .

4 - Technologique & scientifique .

100- E - Résultat de la dépendance .

101- ........La limite des stratégies de dépendance -

102- ........La prévention contre les phénomènes de dépendance

 

Titre III : - Protéger, consolider la sphère d' influence -

 

105 - Chapitre I : Influence et maîtrise des données de "L ' INFORMATION" .

106 - Principe de "Perpétuelle reconduction"

Section I - Traitement de l' information par ses modes où lieux d' expression -

 

§ 1- Éparpiller, éloigner les sources d' information - En conditionner ou Limiter l' accès -

- ségrégation du langage par codification -

107 - A - Sectoriser les supports :

108- B - Éloigner la source :

109- C - noyer l' information -

110 - D - L'accès conditionné -

112 § 2 - Acquisition d' un média - Contrôle des médias concurrents- L infiltration - rachat du support.

114 § 3 - Localiser l ' Information .

 

Section II -Rétention de l' information par modification de son contenu ou de ses paramètres -

115 - § 1 - Le conditionnement psychique - Association d' idée et réflexe conditionné -

119 § 2 - Manipulation des données comptables et statistiques par catégorisation

120 - Manipulation des scrutins -

121 § 3 - Encadrement et structuration judicieuse des débats publics - Les temps de parole -

122 § 4 - Manipulation "à priori" des informations mises en circulation -

Formater les données avant leur mise en circulation - L' injection des paramètres en débat -

Section III - Rétention de l' information dans le temps - Boycott de l' information -

123 - b- §1 -Actualité de "Diversion" et Procédure dilatoire -

124 §2 - Création et entretient d' un décalage technologique - Rétention d'un chainon de l'information

§3 - Boycott de l' information-

Chapitre II :

LA DIVISION des composantes subalternes - ( ... Diviser / Affaiblir/ Isoler/ Éliminer ).

126-Section I)Affaiblir .

§1 - Le Grignotage - les stratégies d' épuisement :

§2 - L' Asphyxie - L' adversaire de substitution :

§3 - La Réglementation modératrice - Le Boulet :

§4 - Créer le doute dans les convictions adverses -

127 Section II ) La division des rangs adverses .

§1- Création d' intérêts concurrentiels ( ....... identitaire - statutaire -catégoriel - hiérarchique - ...politique, etc ...)- Scinder le groupe par l' octroi ou la proposition de faveurs – Instauration d'un climat de compétition -

§2 - Générer, entretenir la discorde entre factions, groupuscules ou ethnies- Actions des services spéciaux

§3 - La menace latente et interposée .

§4 - Le "clone" inoffensif - L' infiltration des organes adverses - Société secrètes -

§5 - Morceler les institutions ou les attributions adverses :

§6 - Y a t-il un intérêt à "sectoriser" vos propres forces ?

128 Section III ) Isoler un adversaire gênant - Neutraliserles opposants ou les institutions adverses:

128 §1- Isoler un adversaire devenu "gênant" -

A - Le Discrédit.

B - La promotion (-ou mission ) exclusion :

C - L' isolement physique - Dissuader les citoyens de se rassembler –

129§ 2 - Neutraliser les entités menaçantes -

A -Mettre la pression ( Pousser à la faute ) - Guetter l' incartade - Le "poste" traquenard -

L' intégration dans des structures d' encadrement -

B - L' horreur comme réalité de la lutte de pouvoir : L' élimination physique -

C - Neutraliser les organes ou institutions adverses -

Chapitre III

CANALISER, CONTENIR la progression / PRÉVENIR le soulèvement des.COMPOSANTES SUBALTERNES :

Section I - CANALISER , CONTENIR les agissements des composantes subalternes -

§ I )- Dispositif physique et structurel -

130 A - Nécessité d' une structure matérielle :

131 B - Le relai de l' autorité .

1 - La Nécessité des intermédiaires dans la relation de pouvoir

2 - Les attributs et les modalités du dispositif "relai"

3 - L'autorité fantôme

132C - Les vecteurs de récupération automatiques - dispositif matériel et institutionnel -

133 D - Installer un concurrent qui fragmente ou contrecarre l' activité - les potentiels adverses - Placer ou maintenir l' adversaire en situation minoritaire ou dans un état de faiblesse .

134 E - Limitation de la puissance par le contrôle des paramètres amonts ou avals de l' activité -

136F - Favoriser, assister une opposition naturelle susceptible de concourir à votre entreprise -

137G - L' organisme "d' auto-surveillance"- Technique de la "délégation" .

138H - Constitution d' intérêts vitaux réciproques comme moyen de pression - L' échange de bon procédé ( ... ou accord d' échange ) .

139I - Accroissement des contraintes vitales quotidiennes - Affliger les subordonnés par une surcharge d' obligations et (ou) de rendements -

140J - Réinitialisation d' un processus par la destruction -

141K - L'implantation d' un réseau relationnel tentaculaire -

 

§ II ) - Dispositif réglementaire - stratégie annexe -

142- A - Le Formalisme Déclaratif - Le quadrillage Administratif -

143- B - La pyramide hiérarchique organique -

144- C - Les critères incitatifs / dissuasifs -

145 - D - Loi de moralisation - Le moule institutionnel de rationalisation-

146 - E - Les aides financières : Générosité à "double tranchant"- Contrainte de rendement- Les prélèvements

147 - F - Le chantage implicite d' une régression statutaire -

148 - G - La précarité statutaire / Loi & Délation -

149 - H - Prolifération législative : Tolérance et Répression -

150- I - La lourdeur administrative, l' encadrement procédural, les contrôles "Motivés"-

151- J - Modifier le contenu d' une pratique réglementaire par dérive progressive / La récupération

a) Le principe d' altération : Phénomène naturel ou intentionnel ? -

152 b )Le vieillissement des textes de loi -

c ) Le principe de "récupération - réorientation".

153 -K - La paralysie volontaire des institutions pour conserver un avantage ou un monopole - …......... Court-circuiter un étage institutionnel-

154- L'Inclusion d' un statut ( ou organe ) parallèle -

 

Section II ) - PRÉVENTION DES SOULÈVEMENTS POPULAIRES SPONTANÉS -

 

§ 1 - Genèse, introduction dans le monde réel et la conscience collective -

155 - A - L'action ou système dissimulé dans un dispositif d' ensemble :

156 - B - L'organisme paravent / Le prête-nom / l' action par personne interposée :

157 - C - Création de mécanismes et réflexes psychologiques :

158 - D - Le calendrier opportun - La progression différée :

159 - E - La réponse naturelle au contexte - Création de circonstances opportunes -

160 - F - Sélection d' un auditoire indulgent :

161 - G - La pseudo-compétition, le poste, l' épreuve sur mesure -

162 - H -Le titre honorifique introductif :

§ 2 - Les procédés conservatoires -

164 - A - Les modifications illusoires :

165 - B - L' institution d' absorption - Les incitations à recourir aux procédés institutionnels :

166 - C - La générosité fallacieuse / Le cadeau de complaisance :

167 - D -La devanture ou façade honorable :

168 - E - Le changement d' échelle de valeur -

169 - F - Modification par mesures graduelles (... ou progressives ) :

§ 3 - L' Illusion d' équité, d' un consensus et du libre-arbitre -

170 - A - L'organisme ou institution "tampon" -

171 - B - Le mode de sélection ambivalent -

172 - C - Les choix circonscrits :

173 - D - La majorité tenue silencieuse :

174 - E - La définition de registres intouchables / Le glacis d' égalité relative :

175 - F - La procédure de nivellement par "présélection"-

176 - G - La réussite improbable / Les chimères :

§ 4 - Canaliser la colère et les énergies par des exutoires -

177 - A - La polémique illusoire ( ou débat exutoire )-

178 - B - L' organisme ou institution "exutoire" -

179 - C - Les permutations protocolaires insensibles-

180 - D - La procédure spécieuse -

181 - E - Les distractions et droits indifférents -

182 - F - La pseudo critique-

 

.......... 183 - Tableau d'entrée selon objectif ou problématique - ….......

 

TROISIÈME PARTIE / Introduction au concept de "Collectif citoyen "

.... Extrait .... - texte à suivre -

 

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..... fin du sommaire ...

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... Avant - propos -

 Nous ne nous connaissons pas encore ! Voici donc en quelques mots le résumé de la philosophie animant mes écrits ...

 

<< Amis citoyens, je n' irai pas par quatre chemins . Il n' est pas dans mon état d' esprit de faire l' éloge et je ne suis pas de ceux qui congratulent parce que c' est dans l'air du temps afin d'obtenir mille faveur des puissants, alors permettez-moi d' d'emblée de vous présenter les principes moraux guidant chacun de mes pas et au travers desquels je mènerai l'ensemble du discours soumis à votre jugement :

 

De nouveaux périls inquiétants menacent notre humanité alors que nous disposons pour la première fois de notre histoire des éléments permettant d'aboutir aux desseins ultimes ! Le tocsin gronde mais personne ne l' entend - Certains parlent au nom de la force, ils sont craints . Quelques-uns parlent au nom de la foi, ils font douter ou enflamment les foules . D' autres parlent au nom de la science, on les admire . Méritent-ils ces hommages ?... Aucun n' est près de toucher la vérité à laquelle vous aspirez et qui justifie de leur prêter une quelconque glorification -

Aveuglés par des croyances devenues sectaires, bien que jamais innocentes, ces prédicateurs ne voient point; et plus souvent se battent pour les privilèges procurés par leur discipline que pour les découvertes qu' elle promettait, ... en oubliant malheureusement quel fut l' esprit même et la quintessence "universelle" de leur vocation –

Je n' appartiens à aucune de ces catégories de savant ou de vertueux qui promettent mille choses pour notre futur mais qui bien souvent ne font que construire le leur. Aujourd'hui c' est un citoyen, comme vous, qui décide de prendre la plume pour confier son modeste jugement et ses doutes en vue de faire converger une motivation inédite . Je ne prétends pas non plus détenir cette vérité absolue et inaccessible derrière laquelle nous courons tous, ni d' ailleurs posséder le centième de sagesse que semble véhiculer mes propos les plus prometteurs . Ceci n' est au fond rien de plus qu' une "méditation" à voix haute . J' ai seulement voulu la partager avec le plus grand nombre .

Je n' ai rien à défendre, si ce n' est un idéal, ou plutôt un rêve : Celui d' une humanité libérée de ses carcans idéologiques ainsi que des clivages partisans, ethniques ou groupusculaires ... mais il est à craindre que peu d'entre vous ne m' entendent car je ne possède pas l'étiquette de bon aloi. Je ne suis pas des «bons penseurs» que l'on met en avant quand ils tiennent une messe soporiphique s'adressant au peuple. Pourtant je sais que mon legs est des plus méritant . L'espoir est entre nos mains, comme l' est plus souvent la résignation .

Tant qu'une lueur de cette première poindra derrière les ténèbres de la fatalité, je mènerai mon combat pour informer les nouvelles générations .

... Qu'un seul d' entre vous prenne la peine de me suivre, d'entendre mon appel à l'alternative que constitue la réflexion collective ou la démocratie participative via l'institution du «collectif citoyen», et notre écho grandissant envahira les quatre coins du firmament ..." . je rêve pour l'heure de ce jour nouveau.

 

                                                                                                                                                                 Eucharilxtonw

 

 

 

 

 

 

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            ".Le Manuel du pouvoir et du citoyen."

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Œuvre de philosophie& sociologie-politique " Fiction" : Analyse théorique critique et descriptive des modes d' acquisition, de conservation du pouvoir

 

 

 

Introduction / Avertissements

. .

1 Machiavéliques, arrivistes , carriéristes , opportunistes ... les hommes et les femmes qui ont aujourd'hui la charge des mandats représentatifs ne peuvent plus prétendre jouir d 'une image qui honore la politique . On peut toujours se demander si ces qualificatifs sont mérités ou exagérés ?! ......

La question ne se pose malheureusement plus en des termes si restrictifs ! Je ne vous apprendrai rien en confessant pudiquement que la notion de pouvoir ne s' applique pas qu' au seul problème de la nation; cette responsabilité est sensiblement la même qu' il s' agisse de gérer un groupe d' individus, administrer une société commerciale, une association, une organisation ou les structures complexes et hiérarchisées d' un État . La fonction de direction créé un modèle relationnel où les sommets hiérarchiques se trouvent de la même façon confrontés aux dilemmes de la structure du pouvoir et des paramètres d' exercice de ces prérogatives . Il y a donc plus probablement "UN" phénomène, et une "multitude" de formes d' expression . Évidemment que mon sujet sera centré sur la problématique fondamentale du corps politique mais je vous demande de garder en mémoire que nous intéresse l' ensemble de la question .

Pourquoi s' agirait-il de faire un procès d' intention aux uns et pas aux autres !? Et d' ailleurs, quel procès ?

Chacun d' entre nous doit désormais avoir conscience que la direction d' une entité collective, quelle qu' elle soit, nécessite de prendre des décisions et d 'entreprendre des actions que le commun des "mortels" ne peut raisonnablement pas envisager sous le même angle .

Gouverner est un "Art" qui ne peut s' improviser ! Ceux qui s' y risquent en dilettante subissent immanquablement les désagréments et des revers terribles pour leur impertinence et je vous mets déjà en garde contre la fausse impression de facilité que peut donner cette science à la lecture de cet ouvrage de "vulgarisation" . Le directeur d' une petite entreprise, comme le plus grand homme politique, se trouve parfois confronté à des décisions difficiles qui engagent l' avenir de ses collaborateurs, et ce n' est déjà pas facile d' abandonner quelques personnes sur l' autel de la rentabilité, nous pouvons dés lors imaginer la complexité de l' exercice lorsqu' il s' agit de traiter des phénomènes globaux à l' échelle d' une nation où évoluent des millions d' individus qui n' aspirent qu' au bonheur tranquille !

2 Je souhaite préalablement à ce "pamphlet"(... car c' est ainsi qu' il sera probablement qualifié ) rendre hommage à tous les hommes et femmes qui décident d' offrir et parfois sacrifier leur vie pour incarner des intérêts ou idéaux collectifs parce qu' ils ressentent en eux cette pulsion inexplicable qui les poussent vers ce qu' il y a de plus grand . Cette étude m' a permis d' approcher les arcanes et les fondements de cet indicible pulsion .

Je sais désormais que lorsque l' esprit s' élève et touche à ses desseins ultimes, il n' est que très difficile d' en redescendre; ainsi qu' il semble complexe pour un pilote de se résigner à voler sur un biplan datant de la première guerre mondiale quand il s' est vu confier la responsabilité d' un engin hypersonique, même si une inspiration équivalente s'inscrit en filigrane des deux véhicules - Il faut bien plus que de la sagesse pour comprendre et assimiler les notions animant ou donnant vie à la société politique sans se laisser tenter par les démons des grands secrets - C' est mon pari de vous emmener sur le chemin de cette ascension parce que, même en la qualité de modeste citoyen, nous devons être suffisamment éclairés pour répondre à l' appel de la vertu, et assez ferme à l' encontre de la perfidie . Ainsi, lorsque vous serez en mesure de discerner et reconnaître les attributs spécifiques comme les liens indissociables qui unissent chaque chose de notre univers, y compris les plus contradictoires; en admettant alors que le mot "ambition" puisse côtoyer celui "d' abnégation", égo avec autrui, alors seulement, vous comprendrez ce qui motive les plus illustres d' entre nous .

Le plus grand respect s' impose au premier abord, mais il ne s' agit pas que ces honneurs deviennent prétexte à conduire l' humanité au bord du gouffre comme c' est trop souvent le cas .

Nous devons nous protéger de l'arbitraire, des dérives qui peuvent naître de l' exercice du pouvoir; justement parce que sa logique conflictuelle peut entrainer le chaos et la destruction de tout ce qu'il permet de construire .

La seule observation des plus sombres et des plus dramatiques pages de notre histoire contemporaine fait une excellente démonstration de quoi certains hommes sont capables pour faire l' acquisition des prérogatives du sommet de l'État ... . Que nous évoquions l' exemple de Rome avec Jules César, en passant par la France et la période Napoléonienne ( Napoléon III ) , la Russie et l' époque dite du "Communisme" ( époque Stalinienne ) ou la dramatique expérience Fasciste en Allemagne menant à la seconde guerre mondiale, vous pouvez facilement constater que les régimes politiques semblent s' alterner entre la dictature exprimée par une force policière ou militaire et des phases "libérales"... qualifiées " République" ou "Démocratie" ... . Mais ces deux derniers mots ne regroupent-ils pas en définitive des systèmes politiques très comparables dans la pratique citoyenne !? .

3 Le régime dit "Républicain" , en conséquence des garanties et libertés qu' il confère aux composantes sociales dans le cadre du débat démocratique, se doit de laisser libre court à l' ensemble des courants de pensée, y compris aux idéologies exprimant des thèses contraires aux principes et piliers qu' elle a vocation de défendre .

Nous pouvons observer dans ce constat une des illustrations les plus classiques du principe "dialectique"qui associe deux thèses en apparente contradiction, en l' occurrence par l' union "symbiotique" d' un défaut majeur (la faculté pour un système de créer les conditions de son auto- destruction ), à l' une des qualités et caractéristiques principales du système démocratique que représente la " Liberté expression " de l' ensemble des composantes politiques .

En effet, en temps de crise sociale ou économique , les "manipulateurs" n' ont aucune difficultés à profiter de la détresse ambiante pour incarner une "pseudo-alternance" et se constituer une assise humaine ou électorale .

C' est ainsi que nombreux dictateurssont arrivés aux loges du pouvoir par les voies "démocratiques" ( César , napoléon III, ... Hitler !....) . Voilà un état de fait qui peut sembler totalement contradictoire, voire choquant ! Et pourtant ? C'est un constat : La république semble être le régime de prédilection pour donner naissance aux régimes les plus terribles ... .

Le facteur de manipulation des citoyens au sein même de la société républicaine appelle une réponse, encore mal élucidée, qui permettrait de remédier à cet inconvénient majeur ... la survie ou au moins la continuité de la démocratie étant en jeu ! Ces conditions situent notre sujet d' ensemble sur des niveaux supérieurs à ceux de la "force pure" et de la "religion", en tant que source de légitimité ou de pouvoir, forces que nous considérerons dépassées par le consensus social et qui n' intéressent pas mon analyse .

La question se pose sous un jour nouveau : La tromperie et la manipulation peuvent-elles encore trouver des terrains d' application dans nos sociétés modernes de communication ? ... Peut-on encore dissimuler la vérité ou une partie de celle-ci et subtilement "orienter" les masses au vingt-et-unième siècle malgré l' apport des processus démocratiques à tous les niveaux de la vie en collectivité ? ...

 

... Je souhaite vous apporter quelques éléments de réponse sur ce sujet ! ... Vous devez avoir une petite idée sur la question !? Tout au moins, subodorez-vous quelques pistes ou avez-vous quelques intuitions ! ? Mais ces supputations, dont vous avez pu effleurer le contenu dans certaines circonstances isolées de la vie quotidienne,

n' ont jamais trouvé d' écho pour synthétiser et assembler les prémisses de cette analyse . Laissez moi vous éclairer sur le chemin menant à un aspect de cette réalité .

4 - Autant vous révéler dès maintenant les motivations qui me poussèrent à composer sur un tel sujet !

En effet, pourquoi disserter sur un thème si polémique et controversé, voire incertain quand il suffirait de s' exercer à l' art de l' écriture par des contes et récits fantasques qui intéressent bien plus les lecteurs comme les amateurs de frisson ? Ce n' est justement pas l' écriture en elle même qui motive mon action ! Elle n' est pour moi qu'un moyen - Beaucoup de critiques la jugent par ailleurs comme moi complexe, imparfaite et ambiguë, surtout dans ma langue maternelle . Mais il en est ainsi pour l' ensemble des concepts linguistiques de se perdre en confusion pour exprimer les notions les plus subtiles, puisqu'il s' agit de demander à notre esprit matérialiste et réducteur de cerner des choses soit dénuées d' enveloppes, soit exprimées en des quantités infinitésimales . Seule l' idée qu'elle permet d' incarner tant bien que mal me semble avoir de l' intérêt . Il se trouve que mon esprit "hyperactif" est le siège d' une surproduction créative où les idées et théories foisonnent; peut-être s' en trouvera-t-il une qui présentera l' utilité universelle dont nous rêvons tous de laisser la trace derrière nous ! C' est au moins une des premières raisons qui me poussa à l' écriture - Mais ce n' est pas tout . ... Croyez-vous au "destin" ? ...

Mon esprit cartésien m' interdisait jusqu' à récemment l' approche des sciences dîtes paranormales . Tout est question de terminologie ! ? La boule de cristal et les jeux de tarots me semblaient déplacés, je ne m' imaginais pour autant pas revêtir un costume de mage ni psalmodier quelques formules magiques pour apaiser cette irrésistible attraction mystique et en savoir plus ! C' est une évidence, par un réflexe incontrôlable, l' être humain déforme tout ce qu' il ne comprend ou ne peut correctement interpréter . Nous ne voyons et discernons que ce que notre structure conceptuelle est capable d' analyser, donc dans les termes restrictifs de la logique acquise au cours des phases initiales de l' apprentissage .

Suis-je assez clair en m exprimant ainsi ? ... Prenez le spectacle banal "d' un avion passant dans le ciel", un spectateur Européen, instruit et né en cette fin de millénaire y verra un objet de la technologie alors qu' un "aborigène" dans sa jungle, dite "primitive" y verra un présage de l' au-delà , créera un culte et des noms de dieux en hommage à cet inexpliqué ! Montrez à ce "sauvage" un film sur un jour de marché dans nos mégapoles surpeuplées ... il n' en décrira avec exactitude que le spectacle furtif, durant quelques secondes, d' une poule échappée de sa cage et courant au milieu de la rue et des clients pour échapper à son bourreau ! ( faits tirés d' une expérimentation réelle ) . Il n' a pu analyser les autres objets qu' il ne connait pas, et qui demeurent inconnus de son intellect ! Ne riez pas ! Nous sommes tous victimes du même phénomène, chacun à son niveau relatif en fonction de paramètres endogénes –

C'est un grand principe de fonctionnement de notre psyché: Il n'est possible de saisir et comprendre que les éléments qui se situe sur notre niveau de perception. En dehors des éléments constitutifs inhérents au niveau de développement de la personne, cette perception se caractérise en fonction d'un triple facteur que l'on peut décrire schématiquement pour les besoins de notre exposé. Le premier sera matérialisé par les vecteurs de préhension ou le langage, le second pouvant être représenté par les «perturbations» des flux psychiques engendrées par les névroses individuelles ainsi que collectives, le dernier élément, issu du précédent étant l'ensemble des croyances ou conceptions d'agencement du réel. Cette énumération n'étant valable qu'à condition d'imaginer les connexions ou lien de parenté pouvant exister entre ces facteurs. Cette résultante détermine restrictivement notre volume de perception.

Il se peut donc que notre perception des sciences parallèles soit incorrectes. Néanmoins, il y aurait matière à s' intéresser aux sciences "divinatoires", mais évidemment pas dans l' esprit, ni dans la terminologie partisane que certains hallucinés ( ... pas tous ! ? ) ont échafaudé pour escroquer leur contemporain . Je me suis informé sur le sujet et me suis lancé dans une interprétation différente de la notion au travers de sciences plus rationnelles; ... de nouveaux éléments me sont apparus, permettant d' établir certaines théories (Je reste évidemment dans le domaine de l'hypothèse et de la spéculation ) sur la place des individus dans un ensemble complexe composé

d' éléments psychiques et physiques : Résultante d' un ensemble de facteur génétique, "ethnique","sociétaire" et "familial", la "destinée" peut s' analyser dans ses grandes lignes afin de permettre et aider chacun d' entre nous à trouver "sa" place au sein d' un équilibre global, "familial ou national" . Mon parcours, comme le votre ne sont pas le fruit du hasard ! A l' opposé ne sous entendez pas que je conforte sans réserve ni limite les thèses déterministes - La réalité procède des deux .

................................................. Et vous, quel sera votre destin ?

Je vous livrerai ces quelques secrets lors d' un prochain travail ; pour l' instant j' avancerai simplement l' hypothèse que la composante prédominante de mon accomplissement personnel passait inexorablement par la rédaction et la diffusion de cet écrit que j' ai dénommé ..."Réflexion citoyenne".

Il me fallait donc vider mon sac en commençant par la question qui dénote le plus d' intérêt au citoyen désabusé dont je dois certainement représenter l' archétype . Notre pays seraient un symbole en matière de liberté d' expression et de structure démocratique, mettre cette faculté à l' épreuve en livrant quelques convictions contradictoires ainsi que mes espoirs ou ses doutes me semble être le plus bel exercice, ainsi que le plus noble défi pour parvenir à l' entéléchie à laquelle j' aspire .

Sortir de l' incertitude d' une manière générale, notamment concernant les questions fondamentales relatives aux dogmes de la collectivité, confronter l' intuition aux sciences, faire le compromis entre les différentes formes de savoirs,... tel sera mon combat, non par caprice mais seulement pour obéir à cette pulsion créatrice irrésistible qui obsède chacune de mes pensées . Je suis sûr que cette préoccupation universaliste correspond à une ambition commune à nombre

de mes concitoyens . Cette ligne de conduite sera mon cheval de bataille; le fil conducteur de l' ensemble de mes écrits présents et futurs - Répondre à la question : << Pourquoi en est-il ainsi ?

... Quels sont les paramètres qui entourent ainsi que ceux qui résolvent potentiellement la question ? >>

5 Je vous confesse ne pas être un érudit et ne puis me prévaloir d' une expérience ministérielle ou parlementaire ni d' un fameux cursus universitaire "doctoral" garantissant mes connaissances en ces matières ; mais l' autodidacte créatif et passionné que je suis, diplômé de la faculté de droit d' Aix-en- Provence estime avoir acquis suffisamment de science et sagesse sur quelques sujets pour en parler avec recul et pondération . Figurez-vous qu' à mon sens, (... même s'il peut sembler facile de saisir un tel échappatoire ) il faille se méfier des docteurs qui apprennent trop bien leurs leçons ou des spécialistes qui connaissent le moindre élément de leur matière,... mais qui, à côté de ces certitudes, semblent incapables de déboucher une bouteille de vin lors d' un repas familial parce que cet exercice ne fait pas parti de leur cursus . La spécialisation à outrance aveugle et nuit à l'individu au point de souvent invalider la totalité des acquis de la discipline sur laquelle porte l' apprentissage ! Ne sont-ce pas ces mêmes spécialistes qui calculent et dessinent ces appareils et ouvrages qui s' effondrent bêtement ? Je suis un éclectique et assume parfaitement mes lacunes relatives à chaque science, parfois effleurée, que j' aborde toujours prudemment afin de ne pas tomber dans sa logique exclusive ou étriquée. Les études approfondies sur un domaine particulier nuisent à la clarté de l'esprit en ramenant l'ensemble des sujets sur la voie d'une seule spécialité- Ces dernières années d' études pluridisciplinaires, de dialogue et d' écoute m' ont en revanche permis de développer un sens aigu de cette faculté de déduction logique et de "projection" qui mènent théoriquement aux sciences parallèles - Tout semblait m' orienter vers une méthodologie que je récuse . Je préfère simplement me considérer comme un intuitif, avec les qualités et défauts que cela peut représenter,... certes doublé d' un idéaliste, sur lequel s' ajoute un bel esprit critique, ...un tantinet rebelle - Je suis obsédé par l' idée de refaire notre société dont j' exècre toutes les formes de certitudes, invariablement intéressées, et avec d' autant plus de fougue que celles-ci servent de fondement pour qualifier un prétendu "aboutissement": A mes yeux, d' un point de vue global, n' en déplaise aux érudits... nous sommes encore bel et bien à l' âge de pierre de la civilisation ! ...

Ceci dit, autant vous avouer que dans un tel contexte d' incertitude et notamment à mon encontre ... l' absence de qualification comme de titres "honorables" sur lesquels pourrait s' appuyer ce genre d' étude critique >> ; vous ne devrez certainement envisager cet écrit qu' à hauteur d' une "œuvre d' initiation", peut- être au plus de "science-fiction" . Ni plus, ni moins ! Mais ne dit-on pas que celle-ci dépasse souvent et de loin la réalité ?! Mes accusations les plus certaines devront pour les mêmes raisons n' être envisagées qu' au conditionnel et ne pourraient concerner en tout état de cause que l' hypothèse de travail, encore non avérée, d' une déviance partielle (ou de manière plus improbable "globale" des institutions ).

N' attendez pas de moi non plus de grandes envolées poétiques, lyriques ou quelques tournures époustouflantes que vous pourriez ressortir lors de vos soirées thématiques pour impressionner vos amis ! Je suis un bien piètre littéraire, tout au plus un citoyen qui aime communiquer avec ses compatriotes - J' entends bien vous fournir une information mais ne m' acquitterai de cette tache qu' avec les maigres outils à ma disposition, et dieu sait qu' ils souffrent de lacunes en terme "d' habileté d' écriture" . Je parlais à l' instant de providence, je tiens particulièrement à ce que mon écrit soit le reflet des contradictions de notre système éducatif et conceptuel ... .

J' en dénombre au moins trois dans l' immédiat où nous parlons :

- La langue : Elle flatte à priori ! Évidemment que ce language posséda son temps d'apogée et permis à une civilisation de briller, à l' époque de l' illustre auteur dramatique Français dit "Molière" ( en réalité Jean baptiste poquelin - XVII° siècle ), jusqu' à Victor Hugo (XIX°), le bel outil linguistique mit en évidence toute sa subtilité grâce à des hommes de lettres sans équivalents, ni d' ailleurs jamais égalés, nous laissant des œuvres inoubliables . Précisément celles qui font la joie, et parfois le cauchemar, des jeunes étudiants en "Lettre", notamment au travers de passionnants travaux intitulés "Fiche de lecture" ou "Étude de texte". Mais sa complexité reste un obstacle inextricable pour la plupart des citoyens. Très peu de gens peuvent se vanter de faire une dictée sans faute d' orthographe et encore moins d' écrire avec le minimum de cohérence, de vocabulaire ou de style - Je fais probablement parti de ceux-là . La complexité doit avoir un sens, celle du langage écrit n' en a plus de cohérent, et nous en reparlerons probablement dans un avenir proche .

- Un système d' apprentissage incohérent : C' est un constat que le niveau moyen des cycles d' apprentissage, donc des étudiants, ne cesse de baisser,... tant et si bien que j' entrevois le jour où les candidats au baccalauréat seront encore mis à mal par des équations du second degré - D' ailleurs, pour combien d' étudiants seront-elles utiles ? Cette dévaluation des niveaux scolaires est le signe de quelque chose et il nous faudra bien un jour ou l' autre en chercher les facteurs déterminants ainsi que les conséquences !?... Un enseignement général qui comporte de sérieuses lacunes ( écologie, survie en milieu naturel, science politique, droits fondamentaux, valeurs et sens moral, avenir ou enjeux collectifs citoyens des sociétés humaines, etc ...) et un système d' avancement dans le cursus scolaire qui élude totalement le recherche et le développement des centres d' intérêts pour susciter les vocations : Voilà où nous en sommes encore en ce début du vingt-et-unième siècle !

- Une structure sociale explosive : Malgré de beaux discours sur l' égalité des chances en matière de scolarité et d' avenir professionnel, plus de la moitié de la population vit dans des conditions qui sont très éloignées de cet objectif . J' ai grandi dans une citée des faubourgs Marseillais - Un quartier dont je n' ose prononcer le nom tant celui-ci me paraît sordide-Un nom prédestiné à en croire les anciens devant les parterres maculés de "salives" aux pieds des jeunes, attroupés devant les immeubles, autour de véhicules souvent "modifiés" et même quelquefois volés . J' y ai vu ce que l' urbanisme peut faire de plus laid : Une foret de tours d'immeuble "HLM" hideuses où s' entassent des milliers de personnes vivant dans la promiscuité - Inutile de vous dire que cette surpopulation fait encourir, par elle même, des risques que nous connaissons pudiquement sous les qualificatifs d' insécurité","d' analphabétisation" et de"chômage"- J' ai effectivement connu les méfaits de ces circonstances malheureuses au cours de mes jeunes années lorsque, inconscient, je jouais avec des amis au football dans le parc du centre municipal ou des adolescents désœuvrés se droguaient, cachés dans les fourrés, nous priant quelquefois d' aller leur chercher de l' eau pour préparer leur mixture pernicieuse . Bagarres et disputes entre factions rivales étaient notre quotidien; nous n' y prêtions pas cas, comme si ces malédictions se déroulaient ailleurs ou entre parenthèse, à la manière d'un spectacle sur le petit écran virtuel, à côté de notre quiétude innocente . Un tel contexte ne pouvait que se ressentir dans les établissements scolaires . Cela ne manquait jamais - Les portes de l' école, encore que fermées et surveillées par des colosses, laissaient transpirer la misère et les tensions cumulées dans la rue . Certes, j' ai passé moins de temps à apprendre mes leçons que de moments à rire sur les situations rocambolesques issues d' une confrontation entre les professeurs, qui incarnaient l' autorité, et les élevés révoltés des cités alentours . Avec le recul, j' en ai tiré le meilleur profit, celui d' une leçon de vie ! Comment voulez-vous qu'un tel enseignement aboutisse à former les futurs cadres de la nation ? Que reste t-il du pacte politique relatif à l' égalité sociale ? .... Est-ce pour cette société, pour ce modèle social que nous avons "signé" ?!

C' est pourquoi j' assume et revendique ouvertement mes lacunes; ...haut et fort ! parce qu' elles ont un sens, ... ne serait-ce que sur un terrain psychanalytique ou comme un cri d' alarme au nom de tous les jeunes de ma génération à qui l' on a tenté (... vainement ) d' apprendre la théorie de la relativité et les équations du "quatrième" degré avant de leur enseigner l' orthographe, Pythagore ou la règle de trois ! ( j' exagère ...mais à peine ) . Je m' adresse donc à ces aînés comme aux politiques pour leur dire que nous ne pouvons continuer dans cette direction . De belles valeurs, des grandes perspectives, mais qu'en reste-t-il dans la pratique ? Presque rien ! ... Au point de se demander si les premières peuvent correspondre avec une réalité ou si elles ne seraient que l'abject paravent d'une réalité sordide !?.. . Nous entrons dans le vif du sujet ... c'est un peu tôt -! ??

Vous serez en conséquence, chres amis citoyens, les seuls arbitres de mes allégations et le seul point de vue critique dont je tolérerai le verdict : Par ma réflexion, je souhaite en fait seulement susciter la vôtre, car "Dieu"m' est témoin que nombre d' entre nous ne fondent leur idéologie que sur les seules informations "mâchées" et "pré-digérées" par des médias rarement "objectifs", tout au moins assez peu "exhaustifs" ... . Je formule par ailleurs le souhait que votre jugement en âme et conscience ne soit pas trop sévère, ni trop hâtif ! ... au moins à la hauteur de ce que vous réserveriez à ces "fameux" experts, savants et autres spécialistes du même acabit . Penseurs envers lesquels tout le monde baisse la garde, parce que prétendus de bon aloi, alors que les autres, moins réputés devraient, les impudents, être lâchement fustigés quand ce n' est pas lapidés - Car finalement, les plus illustres, tous domaines confondus, furent eux-aussi démentis, un à un, par des théories postérieures qui inclurent les derniers éléments d' une connaissance en perpétuelle évolution . Mais je sais qu' il est difficile de déroger à ce principe de "maltraitance" réservé à ceux qui circulent hors des sentiers battus . En quelque sorte à l' image de ces riches commerces de "bonne marque"dans lesquels tout le monde s' accorde à payer des prix exorbitants et souvent injustifiés, alors que les mêmes consommateurs, à l'égard des même articles, peu courageux, faisant preuve d' une rage sélective et surtout de lâcheté, parlementent jusqu' aux derniers centimes jugés superflus auprès des petits marchands ambulants rencontrés sur les trottoirs des grandes villes ou aux terrasses des cafés ... . Cela m' est égal ! Comme ces itinérants, je paierai le prix de mon "insolence" - Je ne suis certainement pas un érudit, mais pour autant, sachez que mes imputations sont appuyées par une conséquente documentation dont le mérite consiste justement à recouper des données qui semblent à priori distinctes, voire souvent opposées ou contradictoires . Autant vous dire que je fonde mes constats, conclusions et propositions, non sur le hasard ou la chance, mais sur la base d' observations du quotidien, comme de l' histoire ainsi que sur l' exemple fourni par nos voisins, Européens ou d' outre-atlantique .

Le savoir comporte toujours un danger, son tranchant est bien plus terrible que celui d' une lame effilée ! Car une intelligence aiguisée possède, elle aussi, deux côtés ! Ce texte peut avoir divers usage selon que vous l' utiliseriez à bon où à mauvais escient ! je sais prendre un risque en fournissant peut être "l' arme ultime" à des vocations en sommeil, mais il ne peut être fait autrement qu' en informant; les mécanismes naturels de l' irréversibilité, une large diffusion à laquelle vous devrez contribuer par le "bouche à oreille" feront le reste . En tout état de cause, cette leçon n' est pas nouvelle, certains en font leur "spécialité" et richesse sous divers titres pompeux de "Conseiller"- Cela depuis fort longtemps et il serait injuste que le débat ne soit pas aujourd'hui élargit à votre audience .

Un choix difficile s' ouvre aujourd' hui devant vous, amis citoyens, avant de soumettre ce texte à votre attention ou à ceux qui vous sont chers : Soit ceux-ci et vous même estimez disposer de solides bases intellectuelles et morales, suffisamment solides pour me lire - Au risque de porter, peut-être, un nouveau jugement sur le monde réel, dans ce cas vous devriez aborder la présente - Soit vous jugerez être susceptible de mal interpréter une lecture déstabilisatrice, ce qui serait déjà le signe annonciateur de la sagesse dont vous avez projet de faire acquisition, en adhérant au radicalisme d' une action subversive, et alors, il serait préférable de ne pas poursuivre mais plutôt de parachever votre formation classique sans laquelle il sera impossible de juger de son bien ou mal fondé . Pour les autres, les plus avides et sans scrupule, il n' existera jamais suffisamment de mots pour les dissuader, le destin ( ou une corde ? ) se chargeront bien de les rappeler à l' ordre - Je m' emporte déjà !... . Sachez donc que la violence n' est jamais la bonne solution , j' y suis opposé et ce n' est pas le but de cet écrit de justifier un quelconque soulèvement : On ne déplace pas une charge sans disposer de solide étais ; de la même façon, le peuple ne peut prétendre occuper une place à la hauteur de ses ambitions sans avoir fait l' acquisition des outils intellectuels et des mécanismes institutionnels préalables . En tout état de cause, se battre contre "l' autorité", uniquement pour le fait qu' elle incarne un " échelon hiérarchique" revient en quelque sorte à se battre contre soi-même ! L' état de fait semble bien être la conséquence collective de ce que représente la somme de nos individualités, ... lapalissade mis à part .

.6- .... Qu'est-ce que le manuel du pouvoir ? .....

 

Une naïve croyance populaire prétend que La République, par l' architecture de ses institutions, est à l' abri des mécanismes d' influence et de la manipulation . Plus que fausse, cette idée ne fait qu' en faciliter la réalisation !... Évidemment qu' il n' est pas question de comparer notre édifice social avec celui d' une dictature, il semble évident que la sphère du pouvoir se soit élargie de façon considérable grâce aux mécanismes politiques que nous connaissons . Mais il convient cependant de s' interroger sur l' efficacité et les garanties réelles que confèrent ces mécanismes contre les dérives . L' actualité judiciaire nous révèle la fragilité de l' édifice . Quelle est par exemple aujourd' hui la place précise occupée par le "mensonge" dans le débat politique ... ? Autant de question sans réponse ! S' informer pour se protéger, identifier et comprendre pour ne plus subir, voilà une ambition qui me semble intéressante ! ...... La vie est une question de choix : Se résigner ...ou lutter ? stagner ou progresser ?! Se satisfaire ou apprendre ?!! Je sais que les peuples Européens ne sont pas de ceux qui baissent les bras .

L' honnêteté intellectuelle m' oblige à vous mettre en garde contre des conclusions trop rapide que vous seriez tentés de faire suite à cette lecture ....

- <<<<<<<<<<<<<<<<<<<< Cet ouvrage ne traite pas forcément de... ce qui "EST " mais plutôt de "ce qui peut advenir" dans une société ou les structures hiérarchiques sont encore dominantes -

Mon souhait consiste modestement à vous faire partager un constat de la possibilité et la faculté de certains dirigeants ( quel que soit le niveau, le domaine ou encore son appartenance politique !! ) à récupérer tous les éléments de notre environnement afin de les instrumentaliserdans le sens de leurs ambitions . Non pas que cette récupération soit Automatique ou Systématique mais plutôt ... facultative, occasionnelle et opportuniste ... simplement du domaine du concevable .

J' y révèle notamment ce que la théorie met à disposition des acteurs sociaux, car c' est à tort que l' on associe l' exclusivité de ces stratégies au domaine politique - Ce qui est à disposition des uns l' est aussi forcément à celle des autres ! Je ne vise donc pas strictement la question du pouvoir politique, ni personne en particulier, mais la problématique plus générale du pouvoir dans un contexte communautaire . Et quand bien même désignerai-je quelqu' un, ou plutôt une catégoriesous son appellation la plus "générique", au travers de quelques exemples, qu' il faudrait seulement y voir une illustration indifférenciée, car vous comprendrez assez rapidement que les "armes", la volonté et les motivations d' y avoir recours semblent à priori les mêmes pour l' ensemble des intervenants .

... Ce texte ne présente au fondrien de plus qu' une analyse critique et descriptive de l' ensemble des procédés théoriques de sujétion, sans non plus en faire le tour exhausitf . Comment vous l' expliquer autrement ?... Je pourrai lui donner différentes définitions -... "Une méthodologie du rapport de force subtile"; où si vous préférez encore, indirectement,"une étude sur un ensemble des stratégies de détournement des institutions" . Mais ce n' est pas tout !

J' ai voulu transmettre aux générations futures une sorte de leçon d' éclectisme mêlant tous les sujets et permettant de prendre conscience de l' infinité de paramètres interférant la vie collective . C' est aussi le "petit guide" de la société politique ! < Une bible de la défense du citoyen ? >, ... conçue pour vous initier avec les différents aspects de l' organisation sociale, d' un point de vue politique, stratégique ... et philosophique ! Car mon soucis consiste encore de tempérer la tactique par ce qu'exige la nature ou l' ordre des choses . D' autres compareront ce déballage d' informations à un lexique cabalistique - Probablement, mais c' est bien le résultat auquel j' aspirai : ... Vous offrir un ouvrage de repères et d' idées . ... Un livre de recette ? On peut aussi l' envisager ainsi ... . Mais j' ajouterai à l' encontre de mes éventuels détracteurs qu'il s' agit de recettes particulières : Ce sont celles qui permettent à certains de concocter les empires ... et désormais à d' autres d' en percevoir les fumées ardentes ou malodorantes . D' une certaine manière : Comprendre pour prévenir ! - Ces perspectives vous conviendront-elles ?

Si vous êtes plus "actif" que "passif", je glisserez encore ces quelques mots ... Ambitionnez-vous de vous confronter un jour aux grands de ce monde ou de prendre la place de vos supérieurs hiérarchiques dans le cadre d' une structure déjà établie, peut-être d'élaborer un jour votre propre structure ?... Alors, la présente "thèse"doit être votre prochain livre de "chevet" ! Cette lecture peut certainement changer l' image rébarbative ou péjorative que vous avez de la "politique" . Dans le pire des cas, ce "Manuel" peut s' avérer être un précieux auxiliaire vous donnant les indications et les orientations nécessaires à votre parcours ascensionnel !

Certes, le libre accès de cet ouvrage nous impose d' être encore et toujours plus vigilants :

Nous venons peut- être d' enclencher par cette rédaction la "vitesse politique" supérieure ! Restons modeste - L' avenir seul le dira ...

Leader d' organisation pour connaitre les paramètres de son exercice, Chef de structure pour asseoir son autorité et son pouvoir de contrôle et de direction, étudiant en droit ou sciences politiques pour parfaire votre technique et vos connaissances; ... mais surtout, citoyens, c' est pour vous l' occasion d' être sur un pied d' égalité avec les plus grands et de contrebalancer les forces qui dirigent la société à tous ses niveaux d' expression ! Enfin une lutte à "armes égales" ... Les jeunes adultes y seront certainement conviés par leur aînés parce qu'ils doivent être informés de ces "connaissances" et notamment des pièges du monde politique avant d' entrer définitivement dans la "citoyenneté" par le cap de la "majorité" et le droit de vote qui en est son corollaire. Cette tranche de population constitue effectivement une proie facile et la cible privilégiée des démagogues . Vous ne pourrez plus dire que...." vous ne saviez pas" ! Je n' ai cependant pas d' autre ambition de départ que de vous fournir un auxiliaire d'analyse de l'actualité et des faits politiques ou sociaux afin d' en rechercher et mieux comprendre les dessous et les réelles implications .

Le sentiment de profusion ne doit pas vous impressionner ni vous leurrer; ...CE TEXTE N EST PAS UN ROMAN ! ... et ne peut être parcouru comme une intrigue policière ou de la même manière qu'une œuvre de divertissement; vous le consulterez préférablement par l' index ou par l' intermédiaire de son sommaire pour une recherche ciblée, afin d' y trouver des repères... sûrement des idées - Il deviendra rapidement votre auxiliaire, indispensable à toutes vos entreprises et le préalable à toutes vos réalisations - ..."L' auxiliaire" de l' homme qui se construit ou de celui qui veut en savoir plus ! Je vous en fais cadeau, à titre non onéreux; en échange ...  je compte sur vous pour en assurer la publicité car personne ne le fera à votre place, ... et pour cause ??

Nous évoquions le terme d' institution : Rappelons et précisons bien que ce sont les hommes qui impriment leur caractère aux institutions et évidemment pas l' inverse, ces dernières n' étant par elle même ni bonnes ni mauvaises . Le terme leur correspondant avec le plus d' exactitude doit probablement être le qualificatif "diaphanes": Derrière elles, ce sont immanquablement les êtres leur donnant vie que l'on peut apercevoir ! Translucide ne signifie pas à l' opposé qu' elles soient transparentes : Elles favorisent souvent un schéma relationnel ou conceptuel qui ne laisse jamais traverser la totalité de la volonté ni du flux initial .

C' est pour cette raison précise que nous avons le devoir de les adapter au mieux à mesure que nos acquis permettent d' éclairer leur défaut . C' est le travail que je me propose de vous livrer dans la troisième partie de cette œuvre . Pour finir, je me dois de préciser que l'état, en tant que personne morale de gestion de l'intérêt collectif, est une institution utile et strictement nécessaire dans le contexte sociologique que nous connaissons. Il ne s'agit pas d'en dresser une critique globale, mais plutôt de mettre en place un instrument de perception des déviances et surtout de constater que nous ne disposons pas de vrais outils juridiques et institutionnels pour lutter efficacement en cas de dérive arbitraire - Au risque de vous faire peur : Un homme politique déciderait de museler progressivement les médias, d'encadrer le débat public et se présenterait ensuite ou précédemment aux élections nationales ... Que feriez-vous ? Que pouvez-vous concrètement faire dans le cadre de la loi pour vous opposer à ce futur tyran ? Voilà la problématique et ce sur quoi il faut travailler ! ......................................... .

......... Les faits, concept, stratégies, institutions ou situations décrites dans cet ouvrage ne correspondent pas systématiquement ni de façon intrinsèque à des actes de manipulation ou de corruption mais il serait cependant possible de les initier dans ce but, de les orienter en tant que tel ou de profiter des circonstances qui en résultent pour dévier les institutions de leur vocation statutaire . Ces dérives, arbitraires ou autoritaires, bien évidemment à l' encontre de l'esprit et du but poursuivit par les théoriciens à l'origine de ces idées ne peuvent être attribués spécifiquement à telle catégorie de personne ni donc aux concepts qui leur servent de support .Virtuelles, ces stratégies n' en demeurent pas moins à la disposition de l' ensemble des acteurs sociaux, toujours tentés d' y avoir recours - Elles peuvent donc prendre corps, voir le jour à chaque instant sous l' impulsion de personnalités malveillantes . Le mot d' ordre est simple :Restons vigilants ! >>>>>>>>>>>>>

 

......................................................................................AVERTISSEMENT .....................................................................................

 

Les concepts et exemples présentés dans cet ouvrage sont théoriques, relèvent de la fiction et de l' imagination de l'auteur .

Les mises en situation proposées ne représentent que des illustrations créées de toute pièce afin de donner un support contextuel aux "théories" et ne s' adressent ni ne concernent personne en particulier. Toute ressemblance avec des faits, personnages d' actualité ou de l' histoire ne serait que pure coïncidence .

 

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PREMIÈRE PARTIE : Problématique

 

 

 

7 - Procédons par ordre . Quelle définition pouvons-nous donner au mot "POUVOIR" pour que celui-ci prenne tout son sens et serve d' introduction et de cadre général à cet ouvrage ?

J' ai souhaité y intégrer les différentes acceptions que comporte la notion dans la dimension politique qui

m' intéresse . Mes recherches m' ont conduit à sélectionner des paramètres inspirés d' un livre intitulé " LE POUVOIR" ( Éditions sciences humaines coordonné par J-C Borbaleu & bruno Choc ) ... . L' interprétation à laquelle je me livre sur le fondement de ces données reste strictement personnelle . Cette récupération n' engage donc nullement l' auteur du support . J' obtiens la proposition suivante :

- DEFINITION - "Pouvoir": << ... Lien de subordination inhérent à la collectivité, obtenu par la force, l' intimidation, le conditionnement, la ruse, la tromperie ou par tous procédés visant à procurer un ascendant et qui consiste à obtenir des personnes qui y sont soumises un comportement, des conceptions, des actions que celles-ci n' auraient pas eu sans cette intervention, de manière à exercer une influence décisive sur la direction des buts reconnus par le groupe et justifier une position hiérarchique souvent caractérisée par des prérogatives et privilèges exorbitants>>

Bien que dithyrambique, cette énonciation permet d 'incorporer les éléments fondamentaux relatifs à la question : L' aspect social / Un procédé quelconque créant un ascendant / L' influence exercée sur le groupe / Une position hiérarchique et souvent inégalitaire -

Vous pourrez vous y reportez à volonté pour éclaircir vos idées au cours de cette lecture afin de toujours avoir en mémoire les paramètres sous-jacents de cette problématique et vous défaire des mauvais préjugés auxquels la notion fait souvent référence .

Les événements politiques de ces dernières décennies mettent en évidence des aspects cachés, improbables et déroutants... (... corruption, mécanismes occultes du pouvoir et des modes d' élaboration des décisions, de financement des partis politiques, etc ... ) de nos sociétés que l' on croyait parvenues au stade ultime de la

perfection . La déception est à la hauteur de cette désillusion . Il n' est possible d' intégrer comme d' élucider ces pratiques dans la "conscience populaire" qu' en éclairant l' ensemble de cette scène obscure des perversions potentielles dont elle peut faire l' objet . Ce troisième millénaire sera celui de l' espoir doublé d' une prise de conscience autorisée par de nouvelles acquisitions scientifiques et philosophiques . Nous ne pouvons accéder à la plénitude de ces bouleversements dans les schémas archaïques de nos vieilles démocraties essoufflées :

Il faut voir plus loin !... Ouvrir la porte aux critiques objectives comme subjectives, pourvu qu' elles s' intègrent dans une perspective "évolutive", écouter les objections qu' il est concevable de formuler sur les faiblesses et carences du concept démocratique ... car il ne s' agit évidemment pas de contester le fondement ou le principe de cet acquis mais de constater ses limites et défauts pour y remédier ; faute de priver d' oxygène un corps social qui veut aller bien trop vite, entre autre par rapport aux dispositifs de l' information - (... qui se trouve être le pilier constitutif vital de cet prouesse sociétaire ) .

8 -Ce nouveau millénaire sonnera bientôt l' heure du bilan - "Main dans la main", les peuples réunifiés feront le point sur le chemin parcouru avant de reconsidérer le futur sur de nouvelles bases : N' y aura t-il majoritairement que des horreurs à pardonner et des mensonges à oublier ? !

La vérité sur notre monde Européen éclatera-t-elle de la bouche des peuples voisins, ne laissant les populations que plus désabusées devant l' effroi de telles impostures, risquant par là même d' entacher définitivement la plus belle et la seule perspective politique progressiste de l' humanité; ou se peut-il dans un scénario plus positif que nous parvenions finalement à élucider seuls ces "aberrations-contradictions" afin de partager de vraies solutions, à hauteur du défi ? Irréfutablement, le concept Démocratique existe et posséde sa logique ! Il est un fait incontestable, néanmoins ses dessous ne correspondent pas fidélement à ce qui en est dit dans les manuels théoriques ... . Une pratique déforma progressivement sa substance sans pour autant démentir ses principes ni ses valeurs - Une sorte d' adaptation à la réalité en fonction de ses utilisateurs, pauvres humains que nous sommes !

Ni plus, ni moins . ... Cette blessure profonde des convictions ( républicaines ou de quelque nature), causée et aggravée notamment par les outrages de certains représentants et une relative stagnation des dogmes, exige un remède à la hauteur du mal, ou elle finira d' infecter le corps sclérosé et aporétique de nos sociétés séculaires : Cette réponse, c' est la "vérité" ! Tout au moins... un des aspects < sous-terrain >, avéré ou seulement potentiel, de cette élaboration initiée par un formidable élan d' espoir au sortir de la Révolution Française . Les faits sont édifiants, les conséquences dévastatrices ; la mise sur place publique de telles scandales ces dernières décennies ( corruption, mécanismes institutionnels parallèles ou souterrains ), le niveau de contestation croissant et exponentiel, la radicalisation des partis, mouvements idéologiques et des oppositions ... Tout indique que le temps est venu de dire ce que personne "n' ose dire clairement"; les esprits y sont pourtant prêts : Le silence serait probablement plus difficile à gérer sur le moyen terme que ces théoriques et pseudo-révélations ... qui n' en sont plus au regard des titres d' actualité et des récentes bibliographies !

<< Toutes les vérités ne seraient pas bonnes à dire ...>> à en croire certains spécialistes intéressés ?... Probablement, lorsque le mensonge censé les abriter cause indiscutablement moins de douleur et permet d' éviter l' effusion, ... mais cette vérité devient nécessaire dans le cas inverse !, ... -Or nous basculons bien progressivement dans l'aberration . Nous n' allons pas faire comme les autorités religieuses du moyen-âge qui contredisaient avec une ardeur désespérée la rotondité de la terre, soupçonnée par les mathématiciens et à l' encontre des récits de tous les voyageurs ??!...

Faire tomber les masques . Faisant application de l' un des principes directeurs de la psychologie sur la révélation "des non-dits" pour débloquer les crises, je m' en vais simplement vous raconter comment je conçois ce monde etles rapports humains . ... C' est donc un avis subjectif, relatif !... . Par ailleurs avons-nous d' autres choix que d' essayer de comprendre ? Nos civilisations trainent déjà assurément un bon nombre d' handicaps relatifs à notre parcours historique,... notamment :

- Un schéma urbain désuet et étriqué dont le modéle fût tracé plusieurs siècles en arrière et duquel nous peinons à sortir pour donner une nouvelle dimension à nos voies de communication et par conséquent à nos échanges économiques . ( Etant entendu que ces infrastructures déterminent la vitesse de rotation mais aussi les volumes de richesses en circulation . A quand une refonte globale, quartier par quartier dans nos vieilles mégapoles ( Paris, Lyon, Bordeaux, Marseille ? )

- Un paysage social composite et divisé par une multitude de "castes," tantôt conservatrices, tantôt révolutionnaires ou anarchistes, toutes issues des différentes phases politiques tumultueusement traversées par le pays . Traumas révélateurs d' une nation qui n'a jamais su faire le deuil de son passé . Certes, ce défaut n' est pas typiquement Français mais reste une caractéristique principale du comportement humain - ... En quelque sorte la marque d' une évolution par empilement des "strates" idéologiques, peut-être même "évolutive" . Allons nous de plus alourdir ce triste bilan par une hypocrisie relative à certaines pratiques, aux modes opératoires ayant cours, même hypothétiquement, dans les rapports sociaux-politiques actuels ?

9- Dans un premier temps, il me semble nécessaire de situer l' ampleur et le niveau du débat relatif aux manipulations avant d' en évoquer les diverses méthodes tout au long de cet écrit . La réponse risquerait de vous surprendre ainsi que de vous choquer par sa simplicité, mais encore fallait-il identifier la teneur de ce "bandeau" qui nous aveugle et obscurcit notre jugement . Laissez moi une chance de vous guider ! ... Pourquoi demeure t-il unanime et évident à l' esprit des citoyens qu' une certaine forme de tromperie est pratique courante dans les relations gouvernants- gouvernés sans qu' il soit possible d' en saisir précisément la substance ?....

Les esprits critiques répondraient qu' il est certainement possible de brouiller la "réalité" par une série de messages parasitaires; sorte de "confusion omniprésente" d' origine diverse, où se mêlent judicieusement "L' info" et "L' intox". Cette hypothétique "chape de plomb" pourrait alors avoir pour fonction de canaliser les esprits afin de les contenir sur une ligne directrice orientée selon les besoins, pour servir les intérêts d' une "intelligentsia" pluri-catégorielle qui maquillerait le monde réel sous une multitude de visages illusoires ainsi que sous divers prétextes et dérivatifs, transformés en pseudo-science du pouvoir ou de la manipulation .Nous aurons le loisir d' élucider progressivement le sens abstrait, réel ou supposé, de cette expression . Vous en savez maintenant trop ou pas assez ! ... Où peuvent donc se loger les "principes-actifs" d' une telle confusion et les applications techniques de cette manipulation ?

S 'il existait une illustration typique, parfaite et exclusive de ce syndrome, tout le monde serait parfaitement satisfait de l' identifier et de l' éradiquer .... mais justement, le substrat de ce principe en est insaisissable puisqu'il est " !@#$%^&*éné" de manière diffuse ( ... partout et en toute chose en des quantités infinitésimales ) rendant imperceptible son action ! ... A moins de disséquer son mécanisme par de véritables "observations de micro-chirurgie" s' appliquant à l'ensemble de nos modes de réflexion, concepts institutionnelles et intellectuels !! ... . C' est donc probablement la conjonction ou la création d' un réseau de stratégies sans liens apparents qui font la subtilité des systèmes hiérarchiques les plus complexes . Éparpillée et rendue évanescente, la substance de ce stratagème en devient inqualifiable par une opération d' interprétation se rapportant à un ou quelques objets isolés .

