Inflammation présidentielle

 .            - INFLAMMATION PRESIDENTIELLE 2017 - 22

 

        Qu'est-ce qu'un bon président ? Peut-il exister un bon président? ....

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............................. "J' ai attrapé un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de " je t'aime".

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Les paroles de cette célébre chanson d'amour de Richard Cocciante hante mes pensées depuis cette incroyable élection présidentielle 2017.

........  Un vrai conte de fée pour tous les Français !?? - Dit-on ....

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..................................................                Je nage dans le bonheur en cette fin de mois de Mai - La photo ci dessus illustrant des enfants courant dans les prés me semble opportune de mon état d'esprit -(...?;...) Les médias unanimes nous vendent le nouveau président, fraîchement élu, à toutes les sauces et sous toutes les formes. Que de compliments. Il est trop beau disent les jeunes filles -

Les groupis déchirent leurs culottes à chaque meeting pour les envoyer au bellâtre  - LOL !!!! Cette jubilation post-électorale unanime fait plaisir à voir- Même l'air me semble meilleur depuis l'arrivée au ministère de N. Hulot, je me sens rassuré sur le sort du pays depuis que LREM fait une si belle l'unanimité auprès de nos concitoyens ... Snif ! ... J'en ai les larmes aux yeux; ... tant je crois que je vais  .... snif -

Bref ! Et dire qu'en République les médias doivent faire preuve d'objectivité, de pluralité et d'impartialité - Il parait ! ?- ... On se fout de notre gueule ou quoi ? Pardon mais cela se voyait un peu quand même ! ... Le péril était si grand que personne n'a pu cacher son jeu, certes selon la méthode subtile habituelle - L'entente cordiale à permis de vaincre le péril qualifié - Ce temps est révolu, la tempête s'est calmée, la victoire est acquise,.... retour aux compromis oratoires de façade entre copains - Les loups n'auront qu'à se grimer devant la caméra pour feindre la pluralité.

Ils pourront désormais mimer, comme auparavant, la contradiction de façade et l'opposition de principe entre gens de bonne famille - J'exagère -

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....................................................................      En quelques mois ce parfait inconnu du public devient la coqueluche des médias, le sauveur de la république, et les déclarations d'amour des experts, des politiques comme des journalistes vont bon train. Les serments d'allégences s'enchainent comme il se pratiquait au moyen-âge. Ces pions du roi me font pitié- Les maîtres ont décidé pour vous - Sieur Hollande se retire, vive le nouveau président-roi coopté par l'intelligentsia. C'est beau l'amour désintéréssé ! -

Je le confesse, le présent exposé est volontairement critique, acerbe, humoristique, caustique, certes sans demi mesure: Aprés tout les médias officielles se chargent parfaitement des éloges !! ... et il est préférable quant-à-moi de vous exposer un angle moins saupoudré et auroéolé d'un humour sarcastique. Pardon d'avance à ceux que cela pourrait choquer - Evidemment que j'exagére, il n'y a rien de vrai dans tout ce qui suit ! .... ?? J'espère ! -

A moins que la réalité ne dépasse encore la fiction -

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Un banquier à l'Elysée ? Quel banquier ? Non, il n'est plus banquier on vous dit ! N' insistez pas, ... il ne se souvient même pas avoir travaillé dans une banque - Croix de bois, croix de fer ! .. S'il ment, nous irons en ... ? Non... ?. LOL - Il faut être réaliste et ne pas se laisser conter fleurette -

C'est encore de manière désintéressée et unanie que les "sondages" nous manipulent, ... pardon, je dérape,...je veux dire ... nous incitent, ... nous invitent courtoisement, en nous informant SVP ( dit-on ! : Ailleurs on parlerait de propagande par la répétition ), à voter Macron en cette législative 2017 ... puisqu'on vous dit que c'est inévitable non de D.ieu ! ... votez donc pour lui ! Y a rien à faire non ? Il aura sa majorité - AMEN -  On croit rêver !... sauf que c'est ce que nous vivons dans la réalité - Manipulation feutrée, quand tu nous tiens - Il n'y à rien de démontrable ...  à moins de disséquer scrupuleusement et en détail chaque émission télé, chaque débat, chaque sujet et propos de l'ensemble des médias de grande audience, précisément ceux qui sont sous contrôle des institutions d'Etat, aux heures de ''pointe'' sur plusieurs mois précédent l'élection. Personne ne le fera -

Ceci dit, ne soyons pas totalement négatif, car mon propos est volontairement critique,... ce jeune président semble être énergique, et semble volontaire pour impulser un vent nouveau sur une instittuion poussièreuse qui en a bien besoin. Je lui concède cette qualité de vouloir avancer à tout prix. Notre pays a besoin dé réforme ... même si je ne partage pas forcément la direction ni la méthode. Le fait de supprimer l'impôt local est une bonne idée de principe - Il ne doit pas exister autant d'impôt et les revenus modestes doivent en être exempter . Amen ( LOL) - Mais je sais déjà que cette réfomre fiscale est hypocrite et qu'elle sera largement compensée par des hausses d'impôts injustes sur les carburants,CSG, ....et autres taxes locales qui sont à inventer - Je ne suis pas dupe - Son jeune parti politique est une bonne chose s' il rend possible une nouvelle méthode d'expression et fait apparaître de nouvelles têtes. Mais là encore, je vois bien la manoeuvre de façade avec des députés "godillots". Il est pour moi impossible de concevoir une république exemplaire sur le vieux schéma structurel d'une république pyramidale. Les experts nous confessent par ailleurs que ce président serait le dernier rempart contre l'anarchie ou peut être contre les extrêmes politiques : C'est faux ! Il n'est pas de super héro-Sauveur de la démocratie.... Le dernier rempart est dans la seule main des citoyens dans le cadre d'une véritable démocratie participative . Il ne peut y avoir de salut par l'intermédiaire d'une quelconque parodie démocratique représentative dont les pouvoirs seraient concentrés dans les mains d'une quelconque oligarchie représentée par tel ou tel autre leader charismatique. Tout cela est FAUX - Même s'il n'est pas le Préisdent dont on peut rêver, je lui souhaite réussite dans son projet nous rapprochant de la réalisation de mes "prophecits" et formule l'espoir que je sois dans l'erreur de jugement ....  car cet exposé n'est que le fruit d'une analyse personnelle subjective - Nous verrons -

-  Revenons à mon propos critique - ( .......Sinon vous allez m'accuser de cirer les pompes !..)

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....................................................                 L'affaire est donc à suivre sur les cinq années du mandat de Sir Macron pour surveiller les projets de fonds votés en "catimini" au delà des déclarations de façade qui ont pour but de simuler l'action ou de tromper l'opinion sur les réelles intentions ( ... un peu comme cette épisode sur les travailleurs détachés ( octobre 2017), cette autre dilatoire sur les mesures "Climat" de Sir N hulot ( Rien de sérieux ne sera fait !) ... ou concernant les mesures substitutives de l'état d'urgence; etc... ) - Nous pourrions encore évoquer cet autre aspect d'une politique écran sur la condition féminine : Ces grandes causes polémiques cachent en réalité la vacuité du programe de fond .... . Les ignares seuls y croiront - Nous irons seulement plus loin dans la Libéralisation de l'économie . 

Le fait n'est pas nouveau et la méthode bien rodée ....

En effet, la dernière fois qu'un banquier "s'est pointé" à l'élysée ... c'était avec une mission trés précise et particulière qui n'était en rien innocente dont je vous laisse trace ci dessous au travers d'articles tiers mais qui se résume en un changement historique et radical du système de financement de l'état responsable de notre prochaine faillite. J'ai bien peur que cette Présidence ait elle aussi pour la plupart d'entre nous un goût amer qui se fera sentir dans quelques années à l'image des conséquences du passage de son illustre prédecesseur ( Pompidou : Conséquence ? Une Dette aujourd'hui équivalente au PIB en 2017- Trois fois rien ! -) - A suivre donc -

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.....................................                Quel serait donc le problème ?  Les mauvaises langues ( Dont je ne fais pas parti ! ... Je ne fais que transmettre une information contradictoire au "cirage de pompe" ...!) prétendent que ce nouveau président aurait pour mission, pardon, je voulais dire "projet" de faire entrer, (pardon  ... "d'engager" ) la france dans une nouvelle étape d'intégration tant attendue mais impopulaire de la finance Européenne. ( ... Cela pourrait alors signifier, potentiellement, que les élections soient canalisées, orientées par une "intelligentsia médiatique" appliquant un plan prévu de main de maître et dont la stratégie s'entoure habilement d'une poudre de perlimpinpin ( LOL) démocratique ! Vous votez librement ... mais dans la limite de ce qui est décidé par avance par les notables de l'Intelligentsia !?? Non ! Ce n'est pas moi qui le dis - Vous plaisantez j'espère ... )  

Pour revenir au sujet de cette intégration Européenne, on ne parle évidemment pas de la construction d'une Europe Politique et citoyenne comme nous l'imaginons, pauvres innocents, dans l'inconscient collectif et qui justifie de manière noble la création puis l'intégration Européenne... Non ! ... Nous parlons bien ici dans notre hypothèse d'uniquement conforter les mécansimes financiers et industriels ( du commerce ...Hum - Argent ! ....$$$ ) de libre échange Européen. Rien pour nous !! - Cette étape ne concerne que le commerce et les gros "sous" ($$$) - Vous y croyez vous ?? ! ...  Il faudra bien s'informer -

.........................................   Non - Cela doit encore être une erreur de ma part -

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Voilà sinon, si cela s'avère être le cas lors des années à venir, le vrai visage du nouveau Président ... et le vrai motif de son élection, justifiant selon mon humble avis cet étrange soutien inconditionnel et unanime de l'intelligentsia politico-médiatique ... et économique au niveau Européen : 

Parachever l'édifice libéral financier internationaliste qu'appelle de leurs voeux les magnats du monde économique.

Ce Président, cette équipe gouvernementale peuvent le faire et enfin réaliser le rêve réactionnaire des magnats capitalistes car ils ne sont justement pas issus des milieux politiques classiques qui nous mentent et se contiennent un tant soit peu pour s'assurer les suffrages lors des nouvelles échéances électorales. Eux sont là comme dépositaire et mandataire provisoire, sans horizon ni ambition future de carrière, d'un mandat de réforme précis octroyé par qui de droit - Yes they can ! Ils s'en iront tout simplement après avoir accompli leur mission - Seule la rue peut les arrêter. La révolte est-elle encore possible à l'heure du surendettement, de la télé réalité qui lave les cerveaux ... et de la mentalité des petits profits immédiats ?

Mr Attali nous en parle à sa manière ...

https://www.youtube.com/watch?v=k40RpYZlvkQ

Sauf d'affronter le barrage des citoyens révoltés .... Mais il n'est pas encore l'heure ( ...car le niveau de mécontentement est encore en deçà du seuil critique : Ils avancent par étape et de manière sectorielle ).... et il le savent - Dormez tranquille,... Ils oeuvrent pour nous (Pardon : pour eux) !

Mais les conséquences seront graves - Je ne voudrai pas que les Français se réveillent un beau jour avec une "Inflammation démocratique aïgue", ... sorte d'inflammation atypique du pouce et de l'index ( qui portèrent des bulletins extrémistes vers les urnes par dépit au lieu de choisir un programme par conviction ) qui transforme par erreur ce désapointement politique à l'égard des institutions en haine ... . Car il faut un coupable, et comme le vrai fauteur de trouble ( La finance et la grosse industrie ) se tient caché derrière les institutions ( législateur, président / Loi / conflit quotidien ) , On vous désignera (...par une substitution habile dont le secret revient aux médias connivents) un substitut classique : L'étranger  ( ....Peut-être vaut-il Mieux une guerre fratricide que de perdre le pouvoir selon l'esprit des possédants - CQFD : On en profitera pour annihiler les résistances et les quelques mouvements politiques opposants,.... comme il se fît de nombreuse fois dans l'histoire - cf anarchie )-  Vous n'avez donc pas le droit à l'erreur Monsieur le Président -

Outre ( dans le meiller des cas ) un certain bénéfice dans l'efficacité de gestion de la politique économique de la zone "euro" ( ... au profit des riches et des technocrates ), on retrouve toujours dans ce transfert de compétence le "danger relatif" de la remise dans les mains d'une instance supra-nationale de compétences jadis nationales et la possibilité de recourir à des mesures de "retorsion" ( ...Extrait - << .... « Certains conseillers d'Emmanuel Macron vont très au-delà (du semestre européen) et estiment que la sanction la plus utile pour un pays qui ne respecte pas le PSC serait qu'il soit privé du parapluie du Mécanisme européen de stabilité. C'est dangereux mais c'est une manière, très anglosaxonne, de répondre à la question : que peut-on faire pour mettre les pays devant leurs responsabilités ? », explique Daniel Gros.....>> ) - Il faut alors que ces instances soient solides dans leur constitution démocratiques .... et c'est justement le point faible, notamment, des instances économiques ou politiques Européennes dont on soupçonne parfois la collusion avec des lobbies. Cela n'ira probablement pas dans ce cas dans la bonne direction, celle de la volonté des peuples, si l'on considère le grief général fait au mandat représentatif dont je fais écho sur mon site -

Le second risque, conséquence du premier consiste dans le creusement des écarts de richesses au sein des populations et l'appauvrissement, voire la disparition totale des classes moyennes en conséquence d'une libéralisation excessive des rouages économiques ( uberisation & gouvernance économique par l'Europe ). Un retour progressif du droit vers la précarité, la pauvreté, le creusement des écarts de richesse et le chaos dans les relations sociales comme au début du 19° siècle -

Cette société de l'agent "roi" engendre un nivellement des salaires par le bas au niveau Européen .Etes-vous prêt à travailler pour un salaire moyen de 750 Euros pour 40 Heures ou plus hebdomadaire ? Ce montant est relatif car cette valeur est proportionnelle en fonction du coût de la vie - L'explosion des loyers et des biens secondaires vont dans ce sens - ( cf article du dictio anrcho- "arnaque des stat" )- Ce scénario d'une "marche "forcée" vers une construction Européenne bancale tendrait alors à nous rapprocher des conditions que je décris dans ma "cinquième prophécit" ( Taux de convergence à 82 % en 2022 ) -

Alors je vous le dis : Attention messeiurs les énarques, messieurs les riches, le point de rupture n'est plus trés loin, les peuples souffrent, la révolte gronde, vos solutions partielles et transitoires vous enrichissent, vous font gagner du temps sans résoudre les problèmes de fond,... l'histoire se répéte et mène encore une fois progressivement mais sûrement l'Europe au même résultat du chaos comme au début du 20° siècle ! Le déchirement de l'empire fera rage -

................... Mr le Président,.... Vous y  aurez largement contribué en poursuivant dans cette direction -

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On nous parle d'un renouveau démocratique qui ne prend forme que dans l'esprit des cadres de LREM ou dans les textes fabulateurs de certains médias - Le bilan actuel, qui semble de bonne augure est le suivant -

- Président : Un ancien Banquier

- Premier ministre : Un ancien du lobby nucléaire ( AREVA )

- Législature : ? .... J'écoute J-L mélanchon en ce vendredi matin 9 juin 2017 sur BFMTV ( face à Bourdin ) qui prétend que la plupart sont en réalité des lobyistes déguisés en société civile - ( J'ajoute à titre perso  ... des professions libérales ou des cadres au profil psychologique compatible, des collaborateurs d'anciens politiques, certes jamais élus, mais convaincus et politiquement conquis - Où sont les gens du peuple et le lien direct et permanent manquant avec le peuple de base ) ? 

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................... A lire -

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.................. http://www.20minutes.fr/elections/legislatives/2066023-20170511-legislatives-parite-societe-civile-macron-tenu-promesses-candidats-republique-marche

  • Renouvellement

Il y a légèrement plus de candidats issus de la société civile. « 52 % d’entre eux n’ont jamais exercé de mandat. Nous avons donc tenu notre promesse. » Parmi eux, le mathématicien Cédric Villani ou Valérie Petit, professeur à l’Edhec, une école de commerce.

Par «société civile», LREM entend «personne n'ayant jamais effectué de mandat politique», a précisé Richard Ferrand. Voilà pourquoi certaines personnes qui font carrière en politique sans avoir été élues, comme Marie Guévenoux, enagée auprès d'Alain Madelin dès 23 ans, membre de l'équipe de campagne d'Alain Juppé en 2016 puis de François Fillon, investie dans la 9e circonscription de l'Essonne, sont comptabilisées comme candidats de la «société civile». 

Pour ce qui est du profil des candidats, le plus jeune de tous les candidats a 24 ans, la plus âgée 72 ans. 4 % sont des personnes retraitées, 2 % recherchent un emploi et 1 % sont des étudiants.

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................................  http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/05/17/qu-est-ce-qui-se-cache-derriere-la-societe-civile-vantee-par-macron_1570065
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L’expression est à la mode, comme un label : «issu de la société civile». En janvier, à l’issue d’une «primaire citoyenne» organisée sur Internet, Charlotte Marchandise, femme aux multiples engagements associatifs, se retrouvait désignée «candidate citoyenne» à l’élection présidentielle. Ala Tribune, elle expliquait : «Sur le terrain, mon étiquette "société civile", hors des partis, me permet de parler avec tout le monde et de faire avancer des dossiers.» Charlotte Marchandise n’a pas eu les 500 parrainages nécessaires pour se présenter au premier tour de l’élection présidentielle, mais la «société civile», elle, est restée dans l’air du temps, notamment autour du candidat devenu président de la République, Emmanuel Macron.

Son parti, la République en marche (LREM), se vante de présenter 52% de candidats issus de la «société civile» aux élections législatives. Mais qu’est-ce donc au fond que cette «société civile» ? Selon le parti macronien, ce sont tout simplement les «personnes n’ayant jamais effectué de mandat politique». Une définition large, qui pourrait laisser croire que la porte est ouverte aussi bien aux patrons qu’aux salariés, aux actionnaires qu’aux chômeurs… Pourtant, comme l’a relevé Mediapart, parmi les candidats présentés par le parti, aucun n’est ouvrier, très peu sont des employés. On trouve en revanche des figures médiatiques comme le mathématicien Cédric Villani, des patrons comme Mounir Mahjoubi ou encore des hauts fonctionnaires comme l’ancien patron du Raid Jean-Michel Fauvergue. Et comme Mounir Mahjoubi au Conseil national du numérique, ils ont pu frayer avec les milieux politiques, voire carrément avoir été conseillers régionaux, comme la magistrate Laurence Vichnievsky.

LREM risque donc d’être prise à son propre jeu, comme cela s’est produit quand a été rendu public le fait que Gaspard Gantzer, conseiller en communication de François Hollande à l’Elysée pendant trois ans, avait hérité d’une investiture (qu’il a abandonnée). Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle, a estimé que ce choix permettait «de mesurer l’ampleur de la supercherie». La France insoumise, elle, revendique de son côté 60% de candidats estampillés «société civile», dont des ouvriers.

 «Non pas une contre-élite, mais une élite alternative»

Derrière ces débats, il y a une réalité : la notion de «société civile» est ambiguë, suffisamment pour qu’aussi bien chez Macron que chez Mélenchon, on s’en revendique sans avoir exactement la même chose en tête. «C’est un terme à géométrie variable, de sorte que sa définition dépend du locuteur, du moment et du lieu», relève Gautier Pirotte, professeur à l’université de Liège, auteur de la Notion de société civile (éditions La Découverte, 2008). En France, en 2017, dans la classe politique, «on le dit souvent pour parler des autres, des gens qui ne sont pas comme nous», souligne-t-il. ( ...,...,... )

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........................ Nous verrons bien, en attendant, voici divers extraits instructifs .... ( Mes commentaires sont en "NB" ou les passages importants en jaune )

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..................... Des mensonges dans le discours présidentiel ? ...?

.................... https://www.humanite.fr/huit-mensonges-demmanuel-macron-qui-ne-font-pas-une-verite-643858

...................https://www.upr.fr/actualite/france/macron-symbole-de-lescroquerie-dun-monde-politique-perdition

..................https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/Macron-a-menti-sur-sa-declaration-de-patrimoine

.................. http://resistancerepublicaine.eu/2017/05/04/macron-a-menti-pendant-tout-le-debat/

.................... http://www.medias-presse.info/debat-de-lentre-deux-tours-emmanuel-macron-a-menti-cest-bien-lui-qui-a-cede-sfr-a-patrick-drahi-preuves-a-lappui/73504/

....................https://www.huffingtonpost.fr/matthias-tavel/7-preuves-qu-emmanuel-macron-est-en-train-de-construire-l-europe-du-pire_a_23247592/

................. INFO ? ...INTOX ????

.................. http://valentin.beziau-ump77.over-blog.com/2017/05/l-appartenance-maconnique-d-emmanuel-macron-revele-par-gioele-magaldi-franc-macon-italien-au-30eme-degre-et-le-journaliste-juif-fran

...............   http://www.conspiracywatch.info/psychopathe-homosexuel-et-marionnette-de-rothschild-emmanuel-macron-vu-par-la-komsomolskaia-pravda_a1806.html

...............   http://www.slate.fr/story/154088/voici-comment-decoder-une-image-antisemite

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La loi no 73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France est une loi française, qui modifie le statut de la Banque de France et précise notamment les conditions autorisant l'État à emprunter à la Banque de France.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_janvier_1973_sur_la_Banque_de_France

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.............. Pour bien comprendre le projet Européen et la progression des réformes institutionnelles en France ! ....

................................... http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-1973-prets-etats-banques-privees-interdiction-banques-centrales-argent-taux-zero-jeanluc-schaffhauser-269187.html

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Mais pourquoi avait-on voté en 1973 cette loi imposant à l'Etat de passer par les banques privées ou les marchés pour financer sa dette ?

Par cette loi ( ( NB - Loi pompidou- Giscard ), il devenait interdit au Trésor français de s'adresser directement à la banque centrale. 2e numéro de notre série en 5 volets sur les 40 ans qui ont permis à l'industrie de la finance de prendre le contrôle du monde réel.

40 ans pour en arriver là

 

Dit autrement, de prêter directement à l’État de l’argent à taux zéro ou à un taux équivalent à celui qui prévaut lorsque la Banque centrale prête de l’argent aux banques.

Dès lors, en vertu de cette loi, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. Cette loi constitue en elle-même un véritable défi à la souveraineté étatique, puisqu’elle interdit au Souverain - l’État démocratique étant l’aboutissement politique et juridique du Peuple souverain - de se donner l’argent dont il est pourtant le seul garant et seul émetteur de monnaie de base. Et elle l’oblige, pour emprunter, à passer par des tiers privés (les banques) qui lui prêtent l’argent dont il est cependant le fournisseur en dernier ressort ! Une situation déjà ubuesque en elle-même, mais qui s’est encore aggravée depuis, puisque, en volant au secours des institutions financières lors de la crise de 2008, l’État est également devenu le fournisseur en premier ressort de ces mêmes institutions qui aujourd’hui lui reprochent son endettement, et lui appliquent en conséquence des taux usuraires…

 

Comment en est-on arrivé là ? Le cas français.

Il est tout à fait permis de croire à la bonne foi du législateur. Dans l’esprit de celui-ci et des hauts fonctionnaires de l'époque, il s’agissait avant tout, après la période de reconstruction de la France de l’après-guerre, d'instituer un garde-fou afin de préserver le pays des abus passés faits sur les épargnants et les rentiers par l’inflation et les dévaluations. Car en l'absence de limitation légale au pouvoir arbitraire de l'Etat de créer de la monnaie, l'équilibre du système repose uniquement sur la volonté des gouvernements de s'imposer une discipline budgétaire. Sans cette discipline, et s'il devient systématique, le financements des déficits par simple émission monétaire est un mauvais coup porté au reste de l'économie puisque cet argent "créé" l'est sans contrepartie réelle.

En 1973, près de 30 années "d'abus" étatiques en matière de création monétaire viennent de s'écouler dans le cadre de la remise à flot de l'économie française suite aux destructions de la deuxième guerre mondiale. La France étant désormais reconstruite, il n’était plus aussi nécessaire de laisser persister des mécanismes qui s'étaient avérés bénéfiques pour le financement de dépenses d’investissements structurels. D'autant qu'en plus de ces investissements lourds, ces mécanismes de création monétaire "facile" avaient souvent été utilisés pour financer le fonctionnement courant de l'Etat. Aux yeux des hauts fonctionnaires ou des législateurs de l'époque, il était à la fois utile d'encadrer les potentielles dérives de l'Etat en la matière et souhaitable de sortir d'une ère d'économie administrée.

Reste que ces bonnes intentions finirent par faire aussi le jeu du monde de la finance, celui-ci voyant bien l’intérêt qu’il pouvait retirer d’un système dans lequel l’État doit obligatoirement passer par lui pour emprunter. De ce point de vue, la loi de décembre 1973 fut également le fruit d'un habile lobbying bancaire visant à consolider ces "bonnes dispositions" politiques afin de "neutraliser" ceux qui auraient pu remettre en question l'argument d'un Etat trop dépensier et prompt à faire tourner la planche à billets pour continuer à s'endetter dans la mesure où en 1973, l'État français n'était quasiment pas endetté.  

Au final, comme on le sait, le nouveau système n’a bien évidemment pas empêché l’État de s’endetter ! Contrairement à ce qu’escomptaient certains, la loi de 1973 n’aura donc pas rempli son rôle de garde-fou budgétaire : l’endettement public s’est poursuivi. Et - circonstance aggravante - il a été contracté auprès de créanciers financiers privés pratiquant des rentes sur la dette. Tant et si bien que l’État est progressivement devenu l’otage d’un système financier privé.

De la sorte, avec la loi de 1973, la France changeait en réalité de monde en mettant à mort le système qui pourtant avait permis sa reconstruction et son renouveau industriel. Il faut en effet en être bien conscient : sans les avances gratuites du Trésor, l’inflation et les dévaluations, la France d’après-guerre n’aurait pas pu se reconstruire. Si la France avait choisi la finance et le remboursement des dettes, à la sortie de la Seconde guerre mondiale, elle ne se serait jamais relevée, car elle aurait croulé sous le poids du passé. Si l’intérêt supérieur de la France n’avait pas été au-dessus, des épargnants, du rentier et du système financier pour privilégier l’économie réelle, la fabrication de véritables richesses industrielles, issues pour la plupart alors des grands programmes de l’État, n’aurait pas été possible. Jamais la France ne se serait hissée à la quatrième puissance économique mondiale avant 1970, si le Général de Gaulle n’avait pas mis la finance au service de l’économie du pays.

..................... ( ...,... ) voir sur site origine -


Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/loi-1973-prets-etats-banques-privees-interdiction-banques-centrales-argent-taux-zero-jeanluc-schaffhauser-269187.html#VuzeXLdtVoFCOsBJ.99

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...............  http://www.robert-schuman.eu/fr/questions-d-europe/0067-la-gouvernance-economique-de-l-union-europeenne-controverses-et-pistes-de-reformes

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La gouvernance économique de l'Union européenne : controverses et pistes de réformes

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09/07/2007

 

L'Union européenne est la première puissance économique mondiale, devant les Etats-Unis, mais peu connaissent dans le détail la répartition et les modalités d'utilisation des instruments de politique économique en Europe. La gouvernance économique de l'Union reste complexe, ce qui suscite des incompréhensions de la part des citoyens et des controverses sur son efficacité dans les milieux économiques. L'objet de cette étude est d'en présenter et évaluer le fonctionnement, et de proposer des pistes de réformes pour remédier à court et moyen termes, aux difficultés mises en évidence. 
Les deux principaux piliers de la gouvernance économique de l'Union sont la définition du policy mix européen, c'est-à-dire la définition et l'articulation des politiques monétaires et budgétaires dans l'Union européenne ; et la mise en œuvre du marché intérieur et de la stratégie de Lisbonne, dont l'objectif est de renforcer la compétitivité de l'Union et de développer l'emploi. 
 


 

1. L'élaboration des politiques macroéconomiques en Europe : un cadre trop rigide ?



Le policy mix européen est élaboré dans le cadre de l'Union économique et monétaire (UEM), initiée par le Traité de Maastricht en décembre 1991. Partant du constat de leur interdépendance et des effets croisés de leurs politiques en matière économique, les Etats membres ont choisi de se doter de règles communes en matière monétaire et budgétaire. 
Sur le plan monétaire, la mise en place de l'UEM a conduit à la création de la zone euro en 1999 : comprenant 13 Etats membres à l'heure actuelle, la zone euro s'élargira à 15 en janvier 2008 (Chypre et Malte) et doit, à terme, réunir l'ensemble des Etats membres de l'Union européenne. Seuls trois pays bénéficient d'une exemption : le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède. Dans ce cadre, la politique monétaire des Etats membres de la zone euro est confiée à la Banque centrale européenne (BCE).
En matière budgétaire, l'UEM impose aux Etats membres de la zone euro des règles de limitation du déficit et de la dette publique, formalisées dans le Pacte de Stabilité et de Croissance. La coordination des politiques budgétaires est discutée au sein de l'Eurogroupe, réunion des ministres des Finances des Etats membres ayant adopté l'euro, actuellement présidé par Jean-Claude Juncker, Premier ministre du Grand-duché de Luxembourg, pour son second mandat de deux ans. Les Etats destinés à rejoindre la zone euro sont soumis aux critères de convergence définis à Maastricht. Par ailleurs, l'Union européenne dispose d'un budget qu'elle utilise pour favoriser la convergence des niveaux de vie (fonds structurels). Ce budget reste limité à 1% du revenu de l'Union. Certains éléments du policy mix, comme la politique fiscale, restent très peu encadrés au niveau européen.
 

1.1. Le gouvernement monétaire de l'Europe : une règle claire, un fonctionnement efficace


 

1.1.1. Une politique monétaire commune solidement justifiée



L'adoption d'une politique monétaire commune a fait l'objet d'une vive controverse lors du débat sur le Traité de Maastricht. Sur le plan économique et après 8 ans de pratique dans la zone euro, elle semble néanmoins solidement assise. L'existence d'une monnaie unique facilite les échanges, les comparaisons de prix et supprime les coûts liés aux opérations et au risque de change. L'introduction de l'euro a, par exemple, permis une augmentation des échanges d'environ 30% entre les Etats membres de la zone euro [1]. L'adoption d'une monnaie commune a favorisé l'intégration du marché des capitaux et contribué à attirer des investissements extérieurs. L'euro limite l'exposition des économies européennes à l'inflation importée : les échanges de biens et de service avec l'extérieur représentent désormais une partie plus faible du PIB.

La principale critique qui avait été formulée à l'encontre d'une politique monétaire commune était son inadaptation face à l'hétérogénéité des situations économiques des Etats membres, notamment dans l'éventualité de chocs asymétriques. Or cette hétérogénéité a nettement reculé dans la zone euro.
Les économies des Etats membres suivent des cycles économiques de plus en plus similaires : la réduction de l'écart-type de croissance entre pays de la zone euro tend à montrer que les phases de ralentissement ou d'accélération de l'activité économique sont de plus en plus concomitantes. Le graphique 1 montre ainsi que les écarts-types de croissance entre Etats américains et pays de la zone euro sont très proches et ont eu tendance à décroître au cours des dix dernières années.
Avant d'entrer dans la zone euro, une économie doit satisfaire aux critères de convergence avec les autres économies de la zone. Ces critères, définis à Maastricht, restent valables pour les futurs accédants à l'euro. Ils portent sur la limitation du déficit, de la dette publique, du niveau de l'inflation, des taux d'intérêt de long terme et des fluctuations du taux de change par rapport à l'euro. Cette convergence rend la mise en commun de la politique monétaire réaliste dans la mesure où elle s'applique à des pays présentant des caractéristiques économiques similaires. (....,.... )

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............. Autre info sur la gouvernance économique -

...........  https://www.legrandsoir.info/qu-est-ce-que-la-gouvernance-economique-europeenne-histoire-contexte-actuel-perspectives.html

..........   http://ec.europa.eu/europe2020/europe-2020-in-a-nutshell/priorities/economic-governance/index_fr.htm

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......................... Grennpeace -

..................... https://www.greenpeace.fr/election-presidentielle-2017-emmanuel-macron/?utm_medium=cpc&utm_source=google&utm_campaign=Instit-Presidentielle&codespec=701b0000000lhsM&gclid=CjwKEAjwsLTJBRCvibaW9bGLtUESJAC4wKw1pGoWw-xd3WcU90LNlQ_z77B_J2fLS62_-SfNPNeeERoCLWTw_wcB

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........................................................... https://www.mediapart.fr/journal/france/261014/quand-macron-etait-fonctionnaire-et-banquier-la-fois?onglet=full

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Quand Macron était fonctionnaire et banquier à la fois

 PAR 

L’arrêté de mise en disponibilité d’Emmanuel Macron, quand il a quitté l’inspection des finances pour la banque Rothschild, n’a jamais été publié.

 

Emmanuel Macron a-t-il demandé sa mise en disponibilité de la fonction publique avant d’aller travailler à la banque Rothschild ? Critiqué pour ne pas avoir remboursé ses études (la pantoufle dans le jargon de la haute fonction publique) au moment de son départ à la banque Rothschild, le ministre de l’économie avait expliqué le 16 octobre qu’il avait été mis en disponibilité. « J’ai quitté l’Etat pendant quatre ans, je suis revenu, j’ai été mis en disponibilité et j’ai réintégré la fonction qui était la mienne », avait-il alors déclaré sur France Inter.

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......................  https://fr.wikipedia.org/wiki/Emmanuel_Macron

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Formation de Emmanuel Macron

De la sixième à la première, il effectue sa scolarité à La Providence, un établissement privé catholique d'Amiens fondé par la congrégation des jésuites. Il est lauréat du concours général de français en 1994. Il termine ses études secondaires à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient le bac S avec la mention très bien.

Admis en hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV (classes préparatoires de lettres CPGE B/L - filière lettres et sciences sociales), il échoue à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'École normale supérieure18,17,19. Il obtient par la suite une maîtrise de philosophie sur Machiavel20 puis un DEA21 sur Hegel à l'université Paris-Nanterre22. De 1999 à 2001, il assiste le philosophe Paul Ricœur et travaille sur l'appareil critique de son livre La Mémoire, l'histoire, l'oubli18,11. Il devient de ce fait membre du comité de rédaction de la revue Esprit23.

En parallèle il est étudiant de l'Institut d'études politiques de Paris, dont il ressort diplômé en 200124. Il étudie à l'ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 dans la promotion Léopold Sédar Senghor25 où il finit 5e26, pour laquelle le classement final est annulé par le Conseil d'État à la suite d'un recours pour excès de pouvoir27 (Emmanuel Macron fait partie des 75 requérants ayant saisi le Conseil d'État)28, sans que cela ait d'influence sur l'affectation d'Emmanuel Macron à l'Inspection des finances ni sur les autres élèves de la promotion28. Pendant sa scolarité à l'ENA, il effectue un stage en ambassade au Nigeria29 ainsi qu'un autre à la préfecture de l'Oise30.

Des éléments de sa biographie publiés dans les médias ont fait l'objet d'incertitudes et de contradictions. Ainsi, Emmanuel Macron semble avoir entretenu pendant un certain temps l'ambiguïté sur son prétendu passage par l'École normale supérieure19. Par ailleurs, il indique avoir réalisé un mémoire sur l'intérêt général, en rapport avec la philosophie du droit de Hegel, sous la direction d'Étienne Balibar, mais ce dernier déclare ne pas avoir de souvenir ni de trace de cet épisode31, précisant : « Peut-être s'agit-il d'une censure inconsciente, je ne sais pas32. »

Carrière professionnelle

Inspecteur des finances

En , à l'issue de ses études à l'ENA, il intègre le corps de l'Inspection générale des finances (IGF). Emmanuel Macron devient l'un des protégés de Jean-Pierre Jouyet qui dirige alors l'IGF. Il participe notamment à des missions sur la « valorisation de la recherche », la « fraude aux prélèvements obligatoires et son contrôle » et « la répartition des prélèvements obligatoires entre générations et la question de l'équité intergénérationnelle »38.

En 2006, Laurence Parisot lui propose le poste de directeur général du Mouvement des entreprises de France (MEDEF) qu'elle préside mais Emmanuel Macron décline39.

En , il est nommé rapporteur adjoint de la Commission pour la libération de la croissance française (« Commission Attali »). En , il est nommé par décret membre de cette commission. Il y rencontre notamment Peter Brabeck, alors P-DG de Nestlé, contact qui lui a permis chez Rothschild & Cie de conseiller le rachat par Nestlé de la filiale de lait infantile de Pfizer en 2012.

Le , Emmanuel Macron est co-rapporteur de la commission sur les professions du droit.

En 2016, il démissionne de l'inspection des finances. En tant qu'énarque, il devait dix ans de services à l'État ; n'en ayant effectué que six (ses deux ans comme ministre n'étant pas comptés), il doit s'acquitter de la somme de 54 000 euros.

Banquier d'affaires

En septembre 2008, il se met en disponibilité de la fonction publique et devient banquier d'affaires chez Rothschild & Ci. Recruté par François Henrot sur recommandation de Jacques Attali et de Serge Weinberg, il indique que l'échec de son militantisme local, et l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, l'ont poussé vers cette activité. L'un de ses premiers dossiers est le rachat de Cofidis, spécialiste du crédit à la consommation, par le Crédit mutuel.

