COP 21 - La grande arnaque

COP 21 - Petite histoire d'un pari perdu d'avance -

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...........  Nous sommes tous inquiets et trés à l'écoute des perspectives liées à la      COP 21. La Conférence des Parties (COP) est une réunion périodique des États signataires de la Convention sur la biodiversité, texte issu du premier sommet de la Terre en juin 1992. Environ, 170 pays ont signé la Convention sur la biodiversité. A noter que les États-Unis n'ont pas ratifié la Convention.

Allons- nous vers un monde dépollué, ...un monde meilleur comme nous le rêvons tous ? ???...

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Voilà une initiative formidable que je salue de tout mon coeur - Mais pouvons-nous faire confiance à nos dirigeants pour relancer convenablement la lourde machine sociétaire pour la faire entrer dans une nouvelle ère de progrés écologique ? J'ai un doute et voilà pourquoi ....

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http://www.20minutes.fr/planete/1738667-20151128-comment-cop-creee

https://www.compteepargneco2.com/climat/politiques/cop21/historique/

http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/partis-pris/65190-editorial-les-hypocrites-du-climat

http://reseauinternational.net/la-cop-23-a-bonn-autopsie-dun-echec-annonce/


"L'écologie" ( comme la "sécurité" ) Ne doivent pas être l'objet ni le sujet d' un parti politique ni un programme spécifique nomminatif – Ces sujets en sont des composantes internes. L'écologie doit être partie intégrante dans le programme de chaque parti politique, de toutes les nations, dans la conscience de chaque citoyen et dans chacun de nos comportements. L'écologie est une nécessité absolue, comme l'instinct de vie, à la différence que ce dernier impératif semble inscrit dans nos gènes, ...comme cette autre tendance que nous avons tous, cet appel vers la spiritualité, dont nous avons à tort perdu la trace au fil des siècles et dont nous croyons pouvoir nous absoudre. Il en va ainsi comme bon nombre de régles fondamentales minimales qui s'imposent au delà des découvertes liées à la connaissance de l'univers. .... Nous avons oublié -

Cette réunion politique axée sur des préoccupations écologiques arrive au bon moment ( ...en terme politique, ...d'opportunité politique ) ! Est-ce un hasard ? L'écologie en est-elle le vrai centre d'intérêt ou sont-ce là de basses motivations électoralistes en vue de nous convaincre de voter une fois encore pour l'équipe sortante ? Ou peut-être encore un prétexte fallacieux à la mode pour justifier une poltique de rigueur ?

Elle arrive par le fait du hasard avant des élections en France ... (?), .... à l'initiative d'un gouvernement un peu à court d'idée et à bout de souffle,.... à un moment difficile pour une législature critiquée pour la contradiction de ses actes avec des promesses électorales. Ce sommet mondial réuni en France pour prétendument trouver des solutions contre la pollution et le réchauffement de la planète soulève à juste titre enthousaisme et un grand espoir pour la composante écologiste de notre population. Serons-nous déçus ? Son principe à certes du bon mais Possède t-on les moyens scientifiques, les moyens financiers et la volonté politique ou économique de mener à bien ce fantastique projet ?? ... L'orientation est-elle réelle... vise elle la création d'une alternative sociétaire de long terme ou s'agit-il encore d'un placé-bo(bo) politique destiné à amuser les médias et occuper les foules abusées, peut-être de créér un courant politique pour ramener dans le giron les foules détournées des urnes .... ?.

Une chose semble certaine : L'argument écologique devient une source de justification "facile" et « passe partout » - une taxe serait-elle nécessaire ? Il suffit de la créer et de la qualifier sous un angle écologique : Cela semble très facile dans une système économique où tout peut être qualifié de polluant ;... un article ou objet de consommation doit disparaître ou subir l'inflation ? Il suffit de le qualifier de polluant pour justifier sa mise au pilori ! Faudrait-il relancer un secteur économique en imposant le remplacement d'un parc machine ? Il suffira de qualifier l'ancien modèle comme désuet et polluant puis de faire une loi dite de transition écologique ! Paf ! Le smotons sivront. Les citoyens ne veulent plus voter et boudent les urnes ? Il suffit de les motiver en prônant une doctrine salutaire prétendument écologiste en mettant du "vert" au début de chaque phrase !

L'écologie n'est pas un accessoire sémantique venant se greffer partout à la doctrine d'une idéologie déjà construite mais un impératif préalable qui nécessite de tout revoir dès les fondements conceptuels, jusque dans le mode de vie ! Est-ce le cas ? ! ... Force est de constater que notre approche écologiste ne peut correspondre en aucun point à la doctrine libérale mondialiste fondée sur l'hyper-consommation ainsi que sur l'accélération des cycles d'échange. Nos préoccupations concurrentielles et financières comptables me semblent totalement incompatibles avec une telle perspective. 

Suis-je fou de penser ainsi ? Mon enchaînement argumentaire peut-il être convainquant ? Faute de correspondre à une réalité, ce placébo écologique peut être qualifié de tromperie, de jeu sémantique visant à donner bonne conscience aux intellectuels et matière prédigérée pour honorer une volonté légitime populaire . Certes je peux me tromper; d'ailleurs cette attaque en bon ordre mérite argumentaire et je me propose d'examiner les données matérielles sur lesquelles se focalise la pollution dans notre société moderne au niveau planétaire pour vous permettre une analyse critique eafin d'examiner s'il existe une réelle ambition de les réduire ....

Cet automne 2017 et l'actualité qui l'accompagne concernant les revirements Américains sur les engagements au sein de la COP 21 me donne raison et je constate encore un beau tour de «passe-passe» de manière à sortir honorablement de l'hypocrisie embarassante pesant autour de cet accord pesant-

Figurez-vous qu'il semblerait que ce soit la faute des Américains si tout va à va mal à la COP 21 ( ...Et les suivantes ) !! ….!...?? Vous ne le saviez pas ? Soyons sérieux – Qui peut le croire ? Il était très prévisible ( ainsi que le déclara N-Hulot dans son discours sur la «Non sortie du nucléaire» - cf url ci dessous) de constater que le contexte de compétition internationale ( territoriale, guerrier, économique ) rendait impossible cette perspective théorique recommandée dans le cadre de la COP 21. Les chiffres des tendances et des perspectives économiques prochaines, livrés ci-dessous, en atteste. Ce faux semblant Américain dissimule très mal le fait que personne ne prendra le risque de s'affaiblir unilatéralement et que, même à notre niveau, seul ( en France), ni pour les Européens considérés comme entité politique coordonnée, ce défi est inimaginable car l'ensemble des éléments institutionnels politiques comme économiques y sont structurellement, conceptuellement opposés -

Tout le monde le sait et nos politiques le savent : Ils mentent ou omettent de dire une partie de la vérité sur le sujet– La raison de ce mensonge : Il leur faut donner vie à un placébo politique donnant des allures hypocrites de progrés et de démocratie au pouvoir politique moderne

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La méthode de la COP 21 est tout simplement mauvaise de la même manière qu'il est impossible de porter un arbre par ses feuilles ( ...sauf à être capable de simultanément toutes les saisir dans un même temps …. ce qui est humainement impossible ) - La méthode est mauvaise et cet accord procède lui aussi à l'envers en contraignant des systèmes productifs arrivés en vitesse de croisière dont l'inertie ne peut être rompue en conservant les régles en vigueur. Le système politique et économique dans leur ensemble doivent être corrigés, déviés de leur trajectoire de manière significative mais le travail sera long et coûtera leur place au détenteur du pouvoir et de "l'argent". …. Ceux-là iront-ils volontairement au bout de cette démarche provoquant leur chute ? Probablement pas, ou leur faudrait-il faire preuve d'une grande sagesse,...qualité que l'on peine à reconnaître chez nos contemporains ….

http://lelab.europe1.fr/lenorme-colere-de-nicolas-hulot-apres-avoir-ete-contraint-dannoncer-le-revirement-sur-le-nucleaire-a-la-sortie-du-conseil-des-ministres-3493547.

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/nucleaire-l-executif-decouvre-que-l-objectif-arrete-pour-2025-est-irrealiste-757078.html

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Ce sont alors les chiffres actuels, les projections statistiques, les nécessités économiques, secteur par secteur qui sous-tendent la réalité des intentions actuelles ou celles avenir ....

......  Je vous propose d'examiner les directions vers lesquelles il serait utile de se pencher si nous voulions revenir sincérement en arrière sur les causes de la pollution .....

....... Les chiffres et la réalité économique seront la plus juste vérité, et je pose donc une simple question à l'ensemble de ces messieurs politiques : Allons nous subitement stopper nos millions de bateaux porte-containers?, le trafic aérien ? L'industrie lourde ? Les raffineries? Nos centrales nucléaires ? ....

Personne ne peut y croire ...Si l'action doit se résumer à taxer nos sacs en plastiques, nous imposer de rouler à 20 KM/H les jours de pic pollution pour donner bonne conscience aux technocrates bruxellois,... nous interdire de rouler sans alternatives sérieuses.., mettre des amendes au pauvre bougre jetant sa cigarette au sol,... Pendant que les gros bras continuent impunément leur jeu sordide de pollution industrielle de masse,...juste pour se donner bonne conscience !? ... Alors tout cela ne vaut rien ! ...

.................................................. Parfois la manipulation est insiduieuse et s'insère dans les petittes choses anodines ! ... Ce peut être le cas des "Enquêtes publiques" (... comme certaines lois insidieuses discutées puis votées en été ... ) qui sont opérées en catimini pour faire taire rapidement les opinions disidentes sur l'aménagement du territoire .... A vos risques et périls pour la santé ...!

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..........................    A voir sur le site : .... http://www.edile.fr/enquete-publique-comment-se-deroule-t-elle/

......................... https://fr.wikipedia.org/wiki/Enqu%C3%AAte_publique

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Le champ des enquêtes publiques

Les enquêtes publiques, au titre de la protection de l'environnement, doivent précéder la réalisation de certains projets à risques oudangereux, ayant des impacts potentiellement importants sur l'environnement et la santé et/ou présentés comme d'intérêt public ; c'est le cas pour les infrastructures de transports routiers, ou par voies ferrées, par voies aériennes, ainsi que pour les carrières terrestres ou sous-marines, les remembrements, l'Installation classée pour la protection de l'environnement, certains travaux en rivièreestuaireou sur le littoral, les rejets d'eaux pluviales ou usées, les stations d'épuration, les forages d’irrigation, le plan local d'urbanisme, le Plan de déplacements urbains (ou PDU), les schémas de planification administrative (Sage, SCoT), les parcs naturels marins, un Parc national, un parc naturel régional, les grands aménagements, les grands projets, le plan d'exposition au bruit (autour des grandsaéroports), etc. Ces enquêtes publiques visent à donner un avis au décideur sur l'utilité du projet et la proportionnalité des mesures de conservation, de restauration ou le cas échéant de compensation.

Selon les pays, la liste des projets soumis à enquête publique varie. Elle est parfois (comme en France) obligatoire à partir d'un certain plafond de budget (divisé par deux quand il s'agit d'un projet touchant le littoral). Dans certains pays, et en particulier en France, il est interdit de scinder un projet pour éviter d'avoir à faire une enquête publique en faisant baisser le coût apparent pour passer sous le seuil légal imposant enquête.

Définition

La loi n° 2010-788 du 12 juillet 2010 - art. 236 a modifié l'article L123-1 du code de l'environnement : "L'enquête publique a pour objet d'assurer l'information et la participation du public ainsi que la prise en compte des intérêts des tiers lors de l'élaboration des décisions susceptibles d'affecter l'environnement."

L'enquête publique vise donc désormais à :

  • informer le public ;
  • recueillir, sur la base d'une présentation argumentée des enjeux et parfois d'une étude d'impact, ses avis, suggestions et éventuelles contre-propositions ;
  • prendre en compte les intérêts des tiers ;
  • élargir les éléments nécessaires à l’information du décideur et des autorités compétentes avant toute prise de décision.

Certains projets (relevant de la Défense nationale) font l'objet de dérogation à ce type de procédure.

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"La croyance forte ne prouve que sa force, non la vérité de ce qu'on croit."
(Friedrich Nietzsche / 1844-1900 / Humain, trop humain / 1878-1879)

......................... A voir sur site : ... http://www.fos-sur-mer.fr/SitesSevesoBdR.pdf

........................................................................................................... Pour mener à bien ce projet utopique, il faudrait renoncer au profit de centaines de millions d'Euros engendrés par les centaines d'usines industrielles implantées partout en France en dépit de bon sens ......

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;.........Idem sur le site origine......................... http://www.francetvinfo.fr/economie/risque-industriel/risque-industriel-a-combien-de-kilometres-etes-vous-d-un-site-seveso_335548.html

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Risque industriel : à combien de kilomètres êtes-vous d'un site Seveso ?

Près de 650 sites dangereux, plus de 2 000 incidents depuis treize ans… Des millions de Français sont vulnérables face au risque industriel. Et vous ?

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...................................................................................  http://www.leparisien.fr/faits-divers/carte-interactive-les-1171-sites-seveso-en-france-15-07-2015-4946997.php

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CARTE INTERACTIVE. Les sites Seveso en France

 Les deux explosions qui se sont produites mardi matin sur le site pétrochimique de Berre-l’Etang (Bouches-du-Rhône) renouvellent le débat sur la sécurité des zones industrielles sensibles.

 | MAJ : 

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Archives - exercice d'évacuation sur le dépôt d'hydrocarbures SMCA, classé Seveso, dans l'enceinte de l'aéroport d'Orly (Val-de-Marne). LP Archives

Les explosions sur le site pétrochimique de Berre-l'Etang (Bouches-du-Rhône) ce mardi, soulèvent de nombreux doutes quant à la sécurité effective des sites industriels dangereux. Si Philippe Prudhon, directeur du département des affaires techniques à l'Union des industries chimiques affirme que « le risque zéro n’existe pas », la directive Seveso impose une série de mesures destinées à prévenir les accidents et les actes de malveillance sur les sites sensibles.

En France, 1 171 installations sont classées Seveso, font 656 classées en «seuil haut» et 515 en «seuil bas», selon la quantité totale de matières dangereuses sur le site. La directive Seveso impose aux États de l'Union européenne d'identifier les sites industriels, pour lesquels un accident pourrait entraîner des conséquences immédiates graves pour le personnel, les riverains, les biens et l'environnement et de prendre les mesures pour y faire face.



La directive Seveso avait été adoptée en 1982, après la catastrophe provoquée par une fuite de dioxine en 1976 à Seveso (Italie) qui avait incité les États européens à se doter d'une politique commune en matière de prévention des risques industriels majeurs. Elle a été remplacée par la directive Seveso 2 en 1999, qui a renforcé la prévention des accidents en exigeant une gestion du risque par les industriels, sous l'autorité des États.
 

Surveillance renforcée mais limitée



« Depuis Vigipirate, un certain nombre de mesures ont été renforcées pour assurer une plus grande sûreté en amont sur les sites industriels, pour s'assurer par exemple que n'importe qui n'a pas accès au site », explique M. Prudhon. Dans les faits, il est compliqué pour les sites industriels de contrôler l’ensemble des personnes autorisées à entrer.