J' ai baptisé un tel procédé, qui reste théorique, " STRATÉGIE DE SUJÉTION "PLURIFACTORIELLE"- Nous emploierons désormais préférablement l' acronyme " SSPF"  - Cette dénomination (...un peu barbare ?) est la pierre angulaire de ce texte!... . Si vous ne deviez retenir qu' une notion au sortir de cet ouvrage, ce sera bien celle-ci !

Elle consiste en un éloignement de l' autorité, substituée par un maillage de techniques de coercitions indirectes, aussi subtiles que diffuses . Je me suis refusé de lui donner une définition plus précise - si il y a une quelconque part de vérité dans mes propos, d' autres le feront certainement mieux que moi- pour l' instant, je voudrai simplement que nous ressentions ce qui en constitue son essence . Cette émotion doit passer par une première étape sensitive levant son mystère; une première phase cruciale élucidant le sentiment confus dont nous sommes l' objet face à cette toile omniprésente et tentaculaire .

    Complément théorique sur  la SSPF ou stratégie de sujetion complexe ( insertion octobre 2012)    -

DEFINITION :

<<........ La stratégie de sujétion complexe ou plurifactorielle consiste en un  système de commandement pyramidal classique adapté aux sociétés modernes afin de masquer l'origine unique des décisions ou des actes par un ensemble de dispositifs subtils d'application et de coercition reposant sur le principe d'éloignement ainsi que la dispersion des vecteurs de l'autorité. Elle peut être considérée comme l'aboutissement ou la parade officieuse des systèmes politiques en considération des pratiques démocratiques en vigueur dans les démocraties modernes ... ou le maillon final de l'adaptation des structures de pouvoir au schéma contestataire cyclique des sociétés complexes. Elle repose sur un réseau social connivent de type oligarchique s'intégrant dans l'ensemble des dispositifs centraux liés aux institutions et opère par un ensemble de stratégies relationnelles ainsi que par l'intermédiaire de vecteurs et procédés subtils sans liens apparents dont la synergie créé l'efficacité …... >> .




                 La stratégie complexe de sujetion se caractérise par deux principes fondamentaux lesquels s'expriment en deux grands domaines directeurs matérialisant chacun de ces niveaux d'application. Nous développerons progressivement le contenu de ce procédé relationnel tantôt dans le texte fondateur du MDP, tantôt au travers des textes secondaires et dérivées sur le sîte «enim-cerno» afin d'en saisir le filigrane puisque son principe consiste en une ramification de ses maillons au sein d'une mutitude d'éléments. Les sceptiques ou les détracteurs intéréssés répliqueront fort habilement à la lecture de cet exposé qu'il peut s'agir d'une confusion de ma part en notant que  chaque acpect de cette théorie correspond en réalité à l'observation et à la critique de paramètres naturels inhérents aux relations humaines, à la constitution naturelle des sociétés. En effet, je note très précisément, indéniablement qu'il s'agit d'une base conceptuelle parfaitement calquée sur des éléments spontanés. Sa force consiste justement dans le fait d'institutionnaliser, incorrectement ou de manière simpliste et réductrice, ce qui en fait ne peut l'être, de donner l'impression de corriger ces penchants tout en se contentant en réalité de raboter timidement ses angles puis de les transformer en régle de loi. La tromperie se situe justement dans le fait de prétendre rationnaliser par diverses procédures de mise en forme ou sous couvert de quelques thèses justificatives, des données sur lesquelles les hommes ne peuvent avoir prise sans un procédé plaçant le citoyen au centre et comme moteur de l'action politique, sans un désamorçage des névroses enfouies dans le ciment de nos cultures depuis l'aube de l'humanité. S'il existe une civilisation, elle n'en est qu'à ses débuts - L'armature des sociétés modernes ne fait, de mon avis, que pérenniser un système de spoliation de la force collective, selon l'exagération d'un certain Karl Marx, vieux comme le monde en maquillant ses méfaits sur la base pertinente des vrais besoins de fonctionnement du système social. C'est conjointement, sournoisement et plus ou moins marginalement de cette action nécessaire et légitime que se dissimule le parasite d'une force obscure toujours présente. Le fait est connu de tous mais personne n'en prend la mesure exacte ni ne décide de le contraindre, comme pour timidement l'occulter parce qu'on le sait aussi vitale que l'appé !@#$%^&* du gain dans le monde des affaires. Alors pourquoi autant de soin portés aux versets moralistes dans les divers textes politiques fondateurs proposés à la lecture des citoyens lambdas ? Il y a mensonge quelque part ! Or, par exemple non exhaustif ni significatif, le procédé représentatif en vigueur dans les démocraties modernes (... par usure ou déviance à l'origine des acteurs sociaux infiltrant les mandats,... jouant sur un ensemble de fictions juridiques ou de principes théoriques globalisants décalés par rapport à la réalité matérielle s'appliquant au sein de la société civile,... en éloignant par divers artifices de déléguation le citoyen de l'action politique concrète,... ) ne peut plus remplir efficacement sa noble mission théorique de faire coïncider la volonté du peuple avec celle du travail des institutions. Evidemment qu'il ne faille pas pour autant condamner les bénéfices du système républicain ! Je n'accuse pas les institutions républicaines en elle même mais ne fait qu'exposer et dénoncer la capacité ou la possibilité de la part de certians acteurs bien placés de détourner, confisquer les processus démocratiques à leurs seuls bénéfices - Une action sous terraine, superposée à la noble tâche, pouvant s'adjoindre au processus démocratique et dont le but serait de le corrompre - Il s'agit donc de mettre en exergue les faiblesses du système ainsi que le défaut de leur prise en compte ! Les dérives extrémistes menant aux guerres mondiales, le scandale, que l'on suppose généralisé, du financement occulte des partis politiques, la marche forcée vers une Europe des marchés guidée par la finance et les grosses industries font bonne illustration de cette dérive calculée en l'absence des masses citoyennes - A lui seul, ce malheureux constat d'échec nous autorise à approfondir les principes fondamentaux ainsi que les vecteurs matériels de cette stupéfiante théorie  ....  

- A –)  Principes théoriques fondamentaux s'appliquant & caractérisant la SPPF-

                      1- Eloignement de l'autorité-

             Son premier principe général consiste, parallélement et consécutivement, à Eloigner les vecteurs matériels de l'autorité afin de donner l'illusion d'autodétermination, de liberté à ceux qui la subisse, ainsi de supprimer un reflexe de révolte ou de contradiction dont elle fait classiquement l'objet. Pris dans son aspect le plus simple et dans sa dimension historique, l'autorité de pouvoir se caractérise par un chef omnipotent détenant directement et ouvertement l'ensemble des pouvoirs, de son équipe de gouvernement ou conseillers et de ses lieutenants militaires assurant la cohésion du système par la force armée. L'exemple le plus caractéristique de cette construction étant le modèle monarchique ou dictatorial. Dans les sociétés évoluées, ce modèle tend à se dissiper pour correspondre aux nécessités de gestion des multitudes et à la continuité des pouvoirs civils. Le procédé théorique plus complexe dont nous faisons sujet s'inscrit premièrement dans une dimension organique en intercalant de nouveaux éléments déconcentrés dans la structure de commandement. Ce procédé impose d'avoir recours à des intermédiaires ou à divers stratagèmes de délocalisation et de restructuration organique de l'autorité ( Déléguation - Décentralisation- Sous traitance ). Celui qui décide est dissimulé derrière une hiérarchie de façade qui créé sa propre structure, se dote de fonctions spécifiques d'application sur les matières déléguées mais surtout endossera la responsabilité fictive des actes de l'autorité devenue fantôme. Le décidant se trouve protégé par un substitut en cas de scandale ou de problème lié à son activité. La technique, qui permet de sauvegarder les piliers de la chaîne décisionnelle, assurant la stabilité des systèmes centraux dans tous les domaines de la vie sociale, impose donc une multiplication des institutions et des acteurs intervenant dans la chaine décisionnelle. Le contrôle de l'ensemble sera assuré par diverses techniques d'application et de coordination dont nous trouverons l'exposé plus détaillée tout au long du MDP. Nous en exposerons les principes dans le descriptif ci-après.

                    2- Dispersion des maillons fonctionnels de l'autorité- Dilution des stratagèmes dans un ensemble de vecteurs «hôte» -

             Le second principe et pierre angulaire de cette stratégie sournoise consiste en une Dilution, une dispersion de ces maillons fonctionnels au sein d'une multitude de dispositifs autonomes en apparence afin d'en masquer l'origine et les buts. Il s'agit d'ériger en principe directeur le fait que toute action de confiscation matérielle doive s'inscrire en des proportions infinitésimales ( Théorie d'indifférence au seuil du centième - Son principe est simple : Tout composant présent sur une échelle inférieure à 1%  d'un ensemble composé d'élément hétéroclite ne peut qu'être perçu avec difficulté ou sans intérêt par les observateurs de cette chose – Quelques exemples: Ainsi, dans le domaine de la restauration, il est tout à fait légal pour un producteur alimentaire de négliger de la liste des composants de sa recette les éléments présent en quantité inférieure à ce chiffre – Dans le domaine des affaires, toute perte ou poste budgétaire inférieure à ce taux de sembler négligeable sur le compte résultat – Lire en détail et contrôler plus d'une centaine de lignes budgétaires ou une loi comprenant une centaine de renvois peut sembler fastidieux et décourageant … .C'est un tort car le procédé est désormais bien connu! Vous vérifierez que les affaires de détournement de fond ou d'escroquerie dans le milieux des affaires mettent en évidence un principe de spoliation tournant autour de ce taux ...) et toute action de subordination d'être diluée dans un ensemble convergent dont la synergie créé l'efficacité. Ainsi, par exemple concernant un corps réglementaire, de déléguation en multiplication de cas prétendus spécificiques, par renvoi et au travers de différents textes se faisant seulement référence en cascade, la substance originelle du principe fondateur peut être progressivement altérée et transformée en différents concepts autonomes qui n'ont, pour certains, plus aucun lien avec la quintessence du sujet.

            Ces deux principes ne vont pas seuls. Comme toutes les techniques de subordination indirectes, après avoir installé son action en s'immiscant dans un ensemble de considérations intellectuelles et conceptuelles, la stratégie complexe de sujetion n'a plus qu'à intégrer minutieusement cette emprise au sein d'un ensemble de vecteurs institutionnels ou matériels spécifiques dont voici l'exposé.

      B - Les principaux vecteurs palpables d'application de la SPPF-

Le premier niveau intégrant la réalisation de ce procédé se trouve donc être le concept. Le second niveau consiste en l'intégration de ces principes au niveau structurel et matériel.

A )- Vecteurs conceptuels & Relationnels indirects-

*   ….. Dans un premier aspect, nous pouvons soulever l'hypothèse selon laquelle la stratégie de sujetion complexe ne peut exercer son action sans un ensemble de Notions ( concept et/ou catégorie, ...) descriptives et justificatives de la réalité politique . Ces notions, élaborées sur mesure, seront chargées de décrire la réalité en l'intégrant dans des catégories spécifiques coïncidant avec l'édifice institutionnel.
Nous tenons donc en ces premiers termes l'un des éléments constitutifs de cette stratégie sans signifier pour autant de lien intrinsèque entre celui-ci et la supercherie qu'elle induit. Il faut donc y ajouter une distinction. Le phénomène à appréhender doit ainsi partir de réalités ( catégorie, notion, théorie ) avérées- ou supposées- puis s'en détacher progressivement par palier à l'occasion d'un raisonnement littéraire fallacieux ( assimilation, généralisation, parallèle,...). Il est donc possible de démasquer son contenu en identifiant les abérrations ou écarts entre la matérialité et le descriptif théorique tronqué qu'elle instaure . Ce décalage pouvant s'observer de manière répétée sur un ensemble de sujets tenant à la chose appréhendée..

*  …..  Le second aspect conceptuel caractéristique de cette stratégie tient à la Maîtrise des données de l'information. Je vous renvoie ici à l'étude spécifique dédiée à ce sujet dans le MDP. Nous pouvons souligner ici quelques points méritant notre attention.                                   
….........  Il s'agit des principes d'action tenant et menant à cette maîtrise :
a ) Permanence & Initiative de l'action – Le suivi et l'influence de l'opinion public impose à l'autorité de n'avoir aucun arrêt dans son action de communication et de répondre sans délai ni faille, en conservant l'initiative contre les arguments subversifs afin de maintenir la cohérence entre les dogmes et les actes de l'autorité souveraine.
B ) Recherche du Monopole – La recherche de ce monopole impose premièrement de détenir ou s'emparer ( … par infiltration, plagiat et détournement des supports, coalition commerciale pour détruire un concurrent, conspiration contre les têtes pensantes, ou achat, fut-ce par un organe interposée, etc...  ) d'une majorité des supports, audiences ainsi que des organes créant le dogme ou permettant de communiquer le plus efficacement possible avec les masses, ainsi de pouvoir inonder l'audimat de vos conceptions. J'évoque la notion de monopole à des fins pédagogique mais celui-ci n'est pas strictement nécessaire – Il s'agit surtout d'en détenir la majorité relative sans pour autant montrer les signes d'une omniprésence, en éparpillant les moyens, supports et les modes de communication. – Les petits opposants, laissés à leurs divagations minoritaires et stériles pourront s'exprimer en toute liberté apparente sans mettre en danger le système. Cette sélection naturelle en fonction de la capacité à mettre en oeuvre les moyens humains, financiers et matériels nécessaire pour s'opposer efficacement à votre monopole médiatique se chargera simplement de sélectionner les quelques adversaires méritant riposte. Les attaques insignifiantes peuvent ainsi être ignorées pour se consacrer pugnacement à celle, prenant de l'ampleur dans le paysage des idéaux, provenant des groupuscules disposant d'une force suffisante - Cette réplique pluri directionnelle sera alors adaptée selon les diverses autres techniques de subordination exposés dans le MDP, en fonction de leurs situations spécifiques et de leurs faiblesses respectives.

*  …... Le dernier volet comporte un Aspect et une technique Relationnelle impliquant à l'autorité de mettre en oeuvre et généraliser un modèle comportemental caractéristique afin d'entretenir et conforter l'ensemble de son édifice de subordination – Un adage très célébre nous le résume volontiers : Il faut diviser pour mieux régner. Chaque individu doit être isolé, chaque groupe se sentir en concurrence avec les autres de manière à laisser l'entité directrice seule les structures capables de coordonner l'ensemble d'une main de maître. Ce modèle comportemental doit alors être véhiculé mais surtout favorisé, via l'aspect médiatique, conceptuel et structurel, non seulement dans les relations individuelles mais encore concernant les relations collectives ou groupusculaires - Ce modèle relationnel fonctionne en inertie dés amorcage puisqu'il correspond aux tendances naturelles de l'individu : Il s'agit de créer puis d'entretenir un climat de Division fonctionnant principalement à partir de la structure de l'environnement matériel, conséquemment de mettre en Compétition les composantes subalternes ( rivalité & objectif résultat ) ou d'installer une Fracture psychologique qui éloigne et isole les membres du groupe ( méfiance, peur du voisin, voire une haine raciale ou repli ethnique entre les groupes composant la communauté ). Les procédés stratégiques permettant de mettre en oeuvre cette mésentente sont au nombre de deux et se nomment L''INFILTRATION et la CORRUPTION des structures de commandement.

......  Cette première partie consacrée au volet conceptuel de la notion étant désormais acquise, nous pouvons immédiatement nous consacrer à celle traitant de son aspect matériel ou assimilé.

 
B )- Vecteurs Institutionnels, structurels & matériels-   

                 Vous le savez désormais, mon hypothèse de travail souléve la déroutante théorie selon laquelle nous pouvons trouver de surprenantes permanences dans la structure de l'appareil Etatique, ce constat pouvant être fait quelle que soit l'époque où le lieu, en partant de l'antiquité, en passant par le moyen âge jusqu'aux plus récentes démocraties. Evidemment que je n'y vois pas le seul fruit du hasard puisque nous voilà sur le point d'échaffauder la pire critique théorique contre le système en vigueur dans nos démocraties, mais libre à chacun de se faire une idée sur la base des différents arguments et en fonction de ses propres investigations. Je ne fais qu'émettre une vision parmi tant d'autre. Quatre éléments structurels immuables semble revenir quel que soit l'époque et le mode de gestion politique d'une société - Certains de ces aspects peuvent correspondre aux fonctions régaliennes de l'Etat et certains répondront qu'il y a confusion entre "rouerie" et des constantes historiques liées à la gestion de l'Etat. Mais ce n'est justement pas un hasard puisque ces fonctions correspondent précisément aux éléments vitaux et les points faibles du système permettant d'influencer efficacement le jeu social. Ces accés représentent le moyen d'agir pour des groupuscules mal intentionnés qui souhaiteraient prendre le contrôle des vecteurs institutionnels en éludant ou contournant les processus démocratiques. Ces éléments ou constantes sont les suivantes :

1 -  Vecteurs de contrôle matériels :
La nécessité d'un acte ou intermédiaire lors des actes & transactions : La Monnaie & la validation des actes cruciaux de la vie ( Acte constitutif – transformation – fin de vie ) de la cité par une autorisation ou validation du pouvoir central- Cet intermédiaire assure la centralisation des informations et un droit de veto ou de limitation selon une politique restant à définir par l'autorité centrale. En matière économique ce vecteur intermédiaire est matérialisé par la monnaie qui prend sa source et perdure depuis l'aube de la civilisation. Outre son rôle d'étalon de valeur impersonnel et d'instrument régulateur du système d'échange par divers mécanismes automatiques inhérents au marché, le vecteur monétaire véhicule encore et toujours une dimension de contrôle social dont la fonction stratégique ne doit échapper à personne – En imposant son intermédiaire dans les transactions et en détenant un monopole d'émission, le prince se dote d'un instrument intrusif sans équivalent dans le jeu social. Ses fonctionnalités permettent de veiller au nombre de titulaire ainsi qu'au volume de richesse de chaque agent ou des différentes catégories subalternes. Cette fonction n'a pas changé si ce n'est de prétendre à l'indépendance ou l'autonomie des institutions bancaires, ce dont on peut théoriquement douter au regard de notre présente philosophie ... si l'on considère la possibilité d'intrusion de manière détournée. ( Infiltration – cooptation-  système structurel déconcentré imbriqué, mise sous tutelle par divers textes et code de loi. Le fait qu'il existe une concurrence, différentes institutions autonomes ne suffit pas à garantir un garde-fou à la faveur des «clients-citoyens» : Son intermédiaire est toujours obligatoire, un ensemble de régles convergentes de fonctionnement – avec notamment une centralisation des informations- un système monétaire internationalisé avec des portes de sortie rationalisées - assurent au mécanisme un esprit d'ensemble cohérent orienté vers une logique d'efficacité productive contrôlé par les principaux acteurs du jeu social – Ce mécanisme serait alors contraire à l'esprit défendu par les textes fondamentaux ).  Dans cette hypothèse théorique de travail non avérée, nous ne parlons alors plus forcément d'une mise sous tutelle par une force centralisée mais d'un jeu de contrôle élargi par un ensemble d'agents, groupuscules ou organismes connivents se partageant les bénéfices matériels d'un domaine.

-  2  -  Pyramide de commandement – Modèle structurel ( administration centralisée ou décentralisée ) & diagramme d'exploitation, répartition des richesses // Maîtrise & monopole des énergies et des infrastructures assurant le fonctionnement matériel du système -
…..  La structure de commandement pyramidale, ou centralisée, comme son nom l'indique, implique un sommet composé d'un ou de quelques cerveaux, incarnant les «Généraux» pour reprendre une métaphore militaire, puis s'étale rapidement en plusieurs divisions subalternes fractales composées de capitaines sous lesquels se trouvent des lieutenants, pour finir sur un dernier étage hiérarchique composé de «sergents» soumis directement au contact avec la population à encadrer. Ce dernier étage hiérarchique de contact veille  à l'application de la politique décidée par le sommet hiérarchique. La structure militaire représente désormais une caricature, la plus ancienne et primitive incarnation de ce dispositif. Les temps changent ainsi que la structure organiques des dispositifs de commandement. Il est aussi possible, dans notre hypothèse d'éloignement de l'autorité, de décaler les titulaires du sommet décisionnel en multipliant les organes intermédiaires de déléguation dés le second étage hiérarchique, en leur faisant adopter diverses formules structurelles et moult intitulés novateurs affirmant l'indépendance au travers d'empoignantes déclarations de droit. La cohésion du système sera alors assurée par cooptation, infiltration ( contrôle des majorités ) et la rédaction de textes législatifs imposant une hiérarchie des normes ainsi qu'un dispositif judiciaire et administratif de rappel à l'ordre à l'initiative des citoyens actifs intégrant la pyramide. Ce subterfuge doit être qualifié, malgré son apparence trompeuse, de structure hiérarchique pyramidale indirecte ou plus pudiquement, pour les amoureux du language métaphorique «structure décentralisée». Cette stratégie s'applique aussi bien concernant les structures administratives que concernant celle liées au système productif et d'exploitation des richesses. …...  Dans un dernier aspect structurel stratégique, il importe pour le prince de conserver la maîtrise des sources d'énergies exploitables sur son territoire ou, s'il est dépendants ou délégue ses attributions, de veiller à la conservation de son intermédiaire dans la gestion des circuits logistiques d'approvisionnement et de distribution. Ces aspects hiérarchiques cruciaux de la vie des sociétés demeurent d'actualité partout dans le monde au 21° siécle ! L'illusion du «mieux-être», de l'amélioration du partage par un bénéfice des voies démocratiques vient probablement plus du fait de l'explosion démographique ( Ratio entre les classes : 1 / 20 = 10 / 200. Si nous prenons le chiffre approximatif de «vingt- un», pris au hasard, semble faire exploser le volume de la classe supérieure alors qu'il n'est en fait que proportion avec une très faible évolution ) des siècles derniers ainsi que des technologies, notamment médicales, que du bouleversement des Ratios de Partage du pouvoir et des richesses dans la population – Ce ratio doit demeurer sensiblement identique ou peu changé d'un siècle ou millénaire à l'autre entre les classes dirigeantes et celles subalternes - ( Forces économiques, productives et politiques confondues ) !!..... Non, non, rien à changé -

-  3  -  Force militaire & Service interne du maintien de l'ordre
Il me semble inutile de faire débat prolongé sur ce point tant il demeure le plus éternel, visible et emblématique aspect structurel des sociétés hiérarchiques dotées d'un pouvoir centralisé. Sa permanence ainsi que son existence ne peuvent faire polémique. Les forces armées sont toujours fractionnées en plusieurs composantes non seulement dans le but d'empêcher la dislocation en cascade de l'ensemble en cas de déconvenue mais surtout pour correspondre aux divers modes d'interventions, graduellement en proportion de la menace. Je vous demande premièrement sur ce point de prendre conscience du fait que, quelle que soit l'époque considérée, dans l'antiquité jusqu'à aujourd'hui, les puissances dominantes, les civilisations culminantes sur une période donnée sont toujours celles détenant la suprématie militaire, à défaut de toute autre considération principale. Certes, cette suprématie n'est jamais isolée d'un  ensemble de dimensions collatérales de la vie sociétaire, économiques, artistiques, politiques et spirituelles. Ces dimensions semblent indubitablement liées et indissociables mais jamais aucune puissance ne put durer ni s'affirmer sur la scène internationale sans l'ascendant militaire. Il n'est finalement que deux manières, pouvant et devant se cumuler, pour avoir la suprématie militaire.: Il s'agit de disposer soit d'une supériorité numérique humaine ou matérielle soit d'un ascendant technologique relarif à l'armement. La stratégie se définit alors comme l'art de mener son armée à la victoire en utilisant une combinaison intelligente des éléments matériels, humains et relationnels. L'illusion d'ouverture des marchés économiques d'actualité ne change rien de fondamental à la donne. On ne peut parler d'une démocratisation ou de l'organisation d'une égalité entre les puissances souveraines. Faire commerce de l'armement n'empêche nullement la conservation de cet ascendant si l'on considère le choix du matériel proposés sur les marchés extérieurs : Seul les technologies désuètes, sous classées ou dotées d'accessoires et munitions subalternes se retrouvent dans les mains étrangères … et de manière de moins en moins efficace à mesure que l'on s'éloigne du cercle connivent de l'empire principal. Telle est encore et toujours la structuration des relations entre groupes humains.

-  4  -  Fictions juridiques ou morales & Vecteurs institutionnels de caution morale reliant l'autorité et la population :
Ce dernier volet institutionnel créé le double lien matériel de subordination, d'une part entre l'inspiration spirituelle majoritaire conférant mandat à un organe représentatif pour édicter des normes, par ailleurs entre l'autorité executive du pouvoir, celle qui se trouve être la plus critiquable par son action quotidienne, et la population envers laquelle s'applique le lien hiérarchique de subordination. Les trois aspects intrinséques liés à cet aspect ( investiture des autorités substitutives des citoyens // déléguation d'une capacité créative des normes // souveraineté juridictionnelle permettant de rendre la justice ) semblent liés à une source conférant l'autorité suprême de commandement. L'histoire de ces derniers millénaires met en évidence deux sources de souveraineté principales encore d'actualité: La première est d'ordre théologique, dieu désignant et conférant pouvoir à une personne ou à un groupuscule; la seconde émanant du suffrage et du peuple – un organe représentatif incarne la volonté du peuple. L'institution de caution moral est alors incarnée dans le premier cas par l'intronisation ou l'intercession des institutions religieuses et dans le second cas par les assemblées parlementaires ... dont la fiction et le décalage peut être perçu au travers d'une primauté des circuits décisionnels sous-terrains ainsi que dans la primauté executive, source réelle du travail législatif ( … le travail législatif n'étant qu'un circuit de façade où les textes sont cérémonieusement et officiellement présentés pour débat, souvent sans issus puisque le système électoral permet de juguler les courants dissidents,... présentation des amendements modifiant quelques détails d'application en vue de la sauvegarde des principaux intérêts des forces en présence,... puis enregistrement selon le protocole constitutionnel.... ). En effet, toute autorité centralisatrice ayant renoncé au régne de la force brute doit trouver une justification intellectuelle, morale et spirituelle partagée au fait de remettre ces diverses facultés institutionnelles à des organes substitutifs sous peine d'être contestée. Il s'agit de trouver l'origine théorique de la souveraineté s'appliquant aux institutions de la communauté. Aucune société organisée, faisant appel à la spécialisation des taches, donc à la représentation des masses pour l'action politique, ne peut ni ne pourra jamais faire l'économie de cette fiction politique car elle justifie l'abandon par les citoyens d'une partie de leur faculté et liberté au profit d'une entité commune fictive. Il en sera toujours ainsi et pour longtemps, avec les mêmes résultats, tant que régneront les vieux principes représentatifs issus de la révolution et mettant en présence un peuple inculte face à des élites intellectuelles, bergers d'un troupeau impétueux. Ces facteurs surannées sont  le terreau de la crise politique actuelle. La force n'a d'ailleurs jamais pu se justifier seule nulle part sur le long terme et c'est toujours en proportion variable, par le système des vases communiquants, que celle-ci régna dans l'histoire des civilisations en fonction des conditions politiques, de périls imminents et des difficultés économiques accordant une place plus ou moins importante aux facteurs subjectifs. Ce principe substitutif de l'action politique citoyenne, incarné par la représentation, n'est pas forcément condamnable dans une société complexe, par nature spécialisée, mais s'agirait-il encore que ce succédané n'entraine pas la société pas dans les travers ou dérives graves contraire à l'esprit de la représentation ni d'autre part que la part de confiscation inhérente au lien contradictoire entre ces aspects conflictuels du schéma social ne dépasse une fraction tolérable, devant être établie par les textes fondamentaux. Il s'avère que ces dérives sont un phénomène cyclique que rien ne peut jamais endiguer. La République en paie chaque fois le prix fort. Et pour cause ! … Les mécanismes institutionnels permettant d'assurer cette pondération, d'établir des garde-fous, afin d'éviter les excés pendant l'exercice du mandat des élus, font défaut y compris dans nos républiques dites exemplaires – C'est l'objet principal de ma crituque du système et le fondement justificatif premier du collectif citoyen. J'irai jusqu'à prétendre à titre personnel que le seul fait de mettre en avant divers principes ou fictions juridiques ( justificative ou d'application du droit ) constitue le signe d'une faiblesse démocratique car les citoyens doivent ressentir dans le quotidien la réalité de leur l'implication, de leur information de même que la cohésion entre les principes fondamentaux régissant le droit et l'action des représentants. D'expérience, ce n'est plus le cas -
…...   Je vous laisse juger de l'ensemble de cette polémique aprés information contradictoire … et certainement aussi après conditionnement auprès des vecteurs connivents du pouvoir. Il en restera toujours quelque chose- En attendant de prendre connaissance de la suite du texte et des thèses adverses, n'oubliez pas ce principe stratégique contribuant à la désinformation :<<... Celui qui parle le plus, en dernier où le plus fort est souvent celui à qui la foule donne ''raison'' ! … >>
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Revenons-y un court instant - Pour être efficace, le stratagème dont il est question doit synthétiser quelques éléments puisés dans chacun des chapitres de cet ouvrage . L'omission d' un seul des aspects de l' édifice annulant ou réduisant l' efficience de l' ensemble . La stabilité du système "idéologique & conceptuel" qui en résulte dépendra alors directement de la capacité des autorités à orchestrer simultanément un nombre suffisant et complémentaire de stratégies afin de masquer leur action et coordonner les divers agissements dans le sens de leurs ambitions ou intérêts . Chaque catégorie conceptuelle étant ouverte et perfectible à l'infini, le panel de combinaison qui serait possible de concevoir sur la base de cette méthode demeure indéfinissable dans l' absolu et je n' ai pu d' ailleurs ici vous en dresser qu' un éventail approximatif et non exhaustif . Il incombe à l'entité directrice de permuter et substituer les éléments à disposition dans chaque registre selon la critique et le niveau de contestation dont ils sont l' objet sur un instant donné . L' option sélectionnée sur un instant donné n' a donc pas d' importance intrinsèque, seule importe sa fonction dans un équilibre conceptuel d' ensemble, lequel concourt à une stratégie globale qui à pour vocation de dissiper le lien hiérarchique .

Dans la perspective de remonter les indices de cette entreprise, nous devrons certainement nous rapprocher des "LIMITES" de chaque notion afin d' y déceler, comme en mathématique, la frontière entre ce qu' elle est, ou prétend être, et la réalité de son contenu par opposition avec les attributs des éléments voisins . Effectivement, la définition d' un concept, quel qu' il soit, pose la difficulté de définir ses contours cohérents ainsi que caractéristiques afin de permettre une différenciation claire des notions contiguës, étrangères ou contradictoires. L' obstacle résultant de la définition du concept peut exister de fait, par méconnaissance de ce qui s' y rapporte, mais il se peut encore et surtout qu' il s' agisse d' une de ces frontières entre ce que nous croyons, voudrions qu' il soit et ce que la nature impose en raison de la constitution des choses ...; où enfin se rapporter à une confusion sémantique, linguistique séculaire; ... ou plus gravement, être délibérée, par une définition volontairement confuse mêlant des caractères ambigus afin d' en masquer la signification profonde, celle-ci risquant de révéler en filigrane son contraire, voire peut-être certaines intentions peu louables! Est-il possible que mon sujet se profile sous les atours de cette dernière proposition ? .... Patience ! Nous aurons le temps de cette lecture pour en débattre .

Voilà énoncé l' aspect méthodologique principal de ce phénomène . Tout un programme ! L' exercice qu 'impose cette identification oblige à revoir l' architecture de notre système de valeur et de raisonnement dans son ensemble au point que son "extraction" entrainerait probablement une modification notable de votre personnalité et constaterez alors ne plus être tout à fait la même personne ! A moins, bien entendu, qu' une éducation totalement hermétique et dogmatique n' ai fait de vous un robot indéfectible à l' image des nombreuses doctrines radicalisées qui façonnent notre paysage humain . Ou peut-être saviez-vous tout cela mais avez-vous fait ce choix peu courageux de garder le silence par peur, mesure de sécurité ... ou intérêt . C 'est pourquoi je ne puis modestement vous donner ici que des éléments hétéroclites contribuant à cette "reconversion". Briser les certitudes serait déjà une première étape satisfaisante !

Aller trop rapidement ne peut mener à un bon résultat . Les cinéphiles qui ont pu suivre les aventures de "NÉO" dans le film "MATRIX" -( premier épisode ...et, soyons clair, uniquement le premier! ) - des frères Andy et larry Wachowski peuvent disposer d' une première approche relative à cet ordre d' idée ( ...à l'éveil de l'être par un stimuli extérieur visant à l'amener sur une phase supérieure de développement ), bien sur imagé dans le film auquel je fais référence . Si vous ne deviez voir qu' un seul film de votre vie, afin de comprendre le phénomène global culturel d'endoctrinement au sein des sociétés humaines, ce sera bien celui-ci ! Le spectateur peut y ressentir le phénomène de cloisonnement et du poids infligés à l'individu en vue de le formater au groupe, à ses codes, à ses croyances, à son mode de fonctionnement. La culture est une prison intellectuelle de laquelle il peut être difficile de s'extraire.

Il est, à mon sens, du devoir pour chacun d' entre nous, d' évaluer et calibrer la sincérité, l' authenticité des dogmes régissant la vie psychique et les rapports sociaux . L' information que j' espère vous transmettre avec la plus grande clarté ne vous donnera rien d' autre qu' un "outil" d' analyse, de compréhension, et d' interprétation de l' actualité afin d' en mieux juger les fondements et les motivations . Ma question est au fond la suivante : Sommes- nous aussi "libre" que le prétendent nos politiques ou les diverses déclarations de droits préparées avec soin par nos aïeuls, souvent au prix du sang ? Bien entendu que nous ne pourrons trancher catégoriquement le litige, le doute profitant toujours à l' accusé ! Mais surtout devrai-je dire que << tout est relatif>>, question de point de vue et du niveau sur lequel vous considérerez votre observation . Ce coup de projecteur ne nous donnera rien d' autre que des indices concordant pour se faire une opinion, évidemment toujours subjective .

Pour le reste, votre quotidien comme de nouvelles lectures plus spécialisées vous mettront sur la voie d' une réponse plus précise, en quelque sorte " votre vérité" ... qui ne concernera cependant que votre personne, au pis aller votre catégorie ou groupe sociale, mais n' engagera ni n' englobera jamais l' ensemble des citoyens - soyons en conscient ! Notre vérité demeure toujours et éternellement étriquée - Le terme "reconversion", évoqué ci dessus a pu vous heurter, ce n' est pas le but de la présente d' en faire l' argumentation (... encore que ? ), sachez simplement qu' il me semble évident que le cerveau humain puisse se "programmer" selon des méthodes équivalentes - mais non identiques - à celles d' un "Ordinateur" et qu' il ne faille pas sous-estimer les points communs de cette analogie puisqu' elle est l' instrument de prédilection par lequel s 'immisce la toile de la manipulation . Mieux encore, l' argumentation principale introduisant ces rouages repose essentiellement sur des arguments, déductions et enchainements "pseudo-logiques" fondés sur des principes naturels. D'où la difficulté d'identifier les mécanismes ainsi que les objets menant à une telle confusion . Mais ces démonstrations, fondées sur des faits prétendus incontestables, et certainement irréfutables en apparence, ne font l' exposé que d' une partie de la réalité en occultant pourtant quelques autres qui ne seraient pas moins exactes ! ...

Si je prétends par exemple que " 1+1= 2 "... j' aurai raison ! Pourtant, si vous veniez ajouter que " 3 - 1= 2 " ... vous auriez de la même façon tout aussi raison ! ... Qui de nous aura le dernier mot si nous nous obstinons à chercher laquelle de ces deux propositions est la plus exacte ??

Ce ne sera certainement plus la logique ou la réalité de nos propos qui trancheront le débat, mais d' autres facteurs naturels coïncidents ou orchestrés dont le concours déterminera un équilibre global des forces (... reste alors à établir lesquelles ?! ) La résultante de cet échange établira un ordre hiérarchique qui sera vraisemblablement fondé dans nos esprits sur les arguments en présence, mais certainement pas sur une vérité irrécusable, puisque nous n' avons fait que présenter deux conceptions concurrentes d' une même réalité . Mais cette polémique de façade, cristallisée sur un volet mathématique dans notre exemple ne fera qu' occulter les composantes connexes et collatérales du sujet et de la situation . Il en va de même pour toutes choses et chaque sujet que nous pourrions examiner . Cette pseudo-démonstration, placée en exergue par son détenteur pour justifier ou stigmatiser les positions respectives et masquer l' ensemble des circonstances environnantes, ne fait que dissimuler une autre réalité qui correspond souvent à un rapport de force . Rien de troublant dans une telle affirmation puisque dame nature, dans sa grande simplicité et générosité, n' offre pas une multitude de mode de règlement des rapports sociaux entre éléments ou individus : Infailliblement, ce sont toujours des paramètres physiques ou corporels qui solutionnent les différents, ... soit par l' intermédiaire de la constitution des êtres, plus rarement l' intimidation physique ... ou pour nos semblables ... l' insuffisance d' esprit de celui qui est en défaut .

10- Élargissons notre point de vue pour revenir au débat institutionnel ... . Le citoyen , clé de voute et probablement "point faible" du système, détiendrait le fondement suprême de la souveraineté par l' exercice de son droit politique élémentaire que représente "le droit de vote" . Cette charge ne peut être acquittée convenablement sans que les agents qui en ont l' exercice soient correctement informés sur les affaires de la "cité" et éduqués sur les notions principales qui entourent le concept démocratique . L' école et les médias, chargés de ces missions, n' y satisfont hélas que de manière incomplète, faute (... entre autre ) de support didactique scolaire sur le sujet dont je tente l' approche . La voie est maintenant ouverte et j' ose espérer que de "vrais auteurs" continueront le travail et la diffusion de cette cruciale discipline ! Ainsi, contre toute attente, cette "spécialité" semble boudée, ignorée par tout le monde comme s' il importait peu que nous soyons informé sur ces questions de la lutte de pouvoir alors qu' elles semblent être le noyau du problème de la vie en collectivité !? ... Étrange ! A moins que cette lacune ne soit volontaire -

Avec les règles institutionnelles devraient logiquement être transmises les "clefs" qui permettent d' en comprendre leur fonctionnement et pratique quotidienne, d' en élucider les petits secrets comme les procédés théoriques qui finiraient par les corrompre ? Je me dis qu'il s'agit de la moindre des choses .

Effectivement, il ne suffit pas de connaitre la liste exhaustive des institutions d'un pays, quelques textes fondamentaux issus de l'armature juridique lâchés pèle-mêle indiquant leur mode fonctionnel pour faire de vous des citoyens "armés" face à des équipes politiques qui ont pour tache, et vocation en période de consultation ( mais pas seulement ! ), d' infléchir vos convictions par un large panel méthodologique comprenant principalement l' usage de sciences de la communication .

Etre "Citoyen" est une "fonction" qui ne s' improvise pas moins que les autres, qui s' apprend et qui donc se transmet; combien d' entre nous sont en mesure de poser correctement les paramètres et les difficultés de cet exercice à la suite de leur formation scolaire ou universitaire initiale ?... Très peu de gens !

N' y aurait-il aucun échappatoire ?... A défaut de présenter une panacée, vous m' accorderez sans doute le mérite de désigner le noyau du problème et quelques nouveaux défis auxquels le genre humain devra faire face pour ce prochain millénaire . Les solutions définitives, parfaites et idéales n' existent certes pas, mais rien n' empêche de rassembler les pistes qui permettront de garantir au mieux la sauvegarde des intérêts du citoyen de base . Nombreux auteurs fournissent des éléments éparses sur la problématique citoyenne; principes dont la synthèse, complexe, longue et difficile permet de répondre et satisfaire partiellement à ces enjeux par la connaissance des théories classiques, mais que de lacunes concernant l' étude de la manipulation du discours et la dérive des procédés décisionnels ou institutionnels dans le cursus scolaire de nos jeunes ... . Aristote, Rousseau, Marx, kant, Hegel, Machiavel, schopenhauer..., bref ! Tous les classiques me semblent en l' occurrence assez pertinents pour la formation politique des masses, mais uniquement dans la mesure où ces écrits ouvrent la voie d' un examen critique quasi scientifique des notions établies . Il peut sembler évident que des populations incultes et illettrées soient particulièrement fragiles face aux mensonges . Tant et si bien qu' il me parait juste d' affirmer que la seule vraie "pauvreté" n' est pas celle des biens matériels ... mais celle de l' esprit !

La seule "Révolution" souhaitable, si chére à l' esprit des auteurs classiques et réformateurs, ne consisterait donc pas en un soulèvement des masses populaires mais dans un bouleversement des mentalités et des croyances serviles !

J ' en reviens à la question politique fondamentale : Le problème réside certainement dans le fait d' une absence de mécanismes collectifs institutionnels, organisés permettant aux citoyens (... non par l' intermédiaire des autorités ou d' une institution confisquée par la propriété privée ) d' échanger entre eux des informations d' un point à l' autre du territoire afin d' être en mesure d' établir une distinction franche entre des actes de gouvernements "normaux ou classiques" et ceux moins habituels qui pourraient correspondre à des tromperies, déviances ou à des actes de manipulations qui dépassent les prérogatives légitimes d' une autorité - D' autres prétendent qu'il faudrait s' en remettre au syndicats ou aux partis politiques, … parfois confisqués, souvent verrouillés ? ...Pourtant, nous le verrons, des solutions existent ! Il n' est pas question non plus de prétendre s' immiscer dans la totalité des attributions gouvernementales puisque certains de ces aspects peuvent par définition échapper à notre compréhension, fractale ainsi que réductrice, notamment ceux relatifs à l' actualité internationale dans l'état actuel des relations entre les peuples et de la maturité des intellects, ni de céder à la psychose en s' égarant vers les tenants ridicules de la thése dite du "complot généralisé" . Observer, discuter, supposer, mettre en garde, exposer des hypothèses me convient tout à fait; ... ceux qui verront plus dans mes écrits seront des affabulateurs !!.... Pour situer notre sujet des domaines politiques qui relèvent et reviennent de fait aux administrés, nous dirons plutôt qu'il existe une série de préoccupations ou les citoyens devraient avoir un droit de regard, contrôle ainsi que d' initiative : les libertés fondamentales, la probité des élus et le refus des dérives comme du totalitarisme . Ce n' est hélas souvent pas le cas et la question se pose également en France comme partout en Europe !

 

11 -Dans un second temps, il est maintenant de mon devoir de formuler quelques remarques préalables qui délimiteront les contours, probablement les limites de mon propos ...

- Précisons en premier lieu que le présent sujet est complexe et se perd non par hasard dans plus d' un milliers de considérations, notamment sur l' origine du désintérêt des citoyens à propos de la "chose publique": L' État et les institutions collectives qui y sont rattachées ne peuvent régler la totalité des problèmes que nous devons affronter ! La politique est trop souvent l' objet d'une confusion qui tend à assimiler l' ensemble des aspects de la vie sociale sur le terrain institutionnel en occultant les autres dimensions que sont la culture , la foi et les principes fonctionnels de l' économie . Il n' est bien surrr pas étonnant qu' en "focalisant" l' attention sur de tels dérivatifs, on voit les espoirs et les volontés de réformes se "cristalliser" uniquement au sein des institutions politiques alors que nombreux problèmes ont pour origine des mécanismes externes à ces facteurs . Cette assimilation, parfois voulue dans le but précis d' occulter un débat , crée une confusion dommageable mettant en exergue des vecteurs hors de cause . Mais encore, la critique que je formule ne s' adresse pas exclusivement au système démocratique;

l' accusation serait dans ce cas exagérée, puisque ces derniers essaient justement d' apporter les réponses institutionnelles liées aux risques du pouvoir... Non ! Mon objectif consiste plutôt à dresser un panel méthodologique théorique applicable à l' ensemble des relations humaines ! ... et je vous met donc en garde contre toute assimilation inopportune .

- D' autre part, faudrait-t il envisager le problème de la manipulation selon un angle que je qualifierai de "citoyen",... du moins m' y m'efforcerai-je . Comment un individu "lambda" peut-il faire la distinction précise entre ce qui est de nature à tromper ou à perturber son jugement et la réalité des faits dans son "petit village" ou "quartier" de campagne ? Comment identifier les vrais responsables des autres protagonistes des décisions et actions politiques ? Il peut arriver, par exemple, qu' un "gouvernement" volontaire et sincère soit mis en échec de manière délibérée par des partenaires sociaux dans l' unique dessein de faire désapprouver une politique qui mettait en péril leurs intérêts, acquis et privilèges "privés", menacés par les actions dudit gouvernement . Comment y voir clair de l' extérieur ? Il n' y a pas de solution miracle, une partie de la réponse résidant probablement dans l' observation ; encore que celle-ci dusse s' exercer de manière pertinente pour discerner les choses intéressantes et faire abstraction des multiples entreprises de désinformation : C' est à dire avec précision, exhaustivité et un certain suivi, ce qui n' est pas forcément à la portée du travailleur pénitent après sa dure journée de labeur . Bref ! Admettons que la "manipulation" ainsi que le "mensonge" font apparaitre une fracture entre l' explication qui justifie ou décrit le contenu comme le processus des faits et la réalité, de même que la matérialité des mécanismes physiques inhérents à ces faits -

Ceci dit, la tache est considérable, et il n' est pas du tout évident que j' y satisfasse correctement dans chacun des points abordés, faute d' espace, du temps nécessaire et de la simplicité qu' implique cet ouvrage d' initiation . L' état d' esprit, le ton du discours seuls m' intéressent ici plus qu' une vaine et rocambolesque démonstration n' aboutissant qu' à faire converger les critiques .

 

12 - Pour parvenir à un tel travail d' analyse, J'aimerai au préalable que nous définissions une ......... Méthode d' Approche Générale s' adaptant plus ou moins à tous les sujets d' étude ( ou domaines d' actualité ) que vous aurez à traiter concernant notre problématique : Certes, il ne s' agit pas non plus d' une panacée - Pour juger d' une question, conviendrait-il au moins d' en maîtriser préalablement un minimum les grandes lignes,notions, composantes et variables . En effet, tout modelé d' interprétation n' est efficient que si le lecteur sait correctement identifier et intégrer les paramètres qui s' y rapportent ) ...

. Le Premier travail consiste dans un relevé des faits ayant provoqués une incidence matérielle et physique sur la structure sociale . Seules les actions matérielles permettent effectivement de faire un tri entre le principal et l' accessoire ou les fausses pistes - Ne doivent donc pas être pris en compte les faits trop isolés ( sauf s' ils impliquent des personnalités de premier plan mêlées à des faits très graves du type homicide, disparition, renversement, éviction, etc... ), ceux symboliques ni les événements qui ne font que remuer "du vent" sans avoir aucune incidence notable ni visible sur le monde physique comme sur les composantes qui le régissent . Cette actualité, puisée au sein d' un large éventail de supports et de sourcefera apparaître, par recoupement sur des schémas d'évolution, un certain nombre de protagonistes, qui devront avoir un lien ou des mobiles logiques concordants avec un sujet ( transitoire ou de fond ), puis avec l' objet stratégique ( ... qui reste encore à définir à ce niveau de l' étude ), faute de n' être que des paravents si aucun thème ne peut se dégager ... .

La difficulté vient donc du fait qu' une actualité isolée ne peut la plupart du temps pas trouver d' explication par elle même; ... il faut la suivre, l' affecter à une suite événementielle antérieure concordante ( au niveau de la thématique ) et ne pas manquer de la rattacher aux agissements ultérieurs qui en seront probablement la conséquence ou plus certainement la suite logique . Cet "ordonnancement- structuration" de l' actualité permet parfois d' élucider et de classer des faits insolites qui ne trouvent pas d' explication satisfaisante à priori . C'est toute la difficulté méthodologique qui tient sa source des méthodes journalistiques actuelles - Il est encore impossible de s'informer d'une seule et unique source - Tout un travail de compilation et recherche s'impose à qui veut comprendre -

Autre considération : Aucun détail ne doit écarté ! Ce qui ne veut pas dire que tous les détails sont importants: Intox oblige - Combien de fois suis-je tombé sur des bribes d' information que je considérai sur le moment comme des broutilles alors qu' elles donnaient en fait la clef pour bien interpréter un sujet majeur - Mieux encore ! Je m' aperçus progressivement qu' il s' agissait d' une réelle méthode de travail journalistique pour vaincre l' obstacle de la censure !! ... . Rien ne doit vous échapper : Il peut s' agir d' un mot, d' une image, d' un nom ou d' une expression qui trahira : .... des commanditaires, l' origine d' un approvisionnement, ... un leader dont on se demande les mobiles de figurer à tel endroit où se déroule une actualité, l' origine des matériels d' une organisation ... comme la marque de fabrication ou l'origine manufacturière sur une image furtive, .... les circuits décisionnels ou institutionnels impliqués, etc ..... .

Nous voilà donc face à un véritable travail d' analyse que l' individu lambda ne peut que très difficilement réaliser ! Et pour cause, des faits qui se donnent l' apparence d' avoir un contenu autonome ne sont souvent que des préalables, justificatifs ou des préparatifs à une opération plus globale dont ils ne sont en réalité que les accessoires ; ..... un peu à l' image de ces épisodes de sabotage commis pendant la seconde guerre mondiale par la résistance pour amoindrir les capacités de réaction des forces de l' axe, préparant en réalité l' opération d' envergure du débarquement prévu pour le 6 juin 1944 . Mais nous ne sommes pas seuls ! Des professionnels peuvent nous aider grâce à leur travaux journalistiques ou théoriques - La quête de l' information semble donc être le premier élément d' importance de notre analyse .

 

. Cette entrée en matière doit permettre de définir les paramètres exhaustifs, au nombre de trois, liés aux faits :

Les "protagonistes" // ..." L' objet stratégique" ( l' enjeu de pouvoir, le sujet ou les intérêts disputés ) //... "Le niveau de problématique" -

...........

Crédité de ces données fondamentales, vous serez non seulement directement en mesure de classer l' exposé des faits étudiés dans la hiérarchie des motivations ( telle que nous la définiront dans le chapitre de la "justification"), mais encore faudra t-il placer les événements sur l' une des trois scènes de l' actualité ( locale / nationale ou internationale ) . Vos conjectures seront-elles dans le vrai ? Rien ne l' indique pour autant ! Mais l' exercice vous initiera néanmoins à la pratique d' une méthode critique, lucide et pragmatique à l' instar de ceux qui fomentent les pages d' une histoire rarement gratuite . Analyser l' information s' avère être un véritable travail à défaut duquel tout jugement reste hasardeux !...

Cette méthode devrait vous apprendre progressivement à mieux cerner les dessous d' une actualité que l' on s' imagine à tort hétéroclite ou décousue . D' une manière concrète, tous les éléments doivent théoriquement être concordants, s'imbriquer et s' expliquer dans un schéma liant les paramètres, les personnes comme les faits . La tache n' est pas des plus faciles, surtout concernant l' actualité internationale où les agissements souterrains des nations ( espionnage, jeu d' influence, alliance, entente économique ou commerciale, etc... ) car les éléments sont bien souvent confus, censurés (?) ou entremêlés . Voici quelques indices permettant de vous aider dans cette tache :

- Les protagonistes - Le but consiste à remonter des individus lambdas aux commanditaires et donc à l' une des forces sociales ou humaines présente sur l' échiquier politique de la scène considérée - Les acteurs ne sont pas forcément affichés dans les tenants directs de l' actualité, il s' agira en fait de remonter des faits à des auteurs potentiels par l' intermédiaire de vos connaissances théoriques de base en matière de structure sociale ( interne ou sur le plan internationale ) . Sinon, seule une recherche difficile auprès d' ouvrages spécialisés ou d' organismes publics vous permettra d' identifier les structures mises en cause - Nombreuses hypothèses peuvent s' échafauder à partir de ce que vous pouvez imaginer comme étant les méthodes et milieux d' action, projets idéologiques -philosophiques & politiques, motivations liées à chacune de ces forces : Fiez-vous à ce que l'on apprend dans les manuels scolaires pour dresser un panorama quasi-exhaustif des factions en présence : Vous obtenez sommairement : La force militaire pure ( ...rare dans les sociétés évoluées ), d' origine de la lutte entre groupuscule et ( ou ) ethnique / La cause religieuse, politique ou idéologique / les Propriétaires terriens / les détenteurs des moyens de production / les pôles financiers, souvent lié aux précédents / les élites scientifiques et intellectuelles ( Nota : la difficulté tient au fait que ces catégories peuvent se mélanger pour constituer une multitude de sous catégories ). Il vous incombera par la suite de placer des noms sur ces entités - N' oubliez jamais que ces différents vecteurs de cohésion s' expriment, quel que soit le niveau de leur expression ( scène locale ou internationale ) uniquement au travers d' une dimension "sectaire" - Ils sont donc le fait d' un nombre limité de personnes, réunies dans une structure hiérarchisée, menée par un ou quelques leaders (officiels, de fait ou dissimulés ) .

Pour divulguer ces origines, l' observateur ne devra pas hésiter à établir des liens par l' étude du milieu et de l' appartenance socio-professionnelle, confessionnelle ou ethnique des personnes impliqués, comme de leur entourage .

Vous constaterez dés ce niveau d' étude à quel point notre société d' information, malgré sa complexité et son apparente profusion, comporte des lacunes, rarement innocentes, pour indiquer aux citoyens les éléments cruciaux concernant sa structure . L' opacité entourant l' organisation des entités hiérarchisées, quelle qu' en soit la nature, nuit à la bonne compréhension des luttes intestines du corps social . ( ......... Il existe pourtant un certain nombre de registres obligatoires intéressant principalement les services administratifs, commerciaux ou judiciaires; qu' en est-il de la transmission de ces informations pour le commun des mortels / Une sorte de "quid", "who' s who" des structures sociales, politiques et économiques transmis à chaque citoyen sur une période

quinquennale ? Voilà un point qui mériterait d' être approfondi afin de conférer aux citoyens des éléments de détermination et de décisions suffisants ) .

Par la suite, il s' agira de dresser les rapports relationnels entre les entités intéressées pour en déduire les modes d' échanges et les conséquences potentielles sur les faits étudiés, en fonction des ambitions respectives et de l' ambiance relationnelle au moment des faits .

- L' objet stratégique - La question à laquelle il faut répondre s' énonce globalement en ces termes : "Quel est l' objet, la chose disputée ?". Une habile conjonction des faits, hypothétiquement liés entre eux, permet souvent d' élucider les véritables enjeux par un examen du changement de situation des ( véritables ) protagonistes - ( suivi de carrière par une étude comparative ), ce qui n' est certes pas toujours observable étant donné l' opacité régnant dans les milieux sensibles en contact avec le pouvoir ... quel qu'en soit la forme, le domaine et le niveau -

Et dire que l' on parlait d' une absence de transparence pour fustiger et qualifier les systèmes soviétiques ! Pour vous aider : Les grands sujets de conflits se résument à quelques variables incontournables :

Les territoires ( zones d' installation des populations ou passages stratégiques ) - les ressources économiques naturelles ainsi que la propriété des richesses ou moyens de production - La place dans la hiérarchie, sociale ou autre / local, nationale ou internationale - L' attribution / distribution des richesses matérielles ou des "objets" de convoitises au sein du groupe social considéré .

Il faut donc inévitablement faire recouper les faits majeurs avec l' une de ces catégories fondamentales .

Le terrain d' expression sur lequel se déroule les échanges relationnels, comme les moyens utilisés pour se livrer à cet échange, préfigurent étroitement le type d' objet dont il est question : En premier lieu, il convient d' observer le milieu, les institutions ou les circuits décisionnels et financiers se rapportant au sujet de l' actualité considérée (...sauf dans les cas de manœuvre ou procédure dilatoire : Dans ce cas, la parodie mise en œuvre devrait trahir d' elle même le subterfuge - gagner du temps, éloigner ou ralentir des procédures ) . Les modes relationnels ( violence, voie judiciaire, milieu des affaires ) évoqués dans les faits trahissent souvent le niveau réel où se situent les liens entre les composantes impliquées; en tout état de cause plus sincèrement que les artefacts servis par les déclarations publiques diffusées par des médias partisans dont l' obligation d' informer, rarement innocente, oblige les journalistes à évoquer l' ensemble des faits, y compris ceux servis pour brouiller les pistes .

- Le niveau de la problématique - Pour terminer, il reste à évaluer le niveau sur lequel ce situe l' actualité considérée ( Local - national ou continental - Planétaire ) . La réponse à cette question n' est pas sans importance ! vous y déterminerez la gravité, les répercutions et les suites de l' actualité considérée : Plus les événements se situent haut dans la pyramide de l' actualité, plus ils méritent diffusion, engagement, réflexion et mobilisation ... sans pour autant négliger les faits mineurs, qui trouvent solution dans une correction de notre pratique quotidienne . Curieusement, ce sont les deux éléments précédents de l' étude qui fixeront la hauteur de ce dernier paramètre . Il faudra tenir compte des milieux impliqués, ... du volume numérique ( humain & matériel ) des structures concernées ... des modes relationnels ... des alliances et accords ( écrits ou tacites ) convenus entre les différentes entités mêlées à l' actualité . Mais encore, devrez-vous observer quels sont les outils conceptuels qui servent à appréhender la problématique sur ce niveau donné, soit dans le but de les fustiger, dénoncer et corriger s' il s' agit d' une manipulation ( déplacement ou substitution des concepts ), soit de les situer plus correctement si certaines notions ont été simplement biaisés . Il ne faut pas négliger que la répétition - ou la généralisation- à l'identique d' une actualité, sur différentes scènes de même niveau, revient à élever le niveau de cette problématique .