En 2010, Emmanuel Macron offre son aide bénévole à la « Société des rédacteurs du Monde » (SRM), dans le contexte de la revente du journal Le Monde. Mais il est aussi en relation secrète avec Alain Minc, alors que celui-ci soutient une offre Perdriel-Prisa-Orange, et alors que cette offre paraissait à la SRM « particulièrement dangereuse ». Après une scène romanesque racontée par le vice-président de la SRM Adrien de Tricornot, il est mis fin à ce double jeu.

Fin 2010, il est promu associé au sein de la banque, après avoir travaillé sur la recapitalisation du journal Le Monde et sur le rachat par Atos de Siemens IT Solutions and Services. Il bat ainsi le record de précocité de Grégoire Chertok mais cette nomination apparaît pour certains observateurs comme un « mystère ».

En février 2012, il conseille Philippe Tillous-Borde, le PDG de Sofiprotéol qui prend 41 % du capital de Lesieur Cristal.

En , il est nommé gérant et dirige l'une des plus grosses négociations de l'année, le rachat par Nestlé de la filiale « laits pour bébé » de Pfizer. Cette transaction, évaluée à plus de neuf milliards d'euros, lui permet de devenir millionnaire. François Henrot dira de lui qu'« il aurait été, s'il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe ». L'expression « Mozart de la finance », parfois utilisée, est cependant critiquée par certains observateurs.

Entre décembre 2010, date de sa nomination comme associé-gérant, et mai 2012, celle de son arrivée à l'Élysée, Emmanuel Macron indique avoir gagné 2 millions d'euros brut54. Selon ses déclarations de revenus et de patrimoine faites à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, il a gagné plus de 2 800 000 euros bruts entre 2009 et 2013.

Carrière et parcours politique d'Emmanuel Macron

En marche !Parti socialiste (France)Ministère de l'Économie et des Finances (France)Cabinet du président de la République françaiseBanquier d'affairesInspection générale des finances (France)

Parcours politique

Débuts militants

Il commence à militer au Mouvement des citoyens (MDC) pendant près de deux ans54,55, mais son adhésion à ce parti n'est pas établie55. Alors à Sciences Po, il effectue un stage au cabinet de Georges Sarre, maire du 11e arrondissement de Paris et proche de Jean-Pierre Chevènement56. Il vote pour ce dernier au premier tour de l'élection présidentielle de 200255. Il explique : « Autant la deuxième gauche m'a inspiré sur le social, autant je considère que son rapport à l'État reste très complexé. Je me suis toujours interrogé sur le rôle de l'État, et c'est pour cette raison que je me tourne, plus jeune, vers Jean-Pierre Chevènement »55. À la suite du , il considère que l'échec de Lionel Jospin et du Parti socialiste (PS) s'explique notamment par l'incapacité de la gauche à tenir un discours de fermeté sur les questions de sécurité55.

Membre du PS à partir de l'âge de 24 ans, il y est actif, c'est-à-dire à jour de sa cotisation, de 2006 à 200953,57,58,n 5. Il collabore également avec la fondation Jean-Jaurès à partir de 2006. ( ...,... )

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......................... Macron, candidat de la finance ?

............................ http://osonscauser.com/macron-candidat-de-finance/

......................... Candidat de la finance ??????

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............................. http://www.delitdimages.org/macron-banquier-pourri-enflure-bancaire-finance-goldman-sachs/

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....................... Médiapart -

............................................. https://blogs.mediapart.fr/adrienfabre/blog/280217/analyse-du-projet-economique-de-macron

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............................................ http://lvsl.fr/medias-ont-fabrique-candidat-macron

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........................................... http://www.europe1.fr/emissions/le-journal-des-medias/plusieurs-medias-accuses-de-soutenir-emmanuel-macron-3001487

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Analyse du projet économique d'E. Macron

Le maintien de l’ordre social existant, ou comment éclipser les largesses fiscales aux plus riches et l’abandon des services publics par une légère hausse du revenu des travailleur.e.s pauvres : une analyse critique et documentée du projet économique d'E. Macron.

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Cet article est une réaction au projet économique d’E. Macron, que vous trouverez ici : http://www.lesechos.fr/elections/emmanuel-macron/0211826576981-emmanuel-macron-mon-projet-economique-2067359.php

 

Avec Macron président et ses semblables au parlement : qui perd, qui gagne ?

Ce sont avant tout les générations futures qui y perdent. En effet, Macron promet que sous son mandat, tous les Français gagneraient en pouvoir d’achat2. Quelle est sa recette miracle ? Il prétend que les "réformes structurelles" et la baisse de l’imposition des plus riches vont faire croître la consommation du pays, et que ces gains bénéficieront à tout le monde. Si c’était le cas (j’expliquerai plus bas des raisons d’en douter), cela se ferait au détriment des générations futures (car sa croissance n’est pas verte, elle s’effectue en diminuant notre capital naturel – l’environnement) et de nos partenaires étrangers (car il veut, dans la continuité de Hollande, faire du dumping en augmentant notre compétitivité, pourtant déjà très élevée3).

 

Qui y gagne ?

Les riches ! Ses deux mesures avantageant les plus riches sont l’exemption du patrimoine financier de l’ISF et le prélèvement forfaitaire (aussi appelé flat tax) à 30% sur les revenus du capital mobilier. En tenant compte de la hausse de 1,75% de la CSG qu’il envisage, sa proposition consiste en une taxe uniforme de 31,75 % sur tous les revenus du capital hors immobilier, rompant avec le principe d’équité voulant que le taux d’imposition augmente avec le revenu..

Pour illustrer ces mesures, prenons le cas concret d’un patron du CAC40 ayant un patrimoine de 15 millions d’euros : 5 millions dans l’immobilier et 10 millions en actions. Ledit patron a par ailleurs un revenu de 3 millions d’euros : 500 000 en dividendes (de ses propres actions) et 2,5 millions en tant que PDG, eux-mêmes répartis en 1 million de rémunération (fixe et variable) et 1,5 million en options et actions (imposées comme des plus-values grâce à… Macron !4). Actuellement, à supposer qu’il n’optimise pas ses impôts (ce qui ne ferait que renforcer l’injustice d’une faible taxation), le patron paie 1,52 million d’euros d’impôts par an, dont 170 000 au titre de l’ISF. Avec le projet de Macron, il n’en paierait plus que 1,08 million, dont 35 000 au titre de l’ISF. Étant donné le niveau de l’ISF, c’est sur le prélèvement forfaitaire à 30% (au lieu de 45%) que repose toute la différence. Nous aurions pu effectuer le même exercice avec un millionnaire gagnant tout son revenu de ses rentes, et la baisse aurait été encore plus marquée. Le prélèvement forfaitaire que promeut Macron accroîtra mécaniquement les inégalités. Rappelons au passage que dans les trente glorieuses, les taux d’imposition maximaux pouvaient s’élever jusqu’à 95% aux États-Unis, et 65% en France5, et la croissance tant convoitée ne s’en portait pas si mal.

 

L’idéologie néolibérale

Macron s’appuie sur un corpus idéologique (au service des) puissant(s), le libéralisme (sautez ce long paragraphe pour vous éviter un topo général sur le sujet). Cette idéologie stipule que l’État doit être le plus restreint possible pour laisser la plus grande liberté aux agents économiques d’opérer leurs échanges dans un marché dérégulé. La pertinence économique d’une telle doctrine est réfutée depuis longtemps. Premièrement, une intervention de l’État est nécessaire pour pallier les défaillances du marché concernant les externalités (les coûts et bénéfices sociaux non pris en compte lors de l’optimisation individualiste). Or, ces externalités sont massives : éducation, santé, justice, police, infrastructures, recherche, médias, logement, alimentation : tous ces secteurs produisent des externalités positives et seraient sous-financés si l’État n’intervenait pas. Bon nombre de ces externalités sont d’autant plus importantes qu’une large partie de la population est pauvre. Quant à la finance, les industries dangereuses ou polluantes, les activités émettrices de gaz à effet de serre, et (last but not least) le chômage et les inégalités6  : ils représentent des risques ou des coûts sociaux s’ils ne sont pas maîtrisés. Deuxièmement, les libéraux considèrent que les secteurs listés ci-dessus, qui rendent un service public, fonctionnent plus efficacement quand ils sont privatisés. Si, par "efficace", on entend "rentable pour les actionnaires", c’est vrai qu’il n’y a pas photo. En revanche, si on s’intéresse à la qualité du service rendu, le dogme libéral ne survit pas à un examen sérieux. Je ne dis pas que n’importe quel État fait forcément mieux que le secteur privé : tout dépend de la gestion du personnel. En l’occurrence, la pratique managériale induite par le néolibéralisme, qui consiste à pressuriser les équipes pour réduire les coûts et augmenter les rendements financiers de court-terme, est un désastre7, comme en témoignent les suicides récurrents à Orange. Pour autant, le statut de fonctionnaire a ses défauts. Macron reste vague quand il dit qu’il veut changer le statut de fonctionnaire, mais c’est peut-être un des points potentiellement positifs de son projet : appliquer les résultats de recherche en gestion pour améliorer la qualité du service public (sauf que son objectif, c’est plutôt de réduire les coûts, on y reviendra). Troisièmement, même en l’absence d’externalités, les marchés sont imparfaits à cause de la structure oligopolistique de chaque secteur (due aux rendements d’échelle croissants et à l’accumulation du capital), aux asymétries d’information (qui conduisent à ne pas financer des activités rentables et réciproquement), etc. : en un mot, les marchés ne permettent pas que les ressources soient optimalement allouées. J’ai conduit là une analyse économique très classique, pour montrer que (contrairement à ce qu’on entend dans les médias), les économistes sont revenus du libéralisme depuis les années 70 ; mais j’aurais aussi bien pu me référer à l’argumentation sociologique de Pierre Bourdieu8 montrer que cette doctrine n’est que l’auto-justification intellectuelle de l’élite prédatrice.

 

Une lutte contre le chômage vouée à l’échec

Ce détour permet de comprendre avec quel tropisme Macron s’attaque au problème du chômage, le "cœur de [son] projet". Celui-ci feint de (ou s’entête à) croire que la libéralisation du marché du travail, à l’œuvre depuis 30 ans, va soudainement se mettre à fonctionner. Il n’a pas réussi à infléchir la courbe du chômage en tant que secrétaire général adjoint de l’Élysée ou comme ministre de l’économie, mais il compte poursuivre sa méthode. En effet, le CICE, qui consiste en une baisse de cotisations pour tous les salaires inférieurs à 2,5 SMIC, va être pérennisé  tandis qu’une baisse de cotisations supplémentaire jusqu’à 1,6 SMIC va être mise en place afin de supprimer toute cotisation pour les bas salaires. Pourtant, deux équipes d’économistes indépendantes ont montré que le CICE avait créé au mieux 80 000 emplois9, soit un coût annuel d’au moins 250 000€ par emploi créé. Autrement dit, l’État aurait pu créer 500 000 emplois s’il avait embauché des gens directement. (À la place, cet argent a contribué à augmenter les dividendes et les salaires et à baisser les prix9.) Quant à la nouvelle baisse du coût du travail au niveau du SMIC, il y a de fortes chances qu’elle n’ait pas l’effet escompté sur l’emploi, étant donné le fort endettement privé (~200% du PIB) et le désengagement de l’État, qui pénalisent la demande. Ne parlons même pas de la libéralisation du marché du travail, dont aucune étude n’a démontré l’efficacité et qui ne fait que précariser les salarié.e.s. Certes, le développement de la formation professionnelle et l’investissement écologique sont des politiques nécessaires. Mais le manque d’ambition de Macron en termes d’investissement ne permettra pas de développer tout le potentiel économique de ce dernier. Ainsi, difficile de croire que le chômage baisserait de 3% alors que les gains d’emplois potentiels dus à l’investissement seraient contrebalancés par des pertes d’emplois dans la fonction publique. Pour information, les deux solutions ayant fait leur preuve au problème du chômage sont : une législation (notamment fiscale) favorisant les 32h voire les 28h de travail hebdomadaire10, et un emploi garanti par l’État pour les chômeur.e.s longue durée11 (avant tout dans l’Économie Sociale et Solidaire ou les services à la personne). Hamon propose le premier, Mélenchon le second.

 

Austérité

Macron veut réduire la dépense publique de 3% du PIB, en coupant dans les dépenses de santé (-10 milliards), dans les collectivités territoriales (-10 milliards) et dans les dépenses de fonctionnement de l’État (-25 milliards, soit 7% du budget de l’État hors intérêts de la dette). Quand on connaît la situation des hôpitaux, de la justice ou de la recherche, pour n’en citer que trois, on mesure combien cette politique est néfaste. Rappelons que l’austérité tue : ainsi, au Royaume-Uni, une étude a montré que les coupes budgétaires récentes dans le domaine de la santé auraient contribué à la mort prématurée de 30 000 personnes12.

Et tout ça pour faire plaisir aux libéraux au pouvoir partout en Europe, parce que le taux de dépenses publiques de la France serait trop élevé. Précisons à ce sujet que les comparaisons entre pays européens ont peu de sens en la matière, puisqu’une part prépondérante est due à la démographie et aux choix en matière de régimes des prestations contributives (retraites et chômage publics ou privés). En outre, il ne faut pas s’inquiéter d’une dépense publique de 60% du PIB, ne serait-ce que parce que, si on comptabilisait la dépense privée de la même manière, on trouverait 265% du PIB13.

 

Une fiscalité anti-redistributive

Par ailleurs, Macron transfère du pouvoir d’achat des retraités et des chômeurs (sauf les plus pauvres) vers les salarié.e.s14. Il augmentera les impôts sur les (nouveaux) petits épargnants, c’est-à-dire ceux qui ont une assurance-vie (les taux passeront de 23,5% à 30%). De même, son prélèvement libératoire sur les revenus du capital mobilier (qui profite aux plus riches détenteurs de patrimoine) lésera les gens qui touchent des intérêts ou des dividendes en complément d’un revenu d’activité modéré (inférieur à 27 000€/an par part fiscale). Prenons l’exemple d’un couple avec deux enfants à charge, ayant investi 350 000€ dans une société (la leur par exemple), qui gagne en tout 4500€ par mois par leurs revenus d’activités et 1200€ par mois grâce aux dividendes qui leur reviennent. Ce ménage paie actuellement 4742€ par an d’impôt sur le revenu. Après la réforme de Macron, il en paierait 7298€, soit une augmentation de 54 % (à comparer aux 29 % de baisse dans l’exemple du PDG ci-dessus)15. Le même phénomène sera à l’œuvre pour les plus-values : les plus riches seront moins imposé.e.s dessus alors que les classes moyennes le seront davantage. Ce chef d’œuvre de néolibéralisme est parachevé par une baisse générale de l’impôt sur les bénéfices des sociétés : il veut mener le taux à 25%, alors qu’il était à 50% jusqu’en 1985, et est aujourd’hui à 33,3%. En agissant ainsi de façon indifférenciée sur les petites et les grandes entreprises, Macron rate une occasion de lutter contre les avantages qu’obtiennent ces dernières en optimisant leurs impôts.

 

Irresponsabilité écologique

Or, à cause d’une anticipation prudente de la demande future due à l’austérité, l’investissement privé est faible : c’est ainsi que les entreprises préfèrent verser des dividendes16 et les détenteurs de capitaux spéculer. Alors que pour la première fois depuis 2008, la France aura un déficit inférieur à 3% du PIB l’an prochain (et donc une certaine marge de manœuvre auprès de l’Union Européenne), Macron s’écrase déjà face à l’Allemagne, en refusant d’investir substantiellement, à un moment où l’État a l’opportunité historique de s’endetter à taux quasi nuls pour financer l’indispensable transition écologique, comme le recommande d’ailleurs un rapport récent de l’OFCE17. Pour information, le plan d’investissement écologique de Macron ne représente que 0,5% du PIB, très loin des 3% requis pour la rénovation thermique et la modernisation des réseaux de transport et d’électricité18.

 

Quelques bonnes nouvelles

Enfin, Macron prévoit quelques mesures tout à fait louables qui ménagent les classes moyennes : une hausse du revenu de 7% au niveau du SMIC (+ 65€/mois de prime d’activité qui s’ajoutent aux +20€/mois de suppression de cotisations), une légère baisse d’impôt pour les plus modestes (qui ne compensera pas la dégradation des services publics, cela dit), l’exonération de taxe d’habitation pour les classes moyennes19 (les plus modestes étant déjà exemptés) et la permission pour les couples d’optimiser leur impôt sur le revenu. Ce sont ces mesures sociales qui rendent sans hésiter le projet de Macron préférable à celui Fillon, qui en est dépourvu.

 

Malgré ma critique féroce, je dois reconnaître qu’il y a quelque chose de génial dans le programme de Macron : l’indemnisation chômage pour les gens qui démissionnent. Grâce à ça, on pourrait tou.te.s démissionner massivement pour mener une sorte de grève générale payée contre son projet inégalitaire ! Ça ira ! (...,... )

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........................... Médiapart -

...........................  https://blogs.mediapart.fr/yvster14/blog/100317/macron-est-il-un-agent-des-usa

MACRON EST-IL UN AGENT DES USA?

  • 10 MARS 2017
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CETTE QUESTION SERA-T-ELLE AU CENTRE DE LA PROCHAINE REVELATION

DE  JULIAN ASSANGE ?

Avertissement : Cette publication est longue. Ne ratez pas sa lecture car elle  vous explique comment Macron a pu arriver, en une dizaine d’années, dans les plus hautes sphères de la République, comment sa stratégie politique d’alliance gauche-droite et son programme économique néolibéral ont été décidés ailleurs qu’en France. Cet article est le fruit de recherches et d’analyses. Il fait référence à des travaux universitaires dont vous trouverez les indications en bas de page . Il est quasiment impossible d’écrire aujourd’hui sur la CIA sans se faire traiter de complotiste. Cela arrange beaucoup de gens et particulièrement ceux qui sont visés. Cet article n’est en aucun cas complotiste ou confusioniste. Tout est vérifiable, point par point, y compris la mise en synergie des éléments.   Bonne lecture. ( ...,... )

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......................... http://www.sudouest.fr/2017/05/24/richard-ferrand-le-premier-couac-du-quinquennat-macron-3474433-710.php

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Les révélations du Canard enchaîné ont épinglé un proche d’Emmanuel Macron. A trois semaines des législatives, le coup est rude pour le chef de l’Etat

Voilà donc le tout premier couac du quinquennat Macron. Et il n’aura fallu attendre qu’une semaine entre l’annonce de la composition du gouvernement et les révélations, mercredi, du Canard enchaîné. Une pilule d’autant plus difficile à avaler pour le chef de l’Etat qu’elle concerne l’un de ses plus proches : Richard Ferrand, l’ex-secrétaire général d’En Marche !, nouvellement nommé ministre de la Cohésion des territoires.

Son fils et sa compagne

 "Le parquet financier a montré qu’il n’y avait rien d’illégal. Il n’y a pas d’affaire."Richard Ferrand

L’hebdomadaire satirique a épinglé le député du Finistère sur deux fronts. D’abord en révélant qu’il a embauché son fils comme assistant parlementaire durant six mois entre janvier et mai 2014 avec pour toute rémunération 8704 euros brut. Ensuite, pour avoir fait bénéficier sa compagne d’une affaire immobilière. En l’occurrence, alors qu’il était directeur général des Mutuelles de Bretagne, cet organisme a validé en 2011 la location de locaux à une société dont la gérante n’était autre que sa… compagne. Laquelle, à ce moment là, n’était pas encore propriétaire des lieux. Ce qui sera le cas, une fois son offre retenue.

Le coup est rude

Résultat, si le Parquet national financier a indiqué dès mercredi qu’il n’ouvrirait pas d’enquête préliminaire, à trois semaines du premier tour des législatives, le coup est rude pour Emmanuel Macron. Lui qui est allé jusqu’à repousser l’annonce de la composition du gouvernement de 24 heures pour finir bien entendu d’ajuster le casting, mais aussi pour passer au crible les situations fiscales de tous les nouveaux entrants. Le but étant de ne pas commencer son mandat avec une nouvelle affaire Cahuzac.

Marine Le Pen et la droite attaquent

Si les révélations concernant Richard Ferrand n’ont bien entendu rien à voir avec la fraude fiscale de l’ex-ministre du Budget, les adversaires d’Emmanuel Macron n’ont pas laissé passer l’occasion de s’engouffrer dans la brèche. A commencer par Marine Le Pen. La présidente du Front national a tout simplement demandé la démission de Richard Ferrand : "C’est un enrichissement personnel parfaitement immoral (…), je mets un trait d’égalité absolument total entre l’affaire Fillon et l’affaire Ferrand".

Quant à la droite, qui a vécu toute la présidentielle avec le boulet du "Penelope Gate" accroché au pied, elle a demandé à Emmanuel Macron "de faire le ménage dans son gouvernement", dixit Christian Jacob, le chef de file des députés LR. Le secrétaire général des Républicains, Bernard Accoyer, est lui aussi monté au créneau dénonçant dans un communiqué "un écart abyssal entre les paroles publiques et les pratiques privées prêtées à Richard Ferrand".

Richard Ferrand réplique

Sous pression, l’intéressé, lui, a répliqué : "Le parquet financier a montré qu’il n’y avait rien d’illégal, je vous ai montré qu’il n’y avait rien d’immoral. Il n’y a pas d’affaire", ajoutant, concernant l’embauche de son fils qu’il "ne le referait pas". Christophe Castaner, le porte-parole du gouvernement, a exclu toute démission de Richard Ferrand. 

Une certitude, le nouveau locataire de l’Elysée ne pouvait imaginer plus mauvais scénario (...,... )

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.......................................  http://www.liberation.fr/politiques/2017/06/14/les-deputes-lrem-ont-ils-signe-pour-etre-des-godillots_1576726
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Les députés LREM ont-ils signé pour être des godillots ?

Par Aurélie Delmas — 

Lors d'un meeting d'Emmanuel Macron, en février, au Palais des sports de Lyon.
Lors d'un meeting d'Emmanuel Macron, en février, au Palais des sports de Lyon.Photo Guillaume Binet. MYOP pour Libération

 

Tous les candidats aux législatives investis par La République en marche se sont engagés à respecter un contrat établi par Emmanuel Macron. Mais à quel point ceux qui seront élus dimanche seront-ils tenus d’être loyaux envers les textes déposés par le gouvernement ?

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     Les députés LREM ont-ils signé pour être des godillots ?

Une écrasante majorité semble déjà largement acquise à La République en marche (LREM) pour le second tour de l’élection législative. On devrait donc, sauf surprise, voir déferler à l’Assemblée une vague de députés marcheurs. Sont-ils condamnés à n’être que des godillots ? Pour obtenir leur investiture LREM, tous ont dû signer le «contrat avec la nation» proposé par Emmanuel Macron. Mais à quel point seront-ils tenus d’être loyaux ?

 

Une «règle pour tous»

Le désormais président avait annoncé la couleur pendant la campagne présidentielle : il n’accepterait pas les voix divergentes dans son camp. Dans un discours au mois de janvier, il expliquait qu'«aucun candidat investi ne pourra[it] exprimer de désaccord avec le cœur de notre projet». Puis, un mois plus tard, il prévenait sur France Inter : «Chaque candidat qui sera investi signera avec moi le contrat avec la nation. C’est-à-dire qu’il s’engage à voter à mes côtés les grands projets, c’est-à-dire à soutenir notre projet. Il n’y a pas de frondeurs […]. Il n’y a pas d’opportunisme, il n’y a pas des gens qui peuvent être investis en disant "eh bien moi, sur le cœur de votre projet […] je ne suis pas d’accord, je ne le voterai pas". C’est ce qu’on vit depuis vingt ans.» Et ce souci de discipline ne l’a visiblement pas quitté après son élection. «Nous allons avoir beaucoup d’élus, presque trop, plus de 400. Il va falloir les encadrer pour éviter le foutoir», aurait déclaré Macron, cité par le Canard enchaîné juste avant le premier tour.

Sur France Inter, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, est lui aussi venu rappeler mercredi aux futurs députés LREM que «quand une décision collective est prise, et elle le sera au niveau du groupe pour l’Assemblée nationale, elle doit être la règle pour tous»… tout en admettant que «sur 400, il pourra y avoir une, deux, trois personnes» qui fassent office de frondeurs au sein de la majorité. (...,...,... )

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............................... https://www.lesechos.fr/politique-societe/emmanuel-macron-president/0211826576981-emmanuel-macron-mon-projet-economique-2067359.php

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INTERVIEW + VIDEO - A l'issue du premier tour de l’élection présidentielle, relisez l’interview d’Emmanuel Macron aux « Echos » du 23 février. Impôts, économies, travail, investissements : le candidat d’En marche à la présidentielle y dévoile ses cartes. La fiscalité du capital sera réformée en profondeur et l’Etat mis « sous tension ».

Alors qu'il vient de remporter le premier tour de l'élection présidentielle , retrouvez ci-dessous l'interview d'Emmanuel Macron aux « Echos » datant du 23 février 2017.

Premier tour de la présidentielle : Macron réussit son incroyable pari

Quelle analyse faites-vous de la situation économique de la France et de l'Europe aujourd'hui ?

Nous sommes face à de multiples défis. D'abord, la France et l'Europe n'ont pas été au rendez-vous de la reprise mondiale. Face à la crise, l'Europe s'est enfermée dans une politique économique inadaptée s'engageant dans une politique d'austérité à contretemps alors que les Etats-Unis ont opté bien plus efficacement pour une relance temporaire. Suite à cette crise, nous héritons d'un déficit d'investissements privés et publics. L'Allemagne elle-même arrive au bout de cette logique : pour soutenir la croissance, on ne peut pas accumuler indéfiniment des excédents commerciaux.

Le deuxième défi auquel nous devons répondre est l'invention d'un nouveau modèle de croissance. Pour être juste et soutenable, elle doit être écologique et servir la mobilité sociale.

Et les défis spécifiquement français ?

La France est un des seuls grand pays de l'Union européenne qui n'a pas réglé le problème du chômage de masse : cela doit être notre priorité. Par ailleurs, nos marchés de biens et services fonctionnent souvent mal. Le meilleur exemple en est le logement : les prix trop élevés pèsent sur le pouvoir d'achat des Français comme sur la compétitivité de nos entreprises. Enfin, la sphère publique est marquée par un déficit d'efficacité, avec trop de dépenses de fonctionnement et une insuffisance d'investissements publics ciblés et utiles.

Vidéo : ce qu'il faut retenir du projet économique d'Emmanuel Macron en 2 minutes -

LIRE AUSSI

Comment relancer l'Union européenne ?

La réponse est dans la relance d'une dynamique européenne. La France doit faire des réformes structurelles : c'est ce qui est bon pour nous, et cela permettra aussi de rassurer nos partenaires, et d'abord l'Allemagne. Cela nous permettra d'aller en zone euro vers une approche consolidée de nos équilibres budgétaires. A quelle fin ? Il est d'abord nécessaire de mettre en place une capacité d'investissement commune beaucoup plus ambitieuse. Le plan Juncker était nécessaire mais reste insuffisant face à l'ampleur des défis. Nous devons créer un vrai budget, contrôlé démocratiquement et piloté par un ministre de l'Economie et des Finances de la zone euro. Ce budget sera doté de ressources propres qui se chiffreront en centaines de milliards et permettra de réaliser les investissements nécessaires et de réagir ensemble aux crises.

Vous plaidez donc pour plus d'intégration ?

C'est la seule façon de réconcilier responsabilité et solidarité.

Faut-il en passer par un bras de fer avec l'Allemagne ?

La geste habituelle dans une campagne présidentielle française est de dire : « Je renverserai la table et réorienterai le couple franco-allemand ». Ca ne rime à rien et n'a strictement jamais fonctionné. Il faut recréer de la confiance dans le couple franco-allemand. Mieux vaut un dialogue franc et exigeant que des rodomontades. Nous en sommes co-responsables. Si nous n'avons pas une politique courageuse de réformes sur le plan structurel, les Allemands ne nous suivront pas. Ce n'est pas ce que propose François Fillon, lui qui annonce un gros choc fiscal au début et des économies pour plus tard, comme en 2007. Personne ne s'est d'ailleurs demandé comment il arrivait à faire à la fois 100 milliards d'économies et une croissance de 2,3% ce qui est impossible. (...,... )

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............................. http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/la-gouvernance-economique-europeenne-peut-elle-fonctionner-717580.html
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La "gouvernance économique européenne" peut-elle fonctionner ?

C’est devenu un rituel : chaque année en mai, la Commission européenne présente ses « recommandations pays », en clair ses propositions ou demandes de réformes. Une démarche qui vise à encourager la « convergence » au sein de la zone euro mais touche assez vite ses limites, selon l'économiste Daniel Gros.

On saura lundi, à l'occasion d'une conférence de presse du commissaire en charge de l'euro Pierre Moscovici, quelle feuille de route Bruxelles entend suggérer au gouvernement d'Edouard Philippe. L'an dernier, la Commission déplorait notamment le nombre « disproportionné » de « petites entreprises » (comprendre : ayant besoin de grandir), un retard en matière d'innovation, des taux de prélèvements obligatoires trop élevés....

Les grands pays rétifs à l'intrusion de la Commission

Des remarques récurrentes que l'on pourrait retrouver dans la version 2017 de ce court document sur lequel la nouvelle équipe exécutive française a certainement échangé dans les jours passés avec Bruxelles : le niveau de prélèvements n'a pas baissé depuis la crise, l'imposition des bénéfices reste une des plus élevés d'Europe, l'apprentissage sous-développé, le droit du travail générateur de fortes inégalités selon les statuts. Jusqu'à présent, Bruxelles n'a fait que regretter un certain retard dans la mise en œuvre des réformes suggérées, quand elle n'a pas du constater qu'elles étaient totalement ignorées.

« Les recommandations pays ne servent pas à grand chose, au moins pour les grands pays. Dans les petits, ils restent un point de référence important et les gouvernements y tiennent parce qu'elles leur donnent une certaine crédibilité », estime l'économiste Daniel Gros.

La France ne fait pas exception, tout comme l'Allemagne. Depuis des années, Berlin reste sourd aux remarques sur ses formidables excédents. Que la chancelière dirige une grande coalition réunissant les deux principales forces politiques du pays n'aide guère. Il n'en a pas toujours été ainsi.

« Dans le passé en Allemagne, il y avait un débat sur la politique fiscale. L'opposition a repris les recommandations de la Commission et cela a changé quelques paramètres. Mais je ne vois rien de tel aujourd'hui, où l'Allemagne a un complexe de supériorité », estime l'économiste.

En d'autres termes, l'efficacité de la coordination économique dépend du bon vouloir et de l'usage que les gouvernements nationaux peuvent faire des demandes bruxelloises.

« Si Emmanuel Macron disait : nous tirons les leçons [de ces recommandations], ce serait une première. Mais j'ai peur que tous ceux qui ne sont pas derrière lui disent qu'il s'agit d'une ingérence dans la politique nationale », ajoute l'économiste.

Un vademecum de... 236 pages !

Les « recos » sont pourtant sensées être un pilier de la « gouvernance économique » de la zone euro. Depuis les réformes successives du pacte de stabilité et de croissance introduites à partir de 2010, le set de règles sensées assurer la pérennité de la monnaie unique européenne ne se limite en effet plus aux deux chiffres emblématiques des limites de déficit et de dette publique : respectivement 3% et 60% du PIB. C'est toute la procédure budgétaire nationale mais aussi les politiques économiques - marché du travail, fiscalité, investissement - qui sont censées faire l'objet d'une coordination entre membres de la zone euro.

« Le semestre européen va au-delà de la règle, c'est du fine tuning. Je ne pense pas que cela soit ni utile ni possible d'aller à ce degré de détail. Le pacte de stabilité a été conçu pour éviter les erreurs majeures, comme celles commises en Grèce », explique Daniel Gros

Appelé « semestre européen » parce qu'il ne concernait au début que la période de préparation des budgets (au premier semestre), ce corps de règles prévoit une série d'aller-retour entre les capitales et Bruxelles et de procédures de « monitoring » d'une incroyable complexité : le dernier « Vademecum du Pacte de stabilité et de croissance » publié en 2016 ne compte pas moins de... 236 pages !

Le FMI préconise de privilégier le critère de la dette

Que l'Union européenne ait prétendu « muscler » les règles en prévoyant de possibles sanctions (jamais appliquées) n'aurait finalement pas eu d'autre effet que d'alimenter le ressentiment des opinions publiques, soit celle des pays destinataires de demandes de réformes, soit celle des "créditeurs" qui déplorent la non-application des règles comme l'Allemagne ou les Pays-Bas.

En juin 2016, la directrice générale du FMI le déplorait et faisait un lien direct entre, d'un côté, l'illisibilité et l'efficacité limitée du Pacte de stabilité et de croissance, et, de l'autre, la montée du populisme. Pour le Fonds monétaire international, la « surveillance » de Bruxelles devrait se concentrer sur le critère de dette, les règles du pacte devraient être « simplifiées » et les Européens mettre en commun des fonds dans « un schéma d'investissement centralisé ». C'est passer un peu vite sur le fait que le Fonds, pour qui la solvabilité des pays est effectivement l'indicateur clé, ne se prive pas de faire ses propres préconisations politiques.

Dans le cas français, cette approche aurait en tout cas le mérite de rappeler que l'on approche désormais les 100% de PIB de dette... et qu'aucun décroissance n'est en vue.

« L'ampleur de la dette publique, s'ajoutant au tassement de la croissance de la productivité et de la compétitivité, pourrait présenter des risques pour l'avenir et son incidence dépasser les frontières nationales », écrivait en 2016 la Commission.

Des règles complexes, inappliquées... et néanmoins dissuasives

Depuis 25 ans, de nombreux économistes ont mis en doute la viabilité d'une union monétaire basée avant tout sur des règles... sans que les décideurs politiques n'aient jamais remis en cause cette matrice. Le « pacte » n'a fait que se complexifier... ou se voir adjoindre des règles concurrentes, parfois en contradiction avec lui, comme le fameux traité budgétaire intergouvernemental ou « fiscal compact » signé en 2013 à la demande de Berlin. Celui-ci n'a à ce jour jamais trouvé à s'appliquer. L'Allemagne est la seule grande économie de la zone euro à respecter son principe cardinal : tendre au quasi-équilibre budgétaire.

En 2015, les Vingt-Huit ont également décidé la création d'un « Comité budgétaire européen », groupe d'experts extérieurs aux institutions européennes dirigé par un économiste danois et où siège la secrétaire générale d'AXA Sandrine Duchêne. Censé conseiller la Commission européenne, il n'a à ce jour « publié aucun rapport », indique cette dernière.

Alors, faudrait-il se défaire de cet édifice un brin kafkaïen ? Certainement pas, estime Daniel Gros. Si les règles ne sont pas appliquées à la lettre, elles n'en exercent pas moins une contrainte et évitent les dérapages.

« Le pacte de stabilité et de croissance a une certaine influence en Italie, en Espagne ou en France. Si l'UE a environ 1,5% de déficit, alors que les Etats-Unis sont à plus de 4%, c'est en partie grâce au Pacte », dit-il.

Paris et Berlin : deux approches opposées du fédéralisme monétaire

Faute de pouvoir remettre les compteurs à zéro, il n'y a pas d'autre option que de bâtir sur l'existant en tentant de limiter, sans pouvoir tout à fait les empêcher, la complexité et les contradictions. La question clé des années à venir concernera la manière de compléter cette union basée sur les règles par des transferts en espèces sonnantes et trébuchantes entre Etats.

C'est tout l'enjeu des négociations à venir sur la réforme de la zone euro. Or, pour l'instant, la France et l'Allemagne entre lesquelles un compromis sera nécessaire pour aller de l'avant, restent sur des lignes très différentes. Le changement d'exécutif à Paris pourrait ne faire que renforcer cet antagonisme.

« Certains conseillers d'Emmanuel Macron vont très au-delà (du semestre européen) et estiment que la sanction la plus utile pour un pays qui ne respecte pas le PSC serait qu'il soit privé du parapluie du Mécanisme européen de stabilité. C'est dangereux mais c'est une manière, très anglosaxonne, de répondre à la question : que peut-on faire pour mettre les pays devant leurs responsabilités ? », explique Daniel Gros

Aux Etats-Unis, rien n'interdit en effet la faillite d'un Etat et le contrôle de l'administration fédérale sur le budget reste très en-deçà de ce qu'il est en Europe. Pour la France, inéligible de facto à un programme du Mécanisme européen de stabilité pour des raisons politiques et financières (un "bail-out" de la France n'est pas dans ses moyens), cette solution aurait le mérite de l'affranchir de la pression de Bruxelles et surtout de rétablir un certain équilibre des pouvoirs avec Berlin.

Mais cette approche est très différente dans son principe de celle, plus intrusive, débattue en Allemagne. Le ministre des Finances Wolfgang Schäuble a en effet expliqué à de  multiples reprises que l'Union européenne devrait pouvoir procéder, en cas de difficulté d'un pays, à une restructuration des dettes, accompagnée d'une mise sous tutelle. Le choix serait en définitive entre un fédéralisme à l'américaine défendu par la France et un autre, inédit, à l'allemande. ( ...,...) .