Après l’incident de Berre-l’Etang, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, a ordonné aux industriels d’« exercer une vigilance particulière au cours des jours et nuits à venir pour renforcer leurs dispositifs de sécurité et de surveillance internes ». Or, l’étendue des sites à protéger est telle, qu’une surveillance accrue et complète serait impossible selon Maryse Arditi, membre du directoire sur les risques industriels. Elle affirme que les réflexions sur la sécurité des sites industriels ses 15 dernières années, n’ont jamais véritablement traitée de l’aspect criminel.

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"Ceux qui prétendent détenir la vérité sont ceux qui ont abandonné la poursuite du chemin vers elle. La vérité ne se possède pas, elle se cherche."
(Albert Jacquard / 1925-2013 / Petite philosophie à l'usage des non-philosophes / 1997)

.................................................................. Il faudrait aussi être cohérent et renoncer aux nombreux projets inscrits à la suite des vieilles politiques d'aménagement industriel . ..!

................................Ces projets vont bon train et continuent ... Pas trés loin d'ici ... !!!

.............................. http://www.20minutes.fr/marseille/1737223-20151124-marseille-futur-terminal-portuaire-mourepiane-inquiete-quartiers-nord

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Marseille: Le futur terminal portuaire de Mourepiane inquiète les quartiers nord

ECONOMIE Des habitants des quartiers nord de Marseille s'inquiètent de la construction du futur terminal de Mourepiane prévue en 2017...

image: http://img.20mn.fr/fPpDr51lT0KnZzdHMo7NAA/648x415_marseille-le-28-fevrier-2011-au-28-eme-jour-de-greve-des-marins-de-la-sncm-les-navires-sont-toujours.jpg

Le port de Marseille.
Le port de Marseille. - P.MAGNIEN / 20 MINUTES

Mickael Penverne

    • Publié le 
    • Mis à jour le 

C’est la patate chaude du moment : le futur terminal « de transport combiné » de Mourepiane. Pilotée par le Grand port maritime de Marseille, cette nouvelle infrastructure doit voir le jour en 2017. Avec ses nouvelles voies ferrées, ses portiques et ses routes, elle est censée améliorer la desserte de l’actuel terminal à conteneurs. Le futur terminal, qui s’étendra sur 10 hectares, doit pouvoir accueillir des trains très longs qui mesureront 850 mètres, voire 1 km.

Le problème, c’est que cette nouvelle installation s’installera au cœur du 16e arrondissement, un des plus denses de la ville, à proximité des quartiers Saint-Henri, Saint-André et Consolat. Une partie des habitants s’y oppose. L’association Cap au Nord, par exemple, se bat contre ce terminal depuis 2011. Si elle s’interroge sur « l’intérêt économique » du projet, elle pointe surtout du doigt les nuisances sonores et la pollution occasionnées par l’augmentation du trafic ferroviaire et terrestre.

Les conclusions attendues d’ici fin décembre

L’association s’inquiète également des « dangers » potentiels de cette installation. « Une étude des dangers a été menée dans le cadre de l’enquête publique [qui s’est achevée le 6 novembre], rappelle Lucienne Brun, présidente de Cap au Nord. Elle indique que le terminal pourrait voir passer des produits très toxiques et très dangereux comme le chlore, l’ammonium, le nitrate d’ammonium ou encore le gaz de pétrole liquéfié ».

« La circulation de ces produits constituerait de facto une zone inconstructible tout autour du terminal, ajoute-t-elle. Que vont faire les habitants avec leur maison ou leur appartement devenu invendable ? Que fait-on de ces quartiers ? » Interrogé, le Grand port maritime de Marseille n’a pas souhaité répondre, renvoyant à l’enquête publique et aux conclusions du commissaire enquêteur qui sont attendues dans trois ou quatre semaines.

Une « lettre ouverte » aux élus

En attendant, les habitants poursuivent leur mobilisation en lançant une pétition contre le projet et en faisant pression sur les élus locaux. Cap au Nord va leur envoyer dans quelques jours une « lettre ouverte » pour leur rappeler l’opposition d’une partie de la population. « On sait bien que c'est le port qui détient la décision finale, déclare Lucienne Brun. Mais il ne pourra pas faire ce qu’il veut s’il n’obtient pas les financements des collectivités locales ».

La construction du terminal coûtera environ 60 millions d’euros, dont 75 % proviennent de fonds publics (Etat, Région, Département, communauté urbaine…). Marseille Provence Métropole, qui devait voter vendredi dernier une délibération de financement, a repoussé son examen sur décision de son président, Guy Teissier. Le texte sera étudié, et sans doute adopté, une fois connues les conclusions du commissaire-enquêteur.

Une commission de sécurité

Au conseil municipal de Marseille, une délibération à peu près identique a été adoptée mais avec des « réserves » : limiter au maximum les nuisances sonores et le trafic routier notamment à Saint-André, contrôler la circulation des produits dangereux, mettre en place une commission de sécurité pour vérifier l’application des normes, etc. « Je préfère que toutes ces réserves figurent dans l’enquête publique », note Roland Blum, adjoint au maire chargé du port.

S’il dit « comprendre » les inquiétudes des habitants, l’élu, comme beaucoup d'autres, estime que ce projet est « indispensable au développement du port ». « A chaque fois, c’est pareil, soupire-t-il. Dès que l’on fait des logements, on se prend 50 recours. Il y a même eu un original pour déposer un recours contre le Mucem… Des gens ne sont pas contents et c’est normal de les écouter pour apporter des améliorations. Mais on ne peut pas tout arrêter non plus. »

......................... A lire sur site :  http://terrecorse.tumblr.com/post/40106385649/les-droits-de-succession-en-corse

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..........................................  http://www.natura-sciences.com/environnement/pollution-des-sols-scandale-cache807.html

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Pollution des sols : le scandale caché

16 janvier 2015 - 11:05  1

Notre territoire est parsemé de territoires pollués. Il y en aurait près de 400 000 répartis aux quatre coins de France. Le documentaire de Sarah Oultaf « Pollution des sols : le scandale caché » (50 min) diffusé sur France 5 le mardi 20 janvier à 20h35 s’intéresse à cette véritable bombe à retardement.

 

image: http://www.natura-sciences.com/wordpress/wp-content/uploads/2015/01/pollution-des-sols-scandale-cache-300x169.jpg

pollution des sols

Lorsqu’elles ferment, trop d’entreprises laissent leurs usines à l’abandon, sans dépollution. PHOTO//France 5

Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. Ils ont ensuite souvent abandonné ces sites ou les ont revendu sans qu’une réelle décontamination n’ait eu lieu. Le documentaire «Pollution des sols : le scandale caché » s’intéresse aux conséquences sanitaires réelles ou supposées de ces sites. Lapollution enterrée est désormais souvent recouverte de paysages verts, d’habitations ou encore de terrains de loisirs. Mais cette pollution sournoise peut nous contaminer doucement.

Les produits toxiques enterrés peuvent en effet migrer de leurs containers ou des terres où ils sont enterrés et contaminer les nappes phréatiques. L’eau ainsi polluée sera consommée par les hommes et les animaux d’élevage. Des gaz ou des poussières toxiques pourront aussi contaminer l’air que nous respirons.

Des friches industrielles aux éco-quartiers

A Mazières-de-Touraine, le site industriel abandonné par l’entreprise Pal-Pack en 2011 dévoile ses horreurs. Le volume de déchets stocké sur place est très conséquent et ce, sans autorisation préfectorale. L’entreprise n’était en effet censée que recycler des emballages alimentaires vides. Mais sur place, c’est une toute autre réalité, bourrée de fûts chimiques qui se révèle. En décembre 2014, des contenants enfouis sur le terrain ont été mis au jour ; l’enquête suit son cours. Entre-temps, l’ancien patron de Pal-Pack a ouvert une nouvelle entreprise à l’activité similaire. Cet exemple dévoile une attitude peu salutaire : plusieurs entreprises abandonnent leurs sites sans les dépolluer.

Réaprties partout dans le pays, plusieurs friches industrielles sont ainsi en cours de reconversion. Derniers terrains constructibles dans les villes, ces friches deviennent des éco-quartiers. A Strasbourg, on en construit un sur d’anciennes tanneries ; à Rennes et à Grenoble sur de vieux sites militaires et à Toulouse sur la friche d’une cartoucherie. « Tous ces lieux ont-ils été correctement dépollués ?» questionne la réalisatrice.

Le plus grand éco-quartier français est celui de Limeil-Brévannes (94), situé sur une ancienne décharge sauvage. L’ancien maire de la ville qui a commandé ce projet veut croire au professionalisme des pollueurs. Comment faire autrement ? Dans le doute, une information demande tout de même aux propriétaires de ne pas cultiver de légumes potagers dans leurs jardins, mais en prendront-ils connaissance?

De l’arsenic et de la radioactivité

La mine d’or de Salsigne dans le département de l’Aude a été la plus importante mine d’or d’Europe Occidentale et la dernière de France métropolitaine. Elle est marquée par un siècle de pollution par l’arsenic et a été longtemps le site le plus pollué de France. Fermée en 2004, l’Etat a dû prendre en charge la dépollution pour un montant total de 50 millions d’euros. Mais l’essentiel des déchets toxiques est stocké sur place, formant une nouvelle colline. Dix ans plus tard, la pollution commence à s’échapper dans les ruisseaux situés aux alentours.

À Vaujours, à 15 km de Paris, le ministère de la Défense a occupé pendant plus de 40 ans d’immenses bâtiments. Ils sont aujourd’hui laissés à l’abandon. Le CEA y a travaillé dans l’ombre pour mettre au point le détonateur de notre première bombe atomique. En 2010, Placo-platre, filiale de Saint-Gobain a racheté le site ; le sous-sol du fort de Vaujours, contenant du gips, intéresse l’industriel. Des mesures de radioactivité réalisées dans le bunker en février 2014 montrent pourtant que la dépollution du site n’a pas été réalisée correctement par le CEA. Les riverains s’interrogent : l’exploitation d’une carrière à ciel ouvert ne va-t-elle pas soulever des poussières radioactives ?

A quel point les poussières de l’amiante nous contamineront-elles ?

Autre époque, autres règles de sécurité. Pendant 40 années, une entreprise traitant des fibres d’amiante à Aulnay-sous-Bois a contaminé ses 40 0000 riverains, dans un rayon de 1 km. Des poussières blanches étaient reportées par les riverains, sans réaction des préfets successifs. «Combien d’usines d’amiante ont laissé échappé leurs poussières et combien de citoyens ne le savent pas encore ? Combien vont être malades ? », s’interroge la réalisatrice.

Selon Annie Thébaud-Mony, chercheuse en santé publique à l’Inserm, ce cas est typique. Pour elle, les enjeux économiques priment toujours sur la santé des ouvriers et des riverains. Il existe un conflit d’intérêt entre la santé publique que devrait défendre le préfet et un intérêt économique d’autre part.

Ainsi, des dizaines de millions de français subissent une pollution industrielle à un certain moment de leur vie. Le résultat pourrait être catastrophique pour notre santé. En effet, on est passé de 150 000 nouveaux cas de cancers par an dans les années 1980 à 355 000 en 2012. Pour Annie Thébaud-Mony, ces cancers sont principalement liés à l’explosion de cancérogènes résultant de la pollution industrielle.

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Quest-ce qui est fait dans le domaine de la  dépollution ?

Bande-annonce de « Pollution des sols : le scandale caché »

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......................... Pour être cohérent, il faudrait en premier lieu traiter des sujets locaux préoccupants avant de convier les autres nations à blayer devant chez eux ! .........

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.................................................... http://paca.lpo.fr/protection/engagements/actualite/3315-petition-debarrasser-definitivement-les-calanques-du-rejet-polluant-de-cortiou

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Pétition : Débarrasser définitivement les Calanques du rejet polluant de Cortiou

 

image: http://paca.lpo.fr/images/multithumb_thumbs/c_300_200_16777215_00_images_mediatheque_images_section_actualite_2014_04_calanques_norbert_chardon.jpg

Calanques © Norbert ChardonS'il est un sujet qui fait la presque unanimité c'est bien celui de supprimer l'exutoire des eaux polluées de Cortiou. Pour une fois tout le monde est d'accord, même ceux qui ont l'habitude de croiser le fer. Diffusez la pétition jointe le plus largement possible.

 

 

(Extrait complété du paragraphe 4.9, pages 234-237 de l'ouvrage : Augier H., Les Calanques, parc national, un siècle de combats et d'espérances, Sang de la Terre éditeur Paris, 2013, 303 p.).

 

Un souhait unanime et une demande générale.

S'il est un sujet qui fait la presque unanimité c'est bien celui de supprimer l'exutoire des eaux polluées de Cortiou. Pour une fois tout le monde est d'accord, même ceux qui ont l'habitude de croiser le fer : pêcheurs professionnels, pêcheurs amateurs et autres travailleurs de la mer, promeneurs, randonneurs, grimpeurs, naturistes, plaisanciers, bateliers, cabanoniers et autres résidents, plongeurs, baigneurs, bateliers, plaisanciers, pratiquants de sports de pagaie, restaurateurs, chasseurs, organismes touristiques, scientifiques, etc. Qui d'ailleurs peut se positionner contre l'arrêt du rejet d'effluents pollués dans les eaux d'un parc national !

Le scandale est si évident et la demande est si forte que bon nombre d'utilisateurs et de professionnels des Calanques ont dénoncé avec vigueur cette pollution. Certains sont même allés jusqu'à qualifier Cortiou, avec ses eaux troubles, sales et souillées où règne un fumet nauséabond repoussant, d'anus de Marseille ! Piteux label pour un parc national !

 

Des eaux polluées : un bilan sans appel.

En préambule et en toute logique, il convient de remarquer que s'il a été envisagé, par la municipalité de Marseille, de transférer au large les eaux rejetées à Cortiou, c'est une façon de reconnaître que ce rejet est pernicieux. Autrement dit qu'il est chargé d'une pollution incompatible avec un milieu naturel de valeur, à plus forte raison dans les eaux d'un parc national ! Il y a cependant fort à parier qu'un nombre important des membres du Conseil municipal n'avaient pas pris la mesure de la gravité de cette pollution.

En effet, les chiffres officiels disponibles sur les performances de la station d'épuration de Marseille sont essentiellement basés sur les paramètres classiques des matières en suspension et des matières dissoutes (pratclif.com/intermines/step-Marseille/). Ainsi, après traitements, en fonctionnement idéal, les effluents contiennent encore :

  • . 5 à 10 % de matières en suspension et de matières dissoutes.
  • . 25 mg/l de MES (Matières En Suspension).
  • . 25 mg/l DBO (Demande Biologique en Oxygène).
  • . 100 ml/l de DCO (Demande Chimique en Oxygène).
  • . 15 % des détergents.

 

C'est cet abattement des matières en suspension et des matières dissoutes qui a fait dire à certains responsables politiques non renseignés que la station d'épuration de Marseille épurait la pollution à 90, voire 95 %, ce qui est absolument faux !

 

D'ailleurs cette charge en MES et MO (Matières Organiques ou Matières Oxydables) doit évidemment être considérée en prenant en compte le volume annuel (100.000.000 de m3) du rejet de Cortiou. Ce qui donne une autre dimension à ces chiffres. Mais la question n'est pas là. Les effluents qui se jettent dans la crique de Cortiou véhiculent une foule d'autres polluants, dont certains particulièrement toxiques, lesquels n'apparaissent pas dans le calcul des « performances » de la station d'épuration. Cette limitation de la prise en compte des paramètres d'abattement de la pollution est normale car les filières de traitements des eaux usées mises en place à Marseille, le sont essentiellement pour réduire les MES et MO.