 

Ces paramètres élémentaires permettent souvent d' élucider les dessous de l' affaire et révèlent les tentatives de désinformation, organisées pour manipuler l' opinion public par quelques médias de connivence; où d' autres, victimes "innocentes" des machinations tendues par les acteurs de cette scène obscure . Cet éventail méthodologique permet alors de donner matière à une réflexion théorique et subjective d'ensemble sur l'évolution des forces et composantes sociales -

Les conclusions qui naissent de cette analyse ne doivent cependant pas rester "lettre morte" ou devenir un exercice de style sans conséquence ! J' espère que votre objectif consistera simplement à en tirer un profit légitime; celui de la sauvegarde de vos droits fondamentaux, dont le premier consiste à vous procurer les éléments objectifs d' une prise de décision concernant les candidats en lisse lors d' une consultation électorale . A votre niveau citoyen, quels seront les enjeux politiques ?...

1 - Comprendre les bouleversements qui se préparent sur le plan institutionnel, et de mieux saisir l' importance que ces derniers auront dans votre vie quotidienne -( Risque de régression sociale, de crise politique, paralysie ou dérive des institutions ) . En conséquence de ces éléments, il s' agira de décider des actions citoyennes ( pacifistes ) pour afficher vos positions au sein des organismes prévus à cet effet .

2 - Être en mesure de saisir la portée, la dimension ( locale ou globale ) d' une actualité au regard des grandes composantes humaines afin d' anticiper sur un hypothétique point de non retour qui engendre les conflits (militaires ou civils ) et de prendre les décisions salvatrices ou au moins adaptées au regard de ce qui s' annonce, principalement je l' espère, pour désamorcer la crise .

C' est probablement sur le terrain de cette fracture, entre réalité et l' explication proposée des faits, que nous devrons cibler nos recherches . Nous devrons donc avoir à l' esprit chacune de ces considérations tout au long de l' exposé principal sur les "techniques de manipulation".

13 J' ai employé en début de texte le terme de "machiavélique", ce n'est certainement pas un hasard ! Connaissez -vous l 'illustre écrivain et homme politique Italien du XVI siècle qui donna naissance à ce vocable ?

"Niccolo Machiavelli" dit "Machiavel" né à Florence en 1469, perd son poste de diplomate en 1512 quand ses protecteurs sont chassés de Florence Par les Médicis . Il mènera alors une existence pauvre et se consacrera à la composition de ses œuvres dont la plus célèbre, qui seule nous intéresse , s' intitule " LE PRINCE ".

L' œuvre , dédiée à Laurent de Médicis, à vocation d' illustrer et défendre le "pragmatisme politique" . L 'auteur y expose les techniques , les faits, les causes et les facteurs essentiels qui déterminent l' acquisition , la conservation ou la perte du pouvoir . L' ouvrage me semble d' une importance majeure et sert de fondement, de source d' inspiration tout au long de ma prospection . Nous devrons cependant travailler cette "matière première" afin de l' adapter, l' actualiser , la réorganiser et réorienter chaque considération pour la rendre utilisable et compréhensible par un auditoire "citoyen"vivant au sein d' une République Démocratique du troisième millénaire ... .

Les particularités relatives aux données de l' information et de la communication dans le cadre de "mégapoles surpeuplées" nous imposent de revoir modestement une grande partie de l' édifice . Même si ces principes restent inaltérables, l' œuvre de Machiavel semble quelque peu désuet dans la société contemporaine .

14 - Notion de droit constitutionnel & partis politiques -

Avant l' institution et la consécration du régime Républicain , qui peut se résumer comme une procédure institutionnelle "prédéfinissant" les règles de passation du pouvoir par l' arbitrage des citoyens, l 'acquisition et la conservation du pouvoir ont pu faire l'objet de toutes les vilénies que des conspirations et "coups d 'état" permettaient de concrétiser . Le tumulte et le chaos présidaient à l' occasion de ces événements .

La démocratie et les élections qui en sont le corollaire permirent sans aucun doute de pacifier cette phase cruciale de la vie des sociétés et d' enrichir le débat par l' échange d' idée qui y précède . L 'ensemble des sociétés humaines "modernes" semblent définitivement s' orienter vers cette forme d' organisation du pouvoir avec des nuances qui entourent précisément la forme de l' Exécutif; en laissant parfois, comble de l' ironie, face à un "parlement" élu par le peuple, un "Exécutif" qui conserve une tradition et une aspiration monarchique . ( Monarchie parlementaire en Grande Bretagne ). Voilà, me direz vous, qui clôt définitivement le débat sur la question qui mous intéresse, puisque des règles institutionnelles régissent le cadre juridique de la transmission du pouvoir !? ... Pourtant il n' en est rien ! Il reste très difficile de codifier les rapports humains . Réglementer permet tout au plus de définir un cadre mais certainement pas d' éluder la relation humaine .

La démocratie peut dès lors être considérée plus simplement comme un transfert de "légitimité" qui passa de "Dieu" dans le système féodal au "Peuple" dans les régimes dits "républicains"; le niveau intellectuel "moyen" des populations"gouvernées"ne pouvant plus se satisfaire de la plus ancienne source de légitimité, ni du modèle institutionnel qui en était la conséquence à l' époque ou survinrent les événements responsables de ce bouleversement ( Fin XVIIIE° ) .

Cette dernière remarque attire mon attention : ... Nous venons peut- être ici d' évoquer deux paramètres cruciaux entourant la notion de pouvoir sur lesquels il nous faudra inévitablement revenir : Le "niveau moyen de connaissance des masses" auquel se juxtapose une "Source de Légitimité" qui en est le corollaire. Ces éléments déterminent probablement l' essentiel des considérations institutionnelles de la gestion des sociétés . L' homme vivant en société s' est donc doté d' un schéma institutionnel qui avait vocation de rationaliser les modes de passation du pouvoir et s' imagina naïvement que cette "panacée" viendrait supprimer les lois naturelles

d' établissement des liens sociaux ainsi que les "perversions" congénitales liées à sa nature animale . Mais il n' en fut rien ! Le "combat" n' a fait que se déplacer et prendre des formes plus sournoises : Ce sont les "armes" et les méthodes qui ont changé, pas la réalité qui s' y dissimule . A tout seigneur, tout honneur !...

Notre responsabilité citoyenne en serait d' autant plus grande, ainsi que notre rôle revalorisé ! Comprenez par ailleurs que le but et la perspective finale du combat politique n' a guère changé au sein de la société moderne : Accéder au fonction, Légitimer le pouvoir et Conserver les mandats institutionnels dont il est fait acquisition .

Sur ce sujet, permettez moi quelques digressions afin de dresser un portrait rapide des institutions politiques Françaises qui illustrent parfaitement le modèle Républicain en Europe :Notre droit est régit par des normes dites supérieures qui en définissent l' armature .

Ce "squelette" juridique concernant les institutions politiques est dénommé sous le vocable de "Constitution". On ne peut évoquer ce mot sans donner quelques notions sur son fondement :

Le " Constitutionnalisme" : (Extrait et notions extraites du livre<< droit constitutionnel >> de Pierre Pactet & FM Soucramanian, chez Armand colin -"...

"... Le constitutionnalisme désigne le mouvement qui est apparu au siècle des lumières, et qui s' est efforcé, d' ailleurs avec succès, de substituer aux coutumes existantes, souvent vagues et imprécises et qui laissaient de très grandes possibilités d' action discrétionnaires aux souverains, des constitutions écrites conçues comme devant limiter l' absolutisme et parfois le despotisme des pouvoirs monarchiques . Les libéraux ont donc demandé que les modes de dévolution et l' exercice du pouvoir politique soient fixés une fois pour toute par une charte fondamentale servant de

règle du jeu . Et en effet, par son existence même, la constitution, entendue au sens formel, s' oppose à l' arbitraire en ce qu' elle définit un état de droit où n' est possible que ce qui est conforme aux règles qu' elle pose ..."

... La constitution règle les rapports entre gouvernants et gouvernés, définit l' organisation des différents pouvoirs, mais encore, elle garantit des droits citoyens généraux et impersonnels qui s' imposent à toutes les composantes sociales et qu'aucunes lois ou règlement ne peut contrevenir - ( Définition dictionnaire -" hachette": ... Ensemble des lois fondamentales qui déterminent la forme de gouvernement d' un État... ) - Il est institué un "gardien" de ces valeurs supra-législatives, le conseil constitutionnel qui en assure le respect dans la limite des cas de "saisine" et des prérogatives qui lui sont accordées . La plupart des états instituant un contrôle de conformité à la constitution ont progressivement élaboré une notion de "Bloc de constitutionnalité" qui excède le texte de la constitution proprement dite . En effet, les tribunaux compétents y intègrent un ensemble de valeur auxquelles le texte principal fait référence implicitement dans son préambule ou certains apports de la coutume (place modeste) et de la jurisprudence (...interprétation du droit et des lois par un tribunal ) . Par exemple, concernant la référence implicite contenue dans le préambule de la constitution du 4 octobre 1958 -( L' actuelle cinquième République Française )- Il est accordé "valeur constitutionnelle" aux principes fondamentaux reconnus par les lois de la République - L' instance constitutionnelle s' est donc donné l' ambition d' indiquer quels étaient ces principes et de leur donner un contenu ...>> .

Ainsi le bloc de constitutionnalité s' étend aujourd' hui, non seulement au texte principal de la cinquième

République, mais encore au "préambule de la constitution de 1946 auquel s' ajoute la célèbre "Déclaration des droits de l' homme et du citoyen" datant de 1789 ..." .

En respect de ces prescriptions fondamentale et selon un principe dit de la" séparation des pouvoirs", qui possède lui même une valeur constitutionnelle, il est établi trois ensembles fonctionnels, trois corps administratifsdont les attributions "autonomes"les unes vis- à- vis des autres (... symbolisant l' effectivité de leur indépendance ) garantissent théoriquement un fonctionnement équilibré et pondéré qui protègent les citoyens des dérives et abus encourus par le regroupement de ces trois "forces".

1 -Le premier élément de cette "triade" est incarné par le "parlement" ( En France : Assemblée nationale + Sénat ) qui représente la base citoyenne et de ce fait l' élément démocratique rattachant la population au corps politique par des consultations électorales périodiques . Ses attributions principales consistent à concevoir la loi , contrôler l' action du " gouvernement" et de préparer le "budget"de l' état .

2 -Le second élément de "l' édifice" est représenté par l' organe dit "Exécutif" qui se voit attribué les fonctions d 'application de la loi et du programme décidé par le parlement - souvent issu de la "majorité" parlementaire, le "gouvernement" dépasse de fait ce cadre pour imprimer l' orientation générale dans la direction des affaires politiques et institutionnelles .

3- Le troisième organe est constitué par le pouvoir Judiciaire qui à la charge de rendre la justice

( Dire le droit ) afin de faire respecter les Lois et les droits de chacun et de trancher les litiges entre individus .

Il est une tradition de consacrer les médias comme représentant un "quatrième pouvoir"non institutionnalisé, bien que protégé par des dispositions constitutionnelles .

En outre, il est impossible de dresser un panorama complet du paysage décisionnel sans parler des ................ " Partis politiques ": Max Weber ( 1864 - 1920 / économiste et sociologiste Allemand ) les définit de façon assez large ; selon lui <... on doit entendre par partis des "sociations" ( relation sociale fondée sur un compromis d' intérêt ou sur une coordination d' intérêts et motivée rationnellement ) reposant sur un engagement libre ayant pour but de procurer à leurs chefs le pouvoir au sein d' un groupement et à leurs militants actifs des chances- idéales ou matérielles- de poursuivre des buts objectifs, d' obtenir des avantages personnels, ou de réaliser les deux ensemble ...> .

Quatre critères généraux doivent être réunis pour qu' on puisse parler de parti politique - Définition de Palombara & weiner : 1- Une organisation durable, qui se prolonge au delà des fondateurs; 2- Une organisation complète, de

l' échelon local à l' échelon national ; 3- L' objectif doit être la conquête du pouvoir; 4- Le moyen de cette conquête doit être la recherche du soutien populaire .

L' article 4 de la constitution Française confère aux partis politiques une existence constitutionnelle :

<< Les partis et groupements politiques concourent à l' expression du suffrage . Ils se forment et exercent leur activité librement . Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie >> . On peut compléter cette information par un Extrait bibliographique du livre "La constitution de la Véme République de Françoise Martinetti chez Librio : "... En tant que démocratie pluraliste, la République Française applique les principes de liberté d' expression et d' association qui permettent à toutes les tendances politiques de solliciter les suffrages des Français lors des différentes consultations électorales .

Cette disposition constitutionnelle marque une rupture avec la pratique de la quatrième République où les partis déterminaient la politique nationale en faisant et défaisant les gouvernements . Groupement caractérisé par un certain nombre de militants et de responsables au sein d' une hiérarchie, par l' existence d' un groupe parlementaire,... , un parti politique rassemble les propositions qu' il souhaite appliquer après son sucés aux élections dans un programme . Il fait connaitre ses idées par des interventions dans les médias, par l' affichage, en tenant des réunions publiques et par la distribution de tracts...>

Pour résumer, je dirai à priori que le "parti" fait office de "lien" entre les institutions et le citoyen . Mais voilà, cette vision théorique occulte une réalité bien moins reluisante - D' une part celle de la puissance, de la main mise de ces structures sur l' audimat politique, mais encore celle des liens qu' ils entretiennent avec les "puissances financières", quelle que soit l' origine et les formes de cette entente, pour assurer leur activité, existence et leur survie .

Pour commencer, nous devons nous étonner de l' étonnante absence de volonté de réglementer plus précisément les processus relatifs à cette source démocratique que représente l' organisme politique (... issue de la libre association des hommes dans une structure commune hiérarchisée ) car c' est probablement au travers de celui-ci, ( le parti ! ) et du flou qui l' entoure, que rejailliront, si ce n' est pas déjà fait, les perversions dont se prémunit le système en amont par un dispositif complexe de Lois : L' organisation, la structure, le financement, le fonctionnement mais aussi la désignation des leaders obéissent à des règles statutaires calquées sur le modèle "associatif"; autant dire que cette confortable marge de manœuvre permet de souvent faire des partis politiques des "objets personnels" au bénéfice quasi exclusif de leur créateur, en fonction évidemment des connivences et de la puissance de leurs alliés .

Certes, l' arbitrage échoit finalement aux populations puisqu' elles demeurent libres d' adhérer ou non aux programmes formulés et il ne s' agit pas non plus de juger sur le fond, car la réalité est ainsi faite qu' il serait illusoire d' échapper à la composition fractale ou pyramidale des sociétés humaines; mais l' absence totale de règles, au niveau constitutionnel, régissant ces structures élémentaires de la vie démocratique ( sur la désignation des cadres ) peut finalement s' ériger en obstacle à l' expression de la volonté générale .

Fort heureusement, parallèlement à cet handicap, le principe constitutionnel édictant la liberté de création des organisations compense cette lacune en octroyant la même possibilité à l' ensemble des protagonistes ... à condition qu' ils disposent d' une puissance au moins équivalente, faute de quoi, comme c' est souvent le cas, les plus modestes se verront relégués un rôle de "figuration". Nous avons là les principaux vices de notre système politique : ... Il y a bien, quoi qu' on en dise, un problème d' égalité des chances entre les organisations, et sur un niveau interne à l' organisation, une difficulté d' accès et d' élévation dans la pyramide hiérarchique des organisations en fonction de la proximité des candidats à cette promotion aux membres principaux de la structure ; ascension répondant souvent au principe de "cooptation" . Ajouter à cela le problème de la puissance médiatique et financière de l' organisation,... qui transforme les partis en " Machine électorale", vous comprendrez dés lors que l' expression politique souffre quelque peu d' un vice congénital lié à son cadre d' expression .

Mais encore, le présent constat m' inspire la remarque suivante - Au regard de son architecture réglementaire

et de l' environnement fonctionnel ( social et matériel ), le débat politique semble retracer plus fidèlement une confrontation des forces capables de se cristalliser derrière une entité structurée, inexorablement entrainée par des logiques parasitaires ( financières, de continuité et de subordination ) plutôt que de matérialiser une volonté citoyenne globale fondée sur des considérations purement intellectuelles, philosophiques ou des préoccupations métaphysiques désintéressées : C' est la place exorbitante des groupe de pression et des lobbies aujourd' hui constatée dans la sphère politique . Comprenez bien mon propos : Mon intention consiste simplement à situer la position du rapport de force issu d' un contexte global dicté par un cadre normatif théorique - Il appartient, rétorqueront les médisants, aux masses populaires de s' unir au sein de leur propre organisation pour contrebalancer les forces en présence .

C' est exact ! Pourquoi me direz-vous, en pratique, l' équilibre des forces tend à prouver que ce contre-pouvoir reste inefficace ou dérisoire dans la majorité des hypothèses ? Cette troublante interrogation trouve sa réponse dans la transversale des chapitres qui suivent cette introduction . Succinctement on pourrait dire ceci ...

J' entrevois une explication simple ( peut-être même simpliste diront les plus critiques ) et logique à cet échec récurrent des forces sociales d' opposition : hostiles à la structure sociale existante et aux entités de pouvoir placées à la tête de la collectivité, ces organisations de contre-pouvoir, étant donnée leur vocation et ambition affichée de réforme, ne peuvent réunir que des personnes elles-même exclus du système, donc forcément démunies, intégrées de grès ou de "force" dans des structures d' encadrement des populations, désœuvrées ou en marge de la société ( Justement celles contre lesquelles la structure se protège inlassablement en les maintenant dans une position de faiblesse relative ) mais logiquement pas celles pouvant réunir ou apporter les moyens matériels, ainsi que financiers, ni les structures et encore moins les connivences nécessaires à la réussite d' une telle entreprise ( ?! ) . Pour l' heure, cet état de fait ne peut être changé; quoi que nous puissions en penser, réjouissons-nous des avancées démocratiques consacrées essentiellement par le suffrage, la protection et les garanties entourant les libertés individuelles dont les principales sont la liberté d' entreprise et l' égalité d' expression, même relative - Apprenons aujourd' hui à reconnaître "ce qui est" pour parvenir un jour prochain à dépasser ces contradictions grâce à des mécanismes d' inspiration citoyenne .

 

15 Voilà pour l' aspect théorique - Ces connaissances fondamentales et observations personnelles méritaient quelques lignes afin que le dialogue soit parfaitement clair lorsque nous aborderons l' aspect pratique ... et surtout critique . Malgré la protection que confère cet édifice, il n' est donc pas exclu que certains agents du débat démocratique soient tentés de perturber, influencer ou orienter les débats comme les actions gouvernementales par diverses techniques pré- ou post- électorales afin de "canaliser" la sympathie, l' opinion public ou les intentions de vote en leur faveur . Admettez que le cas de figure ou les "protagonistes" se contenteraient d' élaborer un programme politique pour en faire une banale publicité lors des "campagnes électorales" aurait quelque chose d' utopique dans un monde où il s' avère que "l' innocence" n 'a pas cours ! ?... Admettons encore que l' implication dans les rouages du pouvoir n' est pas non plus seulement le fruit d' une vocation "sacerdotale" mais que sa pratique est encore entourée de privilèges financiers, relationnels et statutaires qui peuvent faire l' objet de certaines convoitises ... .

Prenons l' exemple simpliste des "traitements" (salaires) et avantages "matériels ou promotionnels" liés aux postes des hauts fonctionnaires, les "Rentes viagères" allouées aux dépositaires des plus hauts mandats de la magistrature politique - Ah! vous ne saviez pas ? ... les nominations emplois discrétionnaires concédées aux autorités ministérielles; n' oublions pas non plus les énormes contrats faisant appel aux deniers publics pour la réalisation de grands travaux de construction, entretien et services en coopération avec l' administration (... qui causèrent tant de scandale au travers de certaines affaires judiciaires dont les journaux firent les gros titres sous l' appellation. "financement occulte des partis politiques" ) : La politique peut aussi être une affaire de "gros sous"! ...

Ne soyons pas non plus trop sévère, l' engagement politique ne correspond pas seulement à une recherche du gain matériel, il représente aussi un engagement pour des idéaux et la volonté de construire une société qui assure le meilleur pour chacun d' entre nous . Les hommes et les femmes de conviction existent encore ! Le débat social est, au moins théoriquement ouvert à tous, selon des niveaux et des implications différentes . Il est le terrain de rencontre des opinions pour déterminer les choix et les orientations pour le collectif . En revanche, ceux qui s' en détournent prennent le risque d' être exclus et de subir la "sanction dite du" siège vide" ... car les absents ont toujours tort .

Plus d' une fois les peuples ont été trompé par des représentants qui se sont montrés "indignes" des mandats dont ils avaient la charge . Cette seule observation justifie, à mon sens, cette "analyse critique" et conforte le réflexe citoyen de "méfiance" vis-à-vis des milieux dirigeants . Les nombreuses questions soulevées par le domaine politique m' imposeront par ailleurs d' avoir une approche pluridisciplinaire, aussi devrai-je parcourir divers registres afin de trouver quelques réponses à nos interrogations . C' est probablement en conséquence de cette impératif que ma réflexion s' orientera successivement vers quatre axes principaux disséminés dans trois parties composant le texte de cet ouvrage : ( Seules les deux premières figurent dans la présente ) -

1 -Le propos principal consiste à faire l' exposé des diverses méthodes et stratégies théoriques de pouvoir potentiellement utilisables par les acteurs du " jeu social" (... politique ou autre ! ) . Techniques dont le concours aurait pour but et conséquence de confisquer les modes d' expression démocratiques ou les contre-pouvoirs et de restreindre les libertés individuelles concédées par les textes fondamentaux .

2 -Énoncé d' une théorie sociologique de l' établissement, de l' évolution et de l' adaptation du pouvoir politique à la société civile ( chapitre de la justification ... sous forme de "postulats" ) .

.........................

- (... Dans la prochaine réflexion...) :

... 3 -Une réflexion sur les possibilités et les moyens institutionnels d' améliorer les procédés démocratiques et ainsi de contribuer à une homogénéisation progressive de la civilisation au niveau planétaire, étape incontournable du développement du genre et de la pensée humaine . ( NOTA : ... extrait en fin d' ouvrage )

... 4 - Présentation d' un JEU DE SOCIÉTÉ ( Concept du " LIVRE - JEU" ) mettant en application de manière subjective les concepts fondateurs de mon idéologie afin de permettre à chacun de vivre, le temps d' un divertissement, la dynamique évolutive des processus décrits dans cet exposé - Non fourni avec ce texte -

 

Le texte principale, regroupé dans la seconde partie, sera consacrée aux stratégies de subordination et

s 'articule autour de trois titres et sept chapitres -En voici un sommaire : - cf détail en fin de texte -

.......................

 

Titre I - Créer une sphère d' influence .

Chapitre I - L' image politique et les qualités du leader / La structure de l' organisation.

Chapitre II - Le fondement moral de l' autorité - La justification des actes quotidiens formulés par l' entité directrice .

Titre II - Développer la sphère d' influence .

Chapitre I - Les savoir-faire du prince .

( Technique de communication, la diplomatie )

Chapitre II - Imposer le développement par la force directe ou subtile

( Tactique, Stratégie, Les liens de dépendance )

 

Titre III - Protéger, consolider la sphère d' influence .

Chapitre I - Influence et maîtrise des données de l' information .

Chapitre II - La division des composantes subalternes .

Chapitre III - Canaliser, contenir la progression, prévenir les soulèvements spontanés des composantes subalternes.

 

..................... Important :

Nota : Le manuel du pouvoir, en plus de sa vocation initiatique, doit aussi être un ouvrage "pratique".

Il est accompagné d' un sommaire détaillé permettant de le revisiter sur une perspective ou un objectif ciblé . Il est censé être l'auxiliaire méthodologique de l'homme de pouvoir . Le lecteur doit donc pouvoir l' aborder spécifiquement pour y puiser des idées pratiques, élaborer ses stratégies en fonction des paramètres tenant à sa situation .

.....................

Les éléments de cet exposé ne possèdent pas de frontière "réelle" entre les différentes parties qui la compose, La création de cette nomenclature n' a pour seul fonction que d' en éclaircir la présentation comme l' approche au travers de thèmes principaux . Il relève de votre travail personnel d' essayer d' en combiner quelques-uns qui se prêtent volontiers à ce type d' exercice : Justification , Dissimulation et prévention ... mais vous constaterez rapidement que la plupart des notions sont transversales . Pour le reste, je laisse libre cours à votre imagination, que je sais débordante, pour deviner ce qui peut résulter des liens et connexions entre les procédés .

Quel nouvel homme deviendrez-vous en possession d' un tel savoir ?

Je vous propose un formidable voyage dans "le secret des Dieux" - Levons le" voile" sur les diverses techniques

d' orientation, de contrainte subtile et de sujétion qui permettraient à des autorités mal-intentionnées, à quelque niveau ou domaine que ce soit, d' une part d' écarter le pouvoir de la dissidence et d' autre part d' influencer, orienter lavolontédes personnes placées sous leur contrôle ... ce qui, précisons le clairement, n' est pas la règle !

Pas de précipitation ! Le concept de manipulation possède en quelque sorte de multiples-facette ! Il peut revêtir plusieurs formes et apparences... mon exposé ne peut être exhaustif et n' en présente qu' une partie pouvant principalement être associée à des institutions économiques, sociales ou politiques .

Lors de cet examen, je devrai déplacer le point de vue de mes considérations pour tantôt l' envisager sous l' angle de l' instigateur, tantôt sous celui des masses populaires, victimes, objet des manipulations . Je vous imposerai donc l' exercice original de me suivre dans mes déplacements et de passer de l' un à l' autre en appréciant les différents aspects que suscite la question . ... Voici donc le sens, l' objet de mes interrogations,... les réponses que j' y apporte ... .

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SECONDE PARTIE : - "méthodologie des pouvoirs subtils"-

 

Il a bien fallu que je me décide sur la structure par laquelle j' aborderai mon sujet . J' ai d' ailleurs longtemps hésité, préférant dans un premier temps les vertus d' un accès simple par des principes jetés pelé-mêle, puis, basculant dans un second temps sur une énonciation thématique, je me pris ensuite au jeu de vous les présenter en fonction des grands paramètres régissant la matière mais je m' aperçus rapidement que quelque chose n' allait pas !... Il me manquait un facteur d' enchainement permettant de passer d' un sujet au suivant .

Je voulais être plus précis, rigoureux et consciencieux . Finalement, j' optais pour une approche fondée sur la logique d' éclosion de l' entité de pouvoir ; cette approche chronologique me paraissait la plus susceptible de cadrer la dynamique par laquelle vous vivrez le phénomène, par l' esprit ou dans la pratique .

- Dans un premier temps, il vous faudra créer un processus convergent, liant la dimension psychologique, matérielle et organique de manière à vous placer sur le terrain des forces collectives ou politiques, quelles qu' en soient les formes et les moyens d' expression .

- Ensuite, il s' agira de vous enseigner les stratégies permettant de développer votre domaine d' influence et de faire en sorte que votre mouvement acquiert progressivement une inertie humaine, comme matérielle, capable de rivaliser avec les entités en lice sur la scène du pouvoir .

- Pour finir, mais ce ne sera pas le moindre travail, il me restera à vous communiquer quelques-uns des stratagèmes qui permettent aux princes de conforter et consolider leur sphère d' influence . Nous en auront ensuite terminé avec la seconde partie et je terminerai mon propos par l' idée que je me fais d' une évolution des procédés Démocratiques en vue de leur redonner l' efficience perdue par deux siècles de pratiques et d' outrages occasionnés par nos velléitaires entreprises sociétaires . ( ... Ce dernier point ne vous sera proposé ici que sous forme d' Extrait . )

 

 

TITRE I : - CRÉER UNE SPHÈRE D' INFLUENCE-

 

 

16 Cette première étape correspond à la naissance d' une noyau politique et humain centré sur votre personne . Nous partirons donc de l' hypothèse d' école d 'un prince souhaitant élaborer une organisation qui aura les caractères et l' apparence d' une structure ouverte sur les individus qui y sont soumis mais dont la réalité lui confère un contrôle quasi-omnipotent . A votre charge d' en tirer des profits éventuels pour vos réalisations ou d' élaborer une réflexion critique sur les microcosmes dans lesquels vous évoluez .

Au préalable devrais-je fixer les objectifs de cette œuvrecar rien ne servirait de débattre de tout ceci alors que nous n' aurions aucun intérêt d' en comprendre les mécanismes . Il en est plusieurs : Que vous soyez simple citoyen ... pour judicieusement choisir vos dirigeants ou que vous occupiez un poste de responsabilité ... pour reconnaître les qualités qui font de bons collaborateurs, ... mais surtout afin de mieux réaliser la portée comme le sens des actions entreprises par vos dignitaires,... ainsi que déjouer les pièges et abus commis dans l' exercice de ces prérogatives - En tout état de cause, cet écrit ne possède de valeur qu' en tant "qu' auxiliaire d' interprétation", évidemment centré sur votre personne . L' objet et noyau de ce cours théorique, c' est vous - Administrateur ou administré ! Quelle que soit votre place dans la structure sociale, vous devrez apprendre à discerner en vous les qualités d' un meneur ou reconnaitre celui qui sera au mieux susceptible de représenter vos intérêts dans la perspective d' union politique que créent inlassablement les hommes .

Revenons à notre sujet - Comment lancer votre action ? Vous devez imprimer un mouvement initial dont le poids des éléments prendront une inertie exponentielle, cela même en absence de votre intervention directe, car les pouvoirs les plus subtils sont ceux construits à distance par des mécanismes d' auto-conservation et faisant intervenir en priorité des composantes psychologiques et organiques déconcentrés qui n' ont pas l' apparence d' instrument de subordination . Les dogmes concourent souvent à une telle entreprise . En faisant appel à des référence suprasensibles, spirituelles ou idéologiques, ils effacent ou occultent la référence au "leader" et renvoie directement à une entité abstraite, qui devra rapidement être considérée comme "supérieure".

Cet intermédiaire, souvent mystifié, endosse et assure idéalement la pluralité des fonctions inhérentes à la relation de sujétion; les organes de pouvoir dont vous assurerez la direction ne seront plus alors ressentis comme une contrainte mais de manière évidente en tant que vecteur d' expression de la croyance partagée . La conviction peut se déplacer sur une multitude de terrains adjacents, ne soyez pas convaincu d' y trouver que des croyances spirituelles ou religieuses . Le concept "politique" peut très bien assurer cette même ambition .

... Voilà pourquoi je décide de débuter mon enseignement par deux chapitres cruciaux :

Les qualités du leader, la "structuration de l' organisation" (chapitre I )... et La "légitimité" (chapitre II)

 

 

 

CHAPITRE I :

L' IMAGE POLITIQUE ET LES QUALITÉS DU "LEADER" ,

LA STRUCTURE DE L' ORGANISATION .

 

Machiavel traite cette question dans son chapitre XXI, XXII intitulé "Comment un prince doit se comporter pour acquérir de l' estime", " Des ministres d' un prince ". Le sujet n' est pas sans importance puisque ce n' est qu 'au travers de l' organisation, instrument d' expression du pouvoir, que vous pourrez exprimer les prérogatives de l' autorité qui vous est dévolue .

Que cette organisation soit soumise, comme efficace et il vous sera possible de régner dans les meilleures conditions . Dans le cas contraire, si elle s' avère mal édifiée ou structurée, si vous êtes mal épaulé, voire trahi par ceux en qui vous avez accordé une confiance aveugle et inconsidérée, vous chuteriez alors immanquablement et lamentablement en conséquence de ce mal incurable . Ce chapitre élémentaire vous permettra de reconnaître en vous les qualités qui font les grands hommes, non pas que leur défaut signifierait votre incompétence définitive en la matière, mais au moins devriez-vous différer les projets trop hâtifs ou prématurés qui vous mèneraient à l' échec . Un bon apprentissage vaut mieux qu' un mauvais revers et si la personne du leader détermine un aspect crucial de cette réussite, la composition, la structure de l' organisation décidera de l' efficience de vos actes . Préalable à votre entrée dans le monde du pouvoir, une bonne maîtrise des données de ce chapitre, certes probablement après quelques études complémentaires, vous transformera en cette homme dont vous avez peut-être secrètement toujours rêvé .

De fait, votre force sera matérialisée par trois pôles représentant la façade du pouvoir :

...... Le Leader charismatique,... les structures, ... le milieu relationnel .

 

Section I - Le LEADER -

 

§1 - Développer une image charismatique et populaire -

 

17 - Accéder au trône n' est certainement pas le dessein le plus complexe auquel une organisation bien structurée et orientée dans cette objectif exclusif devra faire face; conserver cet attribut est une autre affaire qui demande bien plus de dextérité ! Une fois parvenu au sommet de la structure sociale, ... vous serez désormais seul contre nombre de menaces et sollicitations !

L' interaction comme l' opposition permanente entre les composantes sociales et la lutte incessante dont ce jeu peut être l' objet impose au "Prince" de mener une politique d' observation de l' ensemble des entités sous contrôle - L' objectif étant de contenir les rivaux, étouffer les velléités déstabilisatrices ou sécessionnistes, freiner la progression des puissances pouvant faire concurrence à son autorité et surtout, développer votre domaine, certainement au détriment de ceux adverses, mais là n' est plus le problème; nous allons désormais et devrons rapidement dépasser l' aspect éthique de cette question .

J' espère parvenir prochainement à vous faire partager mon sentiment selon lequel les détenteurs du pouvoir occupent une place dont ils ne peuvent maîtriser l' ensemble des paramètres; cette réussite étant en l'occurrence liée à quelques processus immanents qui seront exposés dans le chapitre qui suit. Ces règles dont l' inobservation ou le défaut ne peuvent mener qu'à l' échec . Il vous faudra en saisir les grandes lignes, au moins dans "l' esprit" ( car la transcription d' un principe ne permet que d' en effleurer la réalité ) pour ne rien construire dans votre stratégie qui les contredise . Parallèlement à ces premières causes figurent une série de paramètres endogènes à la personne du monarque : Les grands de ce monde possèdent souvent des traits exacerbés contribuant au succès de leur carrière, comme une ambition démesurée ou une détermination sans limite, mais l' exagération de ces qualités peut s' avérer être ou se transformer rapidement en un défaut qui causera la perte de ces illustres après avoir été l' instrument de leur réussite .

Sortiront glorieux de cette épreuve ceux qui savent établir le compromis entre ces extrêmes pernicieux !

Délire mégalomane, ambition débridée, l' arrivisme s' exprimant par la cruauté, un orgueil démesuré, peuvent ainsi mener à la rencontre de forces qui causeront la ruine du royaume parce que le "prince" n' a pas su observer et comprendre la place occupée par les entités en confrontation dans le processus de développement des forces psychiques ou matérielles .

Il est vital de discerner l' utile du fantasme mégalomane et refréner ces instincts pervers par la connaissance des phénomènes globaux auxquels le pouvoir politique peut être confronté . Ce sera la mission de cet écrit que d' éclairer ces mystères et parfaire vos acquis en la matière .

Être capable de percevoir suffisamment tôt l' émergence de ces forces déstabilisatrices peut sauver votre règne . Surtout face à quelques menaces rédhibitoires - Il peut donc parfois être judicieux, et même salutaire, de reculer le terme de votre déchéance en concédant une partie du "fief", voire de renoncer à la prétention d' une acquisition territoriale, des plus facile en apparence, alors que cette dernière contient les germes d' une force transitoire ou relai qui pourrait contaminer la totalité du domaine et causer votre perte dans un avenir proche .

Respecter ces recommandations doit contribuer à faire de vous un administrateur incontestable . Il me suffit pour commencer d' évoquer les conditions de votre accès au "trône" et le début du règne :

L' imagination populaire garde effectivement en mémoire la moindre de vos tares ou faiblesses; chacun de vos actes laissant une trace indélébile imprimée dès les premiers instants de l' accès à la vie publique et il en est souvent de même concernant les dernières étapes avant l' accès au pouvoir . Combien de princes et Empereurs ont pu voir leur nom associé aux plus sarcastiques sobriquets pour n' avoir pas su respecter les plus élémentaires de ces prescriptions ... .

J' entends à juste titre murmurer l' exemple des derniers rois mérovingiens dits "Rois fainéants" parce qu' ils laissèrent les maires du palais gouverner à leur place .

Qui serait mieux placé que l' auteur du "Prince" pour nous prodiguer ces premiers conseils ? ...

Notez bien, en premier lieu, que je n' ai pas la prétention de donner un sens ou un contenu au texte de ce prédécesseur, surtout en cette matière sur laquelle je débute en comparaison du maître .

Ces allégations n' engagent que moi ! ... Prenez garde de ne pas associer trop étroitement mes références bibliographique, à l' esprit ni aux interprétations que j' y attache mais de les considérer uniquement comme un renvoi destiné à ceux qui souhaitent approfondir chaque notion .

- << ... Rien ne procure autant d' estime à un prince qu' accomplir de grandes entreprises et donner de soi des exemples rares et mémorables... . >> ( Machiavel ) .

L' intronisation impose au "souverain"de se faire au moins provisoirement bien voir des foules et c' est sans peine que les plus grands bourreaux de l' histoire ont de tout temps su créer un courant de satisfaction ou sympathie avant de se livrer aux plus sordides jeux cabalistiques de la scène du pouvoir . Quelques cadeaux parcimonieux, concessions ou promotions pour corrompre ou satisfaire les élites et les opposants les plus puissants; quelques amnisties, fêtes, jeux, édifices, lois de réformes et services publiques ou religieux pour contenter les masses; quelques conquêtes ou alliances politiques profitables pour la stabilité et la postérité du royaume : Vous voilà désormais érigé au rang des "grands ( cœur ? ) de ce monde", la "coqueluche" des soirées mondaines . Défaire un "ennemi" ( choisi sur mesure pour ne pas y perdre inutilement trop de force ! Car il ne s' agit finalement que d' une démonstration.../ cf chap 8 - "la démonstration usurpée") vous offre par exemple une occasion inestimable de constituer une armée aguerrie, de s' imposer à l' esprit de tous comme un meneur incontestable et de s' illustrer au travers d' un prestige guerrier, à l' image de ces ancêtres Romains rentrant victorieux et faisant édifier des monuments ( Arc de triomphe ) en l' honneur et mémoire de leurs victoires .

- La première des qualités consiste justement en quelque chose qui ne peut ni s' acheter ni se conquérir, rarement se travailler : Il s' agit de "l' AURA" . Cette influence mystérieuse, pouvoir immatériel qui rayonne autour de la personne, sorte de capacité à subjuguer ou permettant de capter l' attention, d' annihiler la volonté d' autrui, qui se constate dés l' âge de raison, s' avère être l' outil indispensable des hommes ou femmes de grande envergure . Elle leur permet de s' imposer naturellement dans le groupe comme le leader, en dehors de tout contexte de violence .

Cette qualité s' accompagne généralement d' une aisance à exprimer les idéaux et orientations déterminées pour la conduite de l' entité collective . Son corollaire et sa matière première consiste en une indescriptible et troublante"assurance"- Et pour cause : Les mystères de la vie, les incertitudes relatives à l' ensemble des données physiques ainsi que spirituelles, l' ignorance de la plupart des êtres composant le paysage humain font que toute personne qui sait faire preuve de conviction, à l' opposé de ce constat de doute général s' imposant sur toutes les choses de ce monde, ou capable de s' afficher comme une référence solide ne peut se voir ériger que comme un pôle d' attraction irrésistible . ................... Il en va ainsi pour satisfaire un certain équilibre de la sphère psychique .

- L' objectif consiste par ailleurs à susciter l' admiration de vos "sujets" par de pieuses entreprises attestant d' une part de votre "intégrité" morale (... au moins en apparence ! ) ensuite de vos compétences dans la gestion interne ou externe (... Il est préférable pour cela de s' approprier les grandes causes morales en vogues et reconnues par la communauté ), d' autre part du soucis dont vous faites preuve à l' égard de ceux qui contribuent par leur travail à la grandeur du groupe, en dernier lieu de la sévérité dont vous pouvez faire preuve à l' encontre des ennemis de votre cause .

Constatez en définitive qu' il est préférable d' inspirer la "crainte" que la "haine ou le mépris",mais qu' il est de bonne augure, en ces temps de République, d être reconnu comme "magnanime" - ou clément-

(... principalement avec les personnels soumis, les ennemis repentis ou ralliés à votre cause !... ) et "progressiste" au lieu de "cruel et conservateur" -

Progressiste ne veut pas dire hésitant ou influençable :Constatez que les grands personnages sont toujours reconnus comme étant "justes" mais "inflexibles" . Ces pieuses actions et démonstrations contribueront à élaborer le culte de votre personnalité, version moderne de la "déification" voulue par le concept religieux qui associait jadis l' homme de pouvoir à une origine divine . N' étant regrettablement qu' un être de chair et de sang, cette élaboration ne pourra se dissocier d 'un certain mystèreentourant votre personne : Cette relation énigmatique ne verra le jour qu' au travers d' une certaine distance avec le monde populaire - ... < ... Être proche, mais jamais familier ... > .

Vos exploits seront contés par conférences, spectacles et livres interposés, vos rares apparitions seront fugaces et mirifiques . La moindre de vos entreprises, extraordinairement dépeintes par d' illustres auteurs ralliés à votre cause se transformeront en actes émérites comparables aux exploits des héros antiques; vos discours et paroles engagées seront associées à la légende d' un personnage de culte .

- "L' idolâtrie" est sans nul doute le "terreau à succès" des hommes de pouvoir ; toute forme d' adoration est à ce titre, vous en conviendrez, une bénédiction : Ces schémas relationnels doivent donc être encouragés, favorisés, entretenus ( Fêtes populaires, mythes antiques, croyances diverses... ) et défendus parce qu' ils entretiennent le modèle de rapprochement et de subordination des êtres à une entité supérieure .

A l' opposé chers concitoyens, notre liberté passe par une lutte inexorable contre ce processus, quels qu' en soient les schémas d' expression, même si le cerveau humain semble irrémédiablement prédisposé à ce mécanisme d' adoration-mystification selon de récentes thèses de neurothéologie ( Preuve en est du phénomène d' adoration développé par nos jeunes envers les "stars" du cinéma ou de la chanson ) . Cette "information" ( préventive ) devant se faire à tous les niveaux et dés le plus jeune âge, dans les familles ainsi que dans les circuits scolaires par une étude critique des récits historiques, des "vices cachés" et des détournements que comporte le phénomène d' adoration ! ( vedettariat, mystification, déification... ) - ... A quand une réforme salvatrice sur cette question intégrant une nouvelle discipline éducative conformes à ces exigences et préoccupations dans les programmes scolaires ? Il est bien temps d' expliquer à nos jeunes le rôle ainsi que les risques et déviances de l' idolâtrie comme des régimes sur lesquels s' appuie cette ferveur .

 

18- § II - S' adapter aux contradictions de votre fonction -

 

- Nous allons devoir nous placer sur un terrain institutionnel - La politique moderne étant souvent le fruit de compromis inextricables menant à l' immobilisme, il est parfois salutaire et valorisant d' attirer la sympathie des "citoyens-électeurs" en s' affichant ostensiblement comme le représentant et le défenseur de "grandes causes populaires substitutives" masquant ou substituant ce triste état de fait : Il vous faudra alors détourner l' attention des questions politiques d' importance afin de focaliser les esprits sur des ( thèmes ) dérivatifs choisis sur mesure en fonction des considérations de mode et des possibilités de vos structures : ( ... les thèmes substitutifs de prédilection peuvent être ... la Maladie, les fléaux, la mortalité ou la pauvreté des enfants, défense des causes minoritaires, débat métaphysique, équipements sportifs, organisation de jeux et compétition, construction d' infrastructures et monuments publics, rénovation ou ré aménagement des infrastructures vieillissantes ...) . Il faut bien avouer que cette technique est érigée en pratique quotidienne chez certains hommes politiques carriéristes afin de masquer la vacuité de leur programme de fond .

- Exclusion de la neutralité, immanquablement considérée comme un manque de dignité ou une marque de faiblesse :

<< Un prince gagne aussi de l' estime quand son amitié ou son inimitié sont sans équivoque >>, selon machiavel . Je n' oserai critiquer le bien fondé de cette proposition, simplement la clarifier . Afficher clairement ses intentions ou sa sympathie à l' égard de quelqu' un ne signifie pas forcément de se sentir tenu ou engagé par ces prises de position, il suffira d' en garder mémoire et de les justifier pour les discours publics officiels; car en réalité, vos fonctions ne peuvent s' encombrer de tels considérations morales ! Le prince sait identifier et récompenser ses amis, mais il sait toujours pourquoi, ainsi que les limites de ces engagements, comme les paramètres qui seraient susceptibles de les modifier . Ce dont il est plutôt question, c' est d' exclure les hésitations ou les prises de positions timides ainsi que mal cernées, parce qu' elles constituent la signature des versatiles, comme des gens sans caractère .

- Nous aborderons plus loin, dans le chapitre de la division, les mérites ainsi que les multiples avantages au fait d' entretenir la division entre "groupuscule"au sein de la collectivité sur laquelle vous régnerez . Je dois dés maintenant vous fournir un complément sur cette problématique. Dans ce genre de configuration . Au sein du groupe, votre rôle consistera à susciter, entretenir la scission afin de mieux contrôler les différents ensembles placés sous votre joug . Parallèlement à ces actions souterraines, il convient de parvenir à un équilibre "officiel" dont vous devez maîtriser les paramètres afin d' être reconnu et surtout considéré, malgré cet état de fait dont vous êtes le principal instigateur, comme un excellent "Médiateur" entre les divers entités et donner l' image d' un parfait "rassembleur": L' interlocuteur de "tous" et le lien privilégié de chacune des parties .

- L' image de l' homme politique moderne semble donc se composer d' une série

d' ambivalences inextricables avec lesquelles il faudra apprendre à spéculer par l' usage de diverses méthodologies substitutives ( ... C' est en quelque sorte l' objet principal de notre propos ! ...) .

En d' autres termes et à titre d' exemple, il faudra s' afficher comme étant un homme de conviction inébranlable mais se montrer à la fois "progressiste et ouvert", faire preuve de force et "détermination", tout en faisant démonstration d' une certaine "magnanimité" à l' égard des repentis, entreprendre et agir... sans pour autant bouleverser "l' équilibre" assurant votre autorité, etc... . La multiplication des facteurs incluant cette ambiguïté est certainement liée à l' élargissement du nombre d' interlocuteur dans le débat ( ramification des pôles de force et des groupuscules prétendant au pouvoir - spécialisation économique -délégation administrative - système démocratique ) afin d' assurer le relai et la stabilité des institutions . On remarque de la même façon et pour ces mêmes raisons un nouveau paramètre s' imposant aux candidats lors des phases électorales : Donner l' illusion d' être un individu lambda, proche des citoyens et d' origine populaire ! ... Ironie du sort pour des gens souvent issus de milieux privilégiés ... .

- Permettez moi, pour finir, de vous faire état d' une remarque générale et judicieuse dont vous ne saisirez la portée et le sens global qu 'en la reliant aux considérations des prochains paragraphes :

<<... Votre dessein politique ne réussira, ne peut aboutir que s' il concourt à l' œuvre et s' intègre dans le sens des mécanismes dictés par l' équilibre global ainsi qu' en respect de la progression naturelle des forces présentes dans le jeu social ... >>. Il relève de votre talent politique de percevoir et incarner ces forces pour en être le vecteur et la principale source d' expression .

 

Section II - Structures Internes et Environnantes de l' organisation -

 

§ 1 ) - Structures internes à l' organisation .

 

Avant d' envisager les paramètres inhérents à nos structures naissantes, je vous imposerai un détour par une notion plus générale où se retrouvent sommairement les mêmes éléments constitutifs, évidemment exprimés à des niveaux différents - Il s' agit des attributs de la communauté humaine, considérée dans son acception la plus générale :

LA NATION . <... Une telle communauté se définie, selon mon dictionnaire hachette, comme une entité politique, réunie sur un territoire ou un ensemble de territoires propres, et organisée en État ... >, cette définition nous fait apparaître quelques-uns des attributs propres à l' autorité : Un territoire - une population - une organisation institutionnelle .

Votre organisation ne pourra se priver de ces caractères fondamentaux, évidemment adaptés à l' échelle locale, et n' existera que lorsque seront synthétisés les éléments vitaux suivants :

1 - Un espace ou des locaux réunissant les moyens matériels nécessaires à la réalisation des buts consacrés par les statuts de l' organisation -

2 - Des personnels ou adhérents permettant de faire fonctionner ces organes, gérer et promouvoir ces buts -

3 - Une organisation statutaire textuelle ou coutumière définissant les buts, le sens ou la philosophie du lien unissant les membres de cette communauté et consacrant une pyramide hiérarchique à votre profit exclusif . Le but de votre organisation ne pourra être équivalent ni concurrencer celui de l' entité fondamentale . Il devra être lié à la survie et à la pérennité du groupe, mais devra autant que possible suivre l' esprit des composantes subalternes indispensables ou concourir à cette réalisation, faute de rapidement péricliter . Considération d' importance, l' autorité ne peut exister si elle ne dispose pas de sujets identifiables et localisés sur lesquels s' exerceront ces attributions . Cela implique irréfutablement que ces membres, adhérents volontaires ou captifs doivent être sédentarisés et fidélisés . Le souverain doit tout entreprendre pour les fixer sur son "sol" ou dans les structures de son organisation . Concourent à ce dessein l' ensemble des techniques de responsabilisation par l' accès à la propriété, l' attribution d' avantages statutaires et catégoriels, les techniques de délégation de pouvoir ( notamment celles liées à l' exploitation des richesses naturelles ), les stratégies de dépendance, les mesures d' intégration ou d' assimilation .

 

19 Le préalable nécessaire à la création d' une force ne consiste-t-il justement pas dans la nécessite de disposer d' une structure matérielle d' intervention ? Il n' est effectivement pas d' existence possible sans la concrétisation d' un réseau institutionnel structuré qui matérialise votre présence et symbolise votre pouvoir dans le monde réel . Cette évidence me permet de poursuivre sur quelques éléments incontournables de cette réalisation :

-- a --En premier lieu, nous devons constater que l' organisation doit invariablement comporter un Élément d' adhésion avec les populations gouvernées et soumises au pouvoir . Il s' agit, dans un premier temps, de faire coïncider le régime avec une source de légitimité qui lui corresponde et sur laquelle reposera entièrement le schéma social :

Église et palais au temps de la royauté, parlement représentatif dans un régime Démocratique, assemblée dans une association ... . Mais pas seulement, la structure formelle du système doit aussi suivre les contours imposés par les représentations du dogme dans l' idéologie populaire et servant de fondement philosophique-politique . Les piliers conceptuels de cette légitimité devront inéluctablement se retrouver dans chaque éléments et à chaque niveau de l' organisation - Par exemple, l' idéologie républicaine impose de matérialiser dans l' ensemble des centres de décision une assemblée qui représente les populations . Concernant le recrutement des membres, adhérents et sympathisant de l' organisation de pouvoir, le prince devra mettre en œuvre une véritable spirale d' intégration ( Organe de recrutement ) afin d' absorber le plus grands nombre d' observateurs : la structure doit se frayer un passage par toutes les anfractuosités du jeu social; tabler sur l' ensemble des paramètres psychologiques, dogmatiques ainsi que matériels pour attirer le regard vers ses établissements ( ... éducation, médias, récupération des laissés pour compte par des structures d' assistance et de soutien aux démunis ou aux catégories les plus fragiles, structures de défense et de revendication pour les mécontents, etc : personne ne doit être déconsidéré lorsqu' il s' agit de constituer un "capital humain", d' autant qu' au sein de ces futurs "adhérents" se trouvent les personnels qualifiés pour divers emplois et missions spécialisées ... )

En second lieu, il sera nécessaire, ainsi que nous l' évoquerons dans le chapitre suivant, de dresser une entente étroite avec les domaines et personnalités influentes au sein de la "classe ou des systèmes dominants". Ce paramètre peut certainement être considéré comme le plus important puisqu' il est le fondement sur lequel s' appuie le schéma matériel de la hiérarchie sociale . Il vous faudra solliciter le soutien des lobbies et groupes de pression représentant les forces actives et principales de la collectivité par des accords de partage relatifs aux prérogatives issues du pouvoir .

La structure doit impérativement prévoir cette adhésion par des organes de rencontre, de décision, dialogue et concertation . Cette rencontre peut avoir lieu de manière permanente, statutaire, par l' intermédiaire des structures institutionnelles ( officielles ou officieuses ) de l' organisation, ou de manière transitoire ou occasionnelle, en fonction des circonstances de l' actualité lorsqu'il n' est pas possible de consacrer de manière officielle l' existence des intérêts vous rapprochant de ces protagonistes . A défaut d' un tel procédé d' anticipation, vous perdriez l' initiative de la rencontre et subirez les actions revendicatrices, souvent violentes et désordonnées de ces partenaires de fait .

-- b -- Par ailleurs, les sociétés modernes sont multivalentes et complexes : Elles se composent d' une juxtaposition de différents milieux dont le projet politique se charge justement d' élaborer la coexistence, les proportions et la place respective ( Économie, finance, banque, Médias, Administration, Armée ; milieu associatif, syndicats, milieux de la Communication, ...) : L'organisation qui à l' ambition de gérer un tel édifice doit donc s 'avérer être "tentaculaire", étaler et posséder ses entrées (... partisans, personnels nommés ou infiltrés, amis ralliés à la cause, structure hiérarchisée directement sous votre direction ) dans le maximum, voir l' ensemble des registres, directs ou dérivés, qui en assurent le contrôle afin de coordonner les actions .

-- c -- La technicité de l' édifice structurel de la société moderne impose aussi de s' entourer d' experts compétents en chacune des matières stratégiques que nous venons d' énumérer afin d' ajuster précisément et judicieusement les projets, actions et réformes aux contraintes techniques du terrain . Nous évoquerons de la même façon l' importance de la communication dans le chapitre de cette réflexion consacré aux données de l' information . Cet examen mettra en évidence la prééminence du dialogue avec les administrés et la nécessité pour les autorités de travailler en liaison étroite avec des Spécialistes de la "Communication" ayant la charge de coordonner les actions et les interventions médiatiques de manière à expliquer les actions et ainsi limiter les contestations populaires .

-- d--- Les structures de pouvoir doivent néanmoins inexorablement se doter de moyens plus ou moins diffus, subtiles et détournés de coercition et de récupérationen accord avec le schéma psychique ( croyances subjectives ) et institutionnel de façade afin de pallier aux risques de scission ou d' emballement du système .

Le dernier point de cette énumération peut largement prêter à polémique; mon exposé étant théorique, je me permets de l' adjoindre ici comme hypothèse subjective, théorique et personnelle . Cet aparté me permettra de seulement vous l' exposer sommairement, ... vous n' en éluciderez le sens véritable qu' au travers de notre progression à venir .

Que doit-on sous-entendre à la suite de cette supposition ? Premièrement qu' une structure de pouvoir évoluée doit se doter d' instruments de rappel à l' ordre latents, graduels et proportionnels à la menace auquel il doit faire face, de manière à ne pas peser lourdement sur la structure sociale, tout en étant capable de répondre efficacement aux sollicitations et de telle sorte que ces moyens constituent une force potentielle, présente à l' esprit des divers agents composants la communauté .

Vous ne devrez pas vous en tenir à l' apparence trompeuse de cette affirmation ni la retrancher dans des extrémités qu' elle exclut : Il ne s' agit pas de la transformer en fer de lance des thèses du complot généralisé, ou pour cautionner quelques autres, ... anarchistes ou révolutionnaires . Plaçons nous provisoirement du côté de ceux qui considèrent comme vraie cette hypothèse simpliste selon laquelle le schéma social ne peut trouver de réelle justification substitutive, ... comme le voudrait par exemple le concept de la "démocratie représentative" . Dans cette conception de la réalité, soutenue par les grands auteurs et théoriciens Allemands de la philosophie "socialiste" ( Marx et Engels ...), le lien social ne serait pas issue d' un véritable consensus, mais obtenu par une coercition subtile, feutrée, masquée entre autres par l' intermédiaire de constructions intellectuelles qui conditionnent la façade du régime et les individus à l' acceptation de l' ordre matériel : Dogme religieux comme source de légitimité pour le monarque, concept politique théorique substitutif, notamment celui de la démocratie représentative, "pseudo" volonté générale incarnée par la "loi", etc... Mais, me direz-vous justement,... si cette conjecture s' avérait exacte, il devrait apparaitre quelque part la trace de ce subterfuge !?Ne comptez pas sur moi pour vous en faire ici une liste exhaustive, précise et concise puiqu' il doit maintenant vous sembler évident que ce sont précisément ces techniques ( ... considérées comme potentielles dans mon exposé ) que je décrirai progressivement tout au long de cette réflexion . Un résumé sur ce paragraphe est simplement impossible ! Je le soumets à votre jugement dans son ensemble en ce qui concerne son exactitude .

L' accusation est cependant trop facile ! Ce raccourci m' oblige à poser quelques restrictions et mise en garde spéciale - ...

Les procédés, mécanismes dynamiques et évolutifs dont il est question sont principalement le reflet, le résultat d' une équation physique et psychique complexe échappant à notre compréhension en conséquence de la pluralité des paramètres inhérents à ces systèmes .

Ces phénomènes engendrent des processus sociaux que nos esprits essaient d' expliquer (... remanier, rationaliser et corriger ) moyennant des concepts ou théories pseudo-scientifiques ou politiques nous donnant l' illusion de mieux contrôler nos destins (... par des procédés et protocoles institutionnels ou plus rarement par la violence - Concept de révolution, coup d' état populaire ) . Mais il n' en est probablement rien puisque ces diverses méthodes et pratiques se proposent de n' intervenir que sur quelques paramètres restrictifs, qui plus est en copiant les mécanismes responsables de cet état de fait !

... Détrompez-vous sur mon objectif ! La vision à laquelle je me rattache, et dont je tente l' approche devant vous, établit une distinction fondamentale avec les théories révolutionnaires classiques prônant le soulèvement des masses .

Les changements que nous espérons doivent être aussi naturels que ceux dont dépendent la structure actuelle du pouvoir et coïncider avec les causes génératrices de cette situation "délétère" : la nature humaine et surtout la maturité des esprits qui en sont à la fois la conséquence et le fondement .