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............................ http://www.francesoir.fr/politique-france/richard-ferrand-marielle-de-sarnez-veronique-avril-la-serie-noire-des-affaires-continue-dans-entourage-emmanuel-macron-affaire-emploi-fictif-immobilier-saint-denis-argent-scandale
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FERRAND, DE SARNEZ, AVRIL: LA SÉRIE NOIRE DES AFFAIRES CONTINUE DANS L'ENTOURAGE D'EMMANUEL MACRON

Publié le : 

Mardi 30 Mai 2017 - 11:47

Dernière mise à jour : 

Mardi 30 Mai 2017 - 11:53

En moins d'une semaine, trois affaires interviennent dans l'entourage politique d'Emmanuel Macron. Trois soupçons, pour aucun fait avéré ou encore sanctionné par la justice, mais qui écorne un peu l'image de "moralisation" de la vie politique que le nouveau président voulait insuffler.

La série noire a commencé avec Richard Ferrand, un proche d'Emmanuel Macron.

© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

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Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

C'est une série noire qui s'abat sur La République en Marche et son projet de "renouvellement". En à peine une semaine, c'est ainsi deux ministres et une candidate à l'élection législative qui sont soupçonnés de faits qui, si aucun n'est encore avéré, jettent le discrédit sur les bonnes intentions affichées.

 

Première affaire, et sans doute la principale, celle qui concerne Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires et fidèle du premier cercle d'Emmanuel Macron. Le Canard enchaîné a en effet révélé dans son édition du 24 mai qu'en 2011, celui qui était directeur général des Mutuelles de Bretagne a fait louer à l'organisme (qui avait effectivement besoin de nouveaux bâtiments) des locaux qui venaient tout juste d'être rachetés par une SCI dont la gérante était… la compagne du ministre. Si, a priori, les conditions de base ont été respectées (les Mutuelles pouvaient opter pour l'offre de leur choix, et la proposition de la compagne du ministre était la moins onéreuse), cette proximité a jeté le trouble. Des voix s'élèvent notamment pour dénoncer un montage immobilier qui a été fait uniquement pour cette transaction (avec constitution d'un patrimoine immobilier à la clé), et le choix d'une location qui s'avère douteux, là où l'acquisition aurait semblé une meilleure décision de gestion. Aucune enquête ne devrait être ouverte par la justice, mais le discrédit pourrait rester pour les législatives où Richard Ferrand est candidat.

Autre membre du gouvernement visé: Marielle de Sarnez, la ministre des Affaires européennes. Le quotidien Le Parisien révèle en effet que la députée européenne MoDem (qui a démissionné le 17 mai, après son entrée au gouvernement) est sous le coup d'une enquête préliminaire sur un emploi fictif soupçonné, celui de son assistante parlementaire qui est également conseillère régionale d'Ile-de-France. Marielle de Sarnez était en effet sur la liste des cas "suspects" communiquée par une autre eurodéputée, Sophie Montel (FN) contre qui Marielle de Sarnez a porté plainte pour "dénonciation calomnieuse".

Dernier cas en date, via une révélation  du site Mediapart, celui de Véronique Avril. Si la personne visée est moins exposée –l'intéressée est "seulement" candidate LREM en Seine-Saint-Denis– l'affaire est tout aussi embarassante: cette chargée de mission à la Ville de Paris est soupçonnée de louer à une famille de cinq personnes pour un loyer exorbitant pour cette commune modeste un appartement (23m²) situé dans un bâtiment délabré et acquis en toute connaissance de cause. Véronique Avril, qui ne nie pas, a expliqué au site qu'elle n'est qu'une "victime" dans cette affaire ne touchant plus de loyer depuis trois ans, et la mairie de Saint-Denis ne prenant toujours pas en charge des travaux de rénovation visiblement promis au moment de l'acquisition. Son cas est à ce jour devant la "commission d'éthique" du parti d'Emmanuel Macron. ( ...,... )

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................................   http://www.huffingtonpost.fr/corinne-narassiguin/ce-que-cache-bluff-emmanuel-macron-reforme-code-travail_a_22126254/

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Ce que cache vraiment le bluff d'Emmanuel Macron sur l'avant-projet de réforme du code du travail

Qui peut croire que la fuite de ce brouillon daté du 12 mai est un hasard, quand on sait qu'un document d'orientation va être proposé aux partenaires sociaux cette semaine?

 05/06/2017 15:21 CEST | Actualisé 05/06/2017 15:21 CEST

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  • Corinne NarassiguinPorte-parole du Parti socialiste, candidate aux élections législatives dans la 3ème circonscription du Val-de-Marne

PHILIPPE WOJAZER / REUTERS

Pierre Gattaz, le Président du MEDEF, quitte l'Elysée après une réunion avec le Président de la République Emmanuel Macron, le 23 mai 2017.

Les provocations sont tellement énormes dans cette "fuite" de la réforme du code du travail, publiée dans Le Parisien, qu'on dirait un coup de bluff pour mieux faire croire ensuite qu'on est capable de "compromis raisonnable".

S'il y a une chose qu'on peut reconnaître à Emmanuel Macron, c'est qu'il sait maîtriser sa communication. Qui peut croire que la fuite de ce brouillon daté du 12 mai est un hasard, quand on sait qu'un document d'orientation va être proposé aux partenaires sociaux cette semaine?

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Les provocations sont uniquement à l'adresse des syndicats représentant les salariés; ce qui pourrait fâcher le MEDEF est présenté avec des pincettes.

Ce qu'on constate, quand on essaie de démêler le bluff et le vrai, c'est que les provocations sont uniquement à l'adresse des syndicats représentant les salariés, et qu'au contraire ce qui pourrait fâcher le MEDEF est présenté avec des pincettes.

- Proposer de négocier le contrat de travail, la durée du temps de travail, la santé et la sécurité au niveau des accords d'entreprises alors que nous avions sanctuarisé ces champs au niveau de la loi seule;

- Proposer d'affaiblir les branches au point de les rendre rapidement obsolètes;

- Proposer le référendum à l'initiative du chef d'entreprise sans préciser le rôle qu'auront les syndicats dans le processus;

- Proposer un plafond couperet pour les indemnisations aux Prud'hommes plutôt que le barème indicatif actuel;

- Proposer l'étatisation de l'assurance chômage qui supprime la gestion par les partenaires sociaux, par ordonnance plutôt que par projet de loi normal;

Tout cela, le Président le sait, provoquerait un blocage massif du pays par des manifestations organisées par tous les syndicats, de la CFDT à la CGT en passant par FO, comme on l'a vu l'année dernière lors de la loi El Khomri. Et tout d'un coup la dureté du 49-3 paraîtrait comme une marque de respect pour la démocratie parlementaire comparée à la violence d'une telle réforme par ordonnances.

Simplifier le code du travail ne veut pas dire l'affaiblir.

D'autant que l'une des rares mesures d'approfondissement de la démocratie sociale demandée de longue date par les syndicats de salariés et qui fâcherait le MEDEF, l'amélioration de la représentation des salariés dans les conseils d'administration, est une proposition bien timide.

Je n'ai rien contre simplifier le code du travail, bien au contraire, je pense que c'est souhaitable surtout pour les TPE et PME. Mais simplifier ne veut pas dire affaiblir.

Je suis absolument pour le renforcement de la démocratie sociale au niveau des entreprises, mais pour moi cela veut dire renforcer la place des syndicats dans les entreprises et non pas les marginaliser. Cela ne veut certainement pas dire rendre contractuel tout le code du travail, ne plus garantir les droits fondamentaux par la loi et éliminer les branches.

Américaniser le code du travail ne créera pas des emplois bien payés et stables, mais plus de précarité.

J'ai vécu aux Etats-Unis longtemps, j'y ai travaillé dans le privé, dans de petites et grandes entreprises. Américaniser le code du travail français, ça peut peut-être créer des emplois, ce n'est même pas certain, mais ça ne créera pas de bons emplois bien payés et stables, ça créera surtout plus de précarité.

Il s'agit là d'un choix économique et social stratégique et fondamental pour l'avenir du pays.

Puisque le Président semble penser que sa réforme du code du travail doit passer par un jeu de poker menteur, je prends le pari que le document d'orientation qui sera présenté aux syndicats très prochainement sera beaucoup plus modéré, faisant ainsi la "démonstration de la capacité d'écoute du Président et de son gouvernement".

Et surtout, cela permettra de faire passer pour un "compromis raisonnable" une réforme qui augmentera les flexibilités sans renforcer et peut-être même en affaiblissant les sécurités.

Une majorité écrasante de députés macronistes qui votent aveuglement les lois d'habilitation pour ces réformes par ordonnances, c'est sûr, ça irait vite. Mais est-ce que ça serait vraiment ce dont le pays a besoin pour plus d'efficacité économique grâce à plus de progrès social?

Pour y voir clair à travers cet écran de fumée, il faut des députés socialistes nombreux à l'Assemblée Nationale, constructifs toujours, et surtout très vigilants. (...,...,... ) suite sur le site -

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............... http://www.leparisien.fr/politique/deplacement-de-macron-a-las-vegas-perquisitions-chez-havas-et-business-france-20-06-2017-7070583.php

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Déplacement de Macron à Las Vegas : perquisitions chez Havas et Business France

>Politique|R.Bx. avec AFP|20 juin 2017, 14h09 | MAJ : 20 juin 2017, 15h45|23

 

Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, au CES de Las Vegas, le 7 janvier 2016.

AFP/ROBYN BECK

R.Bx. avec AFP

PolitiqueEmmanuel MacronLas VegasPerquisitionsBusiness France

 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur cet événement organisé lorsque le président était encore ministre de l'Economie.

La justice continue de s'intéresser au déplacement d'Emmanuel Macron à Las Vegas en janvier 2016. Des perquisition ont eu lieu mardi matin dans les locaux du groupe publicitaire Havas et de l'agence nationale Business France, selon des sources proches de l'enquête.

 

EN DIRECT
>Suivez la journée politique de mardi

 

Une enquête préliminaire pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme avait été ouverte à la mi-mars par le parquet de Paris, après des soupçons de dysfonctionnements dans l'organisation de cette opération. Elle avait été confiée au géant Havas, sans appel d'offres, par Business France, l'organisme d'aide au développement international des entreprises françaises alors dirigé par l'actuelle ministre du Travail Muriel Pénicaud. Un statut qui pourrait l'amener à être entendue par la justice. (...,..,...,...) suite sur site -

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......................... Soutiens d'E -Macron 

.......................................... http://www.prechi-precha.fr/soutiens-demmanuel-macron-liste-soutiens/
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.................... Candidat du système ???.....

......................................   http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/macron-candidat-du-systeme-drahi-189015

Macron candidat du système : Drahi, Hermand, MEDEF… ses liens avec l’oligarchie capitaliste

par taktak 
samedi 28 janvier 2017

 Faisant rigoler les travailleurs dans toute la France, avec ses égosillements ridicules dans ses meetings pour cacher le manque d’originalité absolu d’un programme politique dicté par le MEDEF, l’énarque Emmanuel Macron, ex banquier de la Banque Rothschild et ministre des finances de F. Hollande, ose se présenter comme un candidat hors du Système. Avec l’aide de l’appareil médiatique du système capitaliste. La machine à bourrer les crânes tournant à plein régime. Pourtant les éléments s’amoncellent qui prouvent que Macron est bien l’un des candidats de l’oligarchie capitaliste

On dit que l’on reconnait un arbre à ses fruits, et c’est instructif d’appliquer ce proverbe aux soutiens de Macron.

Les idéologues Attali, Alain Mainc, Cohn Bendit, le patron de presse Baylet (la dépêche du midi), le richissime patron de la grande distribution Henry Hermand. Mais cela ne s’arrête pas là. www.initiative-communiste.fr vous révèle les dessous de la candidature Macron.

Macron : le candidat du MEDEF

De Macron – le candidat promu par le système médiatique comme le candidat hors du système, le patron des patrons Pierre Gattaz déclare :

 « J’aime bien l’initiative d’Emmanuel Macron, je trouve que c’est rafraîchissant » P Gattaz – 2016

Selon l’hebdomadaire MarianneBernard Arnault (LVMH), Alexandre Bompard (Darty et la Fnac), Marc Simoncini (Meetic) et Vincent Bolloré (Vivendi), parmi les plus gros oligarques français soutiennent le candidat Macron. Mais également l’ex PDG d’AXA Henri de Castries désormais dirigeant du groupe de pression patronal ultra libéral Institut Montaigne.

C’est d’ailleurs au domicile de l’un des dirigeants de cet Institut Montaigne, Laurent Bigorgne qu’est hébergé le parti de Macron, (En Marche) à son lancement en avril 2016.

Membre ‘un autre groupe de pression patronal, En Temps Réel, Macron fait ce dirige ce think tank au coté de Stéphane Boujnah, PDG d’Euronext, la multinationale de la Bourse qui contrôle notamment les cotations de la Bourse de Paris ou de Bernad Spitz, l’influent président de la fédération française des sociétés d’assurance qui est également l’un des dirigeants du MEDEF. Mais également de Laurent Joffrin le directeur de la rédaction de Libération.

Patrick Drahi : oligarque des médias, et des télécommunications

Mais qui est Patrick Drahi ? vous ne le connaisses sans doute pas, mais vous connaissez sans aucun doutes ses entreprises. Financier spécialisé dans le rachat financé par des banques, (la fameuse méthode des LBO) d’entreprises, ce polytechnicien vit en Suisse où il bénéficie d’un statut fiscal privilégié tandis que sa holding Altice a son siège aux Luxembourg, mais sa holding personnelle est elle immatriculée à Guernesey, deux lieux généralement assimilés à des paradis fiscaux.

Milliardaire (on parle d’une fortune personnelle estimé à 14 milliards d’euros), Drahi est le propriétaire d’une multinationale des télécom Altice comprenant notamment les groupes SFR et Numéricable en France. Et il s’est également acheté un joli portefeuille de médias. Jugez plutôt :

  • média audiovisuel Groupe Next Radio avec les chaines d’info en continue BFM TV et RMC info. BFM TV et RMC Info compte parmi les toutes premières chaines télé et radio d’info en France.
  • presse écrite : le quotidien Libération, les principaux magasines du groupe Roularta (L’ExpressL’Expansion…)

Auditionné en  en tant que président-directeur général du groupe Altice par la commission des Affaires économiques de l’Assemblée Nationale, Drahi milite pour réduire drastiquement les congés payés et une augmentation du temps de travail au nom de la compétitivité. « Les Chinois travaillent 24 heures sur 24 et les Américains ne prennent que deux semaines de vacances… », « C’est là, le problème pour nous… »

La « compétitivité » c’est justement le cheval de bataille de Macron, qui veut augmenter le temps de travail, supprimer les cotisation sociale etc.

Macron le candidat de Drahi ?

Mais quels sont les liens du ministre des finances Macron avec l’oligarque Drahi ?

En 2014 Drahi est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR. En mars 2014 Montebourg alors Ministre de l’Economie et des Finance avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par Drahi estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa Holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la double nationalité israélienne. Une enquête est même lancée par Bercy. Mais au final, c’est bien Drahi avec l’accord de Bercy qui rachète SFR. Que s’est-il passé ?

Dès son arrivée à Bercy le 28 octobre 2014 Emmanuel MACRON nouveau ministre de l’Économie et des Finances, signe le décret en faveur de DRAHI l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom. Ce feu vert était nécessaire suite au décret sur les investissements étrangers, signé le 14 mai 2014 par Arnaud Montebourg justement. Ce décret soumet à l’approbation de Bercy tout rachat dans les télécoms. En clair, Macron a provoqué un changement de pied complet du gouvernement en faveur de l’oligarque Drahi.

Cela expliquerait-il le fait que Macron bénéficie d’un puissant soutien médiatique de la part des influents médias du groupe Drahi ? En tout cas, le fait est que des proches de Drahi figure dans la garde rapprochée de la campagne de Macron.

Le directeur financier de la campagne de Macron : un proche de Drahi

En 2015, lors que Drahi rachète le groupe France Next Radio propriétaire de BFM TV à Weil, c’est un certain Bernard Mourad, ancien banquier d’affaire chez Morgan Stanley, qui l’aide. On retrouve ce Bernard Mourad dans l’organigramme de la campagne de Macron, en tant que Conseiller spécial chargé du financement de sa campagne.

Barbier, porte drapeau médiatique officieux de la campagne de Macron : un homme de Drahi

Christophe Barbier, l’homme à l’écharpe rouge qui écume les plateaux de télés est l’éditorialiste de l’Express dont il est le porte parole sur les chaines de télé. Nommé directeur de l’Express par Drahi, il doit être écarté en octobre 2016 devant la fronde des syndicats alors qu’il vient de supprimer de plus 200 emplois. Il rejoint alors également la rédaction de BFM TV la chaine télé de Drahi. Devinez pour qui Barbier fait campagne sur les plateaux télé et dans son journal l’Express ? Macron…

Macron le candidat de Henry Hermand : le magnat des centres commerciaux

Du passage de Macron au gouvernement, les français retiendront six 49.3 pour faire passer en force les anti populaires Loi Macron et Loi Travail.

Ce que peut savent c’est que parmi les soutiens – notamment financier – de la première heure de Macron figure un richissime patron, le magnat des centres commerciaux Henry Hermand. Un hasard donc si Macron une fois à Bercy a fait des pieds et des mains pour étendre l’ouverture le dimanche des centres commerciaux…

En tout, cas le patron ne s’en cachait pas et ce jusqu’à son décès à l’automne dernier : il soutient et finance Macron, qu’il pousse en avant depuis sa sortie de l’ENA (...,...,...) suite sur le site -

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............................ Autre article offrant une vision contradictoire : A lire sur site origine -

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................................................... http://laosophie.over-blog.com/2017/05/wwiii-emmanuel-macron-et-son-compte-aux-caraibes-pose-probleme-s-il-existe-c-est-pour-cela-que-l-immunite-presidentielle-l-interesse

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............................................ http://tempsreel.nouvelobs.com/rue89/20160830.RUE5451/au-fait-il-faisait-quoi-chez-rothschild-emmanuel-macron.html

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Au fait, il faisait quoi chez Rothschild, Emmanuel Macron ?

 

Bien avant de devenir ministre de l’Economie, Emmanuel Macron a travaillé dans les bureaux feutrés d’une banque d’affaires. C’est dans cet établissement au cœur du pouvoir qu’il s’est acoquiné avec les patrons français.

Rémi Noyon 
  •  

Article initialement publié le 28 août 2014.

On lui accordera le sens du timing. Emmanuel Macron devient banquier d’affaires [PDF] en septembre 2008, dix jours seulement avant la chute de Lehman Brothers. Le jeune homme n’a alors que 30 ans et va gagner en quelques années seulement, malgré les soubresauts de la crise financière, son surnom de « Mozart de la finance ».

Macron fait partie de ces énarques satinés qui décrochent très vite de jolies fonctions dans le privé, plutôt que de poursuivre dans l’administration ou les cabinets ministériels. Après sa sortie de l’Ena (Ecole nationale d’administration), il a passé plusieurs années à « l’Inspection » (générale des Finances) tout en s’attirant les bonnes grâces de l’économiste Jacques Attali, qui le recommandera à François Henrot, le bras droit de David de Rothschild.

Jacques Attali et Emmanuel Macron, lors de la première réunion de la commission Attali, en septembre 2007

Jacques Attali et Emmanuel Macron, lors de la première réunion de la commission Attali, en septembre 2007 - HALEY/SIPA

Macron intègre donc Rothschild & Cie qui est, avec sa concurrente Lazard, l’archétype de la banque d’affaires. On y rentre stagiaire avant de gravir les échelons, frayant à travers les PowerPoint, les tableaux Excel et les nuits qui n’en finissent plus dans des bureaux feutrés. « Analyst », « manager », « assistant director », puis « director », « managing director » et « partner ». Des années de travail pour accéder au Graal.

Le jeune énarque saute allègrement quelques étapes du cursus honorum. En deux ans, Macron est catapulté associé-gérant de la barque familiale – la crème de la crème. A en croire ceux qui ont travaillé avec lui, cette ascension fulgurante était amplement justifiée par ses qualités. Joint par Rue89, François Henrot ne tarit plus d’éloges sur son ancienne recrue :

« Avec ce mélange, rarissime, surtout à un si jeune âge, de rapidité intellectuelle, de puissance de travail, de sûreté dans le jugement et de charme, il aurait été, s’il était resté dans le métier, un des meilleurs en France, sans doute même en Europe. »

Le charme fonctionne si bien que les quelques aigreurs provoquées par son arrivée soudaine sont vites oubliées. Macron progresse rapidement, n’hésite pas à questionner ses collègues sur certains outils financiers.

Le jeune homme va conseiller de grandes entreprises dans leurs opérations de fusions-acquisitions. Il lui faut maîtriser des connaissances – juridiques, comptables, financières et fiscales – qu’il n’a pas forcément. Mais il apprend. (....,...,...,...)

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............................. https://www.egaliteetreconciliation.fr/Quand-la-maison-Rothschild-sponsorise-Emmanuel-Macron-44596.html

.................. A lire sur site origine -

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Quand la maison Rothschild sponsorise Emmanuel Macron

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..................... Lien Macron// Rotchild

....................... http://www.medias-presse.info/macron-adoube-par-le-directeur-de-la-banque-rothchild-video-par-jacques-attali-alain-minc-et-cie/69095/

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...................... http://www.courrier-picard.fr/46275/article/2017-07-28/muriel-penicaud-interpellee-sur-une-plus-value-dun-million-realisee-quand-elle

Muriel Pénicaud interpellée sur une plus-value d’un million réalisée quand elle était chez Danone

Par Le Courrier Picard | 

 

La ministre du Travail Muriel Pénicaud a été interpellée jeudi au Sénat sur une plus-value boursière d’un million d’euros réalisée lorsqu’elle était patronne des ressources humaines chez Danone au moment où le groupe s’apprêtait à supprimer 900 emplois.

Cette plus-value «a été réalisée grâce à une flambée boursière en faveur de Danone suite à l’annonce de la suppression de 900 emplois», a accusé Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste dans un rappel au règlement lors de l’examen du projet de loi sur la réforme par ordonnances du code du travail.

Problème éthique

«Ce point est extrêmement grave sur le plan éthique, et peut-être sur le plan juridique, car de par vos fonctions vous avez organisé ce plan social et en avez récolté les fruits pour votre profit personnel», a-t-elle jugé. «De là à parler de délit d’initié, il n’y a qu’un pas», a ajouté la sénatrice, soulignant que ces révélations dans l’Humanité surviennent alors que le gouvernement «se livre à des comptes d’apothicaire pour serrer de plusieurs crans la ceinture de notre peuple».

La ministre lui a répliqué: «Nous sommes ici pour fabriquer la loi, non pour répandre des approximations démagogiques à propos de personnes singulières».

Moralisation de la vie politique

Si «chacun peut avoir son appréciation sur le niveau de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises internationales», elle a assuré qu’«il s’agit d’une rémunération décidée plusieurs années avant le plan de départs volontaires que vous citez, qui a concerné 233 personnes».

«Si j’ai des choses à ajouter, je le ferai savoir en un autre temps, en un autre lieu. Restons-en aux faits, et à la loi qui nous occupe», a conclu Mme Pénicaud.

En plein débat sur la moralisation à l’Assemblée, l’Insoumise Danielle Obono a lancé, l’Humanité en main: «je vous enjoins à lire (...) ce qui est révélé dans ce journal sur des opérations que, je pense, nous devrions prévenir». Adrien Quatennens (LFI) a tweeté: «Les suppressions d’emplois sont un business lucratif, un secteur plein d’avenir ! La ministre du #travail en sait quelque chose...».

Critiques à gauche

Le communiste Sébastien Jumel a renchéri sur une ministre «disqualifiée» sur les ordonnances. Alors que celles-ci pourraient déboucher sur «une grave» dérégulation des contrats courts, «Mme Pénicaud peut-elle vraiment discuter avec le monde du travail», syndicats et élus, a demandé son groupe dans un communiqué.

L’ex-candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a ironisé sur Twitter: «La très sociale @murielpenicaud a réalisé une plus value personnelle de 1266EUR par salarié licencié chez Danone». Et le député Régis Juanico, un de ses proches, jugé «l’esprit de la #loitravail résumé».

Selon des chiffres du rapport financier annuel de Danone de 2013 cités par L’Humanité, Mme Pénicaud a réalisé 1,129 million d’euros de plus-values le 30 avril 2013, en une journée, alors que Danone s’apprêtait à supprimer 900 emplois de cadres, dont 230 en France.

La transaction portait sur un lot de 55.120 actions acquises 34,85 euros l’unité — cours de l’action en 2009, très inférieur à celui d’avril 2013 -, et revendues aussitôt 58,41 euros l’unité. (...,... )

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...........................................................   http://www.liberation.fr/france/2017/06/15/loi-de-moralisation-macron-enclenche-la-marche-arriere_1577004

................ Loi de moralisation -

Le texte présenté en conseil des ministres va beaucoup moins loin sur plusieurs points que ce qui avait été promis. Notamment sur les activités de conseil des parlementaires.

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     Loi de moralisation: Macron enclenche la marche arrière

Il faudra attendre cet automne pour la révision constitutionnelle, mais François Bayrou a présenté mercredi en Conseil des ministres les textes d’un projet de loi ordinaire et un projet de loi organique rétablissant la confiance dans l’action publique. Cette moralisation de la vie publique, qui était l’une des conditions de son ralliement à Emmanuel Macron, est toutefois moins ambitieuse que promis sur certains points.

Un recul par rapport aux engagements d’Emmanuel Macron

Et alors que le président de la République en campagne s’était montré très ferme sur les conflits d’intérêts, le projet de loi est beaucoup plus tolérant sur ce point-là. Il promettait ainsi dans son programme :«L’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêts.»

«On doit réduire drastiquement les conflits d’intérêts, en interdisant par exemple aux parlementaires d’exercer des activités de conseil. On ne peut pas faire la loi pour tous tout en étant parallèlement au service de quelques-uns», expliquait-il dans une interview au Parisien le 1ermars. «Quand on est en charge de légiférer, on ne peut pas avoir une activité de conseil ou dépendre financièrement d’un intérêt privé. Les contournements sont aujourd’hui trop simples et conduisent à des dérives. Aussi l’incompatibilité doit être la règle générale, hormis quelques exceptions», déclarait-il à la Croix avant de citer comme exception les professeurs d’université et les avocats, dont les activités devaient être limitées et encadrées. Par contre, «celle de conseil, plus rémunératrice, n’est pas compatible avec l’activité de parlementaire», insistait-il.

C’est une version beaucoup plus édulcorée qui a été présentée hier, puisque le texte prévoit simplement d’interdire aux parlementaires de commencer une activité de conseil au cours de leur mandat ou de l’exercer s’ils ne l’ont commencée qu’un an avant leur élection. Cette disposition, visant les éventuels «effets d’aubaine» aurait par exemple évité à François Fillon de créer sa société 2FConseil moins de trois semaines avant son élection comme député de Paris en 2012. En revanche, les parlementaires exerçant une activité de conseil (y compris les 71 que le Monde avait comptabilisés parmi les candidats d’En marche) pourraient donc continuer leur activité à la seule condition de l’avoir débuté il y a un an ou plus. (...,..., suite sur site )

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............................................. http://www.sudouest.fr/2017/07/28/muriel-penicaud-sera-t-elle-la-prochaine-a-quitter-le-gouvernement-3654115-710.php
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La ministre du Travail est confrontée à des révélations embarrassantes alors qu’elle doit défendre un nouveau projet controversé de loi Travail. 

Muriel Pénicaud passera-t-elle l’été ? Déjà inquiétée par une enquête pour favoritisme au sujet de la French Tech Night, une soirée à Las Vegas en 2016, où Emmanuel Macron était présent, et qu’elle a organisée quand elle dirigeait Business France, la ministre du Travail est à nouveau au coeur de la polémique.

En cause ? Les révélations embarrassantes de l’Humanité concernant ses stock-options chez Danone quand elle y travaillait en tant que directrice générale des ressources humaines. Celle-ci a réalisé en une journée une plus-value de plus d’un million d’euros en vendant ses actions. 

Le 30 avril 2103, Muriel Pénicaud va profiter de l’annonce faite par Danone de la suppression de 900 postes à travers l’Europe et de la flambée en bourse de l’entreprise consécutive à cette annonce. Elle achète en effet un lot d’actions à un prix très inférieur à celui du marché pour le revendre immédiatement, bénéficiant de la remontée du cours de l’action. ( ...,...,;..... )

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......................................... UN parti finalement comme les autres ?

........................................  http://www.leparisien.fr/politique/des-adherents-de-la-republique-en-marche-saisissent-la-justice-23-07-2017-7152657.php

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Plusieurs dizaines d’adhérents contestent devant le tribunal la validité des statuts du parti présidentiel.

L’adoption des statuts de la République en marche, soumis au vote électronique des adhérents ne devait être qu’une formalité. Mais la révolte gronde parmi quelques-uns des 3000 animateurs des comités locaux. Une trentaine de militants, très remontés, ont déposé un recours en référé devant le tribunal de grande Instance Créteil (Val-de-Marne) pour obtenir l’annulation du scrutin qui démarre ce dimanche et doit se poursuivre jusqu’au 31 juillet. L’audience de référé est fixée à 13h30 ce mardi.

 

Les requérants, qui dénoncent un manque de démocratie interne, estiment que les nouveaux statuts ont été soumis au vote sans tenir compte du délai légal prévu par les textes du parti. C’est sur ce vice de forme qu’ils entendent obtenir le report du vote en décembre par le juge des référés. «Notre démarche n’est pas une démarche agressive», déclare un des requérants, soucieux de ne pas froisser non plus le président Macron. «Nous avons alerté les instances du parti à maintes reprises sans jamais obtenir de réponses, hélas ! On se doit d’être exemplaire.»

 

Tout a commencé le 8 juillet dernier, lors de la convention nationale du mouvement, destinée à rassembler les troupes et organiser le fonctionnement interne du futur parti. De nombreux participants, députés, élus locaux et animateurs des comités En Marche s’étonnent alors de n’avoir pu consulter un exemplaire intégral des futurs statuts. À 11h30, ils se retrouvent au Dock’s Café, situé tout près de La Villette (Paris) qui accueille ce premier congrès.

 

Des adhérents de la République en marche saisissent la justice

00:0700:43

«Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations»

«Plus de 80 comités locaux étaient représentés, de toutes les régions de France» raconte l’un des participants «et nous faisions tous le même constat : les extraits ou synthèses des statuts que l’on daignait nous communiquer n’avaient plus rien à voir avec l’esprit d’En Marche ! Et les premiers témoignages de députés sur le fonctionnement du groupe à l’Assemblée ne nous rassuraient pas vraiment... ». Le parti d’Emmanuel Macron se voulait différent, entièrement tourné vers la base, le voilà rattrapé par les mêmes critiques qui ont toujours miné «les vieux partis» : pas assez de démocratie participative ou de prise en compte des propositions du terrain. Exemple : pour la première fois, une formation politique ouvre ses instances dirigeantes à des adhérents tirés au sort. 25% d’entre eux composeront le futur Conseil national. C’est gravé dans le marbre des nouveaux statuts. Mais les marcheurs en colère en voulaient 50% !

 

La direction du parti ne semble pas redouter ce vent de fronde. «Il y aura toujours des mécontents, c’est la vie normale des organisations», relativise la sénatrice LREM Bariza Khiari. Au QG de la rue de l’Abbé-Groult, les cadres rappellent que «l’horizontalité» dans la prise de décision constitue l’ADN du mouvement. «Les statuts sont le fruit de la consultation des adhérents, ils ont été enrichis». Signe tout de même que le sujet agace. En coulisse, on cherche à décrédibiliser le poids de ces insatisfaits qui seraient avant tout aigris de ne pas avoir été investis aux législatives…

 

Reste que ces marcheurs «frustrés» représenteraient, selon les plaignants, un collectif de 600 comités locaux sur les 3200 que compte le parti du président. Si, sur le fond, cette grogne paraît un peu vaine, le fait qu’elle ait besoin de s’exprimer devant un tribunal traduit un malaise… (...,... )

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.......................................... http://www.lci.fr/politique/soupcons-d-emplois-fictifs-l-affaire-michel-mercier-elargie-a-son-epouse-2061108.html

........................... MICHEL MERCIER : SOUPCON D' EMPLOI FICTIF 

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POLITIQUE – Le sénateur a été auditionné avec ses filles mercredi par les policiers chargés de l'enquête sur les emplois d'assistantes parlementaires que l'élu leur avait confiés, a-t-on appris vendredi. Selon son avocat, le "cas" de son épouse a lui aussi été évoqué.

La rédaction de LCI

L'enquête se poursuit dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs qui concerne la famille de Michel Mercier. L'avocat du sénateur a annoncé ce vendredi que ses deux filles ont été auditionnées mercredi. "Au cours de l'audition, ont été aussi évoqués brièvement deux autres cas," a précisé son avocat Me André Soulier à l'AFP : celui du fils de l'ancien ministre, ainsi que celui de son épouse.

 

L'ancien garde des Sceaux et ses deux filles "ont été entendus simultanément comme témoins libres, sans être confrontés", "pendant sept à dix heures" dans les locaux de l'Office anticorruption de la police judiciaire (Oclciff) à Nanterre, a indiqué Me André Soulier. Sur la table, les révélations du Canard Enchainé : selon le journal satirique, le sénateur du Rhône a recruté une de ses filles, Véronique, entre 2003 et 2012 et employé sa seconde, Delphine, à mi-temps d'août 2012 à avril 2014, pour l'assister au Palais du Luxembourg.  (...,... )

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......................................... http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/emmanuel-macron-et-la-finance-plus-qu-un-probleme-personnel-652325.html

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Emmanuel Macron et la finance : plus qu'un problème personnel

Emmanuel Macron ne veut pas être réduit à "quatre années" de sa vie au cours de laquelle il était banquier d'affaires. Mais la vraie question est ailleurs : c'est celle de sa vision de l'économie.

C'est sans doute un signe des temps. Alors que François Fillon et Marine Le Pen ne cessent de viser « la presse du système », lors de sa conférence de presse de présentation de son programme électoral le 2 mars, Emmanuel Macron a fait publiquement la leçon à un journaliste de Mediapart. Il l'a accusé de « faire le lit du Front National » en le « réduisant à quatre années de sa vie », celle où le candidat d'En Marche ! était banquier d'affaires. Irrésistiblement, ce genre de recadrage d'un journaliste par un politique fait penser à une autre conférence de presse, celle où Donald Trump dénonçait les « Fake News Medias » (les « médias de fausses nouvelles »). Du moins, ces attaques n'étaient, alors, pas saluées par des applaudissements.

Un problème de fond

Mais plus encore que la forme, c'est le fond qui interpelle. Emmanuel Macron entend ne pas être réduit à son expérience financière. Il en a le droit, bien évidemment. Mais le droit de la presse est évidemment de lui demander des comptes sur ce qu'un candidat à la magistrature suprême de la République a retenu de cette expérience. Elle en a d'autant plus le droit que l'enjeu n'est pas mince. Dix ans après le début de la crise financière, la France pourrait disposer de deux anciens banquiers à des postes clés : Emmanuel Macron à la présidence de la République et François Villeroy de Galhau au poste de gouverneur de la banque de France. Au moment même où le risque d'une nouvelle vague de dérégulation menace le monde par l'action de Donald Trump, cette disposition institutionnelle doit nécessairement conduire la presse à s'interroger sur ce sujet. Le « recadrage » du journaliste par le candidat n'en est alors que plus étonnant.

Connaître la « grammaire »

Car, dans ce « recadrage », il n'a pas été question du rôle de la finance dans l'économie. Pas davantage, du reste, qu'il n'en est question dans le -pourtant - long programme d'Emmanuel Macron. Pourquoi ? La réponse se trouve dans le propos d'Emmanuel Macron au journaliste de Mediapart.  Emmanuel Macron revendique fièrement ces quatre années d'expérience dans la banque d'affaires. « Cela m'évite de dire beaucoup de bêtises et me permet de connaître la grammaire du monde des affaires de notre pays », explique-t-il. Autrement dit, pour le candidat en marche, la banque d'affaires permet d'atteindre la vérité économique. Ceci ne signifie rien d'autres qu'une acceptation d'un certain ordre économique, celui mis en place depuis quarante ans, selon lequel la finance dérégulée est le cœur de l'économie. Mais c'est précisément cet ordre - que Donald Trump va essayer de rétablir outre-Atlantique - qui a causé les désordres actuels.

Retenir les leçons de la crise

Faut-il rappeler que la crise de 2007 n'est pas une crise de la dépense publique excessive ou de la compétitivité de la France ? C'est une crise financière majeure qui s'est transmise à l'économie réelle comme une traînée de poudre et qui a perturbé l'ensemble de l'économie réelle. C'est une crise financière qui a appauvri les Etats et qui a mis à jour l'illusion du projet que sous-tend la réponse d'Emmanuel Macron : celle de la croissance menée par la finance dérégulée. Comme l'ont montré de nombreuses études économiques, notamment celles de Michel Aglietta en France, la financiarisation de l'économie et la prédominance de la priorité donnée à l'actionnaire, a conduit à un recul de l'investissement productif et à un affaiblissement généralisé de l'économie réelle.

Quelle régulation financière ?