 

Ces filières devraient aussi éliminer la pollution microbiologique. Or, résultat surprenant, l'analyse bactériologique des eaux à la sortie de l'émissaire, par Surfrider Fondation Europe (www.surfrider.eu), a même révélé, le 25 octobre 2012, des taux élevés en Escherichia coli (plus de 34.000/100 ml) et en entérocoques (plus de 18.000/100 ml).

Plusieurs équipes de recherche (plus d'une trentaine de chercheurs spécialisés) ont lancé récemment de nombreuses études sur les effluents à leur sortie de Cortiou et à son voisinage (cf. Bibliographie). L'examen des résultats de ces travaux scientifiques ne laisse planer aucun doute sur la charge polluante de Cortiou et sur la gravité de la situation :

 

Détergents.

Les données officielles (pratclif.com/intermines/step-Marseille/) indiquent que la station d'épuration de Marseille éliminerait de l'ordre de 85 % de la charge totale en détergents ; estimation confirmée par le directeur de la station d'épuration lors de son interview dans le film de Valérie Simonet « Les Calanques, une histoire empoisonnée ». Ce taux signifie que les 15 % restant sont des tensio-actifs résistants aux traitements de l'usine de dépollution. Ils sont appelés tensioactifs « durs », car leur structure chimique les rend difficilement biodégradables. A cause de ce pouvoir de survie, ils ne cessent de s'accumuler proportionnellement aux rejets continus des effluents. Le pouvoir toxique de ces substances est considérable. Elles brûlent les feuilles de posidonies et les branchies des poissons et de la plupart des autres animaux marins à respiration branchiale (cf. Augier 2008). L'estimation des quantités rejetées à Cortiou est facile si l'on prend en compte les 100 millions de m3 d'eau usée rejetée annuellement à Cortiou, et combien inquiétante !

 

Hydrocarbures.

L'exutoire de Cortiou rejette de nombreux hydrocarbures parmi lesquels les hydrocarbures aromatiques polycycliques sont les plus abondants. Il s'agit notamment du naphtalène, du fluorène, du phénanthrène, de l'anthracène et du benzo[a]pyrène (Sarrazin et al. 2004, Sauzade et al. 2007, Jany et al. 2012). Ces hydrocarbures ont été identifiés et dosés dans les sédiments et dans les moules à Cortiou (Sauzade et al. 2007) :

  • Naphtalène : jusqu'à 37 µg/kg dans les moules.
  • Fluorène : jusqu'à 10 µg/kg dans les sédiments et 7,6 µg/kg dans les moules.
  • Phénanthrène : jusqu'à 10 µg/kg dans les sédiments et 5,7 µg/kg dans les moules.
  • Anthracène : jusqu'à 152 µg/kg dans les sédiments et 5, 30 µg/kg dans les moules.
  • Benzo[a]pyrène : jusqu'à 1500 µg/kg dans les sédiments et 2,6 dans les moules.

 

Est-il nécessaire de rappeler que ces hydrocarbures sont toxiques pour la flore et la faune marines et que le benzo[a]pyrène est mutagène et cancérigène (cf. Augier 2008).

 

Alkylphénols-polyéthoxyles.

Les alkylphénols-polyéthoxydes contenus dans les effluents rejetés à Cortiou dérivent des alkylphénols polyéthoxylates (APnEO), agents nettoyants non ioniques (Sauzade et al. 2007) assez largement utilisés. Ils sont présents aussi bien dans la phase particulaire que dissoute et également dans les sédiments (Sauzade et al. 2007). La dégradation des APnEO dans les stations d'épuration conduit à la formation de plusieurs métabolites plus résistants et plus toxiques (Hager 1998). Ils ont révélé des activités oestrogéniques chez les poissons (White et al. 1994) et notamment une inhibition du développement des testicules (Jobling et al. 1996).

 

PCB (Polychlorobiphényles).

Seuls les congénères 101, 138 et 153 ont été recherchés (Wafo et al. 2006, Sauzade et al. 2007, Syakti et al. 2012). Tous les échantillons sont contaminés par les PCBs. Les concentrations les plus fortes vont jusqu'à 400 µg/kg dans les sédiments et 35 µg/kg dans les moules (Sauzade et al. 2007). L'exposition chronique aux PCBs, même à faibles doses, est responsable de nombreux dysfonctionnements chez les animaux de laboratoire et les organismes marins (cf. Augier 2008). Signalons notamment des perturbations de l'appareil digestif (effets hépatotoxiques graves), de l'appareil respiratoire, du système endocrinien, de l'appareil cardiovasculaire, de l'appareil neurologique et sensoriel. Ils abaissent l'immunité naturelle et se signalent encore par leurs effets tératologiques et cancérigènes.

 

Métaux.

Les travaux récents (Sauzade et al. 2007, Zebracki 2011, Jany et al. 2012, Oursel 2013, Oursel et al. 2013) ont révélé la présence de nombreux métaux dans la zone de rejet des effluents de Cortiou et au-delà : argent, cadmium, cuivre, mercure, nickel, plomb, zinc. Les taux pour le mercure s'échelonnent jusqu'à une valeur maximale de 8,7 mg/kg dans les sédiment et la pollution s'étend jusqu'à l'ile Maïre, avec un pic à 1,4 mg/kg. Les teneurs en cadmium s'élèvent jusqu'à 7,66 mg/kg dans les sédiments et 1 mg/kg dans les moules. Les concentrations en plomb sont très fortes, jusqu'à 575 mg/kg dans les sédiments et 2,62 mg/kg dans les moules. La pollution saturnique s'étend bien au-delà du panache des eaux polluées de Cortiou, jusqu'à l'ile Maïre et les Goudes.

 

Substances pharmaceutiques.

Des concentrations élevées à très élevées de résidus de substances pharmaceutiques ont été mis en évidence dans les rejets de Cortiou et au-delà (Togola 2006, Sauzade et al. 2007, Zebracki 2011). Il s'agit essentiellement d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (aspirine, diclofenac, naproxène, ibuprolène, kétoprofène, etc.), d'antidépresseurs (amitryptiline, diazépam, nordiazepam, carbamazépine), de l'hypolipémiant le gemfibrozil et de diverses autres substances telles que la caféine et le paracétamol. Ces substances ont été mises en évidence non seulement dans la phase dissoute mais également dans la phase particulaire et les sédiments ; répartition favorable à leur dissémination.

 

Augier Henry janvier 2014

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont présents à fortes concentrations, de l'ordre du µg/l, 250 µg/l pour le paracétamol. Les taux d'antidépresseurs sont moins élevés, de l'ordre de la dizaine de ng/l, 6 ng/l pour la carbamazépine. Ces résidus de médicaments sont à l'étude en ce qui concerne leur impact sur la biosphère marine (Budzinski et Togola 2006). Les perturbateurs endocriniens - notamment ceux dérivés des pilules contraceptives – n'ont pas été étudiés à Cortiou, leur prise en compte révélera certainement leur présence dans l'effluent compte tenu du nombre élevé d'habitant reliés à la collecte des eaux usées de Marseille et des communes avoisinantes  (..., .... ) suite sur le site

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.......................................  Parler d'écologie, c'est bien !... Allons nous démenteler toutes nos centrales nucléaires ? Personne ne peut y croire ! Trop d'intérêts économiques, techniques et stratégiques sont en "jeu" . Seules les anciennes, par nécessité et présentées à titre de démonstration de bonne intention le seront ...... Manipulation, quand tu nous tiens ! Savez-vous que les "déchets" de ces centrales pollueront les sols pour une durée dépassant celle de l'espérance de vie de notre civilisation et même de l'humanité en tant que race animale ! .... Le mal est déjà fait ! .... La compétition entre les groupes humains, peuple poliquement organisés et dirigés par des oligarchies, fait qu'il est désormais trés difficile de désamorcer la spirale nucléaire. Qui peut le nier ? Où se situe donc l'écologie dans ce système de traitement et d'extraction ?

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............................................ http://www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/d000525-l-energie-nucleaire-un-debat-francais/l-etat-du-parc-nucleaire

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L'état du parc nucléaire

 

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L'énergie nucléaire, un débat français

La centrale nucléaire de Cruas-Meysse (Ardèche).
Photo F. Niro © Wikimedia Commons

 

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SOMMAIRE

 

Le parc nucléaire français, qui occupe le deuxième rang mondial, découle d’une longue tradition de physique nucléaire entamée à la fin du XIXe siècle avec les recherches de Henri Becquerel et de Pierre et Marie Curie. 

Une situation française inscrite dans l'histoire

 

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Portrait de Marie Curie, vers 1898

Portrait de Marie Curie, vers 1898. 

© Wikimedia Commons

 

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Paul Reuss retrace les débuts du nucléaire dans "Le nucléaire en France : état des lieux", (Regards sur l’actualité n° 373, août-septembre 2011, La Documentation française) : « Depuis la découverte de la radioactivité par Henri Becquerel en 1896, la France a connu une longue tradition de physique nucléaire. Dès 1898, Marie Curie et son époux Pierre découvrent le polonium et le radium. Jean Perrin publie en 1913 son ouvrage encore lu aujourd’hui, "Les atomes". Dans les années trente, Irène Curie, la fille de Pierre et de Marie, et son époux Frédéric Joliot poursuivent les recherches et mettent notamment en évidence la première radioactivité artificielle. Tous ces savants recevront le prix Nobel, et même deux fois en ce qui concerne Marie Curie. En 1939, la fission de l’uranium par bombardement électronique est découverte en Allemagne par les chimistes et physiciens du laboratoire de Hahn et Meitner ; la fission est la brisure du noyau d’uranium en deux fragments de masses environ deux fois moindres. Otto Hahn et Fritz Strassmann mettent en évidence certains de ces fragments, tandis que Lise Meitner et son neveu Otto Frisch montrent que la fission libère une quantité phénoménale d’énergie. Reprenant l’expérience avec ses collaborateurs Hans Halban et Lew Kowarski, Joliot met en évidence l’émission de neutrons secondaires lors de la fission. Avec Francis Perrin (le fil de Jean) qui introduit la notion de masse critique, ces savants déposent en mai 1939, au nom de la Caisse nationale de la recherche scientifique, plusieurs brevets où apparaissent les principes d’un "dispositif de production d’énergie", ce qu’on appellera plus tard un réacteur nucléaire, et du "perfectionnement aux charges explosives", décrivant ce qui sera l’arme nucléaire. »

Qui fait quoi dans le nucléaire français ?

Les acteurs du nucléaire français interviennent dans trois domaines d’activité, la recherche, l’exploitation et le contrôle.

La recherche 
Le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), créé en 1945 sous le nom de Commissariat à l'énergie atomique, est l’organisme public qui conduit l’essentiel des recherches et développements. 

L’exploitation

  • Issu de la fusion de Framatome et de la Cogema en 2001, Areva est bâtisseur et gestionnaire du parc des centrales. L’entreprise assure également l’ensemble du cycle du combustible. 
  • L’ANDRA, Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs, créée en 1991 est chargée de la gestion des déchets radioactifs et poursuit des missions industrielles, de recherche et d’information.
  • Avec un parc de 58 réacteurs en France, dont il est le propriétaire et l'exploitant, EDF est le plus gros producteur mondial d’électricité nucléaire. Ses champs d’activité s’étendent de la fabrication de nouvelles centrales à la déconstruction des anciennes structures. EDF est également un marchand d'énergie, vendant ou achetant de l'électricité en fonction des besoins et de la production.

Le contrôle

  • L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est une autorité administrative indépendante créée en 2006, chargée d'assurer le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France dans un but de protection des personnes et de l’environnement.
  • L’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), établissement public créé en 2001 par la réunion de l’Institut de protection et de sûreté nucléaire (1976) et de l’Office de protection contre les rayonnements ionisants (ex-SCPRI, 1957), est investi d’une mission d’expertise en matière de risques nucléaires et radiologiques. 

Le parc français, deuxième parc nucléaire mondial 

 

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Réacteur de Superphénix, centrale nucléaire de Creys-Malville en Isère

Réacteur de Superphénix, centrale nucléaire de Creys-Malville en Isère.

Photo : Y. Forget © Wikimedia Commons

 

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Selon Paul Reuss, « En 2009, la consommation d’énergie primaire en France a été de 259 Mtep (millions de tonnes d’équivalent pétrole) et celle d’énergie finale, de 156 Mtep (en ce qui concerne le nucléaire, c’est l’énergie thermique qui est comptabilisée en énergie primaire et l’énergie électrique en énergie finale). Pour la production d’électricité, 519 TWh (térawattheure), les trois quarts sont d’origine nucléaire, 12 % proviennent de l’hydraulique, 11 % du thermique classique (essentiellement le gaz) et le reste (4 %, dont 1,5 pour l’éolien) des énergies renouvelables hors hydraulique. Le total net exporté vers les pays voisins est de 48 TWh, soit 9 %. L’électricité d’origine nucléaire est produite en France par cinquante-huit réacteurs à eau sous pression [au sein de 19 centrales]. L’autre principale application de l’énergie nucléaire est la propulsion navale. En ce qui concerne la France, cette application est uniquement militaire. La place de la France pour la production d’électricité d’origine nucléaire est tout à fait exceptionnelle : en deuxième position en ce qui concerne le nombre de réacteurs et la puissance installée derrière les États-Unis, elle est largement en tête pour la proportion du nucléaire dans la production électrique, 75 %. »

Les réacteurs nucléaires dans le monde 

 

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Centrale nucléaire de Sequoyah, Tennessee (Etats-Unis)

Centrale nucléaire de Sequoyah, Tennessee (Etats-Unis).

© Wikimedia Commons

 

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« En 2010 la production d’électricité d’origine nucléaire s’est élevée à 2 630 TWh (térawattheure), en progression de 2,8 % par rapport à l’année 2009 et proche du record de 2006 (2 660 TWh) représentant environ 14 % de la demande mondiale d’électricité», indique Thierry Dujardin ("Le nucléaire dans le monde", Regards sur l’actualité n° 373, op.cit.). « Pour 15 pays, dont l’Allemagne, la part du nucléaire dépasse un quart de la production électrique totale. En juin 2011, 440 réacteurs nucléaires étaient en exploitation dans le monde. 

 

LES RÉACTEURS DANS LE MONDE

Pays

Nombre de réacteurs en service

Puissance installée (MWe (*) nets)

États-Unis

104

101 240

France

58

63 130

Japon

50

44 102

Russie

32

22 693

Allemagne

17

20 490

Corée du Sud

21

18 698

Ukraine

15

13 107

Canada

18

12 569

Chine

14

11 058

Royaume-Uni

19

10 137

Reste du monde

92

56 869

Total

440

374 093

 

(*)MWe : mégawatt électrique
(**) Les réacteurs 1 à 4 de Fukushima Daiichi ne sont plus pris en compte.