Le schéma social et les modes de production ont essentiellement pour fondement des croyances subjectives; des modifications affectant les premiers éléments entraineront inéluctablement une modification des données relatives aux seconds . L' échec cuisant de l' expérience communiste en URSS (... ou la révolte "populaire", en fait emportée par un noyau d ' individus révolutionnaires, précéda l' évolution conceptuelle et relationnelle // contrairement à la Révolution Française ou la révolte n' était qu' une réadaptation suivant un bouleversement naturel des modes relationnels ainsi que productifs ), le constat de l' apparition des plus importants bouleversements politiques et économiques à la suite d' une évolution des connaissances par l' instruction des masses conforte mon opinion .

Nous pouvons parallèlement constater que les dernières acquisitions intellectuelles ( philosophiques, sociologiques, scientifiques ...) sont sur le point de faire une nouvelle fois vaciller l' édifice social contemporain . Ce fléchissement sera occasionné par la création d' un nouveau décalage entre le niveau des connaissances et les constructions justificatives substitutives dont nous allons faire débat .

C 'est en raison de ces mécanismes d' évolution que se pérennise aujourd'hui une tendance "contestataire" incarnée par des mouvements minoritaires mais convergents dits "hippy", "rap", "tag", "rave" des banlieues populaires, qui expriment tous le rejet d' une société ne coïncidant plus avec les aspirations . Ce décalage ira certainement crescendo jusqu' à ce que les autorités identifient ces mouvances comme l' expression d' une nécessité de rebâtir l' équilibre démocratique selon des paramètres novateurs et qui nécessiteront d' observer les considérations énumérées dans la présente .

Je n' accorde cependant aucune efficacité au concept de" révolution armée des masses" pour rétablir un nouvel équilibre qui passerait par un rapport de force différent faisant jouer les mêmes processus pour asservir les anciens "possédants" . Nous ne ferions qu' inverser les rôles, rejouer les scénarios dévastateurs sans supprimer leurs causes .

La seule alternative raisonnable consisterait en une refonte progressive et globale de notre "système conceptuel" ( langue, culture, idéologie, religion, notion d' État ...) élaboré en des temps reculés où le psyché humain faisait ses premières tentatives pour intégrer, dompter et modeler ses pulsions dans le monde réel au travers d' élaborations intellectuelles ainsi qu' institutionnelles . Composant à partir du néant pour échafauder briques élémentaires de ce savoir qui allaient le mener à s' extraire de l' emprise des forces naturelles, l' homme ne pouvait, dans ses premiers tentatives, qu ' arriver au résultat de mettre les premières au service des secondes : Concepts et idéologies vinrent naturellement prendre leurs places comme instruments cautionnant l'existence ou la création d'une hiérarchie au sein de la communauté . Nous devons désormais apprendre à faire mieux ! ...

-- e -- Les procédés d' échanges d' informations au sein de la communauté, dans une société hiérarchisée et structurée, ont une importance vitale car ils déterminent l' assentiment ou le refus du système . Le pouvoir doit donc disposer d' un ensemble didactique et médiatique ( école, organe de formation, journaux, chaine de télé... ) permettant d' enrôler de nouveaux adhérents, de former ses cadres et membres actifs ainsi que de faire valoir et partager son idéologie et perpétuer le consensus social par des structures de communication .

-- f -- Je poursuivrai cette énumération par la notion de structures latentes : L' alternance peut survenir à tous moments au gré de l' actualité ou du calendrier institutionnel, le terrain ne pouvant se contrôler que par l' intermédiaire d' une présence effective et immédiate de vos organes ( le pouvoir ne pouvant tolérer aucune vacance ); il est impératif pour les prétendants de disposer en permanence d' un organigramme ( personnel de direction et encadrement - contact au sein des circuits décisonnels concernés ) latent capable de récupérer sur l'instant de l'alternance les structures de pouvoir afin d'en occuper sans délais les prérogatives . En cas de bouleversement spontané de l'échiquier politique en votre faveur, vous serez ainsi apte à immédiatement assumer le relai des entités adverses - Faute de quoi quelqu'un d'autre le ferait à votre place en vous écartant pour une période indétermionée - Ainsi, peut-on effectivement constater que les organisations dignes de ce nom disposent de structures latentes de substitution pour assurer ce type de relève -

-- G -- Cette impératif commande la Protection des organes vitaux ainsi que des structures principales par un "glacis" hiérarchique ainsi que par une "organisation écran" -

Les composantes essentielles de l' organisation ne doivent pas constituer la cible directe des sollicitations extérieures . Faute de quoi l' ensemble de l' édifice s' effondrerait au moindre coup de l' adversaire . Il est nécessaire de les éloigner des contraintes par une structure hiérarchique procédant par délégation et plaçant les organes vitaux en retrait- Vous remarquerez que cette technique correspond ni plus ni moins au principe constitutif des organismes vivants, animaux ou végétaux - Les organes vitaux ne sont-ils pas invariablement protégés dans une enceinte solide ( la cage thoracique ou le crane pour les organes vitaux ) - Il doit en être de la même façon pour les structures politiques puisque les règles triomphantes du vivant sont celles qui promettent succès dans les constructions abstraites . Les éléments subalternes encaisseront seuls les chocs ou la responsabilité des erreurs . Ces échelons intermédiaires serviront de tampon en cas d' altercation, accusation ou de mise en cause - C' est le cas banal de la secrétaire ou de l' employé de bureau qui enregistre les doléances des usagers - Ce schéma fonctionnel est encore érigé en principe dans la construction de nombreuses institutions publiques : Le Premier Ministre , et par cascade les Ministres ne sont-ils pas là pour protéger l' institution du Président de la République, donc de l' exécutif ? Les structures hiérarchiques militaires assument en partie les mêmes impératifs de protection des Officiers Généraux et des entités politiques ( placés en amonts des autorités militaires ) . Le principe exige encore de placer les réserves et les armes de pointe en arrière sur le théâtre des opérations militaires - Il impose conséquemment que les organes de pouvoir doivent rester à l'abri et en partie "secrets" vis à vis des populations - Cette "distance" suscite par ailleurs "respect" et "admiration" en entourant l' institution de mystère .

Vous aurez loisir d' imiter ce processus (...A tous les niveaux ! y compris sur la scène internationale ou à l' échelle d' un état ) dans votre diagramme structurel afin de confortablement vous protéger de certaines crises récurrentes . C' est d' ailleurs un principe général qui consiste à se protéger en plaçant quelqu' un à vos côtés pour masquer votre personne; même les enfants y ont recours lorsqu' ils sont pris sur le fait d' une bêtise et qu' ils dénoncent l'exemple du grand frère pour atténuer leur propre responsabilité !

La technique possède évidemment son équivalent dans le domaine des affaires ( commerce, industrie,etc... ). Il est avéré que de nombreuses sociétés détachent une partie de leur activité, principale ou connexes (... société "écran" - prête nom ), souvent pour des raisons techniques et légales, mais quelquefois sous l' impulsion de motifs moins avouables visant à masquer des dirigeants (... faisant l' objet de condamnation judiciaire ou dont le nom ne doit pas apparaitre dans une transaction ), cumuler des avantages ( fiscaux ou subventionnels ), parfois dans le but de se livrer à quelques escroqueries ( se servir d' intermédiaire qui n' existent pas en réalité afin d' encaisser des plus -values ), ou éviter des pénalités comme des interdictions relatives à la taille des structures .

Ce procédé faisant intervenir un "intermédiaire" - réel ou fantoche - semble être un des piliers de nos sociétés modernes !! - Il est à l' origine de nombreux scandales économiques et financiers, le point faible de notre société de droit dans un monde "élargit" qui se construit bien plus vite que les garanties qui permettent de le rationaliser - Le maillage des circuits économiques et financiers pour éviter les impôts ou des contraintes locales constitue sans nul doute le point de départ du paroxysme contradictoire de nos systèmes jadis centralisés,... en dépit de bon sens dans l' esprit de cette nouvelle logique internationaliste - C'est par ailleurs un des fondements récurrents du discours politique moderne où chacun affirme avec outrecuidance, afin de renvoyer ou atténuer sa propre responsabilité, que rien ne peut être relevé à son encontre en incriminant les orientations ou décisions des instances supérieures : C'est sans compter qu'ils sont les dépositaires d'un système volontairement conçu sur ce modèle pour protéger une philosophie en perte de justification qui peine à trouver de nouveaux fondements - C'est donc une technique à part entière d'éloigner et diluer les tenants de la responsabilité par un glacis décisionnaire et un enchevêtrement de maillon d'application - De l'autre côté, il semble crucial pour les citoyens de ne jamais hésiter à mettre tout à plat ( exigence de transparence qui n'est pas toujours évident à établir car la stratégie exige de tenir certains maillons structurels secrets ou opaques dans un ensemble qui sert de glacis : Voilà un indice probant et constitutif de la conspiration ) afin de définir, voire de révéler aux populations les détails ainsi que les aberrations de ce maillage structurel, matériel, idéologique et conceptuel en remontant jusqu'aux vrais protagonistes - Ainsi, on peut entendre çà et là que la crise économique que nous vivons n'a pas vraiment d'origine ni de responsable et que nous devrons la traverser avec les moyens du bords car nombreux éléments nous échappent ! Certes, mais il faudrait bien préciser que le système juridico-financier national et international sur lequel repose notre économie a permis et construit un tel imbroglio malgré les multiples dérives connues et les avertissements répétés des diverses composantes citoyennes - Surtout s'agirait-il de déterminer pourquoi et au profit de qui les volets juridiques permettant de résoudre ses inepties sont-ils restés en suspens ? ... Se pose par ailleurs la question de savoir quelle force ou quel groupuscule à pu vaincre cette inertie et résistance sociale ? ... même si force est de constater que l'édifice d'ensemble semble plutôt progressiste ?

Si nous n' y prenons pas garde, à terme, c' est l' ensemble de l' un des deux systèmes qui sera mis en péril ( ...État ou circuit internationaux ... car ces notions abritent des notions qu'ils n'ont pas vocation de défendre ni d'intégrer ) - Nos politiques devraient traiter ce problème en priorité, faute de se voir attribuer les résultats de cet échec, ... à moins qu'une intervention leur soit impossible tant est complexe la question, peut-être même insoluble dans cet imbroglio juridique et conceptuel tiraillé de toute part .

...............Vous semblez inquiet ! Cette énumération doit certainement vous impressionner; mais il ne faut pas ! Nous la reverrons progressivement plus en détail, point par point à mesure de notre progression .

 

20 § 2 )- Structures environnantes de l' organisation .

 

Que faut-il entendre par la notion de structures environnantes ? L' ensemble des éléments soumis à une même autorité de direction sont évidemment liés entre eux et soumises à celle-ci,... vous conviendrez dés lors que le débat ne fasse intervenirr qu' unproblèmee de "Définition" et d'apparence, en fonction de l' Auditoire auquel vous vous adressez

(... vos sujets ! ),envers lequel il sera convenu de défendre et entretenir cette futile distinction pour des raisons déterminées liées à la continuité de votre joug . Devront ainsi être considérées comme environnantes celles qui possèdent, du moins en apparence, une existence et une hiérarchie autonome, non reliées "de fait ou de texte" directement à vos structures de direction officielles .

* Mon sujet commencera par une théorie que j' avoue être strictement personnelle et hypothétique, bien que relativement partagée; sorte de conclusion logique de l ' observation des divers agissements pratiqués par des organisations violentes et enregistrés dans la presse nationale, comme internationale . Cette distinction concerne leDiagramme Structurel de la plupart des organisations contemporaines intervenant plus ou moins directement auprès des rouages institutionnels :

La joute permanente imposée par le schéma social dont nous aborderons le sujet dans quelques instants oblige ou incite les différents groupuscules en "conflit"à se partager l' audience et les attributs du pouvoir en faisant en sorte de toujours présenter une façade publique honorable . Parallèlement à cette apparence irréprochable, chacun s' efforcera de mettre subtilement en œuvre les moyens de déstabilisations nécessaires à la création d' une alternance profitable à ses intérêts .

21- Le recours à des actions " souterraines" me suggèrent donc d' imaginer que l' organisation doit suivre ces exigences en distinguant deux types de structures : ( Notez bien que l'' existence d' une telle dichotomie demeure incertaine, considérons la simplement comme hypothétique,... mais laissez moi au moins l' intégrer dans mon panel théorique de ce qui est "concevable" pour des autorités malveillantes )

- Structures apparentes, officielles : Ce sont les organes officiels connus par le grand public et reconnus par la collectivité ayant pour fonction d' organiser des débats, discuter les décisions, dialoguer avec les masses et recruter ses membres, rassembler les moyens financiers, mettre en application les actions convenues, établir la doctrine et la philosophie de l' union, ... etc . Cette devanture permet d'agir dans la sphère politique &-économique de l' édifice social et de maintenir un lien physique avec les divers interlocuteurs de la communauté .

- Structures officieuses : Ces dernières, dont l' existence n' est donc qu' une supposition, corroborée par aucune preuve concrète ( ... si ce n' est l' illustre légende des services secrets ) se donnent une vocation moins honorables qu' il est souvent préférable de garder sous silence . Elles n' en demeure pas moins au service exclusif, en connivence, sous les ordres et agissent pour le seul profit des premières . Les actions de cette nature pourraient se présenter sous les modalités les plus diverses et inattendues, car il n' existe certainement aucune règle figée en la matière, la seule frontière tenant à l' imagination des concepteurs : Lobbies soumis à la cause, mouvement revendicatif récupéré par une organisation politique ( ou autre ! ), groupe de pression tacite dans les milieux décisionnels, organisation terroriste, milice secrète, service d'ordre ou organisation secrète chargée d'entretenir un climat de terreur, mouvement séparatiste dont la mission consiste à récupérer un bastion confisqué par une organisation d'échelle supérieure, entreprise mafieuse pour collecter des fonds... , ... tout est question de définition en fonction des besoins et de la mission, de vocabulaire selon le versant considéré . A l' instar de ces pilleurs embarqués, écumant les mers en des temps reculés, qualifiés de "corsaire" ou "Pirate" selon qu 'ils possédaient ou non une "lettre de marque"(... du Roi ! ) . La fonction de ces entreprises n' a d' autre but que de faire officieusement pression sur les concurrents ou adversaires au pouvoir afin d' obtenir par la contrainte ou par la modification du rapport de force une place la plus importante concernant la représentation du groupe ( Financement, budget, mandat, zone d' influence, contrat commerciaux...) . Les phases de pression officieuses seront donc relayée par une entrée en scène ou le renvoi aux structures officielles qui intégreront la position du rapport de force dans leur dialogue; souvent en niant le lien direct unissant les entités ou en fustigeant hypocritement les actions subversives des agissements "souterrains". Vous allez certainement me répondre que si cela était vrai d' une quelconque manière, le phénomène serait connu, au moins de tous ceux qui y prennent part !... Il devrait effectivement l' être dans les milieux concernés : certaines sphères politiques, mercantiles ou décisionnelles y ont elles peut-être eu recours ( forcément en des temps reculés !? ), mais de manière à ce que nous n' en sachions jamais rien puisque le sujet resterait délicat et tabou vis-à-vis des populations qui en sont toujours les victimes; .....encore que les révélations de ces dernières décennies sur les lobbies et les dessous des processus politiques suggèrent l' existence de tels agissements .

Et pour cause, de telles révélations trahiraient une des faiblesses de l' édifice théorique sur lequel est construite la doctrine Républicaine dont les pivots sont d' une part le transfert du pouvoir par le processus électoral et d' autre part la création de règles impersonnelles régissant, hypothétiquement, l' ensemble des rapports sociaux ou politiques par le seulprocédé législatif ( Dogme de la loi auquel rien ne peut déroger en théorie... celui-ci étant placée au dessus de toute les forces sociales ).

Malheureusement, les faits sociaux s' imposent immanquablement au dessus des normes édictées par un législateur ! La lutte "clandestine" entre les acteurs de pouvoir est constitutive du rapport de force et ne peut que de façon très limitée être appréhendé par des dispositions juridiques dont la vocation chimérique ne réside que dans le maintient de l' ordre et non dans son élaboration . Il ne peut d' ailleurs prendre en compte que le règlement des petits "incidents" isolés et jamais ou que très rarement traiter les phénomènes globaux de nature à perturber l' équilibre .

Preuve en est : Les faits politique ou criminels globaux ( Révolution, génocide, guerre civile ou massacres spontanés - ex du Rwanda -... ) n' ont jamais conduit à juger et placer des peuples entiers en prison ? La comparaison peut paraître exagérée ou déplacée, mais nous abordons bien ici une des limites du concept de "loi" et de ses prérogatives, exemple dont la frontière et les contradictions peuvent se retrouver de manière équivalente au sein des dogmes Républicains confrontés à ce problème récurrent de la lutte souterraine pour le pouvoir . Nous illustrerons de nouveau ce principe de "réalité" au sein de Mécanismes Institutionnels dans le chapitre de la "justification" où nous constaterons que ceux-ci ne peuvent déroger aux forces physiques par des constructions abstraites ( théoriques ) qui auraient vocation de s' y substituer . Je vois donc bien une explication probable à ce mutisme quasi général des acteurs du débat politique sur ce genre de pratique :

..............Elle pourrait être soit le fruit de mon imagination et n' existe pas, ce qui est possible,... soit tous y ont probablement recours et par conséquent, ... tous auraient intérêt à se taire !?.... Il faudrait bien alors reconnaitre sur ce sujet l' existence d' un authentique "Consensus social".

... ..........Bien qu' incertaine, la chose reste théoriquement concevable - Soyons lucide un instant car il ne s' agit pas de créer une polémique sans évoquer son bémol :

Limitons notre approche au seul domaine intéressant la collectivité dans son acception la plus générale : La société se compose d' une multitude d' individus qui ne possèdent pas le même potentiel, la même philosophie ni les mêmes méthodes ou ambitions - L' État doit s' adapter à chaque cas de figures pour assurer sa "continuité" qui reste un impératif social difficilement contestable . La sphère institutionnelle se doit donc d' opérer par strate méthodologique selon le niveau de connaissance, de croyances et des méthodes d' action, en fonction du répertoire choisit par les individus auxquels elle doit faire face (... ou plus souvent se protéger dans l' hypothèse d' actions criminelles qui demeurent les plus fréquentes dans ce domaine ) : On peut donc distinguer trois niveaux d'intervention qui créent leur échelon institutionnel -

- Niveau 1 : Le droit, la police en uniforme ainsi que des tribunaux de "droit commun" constituent la première barrière et la "façade" institutionnelle du système, principalement en réponse des actions isolées ou inorganisées des membres de la collectivité, sur laquelle toutes actions de coercition des autres niveaux doivent retomber .

- Niveau 2 : Une police spécialisée, dite "anti-émeute" ( du type "CRS" par exemple ) prend en charge les soulèvements collectifs "spontanés" ou "prémédités" des populations, fomentés par les organisations politiques officielles ou assimilées, issues de l' opposition .

- Niveau 3 : Des organismes spécifiques et officieux prennent en charge les agissements de bandes ( criminelles ou politiques ) organisées hors contexte ( juridique / débat social ou protocolaire ) de nature à mettre en péril par des procédés non conventionnels ou violents la structure sociale : Les structures d'intervention sont alors d'un type particulier et adapté à cette méthodologie parallèle - On peut citer par exemple les organismes du type "services secrets" dont la mission de renseignement et les méthodes d' intervention rocambolesques nous sont suggérées qu' au travers de films dits de science- fiction . Ils sont chargés de rétablir l' ordre publique par tous moyens contre les périls sous-terrains .

Sachez toutefois qu' il ne peut certainement pas en être autrement !! Ce schéma suit effectivement les différents modelés de rapport de force inévitablement en présence dans le panorama humain d' une société complexe - L' État devant impérativement intégrer l' ensemble de ces composantes et tous les individus ne comprenant pas forcément les vertus de l' honnêteté, du dialogue institutionnel et de la diplomatie - Il semble évident que la collectivité puisse et doive adapter son action en fonction de la menace, faute de se voir affecter gravement . Le soucis vient à l' opposé du problème de la disproportion et du détournement ( corruption ) de ces outils mis à disposition des pouvoirs publics à d' autres fins que celles initialement prévues, éventuellement pour pérenniser une situation qui aurait vocation à évoluer sans cet artifice ( .....hypothèse du maintient d' un régime par la force pure grâce aux agissements officieux des services spécialisés de l' état, effectivement non prévus à cet effet ) .

 

* Je terminerai ce paragraphe par une idée originale dont vous pourriez faire usage afin de créer un " Îlot d' Exception " lorsque survient un contexte d' ensemble trop pressant ou contraignant : Il faut dans un premier exemple imaginer une enceinte territoriale dans laquelle les exigences légales, techniques, administratives, réglementaires, judiciaires, etc... seraient sur le point de devenir un obstacle au bon déroulement des mécanismes inhérents aux schémas réels ( concrets ) de votre organisation, en conséquence de l' interaction des diverses entités s' affrontant sur la scène politique . Le respect de ces diverses obligations, fruits des contradictions consécutives de vos propres stratégies de sujétion, risque de mener votre entreprise à l 'échec . Il serait salutaire d' éloigner, peut-être d' extraire les éléments en "infraction ou contradiction" du territoire ... . Mais les remettre à des puissances étrangères reviendrait à créer une dépendance sur des points vitaux, ce qui constitue une erreur grave . Le procédé le plus habile consisterait à créer une, ou peut-être plusieurs "Micro-Entité-Territoriale,... Autonome"- au moins en apparence - (... peut-être sous la poussée d' un pseudo mouvement sécessionniste agissant depuis toujours et sous la pression duquel vous pourriez désormais céder; non par hasard et sans avoir fait la preuve des avantages dérivés d' une nouvelle situation ) en concédant l' indépendance à une partie de votre domaine, par ailleurs totalement et discrètement sous votre contrôle ( ... infiltration de personnels à votre solde - organe institutionnel ou judiciaire sous tutelle - maîtrise des paramètres matériels et des approvisionnements, etc ... ) .

Le statut de puissance souveraine permettra à cette micro-entité d' être dotée de structures autonomes, ( ... donc particulière ), de légiférer et servira de "plaque-tournante" dérogatoire aux intérêts incompatibles avec les exigences en vigueur dans votre zone d' influence principale . Pour légitimer l' existence de ces entités auprès des masses, il faudra certainement leur concéder un droit parallèle, mais évidemment sans équivalent, afin qu' il se croient également bénéficiaires du système . Peut-être est-ce le cas de certains "paradis fiscaux" que les citoyens défendent vigoureusement pour économiser quelques centimes de taxe indirectes quand des magnats de la finance y placent des devises par millions, à l' abri des administrations fiscales et des poursuites judiciaires ? hypothèse à débattre ?!

J' évoque encore l' existence énigmatique de ces îles paradisiaques, qui ne sont pas réputées que pour le soleil mais surtout pour leurs institutions bancaires, aux frontières des grandes démocraties situées dans l' Atlantique- nord ... . Évidemment, pas question de cela chez nous en Europe ! ... ?

Le même principe peut s' appliquer à toute sorte d' éventualité ( association, société commerciale, organisation administrative, etc... ) mettant en jeu la nécessité d' extraire une partie de vos structures d' un ensemble pré-existant devenu trop "défavorable" à vos stratégies matérielles .

 

Section III - Le réseau relationnel du leader .

 

S' il est important pour un individu lambda de bien choisir ses amis, ...... nous pouvons imaginer l' enjeu que représente la sélection de l' entourage dans les milieux du pouvoir ! Est-il place au hasard ? Peut-on parler d'amitié dans les hautes sphères de la société politique ? ...

 

23 § I - Posséder un noyau de collaborateurs soumis et fidèles à votre cause ...

Le célèbre diplomate florentin ( Machiavel ) évoque un aspect du sujet en ces termes... <<... Mais comment un prince pourra-t-il juger exactement son ministre ? Voici un moyen qui jamais n' est en défaut . Quand tu le vois penser moins à toi qu' à lui même, rechercher en toutes choses ce qui convient le mieux à son intérêt, tu peux être certain qu' il ne sera jamais un bon serviteur, jamais un homme de confiance . Celui qui a entre ses mains la responsabilité de l' État d' un autre ne doit jamais penser à lui même, mais toujours à son maître, ne doit jamais l' entretenir d' un autre sujet que de ceux du royaume... >>. Entre deux collaborateurs subalternes directs, il faut donc préférer celui qui se montre moins compétent mais le plus fidèle à celui qui fait preuve d' une grande habileté mais qui risquerait de fomenter contre votre autorité ou vous faire de l'ombre .

Il serait superflu d' ajouter quelques remarques sur cet éloquent constat relatif à votre entourage direct . Notez cependant que ce principe peut expliquer des promotions étonnantes, voire inexplicables dans votre entourage où dans l'actualité politique proche et parfois même nationale - Les personnages les plus brillants ne sont pas forcément souhaitable dans l'entourage du prince -

Notez qu' il est impossible de faire quelque entreprise que ce soit en l' absence d' un noyau d' amis fidèles et dévoués qui seront vos yeux et bras dans un royaume disputé .

24 § II - Une équipe influente et Charismatique, des amis puissants, nombreux et bien placés .

L' entourage se compose de plusieurs niveaux . Les qualités principales dont les personnages vous entourant devront faire preuve varient selon les fonctions qui leurs sont dévolues . Nous venons d' aborder le cas des ministres, qu 'en est-il pour le reste de l' équipe dirigeante ?

Les experts techniques seront observés pour leur compétence et leur expérience ; les candidats aux mandats électoraux ainsi que le personnel d' encadrement d' échelon intermédiaire, en contact direct avec le public, seront sélectionnés pour leur charisme ( ... exemple de la reconversion des sportifs ou acteurs célèbres en fin de carrière dans certains partis dits de "cadre"), leur zèle, la force de conviction ou des qualités relationnelles ( Faculté à diriger ou encadrer ) . Parfois, cette technique est érigée en technique globale de séduction; l' image que possède la population d' une structure d' ensemble de l' organisation se construit alors autour d' une "vitrine" matérialisée par un ou plusieurs personnages charismatiques disposant d'un influence déterminante sur les foules . Dans ces hypothèses, le ou les vrais meneurs et décideurs de l' organisation (qui sont parfois de vrais bourreaux, inconnus des masses ! ) restent bien "à l' abri", derrière ces représentants "officiels", tenus en laisse comme des pantins ou des marionnettes pour attirer et captiver l' attention des foules . Comment de l' extérieur pourrions-nous pertinemment trancher en faveur de l' une de ces hypothèses ? Seule la transparence de l' ensemble des informations concernant la structure sociale permettrait de déjouer ces "artifices" -

Et si la loi Républicaine obligeait chaque citoyen à une totale transparence !? ( parution annuelle publique et obligatoire ) sur l' état des patrimoines ( mobilier et immobilier ) et concernant les fonctions publiques occupées au sein de la hiérarchie sociale - sanction d' expropriation des biens dissimulés et exclusion des fonctions occultées en cas de fraude ou de fausse déclaration ! ... Ce n' est le cas nul part dans le monde ! ... Cela me semble curieux !? Non, il doit y avoir d' autres obstacles de fait, le respect de la vie privée, le droit international, etc ..., etc ... à moins que ... Non !... ? Oubliez,... Je dois me tromper ! c' est certainement plus compliqué que cela ! (... ?? )

Le personnel exécutant soumis à la hiérarchie ne pose pas de graves difficultés du fait de son statut, même s' il s' avére prudent de plutôt recruter des gens simples et dociles que des rebelles, récalcitrants ou fouteurs de trouble, réputés pour toujours remettre en cause le principe hiérarchique . .... Je vois que les choses s' éclaircissent dans votre esprit et que vous comprenez pourquoi certains postes vous échappent ou semblent curieusement attribués à des personnes sans compétences particulières ! Nous avons précédemment évoqué la nécessité d' obtenir la collaboration des classes dominantes afin de pénétrer le jeu social et de s' en assurer le contrôle, c 'est certainement sur ce point précis que réside un danger potentiel, car le niveau des forces sera tôt ou tard tangent en ce domaine et pourrait basculer un jour en votre défaveur - Une apparente contradiction qui doit être balayée par le renfort méthodologique dont nous évoquerons le descriptif dans les chapitres suivants . La direction de l' entité collective implique donc une entente étroite avec les gens influents, déjà placés dans les domaines stratégiques de l' équilibre institutionnel .

Sur la scène du pouvoir, la notion d' amitié perd sa signification conventionnelle pour revêtir un aspect plus pragmatique passant par des échanges de bons procédés et des ententes d' intérêts . On se rencontrera certainement au cours de soirées et dîners mondains, mais plutôt pour convenir des besoins réciproques et de l' apport que permettra de réaliser telle entente politique ou commerciale strictement liées à la poursuite des projets . Il s' agit d' autre part de se liguer avec un nombre suffisant de personnalités qui assureront votre capacité d' intervention dans tous les milieux nécessaires à votre activité . La sincérité du lien présente dans ces hypothèses moins d' importance que la perspective qui la motive, c' est pourquoi de tels milieux sont le siège d' une ambiance délétère ( méfiance, traîtrise, hypocrisie et suspicion ) . L' amitié devient ici une notion sans commune mesure avec celle que vous pouvez concevoir avec un collègue de bureau .

Ce milieu relationnel, choisi sur mesure et en fonction de vos besoins, implanté dans les hautes sphères décisionnelles, vous permettra d' intercepter, influer, bloquer les décisions, informations ou les orientations de manière à ne jamais subir mais toujours anticiper les revirements de situation,... en précédant vos adversaires . Notre société d' information ne tolère pas les retards, vous devez toujours être en mesure de capter celles qui menacent ou favorisent l' essor de votre activité par des informateurs ou quelques collaborateurs habilement choisis, peut-être infiltrés;... j' irai même jusqu' à prétendre que votre future carrière dépend directement de la taille comme de l' implantation de ce réseau . (... Certains construisent par exemple leur fortune sur cette captation de l' information, et j' ai vu des hommes d' affaire - rassurez-vous, je parle de films - qui ne décident de leur business qu' en collaboration avec des politiciens ou administrateurs véreux qui leur permettent d' anticiper ou d' orienter les marchés au sein desquels ils évoluent ) .

Prudence et discernement restent donc de rigueur car c' est souvent en parasitant votre entourage par des éléments sous contrôle que vos ennemis parviennent à creuser la brèche qui causera votre perte ... .

 

25 § III - La proximité des rivaux trop puissants -

 

Nombreux faits de l' actualité passent inaperçus à l' esprit du profane mais font état de cette compétition entre les différentes factions du pouvoir dont le but consiste à réduire la puissance ( ou totalement annihiler ) adverse .

Le fait est qu' il se joue quotidiennement, à notre insu, bien que sous nos yeux, un conflit qui devrait attirer notre attention . La question se pose évidemment sous des angles différents selon le domaine et le niveau où se déroulent ces frictions mais le principe reste le même : Une concurrence entre des protagonistes intéressés et des agissements sournois pour tirer profit d' une situation, dans le meilleur des cas, née du hasard, quand les faits ne relèvent pas purement et simplement d' une machination - (...Évidemment dans le but de mettre en cause l' adversaire, soit de le décrédibiliser, ou encore parfois de le déposséder ou destituer par une procédure judiciaire rendue publique - Car le but est toujours de mettre un terme à la popularité ou de mettre hors d' état de nuire des adversaires pour se substituer à ceux-ci ) . Il faudrait effectivement être naïf pour s' imaginer qu' il existe chez les gens de pouvoir les mêmes impératifs moraux auxquels nous nous croyons soumis en tant que citoyen lambda .

L' actualité, notamment judiciaire, relative à ces milieux est rarement le fruit du hasard ou de la providence; la notion de "poursuite" ou de "justice" y perd son sens classique et populaire et les mots en perdent, selon moi,leurs significations conventionnelles . Les archives journalistiques de ces affaires, devenues publiques après un délai confortable ( les rendant inoffensives !... ), permettent d' en saisir les dessous rocambolesques en liaison avec les milieux de l' état ( Affaire Dominici, Kennedy ?...) . Ces péripéties sont plus vraisemblablement l' illustration du phénomène dont je fais ici débat . Il convient donc, même à notre petit niveau, de poser le problème des rivaux envers lesquels il est prudent de définir une politique de surveillance et partage... ou "d' élimination" ... .Une première étape consiste donc à définir et identifier le ou les adversaires potentiels possédant une puissance comparable à la vôtre afin d' éviter un combat "fratricide" et inutilement destructeur . Cette identification doit passer par l' examen de critères objectifs permettant d' en cerner avec exactitude le portrait ( Fortune, taille des structures, ambition, parcours professionnel, implantation et réactivité de l' organisation , audience ou part de marché ...) .

- Dans cette hypothèse de relative équivalence entre les forces, votre position consistera en une temporisation par le partage de "l' objet" convoité en attendant de pouvoir faire basculer l' équilibre en votre faveur par les diverses stratégies mises à disposition tout au long de la présente lecture .

- Au niveau interne de l' organisation, la conséquence de ces recommandations vous obligera à la prudence en écartant de votre entourage direct les personnages trop influents (... ceux trop puissants, ou charismatiques ) qui pourraient "phagocyter" votre organisation ou orchestrer des conspirations .

S' agissant des personnages incontournables restant sous votre autorité directe , une mise à l' écart simple ne suffit pas, il faut souvent faire en sorte de leur ôter tous moyens d' action ( ... En leur imposant d' avoir recours à vos structures - technique de dépendance organique ou structurelle ), soit les encadrer rigoureusement par vos acolytes ou encore de les éloigner des centres vitaux (... sur un terrain qui leur est inconnu afin de les placer en position de novice ), voire de les emmener sur une opération visant à les de décrédibiliser. Les obligeant après coup d' adopter une position relativement plus modeste ( ... prenez l' exemple de ces nominations politiques ayant pour seule conséquence de dé populariser leur titulaire qui s' imaginaient au contraire, par ce biais, glorieusement préparer leur candidature pour les prochaines échéances électorales ) .

Pour ces mêmes raisons, il convient de toujours disposer d' un moyen de pressionsur les personnels directs ( statutaire : encadrement des fonctions / privilège ou tolérance : Pouvoir discrétionnaires dont vous pourriez le priver / dossiers compromettants / encadrement ou isolation dans des services où vous avez plein pouvoir et des personnels soumis à votre cause, etc ... )

 

25 bis- § IV - Pouvoir et tissu social -

Comprendre les relations humaines implique de s' intéresser au phénomène de stratification du tissu social . En effet, comme vous avez certainement pu l' observer autour de vous, au travers des récits historiques, ainsi que lors des nombreux reportages télévisuels traitant du sujet, les sociétés humaines se construisent depuis toujours selon un modèle hiérarchique pyramidal . La société hindoue en est aujourd'hui le symbole le plus caractéristique avec ses quatre "castes" héréditaires . La France a connu ce même phénomène avant la révolution de 1789 avec sa structure sociale tripartite ( noblesse, clergé, tiers-état ) . Chaque groupe social, fermé, cherche à conserver ses privilèges ou prérogatives et joue un rôle déterminé dans la structure sociétaire considérée . Ces fonctions, titres et faveurs sont généralement attribués en fonction, ou à la suite, de certaines contributions historiques du groupe familial dans la mission de gestion, direction ou d' expansion au service de l' autorité et de la collectivité dans son ensemble . Ces mérites les font intégrer une caste (...et un rang dans cette caste ) qui détermine la place au sein de la société . Cela se caractérise souvent par des privilèges statutaires, domaniaux ainsi que patrimoniaux croissants à mesure de l' élévation dans la hiérarchie sociale . La caste est souvent associée dans les faits à un phénomène identitaire, voire ethnique ! Elle cristallise et incarne alors le lien social qui se tisse entre des groupuscules vivant en communauté .

Vous pouvez prendre connaissance de telles informations dans des livres spécialisés et ce ne sont pas ces considérations qui me préoccupent le plus : Les révolutions font-elles définitivement et totalement disparaitre le phénomène de "caste" ? La loi républicaine à certainement permis de réels progrès; dans le sens où elle ouvre théoriquement chaque fonction et domaine d' activité à l' ensemble des catégories sociales, ... mais elle n' a pu totalement balayé le problème de "l' égalité des chances" .

Plusieurs siècles après la consécration des principes politiques et du triptyque républicain ( liberté, égalité, fraternité ), nous pouvons tous observer que du système économique et son corollaire monétaire naissent encore et toujours des inégalités de fait que le droit est incapable de résorber ni même d' appréhender . Il existe des contraintes physiques, probablement relationnelles, que la loi ne peut encore corriger . Nous aborderons progressivement les paramètres menant à cette impossibilité .

D' une manière générale, la structure des sociétés humaines ( immanquablement hiérarchisée en conséquence, d' une part de notre ascendant animal, d' autre part des paramètres constitutifs de cette relation hiérarchique dans les sociétés complexes ) est loin d' aboutir au résultat ainsi qu' aux ambitions politiques fixées par un contexte de concurrence et de compétition . Comme c' est toujours le cas, les acteurs bénéficiaires de ce jeu parviennent malgré les protections réglementaires à faire usage du système pour défendre des intérêts égoïstes : Bref ! Le schéma général de notre structure social ne peut être pacifié parce qu' il copie et reproduit encore, malgré les apparences, un modèle comportemental animal (- La lutte pour la survie transformée en une lutte pour les ressources et les privilèges ) - J' exagère évidemment puisqu' il ne peut en être autrement, ... tenez-vous le pour dit !...

J' irai même jusqu' à prétendre à titre personnel qu' une société structurée ne peut être pacifiée et qu' il est quasiment impossible d' obtenir des relations humaines qui ne correspondent à ce schéma de "confrontation -compétition". Cela n'empêche pourtant pas que nous ayons le devoir intellectuel de chercher un idéal politique de manière à étendre le progrés ainsi que le confort social. Évidemment, nous reviendrons sur ce sujet sous divers aspects au cours de cette lecture -

Je terminerai mon commentaire par une observation intéressant notre sujet sur les stratégies de pouvoir : Mon affirmation est la suivante - "Il est impossible de soupçonner l' existence de quelque chose dont on ne peut voir la matérialisation, les composantes ou les applications concrètes" - La propositions peut sembler simpliste ou caricaturale ... et pourtant ! Ce procédé, relatif aux techniques de l' information, peut servir à dissimuler certains édifices structurels, comme des composantes sociales ou institutionnelles de fait, que le schéma social condamne, critique ou supprime dans le texte, mais évidemment pas dans la pratique parce que le système relationnel ou matériel ne le permet pas - En les écartant de la vue,... par une isolation géographique ou par la localisation sur des espaces déterminés, protégés ainsi que spécialisés, ils demeurent protégés de la critique ! ... . Le malheur pour l' observateur consiste dans le fait que le comportement humain correspond très largement à ce type de segmentation et qu' il s' avère difficile de distinguer les actions tenant à cette stratégie de l' isolement que recherche naturellement les êtres pour satisfaire, soit leur besoin de tranquillité, soit les impératifs techniques liés à certaines activités -

Le critère distinctif se place sûrement dans l' analyse d' un contexte d' ensemble, un décalage entre les dogmes et la réalité ainsi que dans le constat d' inégalités feutrés entre les membres de la communauté . Nous n' en dirons pas plus pour l' instant ! ... .

Le fait est qu'il existe dans toutes les sociétés un cloisonnement relationnel qui détermine le milieu et le niveau au sein duquel vous évoluerez ... . Ainsi, m' adressant aux plus ambitieux ... j' ajouterai que vous ne pourrez gravir les sommets qu' en sélectionnant judicieusement et en tout point la sphère sociale où vous aurez à agir - ( Lieux de rendez-vous de certaines personnalités - milieu ou sphère institutionnelle - localisation géographique de la zone d' action et d' habitation, etc ... ) . Tiens ! ... Je vois bien se profiler un nouveau proverbe qui illustrerait parfaitement cet ordre d' idée :

.................< ... Dis moi quel milieu tu fréquentes et je te dirai à quel sommet tu peux prétendre ... >

 

Voici l' essentiel de ce qu' il vous fallait savoir concernant la personne et l' entourage du "leader charismatique"; c' est l' aspect matériel et personnel de votre sphère d' influence . Le second aspect contribuant à l' émergence de votre domaine se situe dans la sphère psychique : Il s' agit de créer un courant idéologique qui vous placera dans les esprits en tant qu' élément de l' équilibre institutionnel et politique . C' est la difficile et délicate étape consistant en la création d' une ... légitimité .

 

CHAPITRE II :

- La Légitimité de votre pouvoir -

- La justification des actes quotidiens formulés par l' entité directrice -

 

26 Les hommes sont ainsi fait qu' ils portent en eux depuis toujours cet indéfectible besoin de référence à quelque chose d' antérieur ou à quelque caution morale tirée de la parole d' un illustre . Il en est ainsi pour tout-un-chacun et devrai-je m' y résoudre - De mon côté, la prudence m' oblige-t-elle à préalablement vous mettre en garde : Il m' est impossible de vous demander d' adhérer aveuglement à mes allégations : Seule une approche sérieuse des grands classiques relatifs aux domaines abordés vous permettra de trancher, toujours subjectivement, en compromis des incertitudes et des tromperies tendues par les forces sociales et idéologiques en présence . Vous pensiez peut-être entrer directement dans la cour des grands grâce à cette lecture providentielle ? Mais vous devrez probablement vous résigner à plus de modestie - Mon étude n' est qu' un appel à la connaissance : Conçue pour vous mettre en appé !@#$%^&*, elle se donne aussi l' ambition de vous remémorer la notion de "relativité" et susciter le doute chez ceux qui se prétendent les détenteurs d' une vérité ultime . Je ne suis cependant pas plus dans le vrai ou le faux que vous même ou plus lucide que d' autres auteurs . Nous sommes, vous et moi, du haut de ma trentaine dépassée, des théoriciens de l' inexplicable tant est complexe la chose à cerner .

J' ai seulement cette modestie qui demeure l' apanage des néophytes; celle que perdent les doctes, pourtant toujours démentis, campés sur les certitudes protocolaires d' un diplôme sanctionnant leur vaillant parcours étudiant ou universitaire .

Évidemment que tout ce qui suit n' est qu' hypothèse ! Comment pourrait-il en être autrement alors que, précisément, nous ne sommes tous que de malheureux observateurs - Je ne puis me permettre de parler qu' au "conditionnel" . En l' occurrence, mon travail n' est le résultat que d' une série d' analyses fondées sur des faits historiques ou d' actualités qui peuvent être interprétés de mille façons et s' appuie parallèlement à ces derniers sur quelques supports bibliographiques sur lesquels je procède au recoupement suivant une intuition qui me trompe rarement . C' est en elle que je fais confiance parce qu' elle est le fruit d' un inconscient dont les mécanismes échappent à la logique rationnelle - Cette intuition, animé par des mécanismes de réflexion non conscients ( ... et non pas nos pulsions animales qui, elles, sont souvent régressives ) constitue la matière première de ma théorie . Ce véritable ordinateur biologique interne conditionne la majorité de nos actes en dehors de ce que nous pouvons en saisir par "l' idée". Nous y reviendront à maintes occasions dans ce texte comme dans les autres : Je fais l' hypothèse que cette machine inconsciente contient le secret de tout ce qui est, ... à notre charge cependant de saisir et traduire correctement les données tendues par ces impulsions venus ou circulant au plus profond de l' être charnel -

La communication avec cet absolu que nous qualifions par une terminologie abusive... " DIEU", et qui n' est rien d' autre qu' un anthropomorphisme, tient probablement de cette source !... S' il "est", "cet absolu", indéfinissable, est probablement interne à chacun d' entre nous - Il est ... "nous" comme aboutissement de sa création, encore inachevée - Cette digression m' emmène trop loin au risque de passer pour un mystique, j' en reviens donc à notre contexte d' incertitude entourant en réalité tout ce que peuvent concevoir les hommes par la théorie : Des enchainements pseudo-"logiques", en fait subjectifs, fondés sur des sciences "naissantes" et souvent controversées - < Mea culpa > - Voilà ce à quoi vous devez vous attendre en abordant mes travaux ! Admettez cependant qu 'en dehors des recherches basées sur une expérimentation en laboratoire ( ... et encore, puisqu'il faudrait limiter les constats matériels au contexte précis des données initiales ... ce que nous sommes loin de respecter lors de nos expérimentations ! ? ), nous sommes tous plongés dans ce contexte d' incertitude ? Fort heureusement, je compte sur votre esprit critique, comme sur le savoir de vos précédentes et surtout prochaines lectures pour cautionner, démentir ou compléter mes hypothèses . De bon sens, il en restera toujours quelques chose, une "émotion" et nous aurons au moins le mérite d' avoir ouvert une voie longtemps délaissée par la littérature . Il n' y a aucun mérite, ni gloire, à voir ce qui semble si évident une fois posés les préalables des premiers paragraphes de ma réflexion .

Cette analyse reste donc fragile mais c' est probablement parce qu' elle reste incertaine que d' autres relèveront le défi de s' y confronter pour la valider, ou plus probablement la démentir, voire de me fustiger pour récolter les fruits d' une étude plus spécifique, ... rançon du succès .

De la même façon et pour les mêmes raisons, personne ne pourra catégoriquement infirmer ni définitivement renverser l' ensemble de mes hypothèses .

Du reste, cette interprétation est essentiellement axée sur un angle mettant en avant la logique et les apports de mon modeste cursus juridique; informations et savoirs péniblement tirés et complétés du silence des bibliothèques où j' ai passé les dernières années de mon parcours étudiant ...!

Mes conclusions sont indubitablement orientées, mais rares sont les écrivains qui ne mêlent à leur récit l' empreinte de la philosophie qui les animent . J' espère seulement que de ce néant sortira une quelconque utilité pour la communauté et que vous apprécierez la synthèse d' un savoir jusqu'ici hétéroclite relatant avec plus ou moins de fidélité quelques-uns des paramètres de l' exercice du pouvoir . Après tout, mon propos doit probablement appréhender la "réalité" en quelques points épars ? !!... Ce dernier cliché me semble intéressant à plus d' un titre . ... Il me permet d' enchainer .

 27- Avec un peu d' imagination, la "Connaissance ultime" pourrait effectivement se concevoir, à notre échelle humaine, comme un microscopique "point lumineux", à peine perceptible, au centre d' un tableau noir représentant le "Savoir absolue" (... comprenez : << la somme théoriques des réalités immanentes du monde physique et palpable; hypothétiquement saisissables avec plus ou moins de fidélité et justesse par nos modélisations spéculatives >> ) .

L' ensemble de nos théories, imparfaites et incomplètes ( parce que fondées sur des vecteurs de préhension dont la matérialité ne peut jamais saisir l' ensemble des paramètres relatifs au sujet traité ) sont les fils ténus d' une toile convergente se dirigeant vers ce but ultime, intangible dans l' absolu, de manière identique aux rayons d' une roue. Celle-ci comporte néanmoins à notre égard une spécificité étonnante: En se rapprochant de plus en plus prés de cette lueur insaisissable, qui semble au premier abord si minuscule et perdue sur son fond, nous pourrions progressivement discerner des structures omniprésentes qui la confondent, s' étalant et s' enchevêtrant dans toutes les directions pour en fait couvrir l' ensemble de ce que nous prenions pour un support. Sa multitude est semblable en tous les points de sa matérialité .

Le "phénomène" perceptible par l' intermédiaire de nos cinq sens, au premier rang desquels se situe la "vue" ( inadaptée pour l' examen rigoureux et "scientifique" de telles considérations ) reprend alors miraculeusement et insidieusement sa forme quel que soit l' endroit scruté par notre regard :

Ce spectacle de la "réalité" n' est en définitive qu' une illusion - Et pour cause, la source évanescente de cette magie n' a probablement pas la consistance que nous souhaiterions lui attribuer par des notions exiguës, limitatives et définies par nos modes de conceptualisation ou de perception . Chaque "étincelle" est en fait comparable à un véritables "trou noir"qui se fond, rejoint, absorbe et se confond en tout point avec le canevas que nous prenons pour son support et qui n' est rien d' autre que le tableau infini de la connaissance . C'est le phénomène que nous connaissons sous le terme barbare d' intrication, autrement appelé "dieu" dans le langage mystique ou religieux, qui échappe encore à notre entendement.

Force est de constater que nos attaches conceptuelles ne sont que de frêles liens isolés, tendus sur ce fond et remontant vers notre intelligence externalisée, en comparaison des savoirs à investir, et qu' il ne peut certainement en être autrement concernant des procédés d' investigation d' origine humaine (... donnant par ailleurs raison aux tenants de la doctrine agnostique qui reste encore difficilement contestable à ce jour ) - Les points de contact que nous établissons avec "ce qui est" (la "Vérité"- ladite trame de fond - s' il en est une saisissable par nos esprits velléitaires et suffisants ) sont toujours en deçà de ce que peut représenter une réalité multiples visages . Nos facultés mentales "humaines" ne sont pas en mesure de les appréhender, et il en va de même des 'ordinateurs' qui sont le fruit de notre création - Pour cette raison, eux aussi sont incapables de traiter simultanément une masse suffisante d' informations et de croiser un nombre suffisant de paramètres ainsi que de disciplines ( dont certaines n' ont pas encore vu le jour ) pour saisir la pluralité des dimensions incluses sur un sujet donné, étroitement lié à l' ensemble des autres - ... Étant alors entendu que cette réalité est un tout indissociable -

Cette vision "holistique" m' amène à réitérer le principe selon lequel ... << ... tout est lié . >>. ... Devrais-je me résoudre à être le seul être lucide allant dans cette direction ?...

Quelle naïveté de ma part, bien évidemment que non ! Le célèbre Kant ( Emmanuel - 1724- 1804 / philosophe Allemand ) posa le problème en créant les catégories distinctes du "nouméal"( la chose en soi ) et du "phénoménal" ( la chose telle qu' elle apparait à l' esprit ) . La choses "est" mais l' idée que nous nous en faisons ne peut qu' être en décalage avec son essence profonde - Le paradoxe prend toute sa dimension dans la sphère des disciplines scientifiques au travers desquelles nous pensions enfin percevoir justement ... . En fait, devrions-nous dire << ...plus justement >>... par rapport à nos modes de réflexions littéraires ou métaphysiques ancestraux, mais certainement pas ..."justement" !

La science représente le mode d' approche actuellement le plus à la pointe, mais en aucune façon ses résultats nous affirment toucher les fondements ultimes de la chose !

Je partage donc l' avis du célèbre "Karl Popper" ( 1902- 1994 / Philosophe britannique ) qui, partant de la critique humienne du processus inductif, contesta la possibilité même de vérifier l' authenticité des propositions scientifiques en leur attribuant comme trait caractéristique la "falsifiabilité"(... et non plus la vérifiabilité : "un exemple opposé permet de démontrer la fausseté d' une théorie, tandis qu' une multitude d' exemples qui la confirme ne peuvent justifier le caractère universelle de cette proposition" - J' en veux pour preuve qu' aucune théorie ne passe l' épreuve du temps : Les plus certaines finissent par s' effondrer à force d' expérimentation ) - Cette distance avec ce que nous qualifions comme étant la "vérité universelle" ( ... expression qui elle même serait donc un abus de langage ) tient, entre autres, mais principalement, au fait que notre façon de percevoir, qualifier et quantifier les choses s' effectue par un langage ou des signes abstraits ( alphabet et règle de syntaxe ou de math !, etc ..) dont les renvois et les attributs sont définis de manière trop statiques et incomplètes . Nos outils conceptuels ne semblent donc pas en mesure d' englober ( par méconnaissance et impossibilité matérielle ... puisque tout semble lié ! ) ni de regrouper avec exhaustivité les facteurs endogènes de l' objet dans une proposition intelligible (...problème de dimension et complexité de l' exposé ) qui, de surcroît, devrait inclure la correspondance entre les variables pour satisfaire l' évolution du système par rapport à ces éléments environnants (: clés de son devenir - ?? !...) . Tout en supposant que nous soyons en mesure de définir et d' appréhender correctement ces paramètres et variables, ce qui ne serait pas la moindre tâche pour notre encéphale puisque, de fait, nous n' en avons qu' une vision tronquée par l' affect ainsi que par nos outils de préhension, décalage auquel il faut ajouter notre intelligence construite sur une série d' illusion héritée d' un passé obscur, âge du réflexe animal et de l' inné . Notre travail consistera-t-il d' abord par une amélioration de ce langage en l' approchant de celui de la rigueur mathématique !... Cette piste me plait bien ! Poursuivons car nous n' en sommes pas encore là .

Vous reconnaissez dans la précédente définition les caractères fondamentaux du langage mathématique - "variable" et "clé" d' évolution - et ce n' est donc pas un hasard si ce dernier est à la pointede ce que nous pouvons utiliser pour cerner avec plus de pertinence le monde palpable - ... C.Q.F.D ( ! ? ?...) . Aussi vous demanderai-je à l' avenir, voire dès maintenant, de vous méfiez de certains mots ou tournure de notre langage, y compris dans ce texte, qui possèdent la vertu d' établir une relation entre divers éléments ou idées : Prenez les suivants - "contradiction", "dialectique" et "paradoxe"- Ils possèdent ce défaut de mettre en opposition ou lien le contenu d' au moins deux propositions qui sembleront concurrentes ou totalement incompatibles - Il n' en est pourtant rien ! Une équation mathématique, seulement virtuelle à ce jour, et se rapportant aux concepts littéraires, conçue pour établir les rapports ou les liens "physiques" qui existent entre chacune des données étymologiques ou alphabétiques du mot, ferait apparaître la

portée, la complémentarité comme la variation de ces éléments fondateurs . Nous sommes toujours dans l' abstrait, ... tentons une approche plus concrète -

Par exemple, l' opération mathématique unissant les paramètres antagonistes d' une chose ou d' une idée pourrait être la "division" et, dans l' hypothèse inverse, nous utiliserions "la multiplication" qui semble être son contraire ?! Nombres d' éléments en contradiction ne sont souvent que des paramètres complémentaires d' une réalité adjacente qui nous échappe justement en raison de l' organisation des idées par notre système linguistique et conceptuel imparfait .

A ces difficultés liées aux paramètres du langage, reflet de la maturité psychologique du groupe humain considéré, s' ajoute une série d' interférences liées aux contraintes hiérarchiques sociales et des croyances subjectives d' origine psychanalytique qui perturbent la vision du monde réel et empêchent l' interlocuteur d' être en mesure de cerner avec justesse la chose, ainsi que sa quintessence . Mais encore, utiliser un langage, ou une science au mieux de ses possibilités, implique pour les utilisateurs d' avoir subit une solide et pertinente "initiation", ce qui est loin d' être le cas pour la plupart d' entre nous, ne serait-ce pour des raisons sociales, et je ne m' exclus pas de ce nombre : C' est le sempiternel problème de l' éducation et de la transmission du savoir . Finalement, quelle place reste-t-il pour les certitudes ?... Je vous laisse face aux vôtres -

En quelque sorte, notre intelligence réfléchie, qui se donnait l' ambition de redécouvrir la réalité en dehors de ce que permet l' approche du monde par nos sens et instincts animaux, peut aujourd'hui se considérer et agit tel un kaléidoscope placé entre nos yeux et la chose soumise à notre analyse . Le prisme de la connaissance altère non seulement notre vision instinctive du monde mais encore la réalité physique de ce que représente l' objet observé .

Je clos ce débat par deux sentences personnelles sa rapportant au sujet ... . La première résume mon triste constat agnostique ... << La réalité serait-elle univoque que la vérité des hommes ne pourrait être qu' équivoque ... >> -

Cette pensée souligne aussi l' ambiguïté de nos savoirs qui ne se recoupent jamais entre eux et nous obligent à dresser mille chemins différents pour approcher les mêmes objets . ... Elle peut encore, entre nous soit dit, servir à cautionner vos divergences à l' encontre des propositions de vos détracteurs .

La seconde tempère légèrement cette observation car il nous est malgré tout concevable de tisser des connaissances approximatives autour de ce qu' est la chose :

<< Qu' importe si elles paraissent, alternatives, parallèles ou sécantes au travers de nos modélisations cloisonnées, les descriptions ainsi que les différentes explications approchant la quintessence du monde réel nous sembleront dans le meilleur des cas seulement "convergentes" >> - Plusieurs vérités peuvent donc se côtoyer -Saisissez-vous la portée de cette proposition au regard de notre précédente discussion ?... Approchons la différemment :

Nous ne savons décrire les choses que par nominatifs abstraits interposés (... il semble d' ailleurs difficile de faire autrement dans l' état actuel de nos mode de "perception - préhension" ) - Ceux-là, comme nos sciences servant à les investir, manquent encore de précision, ainsi que d' exhaustivité, d'interconnexion pour synthétiser l' équation complète de ce qu' est l' objet étudié (... dans un environnement complexe qui ne peut en être détaché ) - Il résulte de cette observation que nos savoirs sont comme des filets aux mailles trop larges pour capturer leurs proies, ils s' en approchent en tout point et de toute part, mais sans jamais pouvoir entrer à leur contact . Ainsi nous faut-il par exemple une multitude de formules mathématiques, forces et équations totalement indépendantes, voire parfois incompatibles, pour scruter comme définir le monde qui nous entoure, de l' infiniment grand à l' infiniment petit, au lieu d' une seule qui ferait tout ce travail - Faut-il définitivement renoncer à la réunification mathématique de ces mondes ? Et si notre tort était de les "appréhender" dans un langage inadapté ? ... ne faisant que saisir quelques-uns de leurs "résultats" plutôt que de décrire le phénomène d' ensemble à l' origine de ces manifestations ? -

Je constate pourtant que ces univers, comme semblent vouloir les unifier plus d' un scientifique ( cf -" SUPERSYMÉTRIE" par gordon kane aux éditions Le pommier - l' auteur y propose l' idée selon laquelle ..."les équations de la théorie première demeurent inchangées si l' on y remplace, de manière appropriée, les fermions par des bosons et vice-versa"...), correspondent certainement entre eux par des liens physiques ainsi que logiques, à la portée de nos savants . Notre univers matériel semble régit par un ensemble de phénomènes "ondulatoires" ou "vibratoires" : Se peut-il que la réponse, comme le lien entre ces différentes dimensions( infiniment petit ou grand ), se situe dans une "clé" ( conformée sur des principes ondulatoires ) permettant de passer d' un univers à l' autre en modifiant son échelle d' application ( en quelque sorte ..."la longueur d' onde") ... ? ... Nous n' irons pas plus loin sur ce sujet dans la présente -

Ainsi, en conséquence de cette philosophie unificatrice, j' ajouterai l' hypothèse selon laquelle cette réalité et les connaissances qui tentent de l' appréhender sont ..."une" - Nous serions simplement dans l' incapacité, en tant qu' être humain, de voir cette ramification liant tous les points, les forces et les choses qui constituent l' univers . Les plus clairvoyants, qualifiés tantôt de philosophe, parfois d' extra-lucide, plus rarement "prophètes" lorsqu'ils mêlent morale, savoirs, puissances occultes et "devenir", auraient simplement cette faculté de plus précisément ressentir les limites tenant aux modes de perception en élevant leur jugement sur des niveaux de consciences (...ougénéralité ) supérieurs à la moyenne et sauraient y adjoindre des bourgeons qui repoussent les frontières de cet entendement .