Ce que propose Emmanuel Macron est donc l'application de cette grammaire qu'il connaît si bien, mais qui est celle d'un langage en voie de pétrification. Son programme évite soigneusement la question de la régulation financière. Ceci n'a rien d'étonnant de la part de celui qui, en 2012, en tant que secrétaire général adjoint de l'Elysée, a torpillé le projet de loi bancaire*. Mais de fait, ceci ouvre une série de questions sans réponses qui demeurent pourtant centrales pour l'avenir de l'économie. S'il est élu, quelle sera, par exemple, la position du président de la République sur la question des nouvelles normes prudentielles proposées par le comité de Bâle ? Question trop technique ? Sans doute, mais pourtant : refuser ces normes, c'est continuer à mettre des destins à la merci d'une logique financière qui continue de s'emballer malgré la crise et qui menace à intervalles de plus en plus proches les économies. Or, tant le gouverneur de la Banque de France que le président des Etats-Unis s'opposent à ces normes. Qu'attendre du futur président français ? Comment ce dernier pourra-t-il prendre une décision dans l'intérêt général, sans tenir compte des relations nouées durant les quatre années de sa vie dont il est si « fier » et dont il a retenu la « grammaire » ? Question qui restera sans réponse puisque la poser serait donc « faire le lit du Front National ».

Le problème du programme

Sauf que c'est l'ensemble du projet économique du candidat Macron qui, du coup, pose problème. Emmanuel Macron applique sa « grammaire » apprise lorsqu'il était banquier d'affaires : le problème de l'investissement est un problème lié à la compétitivité coût et à la fiscalité. Baissez le coût du travail et la fiscalité sur les entreprises et vous verrez abonder les investissements. Sauf que rien n'est moins sûr. L'abaissement moyen de la fiscalité sur les entreprises est général depuis plus de trente dans les pays développés et l'investissement s'est parallèlement fortement ralenti, de même que la productivité. En réalité, rien de plus logique. La domination de la logique financière et de l'obsession de la rentabilité du capital est venue alimenter un système financier démesuré. Les mirages de rentabilité de la finance dérégulée ont rendu les rentabilités de l'économie réelle dérisoire.

Celui qui veut sauver la mondialisation devra d'abord s'attacher à détruire cette logique, cette « grammaire ». Car c'est elle qui a conduit aux délocalisations massives, aux licenciements « boursiers », aux désertifications des zones industrielles. C'est sur elle que prospère aujourd'hui le discours nationaliste et xénophobe qui profite des oubliés et des victimes de cette logique. Cette logique financière et le coût de son échec, la crise débutée en 2007, fait bien davantage le « lit du Front National » que le rappel par quelques journalistes de la biographie d'un candidat à l'élection présidentielle.

Appliquer la « grammaire »

Or, Emmanuel Macron ne propose rien d'autres que de poursuivre et amplifier cette logique. Son obsession pour la fiscalité des entreprises qui n'est pas sans rappeler celle des Républicains étasuniens (et français, du reste) ne saurait être présentée comme une méthode miracle si elle ne s'accompagne pas d'une réforme financière de grande ampleur au niveau européen. Réforme que le candidat ne propose pas. Mais faute d'une telle réforme, les gains réalisés risquent de se diriger massivement vers des marchés financiers déjà dopés par la politique monétaire de la BCE. Dans un pays où les distributions de dividendes ne cessent de battre des records et où les taux d'intérêt  sont extrêmement bas, on ne peut penser qu'un simple allègement fiscal favorisera l'investissement suffisamment pour redonner à la France une croissance potentielle solide et rendre prospère les zones rurales et désindustrialisées. De sa connaissance de la grammaire financière, il passe donc bien à son application.

La question centrale n'est donc pas de savoir si Emmanuel Macron a été banquier d'affaires. On peut l'avoir été, et même on peut l'être encore, et porter un regard lucide sur la situation économique mondiale et nationale. Emmanuel Macron a d'ailleurs raison : cette expérience pourrait lui avoir été utile pour trouver les clés d'un véritable changement de logique. Mais par sa réponse brutale au journaliste et par le contenu de son programme, Emmanuel Macron montre que ce n'est pas le cas et qu'il est déterminé à appliquer la « grammaire » de la banque d'affaires à notre pays. Et c'est cette politique qui apparaît comme hautement risquée au moment où la même politique s'engage outre-Atlantique. (...,... )

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 .... Ne me regardez pas comme cela .... pourquoi dites-vous que je n'aime pas Macron ? Qu'est-ce qui vous fait dire ca ? Je l'adore ....

Voici donc quelques vidéos qui attestent du portrait de l'homme d'Etat ....

Le vrai visage de Macron et sa famille Politique .( selon des méchats qui n'aiment pas ce monsieur ...) Reportage à VOIR !!

https://www.youtube.com/watch?v=mQllGeuRlv8

SCANDALE ALSTOM - PRESIDENT DES RICHES ? https://www.youtube.com/watch?v=A-iKxdm6Jxg

https://www.youtube.com/watch?v=9UcbrNw8VcA

https://www.youtube.com/watch?v=Wn72T4dTFho

https://www.youtube.com/watch?v=o-ftuePsv2E

https://www.youtube.com/watch?v=YzTYmHRpKXM

https://www.youtube.com/watch?v=7VFaJcFXW9M

https://www.egaliteetreconciliation.fr/Programme-economique-et-social-la-grande-imposture-Macron-45359.html

https://www.youtube.com/watch?v=8eZGfbPKnTM

https://www.youtube.com/watch?v=mQllGeuRlv8

https://www.youtube.com/watch?v=o-ftuePsv2E

https://www.youtube.com/watch?v=sHZo84XzAXM

https://www.youtube.com/watch?v=lEj3RjJ6dk

https://www.youtube.com/watch?v=-7po0B4xK2I

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/macron-surement-le-pire-191000

https://mirastnews.net/2017/06/24/la-vraie-mission-demmanuel-macron-histoire-dune-haute-trahison-des-preuves-accablantes/

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...................................... https://www.corrigetonimpot.fr/2017/09/24/pfu-macron-impot-prelevement-forfaitaire-unique-comment-marche/

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Macron met en place le PFU "prélèvement forfaitaire unique". Un impôt injuste!?

24. septembre 2017

 

 

Les nouvelles règles fiscales se précisent peu à peu avec  la mise en place du PFU : prélèvement forfaitaire unique.   Annoncé comme une mesure simplificatrice de l’impôt sur les revenus de placement, on est en train d’apprendre  les contours du PFU qui se mettrait en place en surplus des mesures déjà existantes … parfois même, le PFU serait réservé aux gros patrimoines sur certains placements. Cette disposition couplée à la hausse des prélèvements sociaux  à 17.2%  apparaît alors comme un montage technique extrêmement favorable  à certains contribuables  très aisés. Sur le fond rien de surprenant, la volonté de la politique fiscale actuelle étant de toute manière d'être extrêmement favorable aux contribuables fortunés. Sur la forme, le prélèvement forfaitaire unique est très discutable au vu des points suivants :

 

 - Via le PFU, certains contribuables aisés vont échapper à toute variation à la hausse des prélèvements sociaux (et bien sur, les prélèvements sociaux vont donc augmenter)!

 - Une niche fiscale serait réservée uniquement aux épargnants qui ont plus de 150 000 € à placement et durée de détention identique!

 

Ces deux points semblent politiquement très incorrects. Les prélèvements sociaux sont les mêmes pour tout le monde aujourd’hui (on les paie sur tout, tout le temps avec de très très rares exceptions). Avec le PFU, beaucoup d’épargnants aisés ne supporteront plus cet effort commun... et bien sur le gouvernement les augmente juste après la réforme du PFU! Que dire d’une niche fiscale exclusivement accessible à partir d’un certain patrimoine…  Je vous expose les faits et vous laisse juger  vous-même. A qui profite la mesure ?

 

Comparons pour mieux juger : impôt avant et après la mesure.

 

Soyons objectif et chiffrons simplement la fiscalité avant et après la mesure afin de voir vraiment à qui elle profite. A première vue, le PFU est simple : 30% d’impôt pour tout le monde sur tous les placements. Ces 30 % comprendront l’impôt sur le revenu ET les prélèvements sociaux. En y regardant de plus près, c’est loin d’être intéressant pour tout le monde. Comparons cette fiscalité de 30% à celle qu’on paie actuellement. On indiquera en vert la fiscalité qui est la plus intéressante et en rouge celle qui ne l'est pas. On verra ainsi si le PFU est mieux ou moins bien.

 

La difficulté est qu’aujourd’hui, le calcul de l’impôt n’est pas le même selon les placements : dividendes, plus-values, assurance-vie … chaque produit est imposé différemment. Pas de problème, nous allons faire les comparatifs !

Fiscalité des dividendes. Qui y gagne au PFU ?

Aujourd’hui, les dividendes subissent les prélèvements sociaux, l’impôt sur le revenu après abattement de 40% et permettent une déduction de la CSG (5.1%). Tout le monde est concerné. Beaucoup de contribuables possèdent des parts sociales imposées sous ce régime. Plusieurs gérants se rémunèrent via le versement de dividendes pour éviter la fiscalité des « salaires » et bénéficier de celle des « dividendes ». La mesure va donc impacter chacun à différents niveaux et ne concernent pas que les actions cotées en bourse.

 

L’impôt sur le revenu dépend de la tranche d’imposition qui peut être de 0% (personne non imposable), 14% (revenus modestes), 30% (revenus importants), 41 ou 45% (très hauts revenus). Tout ça est très compliqué, on peut donc faire le tableau suivant qui présente la fiscalité totale actuelle selon la TMI des gens et la fiscalité prévue avec le PFU.

 

Différence entre impôt total actuel et impôt total avec la réforme du PFU selon la tranche d'imposition.

 

Exemple :

1) Une personne avec une tranche fiscale à 0 % supporte aujourd’hui une fiscalité totale de 15.5% sur les dividendes. Avec le PFU, l’impôt serait de 30%. 

2) Si une personne dans une tranche à 30% perçoit 100 € de dividendes, elle paiera au total 31.97 € d’impôt aujourd’hui. Avec le PFU, elle paiera 30 €.

3) Une personne très fortunée se verse 100 000 € de dividendes. Avant, elle payait 40 210 € d’impôt, avec le PFU elle supportera seulement 30 000 €!

 

Conclusion :

Les contribuables modestes qui sont dans des tranches fiscales à 0 ou 14% sont perdants avec la nouvelle réforme. En revanche, ceux dans la TMI à 45% (personne percevant plus de 150 000 € de revenus par an par part fiscale) sont gagnants : leur fiscalité passe de 40.20% à 30% !

On peut oser espérer que le gouvernement tiendra sa promesse qui est de permettre de choisir entre le PFU et l’ancien régime pour ne pas pénaliser les petits épargnants. Le PFU permettra à ceux qui le peuvent de se verser un maximum de dividendes tout en économisant plus de 10% d’impôt. Ils ne seront plus limités par la progressivité de l’impôt.

 

 

BILAN : Sur les dividendes, le PFU ne changera rien pour le commun des mortels si on leur laisse l’accès à l’ancien régime. Les contribuables dans des tranches fiscales élevées paieront beaucoup moins d’impôt. (...,...,... )

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........................... Lapsus révélateur du fond de la pensée .....

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................................. http://www.bfmtv.com/politique/le-lapsus-de-macron-sur-la-sortie-de-l-etat-de-droit-1260041.html.

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Le lapsus de Macron sur "la sortie de l'Etat de droit"

 

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Illustration - Emmanuel Macron - TIZIANA FABI / AFP

 

Entre l'état d'urgence et l'état de droit, il y a visiblement de quoi se mélanger. Car après Gérard Collomb, c'est Emmanuel Macron qui a confondu les deux à New York. Alors qu'il s'adressait aux Français de New York, le Président a annoncé qu'en novembre, la France "sortira[it] de l'Etat de droit", au lieu de "l'état d'urgence". Rires dans la salle. "Je constate qu'il n'y a pas eu de réactions", a plaisanté Emmanuel Macron en se corrigeant aussitôt, "j'ignore si c'est de la torpeur ou de l'acquiescement, je choisis le premier!". (...,...,... )

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VIDÉO - L'énorme lapsus du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb qui parle de "la sortie de l'état de droit"

A voir sur le site ............... http://lelab.europe1.fr/video-lenorme-lapsus-du-ministre-de-linterieur-gerard-collomb-qui-parle-de-la-sortie-de-letat-de-droit-3435011

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.............................. https://www.marianne.net/economie/plf-2018-grace-macron-les-rentiers-paieront-moins-d-impots-que-la-plupart-d-entre-vous

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............................. https://www.marianne.net/economie/plf-2018-grace-macron-les-rentiers-paieront-moins-d-impots-que-la-plupart-d-entre-vous

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........................... https://www.humanite.fr/macron-veut-baisser-les-impots-sur-les-actions-606693

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........................    Loi travail octobre 2017  Les routiers obtiennent satisfaction !! .... Vraiment ?

.......................... Recul du gouvernement Macron ? Négatuf : Manoeuvre habile qui permet de diviser le front syndical et son fer de lance des transports . Bien joué, sur le tapis du jeu d'échec, les blancs pousse le cheval

................................................ http://www.rfi.fr/economie/20171005-france-accord-routiers-premier-recul-macron-loi-travail

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France: l'accord avec les routiers, premier recul de Macron sur la loi Travail

Par Altin Lazaj

mediaLes conducteurs routiers en grève avaient mis en place des blocages dans plusieurs villes de France pour protester contre la réforme du Code du travail. Ici à Bassens, près de Bordeaux, le 25 septembre 2017.REUTERS/Regis Duvignau

Les représentants des syndicats et des patrons des routiers ont conclu ce mercredi 4 octobre au ministère des Transports un accord paraphé par le gouvernement. Il sanctuarise au niveau de la branche certaines primes menacées par le nouveau Code du travail.

L’accord est la première concession du gouvernement concernant les ordonnances de la loi Travail. Il fixe en effet au niveau de la branche professionnelle les décisions concernant les primes des routiers, par exemple celle sur l'ancienneté, les frais de déplacement, ou encore le 13e mois.

Ce sont des primes importantes qui peuvent représenter jusqu’à 20% de la paie des routiers. Ces derniers s’inquiétaient d’une possible baisse de leurs rémunérations si, comme le prévoient les ordonnances, ces primes s'étaient négociées au sein des entreprises, notamment dans les TPE et PME où la concurrence est forte.

En délogeant du champ d’application le secteur du transport, l’accord risque de créer une première brèche dans les ordonnances. La porte est dorénavant ouverte à d’autres revendications sectorielles, même si les ministres du Travail et des Transports se sont empressées d’assurer que l’ensemble de ces règles sont intégrées dans un nouvel accord de branche, pleinement compatible avec les ordonnances.

Recul face à la pression syndicale

Cet accord intervient après un mouvement social mené la semaine passée par la CGT et FO avec des barrages filtrants, et opérations escargot. A leur tour, deux autres syndicats de routiers, la CFDT et la CFTC ont menacé de paralyser la France la semaine prochaine en bloquant les routes et les stations-service.

Craignant donc une montée en puissance du mouvement, le gouvernement a préféré lâcher du lest. Un scénario qui rappelle mai 2016, où les routiers ont obtenu que le projet de loi Travail défendu par Myriam El Khomri ne modifie pas leur régime dérogatoire sur les heures supplémentaires.

Contexte social tendu

Force ouvrière vient de grossir les rangs de la mobilisation contre les ordonnances. Contraint par sa base, le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, a annoncé ce mercredi qu’il compte organiser une journée de mobilisation contre la réforme du Code du travail. Il rejoint ainsi la CGT et Sud qui ont déjà battu le pavé le 12 et 21 septembre.

Cette semaine également, la CFDT, la CGT et FO ont durci le ton contre les réformes à venir sur la formation professionnelle, l'apprentissage et l'assurance chômage. Les secrétaires généraux des trois syndicats ont lancé un avertissement au président Emmanuel Macron qui doit rencontrer les partenaires sociaux les 12 et 13 octobre, soit deux jours après la grève générale des fonctionnaires. Tous les syndicats de la fonction publique appellent en effet à une grève nationale le 10 octobre contre la baisse du pouvoir d'achat. (...,...,... )

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..............LOI TRAVAIL : flexibilite ou precarité ???

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................................. https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/droit-du-travail/psa-envisage-de-supprimer-des-postes-grace-aux-dispositions-des-ordonnances-de-la-loi-travail_2535061.html

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PSA envisage de supprimer des postes grâce aux dispositions des ordonnances de la réforme du Code du travail

Créées par les ordonnances du président Macron, les ruptures conventionnelles collectives permettent de supprimer des emplois via des départs volontaires. 

Le groupe automobile PSA négociera le 9 janvier avec les syndicats un projet de ruptures conventionnelles collectives, rendu possible par la réforme du Code du travail, a-t-on appris jeudi 28 décembre de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Deux séances de négociation sont prévues le matin et l'après-midi du 9 janvier avant que le projet, s'il est validé par au moins 50 % des syndicats, ne fasse l'objet d'une consultation lors d'un comité central d'entreprise extraordinaire, selon des sources syndicales.

Créées par les ordonnances du président Macron, les ruptures conventionnelles collectives (RCC) permettent de supprimer des emplois via des départs volontaires, selon une procédure moins contraignante pour l'entreprise que celle d'un plan social. La chaîne de prêt-à-porter féminin Pimkie (groupe Mulliez), les journaux Le Figaro et Les Inrocks, envisagent aussi d'y avoir recour.

"De la mobilité interne, des départs volontaires"

Le groupe PSA, qui comprend notamment les marques Peugeot, Citroën et DS, mettra en place en 2018 un "dispositif annuel" de gestion des effectifs. Celui-ci passera "comme d'habitude" par "de la mobilité interne, des parcours de reconversion et aussi des départs volontaires", a ajouté un porte-parole du groupe.

Sollicités, les syndicats n'étaient globalement pas inquiets, à condition que l'éventuelle nouvelle mesure ne rogne pas sur les conditions de départ. Le responsable syndical ne redoute pas une vague massive de départs car "c'est difficile de descendre plus bas", estime-t-il. Selon lui, un millier de personnes quittent chaque année l'entreprise, qui emploie "près de 10 000 intérimaires".

"Le nœud du problème, c'est au niveau des primes de départ : est-ce qu'elles seront identiques ou pas ?" a également relevé Jean-Pierre Mercier (CGT). La branche PCA (industrie + R&D principalement) du groupe employait quelque 55 500 personnes fin 2016. (...,...,... )

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Renault et PSA généralisent le recours à l'intérim dans leurs usines françaises

MAXIME AMIOT JULIEN DUPONT-CALBO - LES ECHOS | 

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•Chez Renault, les intérimaires pèsent 45 % des effectifs industriels.•Prudents, les deux constructeurs veulent maîtriser leur masse salariale.

La production automobile française deviendrait-elle une affaire d'intérimaires ? Les statistiques fournies par Renault et PSA à leurs syndicats montrent la nouvelle place occupée dans leurs ateliers par le travail temporaire - devenu presque aussi répandu que le CDI traditionnel. Fin octobre, les deux groupes employaient en France environ 4.200 intérimaires de plus (dont 3.000 chez Renault) qu'à la même époque l'an dernier. Pour un peu moins de 1.300 CDI recrutés à eux deux depuis janvier...

De fait, la situation se vérifie avant tout chez Renault. Les intérimaires y représentaient fin octobre quelque 45 % des effectifs industriels en France (hors personnels administratifs, vente, ingénierie) - soit près de 6.000 salariés. Presque autant que le nombre de CDI. Si l'on ne tient compte que des personnels travaillant le long des lignes d'assemblage (agents de production Renault), les niveaux sont encore plus impressionnants.

A Sandouville, on dénombre 1.300 intérimaires pour seulement 880 opérateurs, soit 60 % de l'effectif. A Flins, près de 1.600 ouvriers sont en travail temporaire, contre 1.414 en CDI, tandis que le ratio tourne autour de 40 % à Douai... Et on trouve encore 1.000 intérimaires à Batilly, 350 à Maubeuge, ou encore 1.100 à Cléon (moteurs). « Nous n'avions jamais connu de tels niveaux ", souffle Fabien Gâche, de la CGT.

Chez PSA, le phénomène est moins net, et plus contrasté selon les sites. En France, le constructeur employait fin octobre 3.990 intérimaires, contre 2.777 fin 2014 (soit 13 % des effectifs de production). Dans le détail, à Sochaux, ils sont 1.339 intérimaires sur les lignes, pour 5.656 CDI. Mais cet été, ils étaient presque 1.500. A Mulhouse, ils sont 1.365 pour 5.319 ouvriers - dont 800 pour la seule équipe week-end. « Celle-ci est presque entièrement composée d'intérimaires. Les seuls CDI de l'équipe sont les encadrants », dit-on sur place. Plus au sud, à PSA Vesoul, on recense 557 intérimaires pour 2.197 postes, le double environ de l'an dernier. A Poissy, où la charge de travail n'est pas énorme, on trouve 30 % d'intérimaires sur les chaînes, estime FO. Et à Rennes, où les troupes réclament un nouveau modèle, seuls 10 intérimaires traînent ici ou là.

A vrai dire, ces chiffres englobent différents types de contrats (parfois de quelques semaines), et l'intérim a toujours fait partie de la vie des ateliers. « Les usines auto ont toujours vécu en dents de scie, en fonction des lancements de nouveaux véhicules, confirme Franck Don, représentant CFTC chez PSA. Il faut produire beaucoup avant le lancement, puis dans les premiers temps du modèle. Mais beaucoup moins ensuite. " Les intérimaires permettent de gérer ces cycles.

Un risque en termes de qualité

 

Aujourd'hui, le marché européen est en net regain. Après des années de disette, les usines Renault voient une flotte de nouveaux modèles. Espace, Talisman et Scénic pour Douai, Micra de Nissan à Flins, Trafic et utilitaires d'Opel et Fiat à Sandouville... « Il y a de la charge et c'est tant mieux. Mais il faut que cela se concrétise par davantage d'embauches ", juge Brahim Hachouche, de Force ouvrière. Pour l'heure, la direction n'a promis que 500 recrutements « ouvriers ».

Echaudés par la crise de 2008 - Renault et PSA ont, à cette époque, dégraissé fortement leur main-d'oeuvre française -, les constructeurs sont prudents sur la reprise et limitent la part de CDI grâce à l'intérim ou des formes de contrats moins protecteurs que le CDI (en 2016, PSA prévoit d'embaucher 2.000 emplois jeunes). « La direction de PSA veut abaisser la masse salariale de 14 à 10 % dans le cadre du plan "Back in the race" », note Christine Virassamy, à la CFDT. Depuis janvier, PSA n'a embauché que 270 personnes.

« Une ligne composée en majorité d'intérimaires, c'est un risque en termes de qualité ", souligne un délégué syndical de Flins, un site qui a vu ses résultats malmenés, le temps de remettre au niveau les personnels intérimaires - moins qualifiés bien que formés. A Douai, où s'usinent les modèles haut de gamme de Renault, les représentants de la CFDT se sont émus du sujet. Autre question : restera-t-il des opérateurs de base en CDI ? Ou ces métiers-là seront-ils dévolus à l'intérim ? Nul doute que les futurs accords de compétitivité qui doivent être négociés en 2016 se pencheront en détail sur le sujet.

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...........................  http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170802.OBS2883/le-gouvernement-annule-300-millions-d-euros-de-dotations-aux-collectivites-locales.html

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Après le gel budgétaire des armées, la baisse des APL... Les élus locaux sont également dans le collimateur du plan d'économies de l'Etat : le 20 juillet Emmanuel Macron a annulé 300 millions de crédits alloués aux collectivités locales.

L'Obs 
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Les élus locaux savaient qu'ils devraient se serrer la ceinture afin de réaliser les 13 milliards d'euros d'économies imposées par le gouvernement, d'ici 2022. Mais, ce qu'ils ne savaient pas, c'est que ce régime drastique commencerait... dès cet été.

Dans le jargon du président Macron, l'expression "promesse faite, promesse tenue", ne semble pas toujours être prise au pied de la lettre. Le 17 juillet dernier, le chef de l'Etat avait promis aux élus locaux de ne pas toucher, pour le moment, à leurs dotations. Sauf que, surprise : trois jours après cet engagement, le gouvernement a signé un décret annulant 300 millions d'euros de crédits destinés aux collectivités locales, révèle "Libération" ce mercredi 2 août.  

Promesse envolée

Lors de la Conférence nationale des territoires, le 17 juillet dernier, le président Macron avait promis qu'il ne baisserait pas "brutalement" les dotations dédiées aux collectivités locales. Certes, le gouvernement avait annoncé que les régions, départements et communes allaient être mis à contribution pour réduire la dépense publique, avec 13 milliards d'euros d'économies d'ici à 2022 (soit 3 milliards de plus que prévu dans le programme présidentiel d'Emmanuel Macron). 

Mais cette coupe budgétaire ne devait pas être, selon l'exécutif, effective ni en 2017, ni en 2018 d'ailleurs... Et "Libération" de rappeler la promesse d'Emmanuel Macron : (;..,.... )

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....................................   http://www.lemonde.fr/politique/live/2017/09/22/code-du-travail-une-journee-sur-le-monde-fr-consacree-aux-enjeux-de-la-reforme_5189457_823448.html

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Les ordonnances réformant le code du travail ont été signées vendredi. Retrouvez les témoignages et analyses qui ont alimenté notre live tout au long de la journée.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/live/2017/09/22/code-du-travail-une-journee-sur-le-monde-fr-consacree-aux-enjeux-de-la-reforme_5189457_823448.html#QRVd1kyg18BORyBT.99

Le Monde le 22 septembre à 17h33

Cette journée spéciale consacrée à la réforme du travail est maintenant terminée. Merci à vous de l'avoir suivie. Retrouvez sur LeMonde.fr :

 

#Les temps forts :

 

« Il faudra attendre plusieurs années pour voir les effets de la réforme du code du travail » : le compte-rendu de tchat avec Sarah Belouezzane, notre journaliste chargée des questions liées à l’emploi au service politique du Monde, qui est revenue sur les enjeux de la réforme et sur la mobilisation de jeudi ;

 

Code du travail : « Le contournement des syndicats ouvre la porte à de nombreux abus » : le compte-rendu de tchat avec Thomas Breda, chargé de recherche au CNRS, spécialisé en économie du travail, qui a répondu à vos questions sur l’impact de la réforme sur les salariés et sur les négociations au sein des entreprises ;

 

Réforme du code du travail : « Un mouvement d’ampleur en Europe depuis la crise de 2008 » : le compte-rendu de tchat avec Emmanuelle Mazuyer, directrice de recherche au CNRS et docteure en droit, qui a échangé avec vous sur la manière dont cette réforme s’inscrit plus largement dans un mouvement de réforme européen.

 

#Les contenus de référence :

 

Au cœur de la fabrique des ordonnances réformant le code du travail

Réforme du code du travail : ce que contiennent les ordonnances

Les questions que vous vous posez sur la réforme du code du travail

La réforme du code du travail est-elle vraiment une “loi El Khomri XXL” ?

Temps de travail, chômage, précarité : ce qui a changé en une génération


Retrouvez également tous les contenus sur le sujet dans la rubrique dédiée à cette réforme.

image: https://avatars.scribblelive.com/2015/6/15/dbad63f4-93be-4dc8-86a2-cc970564d2f0.jpg

Le Monde le 22 septembre à 17h28

Pour illustrer l’évolution du contexte social dans lequel s’inscrivent les ordonnances réformant le code du travail (en matière de temps et de contrats de travail, d’âge de départ à la retraite, etc.) nous avons pris l’exemple d’une famille fictive.

>> Comparaison entre la situation d’un jeune couple de salariés en 1982 et celle de ses enfants trente-cinq ans plus tard.

 

image: https://images.scribblelive.com/2017/9/22/391d7be0-2fe5-4441-941d-81f559950da4.jpg

Temps de travail, chômage, précarité : ce qui a changé en une génération

Le Monde.frComparaison entre la situation d’un jeune couple de salariés en 1982 et celle de ses enfants trente-cinq ans plus tard.

 

Le Monde le 22 septembre à 17h06

Vérification

La loi avantage-t-elle plutôt les PME ou les multinationales ?

 

L’esprit de la réforme est de simplifier le fonctionnement des PME, qui emploient 6 millions de salariés en France. La possibilité de négocier des accords d’entreprise en l’absence de délégués syndicaux, y compris s’ils sont moins favorables aux employés que l’accord de branche, est une véritable nouveauté pour ces petites structures, en particulier dans les entreprises de moins de vingt salariés, où les employés voteront à la majorité simple sur des sujets déterminés par l’employeur.

 

Les PME bénéficieront aussi de davantage de souplesse pour licencier, puisque le formalisme de la lettre de rupture sera allégé et les indemnités prud’homales seront connues à l’avance en cas de recours.

 

Les multinationales ne sont pas pour autant défavorisées par la réforme du code du travail, puisque le plafonnement des indemnités prud’homales, le recours facilité aux CDD et contrats de projet ou l’assouplissement des conditions de licenciement les concerne aussi. De plus (comme précisé plus haut) elles pourront justifier certaines suppressions d’emploi par des difficultés économiques dans leur filiale française, même si leur bilan est positif à l’international.

 

>> Pour en savoir plus, lire les explications des Décodeurs sur la réforme du code du travail, point par point :

 

image: https://images.scribblelive.com/2017/9/22/58fca7f3-a44f-423f-a831-a935940a8d51.jpg

Les questions que vous vous posez sur la réforme du code du travail

Sur la table du conseil des ministres vendredi, les ordonnances réformant le droit du travail entreront en vigueur dans la foulée. Que contiennent-elles et qu’est-ce qui va changer ?

image: https://avatars.scribblelive.com/2017/4/18/14f4713f-0775-45af-9c6c-b9c3d1b970ec.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h55

Une évaluation des ordonnances réformant le code du travail sera mise en place

 

La ministre du travail, Muriel Pénicaud, a indiqué vendredi la mise e place d'une "évaluation" des ordonnances réformant le droit du travail, signées vendredi à la mi-journée par le président. L'objectif selon elle est de "suivre ces évolutions profondes" induites par la réforme et qui "demandent à être mesurées".

 

France Stratégie, organisme qui dépend de Matignon, est chargé de "coordonner (des) travaux d'experts, de chercheurs (...) indépendants", avec l'aide des administrations du ministère du travail, a précisé la ministre. En parallèle, cette dernière va "nommer trois personnalités", qui assureront "une supervision" et effectueront "une analyse qualitative" sur la mise en œuvre des ordonnances. Il s'agit de Marcel Grignard (ex-CFDT), président du think tank Confrontations Europe, Jean-François Pilliard, ex-président du pôle social du Medef, et Sandrine Cazes, économiste à l'OCDE.

image: https://avatars.scribblelive.com/2017/4/18/14f4713f-0775-45af-9c6c-b9c3d1b970ec.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h51

Ce tchat est maintenant terminé. Vous pourrez retrouver l'intégralité des questions-réponses dans un compte-rendu publié en fin après-midi sur LeMonde.fr.

image: https://avatars.scribblelive.com/2015/6/15/dbad63f4-93be-4dc8-86a2-cc970564d2f0.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h50

Tchat

Bonjour, la dérégularisation progressive du du travail "salarié" semble corroborer les dires des économistes qui annoncent que d'ici 20-30 ans la majorité de la masse "salariale" sera remplacée par des "freelances". Est-ce que les réformes en cours s'inscrivent volontairement dans cette perspective, ou ont-elles d'autres fondements moins liés à la mise en adéquation de la réglementation française avec les standards de demain et plutôt inscrites dans un calendrier politique ?

-Rémy

 

E.M.: Je ne peux pas faire de prospectives sur la fin du salariat qui est un thème avancé depuis assez longtemps. On assiste en tout cas, et dans plusieurs pays européens aussi, à une augmentation du travail indépendant, ou parfois, du “travail indépendant subi”: c’est-à-dire qu’un potentiel employeur ne propose pas de contrat de travail mais un statut d’auto-entrepreneur, ce qui lui permet d’éviter l’application du droit du travail et les charges sociales afférentes.

 

En Pologne, un rapport qui date un peu établissait que 80% des caissières de supermarché étaient des travailleuses indépendantes ! En Italie et en Espagne, des statuts à mi-chemin entre salarié et indépendant ont été créés il y a quelques années. C’est donc une tendance qu’on peut observer.

 

En général, en France, les juges ont toujours la possibilité de requalifier en “contrat de travail” une relation a priori basée sur un travail indépendant s’ils repèrent des indices de dépendance économique et de subordination. L’Urssaf a d’ailleurs engagé une procédure contre Uber sur ce fondement.

 

Personne ne peut parier sur l’avenir du travail et de ses modalités futures.

image: https://avatars.scribblelive.com/2015/6/15/dbad63f4-93be-4dc8-86a2-cc970564d2f0.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h45

Tchat

Le système de ces directives européennes ne favorise-t-il pas les pays riches de l'UE ? Contraindre ainsi la liberté politique en matière économique n'est-ce pas une des raisons du ralentissement de l'UE et de l'affaiblissement démocratique ?

-Direct

 

E.M.: Les recommandations européennes dans le cadre de la gouvernance économique focalisent sur une vision uniquement chiffrée et budgétaire des données économiques nationales. Elles ne permettent pas d’imaginer un projet politique, une prise en compte des besoins sociétaux, ne serait-ce qu’à moyen terme et surtout elles se font selon des procédures non démocratiques: ce sont les ministres des économies et des finances et quelques experts à la Commision européenne qui décident de ces orientations.

Beaucoup d’experts des questions européennes demandent une démocratisation de cette gouvernance économique avec l’intervention de parlementaires qui pourraient représenter les citoyens ou la consultation d’autres représentants comme les syndicats par exemple.

Sinon le risque est en effet une distanciation encore plus grande entre les instances européennes et les peuples et un rejet du projet européen.

image: https://avatars.scribblelive.com/2015/6/15/dbad63f4-93be-4dc8-86a2-cc970564d2f0.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h40

Tchat

Bonjour, je travaille aujourd'hui au Portugal et vu les standard locaux, ce droit du travail reforme est encore bien plus protecteur que ce a quoi je suis confronte maintenant (des CDD renouvellable jusqu'a 3 ans sans limite de renouvellent pratiquement pas d'organisation syndicales, travail le dimanche et la nuit ...) et ce malgres un gouvernement de gauche qui reforme le pays a contre courant des autres pays d'europe en augmentant les salaires et les prestation sociale.meme s'il est complique de comparer des pays l'un a l'autre ou se situe le CDD reforme francais dans la moyenne europeenne ?

-Djan

 

E.M. : Les ordonnances visent à permettre aux branches d’assouplir les règles actuelles du CDD et du recours à l'intérim – durée des CDD, nombre de renouvellements, délai de carence entre 2 CDD, etc.

Parallèlement le gouvernement étend la possibilité de conclure des “CDI de projet”, une vieille revendication patronale, qui permet à un employeur de recourir à un salarié pour une mission donnée et d’ajuster la durée du contrat en fonction de la mission. Il peut licencier le salarié une fois la mission terminée et, à la différence du CDD, le salarié n’aura pas droit à l’indemnité de précarité.

Suite à ces ordonnances Macron, le CDD français devrait à peu près se situer dans la moyenne des CDD européens, même si je ne fais pas d’évaluation économique du droit du travail, car par exemple en Italie l’employeur n’a plus d’obligation d’indiquer le motif de recours à un CDD de moins de 3 ans depuis le “Jobs Act” et il peut être renouvelé jusqu’à 5 fois en 36 mois.   

En Angleterre, les contrats “0 heure” permettent carrément à un employeur de conclure un contrat de travail sans s’engager à fournir un temps de travail minimum.

image: https://avatars.scribblelive.com/2015/6/15/dbad63f4-93be-4dc8-86a2-cc970564d2f0.jpg

Le Monde le 22 septembre à 16h32

Tchat

Le mouvement européen qu'on perçoit n'est-il pas en fait un mouvement libéral annonçant une régression sociale inédite ?

-Jean-Pierre

 

E.M. : C’est exact. L’idéologie qui sous-tend l’Europe est par nature libérale puisque l’intégration européenne est d’abord et avant tout une intégration économique avec pour objectif un marché intérieur. Le projet européen manque depuis le départ d’une réelle dimension sociale même si des avancées ont été faites à une époque et dans certains domaines, comme l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes ou la libre circulation des travailleurs sur le territoire européen.

 

La dérive ultralibérale qui peut entraîner une régression sociale est plus récente et date de la crise financière de 2008, qui a déstabilisé un projet européen déjà en panne, et justifié une domination de la gouvernance économique, des objectifs de réduction des dettes souveraines et des déficits publics, au détriment des politiques sociales.

 

Tout ceci est renforcé par le fait qu’au sein des Etats eux-mêmes, les marges d’actions politiques sont extrêmement réduites. (...,...,.... )

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............................................. http://www.liberation.fr/france/2016/02/19/martinez-le-nouveau-code-du-travail-un-retour-au-xixe-siecle_1434633

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Martinez : «Le nouveau code du travail ? Un retour au XIXe siècle»

Par Luc Peillon — 

 
Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, le 15 février 2015 Photo Albert Facelly pour Libération

 

Le secrétaire général de la CGT regrette le manque de concertation autour de la réforme du code du travail et dénonce un texte néfaste pour les droits des salariés, s’inscrivant dans la droite ligne de la majorité précédente.

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     Martinez : «Le nouveau code du travail ? Un retour au XIXe siècle»

Philippe Martinez, secrétaire ­général de la CGT, appelle à la «riposte» et à «amplifier la ­mobilisation» contre les projets du ­gouvernement.