 

Le tableau ci-dessus liste les 10 pays dont la puissance nucléaire installée dépasse 10 GWe (gigawatt électrique). Malgré ses 20 réacteurs en fonctionnement, l'Inde n'apparaît pas dans cette liste en raison de la faible puissance unitaire de ses réacteurs ; elle serait placée après la Suède et ses 10 réacteurs, l'Espagne avec 8 réacteurs et la Belgique avec 7 réacteurs. Ce parc mondial fait appel à tout un éventail de technologies qui reflètent les orientations diverses prises par les pays dans les premières années de développement de l'énergie nucléaire. 
Cinq réacteurs ont été connectés au réseau en 2010, dont un en Russie et quatre en Asie, et trois l'ont été début 2011, tous en Asie. 83 % de l'électricité d'origine nucléaire produite en 2010 l'a été dans les pays de l'OCDE, représentant 22 % de la demande totale en électricité de ces pays, soit environ 25 % pour les zones OCDE Europe et Pacifique et 19 % pour l'Amérique du Nord. Plus significatif, la construction de 16 nouveaux réacteurs, dont 10 en Chine, a démarré en 2010, chiffre que l'on n'avait plus observé depuis 30 ans, portant le total des réacteurs en construction à 65 dont 27 en Chine, 11 en Russie et 5 en Corée et en Inde. »

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International

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 GRAND FORMATSur la route de l’Europe avec les migrants : une vie à « réinventer »

Les armes nucléaires dans le monde

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Les armes nucléaires dans le monde


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/infographie/2009/04/24/les-armes-nucleaires-dans-le-monde_1185196_3210.html#bHS1F0HzIKsE27RS.99

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...................... Allons nous cesser de consommer en masse les énergies fossiles et abandonner le pétrole ? Qui peut le croire ? Allons-nous fermer dans les vingt prochaines années nos raffineries ? Personne ne peut y croire ! On nous ment - Comment vont être véhiculées nos marchandises et nos armées ? Certes ..... de manière minoritaire concernant certains domaines ciblés peut-être, peut-être vous demandera-t-on de rouler à 30, puis 20 puis cinq KM/h en ville pour vous convaincre d'une action en la matière.... mais jamais de manière globale pour faire fonctionner les flottes de bateaux, les armadas d'avions, de camions de transport .... ou les armées .... Alors pourquoi de telles annonces ( proférées en période électorale ) ?

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................................................. http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/petrole-vers-un-record-de-consommation-en-2014_4351534_3234.html
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Pétrole : vers un record de consommation en 2014

Le Monde.fr avec AFP | 

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Un puits de pétrole dans le Dakota du Nord.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a relevé mardi 21 janvier sa prévision de demande de pétrole pour 2014 du fait d'une accélération de la croissance économique mondiale jugée de plus en plus probable, avec un rebond des pays développés.

Cette année, l'AIE s'attend désormais à une consommation mondiale record de 92,5 millions de barils par jour (mbj), contre 92,1 mbj prévus en décembre, souligne-t-elle dans son rapport mensuel de janvier. Soit une progression de 1,3 mbj par rapport à 2013, après une croissance de 1,2 mbj l'an dernier.

Alors que la croissance de la consommation pétrolière n'affichait que 0,6 mbj au troisième trimestre 2012, elle a grimpé un an plus tard à un niveau élevé de 1,5 mbj, observe l'AIE. « La clé de ce changement a été une inversion de tendance de la demande des pays de l'OCDE », explique l'agence.

LES ÉCONOMIES DE L'OCDE « SORTIES DE LA RÉCESSION »

Alors que les pays développés (Etats-Unis, EuropeJapon, etc.) affichaient une demande en net recul sur un an de près de 1 mbj au troisième trimestre 2012, celle-ci progressait en effet de quelque 340 000 barils par jour un an plus tard, tirée par les Etats-Unis et l'Europe.

« La plupart des économies de l'OCDE sont désormais largement sorties de la récession, avec des hausses importantes dans certains pays dans les secteurs manufacturiers et pétrochimiques fortement consommateurs d'énergie », précise l'AIE. La demande de pétrole dans l'OCDE aurait au final augmenté (+ 0,2 %) en 2013, pour la première fois depuis 2010, après un recul de 1,1 % en 2012.

Côté émergents, « même si les économies hors OCDE représentent toujours l'essentiel de la croissance mondiale pour 2013 et au-delà », l'AIE a légèrement révisé à la baisse sa prévision, notamment pour laChine. Elle prévoit désormais une consommation chinoise de 10,1 et 10,5 mbj en 2013 et 2014, contre 10,2 et 10,6 le mois dernier. La demande indienne a également été revue légèrement à la baisse.

La semaine dernière, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) avait également légèrement relevé sa prévision de demande mondiale de brut pour 2013 et 2014, là aussi du fait d'une amélioration du contexte économique en Amérique du Nord et en Europe.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/21/petrole-vers-un-record-de-consommation-en-2014_4351534_3234.html#94p5aklLkLGOM6m2.99

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.................... Allons nous fermer les raffineries nécessaires à la consommation pétrolière journalières en France ? Personne ne puet  croire ...!

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................................................................ https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_raffineries_fran%C3%A7aises

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Liste des raffineries françaises

 

image: https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8c/Oil_wells_and_refineries_France_map-fr.svg/220px-Oil_wells_and_refineries_France_map-fr.svg.png

Pétrole brut et raffineries en France

La France compte actuellement 10 raffineries en activité, dont 9 sont situées en métropole, la dernière étant en Martinique. L'une d'entre elles, la raffinerie de Dunkerque, ne traite que du résidu atmosphérique en provenance d'autres raffineries pour fabriquer des huiles et du bitume.

Il y a donc huit raffineries de pétrole brut en France métropolitaine.

À la suite des deux chocs pétroliers de 1973 et 1979, plusieurs raffineries ont été arrêtées. Avec la crise du raffinage européen survenant depuis 2009, quatre autres raffineries ont été fermées (Flandres, Reichstett, Berre et Petit-Couronne).

Elles raffinent actuellement un total d'environ 100 millions de tonnes (soit 733 millions de barils) de pétrole brut par an selon l'Union française des industries pétrolières (Ufip).

Ces raffineries sont alimentées par voie maritime et/ou par des oléoducs tel que le Pipeline Sud-Européen ou le PLIF (PipeLine de l'Île-de-France).

Nom Compagnie Commune Département Capacité (Mt/an) Schéma de raffinage Mise en service Particularités
Raffinerie de Normandie Total Gonfreville-l'Orcher Seine-Maritime 15,9 DRC V I +DHC 1932 Pétrochimie associée + huiles +ETBE + bitumes
Raffinerie de Donges Total Donges Loire-Atlantique 11,3 DRC V A I 1933/1947 bitumes
Raffinerie de Port-Jérôme-Gravenchon ExxonMobil Notre-Dame-de-Gravenchon Seine-Maritime 11,3 DRC A I 1933 Pétrochimie associée + huiles + bitumes
Raffinerie de Lavéra PETROINEOS Martigues(Lavéra) Bouches-du-Rhône 10,2 DRC V I +DHC 1933 Pétrochimie associée + bitumes
Raffinerie de Provence Total Châteauneuf-les-Martigues Bouches-du-Rhône 7,5 DRC V A I 1935 bitumes
Raffinerie de Feyzin Total Feyzin Rhône 5,8 DRC V A 1964 ETBE + pétrochimie associée + bitumes
Raffinerie de Fos ExxonMobil Fos-sur-mer Bouches-du-Rhône 5,6 DRC 1965 bitumes
Raffinerie de Dunkerque SRD, groupeColas Dunkerque Nord 5,6 Huiles 1932/1950 huiles + bitumes
Raffinerie de Grandpuits Total Grandpuits Seine-et-Marne 4,8 DRC V A 1966 bitumes
Raffinerie des Antilles SARA Fort-de-France Martinique 0,8 HSK 1967  

 

........................... A lire - deux sites ..............  http://www.ufip.fr/activites/raffinage/un-outil-de-raffinage-en-constante-evolution

.................. http://www.risquesmajeurs.fr/le-risque-industriel

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.................. A lire sur le site origine à propose des "torchères" - Pollution scandaleuse

.................http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/le-scandale-du-gas-flaring-112425

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...................... https://reporterre.net/A-Lacq-le-scandale-sanitaire-que-couvrent-elus-et-autorites

À Lacq, le scandale sanitaire que couvrent élus et autorités

22 mars 2016 / Michel Rodes 


 

 

image: https://reporterre.net/local/cache-vignettes/L720xH468/arton9324-11d06.jpg?1492724254

À Lacq, le scandale sanitaire que couvrent élus et autorités

Pendant plus d’un demi-siècle, les habitants de Lacq, dans le Béarn, ont été intoxiqués par l’exploitation des champs gaziers voisins. Une étude sanitaire a prouvé la surmortalité ainsi provoquée, explique l’auteur de cette tribune, mais les autorités refusent de poursuivre les recherches épidémiologiques.

Michel Rodes est secrétaire de la Sépanso Aquitaine, la fédération régionale des associations de protection de la nature de la région Aquitaine.


Lacq, au pied des Pyrénées, est une vaste vallée traversée par le gave de Pau. La région dans laquelle elle se situe, le Béarn, est souvent présentée comme un pays de cocagne : verts pâturages, vignoble de Jurançon, proximité de la montagne, de l’Espagne, de la mer. On est à 100 km de Biarritz.

Avec la mise en exploitation du gisement du gaz de Lacq, en 1959, le Béarn a été décrit comme un eldorado, une nouvelle Californie. L’argent coulait à flot et réveillait Pau, la ville du bon roi Henri IV. Ce fut le départ d’un mythe : celui de la compatibilité du passé rural et de l’industrie du futur. Une image s’est partout imposée : la paire de vaches béarnaises (emblèmes du blason local) creusant leur sillon, labourant devant les torchères et les derricks de pétrole.

La préfecture et les élus ont préféré cacher l’étude 

L’envers du décor a été révélé dès 1960 par des photos de Paris Match : les enfants allaient à l’école de Lacq avec le masque à gaz en bandoulière. En cas de fuite du gaz brut, chargé de 16 % d’hydrogène sulfuré, c’était le masque ou la mort immédiate. La vaste usine de désulfuration, gérée par la SNPA (Société nationale des pétroles d’Aquitaine), puis par Elf et Total, crachait à l’époque environ 700 tonnes par jour de SO2 (dioxyde de soufre), anhydride sulfureux.

En 2002, une étude menée par l’Isped (Institut de santé publique d’épidémiologie et de développement de la faculté de médecine de Bordeaux) portait précisément sur les dégâts sanitaires de cette période allant de 1968 à 1998. Les chercheurs de l’Institut arrivaient à des conclusions fort gênantes et la préfecture et les élus ont-ils préféré cacher l’étude. Les chercheurs aboutissaient en effet à conclure qu’il y avait 136 décès supplémentaires parmi les 1.124 recensés sur le bassin de Lacq sur trente et un ans. Certes, la Cour des comptes avait évoqué, dans son référé d’avril 2015« une surmortalité de 14 % chez les moins de 65 ans ». Mais, aujourd’hui, le chiffre de 136 décès est révélé par la publication intégrale de l’étude. C’est la Sepanso-64, membre de France nature environnement, qui a pris cette initiative. ( ....,... )

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............................. Pollution partout dans le monde à cause du pétrole et des torchères - - Equateur - Allons-nous cesser notre industrie pétrochimique lourde qui pollue partout dans le monde ? Point s'en faut ... et personne de sérieux ne peut le croire -

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..........................http://www.agoravox.fr/actualites/environnement/article/le-scandale-du-gas-flaring-112425

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Le scandale du « gas flaring »

par monkeysee (son site) 
jeudi 29 mars 2012

 

Le torchage du gaz naturel (ou "gas flaring") est un scandale environnemental qui ne dit pas son nom dans les coursives des plateaux de télé, des salles de rédaction et qui ne s'expose pas dans les salons feutrés de la conférence internationale de Durban sur le réchauffement climatique. Outre les traditionnels lobbyings de l'industrie de la finance(1) pour financer la croissance verte, aucune trace des mots "gas flaring" dans le déroulé de l'évènement donné par l'OCDE sur son site.

Pourtant, malgré l'inertie programmée d' un grand nombre de responsables, le torchage demeure un enjeu de poids dans la bataille des réductions d'émissions à effet de serre. Quelles sont les raisons qui amènent les exploitants pétroliers à provoquer une telle hérésie environnementale ? Quelles sont ses conséquences sur l'environnement, Quels moyens pour lutter contre un non-sens industriel stratégique et écologique ?

Une définition.

On voit souvent associé dans notre imaginaire un puits de pétrole associé à un tuyau d'où s'échappe une colonne de feu. C'est ça, le torchage. Le processus d’extraction du pétrole brut fait remonter à la surface ce qu’on appelle des gaz associés. L'action consiste à laisser échapper dans l'atmosphère le gaz naturel présent dans les poches privées d'air où est enferné le précieux liquide noir.Le fait de purger ce mélange de méthane et d'hydrogène sulfuré mais aussi du dioxyde de soufre, dioxyde d’azote et d'autres produits cancérigènes comme le benzopyrène, les dioxines, le benzène etle toluène dans notre atmosphère atténue fortement les risques d'explosion du puits de forage. 

les premiers chantiers de torchage dans le Wyoming(Usa) dès 1946(2) et leur augmentation pendant la deuxième moitié du 20ème siècle ira de pair avec la manne financière que représente pétrole pour les pays producteurs.

 

Des disparités dans la pratique.

 

En valeurs mesurées, la Russie (Gazprom) et le Nigéria (Total) devancent de loin leurs principaux concurrents, l'Iran et l'Irak (75 contre 22 milliards de m3).(source:GGFR)

 

Tous les pays producteurs de pétrole sont amenés à pratiquer le torchage de leur gaz, Ce qui diverge, c'est plutôt la volonté politique de proposer et d'appliquer les lois de restriction pendant qu'une certaine forme de laxisme voire de corruption s'installe dans les centres de décision. Même si en Norvège, des pénalités sont données aux compagnies dès le premier mètre cube de gaz évacué dans l'atmosphère, ce n'est pas le cas au Nigéria ou en Chine.

 

L'attitude des industries pétrolières est d'ailleurs tout aussi condamnable que celle des hommes politiques dans ce bal de dupes. La shizophrénie est à son paroxysme quand on sait que la même entreprise peut exploiter le pétrole dans les deux pays en même temps ,en veillant à toujours s'appuyer sur les lois existantes.

 

 

Un réel gaspillage industriel, des raisons diverses.

 

Les 400 millions de tonnes de CO2 qui s'échappent chaque année dans l'atmosphère sont le fait de pays dont les infrastructures de production et de transport de gaz sont inexistantes :- Les exploitants estimant perdre de l'argent sur l'exploitation de ces rejets de gaz.- mais aussi dont les conflits d'intérêt sont les plus nombreux : ,la puissance du groupe Gazprom au sein du gouvernement Poutine (Dmitry Medvedev était à la tête de Gazprom en 2005 (3)).

 

Un demi milliard de voitures .

 

 Les conséquences du torchage, sont catastrophiques pour l'environnement climatique et humain : outre le fait que le torchage corresponde à la quantité totale d'émissions de CO2 du parc automobile européen(4), à savoir 500 millions de véhicules, les conséquences humaines sont aussi très graves : l'hydrogène sulfuré est responsable de la corrosion des métaux et son inhalation peut provoquer la dégénérescence du nerf olfactif. Du torchage résulte aussi la dispersion de gaz non brûlés dont le potentiel de réchauffement global 23 fois supérieur à celui du CO2(5).