Mais une fois encore, je n' y vois qu'abus de langage et mauvaise interprétation de la part d' un entourage moins alerte . Un célèbre dicton issu des milieux météorologiques permet de cerner et d' illustrer un aspect de cette idée "unificatrice" de la connaissance en prétendant << qu' un battement d' aile de papillon peut faire naître un cyclone dans les régions tropicales >> - La métaphore me parait bien trop lointaine !

Cherchons plus concret : En évoquant un sujet simple et quelconque comme... "la chute d' une pomme", illustre expérience sensorielle entreprise par un certain "Newton", vous pourrez ainsi aborder successivement des sujets aussi variés et nombreuxpassant par ..." la théorie de la gravité, engendrant la chute du fruit; mais encore mettre en évidence le processus d' évolution des espèces vivantes

( menant à l' aboutissement du fruit en passant de l' inerte au végétal puis à l' animal qui n' est lui même qu' une étape intermédiaire menant à un absolu encore indéfinissable ), la structure des protéines végétales, expliquer le fait

de votre perception sensorielle ( ... la vue, le "toucher" ) et pour finir, ( et j' en passe ! ...) aborder les sujets voisins du phénomène de la "lumière" et de la "couleur" permettant de discerner le phénomène se déroulant sous vos yeux !! Nous pourrions ainsi faire le tour de la connaissance sur ce seul sujet d' une pomme se détachant de sa branche ! ... J' abrège, il ne faudrait pas trop déborder notre sujet ( si ce n' est déjà fait ! Mais telle est ma volonté de lier ce qui semble si distant ) . J' ai tellement de chose à vous dire et si peu de temps ... ou en étions nous ? !... Au débat fixant la relativité de nos savoirs ...

En effet, dés lors, constatant les lacunes et la faiblesse de nos élaborations, comment pourrais-je vous assurer la certitude de ce que j' avance ? ... Peu importe !... Nous n' en sommes plus là -

Je ne fais que mettre l' accent sur une carence bibliographique et vous informer de ce que la théorie met à disposition sur le sujet de l' élaboration des liens sociaux . Il nous est loisible de percevoir au travers de mon exemple du "point" que cette "vérité" peut être approchée et perçue par une quantité infinie d' approche ( ... puisque nos sciences sont encore à ce jour compartimentées et souvent tenues à l' écart des autres tant par leur vocabulaires, outils techniques, leurs auteurs (?) que par leur mode de travail, de déduction et perception - D' ailleurs, vous constaterez que ce sont encore des lois relatives au lien sociaux et aux rapports humains qui engendrent cette segmentation : Droit d'exclusivité, propriété intellectuelle, volonté de reconnaissance, etc ... ) qui en saisissent autant de facettes selon l' angle, le domaine ou la discipline employée comme vecteur de préhension de cette réalité . Ma réflexion peut alors prendre sa place en tant "qu' examen critique" de certaines pratiques politiques, avérées ou seulement potentielles contre lesquelles le citoyen doit se tenir informer pour mieux juger des affaires publiques et prendre les bonnes décisions lors des consultations électorales . Modeste ? Cette ambition me suffira amplement ... .

Le pragmatisme oblige chacun d' entre nous . Les grands hommes d' état reconnaissent volontiers obéir à cette exigence et être entourer de Conseillers, Stratèges, divers Théoriciens politiques, de personnels qualifiés ou experts dans les domaines les plus variés ! Quelle serait la fonction de ces "cerveaux" si ce n' était d' élaborer une intelligence au service du pouvoir et d' intervenir pour orienter ces mécanismes en sa faveur ??!

28 La "justification" de nos actes est un aspect incontournable de notre intelligence .

Des philosophies, l'ensemble des dogmes idéologiques et des religions sont entièrement dévouées à cette cause qui consiste à donner non seulement un sens mais aussi un fondement à notre existence mais surtout à l'autorité qui gouverne nos société . Quels que soit votre projet ou le déroulement d' une journée, vous chercherez inévitablement à lui donner un sens et trouverez une justification cautionnant chacune de vos réalisations ! Il semblerait que le schéma psychique régissant le fonctionnement de notre cerveau ne puisse pas se dispenser de chercher une légitimité préalable à toute action ! ? Où bien s 'agirait- il d' une conséquence de la philosophie véhiculée par nos

civilisations judéo-chrétienne fondée sur la morale et l' expiation, mais cette explication rejoint sensiblement la même notion puisqu' elle pourrait en être la conséquence .

Comment dés lors ne pas imaginer que la politique ne soit elle même un terrain d'expression de ce "jeu"de l' esprit ? Nous avons pu tous constater que les décisions et orientations du pouvoir sont légitimées sur un fondement qui est censé susciter l' adhésion des masses . La légitimité est un paramètre fondateur incontournable de l' exercice de la souveraineté .

Pour arriver à cette fin, l' ensemble des vecteurs médiatiques et des structures institutionnelles sont mis à contribution avec, sans doute, le renfort des experts en communication dont il nous est suggéré l' existence . Ce puissant dispositif de communication, comme tout dispositif de conception humaine,

n' est bien sûr pas à l' abri des détournements afin de légitimer des orientations qui, sans cette préparation, risqueraient d' être mal perçues par le grand public . C' est sur le fondement de ce soucis que j' élabore les schémas suivants . Ils permettent de visualiser quelques aspects cachés et mal connus de la notion de "Justification".

 

Section I ) Le fondement "moral" de l' autorité -

 

29 La nature se dispense très bien de cette fiction élaborée par quelques érudits afin de donner autorité aux "leaders". Le lion dominant règne sans partage sur sa troupe et n' a pas, par exemple, à justifier autrement sa position que par sa prestance physique; il jouit de ces prérogatives et les lois naturelles se chargent très bien de veiller au respect de l' équilibre du rapport de force qui structure les liens sociaux entre individus du même groupe . Que "Messire lion" vienne à montrer la moindre faiblesse et ses concurrents auront sitôt fait de le destituer . Ce sont donc avant tout des mécanismes naturels qui régissent la pyramide hiérarchique au sein d' une collectivité .

L' homme a cru pouvoir s' affranchir de cette contrainte en instituant des normes sociales qui prendraient le relais de ces forces . On peut se demander dans quelle mesure ces constructions peuvent modifier le principe de réalité ? Les seuls attributs nous séparant des animaux étant l' intelligence et la conscience, ce sont sans nul doute ces caractères singuliers, mêlés à la taille titanesque de nos empires, qui nous poussèrent à concevoir de tels dérivatifs, afin de masquer certaines contraintes de ce monde hostile . Cette tendance se révèle par ailleurs une propension naturelle de l' être humain : Nous n' avons de cesse d' échafauder les plus fantastiques et délirantes fictions intellectuelles afin de dissimuler les faits sur lesquels nous n' avons pas la possibilité d' agir directement . Cet "écran métaphysique" se donna pour mission principale de flatter son "égo"et, ou, de refouler des sentiments qui suscitèrent une douleur insupportable pour sa conscience, compte tenu de l' idée qu' il avait décidé de s' en faire . Que de temps et d' efforts pour lui faire admettre successivement qu' il à pu être dans un passé lointain un animal au même titre que ces bêtes dont il doit faire le sacrifice pour se nourrir ; qu' il n' est pas le fruit d' une création "divine" mais le résultat d' une modification progressive des espèces vivantes ; que la terre ne serait certainement ni plate ni le centre de l' univers . Ces croyances archaïques nous font sourire mais le panel de ces hérésies perdurent et s' érigent encore en fondement de la société à l' aube du 21 siècle, y compris dans notre monde occidental !

 

§ 1 - De la théorique ... "souveraineté populaire".... .

 

30 La société civile se compose majoritairement de populations qui subissent le pouvoir politique . Les autorités durent progressivement apprendre à composer avec cette masse démographique volatile et enflammée . Fort heureusement, les revendications ainsi que les exigences citoyennes finirent par porter leurs fruits et nous pouvons faire le constat d' une pacification des phases de transmission du pouvoir par l' institution de règles démocratiques, notamment grâce au concept électoral qui est censés relier la base politique avec ses dirigeants ! Certes, ce procédé se donne les avantages évidents de permettre, d' une part une "meilleure" adéquation de l' intérêt collectif avec le programme politique ainsi que l' idéologie des équipes placées au gouvernement, d' autre part de parvenir à un "quasi-consensus" social par le dialogue qui y précède . Mais peut-on prétendre que ces systèmes politiques font totalement disparaitre le "rapport de force" qui ne manque jamais de s' exprimer par une voie ou par une autre dans les liens sociaux ? Car au fond, animaux que nous sommes, il n' y a pas de raison à priori pour que disparaisse totalement chez l' homme ce modèle relationnel, construit et issu d' une pratique ancestrale de la sélection naturelle . Qu' apporte donc la "légitimité" ?...

Les mots employés parlent sans apporter plus de précision, l' exposé contient déjà en lui même une partie de la réponse ! Je n' ai pu m' empêcher

d' orienter sa formulation, alors qu' elle me semble si évidente . La contestation des institutions économiques-politiques démontre bien que nos mécanismes sociaux ne peuvent constituer une protection irréfragable contre la subjectivité du pouvoir mais ne font que fournir un cadre à la manifestation de ces forces et en légitimer l' action auprès de la collectivité selon un schéma "pré-formaté" ( Prenez l' exemple des textes fondamentaux intitulés "Lois" ou "Constitution" dans nos civilisations occidentales ).

Les différents groupes ( ethniques, religieux, culturels, philosophiques, politiques...) se confronteront certainement selon des règles établies, mais le résultat du processus ne pourra retranscrire un équilibre qui n' a pas d' existence matérielle et réelle dans la société ( politique ), de telle sorte que le système institutionnel ne peut être le support d' une réalité physique (...sociale) qui n' aurait pas d' effectivité ! ..... Peut être et même probablement sans le soutien de ce dispositif théorique ? Nos institutions politiques ne peuvent encore à ce jour avoir la force de créer une situation, elles ne peuvent que refléter celle (pré)existante en synthétisant son contenu sur un diagramme à la fois comptable et statistique qui évitera simplement, et c' est déjà pas mal, la confrontation physique qui procède de ce constat . Allez, fabulons un peu ! Nous pourrions sur ce modèle établir une multitude de systèmes "statistiques" afin de précéder les conflits, sociaux ou autres, ... ce qui permettrait de dresser le portrait des forces afin d' éviter l' engagement des hostilités .... pour éviter les guerres, les grèves , etc ... !? Bahh ! ... Je plaisante ?! - Mais c' est un peu ce à quoi correspond l' opération de suffrage : Dresser un tableau "statistique" des forces idéologiques en présence ! ... .

En second lieu, il semble cohérent d' ajouter que les orientations "philosophiques &-politiques" mises en œuvre par les entités politiques doivent impérativement coïncider avec une réalité psychique du comportement humain, faute de quoi ce programme idéologique ne serait qu' un rêve pieux, sans aucune possibilité d' adaptation entre le théorique et la pratique,... la réalité matérielle s' y opposerait ! Ce serait le cas par exemple, si l' on prétendait, grâce à une loi, faire disparaître la hiérarchie sociale, la jalousie ou quelques sentiments liés à la nature humaine . La réalité s' y oppose !

- Prenons un exemple "simpliste" illustrant la portée de ce principe :

Imaginons que je me présente aux prochaines élections présidentielles et que je sois élu par un hasardeux concours de circonstances sur le fondement d' un programme totalement irréaliste dont l' axe principal consiste à doubler les salaires des travailleurs et spolier les détenteurs de grands capitaux ...!!! Je m' entoure alors de quelques "bons amis" pour constituer mes ministères; tous avons de fermes volontés de réformes sociales ( ...présentées sous la forme d' un projet dit de tendance "collectiviste,")mais aucuns autres liens avec le milieu institutionnel ou des affaires et encore moins avec celui de la politique . Pourrions nous mettre en œuvre notre ambitieux programme ?

Notre mandat devrait certainement s' abréger dans les plus brefs délais et serait substitué de fait par un pouvoir qui incarnerait plus fidèlement le rapport de force matériel de la société !.... Pourquoi ?...

 

31-  L' énoncé de ces raisons, comme de ces mécanismes, notamment liés à la notion justification m' invite à dresser une liste non exhaustive de POSTULATS qui conditionnent l' établissement, l' exercice ainsi que l' évolution des systèmes politiques .

Ce lien nous mènera à la croisée des chemins entre les multiples aspects de cette question de société, faisant ressurgir les phénomènes immanents ainsi qu' incontournables qui les expliquent et dont l' expression imposa aux hommes de sélectionner les règles qui s' y conforment le mieux . Au bilan, vous constaterez que ce pouvoir n' est pas le fruit du hasard ni de la providence . Puisqu'il obéit à un certain nombre de commandements dictés par des lois naturelles spontanées relatives aux rapports humains,"l' autorité" ne serait donc pas totalement subjective, arbitraire ou injuste; il semblerait plutôt qu' elle soit un des vecteurs d' expression de la sélection des espèces vivantes, transposé aux relations humaines << conscientes >> . La complexité croissante des sociétés n'a fait qu' ajouter des éléments supplémentaires aux mécanismes politiques qui interfèrent à ces questions ... . J' ajouterai pour servir d' introduction à cet énoncé de préceptes généraux, qu' à défaut de respecter l' ensemble de ces conditions, le pouvoir politique ne peut se maintenir et périt par des soubresauts répétés jusqu'à la mise en conformité de la situation avec ses exigences .

Voici donc pour moi les caractères essentiels pouvant expliquer l' organisation, l' élaboration ainsi que l' évolution des schémas collectifs - Pour de futurs dirigeants, ces règles permettent de mesurer l' efficacité, la pertinence comme l' adaptabilité des institutions ou régles politiques dont ils font le projet face à telle situation politique concrète; pour nos chers "concitoyens-électeurs", ces postulats synthétisent l' état d' esprit au travers duquel nous devons concevoir la progression du débat démocratique . Je souhaite donc voir naître en vous un autre mode de perception, fondé sur un ressenti intérieur des phénomènes sociaux, afin d'être capable d'analyser avec réalisme l'actualité et de l'associer avec le mécanisme sociologique qui lui correspond. Elles doivent concourir d' une part à l' éveil de la conscience politique, à la compréhension des phénomènes sous-jacents, d' autre part à un examen lucide et pragmatique des phénomènes traversant ou ébranlant le corps social: Être compétent pour analyser les pro-positions démagogiques comme celles attentatoires des libertés publiques de celles plus réalistes qui constituent l' avenir de la société politique .

.

 

- Postulat N° 1-

<< Le schéma relationnel ( politique ou institutionnel ) régissant les modes de fonctionnement d' une collectivité organisée doit être en harmonie d' une part avec la réalité des forces humaines ( sociales, ethniques ) d' autre part avec les relations naturelles établies entre les forces en présence >>.
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Cette première règle exprime et intègre la composition fractale des sociétés humaines . Il est un constat que les sociétés humaines se divisent immanquablement en sous-ensembles hiérarchisés, qui luttent pour s' arroger le pouvoir de direction . Le phénomène d' appartenance et d' union au sein du groupe se cristallise sur des liens objectifs ( physiques ou matériels ), ou & subjectifs, ces derniers étant dictés par une croyance ou une connivence partagée dans le cercle "identitaire" : Les institutions appliquées sur chaque niveau reflètent et s' adaptent inévitablement au schéma de cette réalité fractale . ( considération numéraire )

 

[- Postulat 1 bis - je mets ce postulat en aparté étant donné qu' il est possible de le concevoir comme une règle universelle, valable pour toutes les entités vivantes regroupées en collectivité et non pas seulement au niveau d'application de notre sujet .

Il semblerait qu' il y ait un lien de réciprocité étroit entre le nombre d' individus regroupés au sein d' une collectivité et le double facteur de la forme de sa structure ainsi que la maturité du système "idéo-conceptuel & relationnelle" (... De cette contrainte nait une symbiose, aussi bien dans le groupe qu' avec le milieu environnant), de telle sorte que :

1 BIS - << Un niveau croissant d' harmonie et de symbiose "psychique" semble nécessaire entre les individus d' une même "communauté" à mesure de la croissance démographique des masses en contact;... inversement, lorsque cette symbiose disparait ou n' a pu se concrétiser, la collectivité se divise et décroit pour retomber sur un volume d' individu correspondant à son degré de maturité "socio-relationnelle"- Ce dernier étant lui même le reflet de son développement psychique & instinctif >>

.

(... expression à considérer au sens large puisque ce postulat concerne de mon avis l' ensemble du règne animal; l' expression de "maturité" peut ne pas être consciente et s' exprimer au travers d' un "instinct" au sein des sociétés animales ) -

A contrario, l' ascension démographique et volumétrique poursuivit par l' inertie du phénomène "vivant" ne parait possible et satisfaisant que lorsque cette symbiose ( psychique ou naturelle ) trouve les moyens matériels et les vecteurs relationnels ( ou institutionnels nous concernant ) de son expression - .

Cette règle immanente, qui exprime ses effets au sein de toutes les entités collectives animales et végétales, emporte une série de conséquences sur nos sociétés humaines actuelles : Nous arrivons à un niveau de densité

de population révélant l' inadaptation de notre système "idéo-conceptuel", non pas dans l' absolu puisque celui-ci à parfaitement fonctionné jusqu' ici ( jusqu' à un volume donné de population ), mais ce modèle s' avère inopérant à hauteur des nouvelles densités . ]

- Postulat N° 2-

Les aspirations théoriques sur lesquelles reposent les concepts politiques du système centralisateur doivent être en correspondance avec les tendances psychiques de la composante humaine à l' instant de son application - ( ..."Tendances psychiques" : comprenez < forces naturelles de l' être, telles que la nature les à forger pour assurer sa survie auxquelles s' ajoute le "moule conceptuel" les domestiquant - Ce sont les croyances, rituels alliés au bilan des connaissances "pseudo-rationnelles" > ).

- Postulat n ° 3-

Pour être tolérée par la conscience collective, la source de "Légitimité" des organes de pouvoir doit coïncider avec le " Niveau Intellectuel Moyen des Populations"..

 ( Nous emploierons désormais l' acronyme " N.I.M.P" ) . Dans cet aspect, ne sont à considérer que la somme des connaissances et croyances subjectives majoritairement admises ( parfois imposées ) par les individus composant le groupe .

Ces trois premières règles, symbiotique et liées entre elles, peuvent expliquer le bouleversement s' opérant en Europe au alentour du dix-huitième siècle pour transformer les régimes monarchiques en Démocraties parlementaires . Le schéma de création des richesses, les avancées techniques ainsi que l' évolution des mentalités ( la "vulgarisation du savoir"), ont modifié les paramètres de l' équilibre global de la société monarchique de manière à le rendre inopérant dans le nouveau modèle matériel . Les mécanismes de récupération automatique ont conforté les nouveaux détenteurs de fait du pouvoir : Les agents "capitalistes" qui détiennent à la fois la "finance" ainsi que les moyens de production -

La nécessité de cette adéquation ( entre le NIMP et la légitimité ) engendra des singularités qui ne sont certainement pas le fruit du hasard et que je me dois de souligner : L' apparition ou plutôt le retour du principe démocratique en Europe au 18° siècle fut un bouleversement dont les "élites"devaient intégrer l' ensemble des conséquences un jour ou l' autre, de gré ou de force . Les régimes monarchiques les plus solides et expérimentés, de peur de voir s' imposer le malandrin par des voies séditieuses et dommageables, inquiets de ce petit frère prématuré, que beaucoup jugèrent encore mal défini et dont la survie était encore incertaine, crurent sage de prévenir le mal en superposant l' ancien modèle au dernier postulant . Ainsi s' assurèrent-ils de la continuité du pouvoir au cas où ce prétendu "feu de paille" viendrait à se consumer aussi vite que l' entrain qui l' avait vu naître - C' est, peut-être, au moins dans mon esprit, la justification et la raison d' être des "monarchies (dites) parlementaires" . Ainsi, par un artifice convenu, il serait facile de remettre en place le gaillard traditionnel si le dernier né ne se montrerait pas capable d' assumer la place qu' il revendique - Je pose donc la question suivante : Le régime "mixte" pourrait-il être une sorte de sécurité afin d' allier les deux légitimités et se donner l' assurance que l' entité de direction survivrait à toutes éventualités ?... D' ailleurs, est-il nécessaire de préciser ou de faire remarquer que le modèle monarchique n' a jamais totalement disparu ! ... même dans les frontières du vieux continent - Outre leur fonction subsidiaire ainsi que leur assimilation dans le paysage local, cette présence ne serait donc pas forcément un hasard,... ne serait-ce qu' au regard des prévisions de certains "experts" (cf- La fin du pétrole- par J.H Kunstler, chez PLON ) qui prévoient et décrivent un bouleversementmajeur de la société occidentale, pour ne parler que de nos contrées, en raison des pénuries énergétiques prévues pour la fin de ce siècle ( aux environ de l' an 2100 ).

L' entretien d' une certaine ferveur religieuse et de l' idolâtrie par des modes dérivés ( spectacle, etc ...) permettraient alors d' assurer ce relais le moment venu par un retour des forces que l' on croyait épuisées . Concertée ou de fait, car cela n' a plus au fond d' importance, si l' on considère le principe de la continuité civile, cette régression institutionnelle serait, dit-on, un pis-aller à l' effondrement de nos maillages technocratiques.

Le lien entre les paramètres psychiques et le système politique est un fait historique immanent s' imposant au delà de toute démonstration . L' observation des pratiques institutionnelles en est le gage incontestable, même si nous pouvons aujourd' hui sourire en réalisant que nos aïeuls ont pu croire à ces théories fantasmagoriques qui transforment un homme en Roi "par la grâce d' un Dieu".

Cette corrélation entre l' élément psychique et institutionnel semble donc être le résultat d' une transposition dictée par différents facteurs matériels ( mode de production, ... ) et s' effectuant au travers de tendances instinctives animales ( hiérarchiques ) : Ces dernières auraient donc parasité nos trop récentes facultés intellectuelles . Cet équilibre tendrait à rationaliser ou compenser les instincts ainsi que les facteurs naturels à mesure du perfectionnement de notre structure psychique :

Notre volonté inconsciente semble s' afficher clairement : Extérioriser, modéliser et consciente expression des phénomènes posé pendant des millions d' années par dame nature ou pour les plus faibles de mettre en oeuœuvres moyens exogènes corriger leurs défauts constitutifs !? Les deux explications me paraissent convergentes .

L' étroite symbiose entre ces différents paramètres internes au psyché humain ( instinct / réflexion ) semble actuellement arriver sur un point de "quasi-équilibre",engendré par la multiplication des vecteurs d' union comme de ceux liés à la communication, du savoir et l' instruction progressive des masses . Mais les contradictions (... ou plus simplement les erreurs & abus terminologiques ) inhérentes à ces fictions institutionnelles ne pouvaient manquer de se révéler un jour, qui semble d' actualité pour temporairement stopper notre ascension en attendant de résoudre les dilemmes de cette équation entre la sphère de l' esprit et celle du monde matériel .

La stabilité relative du nouveau consensus social obtenu au sortir de la révolution, péniblement construite au fil du temps, fondée sur des concepts fictifs, fut contredite par une pratique des faits démontrant en partie l' immatérialité des thèses et l' étroitesse des alternatives, menant à la succession

de politiques écrans, incontestablement inopérantes en temps de crises ainsi qu' en période transitoire où les théories n' expriment et ne retracent qu' imparfaitement les phénomènes investis . Comble de cette situation délétère et sans issue, une force incontrôlable sembla pousser les acteurs du débat à chercher un nouvel équilibre dans la continuité des concepts erronés et clairement identifiés comme étant à l' origine de l' impasse . Nous verrons dans quelques instants pourquoi il n' existe aucune alternative réelle dans la direction des vieux postulats de nos démocraties représentatives .

Nous pouvons déjà faire état de l' esprit dans lequel j' aborderai cette étude -

Les faiblesses endogènes de notre système libéral ( qui ne peut fonctionner efficacement que dans un contexte "débridé" ... et par conséquent de paire avec son corollaire de saturation des marchés menant à la crise ), combinées aux versions actuelles des schémas démocratiques me portent à croire que ces fondements théoriques surannés ne manqueront pas de réitérer les mêmes processus menant aux mêmes déboires que ceux rencontrés dans un passé trop récent .

 

32- Outre ces quelques considérations institutionnelles, il semble évident que nous arrivons à un stade d' évolution où les forces "psychiques" essaient, certes encore timidement et de manière maladroite, de prendre le relais ou de faire concurrence aux forces physiques matérielles dans la détermination d' une nouvelle forme de sélection- évolution fondée sur la Culture.

Ce bouleversement tendrait ( sans y-être encore parvenu ) à faire basculer la position des éléments de cette équation pour les permuter de leur place de "conséquence" à celle de "cause"; phase éminemment intéressante de notre développement où tout reste à construire tant il me parait évident que les forces instinctives représentent encore à ce jour une inertie considérable, voire probablement supérieure aux puissances psychiques trop récentes, surtout que les premières ne manquent jamais de refaire surface à la moindre faiblesse des secondes ( tendance régressive ) .

Ce conflit de force est probablement responsable de nombreux sursauts dont nous vivons actuellement les dramatiques péripéties dans l' actualité sociale ( contestation ), politique et internationale ( critique du rapport de force entre les nations ) . C' est pourtant bien sur le terrain de cette opposition que se situe une partie du problème !... Et la réponse pourrait consister en une évolution, voire dans une "re-considération" du contenu, des fondements comme des piliers de nos civilisations, jusqu' ici hétéroclites et motivées par des paramètres nécessaires liés à ses origines mais dont la continuité de l' action atteint aujourd'hui son paroxysme contradictoire .

- Postulat N° 4-

< L' équipe du gouvernement doit disposer de connexions et des liens relationnels effectifs et tentaculaires, officiels ou officieux, avec les entités physiques (... administrations, justice, police et autres corps administratifs, ou de toute autre nature, pouvant diffuser et faire appliquer les orientations sur le terrain en tout point du territoire - que ce soit par la loi et les tribunaux, une discipline militaire ou par l' intermédiaire d' une connivence intéressée avec diverses entités locales ...) pouvant influer, orienter et contrôler le jeu social pour en assurer la direction . Elle doit dans le même temps appuyer son autorité en coopération avec les forces dominantes du schéma économico-social >- ...

C' est pourtant logique ! Comment pourrait-on contrôler une structure sociale complexe sans disposer des vecteurs physiques ou institutionnels, humains et matériels qui permettent de les influencer ?

Pouvez-vous convenir, dès maintenant, que le pouvoir politique ne se constitue pas "par hasard"et doit impérativement "correspondre" au schéma humain ainsi que matériel de ces composantes, faute de n' être plus qu' une "coquille vide" et s' auto-désagréger au profit d' un autre plus représentatif, plus adapté à ces lois socio-relationnelles virtuelles ?...

On peut, dès lors, se demander sur le fondement de ces premiers principes, s' il n' y aurait pas en ces termes une explication probable de la chute du bloc de l' est représenté par l' ex-union soviétique ?

En effet, ce pseudo-communisme n' a malheureusement fait qu' entacher d' une mauvaise image la belle perspective ( certes encore théorique ! )de l' avenir du genre humain et raviver les forces de ses détracteurs . L' édifice Étatique mis en œuvre en URSS n' avait en fait probablement rien à voir avec le "rêve communiste" en tant que notion d' aboutissement (... hypothétique ) des sociétés humaines :

A titre principal parce-que l' être humain n' y est tout simplement pas encore prêt, ni son "psyché" assez mâture .

La Russie n' était donc pas, de ce point de vu, une société "Communiste" mais bien plutôt une tentative de réforme des modes de gestion, production et répartition des richesses basées sur un "Centralisme d' État", certainement inadapté (...système politique contraire à la perspective recherchée et qui peut être considéré, éventuellement, comme un prémisse lointain du résultat à atteindre ). Certes, les théoriciens de cette philosophie justifient ce centralisme comme une période de transition, où les forces populaires devaient prendre le pouvoir, éduquer les masses et imposer leur doctrine au travers d' un puissant appareil d' état réformateur : Mais de nombreux paramètres s' y opposaient, nous venons d' en citer quelques-uns .

Le postulat numéro "Sept" ( ...que nous allons aborder dans un instant ) m' impose en sus la déduction selon laquelle un tel aboutissement des sociétés humaines ne peut, ni ne pouvait, avoir lieu dans un contexte d' omniprésence de sociétés basées sur un modèle Libéral, farouchement opposées à ces orientations .

33- Le processus d' évolution des sociétés ne semble en définitive pas cautionner le modèle révolutionnairepour aboutir aux perspectives "utopistes"; et ce pour plusieurs raisons : Facteur qui n' est pas des moindres, d' un point de vue comportemental, les individus sélectionnent automatiquement et inconsciemment ( par mimétisme ? ), le registre des modes relationnels sur le niveau de celui reconnu, admis ( parfois orienté ) et pratiqué majoritairement par la collectivité - D' où ce fameux adage populaire, ou pas, qui admet que "la violence appelle la violence" - Les révolutions seraient donc plutôt le fruit d' un ras le bol spontané, exprimé de manière désordonnée,... dont certains acteurs à l' affut savent faire la récupération pour servir leurs intérêts catégoriels . Autant vous dire que je ne crois pas non plus au principe consistant à confisquer aux riches pour donner au pauvres, ce postulat ne ferait que cristalliser le débat en conflit de classes et déchainer une résistance rédhibitoire des catégories motrices de ce modèle social ( alors qu' il serait préférable de les impliquer ou responsabiliser ), ni aux systèmes de production totalement centralisés parce qu' il ne font que matérialiser une nouvelle forme de hiérarchie .... bureaucratique dans cette hypothèse .

Si la hiérarchie et l' inégalité sont des phénomènes incontournables, il faut simplement les rationaliser, en limiter la portée, ainsi que les excès, non seulement par un système politique citoyen autonome et décentralisé; mais encore grâce à un système économiquerationalisé dans toutes ces composantes, ce qui n' est pas encore le cas en cette fin de millénaire . Que sous-entend cette remarque ? ...

Le régime capitaliste reste assurément un excellent facteur de développement, incontournable voire irremplaçable dans les sociétés en expansion ( ou en construction), ce qui fut notre cas ces derniers siècles pour répondre aux besoins matériels et structurels croissants des masses démographiques et à l' exode rural ( "spirale de développement" suscitée par les attraits du système libéral et des découvertes technologiques qui allaient bouleverser la face du monde ) mais cette dynamique tend à perdre son élan après avoir répondue à cet impératif . En effet, les paramètres qui en assurent l' efficacité du système semblent se fourvoyer dans les pires travers lorsqu'ils évoluent dans cette société parvenue à un certain degré de maturité - Cela pour deux raisons simples :

Non seulement ses vecteurs de développement ( par exemple la monnaie ! ), trop évasifs, abstraits et "pluri-fonctionnels" permettent de cristalliser, par des formes détournées, les dérives politiques contre lesquelles le consensus social croyait s' être prémuni par des choix philosophiques et politiques progressistes, mais encore, imparfaits comme tous les systèmes dont l' homme peut être à l' origine, ses rouages, déjà en équilibre précaire ( complexité du principe de récupération- adaptation "automatique" par les lois du marché en présence d' une multitude de facteurs croisés ) subissent par ailleurs diverses contraintes humaines, déstabilisatrices, que des spécialistes s' entêtent désespérément ou timidement à vouloir corriger sur des registres dérivés, par des voies strictement légales ( droit du travail ) ou comptables ( modification des taux directeurs ), toutes incapables d' appréhender correctement les données du problème -

Ces contraintes, inhérentes aux faiblesses de la doctrine et donc ineffaçables, sont multiples :

D' une part, le marché, fondé sur une compétition généralisée incite les acteurs à chercher, par tous moyens, les solutions de rentabilité et exprimer à outrance celles révélées sur un instant donné, ...

[ Aparté :..... En définitive, il n' existe pas trente six options pour un chef d' entreprise afin de dégager les substantielles et indispensables marges bénéficiaires dont l' entreprise à besoin pour survivre :

... soit l' entrepreneur protège l' idée dont il entend tirer parti (... entre nous soit-dit... toujours imparfaitement car "l' idée" possède cette particularité de se nuancer pour se métamorphoser en quelque chose de voisin mais néanmoins différent : Cette affirmation pourrait d' ailleurs se voir ériger en un principe général applicable à l' ensemble de nos considérations pour chercher les illustrations faisant défaut à mon propos restrictif ... ) afin de lui conférer un monopole d' exploitation, ce qui n' est pas toujours possible, l' entrepreneur doit alors de préférence cumuler cette stratégie avec une technique d' occupation du marché, en submergeant la demande avant toute réaction des concurrents

/... soit il délocalise son activité sur une zone géographique où la main d' œuvre est moins chers par rapport à la zone où le produit est habituellement fabriqué et dans laquelle il sera finalement vendu / il peut encore rechercher des catégories de personnels statutairement sous-payées : handicapés - exclus; ... pour lesquelles la collectivité offre souvent des aides à l' embauche .

/...Il peut encore "inonder" le marché en jouant sur les quantités produites (production de masse) par l' automatisme et la démesure des cellules de production associé à des procédés technologiques qui écartent de fait les concurrents les plus faibles : C' est la création de "registres intouchables" ( nous reviendrons plus loin sur cette expression barbare ) .

/... Les plus habiles, bien que timorés ou peut-être les moins fortunés ( relativement ), choisiront de déléguer la production et de n' être que des "intermédiaires" dans une transaction avenir : Ainsi de ne s' occuper que du rapprochement ( transport) ou de l' information des parties contractantes, après s' être assurer par une étude préalable, exercée par l' intermédiaire du milieu relationnel, non seulement de la rentabilité mais encore de l' existence d' une clientèle suffisante .

/... D' autres, plus cossus, préfèrent totalement éluder la prise de risque en s' occupant des valeurs "sûres" ( immobilier, placements financiers au sein de grosses sociétés bancaires, de service, spectacle et information s' adressant aux masses, pilier fonctionnel du système sociétaire : Énergétique, communication ou "infrastructure" ... physique [ transport ] ... ou institutionnelle

[ système de solidarité : assurance] considérées comme étant impérissables et à propos desquels n' existe quasiment pas la faillite .

............ Quoi qu' il en soit, le marché, par l' entremise de la "compétition", de la libre entreprise ou du jeu social et politique, finit inexorablement par absorber et uniformiser les disparités, si bien que l' avantage que suppose et sur lequel repose le "business" ne peut être inévitablement que de durée limitée : Obligeant sans cesse les acteurs à trouver de nouveaux débouchés ainsi que des nouvelles techniques pour faire la différence avec les concurrents, faute de n' être que l' exploitant d' une filière "végétative" et sans avenir . C' est d' ailleurs pourquoi le système se retranche inévitablement dans les abus et incite ses acteurs principaux la fraude comme à l' irrespect des règles : La rentabilité de l' entreprise semble liée à la création d' un décalage avec la capacité des concurrents placés sur le même segment d' activité ] ........ .

... créant inévitablement un déséquilibre à l' image d' un ballon dans lequel on monte la pression et qui finit par fissurer; trou par lequel s' engouffre finalement la totalité de l' air emmagasiné . D' autre part, on trouve des contraintes relatives au "milieu environnant" (entrée sur le marché de produits et acteurs venant de l' extérieur de l' enceinte - ce qui n' entraine pas que des inconvénients, mais confrontent des zones économiques fonctionnant souvent à des niveaux, vitesse et selon des règles différentes ! ) mais aussi celles non moins importantes du facteur humain ( ... mouvements sociaux : L' énergie du système tient hélas sa source dans une inégalité de traitement entre les divers acteurs du système ! ) . Il nous faut encore comprendre un des phénomènes dont est victime ce modèle économique, engendrant de douloureuses crises cycliques et générant chômage et récession :

Parce que sa dynamique s' appuie sur des cellules productives autonomes, auto-gérées, animées par la seule perspective du "gain"; il est tout simplement impossible d'interrompre ( ne serait-ce que provisoirement ) ses rouages, à peine de faillite pour la cellule, et par extension de déroute pour le système tout entier : Or la "demande", fluctuante et capricieuse, ne peut jamais suivre l' appé !@#$%^&* gargantuesque desdites cellules, ... il s' en suit inexorablement un déséquilibre financier ... // Si l' on ajoute à cet handicap un phénomène naturel de "concentration" des moyens de production pour être en mesure de lutter contre la concurrence et de s' adapter aux impératifs exponentiels du marché et de la demande ( facteurs entrainant la montée en puissance des contradictions ), on obtient, au résultat de cette équation, le "cocktail" qui prépare la future crise de "surproduction" :

En effet, dans une ville où vivent par exemple un milliers de personnes, on ne peut évidemment pas vendre cent milles véhicules automobiles et on voit mal ce type d' activité perdurer pendant des années dans une enceinte géographique fermée . En définitive, ce mode de fonctionnement, fondé sur un équilibre naturel, engendre une situation elle aussi nécessairement calquée sur ce schéma et qui consiste à tourner autour d' un équilibre sans jamais y parvenir - ( ... avec l' inconvénient majeur de "flirter" avec les paroxysmes du système - [concentration - surproduction - délocalisation ]- avant que lesdits mécanismes ne récupèrent les dérives ... ) . Ce sont donc bien les facteurs endogènes du système qui engendrent ses dérives ... ainsi que ses contradictions -

............. Seules solutions fiables connues : Étendre progressivement et indéfiniment les dimensions du marché à mesure de l' épuisement de la demande ( ce qui est impossible à l' infini ) ou favoriser le saut de technologie qui permettra de renouveler la quasi totalité de la demande ainsi que le parc-machine ou "matériel" - (... dans ce domaine, il semble difficile de précéder ou d' accélérer indéfiniment l' évolution scientifique qui y satisfera étant donné la lente et nécessaire maturation des cycles techniques ) . Ainsi, le système libéral connait-il lui même des faiblesses directement imputables aux paramètres qui en fondent la dynamique .

S' enchainent alors, inexorablement, une série de déséquilibres qui iront croissants et qui perturberont sa quintessence, obligeant les acteurs du système de même que les politiques à trouver quelques pseudo-solutions paravents. celles-ci poussent alors progressivement la doctrine libérale au paroxysme de ses contradictions ( Mécanisation et production outrancière délocalisation qui entraine le chômage; compétition sur le registre des coûts variables, à défaut de pouvoir influer sur les paramètres incompressibles légaux ), précisément celles qui font l' objet de critiques et servant de base aux théories alternatives, schématisées sous le vocable de thèses"socialistes" ou utopistes. Ces déboires, causés par la doctrine économique, engendrent alors les dérives les plus absurdes comme les plus terribles ou extrémistes :

On pourrait évoquer l' exemple d' un tristement célèbre "dictateur"( parvenu au pouvoir au cours de l' hiver 1933 en Allemagne, consécutivement à l' une de ces crises endogènes du système libéral ) qui préféra stigmatiser certaines catégories de population en les désignant comme les seuls responsables de ces malheurs, dans l' unique dessein de les faire haïr de son peuple plongé dans l' indigence et d' ainsi se constituer une assise électorale confortable . Prétexte fallacieux ! Nourrit par une haine lamentable ... et qui servit à pourchasser un peuple entier parce qu' il devait en réalité constituer un obstacle à ses ambitions hégémoniques - C' est surtout jeter la confusion ou faire une regrettable assimilation entre les défauts inhérents au système et les acteurs du système qui, unis à cette époque comme à l' heure actuelle en groupuscule plus ou moins organisés, travaillent en donnant logiquement priorité aux membres de leur collectivité - Ce qui semble par ailleurs chose naturelle à plus d' un d' entre nous qui faisons de même ! Il faut bien reconnaître par ailleurs que cette mentalité universelle de "repli sur soi", d'égocentrisme des cultures et des groupes ethniques est tout à fait dommageable et qu' elle est sans doute responsable de nombreux maux de notre humanité belliqueuse .

Il ne s' agit pas non plus d' abattre ou désigner bêtement le système capitaliste comme responsable de tous les maux de l' humanité, car il reste encore le seul suffisamment efficient pour répondre en terme numéraire aux besoins titanesques de nos populations urbaines - Système productif sans lequel nous encourons des pénuries catastrophiques : Pour revenir en arrière, il faut avant tout disperser les masses de population concentrées sur quelques kilomètres carré d'hyper-activité économique

Mais le tragique ou comique de la situation est ailleurs, ... nous y reviendrons immanquablement sous divers aspect dans la suite de cette réflexion ! Il tient d' une part dans le manque de sincérité des acteurs politiques sur le sujet économique ( relativement aux faibles marges de manœuvres autorisées par la "doctrine économique" ; ... étonnant d' ailleurs que nous ne soyons pas mieux informés sur les principes et règles de fonctionnement de ce modèle économique par des cours théoriques, évidemment contradictoires, de vulgarisation sur les grands médias publics ), et parallèlement, en l' espoir chimérique des "travailleurs" qui, sous le verbe manipulé des divers agitateurs hypocrites qui donnent naissance à ces mouvements d' opinion uniquement pour placer leur adversaire face à de nouvelles difficultés qui les pousseront, quant-à-eux, sur le devant de la scène politique... et non pour changer le monde ni ce système qui leur vaut gloire et fortune, s' imaginent à la veille d' un jour meilleur grâce aux pseudo actions mobilisatrices et défiler dans la rue derrière la bannière syndicale :

Il n'y à guère que les masses incultes pour rêver faire basculer en tout cassant une machinerie complexe, aux règles rigoureuses, précises, comptables et mathématiques par des pétitions ou quelques déclarations de principes scandées aux coins des rues face aux boucliers entrainés des forces policières, ... foutaise ! Bien sur qu'il ne faille pas se résigner pour autant, mais simplement de bien analyser la méthode de nos adversaires ,autant que le programme, car celui-là dénote rapidement du sérieux et des motivations des candidats aux changements -

Les paramètres du "puzzle" économique sont étroitement imbriqués par des règles techniques très précises- Une partie d'entre elles seulement reflètent des contraintes matérielles visibles, tenues entre elles par un "fil invisible"- Celles-ci ne jouent que sur de très faibles marges élastiques, en supposant l'existence d' une volonté réelle de les faire fluctuer - Toute mobilisation de réforme, certainement gouvernementale pour avoir la moindre chance d'aboutir, aura plus de probabilité de voir le jour pour redonner vigueur à la machine économique plutôt que pour le confort supposé d'une catégorie sociale jugée parasitaire du système - (... Ce qui signifie par ailleurs qu' il existe un phénomène de "rappel" par "cascade" entre les variables les plus directes - Lorsque nous modifions une variable au titre des mouvements sociaux, nous n' avons pas forcément conscience de bouleverser le reste de cette équation complexe qui finira par reprendre ses droits, dans les termes de la logique globale du système) .

D' autre part, les lois de ce système ne prévoient que des modifications dictées par les acteurs déterminants de la scène économique ( ... cellules productives, fournisseurs de matières première, "marché" où se confrontent l' offre et la demande, etc ... ), certainement pas par la "main d' œuvre" qui ne représente en fait qu' un maillon indifférent de réalisation et non pas un facteur ni une "variable motrice" de cet équilibre !

Et ceux-là de rêver à l' impossible : Baisser les "prix" des articles de consommation pour doper leur pouvoir d'achat revient tôt ou tard à baisser les salaires et inversement, augmenter les rémunérations équivaut immanquablement à déclencher une hausse des coûts et par ricochet l' envolée des prix de consommation - A moins de bloquer les prix, mais on doit alors considérer le problème de l'interconnexion des zones d'échanges - et donc plus grave, de mettre en péril l' activité elle-même par le jeu de la concurrence, ce qui annule les effets escomptés au bénéfice des classes laborieuses ! ... . Conclusion : L' équilibre tend immanquablement à revenir sur "sa" logique mathématique et comptable lié aux mouvements "physiques" des richesses, ... sur sa logique de fond ainsi que sur lesdits acteurs principaux qui les commandent . Les mouvements sociaux, de même que les considérations politiques, dés lors que celles-ci ne s' intègrent pas, ou ne trouvent pas de concrétisation dans le langage de cette science économique, ne peuvent avoir aucun impact ... et il ne suffit pas de créer une loi énonçant quelques principes moraux pour se faire .

Je me répète donc volontairement et tiens à souligner que c' est bien un problème de logique du système qui est à l' origine de l' impasse ! Les luttes pour des revendications salariales n' interviennent nullement sur le fond de la question (... sur les règles naturelles, inhérentes du système économique ) .

J' imagine votre déception ! Vous êtes sûrement de ceux qui pensent que ce système économique peut plier sous la mobilisation ravageuse ou destructrice de la classe ouvrière, que les négociations viendront à bout des inégalités sociales et qu' un jour viendra où les richesses seront équitablement partagées . Cela peut hypothétiquement et théoriquement être vrai jusqu' à un certain degré, mais certainement pas dans l' absolu, au point de concerner l' ensemble d' une structure sociale construite sur ce modèle .

<<...Travailleurs, travailleuses...>>, ... ainsi que le scandent certains leaders de la classe ouvrière en introduction de leur discours, ... j' en prend le relai pour vous dire : <... Lisez, ... informez-vous sur cette science que l' on appelle "Économie politique" ! Mais, il vous incombera tôt ou tard de faire de nouveaux choix, ou de continuer une lutte sans fin ... et perdue d' avance ! ... sur un terrain qui ne peut en aucun cas vous être favorable ... ! > . Je terminerai donc ma "diatribe" par une sentence personnelle qui répondra définitivement à cette fameuse problématique sur l' égalité des chances entre les citoyens. Elle s' adresse à qui veut l' entendre : < ... Les grandes fortunes et les grands empires ne proviennent que très rarement du labeur, ... ils se conquièrent par la force ( Banditisme - Extension armée de la sphère d' influence ), s' extorquent (- par la duplicité : travail d' autrui ou commerce de masse en réalisant une plus-value par des processus comptables et monétaires ) ou parfois s' héritent ( transmission par les ascendants ou collatéraux ), ces trois facteurs pouvant se combiner en des proportions indifférentes, mais à défaut de tout autre moyen > .

Ceci dit, tout n' est pas négatif, ce modèle de création- répartition des richesses correspond indubitablement à un mode de vie et à des choix politiques, voire philosophiques profondément ancrés dans les esprits à grand renfort de médias; philosophie dont le point fort consiste à correspondre précisément avec la primitive nature humaine . Toutefois, il reste concevable qu' à force d' agir sur ces premiers, ceux là puissent influencer les options relatives à cette seconde, en tout état de cause plus efficacement que de lutter stérilement par des attaques frontales sur les schémas structurels qui n' en sont qu' une conséquence indirecte . Nous le constatons tous les jours, le débat sur les inégalités occasionnées par ce modèle de production-répartition des richesses s' érige progressivement, à juste titre, en soucis majeur dans l' esprit des populations . Il ne s' agira évidemment pas à l' opposé de faire disparaître les disparités par la seule volonté, puisqu' elles représentent hélas une donnée immuable du monde physique, ou plutôt animal, mais plus probablement de redéfinir la doctrine libérale afin d' en limiter les écarts .

Certaines solutions sont envisageables en sectorisant les milieux et fonctions des registres sensibles par des systèmes de "valves" à sens unique . Il est trop tôt pour en débattre dans cet écrit . Ce nouveau modèle ne devra cependant pas omettre l' intégration des paramètres qui sont les moteurs de l' initiative privé, seul garant de l' efficacité et point fort du système libérale . Est-ce dieu possible ? Il est bien trop tôt pour débattre de ce sujet sur lequel nous entreprendrons probablement une réflexion spécifique . Ma conclusion sera la suivante : Les systèmes bancaires et monétaires constituent un excellent facteur de développement mais s' érigent consécutivement à cette phase de démarrage en frein majeur à l' évolution des systèmes politiques et sociaux .

............................................ Revenons à notre sujet politique !

 

34 Il ne faut pas conclure à l' opposé que la "violence" ne joue aucun rôle dans le processus historique de la sélection naturelle puisque "l' élimination physique" ( Entre autre : la prédation ... ou hélas la guerre pour nos sociétés organisées ? ) reste le procédé classique et naturel d' Équilibration - Sélectionnant les espèces vivantes et façonnant le paysage génétique depuis l' aube des temps . Appliqué entre individu du même génome et sur le fondement d' une querelle subjective, donc construite par l' intellect, elle est simplement inutile et demeure la preuve d' une surpopulation ainsi qu' une déviance qui n' a pas d' objet direct, une sorte de confusion où font irruption les instincts les plus sordides . En résumé, et pour revenir à mon propos de la "justification", tout semble conforter la théorie selon laquelle le moule institutionnel ne confère, en quelque sorte, qu 'un prétexte "normatif" légitimant une situation de fait auprès des populations gouvernées . Ces premières règles ne sont évidement pas les seules paramètres régissant la matière puisque nous venons précédemment d' en évoquer une cinquième en filigrane qui peut s' énoncer de la manière suivante ...

 

- Postulat N° 5 :

<<...Cet impératif impose aux autorités une adéquation du schéma de partage du pouvoir ( délégation / péréquation ) et de supervision institutionnel ( Taux d' implication et contrôle par l' ensemble des acteurs politiques dans les rouages de l' appareil collectif ) avec ledit "Niveau Intellectuel Moyen des populations". D' autre part, il commande aux mêmes autorités et pour les mêmes raisons, de redistribuer une fraction des richesses produites par la force collective ainsi qu' une partie plus ou moins significative des prérogatives liées à l' appareil institutionnel, de manière proportionnelle au pouvoir respectif de chaque entité et cela pour chaque protagonistes capables de se hisser sur la scène du pouvoir ....>>

Cela signifie que les pouvoirs politiques, en fonction de leur maturité, ont une tendance naturelle, qui correspond à la nécessité et non à la générosité, à se décentraliser à mesure de la montée en pertinence des populations .

Trêve de clivage partisan, je ne défends personne ! Il n' y a pas plus au fond de bourgeois que de royalistes ou de démocrates ! Ce ne sont là que des étiquettes qui déterminent un facteur d' union au sein de clan mouvants et transitoires se disputant la suprématie sur le terrain institutionnel, convenu par les régles de la collectivité, ... érigée au rang d' arbitre . Du moins est-ce le cas dans les systèmes parvenus à "maturité", codifiés et rationalisés, car il n' en a pas toujours été ainsi ! Il fut un temps où, même en Europe, seul régnait le rapport de force et la conspiration .

La seule différence matérielle entre ces catégories réside plutôt dans "les aptitudes intellectuelles d' une fraction concertée de population" à se doter et profiter d' un facteur de supériorité sur les concurrents afin d' exercer, grâce à cet instrument, une influence sur le groupe

( social ou autre....) . A l' origine de cette catégorisation sémantique qui perturbe la bonne compréhension du phénomène social se trouve la phase nécessaire de conceptualisation supposant la création d' une terminologie pour cerner les "objets"- Les notions sont alors récupérées et radicalisées par les différentes forces politiques pour rassembler les masses derrière une doctrine qui deviendra le symbole arbitraire d' une appartenance . Pour l' observateur amateur et l' individu lambda, le phénomène donne alors cette illusion qu' il existe des catégories sociales figées ou cloisonnées par cette "définition-catégorielle" abstraite, mais ce n' est certainement pas le cas et probablement même le contraire !...

Je vous demande donc par avance d' excuser la confusion qui pourrait naître à propos de cette assimilation linguistique s' imposant lors de la rédaction pour différencier des éléments dont la définition est en réalité décalée par rapport à celle communément admise . Ni le terme, ni la définition ne correspondent à ce qui est humainement observable !

35- Il ne faut pas non plus, au regard de mes conclusions, en déduire systématiquement que le modèle institutionnel démocratique ( et son principe du suffrage ) soit totalement inutile, inefficace ou insidieux ! Il possède un rôle d' armature,... plutôt de rationalisationdont l' absence risquerait d' entrainer un retour en arrière sur d' ancienne force ( physique ou psychique ) que l' évolution à permis de dépasser grâce aux avancées intellectuelles et culturelles .

Dans deux première règles ci-énoncées, il est effectivement question d' harmonie entre le schéma social et les aspirations conceptuelles, pour autant, nous avons supposé qu' il était possible d' incorporer dans le système politique une margerelative entre ces données; décalage fortement tributaire de notre capacité d' abstraction et des facultés à discipliner nos tendances instinctives . Si une telle marge devait exister, elle serait donc probablement croissante à mesure de l' ascension du potentiel intellectuel .

Le "niveau de maturité des populations" à donc une certaine importance dans le jeu institutionnel parce qu' il détermine non seulement le régime politique qui en est le corollaire mais encore une certaine élasticitéentre la réalité matérielle et les concepts théoriques du schéma social . Cette limite "élastique" sert probablement comme élément de "Transition" entre deux systèmes qui auront vocation à s' enchaîner . De plus cette considération recoupe précisément mon propos relatif aux manipulations du débat politique puisque les acteurs n' auront de cesse de travailler sur cette limite pour trouver les moyens ou les instruments fallacieux qui constitueront les fondements de leur autorité .

* La conséquence de cette affirmation revient dans un premier aspectà nous mettre en garde (... d' un point de vue de l' efficacité du brassage ) sur le volume, les conditions et les méthodes d' intégration des populations "étrangères" dont le "niveau moyen" serait fondamentalement différent de celui des populations autochtones majoritaires . Le risque consisterait par ce biais de créer une perturbation des tendances psychiques en cours pour favoriser l' émergence de courants "parasitaires" ou "régressifs", entrainant une modification des "flux psychiques" pour les faire coïncider avec le système convoité ou occupé par certains acteurs politiques . Ne voyez pas dans mes propos une quelconque forme de racisme : Il ne s' agit pas de laisser sous-entendre que ces perturbations sont néfastes ou malfaisantes, mais l' esprit ainsi que les termes initiaux de mon analyse impliquaient de considérer un ensemble "fini et homogène" - En tout état de cause, précisons bien que la notion de développement en vase clos repose elle même sur une erreur, ( ... plutôt sur une impossibilité matérielle ) mais il est un constat que les sociétés les plus développées et les plus "avancées" ( technologiquement parlant ) ont depuis toujours eu le tort de rechercher l' épanouissement dans un schéma d' auto-suffisance que l' on peut certainement qualifier "d' autarcie"... . ( Cette proposition est elle même caricaturale : Il ne pouvait en être autrement ... . Les civilisations naissent d' un noyau issu du néant, leurs développements ne peut se faire que par cercle concentrique partant de cette source où se concentrent les vecteurs et forces communes . Mais les conséquences de cette croissance nous ramènent à ce constat d' autarcie, les contraintes hiérarchiques ainsi que l' égocentrisme des cultures incitent ces "civilisations" à conserver ce modèle de développement, et d' hélas considérer les autres comme des ennemis à anéantir ou des êtres inférieurs à asservir ). Les bases d' une telle évolution en vase clos sont hélas viciées d' une tare "congénitale"ainsi que nous le proposera la règle N°7- mais les faits s' imposant à la démonstration, je me devais d' intégrer la dimension territoriale comme source d' interférence dans un équilibre interne en évolution . Ainsi voulais-je simplement noter que des cultures différentes qui entrent en contact perturbent l' équilibre initial des deux sphères au risque de les entrainer sur un chemin différent de celui s' imposant sans cette intervention et nous allons voir en quoi ces "interférences" pourraient servir la cause d' un pouvoir usurpé : C' est à ce titre uniquement que nous devions évoquer l' existence de ce phénomène de perturbation .

 

Vous allez probablement m' accuser d' aller trop loin lorsque j' évoque le terme de "flux" ( psychique) ? L 'image est pourtant selon moi fondée . En effet, personne ne peut nier qu'il existe au sein du groupe social une relative uniformité de l' état des "connaissances" . Le niveau de perception des êtres-humains composant la collectivité est quasiment "identique" par le fait des interconnexions (communication & médias) et de l' apprentissage selon des schémas collectifs ( école, université, bibliographie, relai d'information des citoyens... ) . La "photo instantané" de cet état des connaissances et des mentalités peut être matérialisé par un "point" sur un diagramme mathématique - imaginaire, saisissant le volume des concepts ainsi que des disciplines ( d' analyse / de préhension intellectuel / d' auto-observation & critique ) - dont nous pourrions observer la progression ( ligne tracée par le déplacement du point sur l' axe temporel ) en fonction des paramètres liés au niveau de maturité . Nous avons pris soin de préciser que ce bilan idéo-conceptuel ("savoir- connaissance- croyance") détermine directement et de manière intrinsèque le système "institutionnel& relationnel"de la société concernée selon la place qu' occupe le point observé sur cette ligne, entre les abscisses (temps ) et les ordonnées (bilan idéo-conceptuel ) . La notion n' est donc ni futile ni innocente ! ...

L' instruction ,disons"moyenne", des masses populaires ( sur les acquisitions scientifiques, techniques, philosophiques et idéologiques, etc ... ) revêt une importance stratégique et politique de premier plan, répondant par là même occasion à cette remarque saugrenue de certaines personnes désabusées par les cycles scolaires ... et qui consiste à naïvement se demander << ... à quoi bon s' instruire dans une société ou chacun occupe une place restreinte et en définitive toujours spécialisée ?>> - D'un point de vue citoyen, l'instruction des masses définit le niveau et les institutions du dialogue politique -

Bref ! Là n' est plus notre problème dans l'immédiat . J' y vois bien le mouvement d' un "flux"... et peut être, éventuellement ( ? ), la naissance d' une nouvelle discipline "sociologique comparative" ( ... étudiant l' évolution de ces données entre les groupements humains : tant dans l' espace que dans le temps ) d' inspiration ethno-philosophique qui reste à définir tant dans ses outils de prospection que dans ses perspectives . Cette discipline permettrait peut être, rêvons un peu, notamment dans son premier aspect philosophique de mettre en exergue ( par une modélisation mathématique dont les variables, diagrammes et les équations restent à préciser ! ) des données jusqu' ici ignorées de la science mettant en évidence une vitesse de progression générale du psyché humain . Mais elle ouvrira parallèlement sur le long terme, dans une deuxième branche dérivée des sciences "philologiques", une voie permettant de mieux comprendre ( ... un jour de prévenir ? ) les multiples facteurs menant aux différentes phases de développement des sociétés comme des cultures : ascension, tumultes, paroxysme contradictoire et chute, par un examen des limites conceptuelles ainsi que par l' étude des contradictions inhérentes aux vecteurs de communication .