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inRead invented by Teads

Que pensez-vous du projet de loi sur la réforme du code du travail ?

Que du mal… Ce texte constitue un ­recul historique pour les droits des salariés, un retour en arrière comme on n’en a jamais vu. Je dirais même un ­retour au XIXe siècle. Il suffit d’ailleurs de voir les acclamations du Medef pour mesurer le niveau de régression que ce texte représente pour les salariés. A tel point qu’on peut se demander si ce n’est pas le patronat lui-même qui a écrit le projet.

Vous avez pourtant été consulté…

Il n’y a pas vraiment eu de concertation. Nous n’avons vu la ministre que deux heures et avons pris connaissance du texte dans la presse… Il nous a été envoyé, dans sa dernière version, dans la nuit de mercredi à jeudi. Pour un gouvernement qui vante le dialogue social…

Quels points vous gênent le plus ?

Il y a notamment trois points que je voudrais évoquer. La durée du travail, tout d’abord. Dans ses vœux, le président de la République avait répété qu’il ne toucherait pas aux 35 heures. Or, de fait, quand on permet des dérogations dans chaque entreprise à la durée ­légale du travail, c’est une remise en cause des 35 heures. Elles restent le principe mais plus la règle. Deuxième point : l’officialisation de l’inversion de la hiérarchie des normes, autrement dit la primauté quasi systématique donnée à l’accord d’entreprise par rapport à la branche, voire à la loi. Le code du travail ne sera plus qu’un petit livre qu’on posera sur une étagère et qu’on consultera quand on ne saura pas quoi faire. Et la règle de droit s’appliquera de façon totalement différente selon les entreprises, violant ainsi l’égalité des salariés devant la loi. Troisième point : la non-justification des licenciements économiques, ou plutôt la justification apportée par l’entreprise uniquement [sans que le juge ait son mot à dire, ndlr], qui, même sans difficultés, pourra proposer une restructuration.

Et le référendum, c’est plutôt une avancée, non ?

Sauf qu’il a lieu à l’initiative des syn­dicats minoritaires. A la CGT, nous ­sommes pour la consultation des salariés, mais pas sous la forme du chantage, comme on l’a vu chez Smart, où c’est ­l’employeur qui détient les clés en menaçant de fermer la boîte en cas de réponse négative. Aucun gouvernement n’accepterait qu’un groupe de députés minoritaires puissent exiger un référendum sur une loi qui a été repoussée et que le résultat lui soit imposé.

Etes-vous surpris que ce projet émane d’un exécutif de gauche?

Moi, je juge sur les actes, pas sur la couleur politique. Or quand je vois que le patronat applaudit ce texte des deux mains, que c’est la droite qui est la plus encline à l’adopter, je me dis que le Président a tourné le dos à ses promesses de campagne, qu’il a choisi son camp. Cette majorité continue, voire accélère, la politique menée par la ­précédente tout en allant au-delà des ­espérances du Medef. Tout cela appelle une riposte.

Vous ne pensez pas qu’assouplir le code du travail puisse favoriser les embauches ?

La volonté d’aménager le code du ­travail n’est pas nouvelle. Le père de Pierre Gattaz [le patron du Medef] tenait déjà ce genre de discours dans les ­années 80. Et depuis, la droite l’a largement fait. Pour quel résultat ? Six millions de chômeurs. Et c’est cette voie que l’on nous propose de poursuivre ?

Vous parlez d’une riposte… Sous ­quelles formes ?

On est train de se réunir, de réfléchir, à la fois au sein de la CGT, mais aussi avec les autres centrales. Il y a déjà de nombreuses mobilisations dans les entreprises, il faut arriver à les conjuguer sur les salaires, l’emploi, les services publics, et bien sûr contre ce texte.

Pensez-vous réussir à mobiliser ? N’est-ce pas parce que la CGT est trop faible que le patronat parvient à pousser ses pions ?

La récente journée d’action des fonctionnaires a été forte et, jeudi, dans le secteur de l’énergie, on a atteint des ­records de grévistes. Le vrai problème, c’est plutôt que les salariés ont peu d’occasions de croiser des syndica­listes. Un salarié sur deux ne voit même jamais de syndicaliste. La répression syndicale pèse aussi sur la mobilisation. Quand vous infligez neuf mois de prison ferme à des syndicalistes, cela n’incite pas vraiment à se bouger. Mais nous allons mettre tout en œuvre pour amplifier la mobilisation. (...,...,...)

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....................... Reportage -  https://www.humanite.fr/salaries-detaches-salaries-sacrifies-602603

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................................. Oct 2017-. Qui peut croire à une victoire sur la question des travailleurs détachés ? Trés peu de chose - Le problème générale est celui de l'harmonisation soiale qui en est au point Zéro !

.............................................. https://www.marianne.net/societe/les-travailleurs-detaches-en-france-sont-aussi-des-francais

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Les travailleurs détachés en France sont aussi… des Français !

Par Pascal Marie

Publié le 24/03/2017 à 07:30

Être un travailleur détaché dans son propre pays, c'est possible. Derrière le débat sur les clauses Molière, des intérimaires français profitent des dérives du système pour effectuer des missions en France grâce à l'aide de sociétés luxembourgeoises. Principale victime : la Sécurité sociale.

Avant de s'en excuser, Jean-Luc Mélenchon les avait accusés de "voler le pain des travailleurs qui se trouvent sur place". L'ancien Premier ministre Manuel Valls avait un temps menacé de ne plus appliquer la directive qui leur permet de travailler à travers l'Union européenne. Marine Le Pen a promis, en cas de victoire le 7 mai prochain, de leur privilégier les travailleurs français…

Les travailleurs détachés : un argument de choix pour illustrer les effets néfastes de la politique bruxelloise. Mais nos élus nationaux parlent peu du fait que près de 10% des travailleurs détachés présents sur le sol français seraient en réalité… français. Effectuer des missions sous ce statut dans son propre pays, une incongruité rendue possible par la cupidité de certaines entreprises hexagonales, qui peuvent compter sur l'appui de boîtes d'intérim basées dans des pays voisins, notamment au Luxembourg. Et ce, en toute légalité.

Une seule victime : la Sécu

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Bordant la frontière française, la ville luxembourgeoise d'Esch-sur-Alzette se distingue ainsi par le nombre de ses agences d'intérim : la deuxième ville du Grand-Duché, 33.000 habitants, dispose en effet de 33 offices spécialisés dans le travail temporaire. Soit une agence pour 1.000 habitants ! Un nombre largement suffisant pour satisfaire la demande locale et au-delà… Dans les registres de ces boîtes, on trouve en effet de nombreux Français, pour la plupart venus de la Moselle toute proche.

"Les Français s'inscrivent au Luxembourg, ou en Belgique, puis sont envoyés en mission en France. Ainsi, l'entreprise française qui les recrute doit s'acquitter des cotisations sociales luxembourgeoises qui sont, bien sûr, beaucoup plus avantageuses". Député PS de Gironde, Gilles Savary connaît bien ce système. Il a participé, avec la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, à l'élaboration d'un rapport sur le sujet en 2013. L'élu girondin veut attirer l'attention sur cette dérive, inadmissible à ses yeux : "Avec ce système, nous avons créé de nouveaux mercenaires, un marché des hommes où l'on place des travailleurs à droite, à gauche, un marché parallèle dont la victime principale est la Sécurité sociale".

Car le travailleur détaché français effectue des missions en France en percevant le Smic luxembourgeois (environ 1.900 euros net). Ainsi, il coûte moins cher à l'entreprise qui le recrute, qui ne paie pas sur son salaire les cotisations normalement dues à l'Etat français. Un petit jeu dont tout le monde ressort gagnant, si l'on excepte bien sûr la Sécurité sociale, privée de recettes.

Rien qu'à Esch-sur-Alzette, il y aurait environ 6.500 Français inscrits en intérim.

Gilles Savarydéputé PS

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Impossible d'estimer le montant du préjudice subi par la Sécu. Car il est déjà très difficile d'avoir une réelle idée du nombre d'intérimaires qui ont - ou ont eu - recours à ce procédé. "Il y a peu de chiffres, très peu d'investigations ont été menées, regrette Gilles Savary. Il y a un an, on estimait leur nombre à 18.000 ou 19.000. Dans ce domaine, tout est extrêmement dur à vérifier. Mais rien qu'à Esch-sur-Alzette, il y aurait environ 6.500 Français inscrits en intérim."

Un phénomène difficile à quantifier

En 2012, les Français étaient ainsi la quatrième nationalité de travailleurs détachés la plus représentée en France, derrière les Polonais (31.700), selon un rapport de la Cour des comptes consacré à la Sécurité sociale. Ils talonnaient les Portugais (20.100) et les Roumains (17.500). Le rapport précise par ailleurs que les deux tiers des Français concernés sont Lorrains. Au vu de l'ampleur du phénomène, les Sages de la Cour des comptes estimaient même nécessaire "l'emploi des moyens de la police judiciaire". Une préconisation qui n'a, semble-t-il, pas été suivie d'effets. Car cinq ans plus tard, on ne connaît toujours pas le nombre précis de travailleurs détachés français en France.

La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dirrecte) de la région Grand-Est a mené des campagnes sur ce sujet, mais elle ne possède aucune statistique actualisée : "Nous sommes incapables de dire combien de cas il y a aujourd'hui, ni si cela augmente ou si cela diminue".

LIRE AUSSITravailleurs détachés : les tartuffes de la clause Molière

La DIRECCTE a malgré tout confié à Marianne une statistique assez révélatrice. "En 2015, nous avons relevé 2.000 détachements d'intérimaires français depuis des boîtes luxembourgeoises, en Moselle uniquement". Un chiffre à mettre en comparaison avec les 8.600 intérimaires officiellement dénombrés en Moselle par l'Observatoire de l'intérim et du recrutement en décembre 2014.

Une catégorie semble plus particulièrement touchée. "Le BTP est le plus concerné et de loin, pour tous les autres secteurs, c'est très marginal". Les durées des détachements peuvent être très variables, allant d'une seule journée jusqu'à plusieurs mois. Mais comment expliquer qu'il soit si difficile de déterminer l'ampleur réelle du phénomène ?

"C'est pratiquement impossible à quantifier, justifie un représentant de l'Agence pour le développement de l'emploi luxembourgeoise. Les Français qui viennent ici peuvent être inscrits dans plusieurs agences simultanément, parfois jusqu'à une dizaine. Dix noms peuvent, au final, ne correspondre qu'à une seule personne". Des difficultés aussi liées aux particularités de l'intérim. "Dans l'intérim, ça entre, ça sort… Si je vous donne des chiffres aujourd'hui, ils n'auront plus de valeur dans un mois".

L'Europe, coupable devenu sauveur ?

Le 4 avril 2016, le député Gilles Savary a déposé un amendement chargé de mettre fin à ce système ubuesque. Un texte qui, selon l'élu, n'a pas vraiment été soutenu par le Medef ni par la FNSEA… Pourtant, celui-ci prévoyait simplement "qu'un travailleur intérimaire soit employé aux mêmes conditions, qu'il relève d'une agence d'intérim française ou qu'il soit détaché en France par une agence transfrontalière de travail temporaire".

Une solution qui aurait certainement mis fin à l'exil d'intérimaires vers les boîtes du Grand-Duché. Mais la solution n'a pas pu être appliquée et depuis un an, c'est le statu quo"Mon amendement n'a pas porté ses fruits. Il n'est pas réalisable à cause des directives européennes". La directive européenne en vigueur sur les travailleurs détachés impose en effet que les cotisations sociales soient prélevées selon les règles du pays d'origine de l'agence et non du salarié.

Le gouvernement luxembourgeois a été rabroué par les autorités européennes

François Rouxdélégué général Prism'emploi

Mais selon François Roux, délégué général de Prism'emploi, syndicat patronal qui regroupe des centaines d'entreprises du secteur, l'amendement de Gilles Savary n'a pas été complètement inutile : "Il a des vertus pédagogiques. Il aura au moins eu le mérite de mieux faire connaître ce sujet".Selon ce fin connaisseur de l'intérim en France, le phénomène des travailleurs français détachés dans leur propre pays se trouverait néanmoins sur la pente descendante. Une baisse qui ne serait pas vraiment du fait de nos élus : "Depuis un an, j'ai le sentiment que ce phénomène tend à diminuer, non pas à cause de l'amendement mais parce que le gouvernement luxembourgeois a été rabroué par les autorités européennes".

Selon François Roux, les boîtes d'intérim du Grand-Duché ne se contentaient pas seulement d'accueillir des travailleurs français : "Elles venaient les chercher directement en France ! Elles envoyaient des fax, des mails pour faire la promotion de leurs régimes sociaux. Leur politique était très agressive et Bruxelles leur a demandé d'arrêter ces pratiques".

La lumière viendra-t-elle des instances européennes, souvent décriées sur ce sujet ? La Commission européenne travaille actuellement sur un projet de modification de la directive sur les travailleurs détachés, qui date de 1996. Des modifications qui pourraient empêcher certaines dérives, mais Gilles Savary n'est pas complètement rassuré : "Nous avons déjà, en France, la législation la plus sévère sur ce sujet, cela n'empêche pas tout. La directive va être modifiée et encadrée certes, mais là encore est-ce que ce sera suffisant ?". (...,...,....)

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................................... Article tiers -

................................ http://www.atlantico.fr/decryptage/travail-detache-vraie-fausse-victoire-france-eric-verhaeghe-3204011.html

..............................   https://www.marianne.net/economie/travailleurs-detaches-les-trois-taches-de-la-victoire-de-macron

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................................ http://www.lefigaro.fr/vox/economie/2017/07/07/31007-20170707ARTFIG00308-macron-bradera-t-il-l-industrie-et-la-france.php

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Macron bradera-t-il l'industrie et la France ?

  • Par  Francis Journot 
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FIGAROVOX/TRIBUNE - Pour Francis Journot, le nouveau pouvoir en place n'a pas de véritable ambiton industrielle et « l'élection d'Emmanuel Macron peut faire craindre le pire » pour l'industrie française.

 


Francis Journot est membre des associations «Vêtements made in France» et «Rendez-nous notre industrie». Il tient le site www.collectivite-nationale.fr.


Le sens de l'État et de l'intérêt général semble de moins en moins peser dans les choix politiques. Notre pays est depuis quatre décennies, progressivement privé de ses prérogatives et dépossédé d'intérêts stratégiques mais l'élection d'Emmanuel Macron peut faire craindre le pire.

Une absence de vision et d'ambition industrielle

Pendant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'est peu exprimé à propos de stratégie industrielle. Aussi faut-il se référer à la période durant laquelle il occupait successivement les postes de Secrétaire général adjoint à l'Elysée et de ministre de l'Economie et de l'Industrie.

Mandaté par le gouvernement, le cabinet américain McKinsey élaborait 34 plans industriels.

On peut penser que ces plans industriels sans lendemain, faiblement financés mais annoncés à grand renfort médiatique, étaient surtout destinés à entretenir l'illusion d'une volonté industrielle.

Le programme mutait ensuite vers 10 solutions de la nouvelle France industrielle, puis l'Usine du Futur et enfin l'industrie du Futur que des start-up pourraient générer.

Néanmoins, on peut penser que ces plans industriels sans lendemain, faiblement financés mais annoncés à grand renfort médiatique, étaient surtout destinés à entretenir l'illusion d'une volonté industrielle.

Les dirigeants n'ont probablement pas attendu les recommandations de l'ancien inspecteur des Finances pour envisager de moderniser leurs usines mais en suggérant un manque d'anticipation des entreprises, la responsabilité gouvernementale en matière de désindustrialisation était ainsi atténuée.

Il n'est pas certain que l'homme pressé ait réellement appréhendé la complexité et le temps long du développement industriel ou les conséquences de la disparition de géants technologiques parfois centenaires.

Dans une tribune publiée en septembre 2011 dans «Marianne», nous interrogions, «Le PS veut-il vraiment réindustrialiser la France? «. Mais au lendemain de l'élection de François Hollande, le profil des plus proches conseillers dont celui du poulain de Jacques Attali, ne nous permettait plus d'espérer raisonnablement une politique de réindustrialisation même si la nomination d'Arnaud Montebourg au ministère de l'Economie, pouvait donner le change.

On observe dans le nouveau gouvernement, l'absence de ministère ou de secrétariat d'Etat dédié à l'industrie et on peut subodorer que cette dernière sera souvent oubliée.

Industries du futur contre industries d'hier?

Le pragmatisme doit primer et Il ne semble guère pertinent d'opposer une industrie du futur certes plus compétitive mais qui ne crée que peu d'emploi, à des activités susceptibles de procurer du travail à une abondante main d'œuvre souvent peu diplômée et peu qualifiée dont le nombre croissant et le ressentiment de plus en plus difficile à contenir, aggraveront les désordres économiques.

Il convient de chercher un équilibre dans un marché du travail devenant bipolaire.

La dédaigneuse et récurrente assertion selon laquelle nous devrions considérer les industries manufacturières des biens de consommation comme dépassées, est significative d'une volonté manifeste de condamner celles-ci à la disparition.

Dès le début des années soixante-dix, le discours politique conseillait un abandon de la production de nos biens de consommation aux pays émergents et promettait déjà une nouvelle France industrielle.

Puis la politique industrielle préconisée au début des années 2000 par le PDG d'Alcatel Serge Tchuruk faisait également école. Le dirigeant du numéro un mondial de la fibre optique et géant des télécom avec 130 sites industriels et 150 000 salariés, avait déclaré «Alcatel doit devenir une entreprise sans usine». 30 usines et 58 000 salariés étaient rescapés du naufrage industriel.

La France compte maintenant cinq fois moins de robots industriels que l'Allemagne et deux fois moins que l'Italie.

D'autres groupes industriels choisissaient aussi de confier leur production à des sous-traitants de pays à bas coûts au lieu de continuer à investir dans leurs usines. La France compte maintenant cinq fois moins de robots industriels que l'Allemagne et deux fois moins que l'Italie.

Certes, les PME et ETI de l'industrie souhaitent rénover leurs installations mais les banques rechignent à financer des investissements lourds de sous-traitants qui ne peuvent garantir que les donneurs d'ordres rempliront les carnets de commandes. En 2008, les Etats généraux de l'industrie ont exclu des secteurs entiers de l'industrie manufacturière des biens de consommation dont les métiers disparaissent désormais, faute de financements publics et privés.

L'idéologie a remplacé la stratégie industrielle et la politique adoptée ne s'appuie guère sur un fondement économique sérieux. L'économie d'un pays qui ne produit plus repose sur des sables mouvants. Le secteur des services n'échappe pas non plus aux délocalisations et les startups créées ne comblent guère le déficit de croissance et d'emploi.

En témoignent maintenant, le déséquilibre de notre balance commerciale, le poids croissant de l'impôt et de cotisations pesant sur un nombre de plus en plus restreint de salariés et d'entreprises qui subséquemment, sont de moins en moins compétitives, le coût d'un chômage qui plombe toute l'économie puis l'augmentation des déficits et de la dette.

Le dogme du libre-échange dérégulé, invoque souvent un manque de compétitivité cependant pas toujours avéré et occulte les coûts cachés.

Il serait pourtant tout à fait possible, en usant des mécanismes de mutualisation et de péréquation que nous préconisons, de produire à nouveau en France, une part plus importante de nos biens de consommation.

Pour juguler l'hémorragie, il faut d'abord une volonté politique

Une volonté politique de protéger les entreprises françaises existantes de l'assaut de fonds prédateurs ou de groupes hostiles, est indispensable. Certes, depuis le traité de Maastricht, les restrictions relatives aux mouvements de capitaux entre états membres ou pays tiers sont interdites mais nous pourrions pourtant dans certains cas, parvenir à protéger nos entreprises ainsi qu'Arnaud Montebourg avait tenté de le faire avec le décret de mai 2014 protégeant les intérêts stratégiques.

Autre exemple, le démantèlement de l'empire Taittinger depuis son acquisition en 2005 par le fonds d'investissement américain Starwood. La famille Taittinger avait été contrainte à la vente de ses biens pour s'acquitter de l'ISF. Elle avait finalement empoché 428 millions d'euros avant impôts mais la vente par appartement aura rapporté 7 à 8 fois plus à Starwood.

La cristallerie Baccarat créée sous Louis XV , passée sous pavillon chinois moins de trois semaines après l'investiture d'Emmanuel Macron, pourrait symboliser la politique passée et à venir.

La cristallerie Baccarat créée sous Louis XV qui est passée sous pavillon chinois moins de trois semaines après l'investiture d'Emmanuel Macron, pourrait symboliser la politique gouvernementale passée et à venir. La vente du célèbre cristallier au fonds chinois Fortune fountain capital (FFC) clôture la liste qui comprenait déjà la marque de champagne éponyme et les parfums Annick Goutal mais aussi les palaces Le Martinez, Le Crillon, Le Palais de la Méditerranée, les cinq étoiles Concorde, l'Hôtel du Louvres et Le Lutetia, vendus pour la plupart à des investisseurs Qataris. Les 1120 hôtels du groupe Louvres Hôtels (enseignes Première Classe, Kyriad, Campanile, Tulip in, Golden et Royal) ont été cédés en mars 2015 au fonds chinois Jin Jiang, propriété de la municipalité de Shanghai, avec la bénédiction des ministres Laurent Fabius et Emmanuel Macron. Encouragé par ce succès, le fonds de Shanghai veut maintenant mettre la main sur le premier groupe hôtelier français Accor qui compte 4 100 hôtels et 240 000 collaborateurs.

Les industries high-tech ne sont pas davantage à l'abri de la vente ou de la délocalisation de leur activité. Lors de son passage à Bercy, Emmanuel Macron a également favorisé la vente du stratégique pôle énergie du fleuron industriel Alstom (65 000 salariés) à l'américain General Electric (GE), celle du leader mondial des télécoms et réseaux Alcatel-Lucent (62 000 salariés) au norvégien Nokia et la fusion du spécialiste de l'ingénierie pétrolière et gazière Technip (37 500 salariés) avec le texan FMC et le déménagement du siège à Londres.

Ces fautes stratégiques majeures apparaissent d'autant plus incompréhensibles que nous évoluons dans un climat de guerre économique mondiale particulièrement prédatrice envers l'industrie française et que nous avons déjà subi la perte de nombreux poids lourds de l'économie.

Plan d'austérité, blocage du pays puis braderie des biens de l'Etat, l'histoire pourrait se répéter

Le président Macron a promis à la chancelière Merkel de rester en dessous du plafond de 3 % de déficit budgétaire et d'appliquer les mesures d'austérité conformes aux grandes orientations de politique européenne (GOPE). Mais l'histoire se répétera-elle? Le premier ministre Edouard Philippe sera-t-il bientôt confronté à des difficultés semblables à celles rencontrées par son mentor politique Alain Juppé, autrefois premier ministre sous la présidence de Jacques Chirac?

En septembre 1995, le chef du gouvernement s'engageait auprès de Bruxelles à ramener en 2 ans le déficit public à 3 % du PIB mais en décembre près de 2 millions de français descendaient dans la rue pour protester contre son plan d'austérité. Afin de respecter la limite de déficit imposée par le traité de Maastricht, Il vendait des entreprises industrielles pour renflouer les caisses. Mais la privatisation du joyau Pechiney (aluminium) ne rapportait que 3,8 Mds de francs à l'État. Usinor-Sacilor n'était vendu que 10 Mds alors que le développement et les sauvetages successifs de la sidérurgie avaient couté plus de 100 Mds de francs aux contribuables français. Puis la première compagnie maritime française (CGM) était cédée pour seulement 20 millions après que l'Etat ait injecté 1,2 Md. Alain Juppé tentait en vain, la même année, de vendre au Sud-Coréen Daewoo, pour 1 franc symbolique, le fleuron technologique national Thomson après une recapitalisation de l'Etat à hauteur de 11 Mds de francs.

Gestion budgétaire à la petite semaine

La dette publique de la France s'élève à 2 200 Mds auxquels il faut rajouter les engagements hors bilan de l'Etat dont le montant dépasse 3 000 Mds d'euros.

Selon une communication de la Cour des comptes au Sénat, fin 2012 un engagement de 1679 Mds concernait les pensions de retraite des fonctionnaires, personnels des armées et agents de la poste et 1 400 Mds relevaient de garanties financières à destination d'acteurs économiques.

Le paiement des intérêts de la dette (charge de la dette) qui avoisine 50 Mds d'euros depuis quelques années, constitue souvent le premier ou deuxième poste de dépenses de l'État.

Par ailleurs, le paiement des intérêts de la dette (charge de la dette) qui avoisine 50 Mds d'euros depuis quelques années, constitue souvent le premier ou deuxième poste de dépenses de l'État.

Lorsque l'on ajoute un remboursement annuel moyen de capital de 100 Mds, les annuités (service de la dette) atteignent 150 Mds d'euros soit l'équivalent de la totalité de la dotation annuelle de l'éducation, défense, santé, emploi, justice, etc.

La vente de participations de l'Etat dans les entreprises, ne désendetterait pas notre pays de façon significative, n'assurerait guère la sauvegarde de notre modèle social et ne nous exonérait pas non plus de l'austérité. Seul un changement de paradigme économique incluant une relance massive de la production de biens en France, nous permettrait de renouer avec une vraie croissance susceptible de faire reculer le chômage, le déficit public et la dette.

Mais le rythme des cessions de biens publics ne ralentit pas. La loi Macron d'aout 2015 a permis la privatisation de plusieurs aéroports. Ainsi l'Etat français a cédé au consortium chinois Casil, 49.9 % du capital de l'aéroport Toulouse - Blagnac (ATB) pour un montant de 308 millions d'euros. Désormais, conformément au pacte d'actionnaires, le conglomérat chinois contrôle le quatrième aéroport régional français dont il est maintenant accusé d'en piller les réserves et de préparer l'éviction des autres actionnaires.

La privatisation des aéroports de Lyon et Nice a rapporté 1.76 Md d'euros et l'Etat a encore récolté 738 millions d'euros lors de la vente de 9.5 % des parts des Aéroports de Paris (ADP) puis à la fin de l'an dernier, Bercy avait même envisagé la cession de la moitié des 51 % encore détenus.

Après la dilapidation d'une part importante de notre patrimoine au cours des dernières années, on peut redouter que l'ancien banquier d'affaires ne vende au gré des sollicitations de la Commission européenne et à tour de bras, d'autres biens de la collectivité dont une majeure partie des 100 Mds d'euros de participations de l'état dans des entreprises parfois stratégiques, toujours plus d'immobilier, notre réserve d'or et peut être à l'instar de la Grèce, des ports maritimes, des forêts ou des sites culturels et historiques.

Francis Journot tient le site Collectivité nationale. Il est membre du mouvement Rendez-nous notre industrie et de l'association Vêtements made in France (...,...,... )

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........................................... http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2017/01/28/31002-20170128ARTFIG00106-l-union-europeenne-tue-l-europe.php

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«L'Union européenne tue l'Europe»

  • Par   Alexis Feertchak 
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FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN - A l'occasion de la sortie de leur dernier livre,La fin de l'union européenne, Coralie Delaume et David Cayla ont accordé un entretien fleuve au FigaroVox. Ils analysent notamment les conséquences du Brexit et de l'élection de Trump.

 


Coralie Delaume est essayiste. Elle a notamment publié Europe, les États désunis (Michalon, 2014). Elle anime depuis 2011 le blog «L'arène nue «, consacré au projet européen. David Cayla est économiste. Il est membre du collectif Les Économistes atterrés. Ils publient La fin de l'Union européenne aux éditions Michalon


Votre essai s'intitule La fin de l'Union européenne, sans point d'interrogation. Pourquoi consi-dérez-vous que l'Union européenne est déjà morte?

Il faut commencer par dire que l'Union européenne n'est pas l'Europe. L'Europe, c'est un ensemble de pays qui s'efforcent de s'ajuster les uns aux autres depuis des siècles, souvent en s'opposant durement mais aussi en collaborant. L'Union européenne, elle, est un ensemble institutionnel et juridique très récent né de l'idée - sans doute un peu présomptueuse - qu'on allait se débarrasser des frottements et des oppositions pour toujours.

L'Union européenne, ce sont avant tout des règles de rang supranational, c'est à dire qui surplombent et encadrent l'action des États-membres. Cette Union n'existe, in fine, que tant que ces règles sont respectées. Or, force est de constater qu'elles le sont de moins en moins.

Sans même parler de celles qui sont arbitraires (par exemple le critère de 3 % de déficit public pour les pays membres de la zone euro ), ces règles sont uniformes, et souvent inadaptées à la situation réelle et aux besoins des différents pays. C'est pourquoi la plupart d'entre eux - parce qu'ils y sont poussés par les circonstances et non par «europhobie» ou par goût du «repli national» - transgressent ces règles ou les contournent. L'Irlande et le Luxembourg transgressent les règles de la concurrence non faussée en pratiquant de longue date un dumping fiscal agressif ; les pays d'Europe du Sud, victimes de la crise et d'une désindustrialisation accélérée transgressent les règles du Pacte budgétaire ; l'Allemagne, qui doit faire face au défi du vieillissement de sa population, dégage une épargne incompatible avec les équilibres macroéconomiques de la zone euro et fait fi du ratio maximal d'excédent courant autorisé par Bruxelles. Enfin, les pays d'Europe centrale qui ont dû faire face à l'afflux de centaines de milliers de migrants en 2015 ont également transgressé de nombreuses règles sur la libre circulation des personnes et l'accueil des réfugiés dans l'espace Schengen.

Du coup, si plus personne ne respecte les règles européennes que reste-t-il de l'UE? Si nous nous autorisons à parler de «la fin de l'Union européenne», c'est parce que nos analyses nous contraignent à établir un constat d'échec. Ne parlons même pas du retour des tensions et des oppositions qui semblent renaître intactes et de toute part, comme si le temps s'était arrêté. L'incroyable âpreté de le relation germano-grecque depuis quelques années en témoigne. Lorsque paraît, au printemps 2015dans le journal allemand Die Welt, un texte à la limite de l'essentialisme accusant les Grecs de détruire «l'Ordre européen» comme ils l'avaient fait dans l'Europe de la Saint Alliance en se soulevant contre la domination turque, on se dit que décidément, le projet européen d'unir le continent sous les auspices du marché, de la monnaie et de la jurisprudence de la Cour de Luxembourg, a échoué.

Si les Grecs avaient mené à son terme leur projet de recouvrer leur souveraineté, ils auraient fini par quitter la zone euro. Et la peur de l'effet domino était palpable.

Vous expliquez qu'une petite région comme la Wallonie peut bloquer l'UE, sous-entendant que Bruxelles ne pourrait pas tenir très longtemps si un pays fondateur comme la France se rebellait. L'une des origines de la crise ne tient-elle pas du fait que les nations se sont sous-estimées et que l'on a trop considéré l'UE, notamment sa Commission, comme un super-Etat omnipotent?

En octobre dernier, à l'initiative du social-démocrate Paul Magnette, la Wallonie a en effet paralysé pendant plusieurs jours la signature du traité CETA, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Les Wallons ont fini par obtenir ce qu'ils attendaient de l'État fédéral belge et par remettre l'épée au fourreau.

Cet épisode n'est pas sans rappeler la crise grecque de 2015 durant laquelle l'Union entière a eu les yeux braqués sur la Grèce, un pays qui ne représente pourtant que 2 % du PIB de la zone euro. A l'approche du référendum de juillet 2015, les menaces adressées à l'électorat de ce petit État par la presse et la classe politique de tout le continent témoignait de l'angoisse dans lequel se trouvait alors toute «l'Europe officielle». Si les Grecs avaient mené à son terme leur projet de recouvrer leur souveraineté, ils auraient fini par quitter la zone euro. Et la peur de l'effet domino était palpable. Un pays même petit, même très affaibli par la crise mais qui décide de s'affirmer, peut faire trembler tout l'édifice commuautaire.

C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Eurogroupe et la Banque centrale européenne se sont employés à harceler Athènes. Le travail de sape de la BCE - qui a mis sciemment les banques grecques à genoux - a été décisif. Car l'UE, ce n'est pas seulement la Commission de Bruxelles. Des trois grandes institutions supranationales que sont la Banque centrale européenne, la Cour de justice de l'Union (CJUE) et la Commission, cette dernière est sans doute la plus soumise à l'action des États membres.

Pour autant, les deux autres ne sont pas omnipotentes. N'ayant aucune légitimité démocratique, elles ne «tiennent» que parce que les pays membres acceptent de leur céder des prérogatives. C'est de la servitude volontaire en somme. Un pays qui en a la volonté politique peut tout à fait se reprendre. Le processus du Brexit est en train d'en faire la preuve. L'une des premières choses annoncées par Theresa May lors de son discours sur le Brexit du 17 janvier a été sa volonté de répudier à terme la jurisprudence de la CJUE. L'exemple hongrois est également très intéressant. Sans même prendre la peine de sortir de l'Union, la Hongrie a réformé sa Constitution et sa justice afin de ne plus avoir à appliquer sur son sol les décisions de la CJUE. Une sortie en douce de l'ordre juridique européen, en quelque sorte, que les autorités européennes sont impuissantes à condamner.

On peut aller jusqu'à envisager que l'Union européenne disparaisse mais que l'euro subsiste.

La force d'une monnaie reposant d'abord sur la confiance qu'elle inspire, est-ce à dire que l'euro est en sursis? Comment expliquez-vous que, dans les sondages, les opinions européennes soient encore très majoritairement attachées à la monnaie unique (même si la proportion de ‘satisfaits' n'a certes cessé de diminuer)?

La force des monnaies ne se résume heureusement pas à la confiance qu'elles inspirent! Si l'euro existe c'est parce que, juridiquement, c'est la seule monnaie qui a cours légal dans un ensemble économique qui représente plus de 300 millions d'habitants. La monnaie, c'est la conjugaison d'un système juridique qui impose son usage et d'un marché qui, par sa taille, lui donne une certaine profondeur en lui permettant d'être facilement utilisée comme paiement.

Néanmoins, contrairement à ce qui avait été annoncé lors du traité de Maastricht, l'euro ne s'est pas imposé comme une alternative sérieuse au dollar. Sur les marchés, dans les transactions, comme unité de compte, dans les réserves des banques centrales étrangères, le dollar domine encore très largement. Il représente par exemple plus de 60% des réserves de change dans le monde… soit environ la même part qu'avant la création de l'euro. Contrairement au dollar, l'euro n'est donc pas une monnaie qui inspire spécialement confiance à ceux qui ne sont pas contraints de l'utiliser. Cela tient en partie à l'aspect «incomplet» de la monnaie unique qui ne peut s'appuyer sur une autorité politique unifiée. Sur cet aspect, il faut lire les travaux de Michel Aglietta, qui font référence.

Il est pourtant naturel que les populations des pays européens soient réticentes à l'idée de sortir de la monnaie unique. Au plus fort de la crise de 2015, les Grecs (dont on a ainsi découvert que leur gouvernement ne le souhaitait pas et ne l'avait pas préparé) ont été menacés d'être exclus de l'euro après avoir perdu une grande partie de leurs revenus, de leurs emplois et de leur prospérité. Concrètement et pendant plusieurs jours, ils ne pouvaient plus retirer librement de l'argent dans les distributeurs ou accéder à leur épargne. Cette situation s'était déjà produite à Chypre en 2013 ou en Argentine en 2001. Même si on essaie de rassurer la population en expliquant que le retour à une monnaie nationale n'est qu'une question technique, pour la majorité des gens, changer de monnaie signifie prendre des risques qui apparaissent plus immédiats que les bénéfices. Face à ce sentiment, les discours rassurants des économistes sont malheureusement impuissants.

Du coup, on peut aller jusqu'à envisager que l'Union européenne disparaisse mais que l'euro subsiste. Cela s'est déjà vu dans l'histoire: des monnaies peuvent perdurer des siècles après la disparition des empires qui les avaient émises. De même, il existe aujourd'hui des petits pays qui n'ont pas de monnaie nationale et qui utilisent une devise étrangère comme l'Équateur, dont la monnaie officielle est le dollar américain ou le Monténégro qui utilise l'euro. On peut donc imaginer que, même si l'euro n'est pas une monnaie qui inspire particulièrement confiance, elle puisse continuer d'être utilisée de manière transitoire dans un État qui serait juridiquement sorti de l'Union européenne.

Vous citez ce mot de Bismarck: «J'ai toujours trouvé le mot ‘Europe' dans la bouche de politiciens qui tentaient d'obtenir des concessions d'une puissance étrangère sans oser les demander en leur propre nom». N'est-ce pas précisément le cas de l'Allemagne vis-à-vis de Bruxelles et l'une des causes des dysfonctionnements de l'Union européenne aujourd'hui?

Cette formule visait à dénoncer l'hypocrisie consistant à nier l'existence des intérêts nationaux au profit d'un évanescent «intérêt général européen». En effet, contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire, non seulement les intérêts nationaux n'ont pas disparu avec l'avènement de l'UE, mais la construction européenne est elle-même devenue un champ d'affrontement extrêmement violent entre des intérêts nationaux contradictoires.

C'est particulièrement vrai pour l'Allemagne, grande gagnante du marché unique, qui est devenue au fil des années la puissance politique dominante du continent. Elle ne se prive pas d'utiliser le mot «Europe» pour imposer des politiques conformes à ses propres intérêts, y compris parfois sans en avoir pleinement conscience. Comme le disait récemment Wolfgang Streek, «l'Allemagne en est arrivée à tenir l'Union européenne pour une extension d'elle-même, où ce qui est bon pour l'Allemagne est par définition bon pour les autres (…) Proches en cela des États-Unis,les élites allemandes projettent ce qu'elles estiment évident, naturel et raisonnable sur leur monde extérieur, et s'étonnent que l'on puisse voir le monde autrement qu'elles».