 

Les habitants du Nigéria peuvent témoigner d'une baisse de productivité vivrière dûe à la hausse significative des températures autour des torchères. Elles sont souvent situées à proximité des habitations. Selon l'association militante "Les amis de la Terre", "on estime que pour une seule et unique région du delta du Niger, le torchage est statistiquement responsable, chaque année, de 49 décès prématurés, de 5000 maladies respiratoires chez les enfants, de quelques 120 000 crises d’asthme etde 8 causes de cancer supplémentaires."(8)

Le Nigéria perd chaque année, l'équivalent de 2,5 milliards de dollars de production de gaz.

 

Une résistance active.

 

De nombreux programmes tentent d'endiguer actuellement cette catastrophe évitable en montrant les problèmes environnementaux à leurs contradicteurs.

La GGFR (Global Gas Flaring Reduction),en multipliant les accords public-privé est un organisme de pression associé à la Banque Mondiale (7) visant à faire prendre conscience aux états de légiférer rapidement dans ce domaine au niveau mondial et à proposer des solutions pérennes aux états et aux compagnies pétrolières. Ainsi, la Banque Mondiale s'exprimait en 2006 :"(La Banque mondiale( condamne le « torchage » (combustion du gaz naturel à la sortie des puits de pétrole) au nom de la lutte contre le réchauffement climatique. Un arrêt de cette pratique réduirait de 13 % les rejets mondiaux de gaz à effet de serre. Les pétroliers gaspillent tous les ans 150 milliards de m3 de gaz. Si l'on récupérait les 40 milliards de M3 brûlés par exemple en Afrique, on pourrait doubler la production d'électricité du continent. La banque préconise la liquéfaction du gaz et la construction de gazoducs pour l'acheminer vers les centres de consommation." (6)

 

nouvelles solutions, progrès contestables.

 

La commercialisation des gaz associés ainsi que la construction d'unités de production semblent être les solutions envisagées pour le moment. La réinjection des gaz dans le gisement paraît plus compliqué à mettre en oeuvre du fait de la nature des gaz sortants.

 

Malgré la pression de l'opinion publique sur les instances dirigeantes des compagnies pétrolières et la dissimulation d'actes concrets en simples coups de communication, les progrès sont nuls en valeur absolue selon la NOAA( National Oceanic and Atmospheric Administration), les quantités de gaz brûlés restent à peu près constantes sur les dix dernières années(9).

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........................................................................  http://www.duclair-environnement.org/2017/03/05/equateur-tache-indelebile-petrole/

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Résultat de recherche d'images pour "caricature de l'écologie et de la cop 21"

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............................ http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/le-gaspillage-de-gaz-brule-par-les-compagnies-petrolieres-vu-du-ciel_1824079_3244.html

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Le gaspillage de gaz brûlé par les compagnies pétrolières vu du ciel

Entre 130 et 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel sont brûlés par an, soit le tiers de la consommation de gaz de l'Union européenne.

Le Monde.fr |  | Par Angela Bolis

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image: http://s2.lemde.fr/image/2013/01/29/534x267/1824080_3_e3d9_image-des-etats-unis-la-nuit-diffusee-par-la_43be922d6e02772c2e46c903106af7ef.jpg

Image des Etats-Unis la nuit, diffusée par la NASA le 5 décembre. (AFP PHOTO / NASA Earth Observatory/NOAA NGDC)

En décembre, la NASA diffusait des images de la Terre plongée dans la nuit et constellée de points lumineux – traces des foyers de population parsemés sur la planète. Parmi tous ces îlots de lumière toutefois, l'un n'a pas manqué d'attirerl'attention aux Etats-Unis. Une large tache diffuse, située tout au nord, au milieu d'une zone sombre au centre du pays, que l'on peut voir aussi dans cette image du site Earth Observatory de la NASA, ou entourée dans cet article du média américain NPR. Pourtant, point de métropole ici. Simplement du gaz qui brûle.

>> Lire : "La NASA dévoile des clichés de la Terre illuminée dans la nuit"

Dans cet Etat du Dakota du Nord, "les compagnies pétrolières, situées au cœur du boom du gaz de schiste aux Etats-Unis, brûlent assez de gaz pour alimenter tous les foyers de Chicago et Washington"fait remarquer le Financial Times. Selon le quotidien économique, le volume de gaz brûlé a augmenté de 50 % l'année dernière dans cet Etat, où l'exploitation du gaz de schiste et du pétrolea pris, depuis peu, des allures de "ruée vers l'or noir" (selon les termes du Figaro et d'Atlantico). 

Au Texas, autre région pionnière dans l'exploitation du gaz de schiste, les permis de "torchage" – cette pratique qui consiste à brûler dans des torchères le gaz issu de l'extraction du pétrole – ont été multipliés par six entre 2010 et 2012, d'après le Financial Times. Selon la banque mondiale enfin, le volume de gaz brûlé ainsi aux Etats-Unis a triplé en cinq ans, hissant le pays au cinquième rang des Etats les plus "torcheurs" de la planète, derrière la Russie, le Nigeria, l'Iran et l'Irak.

 

PLUS RENTABLE DE LE BRÛLER

Si le gaz naturel part ainsi en fumée, c'est que, du fait de son bas prix, il revient moins cher de le brûler que de construire les infrastructures nécessaires à son acheminement et à sa commercialisation. Malgré ce que cette pratique implique en termes de pollution atmosphérique ou encore d'émissions de gaz à effet de serre : dans le Dakota du Nord, elle augmenterait de 20 % les émissions issues de l'exploitation de pétrole et de gaz de schiste, toujours selon le Financial Times.

Selon le Global Gas Flaring Reduction – qui regroupe les principales compagnies pétrolières et une vingtaine de pays en vue de réduire le "torchage" –, les émissions de CO2 provoquées par la combustion du gaz totalisent ainsi près de 1,5 % des émissions mondiales totales. Ces dernières années, entre 130 et 150 milliards de mètres cubes de gaz naturel ont été brûlés par an. Soit le tiers de la consommation de gaz de l'Union européenne, et près du quart de celle des Etats-Unis.

>> Lire : "Le grand gâchis du 'torchage' des pétroliers" (édition Abonnés) 

UN GASPILLAGE COÛTEUX

Le torchage constitue aussi un vaste gaspillage d'une énergie fossile non renouvelable. Une donnée que l'on peut mettre en parallèle avec un rapport publié en janvier par le World Future Council, et repéré par un article du Guardian intitulé "Quand arrêterons-nous de gâcher les énergies fossiles en les brûlant ?"

Ce rapport (PDF) tente de chiffrer le coût de ce gaspillage des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon), dont on sera tributaire dans le futur non seulement pour nos besoins énergétiques, mais aussi pour de nombreuses applications industrielles – produits chimiques, engrais, médicaments, plastique, énumère le Guardian.

Résultat : les pertes causées par la consommation actuelle des énergies fossiles – et qui ne seront donc plus disponibles à l'avenir – s'élèveraient de 3 200 à 3 400 milliards de dollars par an, estime le World Future Council. Un coût qui n'apparaît pas, souligne-t-il, dans les chiffres avancés pour comparer la rentabilité de ces énergies fossiles avec les énergies renouvelables, généralement jugées moins compétitives.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/01/29/le-gaspillage-de-gaz-brule-par-les-compagnies-petrolieres-vu-du-ciel_1824079_3244.html#tmXRFZtZXF8DvyEf.99

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............... Allons-nous refaire la totalité de notre réseau routier cancérigène, réalisé à partir de bitume ? Non ! ... Qui peut le croire ?

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...................................... http://www.cancer-environnement.fr/314-Bitumes.ce.aspx

Bitumes

Messages clés

    • L’essentiel du bitume est extrait du pétrole brut par affinage, et entre dans la composition de matériaux routiers. C’est un produit complexe composé essentiellement d’hydrocarbones et de ses dérivés. 
       
    • Le bitume est différent du goudron, qui lui est issu de la distillation de la houille. 
       
    • En octobre 2011, le CIRC a réactualisé sa monographie sur les bitumes et leurs émissions : il a classé les bitumes oxydés dans le groupe 2A, probablement cancérogène pour l’homme, et les bitumes durs et les bitumes de distillation dans le groupe 2B, possiblement cancérogène pour l’homme.
       
    • Le bitume et les fumées de bitume ne sont référencés dans aucun des tableaux de maladies professionnelles.

 

Qu'est-ce que le bitume ?

Largement présent dans notre environnement, l’essentiel du bitume est extrait du pétrole brut par raffinage, et entre dans la composition de matériaux routiers.
Le bitume est une matière très visqueuse noire, lorsqu’elle est chauffée, ou solide à la température ambiante. C’est un produit complexe composé essentiellement d’hydrocarbones et de ses dérivés et peut contenir divers additifs. Du fait de sa complexité chimique, les scientifiques caractérisent le produit en mesurant les concentrations des grandes familles génériques que sont les asphaltènes et les maltènes, ces derniers caractérisables en sous-familles (résines, huiles). Ses propriétés reconnues d'étanchéité et d'adhésivité permettent de protéger les sols de pollution par « lixiviation ».

L’expression « fumées de bitume » désigne les émissions constituées de molécules d’hydrocarbures à bas point d’ébullition (phase gazeuse semi-volatile) et de gouttelettes de bitume (phase aérosol). Ces « fumées de bitume » contiennent entre autres, des hydrocarbures lourds (fumées bleues), de la vapeur d’eau (fumées blanches), des composés complexes (soufrés, azotés, oxygénés) notamment des Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) comme le benzo(a)pyrène (BaP) présent en faibles quantités.

Le BaP est une substance cancérogène avérée (groupe 1 du CIRC). Dans le bitume, le BaP n’est présent qu’à un taux extrêmement faible de 0,1 à 2,5 mg/kg.

Le bitume est souvent confondu avec le goudron qui est issu de la distillation de la houille. Le goudron est classé cancérogène, en raison notamment de la présence de BaP en quantité importante (8 400 mg/kg à 12 500 mg/kg), pouvant entrainer des cancers cutanés, du poumon et de la vessie.


Bitume ou fumées de bitume et risques de cancers : ce que l’on sait


La présence dans le bitume de traces d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) (en bien plus faible quantité que le goudron), dont certaines molécules sont classées cancérogènes, a soulevé des inquiétudes concernant les effets potentiels sur la santé des professionnels exposés au bitume ou aux fumées de bitume (expositions de l’organisme par voie transcutanée et par voie respiratoire). Ceci fait l’objet de nombreux travaux de recherche depuis une cinquantaine d’années. En effet, plus de 600 études ont été identifiées en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, au Japon, ou en Australie.

Selon les critères de l’Union Européenne le bitume n’est pas classé « cancérogène ». Cette décision a été prise en 1992, sur la base des études disponibles. De plus, les HAP présents dans le bitume ne sont pas bio-disponibles, c’est-à-dire qu’ils ne peuvent migrer en dehors du liant à cause de la très forte viscosité du bitume. Le bitume n’est ni classé R45 (« peut causer le cancer »), ni R40 (« effets cancérogènes suspectés, preuves insuffisantes ») par les instances de l’UE.

Les études épidémiologiques réalisées jusqu’à présent n’ont pas retrouvé d’association entre les fumées de bitume et les cancers cutanés et du poumon. La plus importante menée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) en 2003 a porté sur une cohorte de 79822 travailleurs européens, dont 35 000 avaient été exposés pendant 20 à 25 ans à des fumées de bitume. Cette première étude a permis d’établir dès 2003 que les travailleurs exposés aux fumées de bitume étaient dans le même état de santé que la population en général (Boffetta P, 2003). Toutefois un taux faible de surmortalité par cancer broncho-pulmonaire (risque relatif (RR) : 1.09 ; IC 95% ; 0.89-1.34), jugée non-significative par certains pays, a conduit à approfondir l’étude de chaque cas de cancer du poumon identifié. Le CIRC a complété la seconde phase de son enquête épidémiologique par une étude de cas, visant à déterminer s'il existe un risque de développer un cancer pour les travailleurs manipulant des matériaux bitumineux. Cette étude n’a montré aucun lien de causalité entre l'exposition aux fumées de bitume et le cancer du poumon.

Des études d’exposition complémentaires convergent vers les mêmes résultats et montrent que les taux auxquels sont exposés les ouvriers sont très largement inférieurs aux valeurs des seuils réglementaires ou recommandés, que ce soit au niveau français et au niveau européen.

L’ensemble de ces études scientifiques ne permet pas d’établir un lien entre l’exposition à des fumées de bitume et un cancer.

L’exposition aux fumées de bitume peut être responsable d’effets aigus en lien avec une exposition répétée aux vapeurs et fumées de bitume : brûlures, irritations oculaires et respiratoires, maux de tête, étourdissements ou des nausées. Ces symptômes disparaissent dès que l’exposition a cessé.
Il existe une valeur limite d’exposition aux fumées de bitume en milieu professionnel , fixée à 5mg/mpour une durée d’exposition de 8 heures/jour.


Evolutions récentes

En décembre 2010 les producteurs de bitume au travers du CONCAWE viennent d'achever l'inventaire des impacts sur la santé et l'environnement, demandé par le protocole d'enregistrement REACH. Cet inventaire permet de conclure que le bitume n’est pas classé parmi les produits présentant un risque pour la santé ou pour l’environnement.

Le bitume et les fumées de bitume ne sont référencés dans aucun des Tableaux listant les Maladies Professionnelles annexés au Livre IV du Code de la Sécurité sociale pour les salariés relevant du régime général.

Cependant, le débat d’une reconnaissance des cancers liés à l’exposition au bitume comme maladies professionnelles a été relancé dans la presse après la condamnation de la société Eurovia, (voir encadré).

 En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass) de Bourg-en-Bresse a, pour la première fois en France, fait le lien entre le cancer de la peau d’un de ses ouvriers, spécialisé dans l’épandage du bitume, décédé en 2008 d’un cancer de la peau, et les fumées toxiques du bitume. Le Tass de Bourg-en-Bresse a reconnu la faute inexcusable de la société Eurovia (groupe Vinci). Les mesures de protection mises en place par l’employeur vis-à-vis du risque lié à l’exposition au rayonnement solaire, à l’exposition aux fumées de bitume étaient faibles et constituaient donc une faute inexcusable. Cette décision ne fait pas jurisprudence car ce tribunal est une juridiction de premier degré, mais la Société fait appel de cette décision, aucune étude scientifique n’étant parvenue à ce jour à faire le lien entre bitume et cancer.

La cour d'appel de Lyon a reconnu mardi 13 novembre 2012 la société de travaux publics Eurovia coupable de "faute inexcusable", confirmant ainsi une première en France. Eurovia est condamné à verser quelque 200000 euros de dommages et intérêts à la famille.

Les conditions de travail et d’exposition des personnes qui sont affectées aux travaux routiers se sont objectivement améliorées au fil des années. Mais d’autres études sont nécessaires en prenant notamment en compte des paramètres plus pertinents pour objectiver les expositions et évaluer le risque cancérogène du bitume.

Du 11 au 18 octobre 2011, le groupe des monographies du CIRC a réuni pour un travail de réactualisation  de sa monographie  un groupe d’experts sur les bitumes, les fumées de bitume, et certains hydrocarbures aromatiques polycycliques hétérocycliques (Monographies du CIRC, 2011).