Je reviendrai évidemment sur ce délicat sujet dans une prochaine "réflexion" pour y apporter quelques compléments utiles qui seraient trop éloignés de notre contexte .

Il me semble irréfutable qu' il existe un lien de cause à effet direct entre ce processus dynamique d' ascension- régression et les capacités intrinsèques fournies par le moule conceptuel d' ensemble ( Langage -Écriture - masse des connaissances - croyances et dogmes culturels du groupe considéré ) . Il est par ailleurs étonnant, voire probatoire, de constater que les sursauts et reprise du développement à l' origine de chaque grande civilisation soient souvent consécutifs à des bouleversements, modifications ou améliorations apportées aux "vecteurs de préhension". Lorsque j' évoque le terme de "régression" des civilisations, cela ne veut pas dire que cette chute entraine les populations dans le néant, ou au niveau "zéro". L' archéologie démontre plutôt qu' il y ai retour sur d' anciennes forces conceptuelles sur lesquelles s' est arrêté un consensus minimum . On constate donc une évolution progressive en "dent de scie" sur un graphique ascendant . Ces enchainements culturels peuvent-ils aujourd' hui être considérés comme des phénomènes conscients et réfléchis ou serait-il plus rationnel encore de les classer comme des manifestations immanentes, aussi naturelles que systématiques ? Notre civilisation, les sociétés obéissent-elles encore à des mécanismes inconscients ou se sont-elles dotées des "correctifs" permettant d' échapper à ces sordides destins ? Des failles existent dans notre schéma conceptuel et laissent présumer que la fatalité n' a pas encore épuisé son lot de rebondissements . Notre volonté de progrès et d' évolution ne me semble pas convenablement réparti dans l' ensemble des registres de la vie psychique ... et donc sociale . La question consiste plutôt à se demander si cette stagnation est innocente ou plus ou moins recherchée, et dans ce cas pourquoi en est-il ainsi ? Je suis sûr que nous ne tarderons pas à poser le regard sur quelques éléments de réponses .

Il existe par exemple un "Décalage" probant et sans doute rédhibitoire entre l' évolution des concepts scientifiques - comportant des applications industrielles et commerciales - et une significative stagnation des dogmes socio-politique, philosophiques, religieux et moraux pour lesquels nous n' élaborons quasiment aucun transfert tangible ( institutionnel ou autre ) dans le monde réel !! Décalage pouvant directement expliquer l' ensemble des lacunes contemporaines de nos sociétés mercantiles : pollution, inégalités, crises économiques cycliques de surproduction, désarroi métaphysique d' une fraction croissante des populations, etc... . (... lacunescertainement délaissées pour des raisons que nous sommes sur le point d' évoquer : Ce sont les contraintes de direction sociale ) .

Les solutions du retour à l' équilibre doivent être progressives et prendre en compte les paramètres fondamentaux intervenant dans le blocage . Les "programmes" imprimés par le modèle de nos éducations (... justement dans le fameux "moule conceptuel" ) comportent une série de contradictions inextricables dans la logique des registres envisagés, l' explication de cette fracture fait ressortir des motifs qui sont loin d' être innocents !

Il est impossible de tenir ici une liste exhaustive de ces illogismes . N' intéresse mon propos que l' exemple typique des prétendues réponses apportées par la puissance publique et relatives à l' amélioration des rapports sociaux - Prenons l' exemple le plus caricatural :

Des discours souvent démagogiques évoquent partout la question d' élargir la participation des populations dans les processus décisionnels, de résorber partout les inégalités sociales, sauver l' environnement et harmoniser le développement au niveau planétaire alors que les dispositifs conceptuels, institutionnels s' appliquant aux domaines politiques et économiques ( concepts physiques ou idéologiques ) concourant à ces rouages, vétustes et même désuets (... Nations,

Monnaie, cellule productive autonome- livrée aux antinomies et abus du marché, disproportion non fondée de privilèges et revenus accordés par des statuts, mandat représentatif, schéma hiérarchique pyramidale... ) semblent non seulement s' opposer de fait à l' évolution envisagée, mais pire encore, je leur attribue pour ma part les caractères et des paramètres en totale opposition avec les nouvelles projections dont il est timidement fait souhait de s' engager . La seule alternative raisonnable, je le répète, passera par une réforme volontariste des piliers institutionnels de nos civilisations, ... et je parle donc pour tout le monde ! .

La première et la plus urgente,à partir de laquelle s' enchaineront probablement les autres en cascade vise à réaligner les tendances philosophiquee-politiques ( & NIMP ) avec le schéma démocratique et consiste dans la réforme des " Collectifs Citoyens" ( CFtroisièmee partie ) .

Mais ce n' est évidemment pas suffisant ! Nous aurons lors d' une prochaine réflexion relative aux questions économiques l' occasion d' ajouter matière à cette première étape .

Revenons un instant à la notion qui à suscité notre intérêt : L' homogénéité de ce "savoir global" ( photo instantanée sur le diagramme d' évolution des "flux" ) peut être "provisoirement altérée" dans le cas d' un contact de populations de culture différentes . Les oscillations de ce graphique prendraient probablement dans cette hypothèse la forme d' une "vague" dont les perturbations auraient pour origine le contact pour entrainer la courbe sur une moyenne ( certainement dévaluée : baisse du niveau moyen ) entre les deux populations puis reprendrait son ascension avant d 'entrer dans une nouvelle phase "d' instabilité" à la suite d' un nouveau contact, etc ... , d' où ma métaphore du "flux" . La modification volontaire de cette progression, l' orientation délibérée de cette courbe par des autorités peu scrupuleuses, peut donc être considérée comme un biais par lequel il serait possible d' immiscer un contrôle sournois et indirect sur les populations puisqu' il détermine aussi, comme nous l' avons souligné ci-dessus, dans un autre aspect par inflexion de la moyenne, le niveau du rapport de force entre les composantes sociales (... élites par rapport aux masses populaires ) . Son inflexion par un contact démographique volontairement provoqué pourrait donc déstabiliser l' orientation dudit "rapport de force" en la faveur d' une partie ou de l' autre ... Hypothétiquement dans notre suggestion, au bénéfice des classes dirigeantes qui pourraient chercher à retarder une élévation jugée dangereuse de la maturité des populations; avant que cette ascension n' entraine une déstabilisation de la conception d' actualité du pouvoir !?? .

 

36 - * Je crois aussi et surtout que ces considérations ( "d' élasticité" ) ont des conséquences,Second aspect - sur l' avenir et les espoirs que l' on peut décemment projeter dans le cadre d' un édifice institutionnel déterminé :

- Postulat N° 6 -

...................  < … L'armature "politique" ( aspect constitutionnel ) d'une société demeure strictement lié aux forces humaines ainsi qu'au modèle productif ( modèle de production / répartition des richesses ) qu' il incarne. Cette structuration politique suscite la conservation de cet équilibre et ne peut guère évoluer que dans la limite "élastique"- certes dérisoire - dont nous avons suggéré l' existence . Les prochaines étapes de modification de l' appareil institutionnel de même que des dogmes politiques seront liées à la création d' un nouvel équilibre ( matériel/ Productif & socio-politique ), lui même naturellement et systématiquement engendré par une évolution de la psyché et (ou) du rapport de force entre les composantes humaines ... >.

Nous venons ici de matérialiser le sixième point sur la transformation et l' évolution des Sociétés politiques Cet énoncé ne peut aller seul puisqu'il me semble lié au mode de transition entre deux systèmes:

- Postulat n° 6 BIS:

< .... Les grands phénomènes et bouleversements sociaux, humains, politiques ou culturels apparaissent progressivement et inéxorablement en dehors de tout cadre institutionnel au delà desquels ils s'imposent par les faits … >.

Les bouleversements sociaux, humains ou politiques ne prennent naissance qu'au delà de la limite élastique prévue par le moule institutionnel en vigueur; c'est pourquoi ceux-ci ne peuvent prévoir la situation, les mécanismes ou les paramètres relais. Nous ne savons pas encore construire un système culturel d'évolution. Tout système institutionnel n'est que la photo instantané ou la consécration rituelle d'une situation constatée et déjà matérialisée au travers des paramètres physiques qui en sont la cause. Il n'est qu'à observer l'histoire - En partant de la révolution Française, des acquis sociaux des travailleurs, des invasions , des conflits mondiaux ou des derniers événements relatif au soulévement des peuples en Afrique du nord : Personne n'a pu les prévoir et encore moins les mécanismes politiques ou institutionels, nationaux ou internationaux d'en assurer la pacification ou la rationnalisation. Nos régimes démocratiques ne font guère mieux et n'ont fait qu'installer une logique de manipulation par un jeu subtile d'alternatives indifférentes au lieu de faire évoluer les mentalités. Il s'agirait alors de créer un vrai mécanisme d'évolution de la matrice. Le prochain niveau d'évolution des mécanismes culturels consistera en l'uniformisation d'un système institutionnel adaptatif . C'est un des rôles du collectif citoyen -

Pour espérer être à peu prés exhaustif sur le sujet, je dois en ajouter deux derniers dont nous avons effleuré le concept en plusieurs circonstances :

Le prochain postulat concerne la "planification" des niveaux et schémas sociétaires dans un équilibre "régional"- Ce principe s' adresse à l' ensemble des populations en contact direct et procédant à des échanges -

- Postulat N° 7:

Ce principe concerne la "planification" des niveaux de flux psychiques et des schémas sociétaires dans un équilibre "régional"- Ce principe s' adresse à l' ensemble des populations en contact direct et procédant à des échanges -

Des communautés humaines vivant à proximité de manière isolée puis entrant en contact crééent et échangent systématiquement des flux psychiques qui s'équilibrent au profit de l'une ou de l'autre des communautés, proportionnellement au sens et du volume des échanges humains, culturels et matériels.

.

J'ajoute volontiers à ce principe le complément de ma théorie du conflit permanent :

7 Bis - <<.... Deux peuples politiquement organisés se développant de manière autonome et isolée depuis la nuit des temps qui entrent en contact en raison d'une démographie exponentielle et de l'expansion des empires ne peuvent avoir que des relations conflictuelles. A défaut de la création d'une réelle harmonie citoyenne fusionnant les peuples dans un nouvel ensemble génétique et culturel unitaire, le groupe humain «possédant» des terres et imposant sa volonté ( … culture, domination économique, politique d'expansion territoriale ) sur les nations avoisinantes est toujours celui disposant de la plus puissante armée ainsi que corrélativement de la plus importante population organisée. .... >>.

Voilà une expression qui peut vous sembler "barbare" et peu explicite !? Les peuples orientaux font de la notion "D ' ÉQUILIBRE " la pierre-angulaire de leur philosophie, et j' y vois aussi une donnée fondamentale de toute chose dans un monde physique, par conséquent soumis à ce principe .

Les phénomènes sociaux sont évidemment régis par l' attraction et l' interaction mutuelle des actions

isolées qui composent son objet . Je vous ai soumis plus haut le principe selon lequel "une société fermée souffrait d' un handicap"- Quel est-il ? Il s' agirait précisément d' être violemment soumis un jour aux contraintes d' un "équilibre global environnant"au moment de son évolution où cette ouverture sera rendue nécessaire ( Que celle-ci soit occasionnée par la nécessité des échanges commerciaux en temps de crise, ou à la suite de pressions extérieures provenant des masses démographiques voisines- mouvement de population).

Le retour à l' équilibre global entraînera un "choc" de la même façon qu' un gaz sous pression remis à la pression environnante provoque un "bang" sonore . Ce choc prendra ici la forme d' un conflit de civilisation avec ses heurts entre population . Cela se traduira probablement par la chute de l' une des deux puissances ...ou dans l'hypothèse idéale à leur planification .... cas le plus rare faute de capacité de compromis dans l'esprit de chacun ! Disparaitra celle des forces politiques en infériorité technique ou numérique . A côté de cela , comprenez bien que toutes les civilisations ne s' effondrent pas pour les mêmes raisons et qu' il n' y a jamais non plus de raison "unique", mais plutôt prépondérance d' un paramètre sur les autres, ... qui ne sont en revanche jamais totalement absents - Il y a donc plutôt un cumul de conditions - Dirais-je même un "amalgame" mêlant l' ensemble des paramètres en des proportions différentes selon le modèle sociétaire . Ces considérations mises à part, je veux bien vous confier quelques-uns des paramètres responsables de ces régressions, y compris ceux que nous avons examiné dans notre analyse :

1: Choc ou rencontre de plusieurs masses de populations, créant un déséquilibre dans la sphère psychique ( & génétique ? ) .

2: Paroxysme contradictoire des dogmes culturels fondateurs de la civilisation ( complexification et fragilisation des processus institutionnels, des dogmes et des structures socio-productives ), précisément ceux

assurant la stabilité du lien social, associé à un blocage des registres évolutifs en conséquence de mêmes contraintes de cette hiérarchie - ceci étant la variable principale, responsable de la sclérose sociale dont

la plupart des civilisations ne savent sortir que par la violence :Exemple des révolutions dites "populaires") -

3 : Bouleversement majeur des conditions politiques ou conceptuelles ( facteurs culturels de la société politique ) aux alentours de la civilisation et défaut d' adaptation par la société considérée; ses possessions seront disloquées entre les puissances environnantes - on suppose dans ce cas que le microcosme à disparaître, souvent replié sur lui même, en régression et en retard sur de nombreux domaines par rapport à ses voisins, n' aura pas su contracter les ententes ou s' engager dans la voie des réformes comme des adaptations nécessaires à sa survie . Les civilisations qui l' entourent vont l' absorber .

4 : Épuisement des ressources économiques principales : La spécialisation trop poussée du modèle sociétaire engendre une difficulté de refonte du système sur une grande échelle lors de l' apparition d' une"pénurie" -

5 : Épuisement de l' environnement naturel : La société consomme plus que la nature ne peut lui offrir, les capacités de renouvellement du milieu naturel sont surpassés, privant progressivement les habitants des ressources vitales -

6 : Explosion démographique : Celle-ci n' est que le résultat de l' amélioration des conditions et du niveau de vie, la civilisation est alors parfois victime de son succès . La surpopulation ainsi que ce confort peuvent avoir plusieurs conséquences néfastes : Le pouvoir politique se désagrège progressivement parce qu' un nombre croissant de groupuscule peuvent entrer dans la lutte sociale -

"l' embourgeoisement" relatif des populations créé un phénomène de repli ou de fuite face aux responsabilités qui ont fait la réussite de cette civilisation; ... mais en sus, la concentration des foyers de populations engendre un risque épidémiologique exponentiel : Au moindre écart, sur la moindre défaillance de la société civile ( rupture des approvisionnements en ressources ) peut s' enchainer le fatal concours de circonstances menant à la perdition . Nous en avons fini avec cette triste énumération qui doit probablement vous faire frémir .

... Reprenons le fil de notre discours sur le premier élément de cette liste ...........

 

A ce titre, on peut se demander quel est le rôle exact joué par ce phénomène de compensation dans le déclin de l' Empire Romain survenu Au début de notre ère chrétienne . Les invasions barbares ont-elles jouées le rôle de ce scénario de rééquilibrage ? Il n' y à certes jamais exclusivité d' un paramètre, mais plus certainement, comme nous l' avons dit "concours de circonstances" . Je prétendrai simplement qu' il est fort probable que cette page de l' histoire soit, au moins en partie, une illustration de cette théorie et que cette loi immanente interfère de manière conséquente dans le schéma global de l' équilibre entre les sociétés humaines .

J' en conclus au grand damne des courants xénophobes que "L' humanité est une" - Des civilisations ont pu se développer isolément jusqu' au début de notre ère parce qu' elles étaient suffisamment éloignées, isolées des autres pour se considérer seule au monde, mais nous arrivons à un niveau évolutif où la croissance démographique exponentielle, les moyens de communication comme de transports révèlent un problème pré-existant, celui de la cohésion nécessaire entre les peuples . Déconsidérer cet enjeu serait une grave erreur qui nous plongerait inexorablement, une fois encore, tôt ou tard, dans le chaos . Mais il faut agir avant qu' il ne soit trop tard, les prémisses annonciatrices de ce destin étant matérialisées comme autrefois par les soubresauts liés aux difficultés de retard de certains peuples et les dérives extrémistes des systèmes conceptuels les plus avancés, poussés dans leurs retranchements ... Pourrons-nous stopper cette machine infernale responsable du malheur de millions de gens ? Devrons-nous rejouer une fois encore le scénario dévastateur de nos ancêtres romains ?

Les systèmes politiques, à l' instar de l' ensemble des dispositifs complexes, évoluent dans un sens déterminé, bien qu' il faille constater que cette ascension ne soit pas figé dans ses modalités - Nous sommes les auteurs de ces pages d' histoire - Il y a pourtant sur l' instant donné ( courte période ) une sorte d' inertie des dogmes en vigueur et un frein au progrès dont il nous faudra découvrir l' origine avant la fin de cette lecture . Simplement puis-je à l' instant évoquer une première explication, partielle ainsi que probabiliste : Les paramètres qui servent à calibrer et formuler les connaissances du modèle conceptuel en évolution - Ces paramètres constitutifs sont par définition limités sur les antécédents et ne peuvent être fondés, formulés qu' en fonction des données à disposition - Il semble difficile de construire du nouveau en l' absence de la "clé" permettant d' assurer une réelle transition, mais plus probable de chercher une réorganisation originale sur la base des éléments connus .

Or, il s' avère que les bouleversements conceptuels, à l'origine du renouveau, sont immanquablement issus de l' interférence, puis de la croissance de paramètres précédemment ... "inconnus" ! - Lapalissade me direz-vous ? Et pourtant nous subissons en permanence et en tous domaines ( politique, science, philosophie, ... ) les effets de cette logique implacable et nous ne manquons jamais d' en subir les aberrations ! Devrions-nous alors plutôt avancer l' hypothèse qu' il s' agisse d' une "réalité tragicomique-comique" échappant à notre entendement ! La lente maturation des système de préhension intellectuel -

En effet, les phénomènes prennent corps lorsque se synthétisent les conditions et les paramètres de leur apparition - Ceux-là demeurent encore indéfinis jusqu' à l' instant "T" de leur expression . A l' instar de cette météorites qui vînt bouleverser l' histoire de la vie sur terre il y a soixante cinq millions d' années et réduisant à néant la lignée des dinosaures - Qui eut pu prévoir un tel événement et l' ensemble de ses conséquences alors que nous peinons, à grand renfort d' ordinateur, de satellites et d' experts pour prévoir la météo du lendemain ? !

L' intrication échappe encore à notre entendement humain, simpliste et réducteur . Les principes qui nous autorisent d' appréhender les choses existent mais ne permettent pas de prévoir les perspectives sur le long terme; ils ne sont encore que de grandes orientations, assez floues, qui couvrent et ne valent que pour les phénomènes rigoureusement identiques à ceux observés et étudiés . Nos prédictions n' apparaissent fiables que concernant des événements simples dont on connait l' historique ainsi que les paramètres directeurs, ( ... encore que ces derniers ne devront pas être en trop grand nombre, faute de plonger l' étude dans un panel d' hypothèse inextricable : Preuve en est de la contradiction des thèses sur l' ensemble des sujets ) mais de plus ne valant dans le meilleur des cas que pour un avenir immédiat - En avez-vous conscience ? ... Et quelle sorte de confiance devrions-nous accorder à l' ensemble de ces prédicateurs ?

Plus généralement, même à ce jour, le principe consiste à dire ... "qu' il n' y a pas de règles éternelles" ni de "prévisions fiables" qui puissent cerner l' ensemble des applications et des hypothèses sur un sujet donné - Ceux qui prétendent savoir sont des lourdauds impertinents ... et je suis sûrement de ceux-là puisque me voilà aussi en train de vous faire la leçon ! Peu importe .

............................... Aussi vous le dis-je expressément, " Écoutez tout le monde, mais ne croyez donc personne" - Ceci dit, les recherches vont bon train, et nous avons malgré tout le devoir de "proposer"; ce qui permettra de parfaire nos connaissances encore balbutiantes .

Ce contexte d' incertitude ne m' empêchera donc pas de formuler mon huitième et dernier "postulat" relatif à l' évolution prochaine de nos sociétés démocratiques -

- Postulat N° 8 -

<... A mesure de l' élévation du "NIMP"( ... lorsque celle-ci est rendue possible par les libre expression des échanges psychiques) les pouvoirs centraux tendent à s' affaiblir et à se rationaliser par divers correctifs de contre-pouvoir au sein de structures de proximité, substituant la force, directe ou feutrée, à un véritable consensus évolutif ...>.

Ce nouvel équilibre politique sera garanti par divers mécanismes automatiques de supervision et contrôle croisés, fondés sur le respect de principes généraux et libéraux - Cette société n' aboutira qu' à condition de respecter l' esprit des huit préceptes immanents ci- énumérées; modalités à défaut desquelles le régime se heurtera au processus inverse de désagrégation pour retourner sur des mécanismes antérieurs : ... C' est le risque de régression, parfois voulu et recherché par des autorités peu scrupuleuses,quelquefois le résultat d' un phénomène naturel " de récupération" survenant lorsque les éléments culturels et institutionnels de cette ascension ne sont pas réunis .

Ce prédicat peut donc se comprendre à l' inverse pour y intégrer le retour potentiel de la force en cas de régression du niveau global . Il constitue donc irréfutablement le pendant de la règle précédente .

La "famille humaine" doit aujourd' hui réaliser cette nécessite de réconciliation et avancer d' un seul et même élan collectif . Nous devons constater sur ce terrain que nos désordonnées, timides et hypocrites tentatives d 'intégration des populations voisines ne prennent toujours pas en compte les critères garantissant la réussite de ce projet . Ce siècle se voulait celui des échanges et des libertés, or la plupart des peuples élaborent encore le modèle des relations internationales sur un schéma trop proche du "rapport de force"; se massacrent depuis la nuit des temps pour conquérir de nouveaux espaces, assurer leur survie égoïste et imposer la prétendue "suprématie" de leur culture . Est-ce cet avenir de querelle que nous souhaitons pour nos enfants ? Les principaux facteurs menant à la crise et pouvant être considérés comme des ennemis de la paix semblent être liés à ces aspects; aussi devrai-je perdre encore de précieux instants pour vous les énoncer :

 

La surpopulation ( 1 ) // La profusion des cultures et les relations conflictuelles qu' entretiennent les peuples ( 2 ) // L' ambition débridée ( 3 ) .

 

37- 1) . L' explosion démographique s' avère être le plus important et le plus dramatique point faible auquel nous aurons à faire face au cours des siècles prochains . Un contrôle des naissances devrait s' imposer mais l' atteinte grave du droit à la vie que cette limitation fait encourir me laisse perplexe du fait des modes et critères de sélection à mettre en œuvre dans l' attribution de ce "droit". Passant nécessairement par des mains humaines, le pire serait à craindre . En tout état de cause, la nature ne laissera pas s' opérer un tel débordement sans qu' une mémorable réplique n' intervienne par le biais de mécanismes naturels que sont les pandémies et la multiplication des cas de dégénérescences. C' est un risque potentiel et peut-être d' actualité auquel nous nous exposons, entrainant l' affaiblissement des patrimoines génétiques animaux, humains et végétaux en conséquence de l' extraction ( ou l' assistance à la reproduction ) des espèces vivantes hors de leur milieu naturel ( Élevage et Agriculture intensive en milieu clos ) . Certaines sociétés traditionnelles et religieuses se sont par exemple dotées d' un correctif au progrès et refusent l' intervention de la médecine pour soigner leurs malades . Nous n' avons pas à juger cette philosophie, en bien ou en mal, mais elle me permet de mettre l' accent sur un paramètre de cette envolée . Les progrès de la médecine représentent la plus belle mais aussi la plus dangereuse atteinte au processus de la sélection naturelle . D' un autre côté, peut-on réellement se priver des progrès péniblement conquis en cette matière ?

Les problèmes étant liés entre eux, notamment au contexte "économique-philosophique &politique", je considère pour ma part que la résolution des problèmes inhérents à ces problématiques fondamentales induiront les solutions relatives à cette difficulté connexe . Je reste persuadé que la résolution de l' équation de la connaissance peut résoudre ce problème, comme les autres, et c' est d' ailleurs parce que nous sommes allés trop vite sur un de ces aspects en négligeant les autres que nous sommes confrontés à cette barrière démographique, qui ne vaut d' autre part que dans l' hypothèse d' un territoire planétaire circonscrit ainsi que dans un "empire matériel" insuffisamment compris et interprété . Je ne m' attarderai pas davantage sur ce sujet .

En attendant, il parait évident comme urgent de dépeupler les grands centres urbains en amorçant un élan de "déconcentration"qui s' apparente aux fameuses "conquête de l' ouest" Américain .

La surpopulation créé pauvreté, insécurité, promiscuité, épidémie et tensions - Évidemment "l' or" ne représente plus le symbole de richesse d' autrefois et ne peut donc plus constituer une attraction suffisante pour motiver des mouvements de population, l' État devra donc faire la publicité d' une panoplie de mesures "provisoires" qui s' adresseront uniquement aux émigrants des mégapoles ( mesure qui auront par conséquent vocation à s' équilibrer à mesure de l' objectif pour ne pas déstabiliser la zone principale ) et qui encouragerons la création de nouveaux foyers humains dans les zones vierges du plateau continental :

. Détaxation pour les PME, Artisans : Ne s' appliqueront dans la zone considérée que des impôts strictement proportionnels aux rendements de l' activité à défaut de toutes les charges fixes en vigueur sur le reste du territoire . En effet, pourquoi les impôts ne suivraient-ils pas les règles du marché pour s' adapter à la situation du terrain ? Des taux motivants sur les zones où doivent converger l' activité et d' autres moins intéressants lorsque l' activité arrive à saturation -

. Plan d' infrastructure permettant de relier efficacement ces zones au reste du réseau .

. Prix symboliquedes terres et des matières premières - avec des "aides" au départ et à la construction .

. Taux d' intérêts directeurs reconsidérés sur la zone de repeuplement .

. Implantation d' un foyer industriel spécialisé dont le secteur d' activité sera exclu ( par incitation fiscale ? ) de toute autre localisation sur le territoire national ( ... la motivation consisterait alors en cette faculté d' exercer une activité sans concurrence ) .

 

38- 2 ). Les relations internationales - Elles se bornent à mettre en contact des populations qui continuent de défendre des intérêts de "clan" ( intérêt dit "national" ) sans mettre en œuvre les moyens nécessaires à la création d' une réelle harmonie entre les peuples . Ces liens sont encore basés sur un mode conflictuel et existentialiste, dans le sens où chacun créé les conditions de sa survie sans se soucier des conséquences de ses actes sur le sort des voisins . A ce propos, je voudrai ici vous faire partager sur ce sujet une "sensation" ( vous savez maintenant que c' est cela qui m' importe le plus ... ) . Évidemment, je puis me tromper, mais sans doute de peu -

Cette impression m' est apparu en regardant un programme télévisuel animalier relatif à la vie d' un groupe de lion . ( N'' y voyez pas de mauvaise comparaison, même si certain prétendent que <<.. L' homme est un loup pour l' homme... >> - l' exemple animalier vaut dans le sens où il fait référence à l' instinct pur et aux règles comportementales édictées par les processus

naturels ) . Ce récit conte la vie d' un lionceau que l' on voit en début de reportage quitter précipitamment son groupe pour sauver sa vie, après que le seul mâle de la horde, son géniteur, eut été chassé par deux jeunes lions plus vigoureux en quête de "stabilité"ou plus probablement de confort . Il peut sembler curieux de voler à autrui l' objet de son propre bien-être ?! ... Pas dans la nature . La suite du reportage apporta une réponse précise à cette troublante interrogation .

C' est un processus immanent, un véritable cycle naturel qui met en branle un tel rapport "de force" pour assurer la diversification et la qualité du patrimoine génétique de la descendance :

Les jeunes lions, approchant de l'âge adulte, chassés par le groupe parce qu' il risquerait de menacer l' équilibre hiérarchique tenu par les vieux mâles, devenus errants, unissent leur puissance dans un "binôme de survie" construit au hasard des rencontres et de la réussite engendrée par cette fusion . Ils prennent de l' âge ainsi que de l' expérience . Parvenus à maturité, ils devront désormais, eux aussi, conquérir à la force des "crocs" un "harem" en évinçant les vieux patriarches d' un clan déjà constitué . Afin de rendre disponible les femelles, les conquérants n' hésiteront plus à tuer ou chasser les plus jeunes, ... d' où le début dramatique de cet écho des savanes, se déroulant en boucle dans l' immensité Africaine .

Ricanez ! ... Je vois exactement le même processus dans le phénomène d' affrontement et les rapports conflictuels élaboré entre les "peuples" (sens génétique, même si la différenciation s' avère en fait infinitésimale entre les peuples ), ... valons-nous mieux que ces bêtes ? Nos actes prouvent le contraire !... . Les voisins, pour peu qu' ils ne soient pas "du groupe", ethnique ou culturel, mettent nos sens en alerte et éveillent notre instinct de prédation, au point de parfois nous motiver à les pourchasser sans relâche . Voilà résumée en quelques mots, l' histoire de la rencontre des peuples telle que nous la retrace les manuels d' histoire de ces trois derniers millénaires . ... Une sorte d' "affrontement permanent" . Sommes-nous "si"-vilisés ( pardon pour ce néologisme maladroit ) que nous en avons l' air ?! Certains auteurs, illustres politiques, parlent de

<< conflit permanent >>: Selon cette doctrine, nous vivons une sorte de lutte qui ne possède de frontière ni dans l' espace, ni dans le temps; une guerre parfois ouverte, plus souvent sournoise ou démographique entre les composantes humaines,... valable en fait pour l' ensemble des génomes vivants ... Une lutte pour la survie ! La conception possède certainement ses limites puisque elle n' envisage la relation que par des antagonismes et qu' il est une erreur, nous l' avons vu, de cerner les choses par un seul tableau d' entrée . Il en va donc de même pour mon propre exercice littéraire et l' ensemble des écrits dont nous avons fierté et rigueur de spécialiser, dés le plus jeune âge sous la tendre férule de nos très chers professeurs . Mais il en est ainsi, et c' est bien la principale lacune de nos modes de conceptualisation . ... Où en étais-je ?

... Serions-nous tous victime d' une sorte de lutte inconsciente et illusoire correspondant au "rêve" impossible de l' exclusivité génétique? L' ensemble des peuples mettent bien en œuvre( car personne n' est à l' abri de cette accusation ) un comportement d' exclusion du concurrent pour prendre sa place et occuper le terrain, à l' instar de cet animal ( dans notre exemple animalier incarné par le lion ) qui chasse son concurrent pour bénéficier de ses prérogatives .

Au regard de ce triste constat, notre arrogance intellectuelle d' homo-"supérior", comme le dénie dont nous savons ou avons su faire preuve sur nos origines animales pour les plus sectaires, en prennent un sérieux coup dans l' aile ! Allez, admettons que j' exagère, tout ceci n' est qu' hypothèse et supputation gratuite ... (?) : Vous y réfléchirez, lorsque vous voyez un "étranger" et que vous éprouvez une émotion, peut-être ou probablement négative, est-ce votre instinct qui vous parle ? Instinct dont nous avons raison

d' entreprendre le "dressage" par l'éducation afin de modifier des comportements qui n' ont créé que malheurs et ressentiments sans jamais proposer les vrais solutions; ... parce que, précisément, vouloir créer une seule "race" humaine est une aberration de l' esprit ne serait-ce qu' au regard des dimensions de la scène : Une planète composée de cinq continents ... . Le temps d' y satisfaire, même méthodiquement, armes à la main, que l' adaptation au milieu naturel engendrerait des modifications physiologiques sur vos plus anciennes colonies qui seront vos descendants : Vous repasseriez alors inlassablement sur vos propres terres pour détruire vos familles en imaginant sottement avoir oublié de "nettoyer" une portion de territoire ... . Serait-ce par hasard le scénario auquel nous nous livrons inlassablement ? A qui le tour...? Est-il imaginable par ailleurs d' éradiquer l' ensemble des races animales pour n' en laisser qu' une seule ?

Ce serait absurde puisque toutes vivent de l' équilibre élaboré par la masse génétique globale et environnante ? Il en est de même pour notre place dans l' écosystème ! - Évidemment qu' il faille, d' un autre côté, plutôt que de nier cet instinct destructeur et le fustiger, considérer et intégrer le "racisme" comme une démarche préalable (... une étape incontournable et un mal transitionnel nécessaire au développement du psyché humain, qu' il serait prudent de "déclencher"chez les individus au cours de l' adolescence pour avoir le temps

d' en corriger les mécanismes par l' éducation et les savoirs qui permettent de le dépasser...! ) de compréhension des cycles et processus naturels, pour enfin le transcender; d' une part grâce à des perspectives sincères et évolutives d' union politique, fondées sur des principes communs et universels de même que par un devoir de mémoire portant sur les nombreuses tragédies engendrées par ces instincts de destruction . Tragédies remontant à l' aube des temps, et pas seulement à ce siècle d' apocalypse, depuis la traque entre hordes préhistoriques en des temps très reculés, passant par de nombreux génocides, pour arriver à la création des civilisations des deux derniers millénaires, y compris les plus grandes, dont la plupart prirent racine sur les cadavres des peuples dits primitifs occupant ces territoires . Mais cela n' empêche pas qu' il faille malgré tout "dire" et exprimer cette vérité telle qu' elle est ! L' occulter, la nier même partiellement c' est lui donner la dimension dont elle à besoin, à savoir l' espoir et le fantasme de l' exclusivité ou de l' élitisme - Et nos politiques de dénoncer quelques aspects de cette "hérésie" en masquant une partie non négligeable du phénomène, ni de proposer de véritables horizons . Cette vérité tronquée, ce silence ne peut être considéré par les populations comme un gage de sincérité mais plutôt comme un masque dissimulant des agissements qui contredisent des valeurs seulement proposées dans le verbe ?... Certes, probablement en conséquence de l' inculture, de l' hermétisme intellectuel sur lequel repose une majorité de l' électorat . A voir, car il s' agirait de comprendre pourquoi l' école rencontre de telles difficultés à inverser les "à priori" sur ces questions . Bref ! Le problème est encore une fois totalement enchevêtré . Une responsabilité partagée ?!

Alors plutôt que d' agir; et pour se donner bonne conscience, flatter l' opinion public sur les valeurs de partages énoncées dans quelques déclarations de principe et faire d' une pierre deux coups en utilisant la précarité de ces peuples sous-développés pour produire à moindre coût, nous proposons à une fraction infinitésimale de ces populations en détresse d' intégrer nos structures territoriales ( par un pseudo "droit d' asile" ou plus souvent pour satisfaire une demande en main d' œuvre peu qualifiée ) au lieu de les aider à créer des conditions de vie favorables ( développement des structures économiques et politiques ) dans leur milieu et pays d' origine, ce qui constituerait un préalable indispensable au rapprochement des peuples et le début d' un réel changement de dynamique . Ouah !... Voilà un discours utopique qu' il faudrait tempérer étant donné le contexte, hérité d' une situation fort complexe, car la réalité semble bien en décalage et bien plus enchevêtrée, remontant plusieurs siècles en arrière, à la période des colonisations : L' épine est profondément enfouie sous la peau ! En revanche, le principe, comme objectif politique futuriste et idéaliste me plait bien ! Nous n' y parviendrons en tout état de cause qu' après la disparition des relations déséquilibrées, des privilèges et des droits exorbitants relatifs aux marchés internationaux, lorsque cesseront les contraintes liées aux dépendance énergétiques - ... En admettant que le relai de ces énergies soit assuré dans un esprit plus équitable, que des institutions citoyennes assurent l' ouverture des esprits et que la mixité des populations annule le risque lié à l' esprit de revanche .

A défaut - Quel est l' avenir de cette politique d' immigration "circonstanciée" pratiquée par nos démocraties ? ... Forcément mauvais ! Les événements politiques se déroulant dans l' hémisphère sud pourrait rapidement se dégrader et aboutir au débordement des pays d' accueil en période de conflit ou catastrophe naturelle, nous imposant de recevoir des millions de personnes qui rempliraient ces critères théoriques et qui demanderaient légitimement l' exercice de ce droit ... Le pouvons-nous ? ... Péniblement ! révélant alors l' inanité de ces politiques de façade - En effet, nos États, notamment en raison de la philosophie politico-économique contradictoire qui les animent (... outre le fait que la misère n' est pas d' échelle humaine et que toutes nos richesses réunies ne peuvent satisfaire la démesure du besoin ), n' ont pas les moyens ni la capacité d' étancher ces ambitions humanistes dans la formulation actuelle des prédicats politiques -sociologiques & économiques ! Cela ne veut pas dire qu'il faudrait fermer les yeux devant le malheur d' autrui, mais qu'il serait temps de les ouvrir sur la logique et les théories qui les mettent en œuvre !

D' un autre côté, concourant à ces illogismes, les principes du droit international impliquent et recommandent par exemple la "non ingérence", alors qu' une "coopération" étroite serait au contraire nécessaire pour relancer la dynamique structurelle et économique des pays en retard . ( Encore qu' il faudrait étroitement définir les critères de cet altruisme afin de construire une relation véritablement désintéressée et non un prétexte à une nouvelle forme de sujétion ... comme dans le passé ! ) .

Certainement que pour sauver les apparences de nos propres fictions "juridico-politiques", nous tentons vainement de leur appliquer des principes qui ne sont en réalité pas adaptés à leur niveau de développement, un peu comme si un enfant de trois ans voulait faire la course avec son petit frère qui rampe encore à "quatre pattes"en lui imposant de se tenir debout . Nos instruments philosophiques & politiques, théoriques et étroitement liés à nos civilisations sont en fait inadéquats à leurs besoins .

Cet imbroglio intellectuel engendre une situation décalée avec la création de noyaux structurels ou politiques dans des régions désertiques en parallèle de graves carences dans le tissus social alentour . Et les aberrations de s' exprimer avec leurs cortèges d' injustices et d' horreurs :

Comment des états qui se meurent peuvent-ils avoir la force de batailler férocement, de se livrer à des luttes interminables qui laissent les populations exsangues et à fortiori de pinailler sur le respect des principes internationaux alors que ces mêmes conflits entre factions rivales bafouent les règles internationales les plus élémentaires concernant le respect de la personne humaine ? Il y a certainement un élément qui nous échappe ! J' y vois pareillement une belle illustration de cette lutte interne pour le pouvoir, entre castes intéressées ( parfois instrumentalisées par des forces extérieures !... ), qui n' ont cure de la santé des populations, mais qui exploitent habilement une situation de chaos et un droit mondial "confus" pour s' emparer des prérogatives gouvernementales (... un droit que l' on justifie et défend à l' extérieur pour le rendre plus crédible sur l' enceinte même du territoire des grandes puissances ... Une pseudo égalité juridique . Mais dans quelle condition et à quel prix pour les foules autochtones mêlées à ces confrontations ? ) .

Il y a un contre sens de fait entre les valeurs défendues et le résultat de leur application ! Comme si finalement, toutes les situations matérielles pouvaient se justifier et trouver leur "classification juridique" -

Une absence de logique qui se double d' une carence conceptuelle : Cette recrudescence des catégories conceptuelles, juridiques ou autres, possédé la faculté de conforter toutes les situations après une habile qualification par des avocats, parfois peu scrupuleux, experts en la matière ... dont voilà la nouvelle mission . La situation serait-elle définitivement et inexorablement bloquée ? Probablement dans le répertoire des données actuelles et de ces classifications linguistiques qui représentent les solutions palliatives d' une logique obsolète : Celle dite "des nations", avec leur cortège de privilèges ... centrés sur une équipe restreinte qui l' incarne - Logique issue des conflits d' Empire des siècles derniers . Ce sont là les éléments sur lesquels nous pouvons aujourd'hui intervenir !

Cette inadéquation se retrouve par la suite logiquement dans tous les aspects de la vie sociale :

L' état d' esprit ambiant et regrettable dans lequel nous sommes se résume ainsi : <... Pour satisfaire et perpétuer notre niveau de vie, d' autres doivent hélas souffrir et subir les contraintes de notre confort mais nous devons garder bonne conscience car nous n' y pouvons rien !!... ? ... ??? >.

C' est en fait tout le contraire ! Le même degré de responsabilité est strictement imputable à chacun d' entre nous dans la genèse de cette situation par le biais de cette pseudo-absolution morale .

Lorsque vous achetez votre bague de fiançailles sertie de diamants, soupçonnez-vous un instant qu' un "ouvrier-esclave" ait sué plusieurs jours pour extraire ces pierres des entrailles de la terre en échange de quelques centimes d' Euros pour finalement venir enrichir des myriades d' intermédiaires ainsi que votre joailler en bout de course ? ... Lorsque nous payons un article de consommation au prix le plus bas, avons-nous une pensée pour ces enfants qui travaillent peut-être la nuit dans les sordides caves d' un pays sous-développé pour le concevoir ? Envisageons-nous par ailleurs que cet achat inconsidéré met peut-être en péril les productions autochtones de nos états qui doivent respecter des règles beaucoup plus contraignantes ?

Qu' à terme, dans un tel système, qui seul doit être condamné, il faut bien se douter que ce seront probablement l' ensemble de nos structures sociales qui seront mises à mal ; obligeant à un nivellement par le bas, plutôt que par le haut ? ( ...car, facteur déterminant, la portion territoriale de nos États développés se trouve être la plus étroite de cet équilibre mondial en création ... et qu' il est impossible, pour opérer une métaphore, de colorer cent litres de lait avec un petit verre de menthe ) . Certes, la question fait encore appel à des données complexes, voire entremêlées -

- Premièrement, l' inertie du système impose à chaque "autorité" de trouver des solutions immédiates, ... nos politiques sont tenus par les données environnantes, notamment par un système politique électoral qui donne crédit au "plus offrant" - Les solutions politiques proposées actuellement dans un tel contexte sont probablement les plus rationnelles si l' on tient compte de la logique comme de la situation héritée. ... Ce n' est donc pas par hasardque je prétends qu' il faut tout méthodiquement et progressivement reconsidérer !! -

- Secondement, Le modèle économique et comptable nous impose à tous d' avoir un comportement rationnel ainsi que pragmatique, donc de sélectionner selon le critère du " prix le plus bas" : concept monétaire oblige !... quel que soit le répertoire considéré ( article de consommation, salaire, coût de production,... ) . Il y a cependant une contradiction de fait insupportable, et je pose naïvement la question suivante : Est-il possible d' admettre sur le long terme et sans aménagements un système qui permet de tels égarements ? La logique du système est seule responsable de cet état de fait ! Changer cette logique modifierait sans nul doute les conséquences de l' équation . C' est en quelque sorte l' objet de ma proposition sur les "collectif citoyen": Préambule politique d' une réforme globale portant progressivement sur les modes institutionnels, de perception ainsi que sur nos modelés relationnels .

39-Une nouvelle politique d' immigration-

D' autre part, on peut déplorer le manque de réciprocité qu' impose une réelle entente confraternelle dans les échanges communautaires . Les déplacements de populations sont à encourager et favoriser mais uniquement dans des conditions garantissant la réussite de ce brassage . Une politique anarchique ou archaïque, même avec les plus louables intentions ne ferait qu' aboutir à une catastrophe - Trois paramètres me semblent à la fois pertinents et indissociables :

1 .Régularitéet Marginalité des flux, ce qui implique un "contrôle" par les autorités - ces paramètres étant surveillées par les citoyens ( NOTA : ne pas confondre - "contrôle" avec "interdiction" ou restriction démesurée ) : Régularité signifie qu'il ne doit pas y avoir d'arrêt - non justifié -

Il ne faut pas se leurrer, l' unique fondement de cette approche quantitative correspond à la définition d' une "capacité d' accueil" raisonnable pour les structures nationales (... qui est par définition ... limitée ! ) . Fabulons un peu, ... car l' exercice devient difficile lorsque il s' agit de chiffrer : Un taux indicatif d' environ "un pour mille"- de la population qui accueille- par tranche de cinq ans, répartie uniquement dans les régions disposant des taux de croissance les plus importants, peut sembler acceptable (?) . Le but, comme la philosophie étant principalement de ne pas dépasser les possibilités d' intégration ni de saturer les organismes qui auront la charge de veiller à "l' assimilation" ( au sens le plus noble ! )- j' espère que le mot ne vous effraie pas ! . En conséquence, s' il est possible de faire plus et mieux, ce taux pourrait ( et devra ) évidemment être revu, réciproquement, à la hausse, mais la situation ne doit pas tourner à l' anarchie ni à l' immigration sauvage, car elle pourrait dangereusement perturber l' équilibre social, politique et économique interne, nous y reviendrons dans un instant .

2 .Intégrationfondée sur trois principes directeurs :1- Egalité des droits avec les citoyens nationaux - 2- Assimilation par le couple ou l' adoption d' enfants en bas âge (...c' est donc sur la rencontre, par des procédés quelconques - internet ou agence internationale .... que devra se baser l' intégration ). 3- Soutien par des associations spécialisées : ... pour faciliter l' accès aux informations et prodiguer une formation linguistique et professionnelle . Il faut tabler sur l' égalité des droits (... comme des devoirs ) et des chances ... . N' êtes-vous pas pour cette règle équitable ?D' ailleurs, relativement au premier point, il me vient une idée qui peut-être une piste pour synthétiser une régle juridique générale interférant avec ce principe, à condition de la mettre rigoureusement en application avec la notion suivante de "parallélisme": Pourquoi ne pas créer un principe de droit ( dont la valeur serait à priori supérieur à la loi ) qui interdirait la sur-représentation "catégorielle ou ethnique" dans l' ensemble des administrations, institutions ou corps de métiers ! ? Le corollaire de ce principe, consisterait à éditer chaque année un rapport statistique précis sur cet état de fait, suivit de mesures correctives dans les modes de sélection ou d' attribution - L'idée directrice serait de parvenir à une représentation proportionnelle avec les données démographiques des "forces humaines", principe évidemment pondéré par un pourcentage minima et un pendant maxima afin de ne pas tomber dans les excès – Encore que ce principe s'appliquerait uniquement entre les parties signataires à une convention internationale posant ce principe de manière à ce que personne ne soit lésé par le sacrifice qu'impose la mesure à priori -

Ceux qui sont d' accord avec moi ... << levez la main >> !... ??.... Revenez ! Ne partez pas si vite, je vous croyez partant pour chercher des solutions ... ? ... j' ai encore des choses à vous dire concernant le dernier paramètre lié à cet enjeu, ... probablement le plus important ! ...

3 .Parallélisme ( des droits et des volumes migratoires )- Ce dernier principe, corollaire indispensable à toute politique d' échange communautaire efficace et préalable indispensable à toute construction politique "internationale" rationnelle, doit garantir l' équilibre des mouvements (...<< un millier des miens émigrent chez toi et j' accepte de recevoir un millier des tiens >> ) . Dans cet esprit, l' État d' accueil ( ... donc tous ! ) doit garantir l' application de ces mesures par un droit positif conséquent, ainsi qu'en donnant pouvoir à des institutions internationales ( non étatisées ) pour veiller aux conditions de cet échange (... respect des trois critères ) ........ Le parallélisme doit cependant pouvoir se moduler si l'organe de gestion international constate un état de catastrophe naturel ou un événement politique qui justifie de suspendre ces conditions à l'égard d'un État en péril : C'est par exemple le cas lors des conflits militaires ou lors de cataclysmes justifiant un déplacement de population d'urgence ....... . En dehors de cette hypothèse d'urgence, les organes locaux de contrôle, implantés dans l' ensemble des États adhérents au programme d' échange, seront donc chargés de veiller à la réciprocité de traitement des ressortissants étrangers, d' informer des défaillances ainsi que de saisir les institutions judiciaires compétentes en cas d' infraction grave . En cas de dysfonctionnement, l' échange serait provisoirement ralentit ou arrêté : Les organismes internationaux seraient chargés de rétablir promptement l' équilibre et la reprise des flux migratoires . Cette méthode peut sembler fastidieuse mais il me semble difficile de faire autrement, y compris dans le cadre de notre nouveau projet du "collectif citoyen" qui sera le partenaire privilégié de cette politique . ... Pourquoi ?.............

Parce que, saisissant les points faibles d' une politique déséquilibrée qui ne se conforme pas à ces principes, comme il se pratique souvent, la population qui accueille développera systématiquement un réflexe de repli et de protection, menant au racisme et qualifiant à tort cette immigration ... "d' invasion pacifiste". Évidemment, ... Puisque les flux migratoires vont en sens unique ! Certainement que d'autres éléments peuvent faire échouer l'intégration, mais tous peuvent trouver parade alors que l'absence d'équilibre est un argument qui peine à trouver réponse en fond de débat -

D' autant plus que cette tendance protectrice correspond à une phase de développement incontournable du psychisme humain avant que l' individu, poursuivant son parcours didactique, ne fasse l' acquisition des nouvelles données qui lui notifieront l' inanité des postulats précédents . L' erreur consiste de fait, uniquement et précisément à considérer les thèses racistes comme étant le sommet ou le "point d' orgue" de la culture alors qu' il faut seulement les observer comme une escale, forcément transitoire menant postérieurement à "l' ouverture". Nous passons tous par cette étape, qui peut cependant être plus ou moins longue et plus ou moins marquée; il n' est pas à en avoir honte, ni de la nier comme le font quelques politiques hypocrites qui prétendent n' avoir jamais noter aucune différence avec leur voisin, ... Foutaise du "politiquement correct" !

C' est pourquoi il est absolument nécessaire de couper racine à ce "réflexe de repli" par le renfort de cet argument compensatoire inattaquable : Celui de "réciprocité des échanges". Celui-ci se conforte de plusieurs avantages en coïncidant par ailleurs à l' un des principes fondamentaux reconnu par le droit international : La notion simple "d' égalité- équilibre relationnel" ... avec son corollaire d' une relative "réciprocité de traitement" ! ( ... Ce que l' un donne aux ressortissants de l' autre, le second devra le garantir dans les mêmes termes proportionnels à ses capacités - pour les citoyens qu' il accueille - Une charte internationale faisant écho des principes - et droits "minima" - relatif à cette réciprocité . )

Il ne peut en être autrement ! Car nous sommes de surcroît en présence d' un argument potentiellement fallacieux pouvant effectivement justifier et masquer un rapport de force subtile, selon l' esprit des anciennes conceptions guerrières d' invasion : Le prétexte d' un pseudo brassage-ethnique, pourtant nécessaire et unique solution d' avenir pour la paix, peut donc être récupérée et parallèlement servir de fondement à une insidieuse entreprise de conquête territoriale au détriment de la partie qui accueille en établissant un simulacre de coopération pour en fait implanter des "colonies d' invasion" sur de nouveaux territoires, chassant les anciens occupants par une politique "nataliste"ou "d' exclusion" :

Ce n' est pas le but ni l' esprit poursuivit par une politique d' échange communautaire, réelle, sincère et efficace que de tomber dans cette autre extrémité, qui finirait inexorablement en conflit civil armé, au delà des mots ou de la censure médiatique que des autorités mettront en œuvre pour la protéger ! Convenons que partager, ce n' est pas "renoncer", ni "céder sa place" ?!! Bien entendu, il n' y aurait ni gagnant ni perdant dans un tel scénario fratricide . Ce procédé de conquête serait surtout voué à l' échec et au désastre humain !... En premier lieu parce qu' il est contraire aux composantes idéologiques ( ... territorialités et nationalistes actuelles ) sur lesquels se construisent les groupement humains . Ce scénario ne pourrait donc que dégénérer tôt ou tard en "résistance"selon les principes corollaires de cette même logique que l' on doit considérer "primitive" ...que je condamne évidemment avec force .

L' équilibre numéraire est en définitive un aspect incontournable de toute politique d' immigration efficace uniquement parce que l' état d' esprit égocentrique régnant dans l' ensemble des ethnies humaines ne peut tolérer le sacrifice de la "pureté" que si chacun y consent de manière équivalente .

Les autorités des nations participant à ce type de programmes doivent donc assurer, quel qu' en soit le prix, sans concession ni faiblesse, à la fois l' intégration, la sécurité comme la réciprocité des échanges communautaires . Est-ce le cas aujourd' hui ?... hum, pas vraiment il me semble .

Véritable désastre humain, de tels épisodes se soldent en second lieu d' une perte conséquente des acquis intellectuels, car les nations objet dudit processus de désagrégation se trouvent souvent être les plus "avancées" (... techniquement et relativement à certains outils "intellectuels & conceptuels" servant à la prospection des étapes évolutives ultérieures ... ) . Ce malheur serait, selon certaines "croyances"(... pris au sens large ), une punition pour n' avoir pas respecté les prescriptions divines, mais plus certainement pour n' avoir pas su intégrer ni partager avec leur voisin les fruits de la dynamique évolutive, ... peut-être ! ? Mais il serait néanmoins dommageable de se réjouir d' un tel déclin parce qu' il conforte quelques prédictions métaphysiques, et pour satisfaire les besoins de cette démonstration occulte, de laisser perdre des acquis substantiels de la civilisation qui représentent les instruments incontournables aux prochaines étapes du défi humain - Acquis qui devront de surcroît être reconquis, comme ce fut toujours le cas après chaque "effondrement", retardant ainsi la marche d' un ensemble en équilibre instable - .... La sanction nous guette ! ...

Si nous représentons actuellement l' aboutissement du genre animal, rien n' indique pour autant que nous soyons "indispensable" ou "irremplaçable"!

Je suis évidemment contre l' établissement d' une philosophie "élitiste" mais souhaite ardemment que chaque peuple comprenne la place "utile" et strictement "nécessaire" qui lui est dévolue dans un équilibre d' ensemble ( ... au moins psychique !) en perpétuelle progression (... Le rôle assignée à chaque élément ne peut se définir qu'

en opposition (... et en fonction ) des limites imposées par les composantes environnantes . La place de chacun déterminera un équilibre en fonction d' un quantum préexistant . Chaque élément est strictement nécessaire à l' élaboration de l' équilibre total sans qu' il soit possible d' établir une quelconque échelle de valeur entre chacune de ces composantes - Il y a complémentarité au sein d' un équilibre complexe, mais certainement pas hiérarchie ! Faîtes l' essai sur un château de carte : Quelle que soit la carte que vous retiriez, c' est bien l' ensemble qui s' effondre, ... et pourtant on pourrait croire à priori que les cartes situées en bas sont plus importantes : Il n' en est rien ! - Quand bien même serions nous le moteur de l' édifice cérébrale que les civilisations cristallisée sur des dogmes anciens en constitueraient le frein ( ainsi que l' organe de direction ) , ... aucune machine ne peut se déplacer sans ces attributs essentiels ! ) : Les nations dites "sous développées" seraient donc la preuve de notre égocentrisme, mais encore de la dérive de nos systèmes "juridique-monétaires" - ( Agiraient-ils justement, sans le savoir (?), pour nous rappeler à l' ordre, non seulement sur les lacunes de notre édifice conceptuel, mais encore sur les excès relatifs à une progression planétaire déséquilibrée ) - Du moins puis-je en émettre l'hypothèse à titre personnel - . Ainsi de mettre en lumière le niveau où le peuple humain a échoué et le point à partir duquel il y a eu dérive, précisément là où il faudrait relancer, voire plutôt de réadapter l' ensemble de la "machine cérébrale humaine" ... - Leçon à tirer tant pour les uns, dits sacrilèges, que pour les autres, prétendusfanatiques,qui devront réaliser, à la fois les risques encourus par une interprétation toujours plus poussée de textes, religieux ou autre, transitionnels qui n' avaient pas vocation à subir de tels retranchements, mais encore l' obstacle généré par les doctrines et cultes figés. Se bousculer les uns les autres sans jamais se regarder ni s' écouter nous mène finalement tous

à l' hystérie : Car il ne faut pas se fier à l' expression employée; j' évoque la notion de ..."niveau à partir duquel il faudra repartir", mais... cela ne signifie pas pour autant qu' il faille régresser littéralement sur les dogmes religieux : Si ces sujets reviennent de manière récurrente, c' est que l' équilibre se trouvait probablement entre ces deux notions, et je me demande de plus en plus si ce n' est pas à l' époque de la contestation en Europe de la foi que nous sommes, pour les uns partis vers le radicalisme religieux, pour les autre exagérémentnt orientés vers le scientisme . Plus simplement, au lieu de les réfuter en bloc, nous aurions dû les éclairer et leur donner une nouvelle "signification-interprétation" : Un nouveau sens pour guider, orienter les recherches scientifiques . Par exemple afin de se demander en quoi l' absolu religieux peut éclairer ou guider nos recherches exprimées en des langages plus rigoureux . Des mécanismes innés n' ont pu sortir qu' une part de vérité; malheureusement dévoyée et déformée par les mécanismes parasitaires de nos "conceptualisation-applications" . Je pars du principe selon lequel certains "ressentis", issus du réflexe ou de l' inconscient, se rapprochent immanquablement des nécessités et des principes constitutifs de l' ordre matériel de l' univers . Ceci dit, cet habile compromis entre les cultures n' existe pas encore à l' heure actuelle, sous aucune forme que ce soit, nous n' en avons ni les instruments culturels ou linguistiques, ni les accessoires politiques, ... tout reste à faire pour repartir sur le seul chemin qui ouvrira les portes de cet avenir : Redonnant sa juste valeur au parcours irrésolu de l' intelligence humaine, nous pourrons alors reprendre cette marche ascendante qu' implique inévitablement l' assimilation et l' harmonisation pacifique entre les peuples .