Cela a été clair au moment de la crise grecque avec le refus obstiné d'Angela Merkel de s'engager dans un quelconque allègement de la dette publique hellène. L'Allemagne, grand pays créancier, y avait en effet tout à perdre. Mais tout en exigeant le respect scrupuleux des traités et de la clause «no bail out» (pas de sauvetage) elle s'autorisait à dégager des excédents courants largement en dehors des clous. Puis, quelques mois plus tard, la chancelière décidait unilatéralement de s'affranchir du règlement de Dublin sur les réfugiés. Ce respect à géométrie variable des règles européennes est le signe que la République fédérale - contrairement à d'autres - n'entend pas renoncer à ses intérêts nationaux quitte à décider unilatéralement que ceux-ci correspondent aux intérêt de la construction européenne dans son ensemble.

Il semble, de manière paradoxale, qu'un pays pourtant gouverné par les Tories soit en train d'amorcer une rupture avec le « laisser-faire » en matière économique.

De manière générale, l'Allemagne s'avère particulièrement habile à faire converger les politiques européennes avec ses vues. Elle a notamment été en pointe dans les négociations autour du traité de libre-échange transatlantique (TAFTA) où la question centrale était pour elle d'imposer aux États-Unis la plus large ouverture possible dans le secteur automobile. Les intérêts français, notamment dans l'agriculture et les services devaient être otalement sacrifiés sur l'autel de l'industrie allemande.

En fin de compte le gouvernement français, qui s'était vraisemblablement peu investi dans ces négociations, avait fini par demander (sans être entendu) qu'on renonce au TAFTA. Le salut français est paradoxalement venu de l'élection de Donald Trump, qui enterre sans doute définitivement toute perspective de conclure un tel accord.

Pourtant Theresa May et Donald Trump semblent d'accord pour signer un accord de libre-échange ensemble. La sortie de l'Union ne signifie donc pas nécessairement un retour au protectionnisme…

L'important n'est pas tant la politique qu'on mène, qui dépend de la couleur politique du gouvernement, que le fait de pouvoir effectivement la mener et de contrôler les tenants et les aboutissants des négociations.

En sortant de l'Union européenne, le Royaume-Uni recouvre sa souveraineté en matière commerciale. Il peut donc négocier librement les accords qui lui chantent, en mettant toute sa force diplomatique au service de ces négociations. En France, notre diplomatie finit par être totalement accaparée par d'interminables négociations avec des partenaires européens aux intérêts contradictoires. On l'a d'ailleurs un peu oublié mais Trump est en train de le rappeler au monde: les traités commerciaux sont des éléments incontournable de la diplomatie. En délégant leur politique commerciales à l'échelon européen, les États membres se sont de fait amputés d'une partie de leurs capacités diplomatiques.

Le Royaume-Uni n'a pas sombré suite au référendum sur le Brexit. Comment voyez-vous l'avenir pour Londres ?

Il est compliqué mais au moins il n'est pas bouché. Contrairement au nôtre, pour l'instant.

Il est vrai que l'économie britannique tient bien le choc, au point que l'économiste en chef de la banque d'Angleterre s'est récemment excusé d'avoir joué les Cassandre à mauvais escient. Pour autant et comme il l'a immédiatement rappelé, l'article 50 n'a pas encore été engagé et le processus de sortie de l'Union n'est pas enclenché.

Il est sur les rails malgré tout, et il semble, de manière paradoxale, qu'un pays pourtant gouverné par les Tories soit en train d'amorcer une rupture avec le «laisser-faire» en matière économique. Le 23 janvier, soit une semaine après son grand discours sur le Brexit, Theresa May a présenté un «livre vert» sur l'industrie qui semble faire la part belle à l'interventionnisme étatique en la matière et à une stratégie de long terme. Le spécialiste de géopolitique Édouard Husson estime que nos voisins sont en train de «mettre fin au thatchérisme». Jean-Michel Quatrepoint estime pour sa part que le Brexit, sans être la seule, est l'une des manifestations de «la fin du cycle néolibéral entamé en 1971».

Il faut à présent se donner du temps pour voir si ces diagnostics sont les bons, et si le gouvernement britannique se donne les moyens de faire du «Brexit dur» qu'il a choisi un succès.

Les Grecs savaient déjà qu'une cité qui veut conserver ses dieux et ses temples doit d'abord rester une entité libre sur la scène de l'Histoire.

Philippe Séguin

La critique de l'Union européenne est largement monopolisée aujourd'hui par le Front national. Pour les souverainistes, dont vous êtes, comment construire une alternative à l'UE quand le FN dispose d'un socle de 20% au premier tour des élections?

Notre livre n'est pas un manifeste «souverainiste» dans le sens où il ne préconise pas explicitement une sortie de l'Union européenne. Il est avant tout un constat: la tentative de construire une démocratie européenne qui transcenderait les nations est un échec. Nous essayons d'expliquer pourquoi, de démontrer plus que de dénoncer.

On nous reproche parfois de ne pas avoir conclu sur un appel clair et net au «Frexit». Mais ce n'est pas notre propos. Puisque nous sommes en période électorale, nous essayons de faire saillir le caractère «surdéterminant» de la question européenne, de montrer quelle sera - ou ne sera pas - la marge de manœuvre réelle du Président qui sera élu en mai prochain. Et de toute évidence, si le cadre européen actuel reste inchangé, elle sera réduite. D'ailleurs, la manière dont les candidats des différentes primaires s'acharnent à nier les contraintes européennes nous inquiète, que ce soit à gauche ou à droite. Cela aboutit à ce que soit laissé au seul Front national le monopole de la critique de l'Union européenne. Comment s'étonner qu'il s'en saisisse?

Vous critiquez fortement la promotion dans le débat public du thème de l'identité, qui prospérerait selon vous sur le vide politique laissé par la perte de souveraineté. Plus de souveraineté permettrait-il de résoudre la crise identitaire des pays européens?

Le problème de l'identité, c'est que c'est une question insoluble. L'identité d'un pays, c'est la résultante de ce qu'il a réalisé, c'est le produit de son histoire. Or, l'histoire ne cesse jamais de se faire, elle s'écrit à chaque instant.

Mais un peuple ne peut écrire sa propre histoire que s'il dispose de lui-même, autrement dit s'il est souverain. S'il ne l'est pas et faute d'avoir mieux à faire, il s'interrogera sur ce qu'il est, avec cette tentation de lister des caractéristiques supposées figées pour l'éternité, et d'exclure rapidement tous ceux qui s'écartent de l'idéal-type. C'est ni plus ni moins ce qu'expliquaient Marie-France Garaud et Philippe Séguin dans un texte opportunément exhumé par David Desgouilles et consultable ici: «La souveraineté abolie, resterait aux nations leur identité. Le terme ne peut alors recouvrir qu'un contenus imprécis, dans lequel entreraient coutumes, mœurs, rites, langue, histoire, originalités sociologiques. Les Grecs savaient déjà qu'une cité qui veut conserver ses dieux et ses temples doit d'abord rester une entité libre sur la scène de l'Histoire. S'il n'est pas pour une nation de véritable conservation de son identité sans sa souveraineté, c'est précisément parce que l'autorité nationale a fait la synthèse des éléments ethniques avec les valeurs spirituelles et morales. Après tout, les Indiens, dans leurs réserves, gardant leurs plumes et leurs tentes, ne sont assurés que d'une identité fort réduite dans un ordre national qui leur échappe».

Nous ne pensons pas souhaitable que la France soit «muséifiée», qu'elle devienne une entité folklorique avec des us, des coutumes et rien de plus. D'où notre insistance sur la souveraineté du demos, bien plus que sur l'identité de l'ethnos.

La fin de l'Union européenne n'est pas la fin de l'Europe. Sur quelles bases nouvelles faudrait-il reconstruire un projet politique européen respectueux des nations?

Lorsque l'on remonte aux prémisses de la construction européenne, on constate que deux visions se sont affrontées (et en partie hybridées ce qui explique pour partie le caractère baroque de l'édifice actuel): celle de Jean Monnet, dont la légende retient qu'il est le «Père fondateur» de l'Europe, et celle de de Gaulle. La première consistait à construire, de manière furtive et dans le dos des peuples, une Europe supranationale, intégrée, qui ne soit en aucun cas une entité stratégique mais qui soit un grand marché. La seconde visait à promouvoir une Europe intergouvernementale dont l'objet principal soit avant tout la coopération en matière de Défense, d'affaires étrangères, de coopération scientifique et technique. C'était l'objet des deux «plans Fouchet» du début des années 1960, qui ont été écartés.

On le voit donc, la première logique l'a largement emporté. Mais c'est un fiasco. Et lorsqu'on tente de passer en revue ce qui fonctionne ou a fonctionné en Europe, on constate que ce sont essentiellement des projets relevant de la seconde logique: Airbus, l'Agence spatiale européenne, le CERN (Organi-sation européenne pour la recherche nucléaire)...

Le problème, c'est que les deux logiques, autrement dit l'Europe de l'économie et du droit et l'Europe politique, sont incompatibles. En favorisant une concurrence économique féroce entre les pays, en générant une hiérarchie entre les gagnants de l'intégration (essentiellement l'Allemagne et les pays voisins) et ses perdants (à des degrés divers tous les pays périphériques), en désarmant les États et en interdisant l'intervention de la puissance publique dans l'économie, l'Union européenne tue l'Europe, la vraie, celle des projets concrets et qui marchent.

C'est pourquoi nous pensons que rien ne sera possible si l'on ne s'affranchit pas du cadre existant. On ne reviendra pas aux années 1960, mais on ne fera rien non plus dans le cadre économique et juridique actuel. (...,..,...,... ) -

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.................. On nous présente en cette fin Octobre un nouveau projet de réforme concernant L'UNEDIC - assurance chômage- visant à indemniser les ''indépendants'' ( qui ne cotise pas ) et les "démissionnaires" ! Génial ! Il est trop fort ! Voilà en place un beau substitut pseudo-socialiste du revenu "universel" - Sauf que ce projet sera difficile à financer, Mr le Président, sans toucher les charges et impôts que vous promettez de baisser - Moi, je me dis, probablement à tort, que si l'on veut finir de plomber l'institution génante d'indémnisation chômage, qui affecte notre sacro-sainte compétitivité, afin de sceller définitivement son destin, il suffirait de la mettre en faillite sous couvert d'un beau projet humaniste. chut ! Je n'ai rien dit - Voyons ce qu'en pense les journaleux-

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.............................................. https://www.ouest-france.fr/economie/emploi/chomage/assurance-chomage-l-unedic-s-interroge-sur-la-future-reforme-macron-5178117

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Assurance chômage. L'Unedic s’interroge sur la future réforme Macron

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  • Une concertation entre gouvernement et partenaires sociaux doit s'engager à l'automne en amont de la réforme.
    Une concertation entre gouvernement et partenaires sociaux doit s'engager à l'automne en amont de la réforme. | AFP

 

Emmanuel Macron veut étendre l’assurance chômage aux indépendants et aux démissionnaires. Selon les contours de la réforme, de potentiels effets pervers pourraient apparaître, alerte l'Unedic.

L'Unedic s’interroge, dans une série de documents consultés mardi par l’AFP, sur les contours et les potentiels effets pervers de la future réforme de l’assurance chômage, qu’Emmanuel Macron veut étendre aux indépendants et aux démissionnaires.

Combien d’indépendants concernés ?

L’extension aux indépendants se heurte, juridiquement, à « l’absence de définition unique de la notion d’indépendant » et de ses revenus, selon l’un des documents, remis aux partenaires sociaux le 12 juillet. Le gestionnaire de l’assurance chômage s’interroge notamment sur le sort réservé aux « indépendants économiquement dépendants » des plateformes collaboratives, aux « loueurs de locaux d’habitation meublés », au « conjoint collaborateur du chef d’entreprise » ou encore aux « micro-entrepreneurs déclarant un chiffre d’affaires nul ».

Selon le champ choisi par le gouvernement, plusieurs millions de non-salariés pourraient être couverts : 3,33 millions de personnes cotisent aujourd’hui au régime social des indépendants (RSI) et à la sécurité sociale des agriculteurs (MSA). En Europe, des régimes obligatoires pour les non-salariés existent déjà en Finlande, au Luxembourg, au Portugal et en Suède.

Lire aussi : Macron. À quoi ressemblerait l’assurance chômage universelle ?

Augmentation des démissions ?

Concernant les démissionnaires, auxquels Emmanuel Macron veut accorder un droit à indemnisation une fois tous les cinq ans, l'Unedic s’inquiète de potentiels effets pervers pouvant faire « courir un risque financier à l’assurance chômage », dans un deuxième document, révélé par Les Échos. L’indemnisation pourrait par exemple entraîner une « augmentation » de la « durée entre la démission et la reprise d’un nouvel emploi » ou du « nombre de démissions », notamment « à l’approche du départ en retraite ».

Aujourd’hui, les démissionnaires peuvent déjà bénéficier d’une indemnisation lorsque le motif de la démission est « légitime » (déménagement pour suivre son conjoint, non-paiement de salaires…) ou si Pôle emploi estime, au bout de quatre mois au chômage, que le demandeur d’emploi a accompli des efforts de reclassement.

Selon l'Unedic, environ un million de démissions ont été enregistrées en 2016, parmi lesquelles 210 000 ont donné lieu à une inscription à Pôle emploi. Entre 45 000 et 55 000 démissionnaires ont obtenu une indemnisation.Dernier point : la réforme de la gouvernance et du financement du régime.

CSG et constitutionnalité

L’assurance chômage, aujourd’hui gérée par les partenaires sociaux, basculerait dans une gestion tripartite avec un pilotage de l’État. Les cotisations patronales d’assurance chômage subsisteraient mais les cotisations salariales (2,4 % du salaire brut) seraient remplacées par une hausse de 1,7 point de la CSG, dont la base est plus large. Cette hausse n’affecterait pas les chômeurs et les retraités modestes.

Selon un troisième document de l'Unedic, l’État tirerait, selon le champ de la hausse de CSG, entre 20 et 22 milliards d’euros de recettes supplémentaires. La suppression des cotisations salariales coûterait, elle, 12,8 milliards. La hausse de CSG doit aussi compenser une suppression de cotisations maladie.

Mais selon l'Unedic le basculement de la cotisation vers la CSG soulève une question de constitutionnalité. La Constitution permet-elle d’affecter des recettes de CSG à un régime qui ne couvrira pas toutes les personnes qui s’en acquittent ? « La doctrine du Conseil constitutionnel ne semble pas totalement établie sur ce point », estime l'Unedic, qui s’interroge aussi sur la latitude donnée aux partenaires sociaux dans la nouvelle gouvernance.

Une concertation entre gouvernement et partenaires sociaux doit s’engager à l’automne en amont de la réforme. (...,...,...,... )

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................ Autre article sur le sujet UNEDIC et réforme Macron -
.......................... http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/03/20002-20171003ARTFIG00063-assurance-chomage-le-cout-de-la-reforme-pourrait-etre-bien-plus-eleve-que-prevu.php

.................          https://www.challenges.fr/economie/social/assurance-chomage-l-unedic-s-interroge-sur-la-future-reforme-macron_492157

.........................  http://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/chomage/assurance-chomage-pourquoi-l-unedic-doute-de-la-reforme-souhaitee-par-emmanuel-macron_2321719.html

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Résultat de recherche d'images pour "caricature du pigeon"

. Puisqu'on vous dit que tout est fait pour votre bien ! Qu'on vous rase gratis.... Et tout ..... et tout ...

............................................... http://www.lepoint.fr/societe/un-simulateur-d-indemnites-de-licenciement-cree-la-polemique-03-11-2017-2169517_23.php#

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Un simulateur d'indemnités de licenciement crée la polémique

Sur le site service-public.fr, un simulateur permet de calculer les indemnités en cas de licenciement abusif. Les syndicats s'indignent, le Medef approuve.

PAR 6MEDIAS

Publié le  | Le Point.fr

Le tribunal des prud'hommes, &#224; Paris. (Illustration.)

Le tribunal des prud'hommes, à Paris. (Illustration.) © SIPA

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Depuis quelques jours, le site officiel de l'administration service-public.fr a mis en ligne un nouvel outil. Grâce à un simulateur, chefs d'entreprise et salariés peuvent désormais obtenir une estimation des indemnités en cas de licenciement abusif, avec un montant minimum et maximum qui peut être fixé par un juge aux prud'hommes. Cette initiative entre dans le cadre de l'application des ordonnances réformant le Code du travail, pour des licenciements prononcés après le 23 septembre 2017.

 

Par exemple, grâce à ce simulateur, un salarié qui a cinq ans d'ancienneté dans une entreprise de plus de 11 employés pourrait obtenir une indemnité minimale de 3 mois de salaire brut et une indemnité maximale de 6 mois de salaire brut. « Avant les ordonnances, la somme était fixée à l'appréciation du juge. Avec le nouveau Code du travail, la somme d'argent à débourser en cas de licenciement est encadrée », explique au Parisien Me Julien Hadjaj, avocat spécialiste du droit du travail.

 

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Capture d'écran du site service-public.fr. © Capture d'écran

 

 

 La porte ouverte à tous les abus 

Les syndicats de salariés s'indignent. « Voilà la porte ouverte à tous les abus, estime Philippe Nackaerts, secrétaire général du Comité CGT-Chômeurs, interrogé dans Le Parisien. Dans les faits, on sait très bien que les salariés ne vont pas s'amuser à faire des calculs alambiqués au cas où ils sont virés. En général, ils font le calcul après. »

Pour Éric Scherrer, président du Seci-Unsa, le syndicat des employés du commerce et de l'industrie, ce simulateur est « totalement scandaleux ! Que la loi permette d'imposer un tarif, c'est une chose. Mais que le gouvernement en fasse la promotion en disant aux chefs d'entreprise : faites vos calculs !, c'est choquant. »

 

Consultez notre dossier : Code du travail : réforme capitale

 

De son côté, le Medef, syndicat des patrons, apprécie la nouveauté. « C'est une bonne initiative car cela permet à tout le monde de comprendre l'impact de la réforme qui vient d'entrer en vigueur. Pouvoir anticiper et ne pas avoir de surprise en cas de retournement de situation est un élément très important pour la confiance », a insisté un porte-parole. (...,...,...)

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............................ LREM : Un parti démocratique ?

............................................ http://lelab.europe1.fr/la-grosse-manoeuvre-des-constructifs-et-de-lrem-pour-chiper-la-questure-de-lassemblee-a-eric-ciotti-3374489

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CONSTRUCTIFS 1 - LR 0 - C'est un petit coup de tonnerre à l'Assemblée nationale. Mercredi 28 juin, le groupe des "Constructifs" de droite (LRCUII) est parvenu à ravir à ses anciens collègues de Les Républicains le poste de questeur réservé à l'opposition. Au terme d'une bataille de roublardise parlementaire, c'est Thierry Solère qui a été élu par l'ensemble des députés à ce poste hautement stratégique (les trois questeurs sont chargés des services financiers et administratifs de la chambre) et rémunérateur (5.000 euros brut de plus que pour un député lambda). Or, la logique et la tradition auraient voulu que ce soit Éric Ciotti, candidat désigné par le groupe LR, qui y soit nommé. Thierry Solère a récolté les voix de 306 députés, contre 146 pour Éric Ciotti. 

~ Interlude technique ~

Les trois questeurs sont élus par leurs pairs au début de chaque législature. "Il est de tradition, depuis 1973, que deux d’entre eux appartiennent à la majorité, le troisième à l’opposition", rappelle le site de l'Assemblée. L'attribution de ces postes est habituellement une formalité, après une réunion des présidents de groupe. L'Assemblée réunie avalise ces nominations par un vote à bulletins secrets, avec généralement autant de candidats que de postes à pourvoir.

~ Fin de l'interlude technique ~

Mais les Constructifs sont venus troubler le jeu en proposant la candidature de Thierry Solère. Une manoeuvre surprenante mais totalement autorisée, le groupe LRCUII s'étant bel et bien déclaré officiellement comme faisant partie de l'opposition, malgré sa volonté publique d'être au soutien de la majorité présidentielle - raison principale de la scission avec leurs *camarades* LR.

En ouverture de la séance, le co-président des Constructifs Franck Riester avait fait valoir un "acte fort de modernisation" de l'Assemblée, présentant cette candidature comme celle de "tous les membres de l'opposition" : (...,... )

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........................................... http://www.liberation.fr/france/2017/11/02/corinne-lepage-pointe-une-concentration-des-pouvoirs-a-l-elysee_1607414

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Corinne Lepage pointe «une concentration des pouvoirs» à l’Elysée

Par AFP — 

L'ancienne ministre Corinne Lepage, soutien d'Emmanuel Macron, le 10 février 2017 à Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire
L'ancienne ministre Corinne Lepage, soutien d'Emmanuel Macron, le 10 février 2017 à Montlouis-sur-Loire, en Indre-et-Loire Photo GUILLAUME SOUVANT. AFP

 

 

 Corinne Lepage pointe «une concentration des pouvoirs» à l’Elysée

L’ancienne ministre Corinne Lepage, soutien d’Emmanuel Macron à la présidentielle, a pointé jeudi «une concentration des pouvoirs» à l’Elysée et juge que la pratique présidentielle est «profondément différente de ce qui avait été proposé».

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.............................. https://blogs.mediapart.fr/david-nakache/blog/270917/etat-durgence-les-deux-cadeaux-demmanuel-macron

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........................ https://humanite.fr/budget-impots-macron-taxe-les-pauvres-pour-aider-les-riches-642773

Budget. Impôts : Macron taxe les pauvres pour aider les riches

SÉBASTIEN CRÉPEL ET PIERRIC MARISSAL

JEUDI, 28 SEPTEMBRE, 2017

L'HUMANITÉ

Photo : Eric Piermont/AFP

Le premier budget de l’État du quinquennat est marqué par un transfert fiscal inédit des ressources des ménages modestes et moyens vers les plus aisés. Ces derniers bénéficieront de 4,5 à 7 milliards de nouveaux cadeaux financés par la hausse de la CSG pour tous.

C’est pour « investir, innover et créer de l’emploi », à en croire le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, que les revenus sur le capital des plus riches vont drastiquement baisser. Ainsi l’ISF va changer drastiquement et ne concernera plus que le patrimoine immobilier. Les revenus du capital, à savoir les dividendes, les actions, les intérêts ou encore les plus-values de cession, soit l’écrasante majorité de la fortune des ultra-riches, en seront exemptés. « Avec un taux d’imposition de 1,5 % pour les plus gros patrimoines, cette transformation de l’ISF permettra aux ultra-riches d’économiser 15 000 euros par million d’euros de patrimoine », calcule l’ONG Oxfam dans son rapport « Réforme fiscale : les pauvres en paient l’impôt cassé », pour un manque à gagner direct de 3,2 milliards. Et ce, dans un contexte où la fortune des milliardaires français a déjà augmenté de 21 % cette année, selon le classement de Challenges… Le dossier de présentation du budget par Bercy recense ainsi des « cas types », comme celui d’un contribuable disposant d’un patrimoine de 11 millions d’euros passant de 108 690 euros d’ISF cette année à… zéro euro l’an prochain.

À la place de l’ISF, le gouvernement a emprunté l’idée scandinave d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU), qui prévoit de taxer à un niveau fixe et maximum de 30 % (la « flat tax ») tous les revenus liés au capital, prélèvements sociaux compris dans ce plafond. En clair, c’est le retour du bouclier fiscal pour le capital ainsi mis à l’abri de toute hausse d’impôt à l’instar de la CSG, puisque celle-ci sera aussitôt « neutralisée » par le plafond des 30 %. Quant aux assurances-vie, elles seront exemptées du PFU de même que les abattements fiscaux sur la plus-value réalisée lors de la vente d’entreprise.

À l’issue du quinquennat, 10 % des Français les plus pauvres perdront 337 euros par an

Au total, la mise en place du PFU représente une nouvelle perte nette de rentrées fiscales de près de 1,3 milliard d’euros par an selon le gouvernement, plutôt de 4 milliards selon les calculs de l’OFCE qui prend en compte la promesse de l’exécutif que « personne n’y perdra ». Avec la réforme de l’ISF, le cadeau fiscal pour les plus riches s’élève à 4,5 milliards pour le gouvernement, plus de 7 milliards d’euros selon l’OFCE, dont 5 pour les seuls 340 000 foyers les plus riches. Et, à l’inverse, d’autres baisses d’impôts promises, ces cadeaux fiscaux arriveront dès le 1er janvier.

Il faudra patienter un peu plus pour voir, par exemple, la taxe d’habitation exonérée pour 80 % des ménages contre 20 % aujourd’hui, puisque cet engagement sera réalisé d’ici à 2020, avec une première tranche de baisse (30 %) dès 2018. Patience aussi, pour voir la suppression intégrale promise des cotisations maladie et chômage des salariés du privé, qui devrait se répercuter sur le salaire net et permettre ainsi « un gain net de pouvoir d’achat équivalent à 1,45 % de salaire brut », en tenant compte de la hausse de la CSG. Car si celle-ci s’appliquera dès le 1er janvier 2018 à tous les revenus, la baisse des cotisations, elle, « sera mise en place en deux temps » : un premier tiers du « gain » accordé en janvier (0,5 % du salaire), et les deux autres tiers (0,95 %) en octobre. Entre les deux, une partie de la hausse de la CSG se sera évaporée… pour financer le manque à gagner des cadeaux faits aux plus aisés.

Reste que les retraités qui perçoivent une pension de plus de 1 300 euros par mois et les fonctionnaires devront s’acquitter de la hausse de la CSG sans compensation pour les premiers, insuffisante pour la compenser pour les seconds avec la suppression de la contribution exceptionnelle de solidarité de 1 %. Les uns et les autres seront donc perdants dès le 1er janvier, et sans que cela serve à enrichir les salariés du privé !

Si on ne connaîtra le détail du plan de financement de la Sécurité sociale qu’aujourd’hui, Manon Aubry d’Oxfam insiste d’ailleurs sur le fait que les cadeaux fiscaux faits aux plus riches seront en partie financés par une baisse des prestations sociales. Les économies réalisées sur les aides personnalisées au logement (APL), qui ont déjà commencé, atteindront 2 milliards d’euros dès l’année prochaine, et la coupe s’élèvera à 3,3 milliards à l’horizon 2019. Le budget de la Sécurité sociale devrait, lui, être plombé de 5 milliards d’euros. En prenant en compte ces baisses de prestations, l’OFCE a pu calculer que les 10 % des Français les plus pauvres perdront à l’issue du quinquennat 337 euros par an, alors que les 10 % les plus riches gagneront 1 193 euros par an. « C’est une accélération encore jamais vue de la politique fiscale de ces vingt dernières années, analyse Manon Aubry, porte-parole d’Oxfam France. La baisse de l’impôt se fait au profit d’une extrême minorité. Pour ce gouvernement, la fiscalité a perdu ses missions premières, à savoir de redistribution des richesses et le financement des services publics. Preuve en est les coupes drastiques dans le budget des aides au logement. »

La baisse progressive de l’impôt sur les sociétés (IS), avec l’extension du taux réduit à 28 %, relève de la même logique : la hausse des bénéfices entretient les augmentations des revenus issus du capital, eux-mêmes de moins en moins taxés. « Petite surprise dans ce budget, le gouvernement prévoit de baisser les recettes de l’IS à 25 milliards d’euros, c’est encore moins que ce que l’on pensait, relève Manon Aubry. Je rappelle qu’il y a encore dix ans, cet impôt sur les bénéfices rapportait 50 milliards d’euros à l’État. » (...,...,... ) - suite sur le site -

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......................... On nous parle d'écologie mais à côté de cela, on vend des avions trés polluants à tour de bras .. !

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......................................https://www.mediapart.fr/journal/economie/050118/airbus-discute-de-la-vente-dau-moins-100-avions-la-chine?onglet=full

Airbus discute de la vente d'au moins 100 avions à la Chine

 PAR 

Airbus discute de la vente d'au moins 100 avions à la Chine durant la visite d'Emmanuel Macron la semaine prochaine, a a appris Reuters vendredi de sources proches des négociations.

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PARIS (Reuters) - Airbus discute de la vente d'au moins 100 avions à la Chine durant la visite d'Emmanuel Macron la semaine prochaine, a a appris Reuters vendredi de sources proches des négociations.

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.............................................. http://www.liberation.fr/france/2018/02/01/l-eternel-retour-du-probleme-de-l-independance-de-l-audiovisuel-public_1626757

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 Indépendance des institutions ? Les organismes de surveillance des institutions sont-ils vraiment indépendants? Dans le texte oui... mais en réalité ?  ..................................               J'en doute ................!

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AFFAIRE GALLET

L’éternel retour du problème de l’indépendance de l’audiovisuel public

Par Jérôme Lefilliâtre — 

Les locaux du CSA en 2014. L’éviction du patron du groupe radiophonique public est la conséquence directe d’une pression de l’exécutif.
Les locaux du CSA en 2014. L’éviction du patron du groupe radiophonique public est la conséquence directe d’une pression de l’exécutif. Photo Vincent NGuyen. Riva-Press pour Libération

 

L'éviction du PDG de Radio France repose la question du mode de nomination et de révocation des dirigeants, pouvoir actuellement détenu par le CSA. Mais Emmanuel Macron a-t-il une meilleure solution à proposer ?

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     L’éternel retour du problème de l’indépendance de l’audiovisuel public

Ce jeudi, les membres du gouvernement et de la majorité se succèdent au micro pour marteler un message : la décision de débarquer Mathieu Gallet a été prise en toute «indépendance» par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). D’un point de vue strictement factuel, ils ont raison. La révocation du PDG de Radio France est le produit d’un vote à bulletins secrets des sept membres du CSA. Mais comment justifient-ils leur choix ? En expliquant que «les relations d’échange et de dialogue»entre Mathieu Gallet et son actionnaire, l’Etat, sont désormais dégradées. Et depuis quand le sont-elles ? Depuis que la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, a acté la rupture en demandant au dirigeant, condamné pour favoritisme, de démissionner.

Autrement dit, l’éviction du patron du groupe radiophonique public, qui supervise de puissantes antennes d’information comme France Inter, France Info ou France Bleu, est la conséquence directe d’une pression venue de l’exécutif, sur commande de l’Elysée. Et nous voici face à un nouveau cas d’école dans le vieux débat sur l’indépendance vis-à-vis du pouvoir politique de l’audiovisuel public. Qui pose, encore une fois, la question du mode de nomination et de révocation de ses dirigeants. Visiblement, le fait de donner cette prérogative au CSA ne garantit pas la non-intervention de l’Etat.

Pas très loin de la méthode Sarkozy

Cette question critique dans une démocratie, Emmanuel Macron la pose depuis sa campagne présidentielle. Le chef de l’Etat a répété vouloir changer la pratique, qu’il ne juge pas optimale. Douce ironie : c’est une intervention de son propre gouvernement qui valide la pertinence de sa réflexion… Si l’on décharge le CSA de cette mission de nomination, qui doit la récupérer ? Le départ à venir, le 1er mars, de Mathieu Gallet (s’il ne dépose pas d’ici là un recours gagnant au Conseil d’Etat) donne à la problématique une urgence certaine. Mais le temps d’élaboration de la loi étant ce qu’il est, un changement ne pourra pas être effectif avant plusieurs mois. «Le prochain président de Radio France va être désigné selon le processus actuel, c’est-à-dire par le CSA», a reconnu sur France Inter Frédérique Dumas, députée de La République en marche et coordinatrice d’un groupe de travail parlementaire sur la réforme de l’audiovisuel public, que le gouvernement espère faire adopter avant la fin de l’année.

Depuis dix ans, sur le mode de nomination et de révocation, on tourne en rond. En 2008, Nicolas Sarkozy avait transféré ce pouvoir du CSA au président de la République (soit à lui-même). Terrible, du point de vue de l’indépendance. En 2013, François Hollande l’avait redonné au CSA. Si l’on en croit ses engagements de campagne et les initiatives de sa majorité, Emmanuel Macron semble vouloir le mettre entre les mains des conseils d’administration des sociétés de l’audiovisuel public. Une garantie d’indépendance, vraiment ? Même si les membres de ce conseil sont directement nommés par le gouvernement, comme le proposent certains parlementaires macronistes (le sénateur André Gattolin par exemple) ? On ne serait pas très loin de la méthode Sarkozy. En même temps, on voit mal pourquoi l’Etat actionnaire ne nommerait pas ses représentants aux conseils d’administration de France Télévisions, Radio France et autres Arte. Pas sûr que le disruptif chef de l’Etat parvienne à résoudre la quadrature du cercle de l’indépendance de l’audiovisuel public. Frédérique Dumas l’a d’ailleurs déjà compris : «On ne trouvera pas un système parfait.» (...,...,...)

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.............................. http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/fin-de-la-separation-des-pouvoirs-187328

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Fin de la séparation des pouvoirs en France

par eau-du-robinet (son site) 
jeudi 8 décembre 2016

 

 

Un décret, passé discrètement, datant du 5 décembre 2016 et signé par Manuel Valls et Jean-Jacques Urvoas, le garde des Sceaux, permet au gouvernement de contrôler la Cour de cassation.

"La Cour de cassation, juridiction supérieure de l'autorité judiciaire, est placée sous le contrôle direct du gouvernement par l'intermédiaire de l'inspection des services du ministre de la justice" avec ce nouveau décret. Le premier président de la Cour Bertrand Louvel et le procureur général Jean-Claude Marin demandent des "explications sur les raisons de ce décret".

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La Cour de cassation
Plus haute juridiction de l'ordre judiciaire français, la Cour de cassation juge en dernier recours les affaires civiles, commerciales, sociales et criminelles. Elle a pour rôle de vérifier la conformité des décisions des tribunaux et des cours aux règles de droit. Son siège se trouve dans l’enceinte du Palais de Justice de Paris, au niveau du 5 quai de l'Horloge.

La Cour de cassation a pour rôle de vérifier la conformité d'un jugement aux règles de droit. Cette cour régulatrice s’assure que la loi est interprétée et appliquée de la même façon partout en France. Elle veille ainsi à l’égalité de chaque citoyen devant la justice.

La plus haute Cour de l'ordre judiciaire demande des explications au gouvernement Hollande
La Cour de cassation devient la victime d'« une atteinte manifeste au principe de séparation des pouvoirs » 

La Cour de cassation a exprimé mercredi 7 décembre son inquiétude face à une réforme judiciaire qui, selon elle, place la plus haute juridiction française « sous le contrôle direct » du gouvernement.

« Par simple décret du premier ministre, la Cour de cassation, juridiction supérieure de l’autorité judiciaire, est placée sous le contrôle direct du gouvernement par l’intermédiaire de l’inspection des services du ministre de la justice, en rupture avec la tradition républicaine observée jusqu’à ce jour. »
 
Dans une lettre ouverte publiée mercredi, la plus haute Cour de l'ordre judiciaire dénonce ni plus ni moins son placement « sous contrôle le contrôle direct du gouvernement ». En cause, la publication d'un décret en date du 5 décembre 2016 qui créé l'inspection générale de la justice.
 
Cette nouvelle inspection bénéfice d'un pouvoir de contrôle étendu sur l'ensemble des juridictions de l'ordre judiciaire. C'est là que le bât blesse. Jusqu'à présent, seules les juridictions judiciaires de premier et second degré (Tribunaux d'instances et cours d'appel) devaient rendre des comptes à une instance rattachée au ministère de la Justice. La Cour de cassation en était exemptée. (...,...)

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..................... Stop mensonges ! ..

................................ http://stopmensonges.com/tag/emmanuel-macron/

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............................... https://observatoiredumensonge.com/tag/emmanuel-macron/

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............................... https://humanite.fr/huit-mensonges-demmanuel-macron-qui-ne-font-pas-une-verite-643858

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..................................... https://blogs.mediapart.fr/schwartzenberg/blog/190118/presstalis-macron-face-un-scandale-detat

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Presstalis: Macron face à un scandale d'Etat

Le gouvernement s’apprête à refinancer Presstalis, les messageries de presse, la société gérée par les grands éditeurs, pour 180 millions d’euros alors que les derniers comptes publiés par electronlibre.info font apparaître l’incurie de la gestion. Le fait que les quotidiens nationaux, partie prenante de l’affaire, soient tous détenus par les oligarques français place Macron en première ligne.

Le gouvernement s’apprête à refinancer les messageries, la société gérée par les grands éditeurs pour 180 millions d’euros alors que les derniers comptes et la commission des finances de la société, révélés par electronlibre.info font apparaître l’incurie de la gestion. Le fait que les quotidiens nationaux, partie prenante de l’affaire soient tous détenus par les milliardaires français, les oligarques placent Emmanuel Macron en première ligne.

L’époque où l’Etat comme les collectivités exigeaient, certes en toute illégalité mais avec une réelle efficacité, d’une entreprise bénéficiant d’un contrat public de financer la collectivité est révolue. En 2018, on ne demande plus, comme on l’a fait à la Générale des eaux de financer le câblage des villes et de fournir des programmes audiovisuels à Canal+ via la Générale d’Images, on accepte que les « oligarques français » qui ont pris, voici une quinzaine d’années le contrôle de toute la presse quotidienne nationale reçoivent des aides massives sans exiger la moindre contrepartie. Au risque de mettre fin au pluralisme de la presse. La direction de Presstalis, ses administrateurs à savoir Le MondeLe FigaroLe Canard Enchainé qui ont conduit l’entreprise à la faillite veulent que l’État finance leur reconversion numérique.