Les conclusions de ces travaux ont été les suivantes :

  • Les bitumes oxydés et leurs émissions lors des travaux de toitures sont classés dans le groupe 2A « probablement carcinogène pour l’homme » .
  • Les bitumes durs (bitumes modifiés aux polymères) et leurs émissions lors des  travaux d’asphalte coulé sont classés dans le groupe 2B « possiblement carcinogène pour l’homme ».
  • Les bitumes de distillation directe et leurs émissions lors des revêtements routiers sont classés dans le groupe 2B « possiblement carcinogène pour l’homme ».


En septembre 2013, l’Anses a publié une expertise collective sur les risques sanitaires liés à l’utilisation professionnelle des produits bitumeux. A cette occasion, des recommandations ont été formulées afin de diminuer les expositions des employés aux bitumes et à leurs émissions. Il s’agit de mesures de protection collectives (système d’aspiration, températures de travail, sélection de produits, substitution, etc), individuelles (équipements de protection individuelle, renouvellement des vêtements, etc), et relatives à l’organisation du travail (horaires, rotation des postes, etc) (Anses, 2013).(...,... )

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........................................................................ http://adenca.over-blog.com/article-le-bitume-un-scandale-sanitaire-equivalent-a-celui-de-l-amiante-123976250.html

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Le bitume : un scandale sanitaire 

équivalent à celui de l’amiante ! 

 

En Lorraine, et comme partout en France, sous l’influence des BTP, et ce dès les années 1950, des centrales d'enrobés ont vu le jour pour des raisons économiques sans tenir compte des effets possibles de ces installations sur la santé humaine tant du côté des professionnels des routes que des riverains immédiats ou plus lointains. En effet, des milliers de personnes sont exposées journalièrement aux fumées toxiques de bitume dans leur activité professionnelle, leur environnement direct et autres lieux de vie. Au vu de la carte des implantations (voir ci-dessous) sur tout le territoire, on peut dire d’ores et déjà, sans se tromper, que nul ne sera épargné par cette pollution publique en marche : 

Cartes d'implantation des centrales d'enrobés :  

http://www.aqp.asso.fr/content/cartographie-des-centrales (attention liste incomplète) 

http://www.eurovia.fr/qui-sommes-nous/implantations (EUROVIA) 

http://www.eiffagetravauxpublics.com/cms/travaux-publics/implantations_groupe.html (Eiffage)

 

Les bitumes (« asphalt » aux USA) sont des résidus de raffinage du pétrole, utilisés purs ou modifiés, comme liant dans les enrobés routiers mélangés à des granulats de taille variable dans une centrale à enrobés ou dans des fondoirs à bitume pour les travaux de l’asphalte et d’étanchéité.

Durable et recyclable, le bitume est aujourd’hui le matériau de référence en construction comme en entretien de routes. L’industrie routière a, au fil des années, développé des enrobés bitumineux : mélange de granulats - sable et graviers - et de bitume, appliqué en une ou plusieurs couches pour le revêtement des routes (la profession utilise communément le terme « enrobé » pour le désigner) de plus en plus performants.

Cependant, dans la réalité, la situation n’est pas aussi rose que celle décrite ci-officiellement par les industriels du BTP ainsi que dans les « critères « dits » acceptables » mis en œuvre par l’administration des installations classées. En effet, plusieurs centaines de composés Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) sont présents dans l’environnement à l’état de traces. Composés très liposolubles générés par la combustion des matières fossiles, ils sont adsorbés par les poumons, l’intestin et la peau.

 

L’examen toxicologique du dossier d’autorisation d’exploiter pour une centrale d’enrobé demande une attention particulière surtout pour une catégorie de polluants traceurs qui ont la propriété d’être à la fois persistant dans l’environnement et transférables dans la chaînealimentaire, à savoir les hydrocarbures aromatiques polycycliques. HAP (molécules dérivant du benzène sont en quantité non négligeables avec entre autre le benzo(a)pyrène - lien vers http://www.substitution-cmr.fr/index.php?id=112&tx_kleecmr_pi3[onglet]=3&tx_kleecmr_pi3[uid]=24&cHash=b697d8c3b7),poussières fines ( susceptibles de pénétrer dans les poumons), Composés Organiques Volatils (COV) et les hydrocarbure hétérocyclique polycyclique (HHP) qui contiennent  notamment des atomes de soufre (ex. thiophene : lien vers http://pollution.lecres.web.free.fr/Nocivite_Bitume_files/CLI_thiophene_131108.pdf ) ou d'azote (ce qui les rend encore plus 'agressifs') et enfin des métaux lourds (mercure, cadmium, arsenic et plomb) forment le cocktail journalier des émissions d'une centrale d'enrobé.

Généralement, à proximité des centrales d’enrobés les rejets aériens s’accompagnent d’uneodeur âcre de goudron qui pique la gorge et peut occasionner des gènes respiratoires et oculaires immédiates. Dès lors que ces polluants se sédimentent dans la colonne d’air, ce n’est pas la concentration dans l’air qui importe, mais le dépôt au sol. Par ailleurs, les eaux de pluie en retombant peuvent rabattre au sol les rejets toxiques issus de la cheminée dont la plupart sont classés comme étant cancérogènes, respectivement probables et possibles pour l’homme par l’Organisation Mondiale de la Santé (lien vers le document du CIRC : http://www.iarc.fr/en/media-centre/iarcnews/pdf/IARC_Bitumen_Eng.pdf - la version française existe chez APEQUA).

 

En France, l’industrie des travaux routiers emploie 75 000 salariés dont environ 4 200 sont directement concernés par une exposition aux fumées de bitumes. Les dangers mortels encourus par ces salariés ont été révélés par le film « Les routes du silence » I et II (lien vers http://www.apequa.org/component/content/article/29) réalisé par Jean Luc Cohen, Arnaud Jouve, Louis Bastin puis par le procès du bitume (lien vers la revue de presse http://www.apequa.org/component/content/article/50 ). En mai 2010, le tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourg-en-Bresse a condamné Eurovia, filiale de Vinci, pour faute inexcusable après le décès d’un de ses salariés en 2009, victime d’un cancer de la peau. L’argument du cumul de l’exposition aux UV et aux vapeurs du bitume était retenu. Même chose le 13 novembre 2012, lorsque la cour d’appel de Lyon a rendu un jugement reconnaissant un lien de cause à effet entre un cancer et une exposition au bitume. En conséquence, la société de travaux publics Eurovia a été jugée coupable de « faute inexcusable » après la mort en 2008 de José Francisco Andrade, atteint d’un cancer de la peau. Ces jugements, des premières en France, pourront servir de jurisprudence. Ces procès ont permis de mettre en évidence le manque de communication des salariés des travaux routiers, premiers concernés, sur les dangers liés à l'exposition des produits du bitume. Encore aucune étude à ce jour n'a été réalisé sur l'impact sanitaire du bitume. 

 

Si des liens de cause à effet ont pu être mis en exergue entre le bitume et des graves maladies pour les professionnels de la route, qu'en est-il de l'impact sanitaire des centrales d'enrobés pour les riverains et la population en général ?

Des associations se battent à travers la France et en Lorraine afin d’éviter la construction de ces usines dont les rejets impactent les populations locales (cancers, maladies, etc.), comme par exemple à Saint-Etienne les Remiremont (88) (lien vers http://inventaireclaphap.files.wordpress.com/2012/09/cancers-sanguins-proche-de-la-centrale-de-bitume.pdf), ou afin d'informer les autorités et les populations sur les dangers des centrales d'enrobés existantes telle que la centrale de Lexy (54) comme c'est le cas pour l'association APEQUA, adhérente à notre réseau.

 

Pour plus d'informations sur les dangers des centrales d'enrobés : 

APEQUA – Association pour la Préservation de la Qualité de vie

www.apequa.org  (...,...,... )

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.................. Allons nous couper le réseau internet pour satisfaire la tendance écologique ? Las data center consomme 10% de l'énergie mondiale, cette hausse exponentielle laisse présager de l'appetit energivore d'internet. Allons nous tout cesser ? Non Donc, il y a mensonge .

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;....................................... http://www.fdesouche.com/608465-seine-saint-denis-ordiland-lenvers-des-data-centers#

Seine-Saint-Denis : Ordiland, l'envers des data centers

Par  le 20/08/2014

Août
2014

 

Au nord de Paris, en Seine-Saint-Denis, se multiplient les data centers, ces hangars de serveurs indispensables au fonctionnement d’Internet. Leur besoin en énergie est colossal: ils représentent un quart de la puissance électrique supplémentaire du Grand Paris d’ici 2030. Des riveraines se plaignent de leur impact sur leur vie quotidienne.

 

image: http://img15.hostingpics.net/pics/485606Data.jpg

À brûle-pourpoint, si l’on vous demandait de pointer sur une carte de France la zone de plus forte concentration de data centers, ces hangars de serveurs informatiques qui font tourner Internet, que désigneriez-vous ? Le quartier de La Défense, près des sièges des multinationales ? Grenoble la technophile, avec son « campus d’innovation » spécialisé en nanotechnologies, Minatec ? Le long du couloir rhodanien et de ses nombreuses centrales nucléaires ?

Vous auriez tort. La plus forte concentration de data centers s’étale sur Plaine Commune, l’agglomération de Seine-Saint-Denis qui regroupe au nord de Paris, Saint-Denis, Aubervilliers, La Courneuve, Stains, Saint-Ouen, Pierrefitte, Villetaneuse, Épinay et l’Île-Saint-Denis. Par quelle ruse de l’Histoire l’un des départements les plus pauvres de France, havre de cités en galère, s’est-il retrouvé terre pionnière de l’économie numérique?

Par une accumulation d’avantages topographiques et techniques méconnus du grand public: bon équipement en câbles électriques et fibre optique, bonne desserte routière, situation hors zone inondable, foncier pas cher, proximité avec la capitale.

À l’été 2014, une quinzaine de data centers sont en service sur Plaine Commune (sur 130 environ en France dont la moitié en Île-de-France). Visite du site d’Aubervilliers avec Romaric David, information, membre du groupe de recherches EcoInfo : À Plaine Commune, plusieurs nouveaux sites sont aujourd’hui en projet, dont un gigantesque data center de 44.000 m2 à La Courneuve, sur l’ancien site d’Eurocopter.

La consommation d’énergie de ces centres est pharaonique: d’ici 2030, ils devraient représenter un quart de la puissance électrique installée supplémentaire du Grand Paris, autour de 1.000 mégawatts (MW). Autant qu’un petit réacteur nucléaire. Autant que toutes les nouvelles activités tertiaires et industrielles de l’Île-de-France (1 million d’emplois attendus). C’est sidérant.

Les autorités régionales prévoient 500.000 m2 de nouvelles fermes de serveurs. Plaine Commune étudie actuellement trois à cinq projets de plus de 5.000 m2, susceptibles d’occasionner une demande de l’ordre de 750 MW.

Les nouveaux besoins en électricité des futurs data centers sont si énormes que la préfecture de Région estime qu’ils « ont un impact sur le réseau de distribution, susceptible d’entraîner localement des déséquilibres structurels ». Or, une partie de cette énergie provient des centrales thermiques, donc polluantes pour le climat, dans la périphérie parisienne.

C’est ERDF, la filiale d’EDF spécialisée dans la distribution de l’électricité, qui a donné l’alerte devant la quantité d’énergie réservée par les fermes de serveurs : elle n’est tout simplement pas en capacité d’acheminer tout le courant demandé. Il faut construire au moins un nouveau poste source, onéreux équipement nécessaire pour livrer les électrons aux clients.

À Aubervilliers, les fermes de serveurs se concentrent dans le quartier des entrepôts de grossistes en textiles, sacs et jouets. Au milieu de rues anonymes mais chiffrées (« Rue n° 31 », « Rue n° 21 », « Avenue n° 5 »), des parois de tôle ondulée, coffrées ou non de bois, se mêlent aux devantures bariolées des commerçants. Tout autour, les voitures ne cessent d’aller et venir dans le sifflement permanent des pneus et le ronflement des moteurs. (...,..., )

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........................................................ https://www.consoglobe.com/internet-pollution-reelle-cg

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Internet : monde virtuel, pollution réelle

Rédigé par Morgane Bouterre, le 21 Feb 2015, à 12 h 42 min

 

image: https://www.consoglobe.com/wp-content/uploads/2015/02/enfants-jeux-video-ordinateur-jouer-00-ban.jpg

Internet : monde virtuel, pollution réelle

 

Les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC) ont à jamais bouleversé notre époque, transformant en profondeur nos échanges et le partage de l’information. On pourrait penser qu’elles participent de la dématérialisation : moins de déplacements, plus d’efficacité dans la gestion des flux, et donc diminution de notre empreinte écologique. Mais est-ce si simple ?

Le développement exponentiel de l’utilisation des NTIC dans la vie quotidienne, phénomène dit du “big data”, font en réalité d’Internet un moyen de communication très énergivore. Virtuel seulement en apparence, il s’appuie sur une infrastructure très réelle. Et polluante.

Un univers pas si virtuel que ça

De votre boîte mail à celle de votre destinataire ou encore de votre requête Google aux sites Web, le chemin est bien réel.

En effet, votre mail emprunte les dédales de câbles de cuivre pour rejoindre dans un premier temps, les serveurs de votre quartier. De là, il sera traité une première fois dans un data center de votre région pour ensuite traverser l’Atlantique en direction du data center de votre hébergeur de messagerie (Gmail, Yahoo ou encore Hotmail).

Après analyse à plusieurs milliers de kilomètres de son origine, votre très cher mail – la dernière vidéo de Lolcat ? – effectuera tout le chemin inverse pour se retrouver quelques serveurs relais plus tard dans le boîte de réception de votre destinataire, peut-être simplement votre voisine de bureau…

On parle donc de face cachée en termes de pollution, parce que votre mail aura ainsi engendré une demande en énergie électrique réelle et importante. C’est au coeur de ces usines à traitement d’information – les data centers – que toute la demande en énergie se concentre.

A l’intérieur, des centaines de serveurs organisés en baies (armoires qui accueillent les serveurs) fonctionnent en continue. Ces serveurs utilisent l’énergie électrique pour traiter les données mais c’est aussi le besoin en refroidissement des serveurs (système de climatiseur en continu) ainsi que la multiplication de tous les serveurs nécessaires en cas de panne.

 

image: https://www.consoglobe.com/wp-content/uploads/2015/02/ecriture-travail-ordinateur-affaire-homme-01.jpg

ecriture-travail-ordinateur-affaire-homme-01

De plus, ces centres ont des exigences équivalentes à celui des hôpitaux en termes de fiabilité. Une panne ne peut y être envisagée, d’où des systèmes électriques redondants pour se prémunir de toute défaillance.

L’impact énergétique des gestes quotidiens sur Internet

Au-delà de ces trajets impressionnants, c’est surtout le stockage des données dans les datas centers qui consomme le plus. Pour bien comprendre la réalité de cette forme de pollution, voici des données chiffrées :

  • Un mail simple avec une pièce-jointe envoyé représente l’éclairage d’une ampoule basse consommation de forte puissance pendant 1 heure soit 24 Watt/heure.
  • En 1 heure, dans le monde, pas moins de 10 milliards de mails sont envoyés. Ceci équivaut à  50 Giga Watt/heure ou encore la production électrique de 15 centrales nucléaires pendant 1 heure ou encore 4000 Aller/Retour Paris New York en avion.
  • Un mail parcourt en moyenne 15.000 km entre son origine et sa destination.