En conclusion, il faudrait absolument prévenir ce scénario destructeur des civilisations, tant répété dans notre histoire "contemporaine", en préparant les mentalités des uns et des autres aux enjeux futurs d' une sincère et réelle mixité . Les états du monde entier devraient être invités à définir clairement leur philosophie sur les sujets polémiques pour que les citoyens puissent.... au moins définir et juger les auteurs du blocage . D' ailleurs, ... avons-nous le choix ? A défaut de respecter ces exigences, des mécanismes naturels et certainement violents replaceront les choses en l' état le plus acceptable (.... celui qui précède l' enclenchement des erreurs et aberrations insérées par chaque groupe culturel ) jusqu'à ce que nous y satisfaisions correctement .

Les impératifs de cette politique d' échange communautaire souffrent malheureusement d' une faiblesse supplémentaire de fait : Il semble évident que les populations des pays les plus développés n' ont actuellement aucun intérêt à migrer vers des nations défavorisées souvent en conflits armés ou politiquement instables - Dès lors, comment amorcer ce processus ? .....

La coopération culturelle ( Alphabétisation ), structurelle et économique pourrait bien constituer un début de solution participant à l' alignement progressif des niveaux de vie, première étape de cette ambitieux projet passant par une action "pluri-factorielle" - ( .... Coopération économique évidemment non fondée sur l' exploitation ni la spoliation - par reversement à titre gracieux d' une partie conséquente de la richesse créée - Il pourrait s' agir encore d' écouler des excédents de production - rachetés par des organismes internationaux ou "d' alimenter" des villages touristiques - ou de retraités, etc ...) .

Il faut, conjointement à cette action, créer une dynamique politique d' échange culturel qui aura pour objectif de construire progressivement les piliers du vecteur linguistique universel dont je souhaite la mise au point . Les pionniers de cet échange démographique pourraient donc être dans un premier temps, d' une part les agents économiques, grâce à des subventions s' adressant aux citoyens de nos démocraties sans emploi (... accompagnés des structures internationales de proximité - d' alphabétisation et de développement structurel- assurant la réalisation dudit objectif culturel ), solution à réfléchir car il n' est pas non plus question de lancer une campagne de délocalisation massive de nos activités industrielles, alors que nous venons de dénoncer les méfaits d' une telle politique, les produits fabriqués sur un site devant avant tout desservir une demande "locale", ( pour répondre à la demande exprimée sur le terrain où s' appliquent des contraintes équivalentes !...)

Et d' autre part les personnes âgées ( retraitées ) en quête de tranquilité et de repos, à qui l' on proposerait des avantages pour aller s' installer dans un cadre romantique et naturel, dépaysant, au sein de villages résidentiels cosmopolites, initiant ainsi les bases d' un tissu économique de proximité qui aurait vocation à relancer le marché du pays d' accueil .

Encore que les éléments d' une entente politique ne puissent être, à eux seuls, suffisants ni satisfaisants à mes yeux car la barrière irréfragable entre les populations se trouvera toujours être la culture et le langage - Il est en fait injuste qu' une ou l' autre des parties renonce à la sienne au profit d' une tierce au seul motif qu' elle s' expatrie, c' est pourquoi il doit à mon sens être préalablement construit un terrain de rencontre universel, objectif, évolutif, impartial et reconnu de tous, instrument providentiel par lequel il sera toujours possible d' échanger ou trouver un minimum de points communs . En définitive, il s' agit ni plus ni moins de chercher et construire les éléments institutionnels et culturels qui faciliteront le "saut de civilisation" auquel nous avons à faire face lorsque s' imbriqueront l' ensemble des éléments de cette mutation . ( institution - langage - modèle économique; etc ...) .

Telle serait la vocation d' un langage universel, d' échelle planétaire ; véritable "moule conceptuel" répondant à la désignation qui semble la plus appropriée compte tenu de sa vocation : "l' huma": Un vecteur de rencontre entre les peuples et probablement, je le répète, préliminaire incontournable à la réalisation de cette ambition universelle . Rêvons un peu ....!

Nous avons la chance unique dans l' histoire de l' humanité de permettre la construction, par l' intermédiaire des organisations internationales ainsi que des moyens d' échanges et de communications planétaires, une refonte des cultures, des vecteurs du langage afin de gommer les "pseudo-différences" qui ont généré tant de discordes, querelles et massacres . Pourquoi ne pas saisir cette aubaine historique afin de commencer l' initiation des jeunes générations à un langage et une culture universelle - Les linguistes de tous les pays du monde devraient en tout état de cause se pencher sur un tel projet et étudier ensemble les bienfaits de cette avancée culturelle !??

En attendant, l' iconoclaste, l'incorrigible trublion que j' incarne aujourd' hui souhaite vous entretenir du sujet, un peu comme s' il était miraculeusement arrivé à l' ordre du jour sur les bureaux de l' assemblée générale des nations unis ...

 

40 -.... "L' HUMA" .... Le vœux utopique d' une véritable "culture-langage" universelle - Une recherche nécessaire -

Ce nouveau vecteur de préhension de la réalité pourrait être, dans un premier aspect, un compromis sur ce qui se fait de mieux au sein de chaque culture, construit et établit d' un commun accord entre les peuples par les élites intellectuelles avec l' assentiment préalable des populations mondiales . Ce ne peut donc être un langage existant . L' Anglais comme langue internationale ne me semble pas, pour ces raisons d' impartialité, mais pas seulement, le choix le plus pertinent, ... étant donné la connotation impérialiste et colonialiste reprochée par une partie conséquente de la communauté des pays du tiers monde .

D' ailleurs, l'internationalisation de la langue Anglo-saxonne n' est probablement que le reflet de la suprématie du système économique libérale qui en est le corollaire et porte-drapeau, mais certainement pas plus . En outre, la société britannique est confrontée aux mêmes problèmes de transition pour établir le véritable "internationalisme" dont nous écrivons les premières pages, à tort, dans un langage et une idéologie principalement économique ou lucrative .

Un langage international unique représente -t-il une évolution majeure ou doit-on considérer que la seule solution viable consisterait simplement dans la tolérance et l' acceptation de la différence ?

Je ne suis pas partisan de cette dernière conception bien qu'elle constitue malgré tout un moindre mal à défaut d' une élaboration plus satisfaisante :

En réalité, nous ne pouvons nous satisfaire de la profusion linguistique, bien que les faits tendent à prouver que la pratique déforme inéluctablement les langages "officiels" ou majoritaire en argot puis en un concept autonome suivant le niveau de développement psychique du groupe considéré, pour strictement s' adapter aux besoins de communication . Pourtant des solutions existent probablement pour maintenir une certaine cohésion au sein du langage : La psychanalyse démontre qu' il existe des représentations inconscientes récurrentes au travers de la symbolique des rêves . C' est certainement sur le fondement de cette corrélation entre le signifiant et l' objet signifié que le nouveau langage pourrait s' appuyer, mais sans certitude, pour limiter les dérives argotiques sur le noyau de cet ensemble conceptuel .

Il est de la même façon plus ou moins démontré que le langage définit la frontière du groupe et une appartenance subjective qui signe un mobile supplémentaire de différenciation, en plus de celle inhérente à la constitution physique, une source d' incompréhension et donc un prétexte superfétatoire d' affrontement, surtout en période de "crise" où de "panne" dans les mécanismes évolutifs de la pensée - ( ... quel qu' en soit l' origine : religion, censure par le pouvoir, maladie, disette, régression économique,

etc ...) . Il sera par ailleurs prochainement entrepris, du moins je l' espère, des recherches et probablement démontré que les langages induisent, favorisent ( en fonction de leur intonation, rythmes, du champ lexical, de la logique grammaticale, syntaxe, etc...) certains schémas psychiques et comportementaux en faisant incessamment ressurgir les composantes inconscientes cristallisées au moment de leur création ... ( vocabulaire, intonation, construction et enchainement des idées, répertoire conceptuel limité par les tabous et

interdits culturels, etc... ) . Ils représentent en d' autres termes, à mon sens, un instrument de rappel permanent d' un passé et des tendances mentales synthétisées, initiées au moment de leurs conceptions . Celles élaborées en des temps difficiles ou obscurs pourraient donc inclure des éléments inconscients de cette frustration ou colère; ce qui ne représente pas une situation idéale pour le développement des générations futurs ! Autrement dit, cette diversification linguistique, bien qu' inévitable dans les faits, comporte un sérieux danger . La civilisation, en l' occurrence la nôtre, peut donner un coup de pouce pour parer et limiter certains de ces égarements ! ... En conclusion, ni l' anglais, ni aucune autre langue actuellement en vigueur, trop ancienne, ne peut satisfaire aux impératifs de notre défis de réconciliation ! ...

Nous voilà bien embarrassés ... - A moins qu'une nouvelle base commune, au sein de laquelle serait intégrées les nouvelles tendances et acquisitions scientifiques progressistes, ne vienne redonner une bouffée d' oxygène au psyché humain ."L' Huma"serait, je l' espère, un judicieux compromis entre ces différents impératifs, prenant point de départ sur le meilleur de nos cultures . Encore qu'il faille pondérer la part de cette matière première pour laisser toute sa place au nouvel édifice conceptuel et à condition encore que ces ersatz soient prélevés de manière égalitaire dans chaque "écriture" : Les apports respectifs puisés dans nos vieux modèles, pour ne pas susciter la jalousie, devront peser à hauteur de leur représentation et importance dans le paysage linguistique .

Il est par ailleurs regrettable qu'en cette matière de tentative linguistique, .... nous n' en sommes plus à notre coup d' essai infructueux ! ...

- Le "VOLAPÜK", première langue artificielle à vocation universelle à connaitre un réel succès fut créé en 1879 par le prêtre Allemand johan martin Schleyer, ... comme "L' ESPERANTO" - Langue internationale conventionnelle créée en 1887 par le Polonais Zamenhof, ont fait échec dans cette voie . J' entrevois plusieurs explications : D' une part, à l' image de toutes les créations humaines, ces innovations furent dés leur création l' objet de nombreux schismes et restèrent des phénomènes marginaux – Mais il y a plus grave : On ne fait pas du neuf avec du vieux en simplifiant quelques notions archaïques de nos procédés syntaxiques et grammaticaux ! Chaque projet linguistique historique obtenant succés était le fruit d' un projet complet de civilisation, conquérant et novateur ! Pire encore, ces concepts isolés et infructueux naquirent de l' initiative d' un nombre restreint de personnes issues d' une seule et même nation ... Pas de peuple ni d' histoire et encore moins de culture, ou d' institutions qui pourraient servir d' une part à les enseigner largement, d' autre part de faire partager des bases politiques progressistes communes … . De tels projes globaux représentent une menace pour les pouvoirs centraux qui préférent les nier plutôt que de voir triompher la solidarité citoyenne. Comment peut-on entreprendre un projet à vocation planétaire sur le fondement de recherches unilatérales ? Telles étaient donc les lacunes de ces projets méritants .

Mieux encore, le concept linguistiquedont il est question de faire la prospection devra avoir l' ambition de concrétiser les caractères d' une modification conceptuelle du langage oral et écrit ouvrant l'accès à une nouvelle forme de civilisation en facilitant la résolution des non-sens, confusion engendrée par la polyvalence sémantique ... insuffisances, carences et contradictions conceptuelles, directement imputables et inhérentes à nos vieux "vecteurs de préhension" .

Bien sur, il faudrait que ce programme global jouisse d' une véritable source de motivation suscitant sa diffusion au niveau mondial et procéder par diverses techniques complémentaires visant à son intégration; procédés dont il resterait à déterminer la chronologie comme l' importance respective :

- 1- Premièrement, il serait possible d' agir par inclusion progressive de ses concepts dans les systémes linguistiques en vigueur jusqu'à progressivement rapprocher les langages en les dotant de plus en plus de points communs,... -2- soit en l' introduisant par la voie scolaire en tant que langue parallèle, à l' instar de l' anglais à l' heure actuelle, ... -3- ou pour finir il serait possible de concevoir un "mode conceptuel parallèle", comme le fait le langage mathématique, qui compléterait nos modes de perception en survenant dans certaines hypothèses spécifiques ou le langage manque cruellement de clarté relativement à des nuances abstraites impalpables .

Le concept de réalité ( l' attachement des peuples aux cultures ) ramènera cependant inévitablement notre idéal comme un concurrent des langues locales, mais qu' importe, l' entreprise mérite à plus d' un titre d' être approfondie et poursuivie .

Je n' en détient évidemment pas le secret dans l' immédiat ! Bien que je détienne dans mon escarcelle quelques idées sur une refonte des "alphabets" . Nous pouvons pertinemment formuler quelques pistes de recherche.... Mais pas plus que "des pistes", car l' initiative et le travail d' ensemble doit être le fruit d' une coopération politique, d' une entente internationale et surtout d' une prise de conscience populaire mondiale; ... et si cela ne se faisait pas, c' est bien parce que tous y aurions mis de la mauvaise foi, et il ne serait pas juste d' en faire l' accusation qu' aux seuls pouvoirs politiques pour masquer nos propres responsabilités - Je vous exposerai ces pistes de maniére plus détaillée lors d' une prochaine réflexion afin de ne pas déborder outre mesure du sujet qui nous préoccupe, bien que nous l' effleurerons et l' avons effleuré probablement à de multiples reprises au cours de cette lecture .

Cette vision utopique d' une culture- langage "unique" n' est cependant pas conforme au modèle actuel d' évolution et de développement du genre animal - dont l' humanité n' est, qu' on le veuille ou non, qu' une composante ! Qu' un groupe s' écarte et se développe de manière isolée sur quelques générations, comme le prévoit les mécanismes naturels, incontournables, d' évolution des espèces ( émancipation d' une partie du groupe en phase de surpopulation ), et le bel édifice s' effondrerait par ricochet au bout de quelques décennies ! ... Les obstacles ne manqueront donc pas -

Cette prospection devra donc s' entourer du renfort de nombreuses disciplines modernes afin de réunir les éléments conceptuels de cette innovation - Sciences pour lesquelles personne n' était en mesure jusqu'ici de définir précisément un horizon palpable ou un but concret : Sciences psychanalytiques, philologiques, philosophiques, linguistiques et sémiotiques . Comprenez le sens de mon intuition : Je ne vois pas de hasard au fait que ces originales spécialités littéraires aient pour la plupart vu "le jour" récemment pour étudier le contenu de nos modélisations, précisément au moment où nos aberrations sont les plus observables : Pour mettre en exergue à la fois les impasses idéo-conceptuelles, comme le niveau de saturation des registres d' expressions de l'intelligence auquel nous sommes actuellement confrontés . Elles sont donc à mes yeux les outils de prospection "inconscients" (?) d' une voie qu' il restait à définir - Elles ne peuvent avoir de sens si ce n' est celui inavoué de mettre l' accent sur la nécessité de revoir l' ensemble de ces outils conceptuels comme de proposer les nouveaux outils permettant de les corriger !? .... Un autre problème semble cependant s' ajouter à ce défi d' harmonisation :

Il s' agira d' une préoccupation d' ordre métaphysique pour définir l' orientation et le niveau à donner à ce nouveau moule conceptuel, car si certains semblent "en retard", d' autres sont probablement trop précoces, .... allés trop loin par rapport au potentiel du contexte d' ensemble ... ( "psychique, matériel et conceptuel") !

"L' équilibre" ( régle naturelle et immanente ) entre les tendances serait-elle une fois encore la solution au probléme ? C' est probablement sur ce point précis que la discipline des "Flux psychiques" pourrait trouver une de ses applications afin de définir un stade critique précédent les périodes de "régression"; niveau qu' il serait convenable de ne pas franchir... ou de le faire autrement ! Je vous conseille, sur cet ordre d' idée, la lecture du "principe de peter" (par L.-J peter & R. hull - livre de poche ) - ou il est fait référence ( page 169 à 174 ) aux dangers pour la race humaine d' atteindre son "niveau d' incompétence vitale" qui peut être considéré comme une singulière et originale traduction de notre problématique .

Outre les obstacles que nous venons d' aborder concernant la dérive et l' évolution des langages, il est fort probable que naissent de multiples résistances, notre utopique projet semble effectivement entaché par des difficultés de fait : Comme projet politique, le concept se heurtera à la résistance des forces centralisatrices, certes avec de moins en moins de force à mesure que la société d' information fera s' effondrer les dernières barrières idéologiques liées aux contraintes de la hiérarchie sociale . Mais encore, pour les mêmes raisons, l' entente internationale nécessaire à cet aboutissement sera-t-elle définissable, étant donnée le mode conflictuel de ces relations ?

J' en viens ici, parallèlement à ces difficultés politiques, à mesurer l' handicap majeur de nos tendances psychologiques profondes . Avez-vous remarqué que les enfants, qui sont d' excellents sujets d' investigation parce qu'il expriment leurs penchants sans retenue ni arrière pensée, aiment à se créer des codes secrets pour partager des informations en cercle fermé de quelques individus ... . Cela nous indique que les relations sociales sont le siège d' une ambiguïté qui engendrera inévitablement des sous-ensembles culturels . Que ce soit entre éléments d' un même groupe ou entre des groupes qui se côtoient, il se créé la nécessité de se comprendre mais jamais dans la plénitude qu' impose notre projet linguistique ! Ne vous déplaise, mais les petits secrets et l' exclusivité sont des constantes du comportement humain -

........................................ Alors, sommes-nous en train de rêver ?.........................................................

Rien n' empêche de poursuivre nos efforts avant d' atteindre le point de non retour ( somme fatidique des contradictions ) engendrant la ( re-)chute cyclique des civilisations - Il est de notre devoir de refuser la fatalité ainsi que de chercher les solutions - La réussite se situe certainement dans la méthode ainsi que dans la chronologie, le reste relève de la volonté ... de notre volonté ! ?

Il y a urgence de parvenir à une telle coopération culturelle car les mêmes causes entraînent, la plupart du temps, les mêmes effets . Le compte-à-rebours pour de nouveaux drames semble enclenché;

l' actualité en fait foi à l' aube de ce 21° siècle - (... choc des cultures, confusion des idéaux et querelles internes des populations pour occuper les fonctions de direction ) . Je constate en effet, probablement comme vous, que les systèmes conceptuels en vigueur ne permettent plus de sortir des impasses générées lors de leur élaboration : Les exemples les plus probants se situent en matière économique & politique où se confrontent les principes idéologiques et leurs concrétisations matérielles, souvent contradictoires : Délocalisation des entreprises ( coûts prohibitifs en Europe ), fuite des capitaux en conséquence du poids des prélèvements obligatoires, système social en contradiction avec la conception libre-échangiste de l' économie, surenchères budgétaires des états en réponse aux attentes des populations, explosion des faits de corruption et des discours démagogiques en conséquence de la sclérose politique, etc ...; ... faites vos jeux, rien ne va plus ! ... Tout n' est peut-être pas négatif, mais les problèmes vont croissants !

41- Une réussite partielle - - L' Europe politique, à l' horizon des réformes promises pour ces décennies, ne représente pas la panacée tant espérée par les diplomates, juristes et théoriciens politique ! S' ouvrir ... OUI ! Mais pas n' importe comment et dans n' importe quelles conditions ... car les mauvaises solutions sont pires que l' absence de résolutions - Céder à la peur de l' effondrement en optant pour une ouverture désordonnée, ... à tout prix, ne ferait qu' accélérer le processus de désagrégation . En d' autres termes, l' absence des paramètres adéquats à la réalisation de l' objectif fait encourir le même risque que l' immobilisme ! Or, l' entité globale de la "CEE" n' ouvre aucune perspective conceptuelle alternative aux dogmes en échec mais ne fait en réalité que reproduire des mécanismes connus sur des échelles exponentielles pour retarder la fatidique gangrène d'un système vicié dans ses fondements .

La construction Européenne ne représente donc qu' une solution transitoire faisant reculer de quelques "mètres" le MUR qui se présente ( ... Solution provisoirepassant par l' unique paramètre de l' extension de la zone d' échange ) et au mieux comme élément d' élargissement de notre conception de la communauté, mais certainement pas en tant qu' aboutissement politique figé qui serait une fin en elle même . Les modèles sur lesquels s' appuient nos constructions théoriques ne suffisent plus à relancer la machine .

Le vrai problème se situe ailleurs et réside bien dans une planification suivie d' une refonte globaledes fondements culturels et des prédicats économiques . ... Qui l' entendra ?...

Une chose devrait pourtant nous inquiéter : Tout système qui ne créé pas d' issue évolutive doit retourner en arrière, parfois selon des mécanismes violents, pour relancer sa logique et retrouver l' équilibre selon ses acceptions initiales . Nous y reviendrons dans le chapitre "Trois".

Les peuples Européens suivront-ils cette gageure ??... Les mécanismes décris concernant l'attribution du pouvoir et des processus sociaux semblent révéler le poids des "cultures"sur la liberté de conscience et la libre détermination des individus . Les "matrices" sont encore probablement trop étroitement calquées, liées et synthétisées pour satisfaire les impératifs hiérarchiques de l' ordre social . Le bouleversement ne peut cependant être ni rapide ni radical . Preuve est de l' emprise des cultures sur l' orientation des flux psychiques dans de nombreuses sociétés humaines où prédomine encore l' exigence de "prosélytisme" du groupe social dominant; ce dernier annihilant les initiatives individuelles pour formater les individus dans le moule culturel reconnu par la "collectivité"

(... particulièrement selon "l' audit" arrêté par la classe dirigeante et assurant par là même son autorité ) . Le niveau de cette contrainte permet aisément d' identifier les détournements du moule conceptuel à des fins strictement liées aux contraintes hiérarchique dans de nombreuses sociétés traditionnelles .

D' une manière générale, les "castes dominantes", quel que soit le pays considéré, pour l' ensemble des raisons que nous venons d' énumérer n' ont pas le plus vif intérêt à ce que cesse le joug des vecteurs de contrôle !... Souvent, ces derniers s' érigent même en flux parasitaire pour assurer la continuité des mécanismes de gestion et d' encadrement de la collectivité humaine . Or, j' imagine qu' il existe parallèlement à celui-là un processus naturel de régulation-évolution des "flux", mais que celui-ci ne peut pleinement s' épanouir en présence de ces tourments;... nous prenons donc du retard, risquant ainsi de rencontrer une nouvelle barrière avant que n' apparaissent enfin les paramètres solutionnant les paradoxes !........ Libre à nous de mener les actions qui rétabliront l' équilibre ... toujours par des voies pacifistes .

42- Le changement ne peut donc être attendu de la part des autorités..... mais devra venir de "l' intérieur" par des actions citoyennes, populaires "d' information- mobilisation". C' est certainement parce que les populations attendent ce changement des pouvoirs publiques que cette situation dommageable perdure depuis des décennies . Les gouvernements ne devraient pas avoir d' autre alternative que de suivre le mouvement imprimé par ce "bouleversement pacifique et progressiste des esprits".

Espérons qu'il ne soit pas déjà trop tard et que nous n' ayons pas une fois encore atteint le point de non-retour ? Nous ne mettons effectivement pas en œuvre suffisamment d' actions qui garantissent de revenir sur l' engrenage de cette auto-destruction : Nos timides tentatives de globalisation culturelle et d' harmonisation sont des réponses dérisoires ainsi qu' inefficaces face à l' ampleur de ce défi .

Nous n' avons, pour l' instant, fait que ralentir et retarder un mécanisme sans supprimer les paramètres qui en sont la cause principale .

La prétendue "sauvegarde des patrimoines culturels", des identités locales sont une chose, mais le prix à payer pour ces spécificités est bien trop grand au regard des conflits qu 'elles générent pour leurs défenses et promotions . L'étape incontournable du défi humain passe par de nouvelles options où il faudra se résigner à lutter indéfiniment pour des chimères archaïques . A côté de cela, nous pouvons déplorer l' absence, non innocente de dialogue et de stratégie politique concertée sur les critères de cette réussite dans l' ensemble des mécanismes institutionnels internationaux ( ONU )-

Cette lacune met dangereusement en péril les bases d' un dialogue futuriste, ... à la fois sincère, efficace et progressiste entre les nations . Nous avons pourtant eu bien des exemples de l' inefficacité du modèle actuel : J' en veux pour preuve que le modèle contemporain aboutit malheureusement qu 'à mettre en présence des communautés qui vivent, non pas ensemble, mais souvent en parallèle, précisément du fait des différences culturelles et religieuses .

L' exemple le plus pathétique et désastreux de cet échec se situe certainement en ex-Yougoslavie ou les communautés en sont finalement venues à l' affrontement ! Une marche arrière semble s' imposer d' elle même . Chacun devra-t-il retourner sur ses positions avant de reprendre cette construction sur la base d' un nouvel état d' esprit, peut- être dans les termes envisagés en filigrane dans la présente . Soulignons cependant qu' aucune culture n' est meilleure ou plus mauvaise que l' autre, toutes sont susceptibles d' erreurs, de dérives ou de mauvaises interprétations, aucune ne commande de détruire son voisin pour sa défense, toutes ont la même et unique vocation : Celle de guider nos pas, révéler nos esprits, nous aider à surmonter les difficultés de la vie et faciliter la vie en communauté . Dans son acception la plus globale, elle doit être l' instrument d' une prise de conscience sur notre contribution dans un équilibre global et ainsi de contribuer de manière transitoire, au processus d' évolution des espéces vivantes dont nous ne représentons qu' un maillon infinitésimal.

La récupération des vecteurs de connaissance à des fins parasitaires semble souvent être à l' origine des querelles entre les peuples . Encore qu' il faille raisonnablement déterminer la part génétique de cet instinct "d' exclusivité- agressivité". En effet, les groupes ethniques analysent souvent la dissemblance culturelle comme la négation de l' appartenance au groupe ! ....A croire que dans la compétition, le phénomène de prédation entre génome vivant puisse voir le jour au moindre écart, ... et pas seulement ceux d' origine physiologique . A moins encore que cet instinct ne corresponde en fait qu'à une pulsion strictement individuelle et que le cadre social ne serait en définitive qu' une dimension nécessaire mais parasitaire, voire indifférente à cette problématique . Les certitudes n' existent aucunement en cette matière, mais le fait est que les civilisations créent un cadre intellectuel qui superpose un niveau de confrontation supplémentaire; canevas au sein duquel se reproduit, se calque inconsciemment le schéma naturel de "prédation-compétition". Ce principe de l' irrémédiable immixtion des grandes lois naturellesdans l' ensemble de nos réalisations conceptuelles me semble être le plus troublant comme le plus paradoxal des phénomènes . Il est la preuve que la nature finit toujours par reprendre ses droits ! Le sujet nous renvoie toujours à cette fameuse problématique concernant la marge de manœuvre entre l' inertie des faits et ce qu' il nous est possible de corriger par nos actes réfléchis .

Pour résumé, car l' âme de l' enseignement semble bien être la répétition, j' avance l' hypothèse qu' il ne soit possible de vaincre l' inertie des événements ( le déterminisme naturel ) que sur les données ainsi que sur des paramètres "immédiats" : Mais ce n' est uniquement sur le long terme de ces actions infinitésimales cumulées que nous sera ouverte cette possibilité d' intervenir sur le monde "réel", en corrigeant progressivement l' ensemble des facteurs directement responsables de la situation .

Les phénomènes incontrôlables seraient alors ceux dont l' influence nécessiterait une action simultanée sur un grand nombre de paramètres présents, certains d' entre eux échappant encore à ce jour à nos modes de perception ou d' intervention matériel, ou ceux dont l' influence occuperait un temps bien trop long à l' échelle de l' être humain - La manipulation du génome est une remarquable illustration de cette volonté d' accélérer le cours des choses, ... mais nous ne pouvons y avoir accès, par définition, sur le cours terme - Ce travail de manipulation exige probablement des millions d' années de maturation -( ... sauf à constater cette irrésistible, ainsi que chimérique ou désordonnée, volonté d' influer ces donnés du vivant par la manipulation génétique en laboratoire ) -

Ce n' est pas hasard si nous avons par nature ou instinct cette volonté pugnace de modifier le monde réel : Cette vocation inconsciente comme irrépressible correspond à ce que recèle au plus profond fond d' elle même l' entité de la matière animée ... . Êtes- vous désormais sur le point de comprendre ?... Reprenons le fil de notre discours, il est bien trop tôt pour approfondir les arcanes cette affirmation .

 

Sur le fondement de cette hypothèse liant la décadence avec l' atteinte du niveau critique des contradictions inhérentes aux dogmes ainsi qu' aux vecteurs de langage d' une civilisation, l' acquisition d' un nouveau modèle conceptuel revalorisé, par amplification de ces registres de prospection, se donnerait peut être les moyens de relancer la machine, ... différer cette effondrement : Provoquer un mécanisme en lieu et place de le subir ! Telle est aussi l' ambition de ce projet d' investigation linguistique et conceptuel ."L' HUMA " pourrait servir cette cause commune et constituerait le point d' orgue des anciennes cultures et le prologue d' une nouvelle ère . Il nous appartient de le mettre en œuvre .

 

43- 3 ) . Les systèmes politiques institutionnels doivent se charger "d' encadrer les ambitions", comme les"prérogatives"des autorités politiques par la création de mécanismes de permanences et de contrôles gérés exclusivement par les citoyens - et non plus par des élus ou de pseudo-dirigeants; ambition à laquelle nous espérons contribuer par la proposition des "Collectifs Citoyens" dont nous envisagerons les détails d' application ultérieurement, dans la troisième et distincte partie de mon propos .

 

Il faut convenir, malgré des constats parfois désolants, que le système en vigueur dans nos démocraties demeure le plus rationnel au regard du consensus social et des "mentalités". Soyons clair ainsi que lucide sur ce sujet : En l' état actuel de nos croyances, connaissances et conceptions, nous ne pouvons ni ne savons faire fonctionner autrement les structures du pouvoir politique !!! Il n' existe par ailleurs aucune solution permettant d' établir une structure "parfaite" ou idéale qui répondrait à l' ensemble des considérations et antinomies de fait que nous venons d' énumérer . Je crois en revanche possible de perfectionner graduellement les rouages démocratiques pour contribuer à un meilleur équilibre, notamment sur le décalage s' instaurant sur la règle N ° 5 ci dessus-évoqué .

Pour le reste, je vous laisse libre d' imaginer les conséquences d' une obstination générale à stagner dans des schémas idéologiques archaïques et demeurer dans le modèle contemporain de la philosophie-politique consistant à ignorer le reste du monde .

 

§ 2- .....A la soumission du peuple dans les faits .

 

44- Vous l' aurez noté, l 'examen que nous venons d' entreprendre restreint considérablement la substance de notre débat sur la "justification des fondements du pouvoir", mais c' était précisément le but et le résultat que j' espérai en élaborant cet aparté . Je ne peux cependant prétendre à de tels conclusions sans essayer de les approfondir pour vous en faire mieux partager la pertinence .

Selon moi, l' expression (...de justification ) est strictement "nominale" et n' a donc pas de réalité matérielle et encore moins de signification au sens "stricte" . Les nombreuses "chimères justificatives" seraient en fait le résultat de la progression de nos conceptions idéologiques évoluant par "strates constructives"en fonction de l' évolution de notre maturité psychique et des découvertes réalisées sur les sujets liés à ces domaines . Ce que nous tenons pour certain et chargé de sens à un moment donné est démenti par les recherches et prospections les plus avancées et devons alors en reconsidérer les termes et réadapter les concepts s' y afférents . Ce processus lent d' évolution reste incontournable et explique une marche progressive jalonnée par des extrémismes servant de "barrière de sécurité", renvoyant brutalement l' être humain devant sa conscience et l' énormité de ses déboires .

Malheureusement, il reste toujours des "groupuscules" isolés et fidèles aux anciennes théories que les peuples les plus "avancés" tentent de dépasser - [ .... Cette remarque reste valable quel que soit le domaine où vous tenterez votre analyse : La masse génétique du vivant semble elle-même opérer de la sorte en laissant progressivement dans son sillage ( à mesure de sa "progression-évolution") quelques illustrations matérialisant ses meilleurs réalisations sur un champ donné - en quelque sorte pour occuper un "espace-fonction" vacant - faisant office de compromis sur les données d'actualité, matérielles et génétiques environnantes . Ces quelques espèces représentatives et stéréotypes traverseront les temps . Il est coutume de les appeler "fossiles vivants" : Une "niche écologique" stable sur laquelle se construira l' équilibre à venir et en cours d' élaboration". Les meilleurs exemples de ces reliquats biologiques -qui ne sont pas forcément représentés par une espèce "type" -sur lesquels s' appuiera dorénavant la bio-masse environnante sont : Les microbes, les végétaux chlorophylliens, quelques invertébrés marins, les insectes, etc... . Équilibre sur lequel s' élabore de nouvelles strates qui compléteront l' édifice du vivant . . ...Je vais trop loin !....où en étions-nous ? ]

En effet, les concepts "idéologiques" ou "de civilisations" dépassés ne sont jamais définitivement et totalement balayés par les plus avancés, et ce pour trois raisons principales liées entre elles : -Premièrement du fait d' un cloisonnement des cultures, ensuite parce que les progressions intellectuelles, conceptuelles, ne sont jamais uniformément admises par l' ensemble des communautés et qu' encore, il faut bien reconnaitre que les dogmes culturels surannés ( ... les plus anciens ) ont certainement cette vocation immanente de faire office de "pallier de récupération" ( matérialisant en quelque sorte l' élément antagoniste de l' équilibre, psychique ou de quelque autre nature, ...en cas de "chute ou d' échec" des créations les plus avancées, )... de sorte qu' il semble ne pouvoir exister de "vide"dans l' espace conceptuel depuis l' apparition de nos facultés d' élaborations et d' ordonnancements psychiques - ... De même qu' il existe, par ailleurs, une "lutte" entre les dogmes équivalents,nés sur une même période conceptuelle, tous issus de la confrontation entre les groupes de pouvoir au sein de chaque "ethnie" - Si bien qu'à quelque niveau que ce soit, la moindre faiblesse de l' une des théories crée un véritable phénomène d' aspiration à la faveur des autres ... donnant raison au célèbre adage populaire et premier principe applicable à l' espace conceptuel qui prétend que ..." La nature à horreur du vide". Le résultat de ce phénomène, qui se constate très bien au niveau des piliers culturels ( croyance, coutume, langage ), nous conduit en cette fin de millénaire, à celui de la "rencontre", au foisonnement et à la rivalité des "moules conceptuels" et à la coexistence des idéologies les plus "archaïques" à côté des plus récentes, engendrant "inutilement" des conflits meurtriers en application du principe de "sélection"( second principe applicable à l' espace conceptuel, corollaire inséparable dans la création de l' équilibre psychique ) qui resurgit infailliblement dans la sphère intellectuelle par l' intermédiaire de l' être véhiculant ces données immatérielles : l' homo-sapiens .

45- ....................................................................C' est probablement le cas du concept Religieuxqui tend ses "filets de sécurité" en l' attente de récupérer les âmes "perdues" de nos civilisations scientistes considérées par beaucoup comme "excessives", et plus particulièrement "pernicieuses". Il est d' ailleurs fort probable que les «autorités» religieuses dans leur ensemble, quelle qu' en soit la confession, aient conscience de cet attribut spécifique ( … de récupération ) du dogme et que les structures latentes dont nous pouvons faire l' observation dans nos "citées" ( églises, cathédrales, mosquée, ou autres lieux de culte etc ...) soient la partie émergente de ce "plan concerté"ou plutôt de "fait", car bien des évènements que l' on attribue à l' intrigue sont plus souvent le fait d' un équilibre naturel des choses !! ? Etat de fait qui ne serait donc pas forcément critiquable même dans l' hypothèse d' une "concertation" puisque l' absence des préceptes initiaux entrainerait la chute vers des abysses encore plus profondes ! Nous évoquions plus haut les termes de "flux psychiques": Il me semble que l' autorité religieuse incarne actuellement l' institution la mieux placée (étant donné sa spécificité, son fonctionnement ainsi que sa structure) pour observer et décrire ce mouvement ... pourvu qu'elle se dote des éléments pour se faire - Ce qui n'est pas encore le cas .

Aprés information et maintes lectures, je m'aperçus d'ailleurs que les textes sacrés sont souvent considérés par les religieux comme une sorte de matrice décrivant et expliquant le fonctionnement de la sphère (flux) psychique du genre humain dans son ensemble - Cela se confirme particulièrement dans la culture hébreu où il est considéré que la "torah" soit une loi fondamentale relatant les divers aspects fonctionnels de la sphère psychique - Voilà un aspect des choses à se rappeler, car cette observation, ainsi que ses conséquences devront un jour trouver leur place dans la société civile et politique dont nous formulons le souhait ! Je reste cependant fidèle au principe évolutionniste; le phénomène récursif de nos civilisations judéo-chrétiennes prenant fin un jour, à force d' essais infructueux mettant en évidence les attributs de cette réussite . Le but étant de dépasser les actuelles contradictions par la synthèse et le dynamisme de nos conceptions vieillissantes .

Il ne s' agit pas non plus d' échafauder une diatribe injustifiée : La foi religieuse fût une phase indispensable ainsi qu' incontournable du développement intellectuel humain, aujourd'hui majoritairement "décalée". Plus regrettablement, elle se trouve encore parfois érigée en noyau de la connaissance chez certains peuples . Si le concept religieux représente incontestablement une base dont on ne peut faire l'économie, il ne peut s' agir d' une fin en soi, c'est sur ce point précis que doit se situer notre critique.

Je ne prétends donc pas à l'opposé que la Religion est une "coquille vide"ou un concept totalement absurde ! Elle représente bien plus de choses qu' il n' y paraît : Justement beaucoup trop- J'irai jusqu'à prétendre que de multiples considérations parasitaires ont progressivement perturbé son essence - Tant et si bien que ses enseignements soient finalement susceptibles de trop nombreuses interprétations .

C' est justement parce qu' elle fût de mon avis la première tentative globale de conciliation, rationalisation du monde réel et spirituel dans un ensemble cohérent, unificateur des savoirs et croyances en vigueur, qu' elle demeura longtemps une œuvre fondamentale et incontournable de la compréhension comme de la perception humaine -

Nous devons ici préciser notre pensée - Que faut-il entendre plus précisément par «Tentative avortée» ? Il ne faut pas s'imaginer que les auteurs des différents textes bibliques ont forcément souhaité faire une oeuvre de compilation  ou qu'ils ont eu expressément conscience d'opérer une synthèse des connaissances de leur époque. La nature, via le génôme de chaque espèce, opére à notre insu la trâme d'une l'histoire dont elle seule connait l'orientation et ne nous laisse en écrire seulement les péripéties indifférentes en fonction des capacités offertes par l'intermédiaire de ses registres. Ainsi, les pionniers de cette écriture ont oeuvré au niveau des connaissances d'alors ainsi que dans le sens des priorités convergentes de cette époque menant au résultat qui nous est connu sous la forme adaptée et circonstanciée du récit biblique. C'est un constat à postériori, sur étude de la complexité croisée des thèmes et implications de l'oeuvre que nous pouvons suggérer cette hypothèse selon laquelle le dogme religieux peut être considéré comme un des premiers éléments, avec les disciplines scientifiques ou rationnelles ultérieures, nées à partir du XIX° siécle, concourant à un travail de synthétisation des connaissances et de préhension du monde réel. Cette composition devant exprimer in fine au sein d'un nouveau vecteur l'ensemble des principaux acquis : Au travers même du language ! .... de manière à dépasser les contradictions de façade inhérentes à l'isolation des différentes disciplines du savoir lors de leur éclosion. Il s'agira donc d'un travail concerté entre les nations civilisées, interconnectées grâce aux moyens modernes de communication, devant fournir la matière conceptuelle d'une civilisation supérieure utilisant et véhiculant un language novateur capable de décrire au mieux les éléments du monde réel. Nous pouvons cependant revenir sur certains aspects de cette création pour  relever les indices convergents menant au premier terme significatif de cette conclusion décrivant la religion comme la Première tentative d'unification des savoirs.
 
 -        Historiquement, il est un premier constat unanime au sein de la communauté scientifique que les peuples du monde entier connaissent simultanément ou se communiquent dans un espace de temps relativement court les derniers tenants culturels matérialisant une étape commune de développement de la psyche, issue notamment d'une modification morphologique de l'être humain. Cette simultanéité peut être observée au moment de l'émergence des comportements et rîtes sociaux complexes, mais aussi lors de l'apparition des premiers outils de pierre et du premier élan artistique ( phase 1), se retrouve de la même manière concernant l'apparition du culte des morts et des rîtes funéraires (phase 2) dont l'exemple culminant est incarné par le modèle répandue sur un niveau quasi planétaire des pyramides ou dolmen . Ce même phénomène se reproduit plus récemment dans la généralisation du language écrit, puis finalement à propos des études portant sur le langage binaire menant à l'informatique, de la matérialité mais encore sur la recherche concernant la compréhension de l'infiniment grand et petit (phase 4). Au temps bibliques, juste avant l'éclosion des grands courants monothéistess, correspondant à la «phase3» de ce développement, volontairement non évoquée lors de mon énumération, des cités vouées à l'étude et à la pratique du culte ( ...puisque c'est ainsi que nous les qualifions à tort aujourd'hui ) voient le jour un peu partout dans le monde et se réunissent en communautés religieuses. Je vous demande par ailleurs à cet instant de prendre conscience du fait probant que les principaux édifices bibliques ou religieux monothéistes, regroupant la quasi totalité des croyants du monde entier, naissent toutes dans un laps de temps très rapproché, sur trois à quatre millénaires ( intervalle relativement court sur l'échelle du temps géologique ou biologique ). Ces communautés, regroupées par éthnie puisque les distances sont encore un obstacle en ces temps reculés, s'orientèrent alors toutes spontanément et consécutivement vers un processus spirituel commun de regroupement des pratiques du culte en focalisant son énoncé sous un angle éthique et moral, vers la synthétisation des piliers de la croyance ainsi que vers la concentration de l'origine de la «toute puissance divine» ( concpetion du dieu unique ) ! Etonnant n'est-ce-pas ? Il est possible de suggérer qu'il y ait bien eu une volonté générale des cerveaux de cette réalisation inconsciente d'aller vers un regroupement conceptuel, à l'image de l'ensemble des autres phases de développement culturel chez l'être humain -

Soit dit en passant que nous arrivons aujourd'hui selon mon modeste jugement, au regard de nos capacités de communication et du volume de connaissances disparates, à la cinquième phase d'évolution qui consiste théoriquement à l'unification, en la création d'une convergence entre les dogmes ( religieux ) et les acquis des sciences concrètes ( language mathématique et théorie d'explication rigoureuse, rationnelle du monde palpable ), lorsque nous auront su exploiter les données issues de la phase précédente. Ce mouvement évolutif simultané démontre que l'être humain évolue par strate culturelle au fil du temps lorsque son développement anatomique, pour les grands palliers, ou psychique sur les strates intermédiaires par les bénéfices de son organisation sociale, lui ouvre cette opportunité. La religion correspond, à l'instar de chacun des éléments de cette construction progressive, à une étape décisive de cette évolution et figure donc elle même insérée entre deux édifices culturels, l'un le précédant, l'autre le suivant, avec la fonction sociologique particulière ci énoncée.

Il nous reste maintenant à poser question sur les raisons pouvant expliquer non seulement une stagnation momentanée de cette démarche unificatrice mais aussi la cristallisation de cette étape au sein d'un principal vecteur qualifié dogme et pratique religieuse.


-       Si nous considérons le rôle spécifique de palier culturel inhérent au dogme religieux monothéiste dans les termes de mon hypothèse, il faut logiquement admettre que cette strate ne pouvait manquer de matérialiser son empreinte tangible dans le monde palpable: Cette empreinte matérielle, palier sociologique marquant ce niveau d'évolution psychique de l'humanité, se cristallise au sein d'un vecteur et d'une pratique culturelle : Le(s) livre(s) "sacré" énoncant son contenu tiendra place de vecteur matériel exprimant ce niveau de développement. Comme toute chose, ce support matériel est intrinséquemment soumis aux principes évolutifs et dialectiques des concepts qu'elle énumère s'il n'est pas pris la précaution de lui inclure les maillons institutionnels ou conceptuels permettant son évolution-adaptation au monde réel. En rédigeant les textes en l'absence de ce principe évolutif, par crainte d'égarement dont on sait la propension chez l'être fragile, leurs auteurs n'ont pu  s'imaginer prendre le risque de cristalliser pour des millénaires un intermédiaire culturel sans porte de sortie puisque la foi, à juste titre inconditionnelle, dû poser en accessoire les jalons de piliers indéfectibles, de postulats constitutifs de l'univers, dont la plupart furent contredits depuis par les disciplines ultérieures s'appuyant sur l'observation et la démonstration, hormis ceux éternels portant sur les archétypes symboliques et les grandes catégories de schémas relationnels. Résultat: Par défaut d'ouverture et vanité de chacun des peuples descendants à prendre conscience du rôle intermédiaire de la religion dans un équilibre psychique en évolution, en contradiction par ailleurs avec l'état d'esprit initiés par les prophètes montrant le chemin d'un mode de réflexion au lieu d'un dogme linéaire, seule ligne de conduite à observer et à transmettre, le livre est aujourd'hui lui même devenu un obstacle à la réalisation du but qu'il devait servir : Créer l'harmonie entre les hommes, entre l'homme et son environnement dans la perspective d'un objectif évolutif nous menant vers un absolu restant à définir à ce niveau de lecture. Objectif dont je tente une approche originale dans mes «prophécits».
-        Il faut noter sur un second volet argumentaire deux faits historiques liés à la démographie handicapant la réalisation de l'objectif sous jacent les textes bibliques:
1 – L'isolation relative des peuples d'alors et le manque de structure de communication.  
2 – Le faible taux d'occupation des terres par la colonisation humaine aux temps bibliques.
Une conclusion s'impose -Il n'y a pas d'union ni de globalité de la réflexion humaine dans l'effort d'ascension spirituelle engendrant cette avancée. La communion nécessaire à cette évolution implique une osmose que seul créé la promiscuité dont nous jouissons seulement aujourd'hui sur le plan spatiale entre les peuples, au prix d'un risque de dérapage sanitaire, politique ou infectieux. En ce temps biblique, le texte est fait pour convaincre les masses, créer un premier vivier de disciple puis de l'élargir, s'il le faut par la force ( ne serait-ce que de conviction) en usant de parabole hautement symbolique afin de saisir l'esprit d'un peuple inculte. L'intrication des peuples nécessaire à l'épanouissement de ce projet fait alors défaut, nous sommes aujourd'hui sur un niveau de peuplement et d'interconnexion permettant de concrétiser l'issu de ce travail spirituel mais nous avons hélas d'autres priorités ... comptables ! … Liées à la survie d'un système matériel qui est devenu la nouvelle priorité. La sphère spirituelle est à tort considérée comme acquise ou menant à la déraison.

-       Le dernier élément à prendre en considération sans être un des moindres situe notre problématique sur le niveau des principales préoccupations liées à cette époque. L'homme est encore un animal fraichement sortie de son état de nature «animal» et la plupart des citoyens, à peine dompté par une civilisation dressant ses limites dans le cadre de la cité, sont ignares et les institutions scolaires inexistantes en dehors de l'instruction des élites – Il est impossible de faire pousser de beaux fruits sur une terre aride. Les siècles écoulés préfigurent l'inauguration de plusieurs millénaires de barbarie guerrière et de débauche sans limite dont le principe récurrent mérite un frein instauré par le volet moral de cette construction avenir - Il faut au préalable de l'objectif subliminal visé par la théorie du dogme remoraliser et instruire les masses. Le texte biblique doit alors principalement revêtir une tournure morale comme éthique afin de conquerir les coeurs endoloris par la dureté d'une vie précaire. L'intelligibilité de l'oeuvre imposa une traduction audible lui donnant ce profil métaphorique, certes à plusieurs niveaux d'interprétation. Par ailleurs, il faut bien admettre la fragilité  ainsi que le faible volume des connaissances fondées sur l'expérimentation rigoureuse. La science, qui naîtra dans plusieurs siècles, ne peut encore éprouver les idées ressenties par les sages lors de leur réflexion intuitive. Dés lors, place sera faite à l'identification anthropomorphique des grandes lignes théoriques . Ces différents éléments, connus des rédacteurs de chaque texte fondamental, doivent leur suggérer d'intégrer dans l'édifice conceptuel les bases d'un mode de vie nouveau ainsi que celles inhérentes à l'information première des citoyens. L'édifice part de zéro et promet d'élever l'humanité sur une période qui se veut longue. Sur ce point, la religion est une réussite puisqu'elle éléve pendant des siècles durant les civilisations qui s'y soumettent et sert d'ailleurs de premier vecteur d'instruction avec le paradoxe déroutant de venir historiquement  justifier de nombreuses entreprises guerrières, très meurtrières au nom d'une expansion jugée légitime par le droit divin par divers interprètes fallacieux du texte. En effet, son succés est tel que les acteurs du pouvoir ne tardèrent pas à récupérer ses principes et son élan fédérateur pour cautionner divers systèmes hiérarchiques en alléguant sa légitimité pour justifier celle de l'autorité de l'Etat. Le dogme est brouillé, corrompu à des fins politiques. L'interprétation et l'évolution de son message est dévoyée par le frein politique, parfois même à l'origine d'autorités hiérarchiques du dogme qui entretiennent un flux utile à leur préservation.                                                         

...Vous semblez déconcerté par ma première proposition plaçant la religion comme élément fondateur de la civilisation !?... Je répète pourtant qu' elle ne semble pas être le fruit du hasard - Tentons un résumé approximatif de ces différentes acceptions : – Commençons par quelques Définitions-

- Dictionnaire hachette : Religion : Ensemble de croyances ou de dogmes et de pratiques cultuelles qui constituent les rapports de l'homme avec la puissance divine ( monothéisme ) ou les puissances surnaturelles ( polythéisme, panthéisme )

extraits wipikedia -

( ...La religion a été définie pour la première fois par Ciceron comme « le fait de s'occuper d'une nature supérieure que l'on appelle divine et de lui rendre un culte». Dans les langues où le terme est issu du latin religio, la religion est le plus souvent envisagée comme ce qui concerne la relation entre l'humanité et Dieu. Dans le Coran, le terme dîn, qui peut être considéré comme équivalent de celui de religion, désigne avant tout les prescriptions de Dieu. En chinois, le terme Zông jiâo, inventé au début du XX° siécle pour traduire celui de religion, est connoté de l'idée d'un enseignement pour une communauté. Enfin, le bouddhisme est considéré comme une religion alors qu'il semble n'y être question ni de Dieu, ni de nature divine.

Il n'existe pas aujourd'hui de définition qui convienne à tout ce que l'usage permet d'appeler religion. La religion peut être comprise comme une manière de vivre et une recherche de réponses aux questions les plus profondes de l’humanité, en ce sens elle se rapporte à la philosophie. Mais elle peut aussi être vue comme ce qu’il y a de plus contraire à la raison et jugée synonyme de superstition. Elle peut être personnelle ou communautaire, privée ou publique, liée à la politique ou vouloir s’en affranchir. Elle peut aussi se reconnaître dans la définition et la pratique d’un culte, d’un enseignement d'exercice spirituels et de comportements en société.

La religion fait l’objet de recherches universitaires en sciences humaines. Les disciplines telles que l'histoire, la sociologie, l'anthropologie ou la psychologie, étudient des phénomènes ou des faits dits religieux sans pour autant s'appuyer sur une définition qui correspondrait de manière homogène à tout ce qui est ainsi étudié. Selon Pierre Gisel, la question de savoir ce qu’est unereligion est une question ouverte : faut-il se contenter de penser que les religions ont toujours une forme institutionnelle avec un clergé, des pasteurs, des imams, des moines ou des gourous, ou considérer aussi comme de la religion les pratiques de développement personnel touchant des domaines allant du sport à la philosophie, ainsi que ce que les libraires regroupent sous le terme générique d'ésoterisme

La question de savoir ce qu'est la religion est aussi une question philosophique, la philosophie pouvant y apporter des éléments de réponse, mais aussi contester les évidences des définitions qui en sont proposées. La notion de religion peut être enfin l’objet d’élaborations théologiques, chaque religion pouvant avoir sa propre appréciation de ce qu’il convient d’appeler religion.... )

( ...En 1987, Danièle hervieu-léger dans un article intitulé «Faut-il définir la religion?», s'interrogeait sur l'intention de détruire la religion qu'ont put avoir certaines définitions de la religion en sociologie, et sur ce qui pourrait permettre d'envisager une nouvelle définitio. Ainsi la catégorie de religion a fait depuis les années 1980, l'objet de nombreuses publications qui contestent la pertinence des définitions qui en ont été proposées. Cependant, pour les chercheurs qui revendiquent une scientificité de leur approche, poser une définition de ce qui est pris pour objet d'étude n'est pas facultatif. En ce sens, pour Jonathan Z smith, le mot religion «est un terme créé par les chercheurs pour leur propre besoin».Aujourd'hui, il n'y a plus guère de publications universitaires qui prennent le risque d'avancer une définition de la religion sans fournir de larges explication sur les limites et les problèmes que posent leur définition, tant il paraît impossible de placer sous une même définition tous les courants, les formes de pensées et les phénomènes sociaux qui se rapportent à la religion. Et la religion peut se voir refuser une définition générale au profit d'un ensemble de catégories. Il existe donc des éléments de définitions chez certains chercheurs, mais ils sont adoptés sans uniformité, tandis que d'autres refusent de considérer qu'il soit possible d'étudier scientifiquement les phénomènes dits «religieux», dès lors qu'il sont abordés avec l'une ou l'autre idée de religion ).... (...Les définitions de la religion qui l'envisagent à partir de l'idée de croyances ou de la présence d’un élément surnaturel dans le monde établissent une distinction entre ce qui d'un côté serait de l'ordre de savoir scientifiques et vérifiés et de l'autre un donné inaccessible à la raison. Cette distinction correspond avec plus ou moins de nuances à celle de la raison et de la foi ou bien d'une connaissance naturelle de Dieu et d'une connaissance révélée dans les théologies de différentes religions. La première objection à ces définitions est que l'opposition sur laquelle elles fonctionnent se repère facilement dans les doctrines monothéistes du judaïsme, du christianisme et de l'Islam, mais beaucoup plus difficilement dans les autres traditions notamment les traditions asiatiques. Ainsi ces manières d'envisager la religion, basées sur l'idée de la présence dans le monde d’un donné inaccessible à la raison, semblent forgées sur un modèle particulier de religion, celles qui supposent la révélation surnaturelle d'un Dieu qui n'est pas le monde, et il paraît douteux que l'on puisse aborder toutes les religions à partir de telles définitions )...

(… Dans l'antiquité, concernant les premières civilisations : Ce que nous appelons aujourd'hui et rétrospectivement « religion des Romains », ne consistait pas, selon John Scheid, en un souci d'ordre théologique de la nature des dieux mais en l'effectuation de rites et la célébration de cérémonies qui faisaient partie intégrante d'une vie sociale non théorisée. En ce sens, l'étude de la religion des Romains a montré que ceux-ci avaient très peu d'intérêt pour la question de la nature des dieux. Leur « religion » serait plutôt à comprendre comme une « religion civile ». La religion est « intimement liée à la politique dont elle révèle la structure profonde . Elle a pour fin le succès de Rome. C'est une religion à laquelle on appartient de par sa citoyenneté et non pas par conviction... ) - fin extrait wpikédia -

- Elle recèle notamment des "trésors" immuables relatifs à l' évolution et aux égarement des premières civilisations fondés sur les expériences fondatrices du genre humain (... enseignements imposés par l' ordre des choses pour satisfaire aux anciens comme aux nouveaux défis de la civilisation - Nous constatons d' ailleurs avec le recul que ce sont bien les mêmes buts et perspectives que se définissent les nouvelles sciences sociales et politiques en cours d' élaboration; certes dans un nouveau langage - Plus rigoureux ainsi que fondé sur l' expérimentation: La religion ne serait alors rien d' autre qu' une forme d' expression "primitive" ou balbutiante d' un savoir nécessaire ) et quelques mécanismes basiques, immanents des forces de l' univers, péniblement conquis des premières et trompeuses observations de l' univers matériel, malheureusement traduits dans un langage inadapté faute de disposer alors des instruments scientifiques nécessaire à cette préhension et aujourd'hui dépassé par nos conceptions plus rigoureuses : Mathématiques et scientifiques - "Vérités bibliques" par ailleurs trop susceptibles de confusions et interprétations en conséquence de la profondeur de ces allégations, de la multiplicité des dimensions qu'elle tente de concilier à travers un langage et un style narratif abscons : D' où les nombreuses dérives dont elle fut l'objet par le "texte" lui même . ( problème d' interprétation sur la base de textes sacrés traduits. )

- Mais encore, elle s' érige comme le premier élément didactique capable d' enseigner à l' homme et aux masses les incontournables piliers comportementaux rationnels qui doivent s' appliquer dans le cadre d' une vie en collectivité harmonieuse, énonçant les valeurs suprasensibles ( à l' image des "dix commandements"?) dirigeant à la fois les relations sociales entre individus, comme celles aujourd'hui reconnues légitimes dans les rapports inter communautaires : En quelque sorte, on pourrait la considérer comme la première forme de "règle sociale" à l' image de ce que peut édicter aujourd'hui la "loi" ... sans pour autant mélanger les deux notions ni leurs attributs. Cette loi, que l'on appelle parfois matrice psychique, est censé nous mener vers Dieu, dans un premier temps au travers d'un parcours spirituel qui doit élever notre âme. Ascension spirituelle qui transportera l'humanité sur les pas d'un hypothétique destin optimal, prévu par dieu ( ! ?) dont les prophètes seront les guides.C'est aussi un formidable résumé de la lutte du «bien» contre le «mal», L'amour étant associé à dieu et correspondant au premier de ces termes tandis que la haine et la mort serait les attributs du second; avec le sempiternelle débat polémique de recherche sur tout ce qui peut entrer dans la définition de l'un ou l'autre de ces vocables. Dieu, l'amour et la vie semblent être des notions éternellement contigues. Je veux bien croire à la parenté de ces trois notions sinon de les rendre synonymes du même destin; puisque le premier désignerai le but ou la finalité, le second serait le moyen ou l'inspiration pour y parvenir alors que le dernier s'apparenterai au vecteur matériel ramenant l'univers dans un nouvel équilibre. L'esprit religieux ainsi redorée semble bien aléchant ... mais le texte, les rites comme l'histoire des religions montre bien qu'un décalage s'est rapidement instauré entre son inspiration et sa pratique par notre humanité belliqueuse . Sous une acception voisine, on peut ajouter que le culte servit pendant longtemps à l'être humain de méthode d'apprentissage, souvent par l'ascèse, la pratique du culte et la discipline, pour domestiquer les instincts pernicieux de l'animal qui sommeille en chacun de nous – Cet attribut n'est pas des moindres puisqu'il s'agit de mettre en sommeil le côté primitif de l'individu charnel puis de révéler la spiritualité nécessaire à l'éclosion du véritable destin de l'homme.