L’affaire se résume ainsi: le Figaro et, dans une moindre mesure Le Monde, sont convaincus que le papier va disparaître à échéance de trois ans car ils ne sont pas capables, à défaut de la relancer, de la faire survivre. Pour gérer cette fin, les groupes de presse qui contrôlent Presstalis ont obtenu l’accord de principe de l’État pour qu’il accorde une dotation exceptionnelle de 160 millions d’euros. Elle s’ajoutera aux 18,9 millions d’euros accordés par le Parlement pour 2018 et aux prêts de 50 millions d’euros accordés en 2012 et 2015 par la FDES .

Le rôle suspect du tribunal de commerce

La crise de Presstalis a été, si l’on peut dire, connue du public depuis six semaines seulement. En novembre 2017, les messageries Presstalis qui distribuent 75% du volume de la presse française et 4000 titres ont prélevé d’office 37,2 millions d’euros sur les commissions des éditeurs, les  petits titres se voyant eux, imposer jusqu’à fin janvier 2018, une retenue de 25% sur le prix facial supplémentaire aux 45% généralement perçues.

L’ancienne gouvernance de Presstalis, débarquée en juillet 2017 - la présidente Anne Marie Couderc et Vincent Rey, le directeur général, n’auraient pas anticipé l’effondrement des volumes de vente de la presse (notamment télévisée et féminine) et les conséquences d’une baisse des barèmes sur les titres ayant quitté les MLP, les messageries concurrentes. Le laxisme des administrateurs dénoncé par la commission supérieur des messageries a aggravé la situation au point de la rendre explosive sur le plan économique comme politique.

Si Jean Messinesi, président du tribunal de commerce de Paris, n’était pas intervenu personnellement à la demande des grands éditeurs, l’entreprise aurait été placée en redressement judiciaire. mais au lieu de cela, le tribunal en place une procédure de conciliation nommant Hélène Bourbouloux, mandataire ad’hoc qui joue en fait le rôle d’un administrateur judiciaire.

L’examen attentif des comptes sociaux 2016 faisait déjà apparaître de grands risques concernant la poursuite de son activité. Les commissaires aux comptes YCC et Ernst & Young ont, pour se protéger, enfoui une remarque évoquant la fin de la société : « Si le projet de mise en place de source de financement complémentaire n’aboutissait pas, l’application de cette convention de continuité d’exploitation pourrait être remise en cause ».

Charges exceptionnelles permanentes

Presstalis affichait un résultat d’exploitation positif de 21,5 millions d’euro mais un résultat courant avent impôt négatif de 47,3 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 177 millions d’euros. En dépit d’une aide d’Etat de 18,9 millions d’euros et d’une péréquation c’est-à-dire des commissions versées par les éditeurs aussi élevée qu’inégalitaire.

Le résultat courant négatif découle, d’après le rapport de gestion de trois facteurs: le financement des plans sociaux plans sociaux pour 24,3 millions d’euros, des dépréciations d’actifs ou baisse des dotations aux provisions pour 7,4 millions d’euros et 7,2 millions d’euros au titre de l’affacturage.

Cette pratique consiste pour une entreprise qui prévoit des retards d’encaissements ou qui doit financer de nouvelles commandes à obtenir des banques des avances de fonds moyennant intérêts. Dans le cas de Presstalis qui a levé 158 millions d’euros au titre de l’affacturage, il s’agit surtout de faire face au besoin permanent de trésorerie.

On relèvera que que le recours à l’affacturage n’a pas évité à la société d’avoir des découverts bancaires qui lui ont coûté 2,46 millions d’euros en 2016, ce qui dénote une imprévisibilité de gestion.

Signe de cette tension sur la trésorerie, forcément connue des administrateurs, l’obtention d’un moratoire sur deux échéances de 1,4 millions d’euros du premier prêt FDES de 20 millions d’euros.Les comptes consolidés de Presstalis relèvent, eux, que le besoin de Fonds de roulement (BFR) est passé de 23,8 millions d’euros en 2015 à 55 millions en 2016.

Pour mémoire, fin 2016, l’ancienne gouvernance de Presstalis avait soit menti à la représentation nationale, soit fait preuve d’une grande incompétence car le Sénat, écrit dans son rapport sur le projet de loi de finances 2017: « La messagerie prévoit un bénéfice avant intérêts et impôts en augmentation, à hauteur de 5,1 millions d’euros  qui pourrait atteindre 12,5 millions d'euros en 2017 et 22,3 millions d'euros en 2018, selon les informations transmises par Presstalis

Les dirigeants que de cette société ont toujours bénéficié d’une protection qui s’étend même au secret de leurs rémunérations puisque celles-ci sont tenues secrètes, comme le précise les comptes sociaux, alors que les dirigeants des entreprises cotées comme des entreprises publiques sont connues.

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......................................................... Lactalis - scandale d'état ?

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........................... http://www.rtl.fr/actu/politique/scandale-lactalis-peut-etre-une-defaillance-de-l-etat-dit-benoit-hamon-sur-rtl-7791783211

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"J'aimerais que le gouvernement nous réponde." Invité de RTL jeudi 11 janvier, Benoît Hamon a mis en cause la responsabilité de l'exécutif dans l'affaire du lait contaminé Lactalis, dont plusieurs lots ont été vendus en grande surface malgré le rappel de l'entreprise. "Il y a une défaillance des entreprises de la grande distribution, et peut-être aussi une défaillance de l'État."

"On baisse la garde, il y a moins de contrôles sur le terrain... Conséquence : les entreprises réduisent leurs coûts et poussent à des scandales sanitaires de ce niveau-là", s'indigne-t-il en ajoutant que "la responsabilité de la chaîne est complète".

Le leader du mouvement Génération.s déplore également les réductions d'effectifs concernant la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DGCCRF) et appelle Bruno Le Maire, chargé du porte-feuille de la consommation à prendre la parole. "Qu'il nous explique !" s'exclame Benoît Hamon. (...,...,...)

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................................... https://reporterre.net/Le-parti-de-M-Macron-impose-le-secret-des-affaires-qui-restreint-la-liberte-d

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Le parti de M. Macron impose le secret des affaires, qui restreint la liberté d’informer

29 mars 2018 / Maxime Lerolle (Reporterre) 

 

Le parti de M. Macron impose le secret des affaires, qui restreint la liberté d'informer

Au pas de course, l’Assemblée nationale a adopté une proposition de loi visant à protéger le « secret des affaires ». La loi a étendu ce « secret » au-delà du strict cadre commercial, menaçant journalistes et lanceurs d’alerte, et donc la liberté d’informer.

Mardi 27 mars, alors que s’ouvrait à Luxembourg le procès en appel d’Antoine Deltour à la suite de l’affaire des LuxLeaks, l’Assemblée nationale commençait à débattre de la proposition de loi concernant le « secret des affaires ». Hasard du calendrier ou coïncidence ironique ?

Quoi qu’il en soit, le gouvernement a décidé de passer en force sur une proposition controversée. Sa tactique ? Jouer la carte de la « procédure accélérée ». Sous prétexte de rapidité et d’efficacité, la proposition de loi aura été débattue et votée une seule fois, mercredi 28 mars, à l’Assemblée nationale, par 46 voix contre 20. Le Sénat, mi-avril, n’en parlera que durant une unique session. Contrairement aux propositions de loi ordinaires, il n’y aura pas de navette parlementaire entre les deux Chambres.

Julie Pecheur, de l’association Pollinis, en pointe de la lutte contre cette loi, raconte les conséquences de cette procédure accélérée chez les législateurs : « Nous avons eu très peu de temps pour alerter les parlementaires. D’autant que certains sénateurs découvrent seulement maintenant l’existence de ce projet. » La rapidité d’exécution de la manœuvre évite, comme le constate amèrement Julie Pecheur, de « lancer un grand débat public ». Interrogé par Reporterre,le député France insoumise François Ruffin, porteur de plusieurs amendements, note deux changements mineurs par rapport à la première version, toutefois insuffisants : « Parmi les dérogations qui permettent d’alerter, on a réussi à introduire la cause environnementale. La nouvelle version accepte aussi de condamner les entreprises qui pratiquent les procédures-bâillons[les procès intentés par de grands groupes à des associations ou des lanceurs d’alerte pour taire tout débat ] à des amendes. En revanche, l’optimisation fiscale et le financement du terrorisme ne feront pas partie des dérogations… »

« Une directive européenne, c’est comme si la parole de Dieu leur était donnée ! » 

Comme son nom complet l’indique, la « proposition de loi portant transposition de la directive du Parlement européen et du Conseil sur la protection des savoir-faire et des informations commerciales non divulgués contre l’obtention, l’utilisation et la divulgation illicites » tire son origine d’une directive de l’Union européenne. Parue en 2016, elle avait une première fois fait son apparition dans la législation française cette année-là, avant qu’une forte mobilisation des journalistes et des citoyens, conduite notamment par Élise Lucet, fît reculer le gouvernement. En conséquence, l’Union européenne repoussa la date limite d’application en France au 9 juin 2018.

Toutefois, comme le rappelle Julie Pecheur, la directive européenne « concernait strictement le cadre de la concurrence commerciale, dans le but de lutter contre le piratage de données et l’espionnage industriel », alors que dans l’état actuel, elle s’étend aux canaux d’information que sont les journalistes, lanceurs d’alerte, associations et scientifiques. Les protestations des députés La République en marche (LREM), emmenés par Raphaël Gauvain, qui jurent qu’ils n’ont pas d’autre choix que d’appliquer la directive, fait rire François Ruffin : « Une directive européenne, c’est comme si la parole de Dieu leur était donnée ! » Car celle-ci doit s’appliquer « dans son esprit, et non dans sa lettre », selon la responsable de Pollinis. En d’autres termes : le caractère flou du texte de loi n’a rien d’accidentel, et vise spécifiquement le droit à l’information.

Le député LREM Raphaël Gauvain, porteur de la proposition de loi sur le « secret des affaires ».

Julie Pecheur relève dans le texte trois menaces principales. D’abord, « l’inversion de la charge de la preuve » : désormais, ce sera au journaliste ou au lanceur d’alerte incriminé de justifier de sa qualité, et donc de sa légitimité. Or, comme le soulève Francis Chateauraynaud, chercheur à l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à l’origine du terme de « lanceur d’alerte »à la fin des années 1990, « les gens ne se sentent pas légitimes pour lancer l’alerte ». De sorte que seuls quelques professionnels de la parole, à l’instar du journaliste de « Cash Investigation » Édouard Perrin, mis en cause dans l’affaire des LuxLeaks, pourraient résister à la pression juridique.

Ensuite, toutes les personnes souhaitant diffuser des informations devront « prouver qu’ils agissent dans l’intérêt général ». Or, ladite notion demeure des plus floues. Seuls les tribunaux commerciaux auront la possibilité de la définir, au cas par cas. Un précédent litige augure des procès à venir : en janvier dernier, le tribunal commercial chargé du conflit entre Conforama et le magazine Challenges, qui avait révélé les difficultés financières du groupe, avait tranché en faveur du premier, arguant que l’article de Challenges n’ayant pas été repris dans les autres médias, il ne correspondait pas à l’intérêt général.

Enfin, « les lanceurs d’alerte n’obtiendront de protection que s’ils révèlent des pratiques illégales ». Dès lors, qu’en est-il des pratiques certes légales, mais moralement répréhensibles, à l’exemple de l’évasion fiscale révélée par les LuxLeaks ?

« Les gouvernants se sentent de plus en plus en insécurité. C’est pourquoi ils cherchent à cadenasser les canaux de communication » 

Obstacles et restrictions au droit à l’information s’accumulant, « les lanceurs d’alerte [comme les autres sources d’information] s’exposeront encore plus à des poursuites judiciaires au caractère clairement dissuasif », explique Antoine Deltour. Lui-même sait de quoi il parle : depuis juin 2014, il a dû débourser plus de 70.000 euros pour assurer sa défense. « Si j’avais dû financer moi-même ma défense, j’aurais dépensé tous mes revenus », convient-il. Une pression financière qui s’ajoute au « combat long et usant » que représente un procès. « On ne voit que le droit, et non la mise en œuvre du droit », s’agace Francis Chateauraynaud. Le sociologue déplore particulièrement les stratégies judiciaires des grands groupes, qui n’hésitent pas à multiplier les retards pour gagner du temps… et faire perdre de l’argent au lanceur d’alerte. Francis Chateauraynaud fulmine : « Est-ce qu’on veut une démocratie qui rétablisse les faits cinq, dix ou vingt ans plus tard ? »

Dès lors, comment protéger les canaux d’information alternatifs sans les enfermer dans le cadre judiciaire, où les rapports de force penchent en leur défaveur ? Antoine Deltour propose d’améliorer la loi Sapin II, entrée en vigueur en 2016 : « La loi Sapin II a tendance à individualiser les lanceurs d’alerte, en leur demandant d’abord d’en référer à leur supérieur hiérarchique. Or, il faut donner une dimension collective à des individus isolés. Par exemple en faisant une place aux personnes morales, comme les associations et les syndicats, qui pourraient porter l’alerte, protéger le lanceur par l’anonymat et supporter le coût d’un procès. » Francis Chateauraynaud, de son côté, envisage d’introduire un « point de vue extérieur » à la législation, sous la forme de « commissions neutres, constituées d’experts et de citoyens tirés au sort, qui évalueraient les alertes reçues » qui s’ajouteraient au rôle social des journalistes.

Des préoccupations bien éloignées de celles du gouvernement. Le sociologue de l’EHESS analyse les soubassements idéologiques de la proposition de loi : « Depuis vingt ans que se multiplient les scandales et les alertes, les gouvernants se sentent de plus en plus en insécurité. C’est pourquoi ils cherchent à cadenasser les canaux de communication que sont les journalistes, les lanceurs d’alerte, les chercheurs, les associations…, par où soufflent les critiques. » Avant de conclure, sarcastique : « Pour construire la start-up nation, il faut bloquer les empêcheurs de tourner en rond ! » (....,... ) suite sur le site -

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...................................... SNCF - Le débat - enjeux -

................. http://bernardaubin.over-blog.com/2018/02/reforme-de-la-sncf-enjeux-caches-et-decryptage.html

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...........................................  http://nordpresse.be/emmanuel-macron-aurait-employe-femme-professeur-de-francais-y-a-vingtaine-dannees/

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Scandale: Emmanuel Macron aurait employé sa femme comme professeur de français il y a une vingtaine d’années

Emmanuel Macron restait jusque maintenant le candidat le plus intègre de la présidentielle, mais c’était sans compter sur les dernières révélations de Médiapart. Il aurait employé sa femme comme professeur de français il y a une vingtaine d’années, et ce, jusqu’à sa retraite. Des accusations battues en touche par le principal intéressé qui dit « ne se soucier que de l’intérêt général ». Manuel Valls a immédiatement réagi en dénonçant « le manque de clarté de son adversaire sur cette question ».

A ce rythme-là, le seul candidat intègre sera Philippe Poutou… (..,... )

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......................................... https://www.actionfrancaise.net/2018/02/26/sante-publique-cynisme-de-macron/

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SANTÉ PUBLIQUE : LE CYNISME DE MACRON

Discours d'Emmanuel Macron le 22 février 2018 devant une délégation de jeunes agriculteurs reçus à l'Elysée

26 février 2018

Santé publique : le cynisme de Macron

Sifflé à son arrivée au salon de l’Agriculture par ceux qui savent ce que travailler dur veut dire, Macron aura eu beau tenter de séduire un public dont il ignore tout, faute de connaître le pays réel, il n’y sera pas parvenu. Certes, compte tenu du faible poids électoral que pèsent désormais les paysans, il n’est pas certain que son rendez-vous manqué avec le monde agricole, dimanche dernier, l’ait beaucoup traumatisé — en quoi il aurait tort, car, plus largement, le monde rural vote et En Marche perd actuellement toutes ses élections partielles.

Le mépris du paysan français

Il n’a pas se départir ni de sa morgue ni, surtout, de son cynisme lorsque ses interlocuteurs lui faisaient part de leur crainte quant à la politique du gouvernement, qu’il s’agisse de l’interdiction programmée du glyphosate ou du traité de libre-échange avec le Mercosur. Cynisme, puisque, d’un côté  il a joué, non sans motif, la carte de l’écologie et de sa responsabilité en tant que chef d’Etat en matière de santé publique pour justifier l’interdiction prochaine du glyphosate, sans pour autant que cette sortie soit préparée, tout en n’hésitant pas, de l’autre, à considérer sans aucune pudeur que le dogme libre-échangiste de l’ouverture des frontières devient subitement plus important que la santé publique lorsqu’il s’agit d’importer de la viande bovine d’Amérique latine, élevée dans des conditions sanitaires qui sont loin d’offrir toutes les garanties qu’on impose, avec raison du reste, à nos propres éleveurs — il en est d’ailleurs de même du glyphosate, puisque, tandis que les paysans français ne pourront bientôt plus en utiliser, toutefois, Bruxelles continuera d’imposer sur nos étals, avec la complicité du pays légal républicain, des produits contenant des traces de l’herbicide réputé cancérigène…

Le mépris de l’éleveur français

S’agissant du traité avec le Mercosur, ce seront plus de 100 000 tonnes supplémentaires de viandes qui arriveront en Europe d’Amérique latine, sans compter les importations supplémentaires en provenance du Canada dans le cadre du CETA,  le tout représentant plus de la moitié de la production européenne, si bien que la France « risque de perdre 20 à 25 000 exploitations » si l’Europe signe l’accord, assure Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

Mais les éleveurs dénoncent surtout l’entrée sur le marché européen de viandes produites à des coûts d’autant moins onéreux que les animaux sont gavés aux farines animales, aux OGM ou aux hormones ! Ainsi le même Macron qui, avec des trémolos dans la voix, invoque sa responsabilité de chef d’Etat pour justifier l’interdiction du glyphosate est prêt à oublier cette même responsabilité dans ce qui se révélera sans doute comme un des plus grands scandales non seulement économiques, pour les éleveurs français, mais également alimentaires et sanitaires pour les consommateurs !

Le mépris du consommateur français

« On ne peut pas d’un côté, dans le cadre des états généraux de l’alimentation prôner la souveraineté alimentaire saine et durable et de l’autre côté accepter de la viande issue de productions qui ne respectent en rien tous les critères qui nous sont imposés en Europe », souligne Dominique Langlois, président de l’Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes. Et ce, alors même que les scandales sanitaires entourant la viande se multiplient, notamment au Brésil. Or Macron — comme pour la SNCF sur laquelle nous reviendrons la semaine prochaine — est, on le sait, un homme très pressé lorsqu’il s’agit de servir les intérêts de l’oligarchie internationale aux dépens des intérêts français. C’est pourquoi, il souhaite boucler cet accord au plus tard d’ici la fin mars, avant le début de la campagne présidentielle au Brésil.

Puisqu’il ose revendiquer non sans cynisme sa responsabilité, eh bien, il ne faudra pas hésiter à la lui rappeler lorsque les scandales sanitaires éclateront : c’est en toute connaissance de cause qu’il les aura favorisés au nom de son dogme ultralibéral et en raison de son mépris à la fois pour la pérennité de l’élevage français et pour la santé des consommateurs français — il est vrai que lui ne mangera pas du bœuf brésilien gavé aux OGM ou aux farines animales  : cette viande-là est d’ores et déjà réservée aux Français « qui ne sont rien ». (....,...,... )

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......................... A lire sur site ............ https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/les-7-contradictions-de-macron-et-195356

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........................................................ https://mrmondialisation.org/le-double-jeu-de-macron-sur-la-transition-ecologique/

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Un document secret expose le double jeu de Macron sur la transition écologique

  

Le journal indépendant Médiapart montre, document à l’appui, le double jeu de la France en matière d’énergies renouvelables. Pendant que le gouvernement fait croire dans son discours officiel à un engagement fort, c’est une toute autre position qu’il défend devant le Conseil européen, à qui il propose d’alléger les obligations en matière d’énergies renouvelables. Alors que Macron s’était engagé pour l’environnement pendant la campagne, usant de son association avec Nicolas Hulot pour promouvoir un discours écologique, les contradictions entre ses propos et ses actes deviennent intenables au regard de l’urgence absolue de la question climatique. Regard sur un « greenwashing » politique.

À quoi joue Paris dans le cadre des discussions sur les objectifs climatiques européens ? Dans un papier informel transmis par la France au Conseil européen, les représentants du pays refusent de s’engager de manière contraignante sur les objectifs fixés en 2014 à propos du développement des énergies renouvelables. Quelques mois plus tôt, la France avait pourtant pris publiquement position pour la mise en place de tels mécanismes.

Energies renouvelables, la France se dégonfle

Dans un premier temps, il avait été prévu de porter la part des énergies renouvelables à au moins 27 % d’ici 2030 au niveau européen. Mais alors qu’il était envisagé de revoir ce chiffre à la hausse (30% d’ici 2030), pour respecter les accords de Paris, la France vient de mettre un sérieux coup de frein. Dans le document informel, Paris défend en effet que seul 50 % de l’objectif devra être atteint d’ici 2027. De là à douter de la volonté de la France de tenir ses objectifs ?

Nul doute : impossible de tenir 50 % des objectifs en 3 ans entre 2027 et 2030« Compte tenu des temps longs des décisions dans l’énergie, il paraît fort improbable que l’autre moitié de l’objectif soit atteignable en trois ans. Au passage, cela signifie que si Emmanuel Macron parvenait à faire deux mandats, il laisserait le soin à son successeur de faire la moitié des efforts demandés en seulement trois ans », commente Médiapart. Tout bonnement irréalisable, et un très mauvais cadeau de départ pour le gouvernement qui le remplacera (potentiellement). Si les pays de l’UE devaient s’accorder sur une telle solution, les objectifs seraient enterrés d’avance.

Par ailleurs, comme il ressort du document, la France s’oppose à toutes mesures contraignantes pour obliger les États à respecter leurs engagements en matière de développement des énergies renouvelables et atteindre ainsi les objectifs européens qui ont été fixés. La France ne souhaite voir ni contrôles, ni systèmes pour obliger les pays à rattraper leur retard. Paris ne souhaite pas plus voir la mise en œuvre d’un mécanisme pour aider financièrement les pays les plus pauvres – et souvent le plus dépendant au charbon – dans la construction de nouvelles installations.

Les enjeux sont pourtant de taille : pour sortir des énergies fossiles et de l’énergie nucléaire, le développement urgent des énergies renouvelables s’impose. Par ailleurs, le changement climatique ne peut être combattu que si les États coopèrent. Au regard de la responsabilité de la France au niveau international, Paris peut-elle encore se permettre de trainer des pieds ? Où sont passés les beaux discours tenus à la COP21 il y a quelques mois à peine ? (...,...,...)

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......................... http://www.gauchemip.org/spip.php?article30048

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Comment Macron a liquidé Alstom – retour sur un scandale d’État

lundi 2 octobre 2017.

Source : https://heuredupeuple.fr/macron-a-liquide-alstom-retour-scandale-detat/

 

Vente à la découpe, fausses promesses aux salariés, refus de l’intervention de l’État…. En trois ans, Emmanuel Macron a validé ou laissé faire la liquidation d’Alstom et de ses anciennes filiales, désormais toutes passées sous pavillon étranger.

Cette gigantesque braderie s’est faite au nom de dogmes libéraux archaïques que les autres pays n’appliquent pas et au mépris de l’intérêt national. La demande d’une commission d’enquête parlementaire par les députés de la France insoumise est pleinement justifiée tant l’affaire ressemble à un scandale d’État.

Sabordage dans l’énergie

C’est le point de non-retour pour Alstom, acté dès l’automne 2014 par Emmanuel Macron alors tout récent ministre de l’Economie. Au nom du gouvernement PS, il valide la vente de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric. Tout y passe : turbines, réseaux, énergies renouvelables notamment marines où Alstom excelle, et même les éléments nécessaires aux sous-marins nucléaires français. Officiellement, l’État a défendu les intérêts nationaux en créant des « co-entreprises » entre Alstom et General Electric et en obtenant des promesses de garanties de l’emploi. Dans les faits, c’est un hold-up en bonne et due forme comme le démontre le documentaire « Alstom : une affaire d’État » diffusé sur LCP ce lundi 25 septembre et qui peut être revu en ligne. La vente a été préparée en secret et conduite par le PDG d’Alstom Patric Kron. A l’époque Alstom est opportunément poursuivi pour corruption aux États-Unis et donc soumis à une forte pression pour céder à General Electric en l’échange d’une certaine clémence de la justice américaine dans ce qui a tous les traits d’une guerre économique totale. Au lieu de défendre le fleuron français, Emmanuel Macron cède. Moins de trois ans après, le bilan est accablant. Alstom a déjà prévu de se retirer des co-entreprises pour empocher l’argent et donc laisser tout le pouvoir à General Electric. Au lieu des 1000 créations d’emplois promises, General Electric s’apprête à licencier 345 salariés à Grenoble dans un ancien site d’Alstom. Le site en question est spécialisé dans les turbines pour barrages hydroélectrique, première source d’énergie renouvelable en France. Voilà qui en dit long sur la défense de l’intérêt général et de la transition énergétique. A l’époque du rachat d’Alstom énergie par General Electric, Jean-Luc Mélenchon avait réclamé la nationalisation d’Asltom. Arnaud Montebourg alors ministre avait officiellement cherché une autre solution pour la branche énergie. Sitôt éjecté du gouvernement en août 2014, il avait été remplacé par M. Macron qui validait la vente à General Electric quelques semaines plus tard.

Meurtre prémédité dans le ferroviaire

A l’époque, tous les spécialistes du sujet le disaient : la branche ferroviaire (locomotives, signalisation etc) d’Alstom ne pourra tenir le choc durablement une fois séparée de la branche énergie. Là encore, M. Macron se voulait rassurant. Par cynisme ou par incompétence, il expliquait que la vente de la branche énergie apportait de l’argent frais pour le ferroviaire. Quelques mois plus tard, en septembre 2016, intervenait une première alerte avec l’annonce de la fermeture de l’usine de locomotives de Belfort. M. Macron avait opportunément démissionné de son poste de ministre de l’Économie pour se lancer dans la campagne présidentielle quelques jours avant l’annonce de cette fermeture, finalement annulée après une forte mobilisation sociale et politique. Aujourd’hui, Emmanuel Macron, devenu président de la République, valide la vente de la branche ferroviaire à l’allemand Siemens. Et preuve de la volonté liquidatrice, le gouvernement a annoncé dans le même temps qu’il n’achèterait pas les actions d’Alstom qu’il loue à Bouygues depuis des mois et dont l’option d’achat préférentiel arrive à échéance dans les prochains jours. L’État ne sera donc plus présent au conseil d’administration pour suivre la fusion. Bouygues vendra ses parts au plus offrant dans quelques mois et Siemens sera bientôt seul maître à bord. C’est d’autant plus vrai que Siemens va bénéficier de bons de souscription d’action pour acquérir 2% du capital supplémentaire dans les quatre ans qui viennent et prendre donc plus que les 50% du capital convenus dans la fusion. Cette prétendue « fusion entre égaux » n’est donc qu’un vulgaire marché de dupes.

Chantiers navals : abandon sous anesthésie

Dans le même temps, le gouvernement s’apprête aussi à laisser filer les chantiers navals de St Nazaire, anciens chantiers de l’Atlantique. L’entreprise appartenait au groupe Alstom il y a encore une décennie, le groupe s’appelant d’ailleurs Alstom-Atlantique. C’est le gouvernement Sarkozy qui avait accepté la séparation de cette branche du reste d’Alstom en 2006 sur injonction de la Commission européenne au moment du renflouement d’Alstom par l’État. Après plusieurs années sous pavillon sud-coréen, les chantiers navals vont passer sous contrôle majoritaire de l’italien Fincantieri.

Là encore, la responsabilité de M. Macron est écrasante. L’annonce de la mise en vente des chantiers par STX remonte à 2014. Ce dossier a donc été sur la table du ministre de l’Économie pendant toute la durée du passage de M. Macron à Bercy. Qu’en a-t-il fait ? Rien. Pourtant, en trois ans, il aurait sans doute été possible de construire une solution solide et durable pour « retrouver une participation majoritairement publique et nationale » comme l’avait demandé Jean-Luc Mélenchon dès 2014. En effet, même le président de la région Pays-de-la-Loire, pourtant LR, Bruno Retailleau se disait prêt à participer au capital aux côtés de l’Etat. Il faut dire que le chantier revêt une importance stratégique puisqu’il est le seul capable d’accueillir les constructions militaires de très grande taille comme un porte-avions. Et les chantiers de St Nazaire sont en bonne santé économique avec des carnets de commandes civils plein pour plusieurs années.

Au cœur de l’été 2017, le gouvernement Philippe s’est résolu à nationaliser le chantier avant son passage chez l’italien. Mais à l’époque déjà, le ministre Bruno Le Maire annonçait déjà que cette nationalisation n’était que transitoire, le temps de discuter avec le repreneur italien. Et en effet, ce 27 septembre, Emmanuel Macron en personne va valider la prise de contrôle majoritaire à 51% de Fincantieri. Là encore, M. Macron fait preuve d’ingéniosité pour anesthésier les victimes de l’opération. Ainsi, le capital serait officiellement réparti à 50-50 entre d’une part l’Italien et d’autre part les actionnaires français (Etat et Naval Group, ex DCNS). Mais l’État va « prêter » 1% du capital à Fincantieri pendant douze ans ! Il aura donc les mains libres. Bien sûr, pour enrober ce renoncement, le gouvernement met en avant des « clauses de revoyure ». Mais les faits sont là et Fincantieri aura bien 51% du capital. Sans compter que ce montage baroque risque de plonger l’entreprise dans une incertitude permanente alors que l’activité de construction navale suppose une grande visibilité par la durée et le montant des chantiers.

La descente aux enfers, un destin programmé ?

Surtout, chat échaudé craint l’eau froide dit l’adage. Et ces promesses n’engagent plus que ceux qui veulent bien y croire. L’Italien Fincantieri possède d’autres chantiers dont les carnets de commandes sont moins pleins que ceux de Saint-Nazaire. Et tout indique que le chantier français – comme Alstom transport d’ailleurs – risque de suivre le même sort qu’Alstom énergie : les intérêts français et l’entreprise absorbée passant au second rang aux yeux du nouveau propriétaire. La crainte est d’autant plus justifiée qu’un fantôme hante l’industrie française et Alstom : Alcatel. L’entreprise de télécom appartenait elle aussi au même groupe qu’Alstom jusqu’aux années 1990 (notamment à l’époque de la CGE-Compagnie générale d’Electricité). Et le modèle suivi par Alcatel a de quoi glacer les autres anciennes filiales d’Alstom qui semblent destinées au même avenir. Alcatel a été séparée du reste groupe au nom de la spécialisation sur le cœur de métier pour être un « single player » (« joueur unique », NDLR). Puis Alcatel a été vendu à un groupe étranger, l’américain Lucent au nom de son développement international. Avant d’être pillé et de sortir essoré par cette fusion, puis d’être revendu à un autre groupe étranger Nokia avec de nouvelles suppressions d’emplois à la clé malgré les promesses d’un certain Emmanuel Macron au moment de ce rachat début 2016 (lire notre article du 20 septembre).

Faillite des élites économiques et politiques françaises

A chaque étape du dépeçage, les gouvernements français ont refusé toute intervention durable de l’État pour protéger et développer ces fleurons technologiques. Tout indique que STX, les activités énergie d’Alstom et maintenant Alstom-transport sont engagés sur la même pente. Cruelle leçon de l’histoire, dans la plupart des cas les activités d’Alstom sont rachetées ou concurrencées par des conglomérats étrangers (General Electric, Siemens…) ayant continué d’agréger différentes activités au lieu de se spécialiser dans un seul cœur de métier comme l’ont décidé les élites économiques et politiques pour Alstom.

Cette braderie s’apparente à un pillage en bonne et due forme alors que Alcatel, STX, Alstom Energie ou Alstom transport disposaient tous d’atouts technologiques, de savoir-faire de pointe, de carnet de commandes remplis. C’est bien le commandement économique et politique qui a sabordé ces fleurons. Une preuve de plus de la faillite stratégique du capitalisme français et des gouvernements qui se sont succédé. Depuis trois ans, M. Macron avait la possibilité d’intervenir sur ces quatre entreprise, au mieux il n’a rien fait, au pire il a accompagné – et organisé ? – ces abandons de souveraineté industrielle et technologique. Voilà qui mérite sans aucun doute une commission d’enquête parlementaire comme le réclame les députés de la France insoumise. (....,...,... )

Matthias Tavel

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................................... https://www.lopinion.fr/edition/politique/l-immense-rage-l-ancien-ministre-eckert-contre-macron-150617

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«L’immense rage» de l’ancien ministre Eckert contre Macron

Nathalie Segaunes Nathalie Segaunes  

18 mai 2018 à 17h47

Le socialiste Christian Eckert raconte comment Emmanuel Macron, lorsqu’il était ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique, a utilisé Bercy comme tremplin pour l’élection présidentielle

        

Christian Eckert, très remonté contre Emmanuel Macron

Christian Eckert, très remonté contre Emmanuel Macron

© Sipa Press

L’ancien secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics, Christian Eckert, publie Un ministre ne devrait pas dire ça..., chez Robert Laffont, récit de ses années à Bercy et de ses regrets.

 

« Une immense rage ». C’est ainsi que Christian Eckert, ancien secrétaire d’Etat chargé du Budget et des Comptes publics de François Hollande (2014-2017), résume les sentiments qui l’animent au soir de la victoire d’Emmanuel Macron, qui fut son « voisin de bureau » dans l’hôtel des ministres de Bercy. « C’est une colère contre moi, de n’avoir rien vu venir », écrit-il dans Un ministre ne devrait pas dire ça… (Robert Laffont), qui paraît la semaine prochaine en librairie.

Depuis, il a évolué. « A force de lire les informations sur ce qu’ils font et ce que nous aurions ( .....,...,.... )

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........................................................... https://www.huffingtonpost.fr/2018/03/09/privatisation-de-la-fdj-pourquoi-hollande-refusait-a-macron-ce-quil-sapprete-a-engager_a_23381688/

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Privatisation de la FDJ: pourquoi Hollande refusait à Macron ce qu'il s'apprête à engager

L'ancien secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert explique au HuffPost les arguments qu'il avait opposés à celui qui était ministre de l'Economie.

AFP

Pourquoi Hollande refusait à Macron la privatisation de la FDJ qu'il va engager.

POLITIQUE - Emmanuel Macron va parvenir à ses fins. Désormais à l'Élysée, il va engager la privatisation de la Française des Jeux, qu'il avait défendue en vain quand il était ministre de l'Économie. Alors que Gérald Darmanin a dévoilé officiellement les intentions du gouvernement au cours de la semaineÉdouard Philippe devrait confirmer ce samedi 10 mars que la future loi Pacte portée par Bruno Le Maire permettra à l'État de descendre au capital de la FDJ. Dans le même temps, il engagera la privatisation d'Aéroports de Paris.

"C'est une faute", dénonce Christian Eckert. L'ancien secrétaire d'État au Budget explique au HuffPost pourquoi il avait poussé pour que le gouvernement auquel il appartenait renonce à ce projet qui était déjà dans les cartons de Bercy. "Emmanuel Macron était alors ministre de l'Économie et il poussait pour cette privatisation. Michel Sapin s'en remettait à moi. Finalement, Manuel Valls a fini par arbitrer en ma faveur", se souvient l'ex-député de Meurthe-et-Moselle qui écrit les dernières lignes d'un livre attendu pour le mois de mai, dans lequel il reviendra longuement sur cet épisode.

"Une machine à cash formidable"

En attendant, il développe les arguments qu'il avait défendus auprès du premier ministre pour conserver la FDJ dans le giron de l'Etat. La première raison est d'ordre économique. Christian Eckert ne se dit pas opposé par principe aux privatisations. "On peut imaginer privatiser une entreprise qui ne marche pas bien parce qu'elle n'est pas dynamique, qu'elle ne s'est pas modernisée ou que les administrateurs de l'Etat ne font pas du bon travail", dit-il sous réserve que la société en question ne relève pas d'un domaine stratégique.

Mais l'ex-ministre faisait le constat à l'époque, et il le refait aujourd'hui, que la FDJ marche bien. "C'est une entreprise performante, dont le chiffre d'affaires augmente. C'est une référence dans le monde entier. A Bercy, j'avais reçu des responsables chinois et australiens qui venaient voir comme l'on faisait", se rappelle-t-il. Bref, conclut le socialiste, "il n'y a pas de raison de dire qu'elles iraient mieux avec des dirigeants privés".

La deuxième raison est budgétaire. "La FDJ est une machine à cash formidable", s'enthousiasme Christian Eckert ravi, non seulement des 100 à 150 millions d'euros de dividendes qu'elle offre à l'Etat chaque année, mais surtout des 3 à 4 milliards d'euros que rapportent chaque année les prélèvements sur la mise des joueurs. "Par ailleurs, insiste l'ancien ministre, une privatisation ne permet pas de réduire les déficits comme on peut l'imaginer. Si les rentrées annuelles entrent dans le calcul des règles de Maastricht, ce n'est pas le cas de la somme que rapporterait le 'one shot' d'une privatisation."