Le “Cloud” : un nuage… de pollution

Facteur de croissance fort de la demande d’électricité : le stockage à distance des données particulières et des entreprises. Appelé très joliment “cloud” (nuage en anglais), ceci apporte un espace de stockage en apparence infini, sans frontière réelle, accessible et disponible sur n’importe quel terminal possédant un navigateur Web. Idéalement, cela permet de centraliser le stockage des données, et donc de le gérer plus efficacement d’un point de vue énergétique. Mais cette nouvelle révolution n’est pas une nuage de gouttelettes d’eau, vous l’aurez compris.

En effet, l’infini du cloud se matérialise dans les datas centers du monde entier en consommation électrique croissante. Car la consommation de votre consultation ponctuelle – Google l’estime à un très maigre 0.0003 kWh pour une consultation sur son moteur de recherche – n’est pas représentative de l’énergie que nécessite le stockage en permanence des données sur des serveurs distants. Vous ne les consultez que ponctuellement, mais les serveurs tournent 24 heures sur 24. Sans compter l’énergie requise pour la fabrication des composants des serveurs, et la construction des data centers !

L’impact réel de nos chers Lolcats n’est donc pas bien connu.

Nouvelles Technologies de l’Information et Communication : 10 % de la consommation mondiale d’électricité

Ce que l’on sait par contre, c’est que les centaines de serveurs nécessaires au processus de traitement des données numériques d’un data center ont besoin de sources d’électricité et de refroidissement pour être opérationnels. C’est cette combinaison qui est extrêmement énergivore. Et l’on sait donc que, dans le monde aujourd’hui, les NTIC consomment quelque 10 % de l’électricité, selon le Digital Power Group, et c’est loin d’être du 100 % renouvelable.

 

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charbon-chine-energie-00-ban

C’est aux États-Unis que la part la plus importante des datas centers est concentrée. C’est logique, c’est le pays d’origine des principaux acteurs du Web. Or, beaucoup sont alimentés par des centrales à charbon, représentant encore environ la moitié de la production électrique du pays. Et, on le sait, la combustion du charbon est responsable de plus de 50 % des émissions de gaz à effet de serre parmi les énergies fossiles.

La France n’est pas à l’écart de cette explosion de la demande énergétique des data centers. Avec plus de 140 data centers, elle se place en quatrième position dans le monde.

  • Un data-center consomme en moyenne en une journée autant que 30 000 habitants de foyers types européens.
  • La climatisation nécessaire et continu des serveurs représente 40 % de la demande en électricité d’un data center.

Derrière le nuage, le wifi

Les technologies sans fil, qui accompagnent le développement du “cloud”, sont elles aussi génératrices de consommation massive d’électricité. Que l’on en juge : selon l’Université de Melbourne, ce n’est pas la création du “nuage” qui génère le plus de consommation d’électricité. C’est l’accès à tous les points individuels. Pensez-y : cette borne wifi qui reste souvent (toujours ?) allumée chez vous, ces antennes relais, ces terminaux – smartphones, tablettes, ordinateurs… – qu’il faut sans cesse recharger.

Au total, l’Industrie des technologies de l’Information et de la communication serait responsable de plus de 2 % des émissions de CO2 mondiales. Tout comme le big data explose en termes de poids, ce chiffre risque d’augmenter dans les années à venir. (...,...,... )

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....................... Evolution du transport : Allons nous laisser nos milliers d'avions au sol et les bateaux dans leurs ports en abandonnant le commerce de masse sur lequel repose notre économie ? Personne ne peut y croire ... sauf les imbéciles! .... Mieux, nos batiments pesant plusieurs milliers de tonnes fonctionneront-ils à voile ou grace aux vagues ? Non, personne ne peut y croire...  Aucune alternative sérieuse n'est envisageable à ce jour sans un changement majeur de notre modèle sociètaire ....

........................... Voici quelques chiffres circonstanciés ..................................

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..................................... http://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php/Passenger_transport_statistics/fr

..................................... https://books.google.fr/books?id=DUqGBAAAQBAJ&pg=PA19&lpg=PA19&dq=evolution+du+tonnage+du+commerce+maritime+ou+a%C3%A9rien&source=bl&ots=cJvX2LFoQu&sig=OP2Pnl2TqCORc8XuO-OE5b0lTcs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjn9a-1j47KAhWGvRoKHUvUD8gQ6AEILDAC#v=onepage&q=evolution%20du%20tonnage%20du%20commerce%20maritime%20ou%20a%C3%A9rien&f=false

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.................................. https://books.google.fr/books?id=eeaBX9oxROwC&pg=PA3&dq=commerce+maritime+mondial+-+chiffre+et+statistique&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjShpnckI7KAhXHtBoKHROmBn4Q6AEITjAG#v=onepage&q=commerce%20maritime%20mondial%20-%20chiffre%20et%20statistique&f=false

;.......................................... ( chiffres du commerce international par L'OMC ) :

..................................  https://www.wto.org/french/res_f/statis_f/its2014_f/its14_toc_f.htm

..................................  https://www.wto.org/french/res_f/statis_f/its2014_f/its2014_f.pdf

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......................... Examinons un exemple concret relatif à cette contradiction ....

............................................ http://www.lesechos.fr/06/07/2015/lesechos.fr/021189282185_le-transport-de-fret-maritime-a-franchi-le-cap-des-10-milliards-de-tonnes-en-2014.htm

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Le transport de fret maritime a franchi le cap des 10 milliards de tonnes en 2014

JEAN-MICHEL GRADT 

Avec 10 milliards de tonnes de fret transportées l'an dernier, le transport maritime de marchandises a doublé ses volumes en vingt ans.

Le transport maritime international a franchi le cap symbolique des 10 milliards de tonnes de marchandises en 2014, "c'est-à-dire deux fois plus qu’il y a vingt ans", rapporte Amateurs de France qui cite les chiffres publiés par le courtier Clarkson.

Le commerce maritime a étendu à tous les continents la production et la consommation des matières premières comme des biens manufacturés. Ramené à la population mondiale,le transport maritime représentait 0,8 Mt (million de tonne) de marchandises par habitant en 1994, 1 Mt en 2002, 1,5 Mt en 2014 et l'on table sur 1,8 Mt en 2020. , l

De fait, cette forte croissance des échanges est bien un marqueur de la globalisation. L’émergence économique de nouveaux géants (Chine Inde, Brésil....) comme celle de pays plus modestes ont tiré les activités maritimes vers le haut. A elle seule, la Chine est aujourd'hui à l’origine de 20 % des importations mondiales et entre 2002 et 2014, ses exportations ont alimenté, selon Clarkson, 60 % de la hausse des volumes des trafic conteneurisés. En 2013, neuf des dix principaux ports mondiaux spécialisés dans le trafic de conteneurs étaient situés en Asie(et au-delà 26 figuraient dans le top 50).

Explosion du trafic conteneurs

Le transport maritime de conteneurs apparaît donc bien comme la cheville ouvrière de cette globalisation (voir encadré). Il représente aujourd’hui 16 % des flux à l'échelle mondiale contre 10 % en 2000. Et, grâce àCMA CGM, le n°3 du secteur bat pavillon français. Cette activité est portée par l’ensemble des consommateurs et, si Américains et Européens ont ralenti la croissance des importations, la plupart des habitants de la planète consomment des biens "conteneurisés".

Même constat si l'on considère la nature des marchandises transportées. La croissance des flux au cours des dix dernières années s’est nourrie du doublement des flux de fer, de charbon, de gaz et de soja. Le trafic de pétrole brut, lui, est resté stable durant la décennie écoulée, la baisse des importations des pays développés ayant été compensée par l’augmentation de la demande du reste du monde.

Tentation spéculative

Cette croissance maritime serait une aubaine pour ses acteurs si cette industrie n'avait pas, elle-même, suscité un problème de fond. trop confiants dans les perspectives du marché, les grands armateurs - cédant parfois à la tentation spéculative, ont multiplié les commande de navires (des navires de plus en plus grands) au point que la plupart des secteurs sont aujourd'hui confrontés à des problèmes de surcapacités.

Reste que, les armateurs ne manquent pas de ressources pour maîtriser le phénomène  : alliances (voir la Note de l'Isemar), désarmement, démolition, slow steaming... Et leur avenir s'annonce rose. Clarkson et la Cnuced ont envisagé trois scénarios à très long terme (voir le graphique)  : le plus prudent prévoit d'atteindre les 15 milliards de tonnes de fret transportés par voie maritime en 2050, le deuxième 20 milliards et le dernier 30 milliards de tonnes.


En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/06/07/2015/lesechos.fr/021189282185_le-transport-de-fret-maritime-a-franchi-le-cap-des-10-milliards-de-tonnes-en-2014.htm#zFYiUFliVC7PQK1e.99

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........................... Transport aérien ..... Pas mieux ! Que veut-on nous faire croire .... Que le trafic sera ralenti ou stoppé ?? Impossible ....

.........................http://www.internationaltransportforum.org/pub/pdf/11OutlookF.pdf

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27 janvier 2015

En 2013, le nombre de passagers aériens a franchi la barre symbolique des trois milliards sur l’ensemble des liaisons mondiales. Le secteur du transport aérien civil profite avant tout du dynamisme économique et démographique des pays en développement qui lui permet d’assurer une croissance de +5% et de doubler le nombre de passagers transportés tous les quinze ans.

L’influence réciproque de l’économie mondiale et de la croissance du trafic aérien civil est une réalité étudiée de près par les pouvoirs publics et les industriels du secteur aéronautique.

 

image: http://www.leconomiste.eu/images/PicsINTERNET/Trafic%20arien%201.jpg

Trafic aérien

 

L’aéronautique : 3.5% du P.I.B mondial

Le rapport 2012 de l’ATAG (Air Transport Action Group),  affirme que le secteur aéronautique représente 3.5% du P.I.B mondial, 56.6 millions d’emplois directs et indirects et que son action génère un impact de près de 2.2 trillions de dollars par an grâce à ses activités directes, indirectes et celles rendues possibles grâce au transport aérien comme le tourisme.

L’influence réciproque du trafic aérien et de l’économie réelle est une réalité à ne pas sous-estimer. Une des démonstrations les plus récentes réside dans l’observation des conséquences de l’éruption du volcan islandais Eyjafjöll au printemps 2010. Cette éruption a freiné la reprise économique faisant suite à la crise financière de 2008. Cet épisode, long de plusieurs semaines a entrainé l’annulation de plus de 100 000 vols bloquant huit millions de passagers. Outre l’impact direct pour les compagnies aériennes et les aéroports, estimé à 2.2 milliards de dollars simplement pour la première semaine, « le nuage de cendres a amputé de 5 milliards de dollars au total le PIB mondial ». Taleb Rifai, Secrétaire Général de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT), estime que les pertes pour le seul tourisme européen s’élèvent à 1.7 milliard d’euros.

 

Un secteur porté par une croissance ininterrompue

Le 1er janvier 1914, l’Américain Anthony Jannus inaugure le premier service de transport aérien régulier parcourant les 27 kilomètres qui séparent les villes de Saint Petersburg et de Tampa (Floride) en 22 minutes pour 5 dollars.

Cent ans plus tard, l’importance accordée au trafic aérien et aux activités qui y sont associées n’a cessé de croître. Il permet à ces utilisateurs de voyager sur plus de 20 000 liaisons aériennes, couvrant l’ensemble de la planète et offrant une alternative fiable aux transports routiers, ferroviaires et maritimes. On estime que depuis 1945, le trafic aérien mondial double tous les quinze ans (grâce à un taux de croissance annuel moyen d’environ 5%) portant le nombre de passagers à plus de 3 milliards en 2012. La tendance est forte et inaltérable. Les contrecoups des différentes crises mondiales ne sont observables que sur une période très limitée dans le temps (un ou deux ans). On observe sur  le graphique 1 l’extraordinaire résilience du trafic aérien qui retrouve une forte croissance après le choc pétrolier de 1979, les attentats du 11 septembre 2001 et la crise économique et financière mondiale de 2008.

 

image: http://www.leconomiste.eu/images/Trafic%20arien%202.png

Trafic aérien 2

Figure 1 : Evolution du nombre de passagers aériens de 1950 à 2012


Les prévisions actuelles des principaux avionneurs (Airbus et Boeing), des compagnies aériennes et organisations internationales spécialisées, s’accordent sur le maintien d’un TCAM avoisinant les 5%. Le nombre d’avions en circulation va doubler en vingt ans et les nouveaux avions en circulation seront plus gros et transporteront plus de passagers. 

Pour autant Airbus, Boeing et l’ensemble des observateurs du secteur aérien s’accordent sur une croissance du transport aérien civil à deux vitesses. D’une part, on retrouve l’Europe et l’Amérique du Nord dont la croissance annuelle moyenne ne dépassera pas les 4%. D’autre part, les régions émergentes (Asie du Sud-Est principalement) profiteront d’une croissance de leur trafic aérien pouvant atteindre 10% par an jusqu’à représenter 60% du trafic aérien mondial en 2032.

 

Les deux principales causes de la hausse du trafic aérien

1)    L’essor démographique des pays émergents

L’observation des évolutions démographiques constitue un indicateur clé dans le positionnement de l’offre dans l’aéronautique. Être en adéquation avec les besoins de la population est la préoccupation majeure des compagnies aériennes pour assurer un développement cohérent de leurs lignes. 

En 2030, 61% de la population mondiale habitera dans une zone urbaine, contre 52% aujourd’hui. Nous passerons également la barre des 8 milliards d’habitants en 2030 et celle des 9 milliards en 2050. Les pays émergents représentent à l’heure actuelle de formidables pôles de croissance pour l’industrie aéronautique. En 2025, 11 des 13 villes les plus peuplées au monde seront issues de ces pays (Tokyo reste en 1ère prosition et New York en 6ème).

Cette forte croissance démographique est à associer également à l’accès d’une part de plus en plus importante de la population à la classe moyenne : 62% de la population mondiale en 2032 contre 32% en 2013 (estimations : Airbus). En accédant à ce niveau de richesse, la proportion des habitants à utiliser le transport aérien sera plus grande. Il faut toutefois prendre du recul sur l’idée que l’ensemble de cette population aura un accès facilité au transport aérien et observer si la hausse du trafic est liée à un accès de masse ou à une surconsommation des habitants les plus aisés.