- On peut parallèlement y percevoir une description symbolisée des grands portraits ou catégories de caractères ainsi que l' ARCHETYPE immuable des schémas relationnels s' établissantentre les membres d' une communauté ... ( ... et même probablement entre les groupes humains, parce qu'au fond, ces niveaux reproduisent les mêmes mécanismes à des échelles différentes ) -

 

(... Prenons l'exemple d' un groupe d' amis - On peut rapidement voir se dessiner des profils ou liens comportementaux et relationnels incontournables : On constate d' abord la création d' union en fonction des affinités, puissances et intérêts, scindant rapidement le groupe en sous-ensemble plus ou moins reliés entre eux ou en conflit . Ces relations tissent alors le schéma d' entente entre les composantes du groupe ( rivalité ou compétition, complicité ou travail en commun, opposition, etc ... ) . S' appuyant et s'intégrant sur ce schéma directeur, chacun adaptera de manière circonstanciée et non figée son profil comportemental en fonction de ces tendances ou capacités ... : Prenons quelques exemples ... le sempiternel "comique"... qui séduit par sa verve, sa spontanéité et sa bonne humeur pour ne pas se placer sur le terrain de la confrontation, ... puis "l' aigri", qui ressasse sa rancœur et ses échecs au travers d' une méfiance et d' une réprobation quasi permanente; ....vous aurez encorele "traitre", insatiable, qui se montre prêt à tout pour assouvir ses désirs et pulsions sadiques; ... le "bon" ou le "naïf", veule et souvent trop bien élevé, qui préfère ne jamais voir le mal afin d'éviter des situations périlleuses, poursuivant un idéal inaccessible quand ce n'est pas un bonheur perdu ...; "l' inculte ou arriéré" qui péche par ignorance ou maladresse, probablement en conséquence de tares morpho-psychologiques ;..."l' arriviste" ou le "meneur d'homme", tout bon ou plus souvent tout mauvais, possédant quelques atouts physiques et plus rarement intellectuels, boulimique comme insatisfait qui entraine ses proches dans le malheur, par cupidité ou mégalomanie; ... le «surdoué», qui subit la vindicte du groupe en raison de son décalage comme pour les vérités qu' il ferait maladroitement rejaillir; ... "l' exclu", trop aimable, lui aussi sans doute un peu couard, qui préfère se mettre en recul pour ne pas avoir à lutter et qui suit toujours docilement ceux qu' il tient pour modèle de témérité,... le "parasite" trop faible physiquement, qui talonne inlassablement et fidèlement les meneurs afin de récolter leurs miettes; ... le "bon copain", qui fait sa place à l' écoute des autres, faute d' une personnalité suffisante pour jouer comme acteur dans ce cruel arène de la réalité; … le «sage», ilôt de savoir, réfugié dans un monde inaccessible pour fuir une réalité jugée sordide, qui vit dans la plus grande solitude spirituelle faute de trouver oreille à la hauteur de sa clairvoyance ,... etc ...; etc,... . Car il nous faudrait en fait multiplier ce processus pour analyser tour à tour, puis en combinaison, les relations familiales, amoureuses, communautaires, inter communautaires, commerciales, guerrières ... ) -

 

Schémas relationnels que nos auteurs classiques surent à leur tour dépeindre avec une virtuosité sans pareil au travers de contes mythiques ou antiques, héroïques, toujours fabuleux; …. narrations suivies plus tard de somptueuses pièces théâtrales à l' époque de la renaissance; ... relayés dans les temps modernes par nos idoles cinématographiques ou autres stars de la musique populaire . Paraboles fantastaiques, visuelles ou sonores, qui ne sont rien de moins ni de plus que de nouvelles formulations si ce n'est de nouveaux langages pour décrire les mêmes schémas ou mécanismes, intemporels et immanents - Ce panorama relationnel représente incontestablement un enseignement d'importance, voire rassurant pour chacun d'entre nous : Les péripéties relationnelles rencontrées au cours de notre vie, les sentiments que nous éprouvons envers autrui ou nous même ne sont pas des phénomènes isolés ni le fruit du hasard -

Ces événements, vécus ou émotions obéissent à un schéma constructif répétitif, systématique et immuable des relations humaines sur lesquels reposent l'élaboration, non seulement de la psyché mais plus généralement encore celle de la matière vivante . Les textes sacrés sont en quelque sorte un condensé symbolisé de ces schémas relationnels. Ainsi nous est-il possible d'affirmer que nous vivons tous, un jour ou l'autre un épisode, voire plus, de la bible. Chaque individu contient potentiellement l'expression d'un des épisodes de la prophétie .

- Le fait de parler d'archétype va plus loin qu'il ne peut sembler de primes abord dans l'esprit approximatif de l'être humain. Il semblerait que ce phénomène puisse déterminer la strucutre même de notre psyché : Je ne vois pas d'autres solutions en cet instant que de vous citer deux ouvrages d'auteurs illustres sur le sujet :

  • C- G -Jung – extrait de «L'âme et la vie»: « … Nous sommes persuadés que tous les domaines du savoir ont leurs prémisses psychologiques qui apportent des éléments décisifs sur les choix du sujets, la méthode d'étude, le genre de conclusions ainsi que sur la construction d'hypothèses et de théories.... - un homme ne pourrait penser que ce qu'il est ? ce qui est réalité pour l'attitude causaliste est symbole pour l'attitude finaliste et inversement ...» Notre destin serait en quelque sorte prisonnier dans l'étreinte de certains paramètres liés à la personne, à l'entourage comme à l'environnement, notammant social. une sorte de déterminisme enlevé de sa fatalité mais capable d'au moins cibler notre parcours en fonction de ces paramètres - «...Ce sont les archétypes qui indiquent à toute activité imaginative ses voies déterminées; il en résulte les fantaisies des rêves enfantins ainsi que les fantasmes du schizofphrène qui présentent de surprenantes ressemblances mythologiques; on en trouve finalement aussi de semblables, mais dans une moindre mesure, dans les rêves des gens normaux et des névrosés. Il ne s'agit donc pas de représentations héritées; il s'agit de possibilités héritées de représentations. - Les conditions originelles de structure de la psyché sont d'une uniformité surprenante, autant que celles du corps visible. Les archétypes sont comme des organes de la psyché pré- rationnelle. Ce sont des formes et des idées héritées, éternelles et identiques, d'abord sans contenu spécifique. Le contenu spécifique apparaît dans la vie individuelle où l'expérience personnelle se trouve captée précisément dans ces formes... »- J'en conclus que notre faculté de représentation semble imprégnée de modèles récurrents, de représentation quasiment photographiques qui sont révélées à la conscience en fonction d'un contexte ciblé capable de les mettre à jour. Une constitution physique similaire doublée d'un contexte identique créé une résultante psychique identique ou quasiment identique: L'apparition d'un modèle de représentation, un archétype symbolique qui deviendra ou pas, en fonction des circonstances, modèle religieux ou culturel, parfois seulement un modèle comportemental ( approuvé ou condamné ) en réaction à une situation donnée. J'en arrive à une conclusion équivalente au niveau du stade d'évolution animal de la psyché : un niveau d'évolution correspond à un paramétrage fixe et limitatif, un volume de données accessibles à la conscience comme plus simplement à la perception. Ce volume de données détermine le niveau accessible à la civilisation concernée .

Une autre conclusion peut également s'en suivre : Celle de la reproductibilité, de l'omniprésence ou de la récurrence du phénomène relatif aux archétypes sur une même période d'évolution de la psyché. L'imprégnation de ces modèles de représentation fait résurgence à la moindre occasion, à tous les temps, à tous les modes et de toutes les manières imaginables; les siècles ne pouvant les affecter aucunement. Prenez l'exemple du thème de la résurrection ou de la fertilité consacré dans nos évangiles et déjà présent il y a plusieurs milliers d'années dans la mythologie égyptienne ( isis et osrirs ). …........................................ Etonnant n'est-ce pas ? ….................................
Sigmund Freud- extrait de «Totem et tabou» : «...Une fête est un excès permis, voire ordonné, une violation solennelle d'un interdit.... Mais que signifie le deuil qu'on éprouve à la suite de la mort de l'animal totémique et qui sert d'introduction à cette fête joyeuse ? Si l'on se réjouit du meurtre du totem, qui est un acte ordinairement prohibé, pourquoi le pleurt-on également ? La psychanalyse nous a révélé que l'animal totémique servait en réalité de substitutau père, et ceci nous explique la contradiction que nous avons signalé plus haut, d'une part, la défense de tuer l'animal, d'autre part, la fête qui suit la mort, fête précédée d'une explosion de tristesse. L'attitude affective ambivalente qui aujourd'hui encore, caractérise le complexe paternel chez nos enfants et se prolonge quelquefois jusque dans la vie d'adulte s'étendrait également à l'animal totémique qui sert de substitut au père … .Et nous basant sur la fête du repas totemique, nous pouvons donner à cette question la réponse suivante: un jour, les frères chassés se sont réunis, ont tués et mangé le père, ce qui a mis fin à l'existence de la horde paternelle. Une fois réunis, ils sont devenus entreprenants et ont pu réaliser ce que chacun d'eux, pris individuellement, aurait été incapable de faire; Il est possible qu'un nouveau progrés de la civilisation, l'invention d'une nouvelle arme leur aient procuré le sentiment de leur supériorité.... . Le repas totémique, qui est peut-être la première fête de l'humanité, serait la reproductionet comme la fête commémorative de cette acte mémorable et criminel qui a servi de point de départ à tant de choses : organisations sociales, restrictions morales, religions….».

Le mot est laché ! S – Freud retrace dans cet ouvrage historique les circonstances psychologiques qui ont mené les hommes primitifs, au travers de l'observation des rites totémiques, à inventer les prémisses d'une culture religieuse. Il est en effet fort probable que de tels enchainements, même s'il ne s'agit pas précisément de ceux présentés dans le récit de Freud, soient à l'origine de l'éclosion du caléidoscope religieux. Ne soyez pas deçus ! Cela n'enlève rien à la magie du phénomène, au contraire, cela ne fait que le déplacer sur un terrain original dont nous devons découvrir les méandres . Je suis persuadé que la réalité est encore plus merveilleuse que la féerie des récits religieux les plus ambitieux .

Comment devais-je intégrer cette vision spécifique dès l'instant de cette découverte dans mon ensemble philosophique ? Il n'y a pas de contradiction manifeste; au contraire. Je m'en sors plus ou moins maladroitement en triturant quelques alinéas en guise de conclusion :

Sous un angle psychanalytique, le phénomène religieux correspond à une phase palier de développement de la psyché humaine, au jour où son développement morpho-psychique lui permit une première synthèse intellectuelle morale relative au savoir, sur la conséquence de ses actes, à son environnement ou de la possibilité qui lui est dorénavant offerte d'influer sur le déroulement du réél . Elle prend corps sous les traits d'un récit anthropomorphique reliant ces différentes acceptions, résultante circonstancielle adaptée dans chaque culture et matérialisée par un ensemble d'archétypes symboliques qui sont les renvois de projections inscrites dans notre inconscient collectif, au moment ou l'être humain atteint un niveau global de savoirs révélant progressivement les structures communes qui peuvent exister entre les arcanes de sa personnalité comme sur la réalité de ses fondements avec les schémas immanents de construction de l'univers matériel.
Nous arrivons aujourd'hui au sommet de cette phase, au moment où les éléments matériels permettent l'interconnexion de l'intelligence globale, au moment où les vecteurs de communication permettent une information, une prise de conscience générale suivie de la création des vecteurs institutionnels et culturels du futur,.... attendus par l'inconscient collectif.

- La puissance du précepte religieux trouve une force supplémentaire dans l' intégration de ces valeurs dans la dimension spatiale, puisque l' homme est considéré comme l' un des éléments, certes de manière égocentrique, d'un équilibre d' ensemble dont l'oeuvre s' attache de trouver les règles, les composantes ainsi que l' avenir .

- C' est aussi l' établissement d' un dialogue entre notre conscience et une entité symbolique jugée "supérieure et créatrice de toutes choses" - Anthropomorphisme censé résumer et faire le lien entre ces différentes acceptions, mais se définissant encore comme l' interface idéal pour se livrer à une communication avec l'absolu... ou l' indicible - Entité qui sera par ailleurs considéré comme l' hypothétique gardien des secrets du monde réel comme des savoirs avec lesquels l' être humain tentera vainement de "flirter" par l' intermédiaire de sciences littéraires ou mathématiques velléitaires - De plus cette entité semble-t-elle affublée de la capacité d' insuffler, englober et créer tout ce qui "est" ainsi que tout ce qui vit : Incarnant la puissance globale du monde "réel", le tout puissant concrétisera le point d' orgue de notre conscience sur l' universalité des choses matérielles, rêve insaisissable par nos modes externalisés de la pensée et rendu possible grâce à cette chimère intellectuelle -

- Cette communion métaphysique cumule probablement d' autres préoccupations sociales ainsi que psychanalytiques, plus probablement "catharsiques" – Ces considérations devant plutôt être considérèes comme parasitaires : Non seulement de mettre en accord la conscience humaine avec les aspects de sa pratique non conforme avec l' idéal intellectuel et culturel qu' il s' en fait, mais encore dans le dessein complexe et composite de refouler nos origines ou pulsions profondes derrière des projections et divers correctifs ou images réfléchies qui seules lui permettent de caresser les arcanes indécentes de son originelle personnalité animale ( "Totem et tabou" de sigmund Freud - Où il est suggéré la notion de "conscience de la culpabilité", source dernière de la religion et de la moralité ). Fiction allégorique composée d' images hautement symboliques dont la synthèse aura pour ambition de dresser les contours de cette leçon de vie, sur ce "qu' est" la vie dans son acception la plus générale - Incorporation des cycles -( sacralisation des cycles naturels - ceux de l' éco-systéme & de l' être ) ainsi que des lois naturelles les plus visibles ( ... forcément interprétées en langage métaphysique en ses temps reculés ) qui définissent ses mécanismes -

Message d' espoir ou constat résigné adressé aux générations futures afin de guider leur pas sur ce chemin plein d' embûches -

- Il me vient encore à l' esprit un paramètre supplémentaire intervenant dans ce conglomérat; élément qui ne doit certainement pas, contrairement aux apparences liées à la structure de ce texte, se placer en dernière position dans les mobiles et fondements de l' acte religieux - "L' être réfléchi", à l' instar des animaux auxquels il fait suite, entoura progressivement et rigoureusement le moindre de ses actes "individuels", comme ceux "officiels, collectifs ou publics", d' un RITUEL, sorte de protocole censé lui donner sa forme de même que sa procédure chronologique la plus rationnelle, apaisante ou rassurante selon son application - Vous constaterez d' ailleurs que l' on peut aisément parler de "propension ritualiste": La structure mentale des êtres vivants, surtout celle des êtres évolués comporte cette caractéristique de l' association d' idée, fondée sur une relation simple entre ce qui se voit et les conséquences qui peuvent directement s' en suivre - Notre pouvoir de création, associé à l' intelligence, nous donna ce petit plus pour imaginer des milliers de rituels censés apporter une réponse à tel problème ou situation . La sélection naturelle se chargera de sélectionner les groupes ethniques se livrant aux gestes les plus appropriés par rapport au contexte environnemental . Cette propension ne serait donc elle même que le fruit d' une certaine forme d' adaptation par une séries d' actes résolutoires,... intelligents et non plus conditionnés comme le fait l' animal par un réflexe incontrôlé, dicté par l'acquis .

( Cette capacité créative des êtres évolués comporte d' ailleurs son revers et peut expliquer la plupart de nos "superstitions" et croyances primitives ) - A ce titre, la religion offre-t-elle un véritable code de procédure (... "psychologique" devrais-je ajouter ! ) afin de permettre à l'esprit d' assimiler ou de le résoudre à l'acceptation des différentes étapes et difficultés qui jalonnent la vie de "l' être mortel" que nous sommes .

Ces romances bibliques n' avaient-elles donc d' autre objet réel que de concilier et faire cohabiter ces innombrables significations au travers d' une histoire anthropomorphique, définie comme telle pour la rendre accessible ainsi que compréhensible aux êtres incultes auxquels elle s' adressa en ces temps reculés ? Probable ! La question pourrait-elle une fois encore se formuler sous des atours quelque peu différent : Je prétendais ci-dessus que le concept religieux était probablement une nébuleuse métaphysique, et qu' à ce titre, il pouvait se définir comme " la première tentative avortée (...puisque jamais parvenue à ses fins d'écriture ni dans sa vocation d' uniformité planétaire)d' unification du savoir et des phénomènes conscients" ( ...hors vocation prophétique ou de chemin spirituel vers l'absolu ... encore qu'il serait trés loisible de ramener ces composantes dans le même objectif ) ?! Cela me conviens mieux ! ... Surtout si l' on considére l' utilité de cette conclusion au regard de notre ambition universaliste ( linguistique et institutionnelle ) . Mais encore,... nous devons d' autant plus en avoir souci que son destin pourrait nous révéler de nouveaux postulats régissant le fonctionnement des "moules conceptuels" .

Le dogme religieux s' apparente donc à l' une des méthodes d'écriture de synthèse répondant à ce défi; le premier paramètrage ( ...obtenue graduellement : stratification du dogme ), cohérent et viable, capable de satisfaire l' ensemble des impératifs immanents tenant à la personne humaine - C' est la raison principale de son succès comme de son "imprescriptibilité" ! Il nous faut simplement l' apprécier à sa juste valeur ... sans lui en concéder plus qu' il n' en à ! ... car il possède lui même ses limites que nous allons aborder dans un instant -

 

Je fais par ailleurs deux constats (... révélant par ailleurs la lucidité ainsi qu' une certaine clairvoyance de l' idée religieuse ) expliquant pour partie le Prosélytisme religieux ainsi que la Résistance intellectuelle des peuples croyants à l' encontre des dogmes scientistes de nos civilisations industrielles :

- Les fondateurs de ces idéologies ont certainement pris conscience ou imaginé très tôt qu'il serait nécessaire pour le genre humain d' instruire comme d' uniformiser au niveau "planétaire" un moule culturel unique avant de passer à une étape supérieure d' évolution et de développement . Projet déjà difficilement réalisable à l' origine des temps bibliques mais devenu totalement inconcevable à l' heure actuelle en suivant cette technique; le maillage conceptuel étant trop étroitement ancré, tissé (... et diversifié ! ) dans les esprits de chaque groupe culturel . La force coercitive des préceptes religieux peut aussi certainement trouver explication dans le cadre de cette fameuse lutte entreprise par le savoir entre - instinct & intellect . Les concepteurs ont dès lors habilement imaginé que seule une force dantesque, le précepte "biblique" pourrait discipliner des instincts encore trop présents au sortir des périodes obscures du néant .

Cette conception n' a cependant plus de raison d'être vingt siècles après le début de cet ére initiatique .

L' épreuve de l'instruction à aujourd'hui fait place à une autre non moins importante de la "Planification- harmonisation" des civilisations .

"L'outil" religieux n' est d' autant plus conforme à sa mission d' origine que des savoirs techniques et expérimentaux ont progressivement démenti nombreuses hypothèses ou péripéties du dogme .

- Les peuples croyants considèrent que nos civilisations "débridées" vont trop loin et succombent aux égarements contre lesquels les enseignements bibliques recommandent de se prémunir . Nous serions les pêcheurs, ... et eux les porteurs de la parole juste !?

Le contenu du message religieux peut trés bien croiser la vérité en quelques points sans qu' il soit nécessaire pour autant d' accorder un blanc-seing sur tout son environnement -

............................................................... Je m' explique .......................... ................................................ ..

En premier lieu, son premier handicap semble clairement s' afficher dans la création d' un corporatisme pseudo élitiste qui coïncide immanquablement ( ...et regrettablement dirai-je ...! ) avec une dimension ethnique, quasiment "génétique" ( car la religion s' exprime toujours en premier lieu dans les frontières d' un peuple donné ) . Or jadis, celle-ci se heurta souvent aux contours de la communauté ethnique initiatrice; ;...et ceux là de considérer- à tort - la chose de la manière suivante : << ... Ceux qui ne font pas partie de mon culte, donc en réalité de mon ethnie, sont mauvais et méritent d' être pourchassés ou convertis par tous les moyens >> - Au jour de la rencontre entre les peuples, en conséquence d' une démographie exponentielle sur un domaine territorial par définition circonscrit, nous ne pouvons plus tolérer de porter le débat sur de tels fondements, surtout après avoir constater les nombreux points communs entre les dogmes, relatifs à leur inspiration et concernant leurs commandements . Le débat religieux peut donc parfois occulter une concurrence communautaire qui se sert de son ciment idéologique pour resserrer les rangs contre un adversaire supposé - Est-ce vraiment la mission du culte ?... Voilà une dérive intolérable pour tout bon croyant de constater que le concept ne sert parfois plus exclusivement la foi, mais peut-être un mobile d'union à la création d' un front "génétique" ( ou communautaire ) à l' encontre même des préceptes fondamentaux de celui-ci . Je parle ici d'un constat global (... ce qui ne veut pas dire "règle" non plus car à l'opposé, on constate bien par ailleurs une diffusion des cultes au delà des frontières ethniques d'origine ) fait sur le bilan historique de l'expansion des cultes -

En second lieu, le vecteur religieux n' est pas à l' abri des égarements et peut lui-même faire l' objet de "perversion"comme l' indique les nombreuses tendances déviantes ( Mouvements sectaires , radicaux ou extrémistes ) : Aucune idéologie ne peut se prétendre conçue selon un schéma parfait ou éternel en dehors de quelques prédicats immuables dont la première barrière sera alors le langage et ses lacunes ou ses transformations au fil du temps . Les autorités religieuses devraient faire preuve de modestie et ne pas présenter la doctrine théologique comme une configuration indéfectible, puisque l' ordre des choses implique d' obéir à la sempiternelle loi d' évolution... . En conséquence, ... par exemple, comment un message conçu dans un contexte d' illettrisme quasi- généralisé peut-il encore avoir la prétention de convaincre des peuples aujourd'hui instruits et scientistes ?! Ce constat emporte implicitement une autre conséquence beaucoup plus significative :

Un blocage des registres évolutifs sur une partie limitée des populations ( ... lesdits peuples croyants car le dogme pourrait être consédéré strictement bénéfique s'il ne contenait que la partie énonçant les régles fixes de fonctionnement de la matrice psychique... ce qui n'est pas le cas puisque celles-ci sont mélangées à une multitude de considérations ) fait peser le risque d' un retour à l' équilibre violent - postulat n° 7- par contact avec les peuples ne participant pas à l' idéologie restrictive et poursuivant le processus naturel de maturité psychique ... Parce qu' il se créé justement un décalage entre le niveau de maturité du dogme "arrété" et ceux qui se laissent mener par les forces évolutives; décalage qui sera compensé tôt ou tard par une confrontation des cultures : C' est le tant redouté "choc des civilisations" auquel nous sommes encore actuellement confrontés ... Pire encore !!.... Ce blocage allant à l' encontre des lois naturelles et ne correspondant pas à une réalité sur laquelle il est possible d' intervenir, les forces psychiques vaincront la résistance du dogme par des techniques parallèles agissants sur les seuls registres ouverts... et qui sont en l' occurence "la force de conviction" et les " divergences de conceptions" de ladite croyance, engendrant les courants que nous venons de qualifier de déviants, sectaires ou extrémistes . Ces méfaits sont un constat - Un constat dont il faut prendre acte et tirer les leçons pour se convaincre des imperfections qui demeurent incluses dans le dogme - Preuve encore qu'il existe des dizaines de cultes dont aucun ne peut prétendre faire l'unanimité malgré leur dimension et vocation universaliste ! ..... Sauf à considérer les points communs qui les sous-tendent - C'est bien qu'il leur manque quelque chose ?? !!

Pour en venir à un propos plus général, j' irai jusqu' à prétendre que le seul fait d' arrêter, définir et conceptualiser une théorie ou un dogme sous quelque forme que ce soit créé déjà la probabilité, plus qu' évidente, d' une déviance par les extrémismes ( ... sur les outils mis à disposition dans la thése constitutive ), car sa définition ( au temps de sa rédaction ) en scelle limitativement et exhaustivement les paramétres et caractères fondateurs en omettant quasi-systématiquement le problème des registres inhérents à son "adaptation-évolution" . C' est chose logique dans l' absolu puisque la pensée ne peut concevoir que graduellement sur le fondement exclusif de ce qui est connu et au mieux en fonction d' un remaniement des données à disposition au moment de la conceptualisation : La matière première de sa création est majoritairement issue de l' interconnexion de paramètres existants ou environnants - Son quantum est par définition "limitée" ... . Imaginez dés lors le résultat si l' homme vient ajouter des blocages subjectifs à cette difficulté inhérente à la synthèse des modes de perception . Vous obtenez la sclérose, nous la vivons quotidiennement en de nombreux domaines . Soyons modestes ! ...

Ce principe universel n' épargne personne et ne concerne pas strictement les égarements des peuples religieux ! En tout état de cause, les civilisations Européennes ne sont-elle pas de le même façon passées par une phase extrémiste des doctrines religieuses à l' époque de "l' inquisition" ( XIII° et XIV° siécle ) !! Notre propre parcours puisse-t-il servir d' exemple et être la preuve de cette nécessité d' ouverture pour les peuples croyants (..... mais uniquement sur le principe ... car il est aujourd'hui avéré que nous sommes bel et bien retombé, nous aussi, dans un dogmatisme outrancier, aussi bien dans le domaine juridique que concernant les doctrines économiques desquelles nous peinons à sortir et nous libérer pour en résoudre les contradictions ) .

L' être humain se construit entre les fanatismes parce qu' il refuse de considérer ses idées comme des palliatifs malheureux d' une vérité inaccessible et accorde inconsidérement aux dogmes plus d' importance que le but qu' il permet d' atteindre . Cela n' a rien d' étonnant ! Un raisonnement parallèle me permet de supposer que ce schéma serait, entre autres ( ! ), une conséquence indirecte de l' une des règles fondamentales "d' évolution-élaboration" de la matière vivante connue et identifiée sous le nom de "spécialisation"des êtres... et par conséquent des espèces . Ne pouvant y déroger en raison de l' influence des mécanismes physiologiques de sa structure mentale élaborée sur ce principe, l' homme intégra inconsciemment cette composante dans chacune de ses élaborations réfléchies en concentrant son action sur quelques axes directeurs qu'il surexploite .... . Voilà un principe universel que nous devrons garder dans un recoin de notre mémoire pour nos travaux futurs !

Comme je ne vois pas de hasard dans la trame historique, ces péripéties resteront à mes yeux le signe d' un échec probant à l' étape de réconciliation- réunification des dogmes et du genre humain . Phase cruciale que le "destin" nous ressert indéfectiblement et au devant de laquelle nous avons encore failli il y à quelques siécles pour des raisons indéterminées ( ? ) - Elle se présente encore devant nous en ce début de millénaire . J' en tire la leçon d' un énième principe universel :

"............... Il est impossible d' éluder les étapes ou difficultés tendues par le destin pour parvenir aux stades de développement supérieurs - Ces épreuves reviennent de manière récurrente jusqu' à résolution complète . ............." . En résumé, on pourrait prétendre que chaque dogme posséda son heure de gloire et son utilité dans le processus de maturité du psyché humain, mais que tous se sont laissés fourvoyer dans les travers qui jalonnent l' étroit parcours idéal de notre ascension . Finalement, je dirai en guise d'hypothèse que le concept religieux à perdu de son efficacité ( lorsque et...) parce qu'il s'est décroché des apports octroyés par les sciences cognitives ultérieures faisant l'unanimité auprés de l'intelligentsia, par conséquent auprés de tous dans nos sociétés fondées sur l'éducation rationnelle, scolaire. En se privant des nouvelles données de l'information, cette science globale, qui se voulait universaliste, a rompu contact avec la "totalité" sur laquelle reposait sa réussite. Il n'en reste alors plus que l'armature impénétrable du fonctionnement de la matrice psychique, encore réservée aux "cabalistes" dans le sens le plus noble du terme. Les égarements de tous les peuples sur les dogmes ne donnent pas plus raison aux uns qu'aux autres mais fournissent certainement le cadre et le niveau où doit se porter notre réflexion pour relever le défi majeur de la réunification .

Le "livre" de notre parcours n' est pas déterminé par avance, le malheur n' est pas une composante inexorable du destin de l' humanité, nous pourrions certainement observer dans ces arriérés les paramètres d' une réussite future et encore plus distinctement ceux de l' échec . Le passé doit éclairer nos agissements futurs, car la nature exercera inexorablement sa pression sélective pour écarter les incompétents : Les mammifères ont déjà subi bien des épreuves; notamment une des premières qui consista pour nombre d' entre eux à échapper aux prédateurs terrestres en se réfugiant dans les arbres, engendrant les lignées simiesques dont nous sommes les descendants . Différentes méthodes permettent d' y survivre, néanmoins, les plus judicieuses ont été sélectionnées par le temps et la nature, seul ceux qui y ont satisfait peuvent encore en profiter, nous en sommes la preuve vivante, ... les moins compétents disparurent inexorablement en conséquence de leur mauvais choix - ... N' étant pas irremplaçable dans le cycle de la matière vivante, nos échecs répétés, notre obstination dans l' erreur pourrait bien finir par sceller la disparition de l' intelligence réfléchie, celle des hominidés !! ?

D' autres éléments de l' arbre évolutif prendront-ils le relai afin de parachever l' oeuvre du vivant par une nouvelle forme d' expression de l' intelligence externalisée ou satisferont-nous finalement aux exigences de cette épreuve en admettant qu'il ne peut y avoir ni gagnant ni perdant dans cette lutte culturelle . L' avenir le dira . Nous sommes ainsi aujourd'hui face à l' impératif immédiat de reconduire cette expérience de gré ou de force ( phénoméne de rechute cyclique des civilisations ) par un retour sur nos pas, afin de reprendre le cours invisible et fantastique de cette saga dont la solution ne correspond ni à la conception religieuse ni à la logique productiviste outranciére et égocentrique de nos sociétés monétaires .

Mais encore, et pour finir, il ne faut pas oublier que le dogme religieux servit pendant longtemps d' armature et de cadre social, précisément comme "justification" de certains régimes politiques . Il en résulte que son idéologie première fût inévitablement altérée, voire déformée par l' interaction de mécanismes strictement liés à la hiérarchie sociale .Ces interférences idéologiques et structurelles vicièrent certainement son "inspiration profonde" ainsi que son "contenu spirituel et dogmatique" pour en faire un instrument de pouvoir et de subordination - Preuve en est de la permanence des conflits dits religieux, qui furent en fait des luttes politiques, dans l' histoire de l' humanité, ce qui est un comble pour une doctrine unificatrice et pacificatrice, mais aussi de l' alliance qu'opèrent ( aujourd'hui encore ) la plupart des cultes (... tous ? ), avec l' autorité ( L'état ) parce qu'ils en constituent une forme de légitimité que les structures sociales peinent à remplacer . Aussi me dois-je de préciser que d' une alliance entre les autorités religieuses et politiques ne peut ressortir aucun élément positif .... en dehors du fameux "parcours idéal" dont je subodore l'existence . C' est un avancement considérable pour nos régimes institutionnels de faire une stricte distinction entre des dispositifs à vocation différenciée - ( Une loi dite de "séparation de l' église et de l' état" du 9 décembre 1905 est venue consacrer ce principe en organisant la liberté de culte // son article premier énonce que la république ne reconnait, ne salarie ni ne subventionne aucun culte ). En effet, malgré le lien qui les unit dans leur quintessence, car l' une devrait théoriquement éclairer et guider les pas de l' autre, les applications matérielles et dérivées que nous en avons fait ne permettent actuellement plus de les faire se rejoindre .

Le seul avantage théorique que je dois bien concéder au "concept religieux" réside cependant dans l' édification d' un "verrou spirituel" qui tente de circonscrire les registres évolutifs de la pensée - (...mérite à priori paradoxale au regard de mes dires précédents puisque j' ai considéré que ces barrières subjectives ne pouvaient que perturber une ascension dont le tracé demeure inexorable ;.... c' est donc en fait plus précisément sur la force, la méthode et les outils pour parvenir à ce "filtre" qu' il faudra retravailler ...: "Dieu", ses "commandements" et les "châtiments divins" ne sont certainement plus les outils "adéquats" pour servir cette ambition ) .

Sage résolution si l' on considèreque la logique et la raison n' aient jamais suffisamment pesé dans l' esprit des hommes pour contenir leurs égarements; matérialisant par ailleurs une solution potentielle à la question soulevée par le "principe de peter": ... Trouver une parade et canaliser notre instinct intellectuel désordonné pouvant mener à la dérive comme aux excès - propension qui, selon le même principe, risquerait de nous mener un jour au niveau fatidique et hypothétique de "l' incompétence vitale", entrainant l'auto- destruction de l'humanité . Serait-il prudent dans cette perspective, d' intégrer un équivalent de cette exigence, sous forme d' une force capable de "canaliser" et non pas d' une barrière comme le fît la religion ? ! Une sorte de mise en garde, évidemment fondée sur des mécanismes différents, qui conférerait au nouveau vecteur de langage cette dimension spirituelle qui manque à nos cultures ? …A réfléchir !

La foi semble donc avoir exprimé un ensemble de considérations complexes et entremêlées; elle recèle mais encore synthétise un nombre considérable de préoccupations métaphysiques, psychiques et sociales . Elle demeura longtemps la seule composante capable de satisfaire l' ensemble des impératifs sociaux afin d' éviter le chaos, l' anarchie comme les risques de débordements encourus par la folie ou l' hystérie collective des hommes . Il nous faut aujourd' hui apprendre à reconnaitre ses différentes fonctions, ses défauts en écartant prudemment les aspects parasitaires de son message et extraire les qualités qui présentent une utilité pour la suite de notre parcours idéo-conceptuel ... .

Ce n' est peut-être pas à tort que j' avance l'idée selon laquelle ... < tout est lié > ! En conclusion, serait-il impertinent de prétendre que la Sagesse et la Vérité peuvent s' exprimer par différents chemins, tous égaux et profitables, menant sur le même sentier . Il en va probablement du destin de ces "évidences"d' émerger tôt ou tard . La religion n' est qu' une forme d' expression de cette quête de l'absolu . La partie de son message qui nous intéresse n' est pas mort, il poursuit et poursuivra indéfectiblement son action et exerça notamment une influence significative dans l' ensemble des disciplines relatives au savoir-vivre et à l' éducation ( morale, civisme, construction de l'avenir ), mais plus encore, les fragments de son récit contenant quelques exactitudes rejailliront sous un jour nouveau et expliquées en langage opportun ...

................................................................... . Celui de la Science ?!!

 

46-Le débat relatif aux faiblesses de la religion ne doit pas occulter celles non moins significatives de notre schéma social Républicain. Nos civilisations occidentales souffrent du même "handicap" ( foisonnement conceptuel ) sur bien d' autres domaines et c' est précisément l' objet de notre sujet sur la légitimité du pouvoir :

La réalité matérielle du schéma social n' ayant pas d' autre justification que celle correspondant à la continuité de la société et la satisfaction des différents impératifs assurant sa pérennité ( paix spciale entre les différents groupes humains, équilibre des offres matérielles par rapport à la demande en conséquence des évolutions démographiques... ) en respect des

forces humaines composant le tissu social, les intellectuels ont ... peut être sincèrement !... imaginé diverses grandeurs transcendantes, érigées en véritables Fictions Juridiques cautionnant le modèle institutionnel :

Ce sont les principes de "souveraineté", du "mandat représentatif" et du "parlementarisme". Des concepts idéologiques "Fictifs"taillés sur mesure sont venus justifier une réalité "physique" et "sociale" existante afin d' en rationaliser le contenu dans l' esprit des masses dont l' intelligence moyenne rendait nécessaire l' élaboration de nouveaux postulats en adéquation avec les savoirs et idéologies récentes, mises à disposition du grand public . J' évoque ici la période révolutionnaire qui mit fin au régime monarchique . Le volume d' information poussa les individus à critiquer les contradictions du système royaliste, ses décalages par rapport à la structure matérielle productive, ses inégalités frappantes et désuètes; autant de symboles criants d' une rupture entre la théorie héritée des manuels théologiques et la réalité du terrain en ce début de l'ère industrielle .

Il serait très concevable d' arriver à cette même conclusion par des enchainements logiques parallèles, mettant en avant d' autres aspects voisins de la situation d' alors, mais le résultat final serait approximativement identique . Ces déductions ou conclusions, même concurrentes, ne pourraient altérer les constats que nous avons pu établir sur l' environnement matériel : Le combat des classes nécessitant l' édification d' une base doctrinale pour justifier son établissement, quelques idéologues partisans puisèrent dans la littérature classique les concepts favorisant l' émergence d' une nouvelle source de légitimité . Dans ce cas, il suffirait alors de prétendre que les bases théoriques ont été habilement détournées... ou adaptées ! Vous noterez au passage la stratégie pouvant se fonder sur cet ordre d' idée : Trouver dans les écrits les fondements d' une nouvelle source de légitimité .

Il est possible de ne pas se satisfaire de cette seule hypothèse et de la combiner avec d' autres explications : Des penseurs, politologues ou auteurs philosophes ( Rousseau par exemple... ) ont idéalisé une structure sociale qui, dans son application, n' a pas trouver la place qui lui était attribuée mais qui s' est automatiquement adaptée, "formatée" au principe de réalité : Celle établie par l' équilibre des forces sociales issues par le nouveau contexte . Il est même possible de prétendre, à mi-chemin entre les deux conceptions, que le principe de réalité s' est "inconsciemment"( ou de fait ) imposé à leurs auteurs- théoriciens comme la seule réponse logique en fonction des paramètres en présence .

L'extrême lucidité et les connaissances dont disposaient ces auteurs sur les rapports sociaux et la science-politique impliquant ces résultats à défaut de tout autre . Par conséquent, ils dotèrent par avance le système des éléments matériels ( concepts et fictions qui en sont le corollaire ) nécessaires et conformes à son intégration dans le monde réel en attendant une évolution du niveau intellectuel des masses pour donner vie aux principes encore théoriques .

Le débat sur les fondements du pouvoir constitue donc, à mon sens, dans l' état actuel des choses, une sorte de "chimère intellectuelle", imaginaire bien que nécessaire, conçue d' une part pour flatter les philosophies idéalistes des doctes et d' autre part pour amadouer, faire adhérer les populations soumises au fait du pouvoir . Je vous demande d' y réfléchir comme hypothèse ainsi que de construire votre propre théorie sur le fondement de quelques recherches plus spécialisées .

47- Je n' insinue pas à l' opposé que la démocratie n' est qu' un leurre ou qu' elle soit fondamentalement truquée sous les atours de ce que nous avons pudiquement appelé "SSPF" en début de texte! Le phénomène peut s' analyser sous deux aspects parallèles .

- Il se pourrait d' une part qu' elle soit tout simplement "le produit" logique ainsi que naturel d' une multitude de facteurs sociologiques et conceptuels entremêlés au sein d' un système institutionnel ... que nous poussons aujourd'hui au delà de ses limites dans les répertoires à disposition : Nous pourrions alors prétendre que nous touchons les "butées" du système représentatif ?.... Dés lors que sont donnés les éléments initiaux de cette logique ( ... qui sont en l' occurrence : le contre-pouvoir du parlement, un exécutif et l' armature constitutionnelle établissant la place respective de chaque force), les facteurs sélectionnésproduisirent les conséquences limitativement définies par ce contexte, à défaut de tout autre . Malgré notre volonté réformatrice, la praxis engendra les seules solutions viables à l' issue de ces paramétrages politiques .

- Concernant une hypothétique stratégie globale de manipulation des masses dont je fais ici mon sujet, il serait impossible d' en établir la certitude car une telle entreprise reste finalement trés complexe, quasiment impossible à mettre en oeuvre à l' échelle d' une nation; ... mais rien n' indique que le système n' ai fait ou ne fasse, à l' occasion, l' objet de sollicitations plus ou moins graves, bien que certainement isolées et sporadiques: ... Les ingrédients pour se faire sont maintenant comme dans le passé à disposition .

Quant à nous, ce n' est plus en terme de "falsification" que nous devons examiner la réalité du contenu démocratique : Le jeu du pouvoir possède une logique ainsi que des "vecteurs" nous échappant au niveau individuel - Je préfère formuler la problématique sur des registres plus efficaces en nous conférant la qualité d' acteur plutôt que celle de "spectateur" ou de victime en quête de polémique -

Cependant, mon constat s' impose de lui même: La conception actuelle de la démocratie (... par l' élection de représentants ) n' est plus un élément suffisant pour éluder l' expression du rapport de force entre les composantes sociales ni des inégalités persistantes dans un tel système ! Nous avons depuis longtemps touché les limites établies dans sa marge de manœuvre . Nous devons la calibrer plus correctement pour trouver un nouvel équilibre progressiste -

47 -  bis Capitalisme, communisme, anarchisme, démocratie parlementaire, royalisme …. Au fond .... Quelles différences ?

 

Comme il me plait depuis le début de cette étude d'introduire mes sujets par quelques définitions encyclopédiques, je ne dérogerai pas à ce pragmatisme en vous livrant immédiatement la définition des vocables en débat - Je saisis les cinq visions de la société politique les plus répandues à défaut d'autres idéologies parce que celles-ci me semblent assez emblématiques des grandes orientations philosophiques de la pensée humaine. La plupart de ces thèses connurent au moins une application : Je m'en sers de point de départ pour une réflexion sur les différences réelles entre ces systèmes d'un point de vue citoyen car les populations n'ont au fond que faire de ces débats savants – En effet, il me semble utile d'envisager cette problématique au quotidien de la vie d'un individu lambda puisque, comme nous allons le constater dans un instant, dans la pratique chaque système conceptuel s'écarte considérablement des piliers de sa théorie, laissant toujours apparaître la même réalité nuancée par quelques formules ou circonstances d'expressions : Le point faible de ces édifices semble toujours être le même : L'être humain .

-Définitions théoriques-

Capitalisme :

Statut juridique d'une société humaine caractérisée par la propriété privée des moyens de production et leur mise en œuvre par des travailleurs qui n'en sont pas propriétaires.

Système de production dont les fondements sont l'entreprise privée et la liberté du marché.

Système économique dont les traits essentiels sont l'importance des capitaux techniques et la domination du capital financier.

Dans la terminologie marxiste, régime politique, économique et social dont la loi fondamentale est la recherche systématique de la plus-value, grâce à l'exploitation des travailleurs, par les détenteurs des moyens de production, en vue de la transformation d'une fraction importante de cette plus-value en capital additionnel, source de nouvelle plus-value.

Communisme :

Théorie visant à mettre en commun les biens matériels.

Formation économique et sociale caractérisée par la mise en commun des moyens de production et d'échange, par la répartition des biens produits suivant les besoins de chacun, par la suppression des classes sociales et l'extinction de l'État qui devient l'administration des choses.

*La monarchie :

Étymologiquement,  le terme signifie commandement par un seul. Dans la classification des types de gouvernements, formalisée par Aristote et considérée comme le modèle des classifications, la monarchie est une forme de gouvernement caractérisée par l'unicité du titulaire du pouvoir, mais aussi par l'exercice de ce pouvoir au bénéfice de tous. Le choix de ce critère par Aristote est important pour différencier la monarchie des autres formes de pouvoir unitaire. Ce n'est pas en effet la même chose que la tyrannie ou la dictature. Toutefois, le critère éthique d'Aristote ne correspond pas à la réalité : des monarques ont, dans une certaine mesure, exercé le pouvoir dans leur intérêt propre ou dans l'intérêt d'un groupe sans que l'on puisse parler d'une transformation de la monarchie en tyrannie, selon l'idée  d'Aristote qui considère la tyrannie comme le gouvernement d'un seul à son profit


 

*L’anarchie

Anarchie et anomie

Le sens courant

Le mot anarchie est souvent employé comme un repoussoir par des personnes considérant essentiel le principe fondamental d'autorité pour indiquer une situation de désordre, de désorganisation, de chaos, sur la base de l’hypothèse implicite que l'ordre nécessiterait une hiérarchie. On retrouve déjà dans le Littré (le mot est très peu usité avant le XVII° siécle) la définition de l’anarchie comme «absence de gouvernement, et par suite désordre et confusion». Par extension ce sont toutes les formes de trouble et de désordre qui sont appelées anarchie; c’est cette façon d’employer le mot qui prévaut dans l’usage courant, comme dans la plupart des dictionnaires. Le poète Armand Robin (1912-1961) définit "l'anarchiste" comme celui qui est "purifié volontairement, par une révolution intérieure, de toute pensée et de tout comportement pouvant d'une façon quelconque impliquer domination sur d'autres consciences".

L’anomie

Le mot correct pour une situation de désordre social, sans lois, sans règles, où les différends se régleraient par la seule violence physique (armée ou non), est l'anomie. L’anomie est une dissolution des normes sociales, règles, lois, coutumes: cette situation peut être liée à une volonté de domination réciproque de plusieurs pouvoirs concurrents, à une réaction de désespoir (L'anarchie est la formulation politique du désespoir, Léo Ferré) face à une société moribonde.

À ce sujet, bien que anomie soit mieux adapté, le terme «anarchie» est utilisé systématiquement par les pouvoirs pour indiquer une situation politique qu’ils ne maîtrisent pas (et qu’ils désireraient maîtriser), où leur pouvoir politique est en difficulté.

Termes historiques

Les exemples historiques tels que L’anarchie militaire dans l'empire romain dans les années 235 -268 ou l’utilisation d’Anarchie (The Anarchy) pour définir la guerre civile anglaise qui opposa deux concurrents au pouvoir, Mathilde l'Emperesse et Etienne de blois entra 1135 et 1154, est révélateur de ce fait : il ne s’agit pas de situations qui puissent s’apparenter à l’anarchie au sens strict, auquel cas il n’y aurait plus de pouvoir, ni d’autorité, mais d’une désorganisation liée aux pouvoirs concurrents, d’une période politique troublée.

Utilisation péjorative du terme «anarchie»

Bien souvent, le terme «anarchie» est utilisé pour décrire le chaos, les guerres civiles et les situations de désordre social.

On peut y voir deux raisons.

La première, sans doute la moins importante, provient du terme « anarchie », interprété comme l’absence d’ordre, de règles et de structures organisées, bref : le chaos de l' anomie sociale. Ce n’est pourtant pas ce que prônent les anarchistes. Pour éviter cette confusion entre anarchie politique et anomie, confusion qui dénature les idées de l’anarchisme, les anarchistes utilisent parfois le mot «acratie» ou libertaire (terme inventé par joseph déjacques, défenseur de la liberté politique), comme synonymes d'anarchiste.

La seconde, plus concrète et plus forte, provient des luttes anarchistes au tournant des 19° et 20° siècle en Europe. À cette époque, le mouvement anarchiste a été marqué par les illégaux ou illégalistes qui voulaient sans attendre pratiquer l’anarchisme (et donc ignorer purement et simplement les « lois », considérées comme illégitimes), le diffuser (théorie de la propagande par le fait) et lutter activement contre les oppressions, y compris par la violence. Concrètement, des anarchistes ont escroqué, volé et tué au nom de leur doctrine, avec comme victimes des puissants (princes, ministres, riches, compagnies d’assurances, etc.), des serviteurs de l’État (douaniers, policiers, etc.). Quelle qu’ait été l’importance réelle de ce courant, il a énormément frappé les esprits. Par ailleurs et inversement, par non-violence, des anarchistes pacifistes, refusaient la conscription et pratiquaient l'insoumission. Tout cela a servi à expliquer la mise en place des «lois scélérates» à la fin du 19° siècle dans de nombreux pays et stigmatisé l’ensemble des anarchistes, tandis que « anarchiste » ou «  Ravachol» devenaient des injures.

L’usage du terme libertaire s’est d’ailleurs répandu en France avec l’interdiction des mots de l’anarchisme, pour des raisons sociales et juridiques (être l’auteur de « propagande anarchiste » est resté passible de prison jusqu’en 1992.

L’anarchie, l'absence de commandement comme but des anarchistes.

Les anarchistes face à l’anarchie-anomie

Les anarchistes rejettent en général la conception courante de l’anarchie (utilisée dans le langage courant, par les médias et les pouvoirs politiques). Pour eux, au contraire, l’ordre naît de la liberté, tandis que les pouvoirs engendrent le désordre (voir termes historiques). Certains anarchistes useront du terma acratie, du grec « kratos » (le pouvoir) donc littéralement « absence de pouvoir », plutôt que du terme « anarchie », d’étymologie grecque lui aussi, qui leur semble devenu ambigu, porteur d’un aspect positif mais d’une trop grande connotation négative pour pouvoir être employé comme synonyme d’un objectif désirable. De même, certains anarchistes auront plutôt tendance à utiliser le terme de libertaires pour se désigner, ou indifféremment ceux de « Fédéralistes», « anti-étatistes » ou « anti-autoritaires ».
Il est arrivé à Bakounine lui-même d’utiliser « anarchie » au sens de désordre, et l’on retrouve cette acception dans les écrits du Comité central de l'internationale genevoise. Ces formulations ne se retrouvent toutefois plus chez les anarchistes actuels.

L’anarchie, société libertaire

Cependant, les anarchistes utilisent encore le terme, porteur d’une histoire indissociable d’autres notions qui s’y rattachent comme l’anarchisme ou l'anarchie positive de Proudhon (qui est d’ailleurs le premier à donner un sens précis au mot anarchie, utilisé auparavant en guise d’insulte dans les milieux politiques sans avoir jamais été véritablement défini).

L’anarchie aux yeux des anarchistes n’est pas un chaos, mais la situation harmonieuse résultant de l’abolition de l'etat et de toutes les formes de l’exploitation de l’humain par l’humain, « c'est l'ordre sans le pouvoir », « la plus haute expression de l'ordre ». Basée sur l’égalité entre les individus, l’association libre, bien souvent la fédération et l'autogestion, voire pour certains le collectivisme, l’anarchie est donc organisée, structurée, sans admettre pour autant, aux yeux des anarchistes anticapitalistes, de principe de supériorité quelconque de l'organisation sur l'individu.

On peut noter que chez tous les anarchistes la qualité indispensable est la responsabilité individuelle qui permet d’agir dans l’intérêt personnel sans pour autant attenter à la liberté des autres. Les seuls mandatés le sont, par volontarisme et sans durée précise, dans un but et sur un mandat précis, et il n’existe ainsi nulle forme de domination ni de gouvernement.


 

  • Le régime parlementaire - extrait wikipédia =

 

Le régime parlementaire est le système constitutionnel caractérisé par l'équilibre entre les pouvoirs du gouvernement (ou cabinet) et du Parlement. Le cabinet est politiquement et collectivement responsable devant le Parlement; en contrepartie, le cabinet peut recourir au droit de dissolution. Le régime présidentiel se caractérise au contraire par l'absence de responsabilité et de dissolution.

Le système parlementaire s'est progressivement établi en Grande bretagne, et ce de manière définitive : ce modèle est vite devenu une référence, un modèle du régime parlementaire. Ce processus ne doit rien aux théories politiques, bien que Montesquieu ait élaboré sa théorie de la séparation des pouvoirs par l'observation du système britannique, tel qu'il l'avait vu fonctionner au XVIIIème siècle, mais de façon erronée, puisqu'il accordait encore de l'importance à la signature du roi, qui était déjà devenue une formalité. Ce qu'il faut bien comprendre avant tout rappel historique, c'est que le système britannique, tel qu'il est encore aujourd'hui, est une sorte de chimère politique. En effet, dans les formes, rien n'a changé depuis trois cents ans. Le royaume est, formellement, une monarchie absolue dans laquelle rien ne se fait sans le "consentement" du souverain, qui, en théorie, est toujours titulaire des mêmes prérogatives qu'au XVIIIème siècle : les ministres, sur le papier, sont des commis de la Reine, elle "dissout" le parlement et "choisit" le premier ministre, tirant apparemment les conséquences des élections. Or chacun sait qu'elle n'a plus qu'un rôle de symbole, de personnification de l'État, dont elle n'assure plus que la représentation, la continuité et le prestige. Cette fonction est importante, mais la pratique est que, bien évidemment, c'est le Premier ministre qui est en charge de la réalité du pouvoir executif. Ce système, tout en finesse et en subtilité, repose presque essentiellement sur des conventions, autrement dit des usages, dont nul texte ne dispose. Par exemple, le titre de Premier ministre n'est défini ni prévu;

Il est important de comprendre cela parce que le système britannique a été copié dans la plupart des pays (sauf USA), mais sous des formes constitutionnelles codifiées. On parle alors de « parlementarisme rationnalisé ». On peut faire remonter l'origine du système parlementaire britannique à 1215. En 1215, le roi d'Angleterre Jean sans terre est totalement démuni politiquement. Excommunié, il doit supplier d'être pardonné par le pape. Il perd la bataille de Bouvines et risque une invasion française. Il n'a pas d'autre choix, s'il veut lever des fonds, que de les demander aux barons du royaume. Ceux-ci exigeront de pouvoir consentir (ou non) à contribuer à ces dépenses. Ce droit de regard est l'ancêtre, certes très primitif mais réel, du consentement démocratique à la dépense publique et donc à l'impôt. Pour mettre noir sur blanc ces conditions, le roi acceptera de concéder aux Barons la fameuse Grande charte" (Magna Carta) qui reconnaît les privilèges de l'Église et des villes, et donnera au Grand conseil le pouvoir de consentir à l'impôt, mais plus important encore, le droit de pétition. Cette grande charte est aussi une ébauche de constitution garantissant certains droits, tel que le droit de ne pas être arrêté ou condamné arbitrairement.

En 1332, on décide de faire siéger les chevaliers et les bourgeois dans une deuxième chambre, la chambre des communes. Il y a donc désormais deux chambres, celles de la noblesse ( chambre des lords ), et celle des communes. Le droit de pétition établit, en somme, un moyen de faire pression sur le roi, acceptant de lui donner les budgets qu'il demande en échange de son approbation aux pétitions présentées par les chambres. C'est l'ancêtre du pouvoir législatif. Néanmoins le roi reste titulaire du droit de prendre des ordonnances, de ne pas exécuter la loi ou de la suspendre. Plus problématique, lorsqu'il n'a pas besoin d'argent, on n'a plus de moyen de pression. Ainsi charles 1er régnera onze ans sans convoquer son parlement. Lorsque cela arrivera enfin, le parlement demandera qu'il soit mis fin au pouvoir du roi de convoquer et de dissoudre le parlement. En effet, en ce temps là, le parlement est une sorte d'assemblée générale, il n'est pas permanent.

Après l'intermède de la dictature de Cromwells (1650-1658) puis la restauration (1680) et la glorieuse révolution (1688), est rédigée en 1689 la déclaration des droits, qui entérine les acquis de la "République" de Cromwell et de la révolution. Cette déclaration des droits contient les principes essentiels de la démocratie moderne : la loi est au-dessus du roi ; le roi doit être soumis à la loi. Elle ne peut donc être suspendue, ni abolie sans le consentement du Parlement (Article 4). Le Parlement est souverain en matière de levée d'argent, de levée d'entretien des armées et ses membres jouissent d'une totale liberté d' expression (article 8). Il doit être fréquemment réuni (article 13). À partir de cette époque, le processus sera inéluctable. Dès 1707, les lois votées par le Parlement seront encore soumises à la signature du roi mais, dans les faits, celle-ci est quasi automatique. Le roi s'entoure de conseillers. Cette équipe est l'ancêtre du gouvernement moderne. À l'origine, il les embauche et les révoque à sa guise.

Ils sont responsables pénalement devant le Parlement. Pénalement, mais non politiquement, nuance importante. En effet, lorsqu'un ministre commet une infraction, il est destitué par une procédure pénale appelée impeachment, diligentée par le Parlement. Mais il ne s'agit que d'une mesure pénale : le ministre doit démissionner parce qu'il a commis une infraction.

Vint alors l'évolution décisive due à l'avènement de la dynastie des Hanovre. Ces rois d'origine allemande, tout bonnement, ne parlaient pas l'anglais. Le roi prit donc l'habitude de se reposer sur son premier ministre, afin d'assurer l'influence des Hanovre à travers lui. Robert Walpole (1676 - 1745) sera ainsi le "premier" premier ministre d'Angleterre (même si le mot n'est pas encore utilisé, on parle de Premier Lord du trésor, Chancelier de l'échiquier et chef de la Chambre des Communes). Le glissement vers le parlementarisme moniste commence. Il fallait passer, pour cela, de la responsabilité pénale à la responsabilité politique.

Le dixième premier ministre, Lord North (1732 – 1792), sera chargé de la difficile gestion de la guerre d'indépendance Américaine. La défaite de Yorktown le mettra en difficulté. On menacera le gouvernement d'engager l'impeachment contre lui par un vote au parlement. Pour éviter les poursuites pénales, North démissionnera avec son gouvernement (1782). Il sera le premier à le faire. Le premier ministre est "démissionné" par le Parlement, sans que le Roi n'intervienne réellement.

C'est l'invention capitale de la motion de censure, l'un des pilliers de la démocratie moderne. En effet, à partir de ce moment, l'aspect pénal sera peu à peu oublié au profit de la défiance (ou confiance) politique. On entre désormais dans le véritable système parlementaire. Petit à petit, le gouvernement, certes nommé par le roi, ne l'est que parce qu'il a la confiance du Parlement. Il est donc responsable devant lui et en est l'émanation. Le roi cesse d'exister politiquement : il nomme le chef du parti dominant, car il est évidemment exclu qu'il fasse autrement. Il peut le faire en théorie, mais ne le fait évidemment pas, de crainte de déclencher une crise politique inextricable. C'est ce que l'on appelle le système parlementaire moniste (le Premier ministre est seulement responsable devant le Parlement) et non plus dualiste (le Roi a encore un pouvoir et peut révoquer son ministre, qui est responsable devant lui et le Parlement).

Monocamérisme et bicamérisme -

...................................  rendez vous sur la seconde partie du texte du MDP par Eucharilxtonw -

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