"Les jeux ne sont pas une marchandise comme une autre"

Quant à la troisième raison, elle est politique. "La FDJ n'est pas une entreprise comme une autre car les jeux ne sont pas une marchandise comme une autre", estime Christian Eckert. Il avance le besoin de prévention, notamment à destination des plus jeunes mais aussi la lutte contre la triche dans les paris sportifs et le blanchiment d'argent.

"Et puis, la FDJ a une fonction d'aménagement du territoire. C'est un réseau qui permet de soutenir les buralistes", ajoute l'ancien ministre qui a dû faire face à des mouvements réguliers de fronde contre la hausse du prix du tabac. Alors que la tension n'est pas retombée, le gouvernement pourrait donner aux buralistes un accès privilégié aux actions de la FDJ après introduction en bourse. En 2016, les commissions liées aux jeux représentaient 718 millions d'euros, soit un petit tiers de leur chiffre d'affaire.

A ces trois arguments qu'il avait avancés à Manuel Valls quand le sujet avait été abordé lors du précédent mandat, Christian Eckert ajoute un quatrième lié à la situation actuelle. "J'entends dire que ce gouvernement cherche huit milliards d'investissement. Pourquoi pas, mais il existe d'autres solutions que les privatisations: la Caisse des dépôts a encore des moyens, la Banque publique d'investissement a des fonds à sa disposition. Et puis s'il faut faire appel aux marchés, le crédit n'est pas cher", sourit l'ancien ministre. Pas vraiment du goût de l'actuelle majorité qui ne veut pas entendre parler d'une hausse de la dette publique. (...,...,... )

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.........................A voir aussi - https://www.lemonde.fr/politique/article/2018/04/14/le-plan-de-macron-pour-reduire-les-pouvoirs-du-parlement_5285351_823448.html

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........................................................... source- https://www.les-crises.fr/reforme-de-la-constitution-un-verrouillage-du-parlement-assez-inquietant/

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Réforme de la Constitution : « Un verrouillage du Parlement assez inquiétant »

 

Source : Public-Sénat, Guillaume Jacquot, 16-04-2018

Les dispositions de l’avant-projet de loi constitutionnelle qui concernent le travail parlementaire vont dans le sens d’une diminution du pouvoir du Parlement au profit du gouvernement, analysent deux spécialistes de droit constitutionnel et du fonctionnement des assemblées.

L’avant-projet de loi constitutionnelle a été divulgué ces dernières heures dans la presse. Les articles 3 à 9, ceux qui modifient la procédure parlementaire, sont conformes à ce qu’a annoncé Édouard Philippe le 4 avril dernier, mais précisent les choses. Beaucoup semblent faire l’effet d’une bombe pour le pouvoir législatif.

« Ce sont clairement des dispositions antiparlementaires. Aucune des réformes envisagées ne conduit à croître d’une manière ou d’une autre les pouvoirs du Parlement, au contraire », réagit le constitutionnaliste Didier Maus. « Il y a une réduction, soit de l’espace possible pour le Parlement, soit une réduction de sa délibération […] C’est une réduction de sa sphère d’autonomie. »

« La tonalité générale, c’est un affaiblissement général du pouvoir d’initiative des parlementaires, de leur liberté, et une restriction du champ d’expression du Parlement par rapport à un gouvernement qu’on trouve totalement omniprésent », nous explique Benjamin Morel, docteur en science politique à l’ENS Paris-Saclay. Il estime que cette révision se traduit par « un verrouillage du Parlement assez inquiétant ».

 

Une procédure abrégée et dans l’ombre du gouvernement, après la commission mixte paritaire

Un point devrait faire tousser le Sénat, et plus largement le Parlement. La navette parlementaire après la commission mixte paritaire (CMP), cette instance qui réunit des députés et des sénateurs pour tenter d’atteindre un texte commun, a du plomb dans l’aile. L’article 45 de la Constitution est l’un des articles qui pourrait être le plus réécrit par la réforme constitutionnelle. Elle marquerait la fin de la séquence suivante : nouvelle lecture au Sénat, puis à l’Assemblée nationale, suivies d’une lecture définitive à l’Assemblée nationale.

Si la réforme était adoptée, le Sénat serait – et c’est une nouveauté – saisi en premier après l’échec de la CMP et devrait statuer sur le dernier texte adopté par l’Assemblée nationale. Des délais serrés seront imposés : la Chambre haute aurait 15 jours pour statuer.

L’Assemblée nationale aura ensuite huit jours pour statuer sur le dernier texte qu’elle a adopté, et non celui du Sénat.

« Ce qui avait fait l’intérêt du bicamérisme – le dialogue entre les chambres et l’échange d’arguments – disparaît. On est dans une procédure directe de dernier mot donné à l’Assemblée nationale. Au bout du compte, le rôle du Sénat, en tant que relecteur des textes, de poil à gratter de l’Assemblée nationale, va en grande partie disparaître », analyse Benjamin Morel, auteur d’une thèse sur « le Sénat et sa légitimité ».

 

Avec cette nouvelle lecture qui n’en sera plus vraiment une, c’est l’esprit du bicamérisme qui est fragilisé, estime le constitutionnaliste Didier Maus, qui voit dans cette disposition de la réforme « une restriction évidente des droits du Sénat ». Avec ce changement, « on a une chance de moins qu’un accord puisse se former entre l’Assemblée et le Sénat ». Ce cas de figure était « extrêmement rare », mais s’était déjà produit, selon lui. « Il peut arriver que dans une nouvelle lecture, après CMP, on arrive à améliorer la rédaction de la loi », met-il également en avant.

Une autre évolution est à mentionner. Les députés n’auront pas de réelle marge de manœuvre pour modifier leur copie. Seuls les amendements adoptés ou déposés au Sénat sont « recevables avec l’accord du gouvernement ». « On a un droit de veto du gouvernement sur l’initiative des parlementaires », réagit Benjamin Morel.

Une répartition de l’ordre du jour qui favorise le gouvernement

Depuis la réforme constitutionnelle de 2008, le gouvernement et le Parlement disposent d’un partage égal de l’ordre du jour des sessions. L’exécutif dispose de deux semaines pour l’examen de ses projets de lois. Quant aux deux semaines des parlementaires, elles sont se divisent en une semaine de contrôle et une semaine d’initiative législative pour l’examen des propositions de loi.

L’article 8 de l’avant-projet de loi constitutionnelle modifierait l’article 48 de la Constitutionet donnerait le droit au gouvernement d’inscrire en « priorité » à l’ordre du jour des assemblées des « textes relatifs à la politique économique, sociale, ou environnementale » qu’il juge « prioritaires ».

Dans l’état actuel de la Constitution, cette possibilité n’est offerte que dans certaines exceptions, comme les projets de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale, ou encore les « projets relatifs aux états de crise ».

Le 4 avril, Édouard Philippe a assuré qu’il n’était pas question de « revenir » sur « l’équilibre » dans l’ordre du jour des assemblées, permis par la révision constitutionnelle de 2008 adoptée sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Unanimes, Didier Maus et Benjamin Morel voient au contraire un retour à la situation d’avant 2008. « On a vu de 1958 à 2008 que le gouvernement avait toujours des urgences et que l’ordre du jour des parlementaires se réduisait comme peau de chagrin », rappelle le docteur en science politique.

L’article 9 de l’avant-projet de loi permet d’intégrer dans la semaine de contrôle des parlementaires l’examen de projets ou de propositions de loi prenant en compte les remarques formulées dans les rapports d’évaluation.

Accélération des discussions sur le Budget

Le gouvernement espère également réduire le temps réservé à l’examen du budget, qui occupe une part importante des débats parlementaires chaque automne. Le projet de loi devrait raccourcir plusieurs des délais limites encadrés par les articles 47 et 47-1 de la Constitution. Actuellement, si l’Assemblée nationale ne s’est pas prononcée en première lecture dans les 40 jours suivants le dépôt d’un projet de loi de finances, le gouvernement peut saisir le Sénat. Après réforme, ce délai serait abaissé à 25 jours. Pour les projets de loi de financement de la sécurité sociale, le délai passerait en revanche de 20 à 25 jours.

Si la réforme était adoptée, les dispositions du projet de loi de finances pourraient être mises en œuvre par ordonnance dans le cas où le Parlement ne se prononce pas sur le texte dans un délai de 50 jours (contre 70 actuellement).

Autre évolution notoire : le projet de loi de financement de la sécurité sociale pourrait être examiné en même temps que celui le projet de loi de finances, en « tout ou partie ». Une loi organique en fixerait les conditions.

« Frappé » par la « volonté de réduire le temps du débat parlementaire », le constitutionnaliste Didier Maus estime que cette restriction est « encore beaucoup plus forte que ce qu’on aurait pu imaginer au début de la Ve République ».

Benjamin Morel y voit surtout une « contradiction » avec l’objectif présidentiel de donner « plus de moyens d’action » aux parlementaires. « Il ne suffit pas de pouvoir agir, il faut avoir le temps d’agir, il faut qu’un parlementaire ait un minimum de délais pour aller au fond d’un texte, surtout un texte budgétaire ».

Encadrement du dépôt d’amendements

Si le gouvernement a abandonné la proposition explosive d’un contingentement du nombre d’amendements en fonction de la taille des groupes parlementaires, le projet de loi constitutionnelle comprend bien une restriction du droit d’amendement, à laquelle s’opposent plusieurs sénateurs. Ne seront « pas recevables » les amendements « sans lien direct avec le texte » (ce sont les cavaliers législatifs) ou qui sont « dépourvus de portée normative ».

« Là, on est dans des choses assez floues. La jurisprudence va être appliquée de manière discrétionnaire par les présidents des chambres et également le gouvernement », analyse Benjamin Morel. Alors que l’irrecevabilité financière des amendements est généralement prononcée par les commissions, « là le gouvernement se fait le censeur du droit d’amendement », ajoute-t-il.

 

Accorder plus de place à la fabrique de la loi en commission

C’était un point annoncé dès le congrès de Versailles, la révision constitutionnelle permettra de légiférer davantage en commission, toujours dans une logique d’ « efficacité » (donc de rapidité) du travail parlementaire voulue par le président de la République. Voulant s’inspirer de ce que le Sénat met en œuvre depuis la modification de son règlement en 2015, le gouvernement veut, grâce à l’article 4 du projet de loi constitutionnelle, pouvoir mettre en discussion en séance « tout ou partie » des textes qui auront été adoptés en commission « en présence du gouvernement ». Les conditions doivent être précisées dans le cadre d’une loi organique. Plusieurs interrogations demeurent en l’état : par exemple, un avenir pourra-t-il ou non être assuré en séance aux amendements rejetés en commission ?

La révision constitutionnelle s’annonce délicate. Ce sont autant de points qui devraient brusquer les parlementaires, et qui pourraient menacer l’adoption des dispositions consensuelles, comme la réforme du Conseil supérieur de la magistrature ou la fin de la présence de droit des anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel.

Source : Public-Sénat, Guillaume Jacquot, 16-04-2018

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................................................... https://www.mediapart.fr/journal/france/140716/yannick-bollore-en-marche-avec-emmanuel-macron?onglet=full

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Yannick Bolloré en marche avec Emmanuel Macron

 PAR 

Les indices de la proximité entre Emmanuel Macron et le patronat s'accumulent. A son meeting, le 12 juillet, il n'y avait pas seulement Renaud Dutreil, l'ancien ministre des PME de Chirac et dirigeant du groupe LVMH, mais aussi Yannick Bolloré, que son père, Vincent, a installé à la présidence d'Havas.

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On savait déjà, à de nombreux indices, que le patronat appuyait chaleureusement la création par Emmanuel Macron de son mouvement « En Marche ! ». Le premier meeting organisé le 12 juillet à la Mutualité par le ministre de l’économie en a apporté une nouvelle confirmation, avec la présence dans la salle de plusieurs personnalités du monde patronal, dont Yannick Bolloré, le fils du patron du groupe éponyme

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............................... A LIRE  .....  https://www.lci.fr/justice/vincent-bollore-mis-en-examen-pour-corruption-d-agent-public-etranger-2085391.html

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....................................... http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/10/11/20002-20171011ARTFIG00145-la-menace-d-une-nouvelle-taxe-plane-sur-les-proprietaires.php

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La menace d'une nouvelle taxe plane sur les propriétaires

  • Par  Hayat Gazzane 
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Le think tank France Stratégie, rattaché à Matignon, a publié un rapport mettant en avant des solutions chocs pour résorber la dette des pays de la zone euro. Parmi elles, un nouvel impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel.

La transformation de l'ISF en impôt sur la fortune immobilière (IFI) ou l'appel d'Emmanuel Macron à baisser les loyers de 5 euros sont déjà mal digérés par les propriétaires. Mais la nouvelle piste explosive qu'évoque ce mercredi France Stratégie, le think tank proche de Matigon, risque de les faire hurler. Dans une note présentant plusieurs solutions pour résorber les dettes des États membres de la zone euro, ce dernier présente en effet un nouvel impôt exceptionnel sur le capital immobilier résidentiel.

Le think tank propose qu'en cas de crise économique grave, l'État décrète qu'il devient copropriétaire de tous les terrains construits résidentiels «à hauteur d'une fraction fixée de leur valeur», ce nouveau droit de propriété étant incessible. Résultat: tous les propriétaires lui seraient redevables d'une somme annuelle correspondant à la partie possédée par l'État. «Tout propriétaire, désormais redevable de cette somme à l'État, pourrait choisir de ne pas la payer. Dans ce cas, la fraction du terrain possédée par l'État augmenterait d'autant d'année en année», expliquent les auteurs. L'État récupérerait alors la somme qui lui est due lors de la première transaction qui interviendrait sur le bien immobilier, lors de la vente ou de la transmission à un héritier.

» Lire aussi - Le nouvel ISF immobilier pourrait coûter cher à l'État

» Lire aussi - ISF: comment Macron compte taxer la «rente immobilière»

Pourquoi l'immobilier? Parce que d'après les auteurs de cette note, «ces vingt dernières années ont été marquées par une forte progression des dettes publiques, mais aussi par une hausse encore plus forte du patrimoine net des ménages, en particulier de leur patrimoine immobilier». Ils citent en exemple le cas de la France où le patrimoine net des ménages français est passé de 285% du PIB au milieu des années 1990 à 485% aujourd'hui alors que sur la même période, la dette publique passait de 56% du PIB à près de 100%.

«Dans un scenario de crise, cela toucherait les ménages de la façon la plus équitable possible tout en préservant les perspectives de croissance du pays»

Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint de France Stratégie

Cette mesure, que France Stratégie qualifie lui-même d'«inédit et radical», correspond donc à un alourdissement de la fiscalité sur l'immobilier ou sur les transmissions patrimoniales. Mais d'après le think tank, la pilule serait d'autant plus facile à avaler pour les propriétaires que les fiscalités préexistantes (taxe foncière notamment) s'appliqueraient à des montants imposables diminués par le fait que l'État soit copropriétaire d'une partie du terrain. «Cette mesure toucherait les ménages à due proportion de leur patrimoine immobilier, et elle toucherait même plus les ménages aisés car elle concerne le seul terrain, dont on sait qu'il porte les plus-values en cas de forte progression des prix de l'immobilier dans les quartiers les plus prisés. Dans un scénario de crise, cela toucherait les ménages de la façon la plus équitable possible tout en préservant les perspectives de croissance du pays», explique Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint de France Stratégie. «La somme annuelle due étant différée, cela n'impacterait pas le revenu courant des ménages. La demande n'en serait donc pas ou peu affectée, évitant tout risque de récession», ajoute ce dernier.

La mesure est aussi présentée comme un moyen de détendre le marché immobilier. Elle entraînerait une baisse de la valeur des biens puisque les transactions ne se feront plus que sur la construction et sur une partie du terrain. «Cette baisse du prix des biens immobiliers serait d'autant plus prononcée que les marchés locaux sont tendus», précisent les auteurs. Enfin, pour l'État, les sommes récoltées permettraient de payer les intérêts de la dette. Mais surtout, en se décrétant copropriétaires de tous les terrains résidentiels, il crédibiliserait sa capacité à rembourser cette dette publique, ce qui aurait pour impact d'améliorer la qualité de ses émissions sur les marchés financiers et donc de baisser les taux de ses obligations.

 

 

 

«Les États sont aujourd'hui engagés dans des procédures de résorption de leur dette, qu'il faut soutenir. Mais elles ne porteront leurs fruits que d'ici 10 ou 20 ans. L'objet de la note est d'imaginer des solutions qui pourraient être mises en place rapidement en cas de choc économique», précise Fabrice Lenglart . «Soit l'État fait défaut, ce qui peut avoir des conséquences graves, soit il donne un signal crédible aux investisseurs pour leur montrer qu'il pourra faire face à sa dette. Si l'on exclut les deux autres pistes du type solidarité en zone euro ou action de la BCE, la première solution est de sabrer les dépenses publiques et augmenter les impôts brutalement. Mais cela peut entraîner une récession donc échouer, car la capacité à rembourser la dette n'en serait pas rétablie. L'autre solution possible sans remettre en cause la trajectoire de croissance, c'est celle de l'impôt sur le patrimoine immobilier», explique Fabrice Lenglart. «Je ne dis pas qu'il faut la mettre en place tout de suite, ni même qu'il faudra la mettre en place en cas de choc d'envergure affectant un pays de la zone euro fortement endetté. Je décris l'univers des possibles, dont il vaut mieux débattre à froid, plutôt que de devoir agir à chaud de façon non préparée en cas de crise soudaine. C'est un sujet très délicat, qui pose des problèmes juridiques et politiques. Mais nous décrivons ce qui est envisageable et qui tient la route économiquement».

 

Contacté par Le Figaro, le ministère de l'Economie n'était pas disponible ce matin pour réagir à cette éventualité. «Cette note n'engage que ses auteurs et pas le gouvernement», a tenu à préciser France Stratégie.


Les autres solutions envisagées

En plus de l'impôt sur le capital immobilier, France Stratégie présente deux autres solutions pour aider les États à faire face à leur dette astronomique. La première est basée sur un principe de solidarité en cas de crise avec le Mécanisme européen de stabilité comme moyen d'action. «Il agirait comme une forme d'assurance collective sur la dette. La solidarité serait circonscrite et conditionnée aux engagements de l'État aidé. C'est un pacte de confiance. Politiquement, cette solution pourrait choquer certains états qui ne sont pas prêts du tout à accepter cette option», explique Fabrice Lenglart. L'autre piste détaillée dans cette note est plus technique. Elle fait entrer en jeu la BCE. Celle-ci agit déjà avec son programme de rachats d'actifs. Au 1er septembre 2017, elle possédait d'ailleurs dans son bilan 17% de la dette publique totale des pays membres. «La BCE rachèterait une partie de ces titres et les garderait dans son bilan en les transformant en obligations perpétuelles non porteuses d'intérêt. C'est une solution pour re-solvabiliser la dette d'un État en allégeant son fardeau», détaille Fabrice Lenglart. Une option pour l'instant juridiquement et politiquement inenvisageable… (...,..,)) - 

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Haro sur l’immobilier: à cause de la fin de la taxe d’habitation les « frais de notaire » vont augmenter

Publié le 24/05/2018 à 07h00 - Dernière mise à jour le 23/05/2018 à 15h22 par Robin Massonna

Si la taxe d’habitation est appelée à disparaître, il ne faut pas croire pour autant que les impôts locaux vont diminuer. Le Premier ministre se déclare en effet favorable à une augmentation des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), les frais de notaire.

C’est un fait avéré : le gouvernement n’aime pas l’immobilier. La loi de finances pour 2018 l’a prouvé. Les revenus fonciers, à la différence des dividendes et des intérêts, restent imposables au barème progressif et continuent à supporter l’impôt sur la fortune à travers l’IFI.

Les projets qui traînent dans les tiroirs de Bercy risquent fort d’alourdir la note. Si la taxe d’habitation est appelée à disparaître, il ne faut pas croire pour autant que les impôts locaux vont diminuer. La taxe foncière pourrait désormais se calculer sur la valeur locative réelle des biens et les revenus du contribuable sans compter que le ministère des Finances souhaite généraliser la surtaxe des résidences secondaires.

Les mauvaises nouvelles arrivant toujours en rafale, le Premier ministre Edouard Philippe vient d’en rajouter une couche. Il se déclare favorable à une augmentation des droits de mutation à titre onéreux (DMTO) et plus particulièrement du droit départemental. Ces DMTO, ce sont les droits que verse au fisc tout particulier achetant une maison, un appartement, des murs destinés à son activité professionnelle mais également des terrains.

Des taxes sur les achats immobiliers bientôt à 10%

Aujourd’hui, dans la quasi-totalité des départements, le taux global du droit de vente est de 5,80 % (précisément 5,80665 %). Il comprend un droit départemental, une taxe communale de 1,20 % et un prélèvement pour frais de recouvrement  de 2,37 % calculé sur le droit départemental.

Ce droit départemental est normalement de 3,80 % mais Bercy a autorisé les conseils départementaux à le modifier tous les ans pour le porter à un taux de 4,50%. Bien entendu, les départements se sont précipités sur cette aubaine qui permet d’améliorer leurs finances dégradées.

Edouard Philippe, conscient de la perte de recettes due à la disparition progressive de la taxe d’habitation souhaite leur accorder une marge de manœuvre supplémentaire en portant ce taux de 4,50 % à 4,70 %. Une augmentation des taxes de 0,20 %, ça ne parait pas excessif. Malheureusement c’est particulièrement pénalisant.

Prenons un exemple d’un appartement parisien vendu pour un prix de 500 000 euros. Aujourd’hui, les droits de mutation à verser au fisc sont de 29 033 euros. Avec l’augmentation « philippesque » la note passe à 30 057 euros soit un supplément de 1 024 euros. Ce n’est pas si mince car à ce montant global, il faut rajouter d’autres frais fixes (cadastre, documents administratifs divers…) et les honoraires du notaire. On arrive alors à un total de taxes supérieur à 8 % !

Autrement dit, le jour où vous voudrez acheter votre « home sweet home », il vous faudra penser aux taxes qui, au train où vont les choses, atteindront bientôt 10 %. Ce n’est certainement pas cette taxation qui va faire de la France un pays de propriétaires ! (...,..,... )

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................................................... https://www.lerevenu.com/immobilier/plus-values-immobilieres-taxation-accrue-en-2018

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Plus-values immobilières : taxation accrue en 2018

 

La fiscalité sur une vente immobilière en plus-value va augmenter. (© Fotolia)

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Par 

Publié le 31/12/2017 à 10:11 - Mis à jour le 31/12/2017 à 10:11

Du fait de la hausse de la CSG (+1,7 point au 1er janvier), les gains tirés d’une vente immobilière (hors résidence principale) sont davantage taxés en 2018. La fiscalité pourra atteindre 36,20% contre 34,50% en 2017.

Mauvaise nouvelle pour les détenteurs de biens immobiliers (autres que la résidence principale) qui envisagent une cession en 2018 (....,...,...)

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...................................... Récupération politique de l'effet " Mondial 2018" ??? ... NON ! .....

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https://charliehebdo.fr/

LE BILLET DU JOUR

UNE LETTRE DE MARINE

Par Charlie Hebdo - 20/07/2018

« Mon cher gros loup, Vladimir Vladimirovitch. D'abord, permets-moi de te féliciter pour ce magnifique Mondial, où les abrutis du monde entier ont passé leur temps à fixer la baballe sans rien voir de ton délirant pays. Merveilleuse hypnose ! Tu en as profité pour augmenter la TVA (de 2 points) ainsi que l'âge de départ à la retraite (+ 8 ans pour les femmes, + 5 ans pour les hommes) sans que ton peuple docile ne remarque rien : c'est du grand art. En parallèle, tu as créé à Kaliningrad une zone franche d'impôt (0 % de taxation) pour tous ceux qui perçoivent des dividendes - elle sera très utile à tous tes brillants oligarques. Autant dire que les finances entrent dans les poches de qui de droit, et c'est une très bonne nouvelle qui m'incite à t'écrire aujourd'hui. N'aurais-tu pas quelques millions d'euros en trop que tu pourrais me prêter pour mon parti exsangue ? Disons 7 millions - une broutille. C'est la somme qu'on nous accuse d'avoir piquée dans la caisse du Parlement européen en employant fictivement des assistants et que les juges, ces fumiers, s'entêtent à vouloir nous réclamer. À titre conservatoire, déjà 2 millions d'euros d'aide publique ont été saisis. Dans ton pays, qui protège si bien les voleurs présumés, jamais pareille injustice n'aurait été commise. Alors qu'en France on dirait qu'ils se sont mis à appliquer mon propre programme de « tolérance zéro » en matière de laxisme judiciaire. On dirait que nous sommes des migrants ou une autre engeance de cet acabit pour qu'ils nous traitent ainsi. Tu comprends mon désarroi ? Alors je veux bien que tu me donnes un coup de pouce, comme la dernière fois, via une astucieuse banque-écran. Allez, je t'embrasse, mon gros loup, et je compte sur toi. Marine Le Pen. »

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..................................................................... Guignol champion du monde - ( Extrait charlie hebdo )

Pendant la Coupe du monde de foot en Argentine en 1978, les prisonniers politiques enfermés dans des cachots sous les stades de foot entendaient la clameur des matchs qui se jouaient au-dessus de leur tête. Puis, quand la compétition était terminée, leurs geôliers recommençaient à les torturer. Les femmes enceintes étaient interrogées à ­l'électricité, et les hommes se faisaient trouer le crâne par leurs bourreaux au moyen de perceuses pour bricolage. Jusqu'au prochain match de la ­compétition. Le drame était réel, mais il était caché. Quand le réel est trop abominable, il faut inventer un simulacre, et le football en est un formidable pourvoyeur. Les matchs de foot ressemblent à des pièces de Guignol qu'on joue dans les jardins publics devant les enfants bien assis sur leurs petits sièges. Ils ont les yeux grands ouverts ...

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CHARLIE EN KIOSQUE

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N°1356édition du18 JUL. 2018

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  L'affaire Benalla - L'affaire symbolique du non dit mis a jour-

Quel est le problème de fond lié à cette sordide affaire qui aurait facilement pu passer inaperçue ?? Chacun aura son avis ... et c'est bonne chose ... Le mien ne vaut pas plus ni mieux que celui d'un autre - Le voilà malgré tout ! Il est le suivant :

En premier lieu, c'est l'affaire du passe droit qui permet  à une haute autorité de l'Etat de passer outre certaines régles de droit et d'accorder des privilèges à qui bon leur semble - C'est un scandale mais ce n'est pas nouveau- Les politiques doivent incarner l"exemple et la droiture- Ce n'est pas le cas- Cela en dit long sur le décalage entre le discours ( hypocrite) et la réalité -

Secondement, on peut y voir effectivement la question des polices et organismes parallèles au service de l'autorité, qui existent et évoluent hors du droit depuis toujours - Ce n'est pas nouveau mais demeure un scandale en 2018 alors que l'on parle d'un démocratie qui se perfectionne- Cela est encore une chimère - Cet état de fait montre la partie immergée de l'iceberg concernant la réalité de la structure sociale .. En conclusion, on peut encore se demander qui contrôle et commande ses organismes officieux et si ceux-là agissent au profit de la France -

Ensuite et en conséquence, j'y vois plus gravement le problème du "non dit" : Les protagonistes politiques voudraient dire des choses, dénoncer un problème de fond qui ne peut être abordé,... le sujet est tenu à l'écart comme un tabou, artificiellement - Dire en sous entendant, donc sans le dénoncer ouvertement car les lois de bienséance, le cadre légale interdit d'en parler librement - C'est bien  sur ce point qu'il y a danger et que la République, baillonnée, est en danger ! Trés gravement en danger  car ce n'est pas la première fois - J'affirme même que si ce secret doit perdurer encore la République ne sera bientôt plus qu'un souvenir lointain -

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L'affaire Benalla, une "tentation de polices parallèles", selon Marine Le Pen

AFP

Publié le  | AFP

 

 
L'affaire Benalla, une "tentation de polices parallèles", selon Marine Le Pen ©AFP/Archives / Alain JOCARD

L'affaire d'Alexandre Benalla, un collaborateur de l'Elysée qui, coiffé d'un casque des forces de l'ordre, a frappé un manifestant le 1er-Mai, met "en lumière la tentation de polices parallèles", a estimé vendredi Marine Le Pen, qui demande à Emmanuel Macron de "s'expliquer".

"Les pratiques de l'Elysée semblent mettre en lumière la tentation de polices parallèles agissant en dehors de tout cadre légal", a déclaré la présidente du Rassemblement national (RN, ex-FN) dans une vidéo au ton très solennel.

"La question politique porte sur les conditions dans lesquelles ces actes ont été rendus possibles, comment, pourquoi et par qui ils ont été couverts et enfin ce qu'ils révèlent de la nature du pouvoir", a souligné la dirigeante du RN.

"Cette affaire révèle qu'il (Emmanuel Macron) n'a pas simplement oublié d'incarner la fonction présidentielle mais que le pouvoir qu'il décrivait lui-même comme jupitérien semble s'affranchir des valeurs sur lesquelles repose notre République", a affirmé la finaliste de la présidentielle en 2017.

"Ces personnes (M. Benalla et Vincent Crase) ont visiblement bénéficié de protections illégitimes voire illégales de la part d'agents publics", selon la députée du Pas-de-Calais.

"Le ministère de l'Intérieur, au courant de ces faits, s'est gardé d'y donner les suites juridiques et judiciaires qu'ils exigeaient" et "les services de sécurité officiels de l'Elysée ne pouvaient ignorer les fonctions particulières de ces collaborateurs, venus d'on ne sait où et qui bénéficiaient de privilèges inexplicables", fait valoir Marine Le Pen,. (...,...,...,...)

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....................................................... http://www.francesoir.fr/politique-france/corruption-kohler-bras-droit-de-macron-vise-par-une-plainte-anticor

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Corruption: Kohler, bras droit de Macron, visé par une plainte d'Anticor

Publié le : 

Lundi 04 Juin 2018 - 10:09

Mise à jour : 

Lundi 04 Juin 2018 - 10:18

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, est visé par une plainte pour "prise illégale d'intérêt", "trafic d'influence" et "corruption passive" déposée vendredi au parquet national financier. Anticor dénonce les liens familiaux et professionnels étroits qui existent entre le bras droit du président Emmanuel Macron et l'armateur italo-suisse MSC.

Alexis Kohler est visé par une plainte pour "prise illégale d'intérêt", "trafic d'influence" et "corruption passive".

© Patrick KOVARIK / AFP/Archives

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L'éminence grise d'Emmanuel Macron sera-t-elle rattrapée par ses liens familiaux? Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Elysée, est visé par une plainte de l'association Anticor déposée vendredi 1er au parquet national financier pour "prise illégale d'intérêt", "trafic d'influence" et "corruption passive."

C'est désormais la justice qui va décider si une enquête préliminaire doit être ouverte contre celui que Le Monde décrit sobrement comme "le plus puissant fonctionnaire de France". Pour justifier sa plainte, l'association anticorruption s'appuie une enquête du site Mediapart, publiée début mai. Cette dernière établit des liens familiaux entre Alexis Kohler et la famille Aponte, propriétaire de l'armateur italien MSC, important client des chantiers navals STX de Saint-Nazaire. Enterprise avec laquelle l'Etat français a mené des négociations au cours des dernières années alors que le conseiller occupait des fonctions au sein du ministère de l'Economie. 

Lire aussi - Alexis Kohler nommé secrétaire général de l'Elysée

Pour démontrer ces liens étroits, Anticor rappelle que ce haut fonctionnaire a voulu à deux reprises rejoindre l'armateur après avoir été directeur adjoint de cabinet au ministère de l'Economie. La première fois, en avril 2014, la commission de déontologie s'y était opposée. En août 2016, quand Emmanuel Macron avait quitté Bercy, Alexis Kohler avait finalement obtenu un feu vert et avait rejoint MSC Croisières au poste de directeur financier.

Anticor souhaite donc savoir si l'actuel secrétaire général de l'Elysée est intervenu dans les tractations autour des chantiers STX, ayant eu à représenter l'Etat français.

Un questionnement balayé d'un revers de la main par l'Elysée qui assure qu'Alexis Kohler a "toujours respecté l'ensemble des règles" et "informé sa hiérarchie des situations dans lesquelles il aurait pu se trouver en conflit d'intérêt".

Invité sur Public Sénat ce lundi 4 au matin, Christophe Castaner a expliqué qu'Anticor avait le droit de saisir la justice "si elle a un doute", mais pour autant il n'a pas souhaité parler d'affaire Kohler. Et de conclure sur un lapidaire: "Je ne qualifie pas «d'affaire» le fait qu'une structure, Anticor, qui est habituée à cela, multiplie les initiatives et les perde souvent".  (...,...,...,... ) suite sur le site -

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................................................................    https://blogs.mediapart.fr/leo-mira/blog/200418/honte-macron

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HONTE À MACRON !

  

« Président des riches ! ... Ici, il y a plein de vieux qui sont pauvres. Et vous leur prenez encore de l'argent ». C’est ce que criaient mercredi 8 avril à Saint-Dié des retraités en colère, lors de la visite d'Emmanuel Macron dans la petite cité des Vosges, publie leparisien.fr du vendredi 20 avril 2018. Ce qui a valu à un sexagénaire d’être placé en garde à vue pour avoir fait un doigt d’honneur à ce président cynique et méprisant. Ce retraité, qui a reconnu les faits, est convoqué le 28 mai prochain au tribunal de Saint-Dié pour un rappel à la loi, et encourt six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende pour « outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique ».

Moi-même, cadre retraité, comme les 9 millions de retraités concernés, je suis victime, par la hausse de la CSG, d’une diminution de mes pensions de retraite de 128,80 euros par mois, alors que ce président des riches fait un cadeau fiscal de huit milliards d’euros aux plus nantis de ce pays. Les informations communiquées par Bercy indiquent que les 100 premiers contribuables à l'impôt sur la fortune devraient bénéficier, chacun, de plus de 1,5 million d'euros de gains par an grâce à la réforme de l'ISF cumulée à l'instauration du prélèvement forfaitaire unique à 30% sur les revenus du capital. Pour mémoire, les dix plus fortunés de France possèdent 241 milliards d’euros à eux seuls. Avec 47 milliards d’euros de patrimoine professionnel, Bernard Arnault (LVMH), première fortune de France, totalise l’équivalent de 2,6 millions d’années de Smic.

N’a-t-elle donc rien à faire d’autre notre police qui se plaint, à juste titre, de manquer d’effectifs et d’être surchargée de travail, que d’aller arrêter et mettre en garde à vue un retraité, au motif qu’il fait un doigt d’honneur à un président aussi irrespectueux et méprisant envers tant de citoyens exaspérés par sa politique au service des riches ? Aussi, monsieur le Président, le doigt d’honneur que vous a fait ce sexagénaire, n’est pas plus indécent que vos somptueux cadeaux fiscaux faits aux plus riches, alors que vous pompez les retraités. En pipant ma retraite, mon dû pour lequel j’ai cotisé toute ma vie, je considère subir de votre part monsieur le Président, un acte de sodomisation. Faut-il que je porte plainte contre vous, Majesté, pour indécence et violation d’un droit qu’en 1945, le Gouvernement provisoire de la République française fut chargé de mettre œuvre, conformément à la résolution du Programme du CNR qui prévoyait « une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours » ? Quant à ce retraité convoqué par le tribunal, ne vous en déplaise, considérant le prélèvement sur ma retraite que vous m’imposez comme indécent, je me joins à son geste en signe de solidarité, et je lance une pétition de soutien. (...,...,.....)

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............................................................................ Un retraité qui fait un doigt d'honneur finit en garde à vue ... et un autre, braqueur voit son acte justifié.

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........................................ https://www.lci.fr/politique/critique-pour-s-etre-affiche-avec-un-ex-braqueur-photo-doigt-d-honneur-macron-dit-aimer-chaque-enfant-de-la-republique-marine-le-pen-2100017.html

Critiqué pour s'être affiché avec un ex-braqueur, Macron dit aimer "chaque enfant de la République"

CONTROVERSE - Le président de la République a été photographié ce dimanche à Saint-Martin, entouré de deux jeunes, dont un ex-braqueur. Le président s'est ensuite prêté au jeu du selfie sur lequel l'un de ses interlocuteurs fait un doigt d'honneur. Un cliché qui a suscité des réactions indignées au sein du Rassemblement national et des Républicains mais qu'Emmanuel Macron a préféré dédramatiser.

 - La rédaction de LCI

A-t-il été pris au piège de la proximité qu'il a voulu montrer avec les habitants des quartiers populaires ? Alors qu’il se poursuivait ce dimanche son déplacement dans les Antilles, Emmanuel Macron a pris la pose pour une série de photos aux côtés de deux Saint-Martinois avec qui il venait d’échanger. 

 

Sur l’une d’elles, le chef de l’Etat apparaît tout sourire. Problème : le jeune homme à sa gauche, vêtu d’un débardeur blanc, est un ancien braqueur (qu’il venait de sermonner), tandis que l’autre, torse nu à sa droite, est en train de faire un doigt d’honneur. Le cliché se propage depuis comme une trainée de poudre sur les réseaux sociaux.  (...,...,... )

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