2)    Les influences réciproques de l’économie mondiale et du transport aérien

L’environnement économique mondial joue un rôle important en termes de prévision. Si les bonnes performances du trafic aérien impacte l’économie réelle mondiale, l’inverse est également vrai. On peut distinguer quatre phases distinctes durant lesquelles croissance du PIB réel et croissance du trafic aérien suivent exactement les mêmes variations. Ces phases vont de 1974 à 1982 (8ans), de 1983 à 1991 (8ans), de 1992 à 2001 (9ans) et de 2002 à 2009 (7ans) respectant les cycles de Juglar, aussi appelé « cycles des affaires ». L’économiste français Clément Juglar révèle en 1862, l’existence de cycles économiques réguliers, de 8 à 10ans, alternant expansion et contraction de l’économie

 

image: http://www.leconomiste.eu/images/Trafic%20arien%203.png

Trafic aérien 3

Figure 2 : Comparaison entre la croissance du trafic aérien mondial et la croissance du PIB mondial (Source: Airbus)

Le journaliste Bruno Trevidic précise que les statistiques permettent d’affirmer qu’« un point de croissance du PIB mondial représente 1.5 point de hausse du trafic aérien » tandis que Gilles Bordes-Pages, Directeur du Développement chez Air France indique que la croissance du trafic aérien est deux fois supérieure à celle du PIB. Durant les vingt prochaines années, le F.M.I estime que le PIB mondial connaitra une croissance annuelle moyenne avoisinant les 3%, permettant aux industriels  de tabler sur trafic aérien qui bénéficiera d’une croissance de 4.5% à 6% par an.

Egalement, les dynamiques géopolitiques bouleversent considérablement le trafic aérien d’une région. En fonction des décisions des Etats et des institutions d’interdire le survol d’un territoire, ou inversement de s’ouvrir au tourisme, à l’économie de marché, de mener une politique fiscale favorables aux I.D.E (Investissements Directs à l’Etranger), de favoriser les importations, les exportations ou d’accroître leurs importance dans le commerce mondiale, le trafic aérien est plus ou moins stimulé. Les annonces géopolitiques et stratégiques des Etats peuvent ainsi favoriser l’investissement en faveur de l’agrandissement ou du renouvellement de la flotte aérienne du pays ou de la région. Le transport aérien pourra alors jouer un rôle d’accélérateur d’implantations de firmes étrangères et d’échange commerciaux. Boeing estime que 60% à 80% du transport aérien dépend de la croissance économique et du commerce mondial

Enfin, le maintien de prix abordables pour les billets constituera un enjeu incontournable pour les compagnies aériennes car si l’accès au transport aérien se démocratise grâce à la forte urbanisation et l’émergence d’une classe moyenne dans les pays émergents, les compagnies aériennes devront maintenir une relative stabilité de leurs prix afin de préserver la hausse de leur activité. Les économies doivent donc se situer à d’autres niveaux, principalement sur le kérosène dont le prix est fortement instable. Le fuel est devenu la dépense la plus importante des compagnies aériennes. Il représente entre 30% (pour les avions monocouloirs le plus souvent régionaux) et 50% (gros porteurs) du coût total pour les compagnies aériennes. C’est pourquoi l’ensemble des entreprises impliquées dans le transport aérien civil expriment un fort intérêt pour des appareils consommant moins et consommant mieux.

Citation

Thibauld LEGER, analyste économique « Observations économiques sur le trafic aérien mondial », analyse publiée sur «leconomiste.eu» le 27/01/2015.

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;.................. Les gouvernements prétendent qu'ils feront tout pour lutter contre la pollution et ils semblent prêts à vous faire rouler à 5 KM/H en ville pour vous donner la sensation d'une action efficace- Peut être même faudrait-il acheter des véhicules mais les laisser dans le garage! ... ?... Par contre rien de concret pour réduire le parc automobile ou trouver de vraies alternatives.... car l'économie mondiale, sachez-le , ne peut survivre sans l'essor et le plein régime des ventes automobiles et la rotation du cycle économique pétrolier. L'économie du pétrole et automobile sont les fondements de l'économie mondiale moderne - Nos experts, industriels et financiers vont-ils sacrifier leurs profits sur l'autel de l'écologie ? Point s'en faut ! Vous ferez les sacrifices nécessaire à la survie des dogmes substitutifs mis en place par l'intelligentsia mais les mâitres continueront de gouverner l'empire industriel fondés sur les énergies fossiles.

.......................... http://ecologie.blog.lemonde.fr/2011/08/26/un-milliard-de-voitures-dans-le-monde-la-chine-fait-la-course-en-tete/

Un milliard de voitures dans le monde, la Chine fait la course en tête

 

image: http://ecologie.blog.lemonde.fr/files/2011/08/000_Hkg5039998.jpg

Il y a des caps qu’il ne vaut mieux pas franchir. Celui des 7 milliards d’êtres humainsque la Terre devra supporter à la fin octobre, des 20 000 espèces animales et végétales menacées d’extinction d’ici un an, ou, tout récemment, du milliard de voitures circulant dans le monde. En réalité, pour être précis, la barre a été passée l’an dernier. Mais ces chiffres viennent tout juste d’être publiés par le journal économique Ward's Auto : en 2010, 1 015 millions de voitures ont été recensées aux quatre coins du monde, contre 980 millions en 2009. Soit 35 millions de véhicules supplémentaires en un an – 95 500 chaque jour ! –, la seconde plus forte hausse du parc automobile jamais enregistrée.

 A l’origine de ce boom, vous vous en doutez, l’explosion du marché chinois, qui contribue pour près de moitié à la croissance du secteur. Là-bas, l’auto ne connaît pas la crise, avec pas moins de 78 millions de véhicules circulant l’an dernier, contre 61 millions en 2009. Pékin fait ainsi une entrée fracassante sur le podium des pays comptabilisant le plus de quatre roues, devant le Japon (74 millions d'unités) mais toujours loin derrière les Etats-Unis (240 millions).

Problème : alors que l’air vicié est devenu une caractéristique des mégalopoles chinoises et que le gouvernement a signifié sa volonté de taxer les gloutons en carburant, les voitures qualifiées de "vertes" – même si elles suscitent la critique – restent au point mort. Selon le Guardian, qui cite le cabinet d'études et de conseil IHS Automotive, le constructeur japonais Toyota a réussi à ne vendre qu’une seule Prius en Chine l’an dernier. Oui, vous avez bien lu. La voiture hybride la plus commercialisée au monde n’a trouvé qu’un seul acheteur au sein du plus dynamique des marchés. Les ventes de 4x4, en revanche, sont en forte hausse, de 25 %, avec 850 000 modèles commercialisés en 2010. De quoi avoir froid dans le dos.

Surtout que le pire est à venir. Seul un Chinois sur 17 possède actuellement une voiture, soit à peine la moitié de la moyenne mondiale, et bien moins qu’aux Etats-Unis, royaume de la motorisation, où ce ratio culmine à 1 véhicule pour 1,3 Américain. Si la Chine se rapprochait de ce taux, il faudrait compter sur un milliard de voitures supplémentaires. Et une quantité astronomique d’émissions de gaz à effet de serre en perspective.

Les généreuses subventions du gouvernement et le soutien politique aux fabricants nationaux, comme BYD, n’y auront rien fait : l’espoir de voir la Chine se transformer en pionner des voitures propres s’est heurté au refus des consommateurs de sauter le pas. Des conducteurs qui privilégient encore et toujours les voitures traditionnelles, qu’ils considèrent comme moins chères et plus fiables. Pour les analystes, l’objectif d’un million de véhicules électriques sur les routes chinoises d'ici 2015 s’avère donc totalement utopique.

Photo : STR / AFP

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....................  http://www.lemonde.fr/economie/article/2007/01/30/le-chiffre-d-affaires-mondial-de-l-industrie-automobile-approche-2-000-milliards-d-euros_861596_3234.html

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Le chiffre d'affaires mondial de l'industrie automobile approche 2 000 milliards d'euros

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 

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Le chiffre d'affaires (CA) de l'industrie automobile dans le monde approche les 2 000 milliards d'euros, soit l'équivalent du PIB d'un pays qui serait la sixième économie mondiale, selon les chiffres de l'OICA(Organisation internationale des constructeurs d'automobiles), publiés lundi 29 janvier.

En 2005, le CA atteignait quelque 1 890 milliards d'euros, pour 66,664 millions de véhicules (voitures et utilitaires) produits. Quelque 8,4 millions de personnes sont employées dans la construction automobile et les équipements, soit plus de 5 % de l'emploi total du secteur manufacturier dans le monde. L'OICA estime qu'outre ces emplois directs, cette industrie génère environ cinq fois plus d'emplois indirects.

RÔLE-CLÉ EN MATIÈRE DE R & D

Les chiffres compilés par l'OICA "démontrent clairement l'importance de l'industrie automobile dans notre société moderne", a estimé le président de l'OICA, Bernd Gottschalk, cité dans un communiqué. Il a souligné que "plus de 50 millions de personnes dans le monde (lui) doivent leur travail".

Le président de l'OICA a également rappelé que l'industrie automobile est "un des plus importants investisseurs en recherche et développement (R & D), jouant un rôle-clé dans l'avancement technologique de la société".


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2007/01/30/le-chiffre-d-affaires-mondial-de-l-industrie-automobile-approche-2-000-milliards-d-euros_861596_3234.html#Xt24Vwu3uldqBp7G.99 ( ... , ... )

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................................................................ Les études scientifiques elles-mêmes ne peuvent plus être une garanties si elles ne sont pas le fruit d'une étude croisée  et confirmée par nombreux point de vue dont la probité ne peut être mise en cause. Certains laboratoires peuvent être biaisées par des lobbies qui souhaitent infuencer l'opinion par l'intermédiaire d'une certification scientifiques corrompue.

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................................... Ecologie ? Les navires de transport marchand  sont-ils écologiques ? allons nous les remplacer d'ici les 30 prochaines années qui sont le temps de vie nécessaire d'une flotte maritime ? Personne ne peut le croire et cela semble tout à fait impossible étant donné l'état de dépendance de l'Europe au circuit économique Asiatique.

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......................................................... http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article11796

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Les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent autant que l’ensemble du parc automobile mondial

dimanche 4 octobre 2009 
popularité : 6%

 

 

image: http://www.altermonde-sans-frontiere.com/local/cache-vignettes/L90xH90/arton11796-c7401.jpg

Savez vous combien de fuel (mazout peu raffiné, riche en rejets toxiques type soufre) un porte-container consomme pour faire le trajet Chine-Europe ramenant des importations de piétre qualité ? À 14 noeuds, le porte-conteneurs consomme 150 tonnes de fuel par jour et, à 24 noeuds, la consommation quotidienne passe à 300 tonnes. En clair, il faut plus de 10.000 tonnes de carburant pour faire un aller-retour entre l’Asie et l’Europe (Le plein est réalisé en une dizaine d’heures à Rotterdam), soit, suivant le prix du pétrole, une facture d’environ 2.5 millions de dollars par voyage !

On notera que le navire embarque deux types de carburant, l’un dit « High sulfur », utilisé sur la majeure partie de la rotation, et l’autre appelé « Low sulfur », contenant moins de 1.5% de soufre. Ce carburant faiblement sulfuré est imposé par la réglementation dans les eaux d’Europe du nord, à partir d’Ouessant. Plus respectueux de l’environnement, il devrait prochainement être utilisé en Méditerranée.

 

Exigeons l’interdiction mondiale du fuel hautement soufré par une reglementation à Copenhague !

Du 7 au 19 décembre 2009, les États du monde entier se réuniront à Copenhague, au Danemark, pour discuter des politiques à mener afin d’enrayer le réchauffement climatique. À l’occasion de cet événement, une mobilisation internationale visant à faire pression sur les négociateurs est programmée. Des délégations du monde entier iront à Copenhague et organiseront sur place des actions.

 

image: http://www.altermonde-sans-frontiere.com/IMG/jpg/porte-conteneurs-470px.jpg

Le transport maritime est responsable de 18 à 30% de la pollution mondiale par oxyde d’azote et de 9% de la pollution par oxyde de soufre. Les gouvernements ont sous-estimé les risques sanitaires liés à la pollution du transport maritime. Les moyens de réduire cette pollution existent : une législation renforcée permettrait de sauver des dizaines de milliers de vies chaque année.

Le journal britannique The Guardian vient de faire état de données confidentielles provenant de l’industrie du transport maritime et basées sur la taille des moteurs et le type de carburant utilisé.

Selon ces données, les 15 plus gros porte-conteneurs du monde polluent à eux seuls autant que la totalité du parc automobile mondial (estimé à 760 millions de véhicules). Les bateaux de transport utilisent un carburant de basse qualité qui contient environ 2000 fois plus de soufre que le diesel utilisé dans les voitures européenne et américaines. La semaine dernière, le Canada et les États-Unis ont décidé d’instaurer une zone tampon d’émissions réduites le long de la côte américaine. La mise en place d’une telle zone fait suite à une recherche conjointe de l’agence NOAA et de l’Université Boulder du Colorado, selon laquelle la pollution des 90 000 bateaux de commerce à travers le monde (cargos, pétroliers et bateaux de croisière) est responsable de 60 000 morts chaque année, et entraîne des coûts de santé de 330 milliards de dollars.

En exigeant une diminution du soufre dans le carburant ainsi qu’une diminution des émissions de particules fines et d’oxyde d’azote, l’agence américaine de protection de l’environnement, estime que l’instauration de la zone d’émissions réduites sauvera plus de 8000 vies chaque année. Des conclusions semblables ont été atteintes au Danemark : chaque année, les émissions du transport maritime coûteraient près de 50 millions de couronnes (env. 11 millions de francs suisses) aux services de santé danois et causeraient la mort prématurée de 1 000 Danois.

L’Europe a consenti à de nombreux efforts pour réduire les émissions de soufre et d’azote de ses transports terrestres. En revanche, la législation en matière de transport maritime est nettement insuffisante. « La pollution du transport maritime affecte la santé des communautés littorales comme celles de l’intérieur des terres, mais cette pollution reste l’une des parties les moins régulées de notre système de transport » dit James Corbett, professeur à l’Université du Delaware et co-auteur de l’étude qui a convaincu le gouvernement américain de passer à l’acte.

La technologie existe pour diminuer ces émissions polluantes. Bien que certains pays ont décidé de régler le problème de façon indépendante, peu d’actions ont été entreprises au niveau international. À terme, les bénéfices, notamment au niveau de la santé, devraient pourtant largement surpasser les coûts.

La pollution maritime en chiffres (cités par le Guardian) les porte-conteneurs géants ont des moteurs de 109 000 chevaux, gros comme un immeuble de 5 étages et qui pèsent 2 300 tonnes. Chaque bateau est censé fonctionner 24 heures par jour, 280 jours par an. Il y a 90 000 bateaux de commerce sur l’océan. Un seul gros bateau peut générer 50 000 tonnes d’oxyde de soufre par année. ( ...,...)

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....... A voir sur le sujet : Cargos, la face cachée du fret - France 5 du mardi 9 fevrier 2016 - 20H50

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................................... Les problèmes du monde sont tous liés entre eux - La COP 21 en envisageant les problèmes de manière isolé ne parviendra à aucun résultat tangible .... et la pollution semble notamment le résultat des problémes politiques de délocalisation de l'économie, elle même liée aux problèmes politiques et sociaux dans nos économies de marché ( contournement du cout main d'oeuvre ),  ainsi la structure des sociétés d'engendrer l'aberration politique volontaire permettant de protéger les entreprises des fiscalités nationales par diverses fictions dont vous voilà avisé ... Ainsi, les armateurs, pour payer moins d'impôt et contourner les diverses réglementation de leur état d'origine, utilisent ce qui s'appelle les pavillons de complaisance ;.....

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Read more at http://www.enim-cerno.com/pages/manipulation-des-masses-quels-interets.html#uejepodTiItz6cvJ.99

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